Titre : The Last Hope.
Auteur : Mancinia.
Fiction à partir de quelque chose ? : -Man de Katsura Hoshino.
Résumé et Intrigue :
Après une bataille destructrice contre un Akuma de Niveau Quatre, la Congrégation de l'Ombre est anéantie et les Exorcistes décident de changer de Quartier Général. Lenalee Lee, devenue un type Cristallisation n'arrive plus à suivre l'évolution subite de son arme anti - Akuma, son taux de résonance chute et elle redevient incapable de défendre ses amis...Décidant qu'elle ne doit pas relâcher ses efforts, l'Administration Centrale envoie une nouvelle Exorciste, présente au Vatican depuis environ un an. Komui Lee fait sa rencontre et remarque que leur quotidien au sein de la citadelle ne sera plus jamais comme avant ! ...Dans l'ombre, le Comte se met en marche accompagner des Noé. Les rouages sont placés. Quel destin pour les Héros ?
Une Innocence ne peut appartenir un Noé et un Noé ne peut vivre avec une Innocence en lui.
/!\ Avertissement /!\ : Pour ceux qui débute le Manga, je vous conseille d'avoir lu les dix - sept premiers tomes avant de débuter "The Last Hope". J'espère que sinon, vous apprécierez mon histoire, même si au départ elle suit un peu trop la trame du Manga, elle commencera à diverger sur de nombreux points. Attendez - vous à des surprises de taille !
Neuvième Nuit / Sombre Romance
« C'est lui que j'aime »
Mancinia courait à en perdre haleine, ses poumons étaient en feu, ses joues étaient inondées de larmes mais elle passa outre cela et continua sa course comme une forcenée, sans but précis. Mais au bout d'un interminable instant, bien que sa volonté était de continuer sa course effréné vers ont ne sait où, ses jambes se dérobèrent sous ses pas, la jetant à terre comme une misérable, la jeune femme fini par se mettre à quatre pattes et à taper violemment ses deux poings contre le carrelage si superbement ciré et cette perfection la rendait encore plus folle de rage !
— Pourquoi ? demandait - elle. Pourquoi tout me semble si injuste ?!
Elle ignora combien de temps elle resta au sol, ni pourquoi ses pas l'avait ramener inconsciemment à sa chambre pour qu'elle puise se jeter sur son lit. Pour oublier. Oui, mais oublier quoi... ? De l'autre côté de la Congrégation, à son extrême opposer, Lavi tapa violemment son poing contre le mur en face de lui. Il était dégoûté de lui - même, n'était - il pas un futur Bookmen ?! Bon sang, s'était dingue, il ne savait plus où donner de la tête. Il avait conscience que même s'ils s'aimaient, leur histoire ne durerait que jusqu'à la fin de cette guerre, peut être moins encore. Mais cette fille lui était si familière et si sympathique. Jamais il n'avait ressentit ça. En vérité si, mais Lenalee comptait - elle dans sa tête et ses sentiments ? Lavi était perdu et ne savait plus quoi penser, aussi décida - t - il d'aller ce coucher, la nuit porte conseil et réfléchir était bien la seule chose qu'il soit encore capable de faire. Pourquoi l'avait - il embrasser sur un coup de tête ? Que voulait - il vérifier ? Ils ne pouvaient pas aimer, c'était inconcevable. C'est sous cet état d'esprit qu'il arpenta les derniers couloirs le séparant de sa chambre, celle qu'il partageait avec son grand - père, Bookman. Arriver devant la porte, une seule idée lui traversa l'esprit : Pourvu qu'il ne se rende compte de rien.
— Pourquoi fait - tu cette tête ? questionna le Panda.
Raté. Dommage.
— C'est une longue histoire, répondit - il.
— Alors, viens t'asseoir, j'ai tout mon temps.
Lavi n'avait pas envie de lui dire, mais qu'avait - il à perdre exactement ? Il était chamboulé par de telles nouvelles et avait besoin de conseils, bien que son grand - père n'était pas du genre indulgent, cette fois, Lavi supposait qu'il avait besoin de cette tyrannie. Allant s'asseoir sur son lit - celui du bas, puisque Bookman occupait celui du haut - tandis que son grand - père était assis sur une chaise et jeta sans ménagement le journal de la journée.
— Dis - moi vraiment grand - père...Pourquoi n'ai - je pas droit à une maison ? Pourquoi n'ai - je pas d'endroit où fonder une famille ? Rencontrer des gens avec qui me lier ?
— Tu es un Bookmen, Lavi. Il faut que tu arrêtes de croire en l'avenir et regarder le présent.
— Je suis désolé, je te déçois grandement grand - père.
— Non, répondit ce dernier à son grand étonnement. Ce qui me perturbe est que tu sois si attacher à Mancinia.
— Comment as - tu deviner ?
— C'est mon rôle que de savoir ce qui se trouve dans ta tête. Enfin, c'est vraiment très étrange...
— Pourquoi ça ? questionna Lavi.
— Non, ce n'est rien de bien important.
Le silence s'imposa entre eux, Lavi resta les yeux dans le vide tandis que son grand - père fumait sa pipe. Puis, le jeune Bookmen se leva et alla près de la fenêtre :
— Je dois tout sacrifier pour ce rang que j'occupe. Mais je me demande...Si je ne suis tombé amoureux d'elle sans m'en rendre compte. Contrairement à Lenalee, Mancinia semble si forte, comme si une aura l'entourait. Aussi, je la trouve si attachante, gentille, douce...Comme si elle ne possédait aucun défaut.
— Hum..., dit son grand - père. Ce n'est pas un amour passager.
— Il faudra sans doute que je la quitte, n'est - ce pas ? demanda Lavi.
— Tu fais ce qui te semble le mieux, Lavi, répondit Bookman. Attache - toi aux gens si tu le désires mais n'oublis pas que si cette guerre ce termine, tu devras quitter ces connaissances à jamais. Si tu aimes une femme, tu devras l'abandonner derrière toi, elle aussi.
— C'est cruel...
— Pas pour nous, les Bookmen. Néanmoins, si tu vises le mariage, tu as ma bénédiction.
— Le mariage ? ...Qu'est - ce que tu racontes ?! Tu viens à peine de me dire de ne pas m'attacher à une femme pour l'abandonner après !
— Idiot. Mancinia est une Bookmen. Vous deux, c'est possible.
S'infiltrant entre les tissus, un rayon de soleil vint chatouiller son nez. Mancinia fronça les sourcils, se retournant dans ses draps afin que la lumière se rabatte sur son dos. Trop tard. Elle n'allait pas réussir à se rendormir. De toute façon, le temps n'y était pas dédié car une nouvelle journée débutait et la moindre minute perdue la rapprochait inexorablement du danger. En tout cas, c'est ce que lui chuchotait son instinct. Ses doigts se serrèrent en un poing autour du textile et elle grogna. Pour une fois, elle avait bénéficié d'une vraie nuit, la première depuis une semaine, bercée par un serein sommeil. L'envie de le quitter ne lui frôlait même pas l'esprit, mais la raison l'y força. Cependant, elle ne pût que se sentir horriblement amoureuse en cette matinée, à tel point qu'elle passa ses doigts sur ses lèvres et qu'elle prononça son nom. Alors, elle s'étira, bâillant, comme un chat éveillé de sa longue sieste. Lorsqu'elle se positionna en tailleur sur son lit, en rajustant ses cheveux, elle demeura quelques secondes immobile, observant d'un regard neutre et endormi son environnement. Ses yeux se tournèrent vers la fenêtre. Hier soir n'était - il qu'un rêve ? Ses pieds engourdis la portèrent vers la vitre et elle constatait déjà l'agitation bien matinale des hommes qui s'affairaient travailler feuille après feuille. Mais tous les moyens du bord étaient bons à prendre aujourd'hui. Tandis qu'elle passait le chiffon mouillé sur son avant - bras en s'adonnant à quelques rêveries, quelqu'un vint à frapper à la porte. A l'affût, elle redressa la tête. Qui cela pouvait - il être ? Tout d'un coup, celui lui importait peu et se passa rapidement des vêtements avant de ce décider à ouvrir. Mancinia resta coi.
— Bookman ?
De l'autre côté de la Congrégation, certains étaient encore à peine réveiller et déjeunait seulement. Allen essayait de se concentrer sur les cases blanches et noires devant lui, cela l'agaçait de ne pouvoir pas prendre le dessus sur Johnny, qui, en face de lui, souriait de sa victoire prochaine. Cash s'amusait de ce conflit mental et Didi dormait encore sur le banc de bois, quant à Rob, il se moquait un peu du jeune Exorciste qui paraissait de plus en plus énerver. Timothy s'amusait lui aussi, mais contrairement aux apparences, il soutenait Allen. Entre Exorciste, on se serre les coudes ! Howard, de l'autre côté de la table, surveillait les déplacements.
— Allez, Allen, l'encouragea Johnny.
— Vous êtes trois contre moi, répondit Allen. Laissez - moi réfléchir !
— C'est comme ça les échecs mon vieux, ont ne peut pas tricher ! rit le Scientifique.
— Arf !
— Moi, dit Howard. Je vous conseillerais de faire une partie d'échec avec Mancinia, elle me bat à chaque fois. Vous en tirerez peut - être quelque chose...
— Comment ? s'exclamèrent Allen et Johnny en même temps.
— Oui, elle est plutôt tenace.
— Je vais lui demander de m'apprendre à jouer, dit alors Allen avec un sourire.
— Ho ho ho ! dit Timothy. Ne serait - tu pas amoureux de cette ravissante jeune femme ?
— Mais non ! s'opposa Allen en riant de cette idée. Et mesure tes paroles jeune laques !
— Quoi ?! s'indigna le jeune garçon. Tu n'as qu'à te débrouiller tout seul dans ce cas, jeune minable !
— De quoi ?! s'écria Allen. Reviens ici !
— Nan, dit Tim en sautant sur ses rollers. Viens me chercher si tu l'oses !
Ce dernier ce dirigeait vers la sortit en ce moquant bien de cet Allen complètement hors de lui, à une vitesse assez rapide, il atteignit la porte mais tout en fixant l'Exorciste et en riant, il ne vit pas qu'il y était de dos :
— "Maître, attention !"
— Qu'est qu'il y a Tsukikami ?
Tim ne la vit pas arriver mais la heurta de plein fouet. Heureusement, les deux jeunes gens ne tombèrent pas. Le jeune garçon releva la tête et vit les yeux de Mancinia qui s'était posé sur lui.
— Tim, dit - elle. Tu devrais faire plus attention, un jour tu vas finir par blesser quelqu'un.
Il se recula un peu et Mancinia lui ébouriffa les cheveux d'un air attendrit, c'est la première fois que certains d'entre eux voyait la jeune femme aussi gentille, sauf dans le cas d'Allen et d'Howard même si ce dernier n'était pas jaloux pour un sou.
— Oh, oui..., répondit Tim, les joues légèrement rouges. Désolé.
— C'est pas plutôt lui qui est amoureux ? demanda Johnny à Allen. Regarde comment il est !
— "Maître, c'est fille à quelque chose de bizarre..."
— Qu'est - ce que tu racontes Tsuki ? s'indigna Tim. Tu devrais avoir honte de dire ça !
Il était très amusant de voir Timothy discuter avec son Innocence, puisque chacun des autres membres de la Congrégation ne pouvait le voir, ce qui donnait l'impression de le voir parler avec lui même.
— Oh, alors c'est lui Tsukikami ? demanda Mancinia. Je ne l'avais pas vu la dernière fois...
— Oui, mais il est si..., commença Tim avant d'arrêter brusquement.
— Tu peux le voir ? s'exclamèrent plusieurs d'entre eux.
— Bah oui...Je l'entends aussi...
— C'est pas croyable ! dit Johnny. Même Allen ne peut pas le voir, pourtant, il à un oeil maudit.
— Hum...
— N'oublis pas Tsuki, c'est fille est une a-l-l-i-é-e !
— "Oui oui, je ne suis pas stupide ! Mais Mancinia, tu es quoi au juste ? C'est quoi ce truc dans ton corps ?"
— Tu veux parler de mon Innocence ?
— "Oui, je ressens ces pulsations...Mais c'est autre chose..."
— Je vois de quoi tu parles. Mais c'est trop personnel ce que tu me demandes, cela concerne quelque chose auquel je ne veux plus faire allusion...
— "...D'accord".
— Tsuki, arrête de l'embêter, elle est si gentille notre Mancy que tu ne peux pas lui poser des questions pleines de sous - entendus !
— "Mais..."
— Mancinia est trop forte, elle va te balancer à travers la fenêtre si tu l'ennuies. J'aime beaucoup les Exorcistes puissant. Ton petit copain, il est trop fort ! Il a combattu un Akuma de Niveau Quatre, tiré dessus et il n'est pas mort !
— De quoi tu parles là ? demanda Mancinia.
Tim eut un sourire sadique et pointa du doigt Allen, ce dernier resta surpris et explosa de rire avec Mancinia en même temps.
— Mais non ! dit Allen. Tu es bête, Mancinia est ma...
— Bon, tu viens ! s'exclama la voix de Komui. J'ai un temps assez limité ! Ce n'est pas que ces effusions ne me touche pas mais bon...
— Oh...Pardon ! dit Mancinia. Je te suis, ont va où ? Ah mais...Allen !
— Oui ?
Mancinia fit une perpendiculaire de gauche à droite et s'enfuit. Aucun des Scientifiques n'avait compris mais Allen se retourna vers la table, sourit et posa son pion la où Mancinia lui avait indiquer, fixant Johnny de ses yeux pétillants :
— J'ai gagné.
— Quoi ?!
C'est à ce moment là que Peck arriva dans la salle et vit Mancinia, ce dernier la titilla un chouya :
— Salut Mancinia, quoi de neuf ? questionna le Scientifique.
— Parce qu'en plus, vous me demander un rapport le matin ?! s'indigna faussement la jeune femme.
— Heu... ?
— Qu'est - ce que vous voulez que je vous dise ? dit - elle. Les singes font des singeries, les girafes ont des torticolis, les éléphants se souviennent mais de quoi, faut que ça me revienne et les Exorcistes déjeunes ! C'est assez clair ?
— ...
— Alors, tu vas me dire tout de suite que tu m'as mentit, dit Komui en prenant à part Mancinia.
— J'ai mentit.
— Dis - moi la vérité où je te fais accuser d'insubordination.
— Vous ne le ferez pas, déclara Mancinia. Vous êtes trop juste envers moi et vous êtes attaché à mon frère, l'insubordination est passible pour moi de la peine capitale.
— Parce que tu es sa soeur ? questionna Komui.
— Non, c'est autre chose, murmura Mancinia. Même s'il y à un peu de ça. En vérité, je ne suis pas tombée dans les escaliers, quelqu'un m'a poussé.
Komui se retourna vers elle, les yeux enragés :
— Qui ? Dis - le moi que je le fasse flageller !
— Plusieurs de vos membres, Grand Intendant. Mais ne vous inquiétez pas...Cela ne se reproduiras plus, la prochaine fois, je mordrais.
— Tu t'es laisser faire, pas vrai ? ...Tu voulais ta punition divine pour ce que tu as fait à Lenalee.
— Peut - être. Maintenant, je dois parler avec Howard. Au revoir, Grand Intendant.
— J'espère qu'il saura te faire changer d'avis.
— Alors, demanda Howard. De quoi voulais - tu me parler ?
— Je vais quitter la Congrégation, déclara Mancinia.
Howard écarquilla les yeux face à cette annonce pour le moins inattendue, Mancinia continuait de lui sourire tandis que lui n'était pas vraiment satisfait à l'idée qu'elle quittait les murs de la Citadelle pour repartir vers le Saint Siège.
— Comment ça... ? Donne - moi une raison valable de... !
— Je...J'aime Lavi ! répondit Mancinia en tournant le regard. C'est lui que j'aime.
Le jeune Inspecteur resta surpris face à une pareille déclaration. Il était aussi un peux jaloux, non pas de Lavi mais de Mancinia, parce qu'elle à eut le courage de lui dire et non pas de fuir sous de faux sentiments. Il baissa la tête :
— Tu as du cran..., dit Howard. Moi, je n'ai jamais su te dire que...
— ...Aileen à de la chance de t'avoir, tu sais ? dit Mancinia.
— Tu ne me demandes pas pourquoi j'ai quand même accepter de t'épouser ? s'étonna le jeune homme.
— Je m'en fiche un peu, répondit Mancinia. Mais je ne veux pas t'empêcher d'être heureux ! ...Je ne peux pas. Je ne veux plus être aussi égoïste.
— Tu es sûr que partir est la meilleure solution ? questionna Howard. Je peux essayer de m'arranger.
— Non, inutile. Je n'ai même pas prévenu l'Inspecteur Leverrier que je revenais, ça va lui faire un sacré choc. Tu le mettras au courant dans quelques heures...
— Tu n'as pas l'intention de retourner au Vatican, n'est - ce pas ?
— Je ne peux rien te cacher, dit Mancinia. Mon mur ne fonctionne pas avec toi. Je vais rentrer chez moi. Je surveillerais Allen de loin et si par malheur, le Saint Siège désire le tuer...Je reviendrais pour attaquer.
— Alors, bon voyage.
— Tu es sérieux, tu vas me laisser partir ? Mais...
— Je comprends tes craintes quant à ta vie et celle de ton frère. Je serais là pour veiller sur lui, je compte sur toi pour revenir chercher ce fichu Cube...Quand tu sauras où il est...
— Merci, Howard.
— Rien ne te feras changer d'avis ? demanda - t - il une dernière fois. Pas même Allen ?
— Allen est trop généreux, répondit Mancinia. Il me laissera partir. La seule personne qui peut me retenir ne désir pas que je reste...De toute manière, j'ai hâte de revoir mes camarades. Peut - être que je serais de retour dans quelques heures. Qui sait comment cela va se passer ? ...
— Où étais - tu passé, grand - père ? demanda Lavi.
— J'ai été voir Mancinia pour lui dire au revoir, tu devrais en faire autant.
Bookman s'assit alors de nouveau sur une chaise tandis que son jeune apprenti le fixait avec ahurissement. Il se redressa d'un bond et quitta la chambre précipitamment. Il ne savait pas trop pourquoi il faisait ça, il avait trop longtemps hésité et elle allait partir...Loin d'ici, loin d'Allen et loin de lui. Dans le fond, il le savait, il était tombé amoureux d'elle dès qu'il l'avait vu. Mais c'était une habitude qu'il soit attirer comme un aimant par les jolies filles, mais non, elle c'était différent, il en était persuader.
— Tu es sérieux, Mancinia est ta...Ah !
Lavi venait de heurter de plein fouet Lenalee au tournant d'un couloir. Allen resta stupide sur le coup avant de les aider à ce relever. Le jeune Bookmen savait qu'elle allait partir mais avant tout...
— Je suis désolé, Lenalee, dit Lavi. Mais dis - moi...Tu étais au courant ?
— Non, je suis autant surprise que vous, répondit - la jeune femme.
Un bref silence s'imposa entre les trois Exorcistes. Allen se posait la question : Lavi avait - il finalement parler à Mancinia ? Peut - être pas puisqu'il ne l'avait pas vu en sautillant de joie ce matin.
— Mancinia t'a parlé de moi durant ton entraînement ? questionna Lavi.
— ...Oui, répondit la jeune femme, hésitante. Il y à quelques jours déjà...Bien avant tout ça.
— Je peux savoir ce qu'elle a dit ou tu ne veux pas me le dire ?
— Eh bien...Suivez - moi...Je vais vous expliquer...
— Mancinia, ça ne va pas ?
— Je suis un peu fatiguée, répondit - elle. Excuse - moi. J'ai passée la moitié de la nuit à discuter avec Bookman à propos de tout et de rien, alors, j'ai un peu la tête ailleurs.
— Ah, d'accord..., souffla Lenalee.
— Et toi, ça va ? demanda la jeune femme.
— Je...Je vais bien ! répondit précipitamment Lenalee.
— Ah, d'accord...
— ...Mancinia, hésita l'Exorciste. J'ai une question à te poser. Si je vais trop loin, tu me le dis, d'accord ?
— Tu lui à demander quoi ?
Ils étaient à présent assis dans un endroit ou personne ne pouvait les entendre. Allen se demandait encore où était passer Link bien qu'il écoutait avec attention ce que disait sa camarade, hésitante sur certains points. Mais visiblement, cela ne semblait plus si secret que cela.
— C'est un truc qui me regarde ! répondit froidement Lenalee avant de reprendre.
— Non, répondit Mancinia d'un ton rassurant. Je te rassure, non.
— Ouf, tu me rassures !
— Eh bien ! rit - elle. On se rassure mutuellement !
— Ha ha ha ! Heu...Et toi ? Tu as quelqu'un ?
— ...Non. Et je n'aurai probablement personne dans ma vie. Mon adolescence n'a pas été superbe, je me sens si triste...Mais s'était avant de rencontrer certains de mes amis.
— Qui ? demanda Lenalee.
— Vicky, Ayumu, Miki, Yûki, Manami et Zack surtout. Et toi bien sûr, Lenalee.
— Mais arrête, je vais rougir !
— Tu le fais déjà ! Ha ha ! Ha...
— Tu penses à quoi quand tu dis ça... ?
— Je ne veux pas en parler !
— Okay.
— Lenalee, tu l'aimes ?
— Qui ?
— ...Lavi.
— Mancinia ?
— ...
— Non, enfin si, mais c'est un ami. Et puis je te l'ai dit non ?
— C'est vrai, tu seras heureuse si jamais ses sentiments sont partagés !
— Partagés ? questionna Lavi. Avec qui ?
— Lavi, dit Allen. Ont parle de Mancinia là !
— Très bien, très bien ! Mais j'aimerai le savoir !
— Respecte un peu les sentiments des autres pour une fois ! dit Lenalee. Bref...
— Tu aimes Lavi, Mancinia ?
— ...Je ne sais pas. Je ne sais pas ce que s'est d'aimer et d'être aimé. J'avoue, je n'ai jamais connu ça.
— Tu n'as pas de famille ? s'étonna Lenalee.
— Non.
— Je suis désolée, je ne savais pas.
— Mes amis sont ma famille, répondit Mancinia avec fermeté.
— Tu as raison, sourit l'Exorciste. Mais...Alors, je vais t'aider, oui ! Dis - moi ce que tu aimes chez lui !
— Tu lui à demander ça ?! s'écria Lavi.
— Oui, entre copines ont ce dit tout ! répondit calmement Lenalee.
— Pas à ce point là !
— Qu'est - ce qu'elle à dit ? demanda Allen en coupant de nouveau Lavi.
— En faite...Je le trouve...
— Hein ? Allez, dis - moi !
— Il est un peu énervant.
— Hein ?
— Oui...Avec ses manies gamines et ennuyantes.
— Ha...
— Mais...Il est amusant avec son explosion de joie incessante, ça me tape sur les nerfs mais ça me remonte le moral aussi...Mais il me rend triste.
— De quoi ?! s'écria Lavi.
— Ferme là ! dit Allen.
— Ah bon ?
— Son regard. Il ne reflète rien de ce qu'il éprouve vraiment, il n'y à ni joie ni gaîté. Il est froid et dur, comme si deux personnes habitaient en lui, arf, je connais ce regard de Bookmen, mais il irrite encore plus les gens comme ça ! Et pourtant, ces yeux ont un éclat vif qui lui procure un assez beau regard, surtout avec cette dureté et cette froideur surprenantes.
— En clair, tu le trouves mignon ?
— Arf ! Mais cette dureté disparaît quand il est avec toi ou Allen, je me demande si il n'est pas amoureux de toi !
— Aucun risque !
— Quoi ? s'exclamèrent Allen et Lavi en même temps.
— Attendez, je n'ai pas fini !
— Tu sais, il te regarde avec un air amusé, dit Mancinia.
— Et alors ? demanda Lenalee.
— Il me regarde avec un air sérieux, dit - elle avec tristesse. Surtout recouvert de déception. En ces moments là, je me sens vraiment coupable de l'aimer.
— Mancinia...
— Se regard déterminé c'est vraiment...C'est une personne de mots, comme moi ! Mais...Lui...Il me déteste depuis ce que je t'ai fait, il ne me le pardonne pas...C'est normal puisque tu es son amie mais...
— Mais quoi ? demandèrent Allen et Lavi.
Ils étaient presque avec agaçer face à se suspens. Lenalee se contenta de sourire et leur répondit.
— Je suis trop amoureuse de lui, je suis prête à me battre pour cet amour. Mais si au final, je devais perdre, je me sentirais quand même soulager d'avoir tenter ma chance...Est - ce que je dois m'annoncer vaincue ?
Le vent caressait son cou avec légèreté, lui procurant un frémissement de plaisir. Ses craintes se dissipèrent et ses colères disparurent en de vagues souvenirs flous, pour laisser place à la joie intérieure. Elle allait rentrer chez elle. Elle allait enfin franchir ce cap qui la retenait depuis si longtemps, elle était désolée d'abandonner Allen ainsi mais...
— Et toi, là - bas ! s'écria une voix chaude mais énervée. Mancinia ! Ne bouge plus !
Mancinia s'arrêta net et ne pût s'empêcher de se retourner quand elle reconnu la voix de Lavi. Que lui voulait - il encore ? Ce dernier s'arrêta proche d'elle et ne cessa de la regarder de ses yeux émeraude.
— Ne part pas.
Ce furent les seuls mots qu'il prononça tandis qu'il essaya de reprendre sa respiration.
— Je suis désolée, dit Mancinia. Mais je pense que c'est mieux pour tout le monde.
— Et Allen, tu en fais quoi ? demanda Lavi.
— Il n'a pas besoin de moi, répondit Mancinia. Je ne suis rien pour lui.
— Et il n'est rien pour toi ?
— Je tiens à lui, c'est mon petit frère. Je ferai n'importe quoi pour lui...Mais...Je n'ai de soeur que le titre.
— Mancinia...
— Au revoir, Lavi.
Pour la seconde fois de sa part, la jeune femme lui attrapa son écharpe pour l'attirer vers lui et elle l'embrassa doucement, Lavi avait écarquillé les yeux sous la surprise et commença à prendre de plus en plus conscience qu'il ne voulait pas la perdre.
— Juste un baiser d'adieu, dit - elle en souriant tristement. La prochaine fois qu'on se verra, j'espère être arriver à ne plus te voir comme l'homme que j'aime.
"Aimer", quel mot fourbe. Mancinia lui avait déjà annoncé ses sentiments véritables, mais elle espérait encore se faire pardonner. Il ne voulait pas lui mettre une autre "claque" en lui répondant positivement. Alors, il ne dit rien. Lavi la vit tourner les talons et prendre la direction du train quand il la rattrapa et la retint par le bras.
— ...Reste, dit - il.
— Lavi ? s'étonna Mancinia.
— Reste. Je ne veux pas que tu partes. Je suis peut - être un Bookmen mais tu l'es également. Tout peux encore changer, c'est ce que j'ai compris quand tu me l'as dit...Tu sais, la première fois que je t'ai vue, j'ai reçu comme une sorte de main chanceuse me permettant de t'approcher. Je trouvais ça chouette de t'ennuyer comme je le faisais avec Yû...Mais plus le temps passait plus je me rendais compte que tu changeais...Quand tu m'as embrasser ce jour là...J'avais envie de partir loin. Je ne voulais pas te faire souffrir. Désolé, ce n'était pas ce que je voulais.
— Mais qu'est - ce que tu racontes ?
— Je ne veux pas que tu partes.
— J'avais compris mais pourquoi ? Tu sais que si je restes, je te tournerai autour malgré moi, espérant toujours t'avoir...Et cela nous fera souffrir inévitablement. Je ne veux pas te voir t'éloigner de moi, je veux être ton amie si c'est ce que tu souhaites.
— Non, reste.
— Lavi... ?
— Ex...Excuse - moi...
Pourtant tant d'obstacles...Tant de contraintes ? Qui les retenaient tous deux alors qu'ils tentaient, chacun de leurs côtés, d'effacer les sentiments corrupteurs qu'ils pensaient irréalisables. Leurs raisons reniaient cela. Mais leurs cœurs en pensaient autrement, se contentant hurler en silence la douleur d'une plaie ouverte. Se taire. Souffrir. Affichant une moue compatissante, Lavi accueillit la tête de Mancinia contre son torse et berça la jeune femme en espérant une issue qui ne la blesserait pas.
— Je t'aime, souffla - t - il à son oreille.
— Lavi..., dit Mancinia les larmes aux yeux. Je t'aime.
— C'est trop mignon, dit Lenalee. Ils vont si bien ensemble, tu n'es pas trop jaloux Allen ?
Les deux Exorcistes étaient cachés un peu plus loin, bien qu'ils n'aient pût entendre les détails de la conversation, ils en avaient bien saisie l'issue.
— Non, je ne suis pas jaloux, répondit Allen. Je suis bien heureux de les voir ainsi, surtout ma soeur. J'espère quand même pouvoir me l'accaparer quelques heures pour discuter avec elle.
— Je n'en doute pas.
— Tu crois que Lavi sera prendre soin d'elle ?
— Je le pense, oui. Il semble très amoureux...
— Tu ne comprends vraiment rien des fois..., dit une voix derrière eux. Il s'habitue à l'associer avec des lits.
— Kanda ! s'écria Allen. T'es fou ?!
— Tu me veux quoi, Moyashi ?!
— ...Rien, c'est bon.
— Hum...
Yû Kanda n'était pas dupe, quelque chose n'allait pas avec Mancinia Berkclay, il en était certain. Et il avait la ferme intention de savoir si c'était vrai où non cette histoire...Par la force si il le faut !
« L'odeur de la mémoire à disparu,
Les cicatrices de la haine sont visibles,
Les bruits de pas du passé résonnent »
