Bonjour à toutes,
Merci d'avoir posté vos préférences pour la taille de la fiction : ce sera donc une longue histoire de plus de 15 chapitres !
J'espère que vous avez regardé votre épisode de Pépé le putois parce qu'il entre en scène... MAINTENANT :)
Bonne lecture !
Aroishot
Chapitre 9 :
« Aro, attends-moi ! » riait Didyme
« Hahaha ! Alors petite sœur ? Tu traînes ? Regarde les belles fleurs là-bas ! Je vais aller t'en cueillir ! » répondit Aro
« Non, c'est trop dangereux ! » s'inquiéta Didyme
« Allons Didyme ! Aurais-tu oublié qui je suis ? » la taquina Aro
« Non... Je sais qui tu es ! Tu es mon héros ! » lui sourit Didyme
« Exactement ! Alors laisse-moi te cueillir ces jolies fleurs. Elles iront bien dans tes cheveux » lui dit Aro
« Je suis Casper le gentil fantôme ! »
Aro se réveilla brusquement. Qui avait dit ça ? Il était tranquillement en train de rêver et… Minute, il avait rêvé ? Encore sous le choc, il entendit à nouveau : « Je suis Casper le gentil fantôme et tu n'as pas le droit de m'ignorer car c'est moi le héros! »
Il releva la tête et vit Caius vexé d'être ainsi ignoré. Il voulut obtenir des explications mais Caius lui tira la langue et s'enfuit en courant. Bon, c'était clairement encore un coup de l'humaine ! Décidément, celle-là, elle était vraiment irrécupérable ! Il alla donc la voir : cette idiote n'étant pourvu que de pitoyables oreilles humaines à faible portée, il était obligé de déplacer son royal fessier pour obtenir les informations désirées. C'est donc un Aro mal réveillé et passablement irrité qui se dirigeait vers le bureau de sa secrétaire. Il se planta devant elle et lorsqu'il se rendit compte qu'elle n'avait même pas remarqué sa présence (comment est-ce possible ?), il toussa légèrement. Elle leva vivement la tête, fouilla dans ses tiroirs et prit un spray dont elle aspergea littéralement Aro, ce qui n'améliora pas l'humeur de ce dernier.
- Je peux savoir ce qu'il te prend ?
- Ordre de Maître Marcus !
- Marcus t'a demandée de m'asphyxier ?
- Non, il m'a dit de veiller à votre bien-être. Et puis, je n'ai pas envie que vous me contaminiez. Je ne veux rien partager avec vous, même pas vos microbes !
- Mais quels microbes ? Je te signale que les vampires ne tombent jamais malades
- Et qui a dit ça ? La personne qui a décrété qu'ils ne dormaient pas ? Parce que je vous ai vu ce matin et vous dormiez ! Vous aviez même un peu de bave qui coulait !
- Que.. Ce… Ce n'est pas vrai !
- Si ! Même que vous avez essayé de m'embrasser !
- Que… Oh non ! Quelle horreur !
- Nous sommes d'accord !
- Rassures-moi : tu… tu as réussi à m'empêcher de faire cela ?
- Evidemment ! A la place, vous avez embrassé Alec !
- Quoi ?
- Je l'ai appelé et je lui ai dit que vous vouliez lui faire un bisou. Le pauvre ! Vous ne l'avez pas lâché ! Vous n'avez pas arrêté de lui faire des bisous sur les joues en lui disant « Tu m'as manqué ! Je suis si content ». Ah ! Et vous lui avez aussi caressé la tête si violemment qu'il a perdu la moitié de ses cheveux !
- Non ?
- Si ! Vous avez traumatisé un de vos meilleurs gardes pour l'éternité ! Mais bon, vous avez fait pire !
- Comment cela ?
- Jane a été jalouse de l'attention que vous avez porté à son frère et s'est jeté dans les bras de Félix pour qu'il la console. Mais Démétri les a vus à ce moment-là et s'est moqué. Jane lui a envoyé une bonne dose de son remède anti-moqueries et Félix est tombé sous son charme. Maître Marcus a vraiment joué les cupidons la dernière fois en fait !
- Je… Je n'arrive pas à te croire !
- C'est pourtant vrai ! Au fait, il est sympa votre défi ! Qui est Lady Black ?
- Que… Mais… Tu as lu ma lettre ?
- Oui ! J'ai profité de l'agonie d'Alec pour lire cette précieuse lettre que vous teniez si fermement. Cela n'a pas été une mince affaire de vous l'enlever. Heureusement que vous avez décidé de scalper Alec : vous avez alors relâché votre emprise sur la lettre
- Tu n'avais pas le droit de la lire ! C'était privé !
- Et c'est vous qui me dites cela ? Vous qui lisez les pensées les plus intimes des gens ?
- Je n'ai jamais lu les tiennes ! Et cela fait des mois que je n'ai pas lu celles de mon entourage !
- Oh vous faites des progrès ! C'est bien ! Je suis fière de vous !
- Merci ! Mais cela n'excuse pas ton attitude
- Ben, je suis concernée moi aussi !
- Comment cela ?
- Depuis quelques temps, vous agissez bizarrement et cela m'impacte !
- En quoi cela t'impacte-t-il ?
- Vous êtes de mauvaise humeur ! Comme aujourd'hui par exemple !
- Si je suis de mauvaise humeur aujourd'hui, c'est parce que Caius m'a réveillé en hurlant « Je suis Casper le gentil fantôme ». D'ailleurs, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- Ca y est ! Vous recommencez à être sénile ! Oups, j'oubliais que Maître Marcus voulait que je sois gentille avec vous ! Ce n'est rien mon petit, ça arrive à tout le monde d'avoir des pertes de mémoire, en particulier chez les plus de 70 ans !
- Je ne suis pas sénile et cesse immédiatement ce ton condescendant. Je t'avais demandé de faire en sorte que Caius vainc sa peur des fantômes
- Bah c'est le cas !
- Non ! Maintenant, il se prend pour un fantôme ! C'est encore pire !
- Vous n'aimez pas ? Vous préférez qu'il se prenne pour un loup-garou ?
- Non ! Oh et puis zut ! Laisse tomber ! Et ne lis plus mon courrier !
- D'accord. Alors ? Comment allez-vous faire rire Maître Marcus ?
- Pardon ?
- Bah c'est votre défi : « faire rire la personne la plus déprimée de votre entourage ». Je peux vous aider si vous voulez ! J'ai une super idée
- Et bien garde-la ! Je n'ai pas besoin de toi !
- Ouinnn ! Vous êtes méchant !
- Et toi tu m'énerves ! Arrête de pleurer ! Bon, d'accord, tu peux jouer avec moi mais arrête de pleurer : tu m'exaspères !
- D'accord ! Alors je peux vous dire mon idée ?
- Vas-y ! De toute façon, cela ne peut pas être pire que ce à quoi tu m'as habitué
- On va faire appel à Pépé !
- Euh… En quoi téléphoner à ton grand-père va nous aider à faire rire Marcus ?
- Pourquoi vous parlez de mon grand-père ? Il est mort depuis longtemps
- Quoi ? Pas de spiritisme j'ai dit !
- Mais il n'en était pas question ! Quoique… Des fois, vous êtes un vrai génie Maître Aro !
- Non, je suis EN PERMANENCE un vrai génie ! Mais à quoi faisais-tu allusion si tu ne parlais pas de ton grand-père ni de spiritisme ?
- Bah, à Pépé le putois !
- Encore un putois ? Pas question ! Mon château empeste encore ! Pas question de surenchérir !
- Mais non ! Je parlais de Pépé le putois, dans Bugs Bunny. Vous ne connaissez pas ?
- Non
- Tsssssss ! Bon, c'est un dessin animé. Maître Marcus et moi, on est ses plus grands fans! On va lui faire croire que pendant une séance de spiritisme, l'esprit de Pépé vous a possédé. Vous allez agir exactement comme si vous étiez Pépé et cela le fera forcément rire !
- Humm… Pourquoi pas ? Mais pourquoi est-ce moi qui dois incarner ce putois ?
- Parce que c'est votre défi et que c'est à vous de le faire rire
- C'est juste ! Mais pourquoi tu sors ton costume de putois ? Pas question que je me déguise!
- Vous renoncez au défi ? Lady Black risque d'être vraiment déçue !
- Tu crois ?
- Oui, elle devait certainement vous considérer comme son héros mais là… Pauvre Lady Black ! Je l'imagine déjà, désespérée et en pleurs, songeant au suicide…
- Arrête ! Stop ! C'est bon ! Je vais mettre ce maudit costume. Explique-moi plutôt quel rôle je dois jouer
- Oh ! Pour cela, ne vous inquiétez pas ! Vous avez des prédispositions. Et il mettra parfaitement en avant vos qualités d'acteur
- Merveilleux !
Lorsqu'Aro comprit qu'il devait jouer le rôle d'un Don Juan malodorant qui accumulait râteau sur râteau, il fut sur le point de tout abandonner mais la pensée d'une Kitty triste lui était insupportable. Il se résigna donc et mit le costume. Puis, il tenta de séduire Heidi qui fut au départ surprise mais n'attendit pas longtemps pour se jeter sur lui. Heureusement, Marcus, que la Petite avait appelé pour qu'il vérifie qu'elle s'occupait correctement du bien-être d'Aro, intervint et sauva son frère. Aro fut ennuyé car il avait manqué à son rôle. Il était censé inciter les gens à le fuir mais il était tellement irrésistible que c'était lui qui devait les fuir ! Comment allait-il réussir sa mission dans ces conditions ? Toutefois, il ne se découragea et tenta sa chance avec Jane, persuadé qu'elle allait s'enfuir. Mais à la place, elle fut toute gênée et Félix lui fit une crise de jalousie monumentale. Marcus réprimanda même Aro pour avoir essayé de briser ce couple. Aro fit profil bas. Il voulait seulement faire rire Marcus. Ce n'était pas sa faute si toutes les femmes le désiraient. Même en putois géant, elles ne parvenaient pas à lui dire non. Il entendit alors Alec et décida de se jeter sur lui, se disant qu'un homme le repousserait forcément. Mais lorsqu'il vit qu'Alec lui rendait son étreinte et lui murmurait « Je suis content que depuis hier, vous ayez enfin admis le lien très spécial qui nous unissait », il prit peur et recula pour constater que sa secrétaire n'avait pas menti : Alec était désormais à moitié chauve ! D'ailleurs, ce dernier lui fit un clin d'œil et ajouta « Ne t'inquiète pas ! Ce sera notre petit secret ! ». Aro s'enfuit en courant et se cacha dans la bibliothèque ! Même les hommes ! Même les hommes ne parvenaient pas à lui résister dans son costume de putois ! Etait-ce permis d'être aussi irrésistible ? Marcus le retrouva assez rapidement et ils durent attendre sa secrétaire qui avançait à allure humaine. Cette fille était vraiment horripilante ! D'ailleurs, elle était sans doute le seul être sur terre à ne pas succomber à sa beauté. Minute ? Elle lui résistait ? Aro fit un sourire si machiavélique à sa secrétaire qu'elle eut peur et courut loin de lui. Alors, Aro se mit à la poursuivre en imitant les petits bonds de Pépé le Putois. Et grâce à sa vitesse vampirique, il parvenait à la rattraper peu importe où elle allait. Pendant ce temps, Marcus, qui les suivait, commençait à bien s'amuser et il n'était pas le seul. Aro se vengeait enfin de cette maudite secrétaire et prenait vraiment du plaisir à la pourchasser dans tout le château. A la fin de la journée, la secrétaire, exténuée, finit par demander grâce. Marcus en profita pour tenter de rassurer Aro : il lui affirma qu'il ne dirait rien à personne, malgré la nouvelle loi qui empêchait humain et vampire de s'accoupler. Aro eut alors très peur et expliqua à Marcus qu'il avait juste voulu le faire rire. Marcus s'enfuit alors puis réapparut en costume de Droopy et dit « You know what ? I'm happy » (NDLA : Tu sais quoi ? Je suis heureux). Un rire tonitruant s'échappa alors de la bouche de Marcus et la petite gémit « Maître Aro, j'ai peur ». Aro ne dit rien mais pour une fois, il était d'accord avec sa secrétaire : un Marcus heureux était particulièrement effrayant !
Le soir, il rapporta sa journée à Lady Black, se félicitant de l'avoir sauvée d'une dépression certaine. Il était heureux de penser qu'il était sans doute son héros qui la sauvait de l'ennui et qui illuminait sa journée. Il eut alors envie de se rapprocher d'elle mais, ne pouvant lui demander des informations la concernant, il décida d'utiliser les défis à son avantage : « Ecris-moi un poème »
Le prochain chapitre sera une spéciale dédicace à Narcissa : Oui, j'ai relevé ton défi !
Et j'en profiterai pour annoncer le défi de SnowWhite !
Donc à bientôt !
