Chapitre 10 : Descente en profondeur

En cette fin de novembre, le temps était glacial. Harry était dans le bureau de Dumbledore. Cela faisait trois mois qu'ils avaient repris leur « cours particulier » mais ils n'avaient toujours rien trouvé de plus sur l'endroit où pouvait se cacher les deux derniers Horcruxes : la coupe de Poufsouffle et un objet ayant appartenu à Serdaigle ou à Gryffondor. Ce jour là, Dumbledore l'avait fait demander alors qu'ils s'étaient déjà vus cette semaine. Cela devait être important, peut-être avait-il trouvé un indice mais il restait silencieux derrière son secrétaire. Il réfléchissait et Harry ne savait pas s'il devait interrompre le cours de ces réflexions ou attendre tout simplement qu'il veuille bien lui adresser la parole. Il décida d'attendre.

Cinq minutes plus tard, Dumbledore daigna se retourner vers lui et lui offrir son sourire.

- Bien Harry tu dois te demander pourquoi je t'ai fais demander ?

- Oui professeur.

- J'ai eu des nouvelles intéressantes sur où pourrais se trouver la coupe de Poufsouffle.

- Elle est où professeur ?

- Réfléchi bien, Harry.

Harry détestait quand le directeur lui posait des énigmes alors qu'il pouvait tout simplement le lui dire.

- Eh bien … je ne sais pas professeur.

- Réfléchit Harry, réfléchit, quels sont les lieux important pour Voldemort que nous avons déjà trouvé ?

- La bague dans la maison des Gaunt, le médaillon dans la grotte, le journal intime détenu par Lucius, Nagini avec Voldemort.

- Oui. Et quels sont les lieux qu'il a considérés comme faisant partie de son histoire ? Autre que ceux que tu as déjà cités.

- Eh bien … L'orphelinat.

- Non je ne pense pas. Il ne s'est jamais senti chez lui là-bas.

- Poudlard mais c'est impossible.

- Oui je ne l'ai jamais autorisé à y entrer donc je n'y pense pas, c'est vrai.

- Alors quoi d'autre ? demanda Harry qui commençait à s'impatienter.

- Harry quel est le moment le plus important dans la vie d'un sorcier qui est né dans le monde des moldus ?

- Le moment où on apprend qu'on en est un.

- Oui et encore ?

Harry réfléchissait à grande vitesse il ne voulait pas décevoir le directeur mais il ne voyait pas ce qui pouvait être plus important. Soudain il comprit où Dumbledore voulait l'emmener.

- Le moment où on trouve notre Baguette. Chez Ollivander ce n'est pas possible alors où ?

- Voyons Harry je vois que tu as compris où je voulais en venir. C'est vrai que chez Ollivander n'est pas le bon endroit mais il se situ sur le chemin de Traverse le premier lieu sorcier qu'il a vu, tout comme toi. Et où est le lieu le plus sur du chemin de Traverse ?

- Gringotts !

- Oui Harry je pense qu'un Horcruxe est là-bas.

- Mais dans quel coffre ?

- Comme Voldemort n'a pas de coffre à Gringotts il doit être dans un autre. Quel est la famille en qui il a le plus confiance et qui lui sont fidèle.

- Malfoy !

- Non je ne pensais pas à eux, vu que Lucius avait déjà le journal intime.

- Les Lestrange ?

- Oui je pense.

- Mais comment y rentré, c'est impossible d'y voler quelque chose.

- Qui te dit de voler ?

- Bah …

- On va juste emprunter Harry, dit-il avec son sourire malicieux cacher au fond de ses yeux derrière ses lunettes en demi-lune.

- Et comment compter vous y prendre ?

- Eh bien j'y réfléchissais justement. Vu que les Lestrange sont une famille très ancienne ils doivent avoir un coffre au niveau le plus sécurisé …

- Ça ne nous arrange guère.

- Et proche du mien, continua le directeur sans prendre en compte la réflexion d'Harry.

- C'est vrai ?!

- Oui Harry, dit-il en rigolant devant l'expression de son élève préféré. Après reste juste à savoir comment pénétrer dans le coffre des Lestrange ?

- Oui, dit le survivant en un souffle démoralisé. Je peux toujours demander à Hermione si elle a une idée ?

- Bien sûr, va te coucher Harry nous nous revoyons demain.

- Oui professeur à demain, bonne nuit.

Harry se dépêcha de courir vers les appartements d'Hermione, il voulait lui parler tout de suite. Arriver devant le tableau de la rose, il se rendit compte qu'il n'avait pas le mot de passe donc décida de toquer jusqu'à que quelqu'un lui ouvre. Au bout de quelques minutes le tableau se tourna enfin sur …

- Malfoy ?!

- Oui Potter ravi de te revoir mais sache que même si je ne suis pas préfète j'habite aussi ici, tu as surement oublié.

- Non, dit-il ne voulant pas avouer qu'il avait en et fait oublier la présence de la cousine de Malfoy. Hermione est là ?

- Oui.

- Je peux entrer ?

- Non.

- Quoi ?! Appelle-moi Hermione … s'il te plait.

Il avait appris depuis un certain moment que quand on voulait obtenir quelque chose avec Sandra il ne fallait surtout pas oublier la politesse.

- Hermione !!

- Qu'est-ce qu'il y a Sandra ?

- Potter est là pour toi.

- Harry ? dit la voix familière de sa meilleure amie en apparaissant devant lui. Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je peux te parler ? c'est important.

- Oui bien sur allons dans ma chambre.

Les deux Gryffondors rentrèrent dans la salle commune des préfets où Draco faisait ses devoirs.

- Oh Potter qui retrouve Granger, à cette heure-ci. Qu'allez-vous faire ?

- La ferme Malfoy, dirent en chœur les deux amis qui n'avait pas le chœur à répondre plus à ces répliques.

- Oh j'ai touché un point sensible, Weasmoch et miniweasley sont au courant ?

Les deux concerné ne répondirent pas et s'enfermèrent dans la chambre d'Hermione. Harry insonorisa la pièce pour pas que le futur mangemort entende les révélations qu'il avait à faire. Une fois qu'il eu tout raconté, Hermione était songeuse.

- Je pense que c'est le bon endroit rien n'est plus sur que Gringotts sur le chemin de Traverse, comment faire ?

- C'est pour ça que je viens vers toi ?

- J'ai beau être une miss-je-sais-tout comme tu le dis si bien, dit-elle en faisant référence au cours de potion.

- Aie, tu n'as pas apprécié.

- Non et donc je disais je n'ai pas réponse à tout.

- Quoi ? Hermione qui n'a réponse à ce petit problème.

- S'il est si petit, ce problème pourquoi viens-tu me voir ? résolve le toi-même s'il est si simple ? dit la lionne en colère.

- Excuse-moi Hermione mais c'était de l'humour.

- Je ne suis pas d'humeur.

- C'est ce que je vois.

- Excuse-moi dit-elle après un court silence, j'ai mal dormis.

- Encore ce cauchemar ?

- Oui est toujours pas d'évolution, il va me rendre folle. mais bon tu n'es pas venu me voir pour ça. Laisse-moi la nuit et on en reparle demain.

- J'ai rendez-vous de nouveau avec Dumbledore demain on a qu'a y aller tous ensemble.

- Oui.

- Bonne nuit Hermione, à demain.

- Bonne nuit.

Harry rejoignit son dortoir et s'endormit tout de suite.

Le lendemain soir le trio se rendit dans le bureau de leur directeur.

- Oui entrée.

Ils entrèrent et s'essayèrent sur les chaises que leur présenta Dumbledore.

- Alors avez-vous eu une idée.

- Peut-être, une, professeur.

- Oui miss Granger, dit Dumbledore pour l'inciter à continuer.

- Eh bien j'ai pensé qu'Harry et vous pourriez vous rendre à votre coffre tandis que Ron et moi nous nous cacherions sous la cape d'invisibilité. Il suffirait une fois au bon étage de stupéfixer le gobelin se chargeant de nous. De le faire léviter jusqu'au coffre des Lestrange puisque qu'à cet étage il ne suffit pas d'une clef pour ouvrir tout les coffres, mais juste de la main d'un, des gobelins.

- Vous vous êtes bien renseigner miss Granger.

- Merci professeur. Ensuite on récupère la coupe que nous cacherions sous la cape et on fera croire au gobelin qu'il a eu un malaise ou un truc dans le genre.

- C'est une assez bonne idée qu'en pensez-vous ?

- Oui je suis d'accord avec Hermione, dit Harry.

- Moi, aussi, ajouta Ron.

Le plan validé dans les derniers détails ils décidèrent de partir le lendemain dans l'après-midi puisque c'était samedi. Ils partirent se coucher en espérant que le plan allait fonctionner.

Une fois l'heure de se retrouver dans le grand hall du château, la tension était à son comble. Eh oui voler Gringotts n'était pas une mince affaire. Avec le professeur Dumbledore ils sortirent de l'enceinte de l'école afin de pouvoir transplaner sur le chemin de traverse. Malgré qu'il ait son permis de transplanage, Harry n'aimait toujours pas cette sensation étouffante et oppressante. Il fit une grimace avant de tourner sur lui-même et de disparaître. Il fut suivi de près par les trois autres.

Ils étaient dans une ruelle sombre pour que personne ne voie Ron et Hermione disparaître sous la cape d'invisibilité d'Harry. Une fois tous prêts ils avancèrent silencieusement vers l'immense bâtiment qu'était Gringotts. Harry était toujours impressionné de voir que toute une population magique vivaient au plein milieu de Londres sans que les moldu ne s'en rendent compte. Il ne devrait plus être impressionné par la magie depuis sept ans qu'il l'a pratiquait mais il ne pouvait s'en empêcher. Dumbledore se tenait près de lui regardant le vide. Harry était sur qu'il n'aimait pas vraiment le plan d'Hermione mais qu'il ne préférait rien dire car ils n'avaient pas le choix et qu'il n'avait pas de meilleur plan.

- Bonjour professeur Dumbledore, qu'est-ce qui vous amène aujourd'hui accompagné d'Harry Potter ? dit le gobelin assis derrière son comptoir.

- Je voudrais allez dans mon coffre avant d'aller quelque part avec mon élève.

- Vous avez votre clef ?

- Oui, tenez, la voilà, dit le directeur en tendant la minuscule petite clef faite d'or.

Il rendit la clef au professeur avant de frapper dans ses mains. Un gobelin plus jeune fit son apparition.

- Je vais avoir besoin des Tintamars, dit-il au jeune gobelin.

Celui-ci fila aussitôt puis revint un instant plus tard avec un sac de cuir apparemment rempli d'objets en métal – à en juger par les tintements qu'on entendait – qu'il donna à son supérieur.

- Si vous voulez bien me suivre professeur Dumbledore, reprit le vieux gobelin, je vais vous conduire à votre chambre forte.

Ils franchirent une porte et atterrirent dans un couloir de pierre brute, éclairé par des torches enflammées. Ils montèrent dans un wagonnet et Bogrod, le gobelin, le mit en route. Ils prirent de la vitesse et le wagonnet les emmena vers les profondeurs de la bâtisse. Une fois arrivé le gobelin les invita à le suivre. Ils marchèrent encore un petit moment avant de s'arrêter devant un dragon gigantesque qui était attaché au sol, interdisant l'accès aux chambres fortes les plus profondes de la banque. Le dragon releva la tête devant les nouveaux venus et jeta un jet de flamme. Après avoir reculé, le gobelin fit résonner le Tintamars et le dragon se calma et recula. Ils continuèrent leur chemin puis s'arrêtèrent devant le coffre du directeur. Le gobelin posa sa paume sur le coffre et la porte fondit littéralement pour révéler une pièce remplit de tout l'argent que le directeur avait amassé durant sa longue vie. C'est à ce moment là qu'Hermione décida d'agir.

- Petrificus Totalus, dit-elle sous la cape avant de l'enlevé et de révélé la tête rousse et brune de Ron et Hermione.

- Wingardium Leviosa, dit Harry pour faire Léviter le gobelin vers l'un des coffres où était inscrit le nom de Lestrange.

Harry posa la main râpeuse du gobelin sur la porte qui fondit comme l'autre. C'était une grotte remplit du sol au plafond de pièce et de coupes d'or, d'armures en argent, de peau d'étrange créature, de potions conservées dans des flacons ouvragés et d'une tête de mort encore coiffée d'une couronne.

- Harry j'entends du bruit, il faut faire vite ils pourraient venir jusqu'ici !

- Oui, c'est une coupe avec un blaireau dessus mais si vous voyez le sigle de Serdaigle dite le !

Ils cherchèrent des yeux la fameuse coupe parmi toutes les autre que contenait la chambre forte.

- Professeur ce ne serait pas ça, la coupe, cria soudain Ron.

Dumbledore qui cherchait aussi de son côté se rapprocha. Ses yeux s'agrandirent quand il vit la petite coupe un peu en hauteur avec un blaireau gravé dessus. Ron prenant la réaction du directeur pour un affirmatif, allait poser la main dessus quand un cri l'en empêcha.

- Non, Ron ne la touche pas ! Il pourrait avoir un sortilège, dit Harry.

- Il a raison monsieur Weasley, cela pourrait être dangereux, prenez ça !

- Je vais faire une copie pour pas qu'ils se doutent de quelque chose, dit Hermione, de toute façon je suis sûr qu'ils ne savent ce que leur a vraiment donné leur maitre.

- Oui miss Granger mais faite vite.

- Duplicat !

Une autre petite coupe se forma dans la main de la Gryffondor. Ron avait prit le bout de tissus que lui tendait Dumbledore et le posa sur la coupe avant de la prendre et de la mettre dans sa cape, tandis qu'Hermione posait la réplique. Ils sortirent de la chambre et Harry se dépêcha de remettre le corps du gobelin à sa place d'origine. Soudain du bruit plus proche que tout à l'heure se fit entendre. Une expression de terreur envahir le visage du trio mais leur professeur gardait une calme serein. Il prit sa baguette et enleva le sortilège du saucisson après que deux de nos héros se cachaient sous la cape.

- Qu'est-ce qui m'est arrivé, dit le gobelin d'une voix faible.

- Vous avez surement dû faire un malaise. vous êtes tout pâle. Vous êtes fatiguez ?

- Non c'est bon ça ira vous avez fini ?

- Oui nous pouvons y aller.

Ils marchèrent jusqu'à leur wagonnet et une fois tous installé celui-ci continua sa route pour remonter vers la surface tandis qu'un autre s'arrêtait juste derrière eux. Ils purent voir Bellatrix avec un gobelin assez mécontent. Elle ne prit même pas la peine de regarder ceux qui venaient de partir à leur plus grand soulagement. Mais un frisson les parcouru quand même en entendant son ton hautain et hystérique.

A l'air libre, ils se dépêchèrent de regagner pré-au-lard puis le château. Ils montèrent dans le bureau de leur professeur et c'est une fois assis que la pression s'évapora et laissa place à de grand sourire sur leur visage de voleurs.

- Harry à toi l'honneur, dit Ron en posant la petite coupe sur le bureau du directeur.

- Vous croyez que ça marcherait avec l'épée ? Comme avec le médaillon.

- Oui je pense Harry, dit le directeur, essaie toujours.

Harry se dirigea vers l'armoire où reposait l'épée du fondateur de leur maison : Godric Gryffondor. Il la prit puis retrouva sa place devant le bureau. Il prit une grande inspiration puis leva la lourde épée au dessus de sa tête avant de la laisser s'abattre sur la coupe. Un cri à vous faire froid dans le dos envahi la pièce. L'image de Voldemort qui criai apparut avant de s'évaporer et de laisser tout le monde sous le choc et une petite coupe fendu sur le bureau.

- On dirait bien que ça a marché, dit Dumbledore avec un sourire joyeux sur le visage.