Salut à tous et à toutes :-) Voici le chapitre 10 :-)

*Feeli37 : je m'y remettrai peut-être alors :-) si tu aimes la magie et faire des théories, j'attends tes suppositions à propos de la fin de ce chapitre :-) pour répondre à ta question, oui nous saurons qui ou quoi contrôle ce monde :-)

*teambonbon972 : le mystère des trous noirs sera bientôt résolu... à suivre :-)

*noemiiie : c'est vrai que Jer tient vraiment à Bonnie dans le vrai monde, on verra comment les choses évolueront :-)

*Bamon guest : je ne pouvais pas mettre tous les moments Bamon donc j'ai sélectionné mes préférés et les plus importants :-)

*Smalltom : oui j'avais envie d'écrire un chapitre entièrement Bamon, j'ai adoré l'écrire :-)

*anais : l'histoire prend encore plus forme avec ce chapitre j'espère qu'il te plaira :-)

*valrus : cela me fait encore plus plaisir venant d'une fan du DE :-) la suite c'est pour maintenant :-)

Merci à toutes et à tous pour vos reviews, c'est vous qui me donnez envie d'écrire et de poster aussi régulièrement :-) Bonne lecture :-)

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— Un jus d'orange, s'il vous plait.

Tyler jeta un regard discret en direction de la jeune femme assise à sa gauche au bar : brune, la trentaine, l'air concentré sur son carnet de notes, il la trouvait très attirante.

— Salut, mec, dit une voix derrière lui.

Matt s'installa à coté de Tyler et regarda l'inconnue avec approbation.

— Pas mal, dit le jeune homme blond à voix basse.

Les deux garçons avaient pris l'habitude de se retrouver dans ce nouveau bar depuis que le Mystic Grill avait explosé.

— Je l'ai vu en premier, rétorqua l'ancien hybride.

— Ne me dis pas que tu crains la compétition ?

Matt savait que c'était exactement ce qu'il fallait dire pour que Tyler entre dans le jeu.

— Très bien, mais ne viens pas pleurer quand elle m'aura choisi, répondit-il avec un clin d'oeil en se levant.

Une fois qu'il fut près d'elle, Tyler se racla la gorge.

— Salut, dit-il d'une voix assurée. Je peux vous offrir un verre ?

L'inconnue ne releva même pas la tête.

— Merci, mais mon verre est encore plein.

Pas du tout refroidi par l'accueil, Tyler s'assit sur le tabouret libre.

— Alors, puis-je au moins vous offrir ma compagnie ?

Elle sourit et le regarda enfin.

— Je ne sais pas, je suis assez occupée, répondit-elle en désignant le carnet du menton. J'écris une thèse pour mon doctorat, expliqua-t-elle comme Tyler la regardait d'un air interrogateur. Vous vous y connaissez en biologie moléculaire ?

— Pas du tout, répondit-il avec franchise. Mais je peux toujours vous inviter à dîner, un de ces soirs.

Sans attendre sa réponse, Tyler inscrivit son numéro de téléphone portable sur un bout de papier et le lui tendit.

— Je m'appelle Tyler. Tyler Lockwood.

La jeune femme prit le papier et le rangea dans sa poche.

— A un de ces jours, Tyler, répondit-elle en souriant avant de se lever et de quitter le bar, sans lui avoir donné son nom.

— Bien joué, le congratula Matt lorsque Tyler revint près de lui.

— Que veux-tu, personne ne résiste à mon charme irrésistible, plaisanta-t-il.

Matt rigola.

— Est-ce que tu as des nouvelles des autres ? demanda-t-il en retrouvant son sérieux.

Son ami secoua la tête.

— Seulement de Caroline, répondit-il. Elle m'a hurlé dessus quand elle a su que j'ai, comme elle dit, « voulu me suicider » en franchissant les limites de la ville.

— Sur ce coup-là, elle n'a pas tort, tu as vraiment fait le con, Ty.

— Peut-être, mais je suis un con libre. Je ne suis pas obligé de me cacher dans une maison qui ne m'appartient pas, en-dehors des limites de la ville.

— Ils n'ont pas le choix.

— Je le sais, mais je préférerais mourir que de vivre avec de nouvelles contraintes. J'ai assez donné.

— Je comprends, dit simplement Matt. Même s'ils ne peuvent plus revenir à Mystic Falls, ils sont en vie grâce à Bonnie et Damon.

Ils se turent un instant lorsque Matt mentionna leurs prénoms, comme s'ils leur dédiaient une minute de silence.

— Parfois, cela me semble irréel, ajouta Matt d'une voix tremblante. Je n'arrive pas à croire qu'on ne reverra plus Bonnie, ou que Damon ne nous lancera plus une de ses remarques sarcastiques dont il a le secret.

— Avait, corrigea Tyler.

Il soupira et secoua la tête.

— Bonnie me manque, ajouta-t-il, mais elle avait décidé de nous cacher la vérité, et je pense que personne n'aurait pu la faire changer d'avis. Elle a toujours été tellement têtue, tu te souviens du dixième anniversaire d'Elena ?

Matt sourit à ce souvenir.

— Et comment ! s'exclama-t-il en riant. On était tous dans le jardin des Gilbert, et les filles avaient décidé de construire une énorme cabane.

— Bonnie voulait absolument qu'on la construise au pied du grand pommier, et comme personne n'était de son côté, elle a construit sa propre cabane toute seule. Quand il s'est mis à pleuvoir, sa cabane est la seule à avoir tenu le coup car elle était protégée de la pluie par les branches et les feuilles.

— Bonnie n'était pas rancunière, continua Matt. Elle nous a tous accueillis dans « son château », comme elle l'appelait. On était un peu à l'étroit, mais qu'est-ce qu'on s'est amusés, ce jour-là !

Tyler sourit.

— Quant à Damon, ajouta Matt, il nous a pourri la vie pendant tout un temps, mais il a tout fait pour ramener Stefan. Et il a ramené Alaric.

— Il est mort en héros, c'était la meilleure fin qu'il pouvait avoir, dit simplement Tyler.

— Nous avons tous les deux été de l'Autre Côté, dit Matt d'un air pensif. Je me demande ce que ressentent Bonnie et Damon, maintenant que l'Autre Côté a disparu.

— J'imagine qu'on ne le saura jamais, répondit Tyler.

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Bonnie ouvrit un oeil, puis l'autre. Elle pensait avoir fait un cauchemar mais non, tout était bien réel : elle était morte et s'était retrouvée avec Damon dans un monde parallèle, la maison de sa grand-mère avait été détruite à cause d'une tempête, et ils avaient trouvé refuge dans un motel tenu par un homme louche.

La jeune sorcière tenta de se lever et remarqua que quelque chose la maintenait contre le lit : Damon avait serré son bras autour de sa taille et elle ne parvenait plus à bouger.

Je croyais t'avoir dit de rester loin de moi, Damon, soupira-t-elle en tentant de se dégager.

Le vampire ne répondit pas.

Ne fais pas semblant de dormir ! Laisse-moi me lever ou tu connaîtras le plaisir d'avoir un anévrisme matinal !

Avec un soupir, Damon ouvrit les yeux et retira son bras.

Ce que tu peux être chiante, dès le matin ! s'exclama-t-il en se redressant.

J'ai besoin d'un café, répondit-elle. Je reviens.

En un éclair, Damon fut devant la porte.

Où est-ce que tu vas ?

J'ai cru apercevoir une cuisine, hier. Je suppose que l'homme que tu as hypnotisé doit de temps en temps se nourrir.

Très bien, je viens avec toi, dit Damon en enfilant ses chaussures. Je ne lui fais pas confiance.

Damon, tu l'as hypnotisé et j'ai mes pouvoirs pour me défendre, tu n'es pas obligé de venir.

Moi aussi, j'ai faim, répondit-il avec un clin d'oeil en ouvrant la porte.

Quoi ?! s'exclama Bonnie en le suivant dans le couloir. Tu ne vas pas le tuer, quand même ?!

Pourquoi pas ? rétorqua-t-il, l'air indifférent. C'est un abruti, et j'ai besoin de sang pour survivre et nous défendre.

Tu ne le tueras pas ! répéta Bonnie en lui prenant le bras.

Ils se dévisagèrent pendant un long moment.

Très bien, soupira-t-il, je prendrai autant de sang que je peux prendre pour qu'il reste en vie. Mais je ne comprends pas pourquoi tu prends la défense de ce sale type, tu as conscience qu'il a voulu m'acheter tes faveurs ?

Il n'aurait pas pu « t'acheter mes faveurs » car je ne t'appartiens pas, répondit Bonnie. Et si je fais ça, ce n'est pas pour lui. C'est pour toi, admit-elle, à voix basse.

Pour moi ?

Damon ne comprenait pas.

Dans nos souvenirs, expliqua Bonnie, je t'ai vu me faire du mal. Mais je t'ai aussi vu agir comme un vrai ami. Alors cette fois, c'est à mon tour d'agir comme une amie, c'est pourquoi je veux t'empêcher de devenir un meurtrier.

J'en suis déjà un ! s'exclama-t-il. Tu l'as bien vu, j'ai même voulu te tuer !

Ce n'est pas une raison pour continuer à tuer !

Ils étaient enfin arrivés devant la petite pièce qui servait de cuisine.

Génial, du café, dit Bonnie avec soulagement en ouvrant une armoire.

Je te laisse le préparer, répondit Damon en s'éloignant. Non, je ne le tuerai pas, promit-il comme elle le regardait avec insistance.

Je te crois.

Damon marcha vers la porte puis se retourna.

Je ne serai pas long, dit-il avant de s'éloigner vers son repas.

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— Enzo ?! s'exclama Caroline tandis qu'Elena et Alaric entraient dans le salon en transportant d'énormes valises.

— Ne nous aide pas, surtout, ironisa Elena en direction du vampire.

— Désolé, ma belle, je ne savais pas que tu avais besoin d'aide, répondit Enzo en saisissant plusieurs bagages.

— Est-ce que ce sont des grimoires ? demanda Stefan avec curiosité.

— Oui, dit Alaric. Nous avons fait beaucoup de recherches, avant de tomber sur celui-là, ajouta-t-il en désignant Enzo du regard.

— Qu'est-ce que tu faisais en Europe de l'Est ? demanda Caroline à Enzo.

— Oh tu sais, je profitais de ma nouvelle vie, rigola-t-il.

Caroline le regardait, les bras croisés.

— D'accord, d'accord. J'admets que j'étais curieux de visiter l'Europe de l'Est et plus particulièrement la Bulgarie. Quand nous étions compagnons de cellule à Augustine, Damon me parlait tellement souvent de Katherine, l'unique amour de sa vie, ajouta-t-il en lançant à Elena un regard provocateur.

Cette dernière fronça les sourcils avec colère et s'apprêtait à dire quelque chose mais Stefan la retint en posant sa main sur son bras.

— Je savais que Katherine, ou plutôt Katerina Petrova, était originaire de Bulgarie, c'est pourquoi j'ai décidé de me rendre sur sa terre natale, après avoir visité l'Espagne, la France, l'Italie,...

— Donc, tu prenais du bon temps, résuma Caroline.

— Ne me regarde pas avec cet air, supérieur, beauté. Qu'y a-t-il de mal à cela ?

— Damon et Bonnie sont morts pour nous, lui rappela Stefan, le visage triste.

— C'était ton ami, ajouta Elena d'une voix tendue.

— Et alors ? Qu'étais-je censé faire ? Vous non plus, vous n'avez rien fait pour les ramener, à part vous cacher dans cette maison ! s'exclama le vampire, sur la défensive. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'il n'y a rien à faire !

Un éclair de tristesse passa dans son regard.

— Il y a peut-être un moyen, dit Alaric, mais Enzo soupira.

— Vous parlez de cette ridicule histoire que vous m'avez racontée ? Une sorcière morte se serait sacrifiée pour sauver sa petite-fille ? Même si c'était vrai, qu'est-ce qui vous prouve que Damon a lui aussi été épargné ?

— Liv a lancé un sort de localisation, répondit Caroline, car Stefan et Elena étaient incapables de répondre, bouleversés par les derniers mots d'Enzo.

— Je sais, je sais, Elena et Alaric m'ont expliqué tout ça en Europe, mais franchement, vous lui faites confiance à cette sorcière ?

— Elle est notre seul espoir, dit fermement Rick. Nous devons avoir confiance.

Enzo secoua la tête.

— J'admire votre détermination, mais à votre place, je ne me ferais pas de faux espoirs.

— Pourquoi es-tu revenu si tu ne crois pas au retour de Damon ? demanda Stefan.

— Ils m'ont obligé, soupira Enzo, les mains dans les poches. Alaric et Elena m'ont volé ma bague, un soir, et m'ont menacé de ne plus me la rendre si je ne revenais pas ici avec eux, expliqua-t-il en leur lançant un regard réprobateur.

— Je ne crois pas à ta prétendue indifférence, Enzo. Damon était ton ami, tu tiens à lui.

Le vampire regarda Caroline avec un petit sourire moqueur.

— Je n'ai jamais dit le contraire, Caroline. Bon, dit-il en changeant brusquement de sujet, puisque vous m'avez traîné jusqu'ici, je vais me choisir une chambre.

Et, sous le regard stupéfait des autres, il grimpa les escaliers en sifflotant.

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Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? demanda Bonnie alors que Damon mettait le moteur de sa voiture en route.

Je ne sais pas, avoua-t-il tout en conduisant. Si nous sommes sous l'emprise d'un sort, nous devons trouver un moyen de le faire cesser.

Mais si nous sommes morts, qu'arrivera-t-il lorsque ce monde irréel s'effondrera, si c'est bien le cas ?

Je n'en sais rien, dit le vampire. Nous pourrions simplement cesser d'exister, mais c'est un risque à prendre si nous voulons retrouver le vrai Jeremy et la vraie Elena. Car c'est ce que tu veux, n'est-ce pas ?

Bien sur ! répondit Bonnie en songeant au visage inquiet de Jeremy lorsqu'il lui avait rendu visite après sa sortie de l'hôpital. Pourtant, continua-t-elle, tout semblait si... si réel.

Bonnie... nous sommes morts, lui rappela Damon. Nous ne pouvons pas nous laisser tromper par ce que nous voyons. Ce Jeremy n'est pas réel, tout comme Elena et Stefan ne sont pas réels. J'aurais du m'en douter plus tôt, tout semblait trop parfait.

Tu ne peux pas t'en vouloir, Damon. Qui aurait imaginé un truc pareil ?

Ils sourirent au même moment tout en se regardant, et Bonnie tourna vivement la tête. Elle avait l'impression que quelque chose avait changé entre Damon et elle. Lorsqu'ils avaient encore la conviction d'être tous les deux de bons amis, ils n'avaient jamais ressenti aucune gêne entre eux. Mais maintenant qu'ils savaient que leur amnésie avait altéré leur relation et aussi leur personnalité, elle ne savait plus trop comment elle devait se comporter en sa présence : à chaque mot, à chaque geste, elle se demandait si elle dirait ou ferait cela s'ils étaient toujours vivants dans leur vrai monde et cela la perturbait.

Pas moi, avoua-t-il en secouant la tête. Quoi qu'il en soit, nous devons trouver un contre-sort ou une faille.

Je vais essayer de joindre ma grand-mère, décida Bonnie en sortant son téléphone. Enfin, disons plutôt ma grand-mère virtuelle, corrigea-t-elle avec humour.

Au bout de plusieurs tentatives qui échouèrent toutes, la jeune sorcière fronça les sourcils.

C'est bizarre, murmura-t-elle. On dirait que la ligne a été coupée.

C'est probablement parce qu'elle est en Europe, dit Damon. A moins que ce monde soit en train de dérailler complètement, comme avec la tempête.

Tu crois que c'est à cause de nous ? lui demanda Bonnie, qui n'y avait pas vraiment réfléchi.

Ce serait logique, nous étions en train de nous disputer alors que, dans ce monde, nous sommes amis. Ce n'était pas normal.

Bonnie ne répondit pas, elle semblait plongée dans ses pensées.

Bonnie ?

Désolée, je réfléchissais, murmura-t-elle. Damon, je crois que j'ai une idée.

Je t'écoute.

Il faut que tu fasses demi-tour.

Excuse-moi ?

Retourne à Mystic Falls, répéta Bonnie. Je crois que je sais comment faire exploser ce monde.

Et comment comptes-tu t'y prendre ? demanda-t-il sans faire demi-tour.

Tu as dit que dans ton monde parfait, Jeremy serait loin d'ici, alors que dans le mien, j'aimerais vivre avec lui. C'est exactement ce que je vais faire, je vais m'installer avec Jeremy, lui annonça-t-elle.

Quoi ?! Bonnie, est-ce que tu es devenue folle ?

Fais-moi confiance, Damon. Je te jure que cela va fonctionner. Si nos souhaits se contredisent, ce monde ne pourra pas tenir le coup.

Bonnie...

S'il te plait, Damon. Tu as dit que tu étais prêt à tout pour retrouver les vraies personnes que nous aimons, alors laisse-moi une chance de mener à bien mon plan.

A contrecoeur, le vampire fit demi-tour.

Est-ce que tu as conscience que ton plan n'a pratiquement aucune chance de fonctionner ? lui demanda-t-il en lui jetant un regard irrité.

Avant même de pouvoir répondre, Bonnie aperçut un autre véhicule se diriger vers eux.

Damon ! hurla-t-elle de toutes ses forces.

Ce fut la dernière chose que le vampire entendit.

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Bonnie ! cria Damon en levant brusquement la tête.

Damon tout va bien ? lui demanda Elena avec inquiétude en le rejoignant sur le lit.

La... la voiture, murmura-t-il en regardant autour de lui avec incompréhension. Elle nous a percutés, Bonnie et moi...

Il laissa sa phrase en suspens, réalisant qu'il venait encore d''avoir un autre trou noir.

Cet accident date d'il y a six mois, Damon. Ce n'est pas normal que tu en fasses encore des cauchemars.

Damon avala difficilement sa salive lorsqu'Elena lui annonça la durée de son dernier black out.

Où est Bonnie ?

Elena regarda sa montre.

Hé bien, à cette heure-ci, Jeremy et elle dorment encore, j'imagine, répondit-elle avec un sourire.

Ils vivent ensemble ? demanda Damon en repensant à la dernière conversation qu'il avait eue avec Bonnie.

Oui, Jeremy a emménagé chez Bonnie peu après votre accident. Pourquoi me poses-tu toutes ces questions ?

Damon lui fit un sourire rassurant.

Pour rien, Elena. Je veux juste m'assurer que le petit frère et la meilleure amie de la femme de ma vie vivent une vie parfaite.

Tu es le vraiment le petit ami idéal, répondit-elle en l'embrassant. Oui, Bonnie et Jeremy ont une vie de rêve.

Elena poussa un soupir de contentement.

Parfois, je me dis qu'on a de la chance car nous vivons tous, sans exception, la vie dont nous avons toujours rêvé. Je n'oublierai jamais tous ces merveilleux souvenirs : ils sont gravés en moi à tout jamais.

Le visage de Damon se figea.

Que se passe-t-il ? lui demanda Elena en remarquant que Damon avait l'air étrange.

Je crois que j'ai faim. Je vais chercher une poche de sang à la cave, je reviens, expliqua-t-il avant de l'embrasser sur le bout du nez et de s'éloigner.

Il avait besoin de s'éloigner et d'être seul, car il venait d'avoir un très mauvais pressentiment. Si la théorie qui venait de lui venir brusquement à l'esprit s'avérait juste, Damon savait qu'il était fichu... pour du bon.