Chapitre 9
Bonsoir ou bonjour ou bon ce que vous voulez. Voici enfin le chapitre 9 qui aura mis énormément de temps à arriver, mais je n'arrivais pas à trouver un moment pour écrire même si j'en avais vraiment envie. Et sinon je tenais à vous remercier pour votre soutien, un énorme merci à toutes les personnes qui écrivent des reviews et à celle qui follow/fav cette histoire. Pour les personnes qui ne l'ont pas encore fait ou qui découvre cette histoire n'hésitez pas à laisser une reviews, vous ne vous rendez pas compte à quel point ça me fait plaisir et comme nous approchons de la fin j'aimerais vraiment savoir ce que vous pensez de tout cela. Sur ce, après ce petit pavé je vous laisse. Bonne lecture !
« -Harceler par Reus oui . »
« Akashi-kun de quoi est-ce que tu parles ? »
Les regards des deux anciens coéquipiers s'étaient retournés vers leur capitaine. Les paroles de ce dernier résonnèrent dans leur tête. Pour Kuroko, c'était l'incompréhension. Lui qui n'avait entendu ce nom qu'une seule fois et qui n'avait pas cherché plus loin. Il se doutait bien que son ami n'allait pas au mieux ,mais il n'avait jamais envisagé la possibilité qu'il puisse se faire harceler. Qui pouvait bien en vouloir à Kise Ryouta? Lui qui était si gentil envers les gens qu'il rencontrait, qui avait toujours veillé à ce que tout le monde aille bien dans leur équipe. Celui qui autrefois passait son temps à rigoler et à perturber l'entraînement au grand damne d'Akashi. De part sa profession de mannequin, il lui était déjà arrivé d'entendre des paroles peu agréables de garçon jaloux de son succès auprès de la gent féminine. Point qui faisait d'ailleurs sourire Kuroko qui avait eu mainte fois envie de leur dire que Kise n'était pas séduit par ses fanes et que son cœur avait déjà été volé par Aomine, ce qu'il s'était retenu de faire sachant qu'il fallait mieux garder cette information pour lui
Ce que ressentait Aomine en cet instant était tout autre. Kise venait de lui faire part de ce qui lui arrivait et il n'avait d'ailleurs pas encore réussi à digérer toutes ces informations. Il n'y parviendrait d'ailleurs sans doute jamais. Et voilà qu'Akashi leur annonça qu'il était au courant de ce qui arrivait au blond. Kise lui avait-il menti en affirmant qu'il était le seul à qui il lui avait tout révélé ? Ou bien le rouge avait découvert de son propre chef ce qu'il se passait alors que lui-même n'avait rien vu ? Lui qui était la personne la plus proche de Kise , la personne qui devait tout savoir et qui devait être là dans les moments difficiles.
"Et merde!"
"Aomine-kun" murmura faiblement Kuroko
"Comment ça se fait que tu sois au courant Akashi ?!"
"Daiki calme toi. Au vu de ta réaction je ne me suis donc pas trompé."
"Akashi !" Le bleu savait ce qu'il en coûtait de ne pas respecter les ordres de son ancien capitaine ,mais cette histoire le mettait hors de lui et il ne se contrôlait plus.
"Daiki j'ai dit calme toi. Ne t'avise pas de me désobéir une fois de plus. »
« Akashi-kun ? »
Akashi se racla la gorge avant de reprendre d'une voix sèche et dénué d 'émotions.
« J'aimerais que nous profitions de cet instant pour aider Kise comme il se doit, alors j'aimerais que tu me dises tout ce dont il a pu te faire part ainsi que tout ce que tu as appris par toi-même. Ne laisse rien de côté. »
Aomine lui raconta alors tout dans les moindres détails, son cœur se serrant au fil des mots pendant qu'il trahissait la confiance de Kise. Une fois son monologue terminé, il releva les yeux qu'il avait baissés avant de commencer et affronta le regard effrayé de Kuroko et celui d'Akashi qu'il ne pouvait analyser.
« Akashi, j'ai besoin de… Kise a besoin de ton... » Il ne put terminer sa phrase ,car il savait très bien qu'en allant plus loin il ne pourrait retenir ses larmes.
« Daiki, je vous l'ai dit et je vous le répète , je ne laisserais personne vous faire de mal »
Le bleu porta alors ses mains à son visage, le recouvrant totalement et il pleura. Simplement. Sans bruit, laissant juste les larmes s'en aller. Akashi lui laissa quelques instants pour se libérer de tout ce qu'il avait accumulé avant de reprendre avec la même voix qu'auparavant.
« Daiki, tu m'as bien dit que Ryouta avait reçu un message de Reus ce matin, c'est bien cela ? »
« ...Oui, c'est ce qu'il m'a dit. »
« Et tu m'as également parlé du téléphone, du sien, en morceaux sur la table hier soir ? »
« Oui ,mais je ne vois pas où tu veux en ve- » Et c'est à cet instant qu'il comprit ce qu'insinuait son ancien capitaine. Comment Kise avait-il pu recevoir un message sur son portable alors que ce dernier était hors d'usage ? Pourquoi lui aurait-il mentit à propos de reus ce matin-là. Cela n'avait aucun sens et il le savait très bien. « Qu'est-ce que tu insinues Akashi ? Que Kise m'aurait menti ? Mais pour quelles raisons ? Pourquoi est-ce qu'il irait jusqu'à inventer une fausse menace ? »
« Non, je ne pense pas qu'il t'ai menti. S'il t'a tout avoué hier soir c'est qu'il voulait ton aide et qu'il ne voulait plus être seul alors il ne prendrait pas le risque de te perdre. Je pense que la situation est beaucoup plus compliquée que ça. »
« Akashi-kun, est-ce que tu peux nous expliquer à quoi tu penses ? »
« J'aimerais bien Testuya, mais je ne veux pas prendre le risque de nous emmener sur un mauvais chemin. Je dois faire quelque recherches qui me conforteront ou non dans mon idée et si cela est concluant je vous ferai part de tout ce que je sais. Aomine à quelle heure dois-tu retrouver Kise ?»
Avant que le bleu ne réponde il y eu un moment de silence durant lequel Aomine et Kuroko se regardèrent voyant tout deux dans les yeux de l'autre la même peur, les mêmes inquiétudes.
« Je… vingt et une heure il me semble. »
« Je vois, cela ne nous laisse donc que peu de temps. J'aimerais que tu rentres le retrouver au plus vite, je ne pense pas que le laisser seul soit un choix très judicieux. Quand tu seras avec lui essaye de lui reparler des messages de Reus. Je sais que ce n'est pas agréable ni pour toi ni pour lui ,mais savoir ce qu'il se passera une fois que le compte à rebours arrivera à sa fin est d'une importance capitale. »
« Hmm, je ferais tout ce qui est en mon possible. »
« Merci. » Lui répondit alors son ancien capitaine dont les yeux scintillaient d'une étrange façon comme ci ce dernier était sur le point de pleurer. Pourtant, c'était ridicule de penser ça. Aomine n'avait jamais vu le rouge verser une larme même lorsque ce dernier avait pu ressasser de douloureux souvenir ou avait perdu un membre de sa famille. Non il ne l'avait jamais vu pleurer. Jamais jusqu'à aujourd'hui.
« Akashi... »
« Akashi-kun. »
Le rouge essuya son visage et ferma les yeux l'espace d'un instant. Lorsqu'il les rouvrit, la peur qui s'y trouvait auparavant avait désormais disparue laissant place à deux iris d'une couleur éclatante ne montrant aucun signe de faiblesse et de doute. Akashi était revenu.
« Tu ferais mieux d'y aller Daiki. »
« Ok, je te tiens au courant s'il se passe quelque chose. »
« Il en va de même pour toi Tetsuya, j'ai besoin de me concentrer et je ne peux pas le faire si tu es là. »
« Mais Akashi-kun c'est que... »
« Nous reprendrons notre activité lorsque toute cette affaire sera réglée. »
Le visage de Kuroko se teignit de rouge et il y porta automatiquement ses mains.
« Ce n'est pas ce dont je voulais parler Akashi-kun... »
Kuroko paraissait tellement gêné que cela fit rire Aomine qui ne fit rien pour être discret.
« Aomine-kun ! »
« Pardon pardon Tetsu, c'est juste que je ne te pensais pas comme ça. »
« Qu'est-ce que tu veux dire par pas comme ça. » murmura faiblement le joueur de Seirin pour que personne ne puisse l'entendre.
Akashi ramena ses deux camarades jusqu'à l'entrée et s'en alla s'isoler dans son bureau une fois qu'ils furent partis.
« Kise… qu'est ce qui t'a autant traumatisé ? »
Aomine reprit l'ascenseur en compagnie de Kuroko cette fois. Cela ne changea rien finalement puisque ce dernier encore rouge ne disait pas un mot.
« Eh Tetsu, tu peux parler tu sais. »
« Désolé Aomine-kun c'est juste que… par rapport à... »
« Pas la peine d'en parler si tu ne veux pas. » Lui répondit le bleu en lui ébouriffant les cheveux
Lorsque l'ascenseur arriva finalement au rez-de-chaussé les deux garçons en sortirent et avant qu'ils ne se séparent, le basané murmura lentement à l'oreille du joueur fantôme
« J'pensais pas que le sexe était si important pour toi. » Et il se mit à rire sans même essayer d'être discret. Le visage de Kuroko était à nouveau devenu carmin et le jeune garçon se tenait immobile.
« Je rigole Testu hein ! A plus ! »
Et il partit. Le grand sourire qui ornait son visage s'amenuisa au rythme de ses pas pour ne redevenir qu'une simple ligne inexpressive. Et il marcha ainsi un long moment. Il n'allait pas vite ,mais pas lentement non plus. Il savait qu'il devait se dépêcher, mais il ne pouvait s'arrêter de penser à ce qui l'attendrait en rentrant.
Le trajet fut aussi long que la première fois ,mais lui paru durer une éternité. Comment allait-il expliquer à Kise ce qu'il s'était passé ? Comment lui parler du téléphone ? Du compte à rebours ? Comment lui parler de tout cela sans le faire souffrir d'avantage ?
Le garçon ferma alors les yeux. Comment un gamin comme lui devait réagir, quels mots devait-il utiliser ? Cet âge là n'était pas fait pour ce genre de situation. Non il était fait pour profiter de la vie, pour profiter des derniers instants d'innocence qui se trouvaient encore en chacun d'entre nous. Il n'était pas fait pour tout ce qui lui arrivait. Il n'était pas fait pour toute cette souffrance. Pourtant, le garçon savait bien qu'elle était inévitable.
Un bleu profond se refléta dans la vitre lorsqu'Aomine affronta à nouveau la réalité à laquelle il ne pouvait tourner le dos. La voiture se stoppa . Ça y est. Il était rentré et prêt à faire face à ce qu'il serait confronté
« Kise ! J'suis là ! »
« Eh Kise ouvre moi il fait pas très chaud là ! »
« Kise ?! Kise ! »
« Ouvre cette porte putain ! »
« Kise ouvre cette putain de porte ! Ouvre moi ! Kise répond ! »
Aomine continua de marteler la porte lorsque celle-ci s'ouvrit laissant entrevoir un visage ravagé par la peur.
Une goutte
« Kise ! Mais qu'est-ce que tu foutais ?!
Deux gouttes
« T'imagines même pas à quel point j'ai eu peur ! »
Trois gouttes
« Je commençais à imaginer des choses horribles. »
Quatre gouttes
« Oi Kise tu m'écoutes ? »
Cinq gouttes
« Putain, qu'est-ce que t'as foutu ! »
Le basané se précipita à l'intérieur, attrapa un foulard qui se trouvait sur le porte-manteau et l'enroula autour du poignet de son amant. « Merde, merde et merde ! »
«Aominecchi... »
Tout en gardant le tissu appuyé sur la blessure, Aomine accompagna Kise jusque dans la chambre où il fit asseoir ce dernier.
« Kise, je vais aller chercher de quoi arrêter le saignement et j'ai besoin que tu maintiennes le foulard comme je le fais actuellement d'accord ? J'en ai pour quelques secondes seulement alors ne bouge pas. »
Le blond hocha la tête et Aomine se rendit dans la salle de bain. Il commença alors à chercher dans tous les recoins espérant trouver quelque chose pouvant l'aider. Il tomba rapidement sur une boîte de compresse qui n'était pas encore ouverte. Pourtant, alors qu'il avait en sa possession ce qu'il voulait, il ne parvenait pas à bouger. Il devait retrouver Kise, il n'avait que quelques pas à faire, mais son regard n'arrivait pas à se détacher d'un flacon des somnifères. S'en était trop pour lui et il laissa la panique s'emparer de lui. Il pleura. Il cria. Il était impuissant.
« Gomen Aominecchi ! »
Deux bras vinrent s'enrouler autour du torse du bleu et commencèrent à se resserrer lentement L'étreinte bien que faible avait un impact sans pareil. Les larmes d'Aomine se stoppèrent et il se retourna doucement.
« Baka ! Je t'avais dit de ne pas bouger. »
« Désolé, mais j'entendais tout et je ne pouvais pas attendre que tu reviennes et agir comme ci de rien n'était. »
« Si… j'ai bien réussi cet exploit moi... »
« Ce n'était pas de ta faute Aominecchi…. »
« Daiki. Appelle-moi Daiki. »
Son visage se rapprocha de celui de son bien aimé et leurs lèvres vinrent se réunir tendrement. Il s'écoula quelques secondes avant qu'elles ne se séparent à nouveau. Ce moment qui semblait figé hors du temps ne dura qu'un instant et la dure réalité les regagna lorsqu'Aomine vit le foulard maculé de sang qui reposait sur le bras du blond. Il l'enleva et le posa à terre, se moquant de la tâche qu'il y aurait. Il prit ensuite une serviette qui se trouvait à sa portée, l'imbiba légèrement d'eau et vint nettoyer le poignet de Kise. Il essaya d'enlever le plus de sang possible en évitant l'entaille qui traversait l'intérieur de l'avant bras du blond. Elle n'avait pas l'air trop profonde mais on ne pouvait pas dire qu'elle était superficielle non plus. Aomine appliqua alors, avec la plus grande attention une compresse puis deux avant de faire tenir le tout avec une bande qu'il scotcha par la suite.
« Kise, je… Pourquoi tu… Est-ce que ce connard te pousse à faire… ce genre de choses ? »
« Je… non. Je suis désolé Aominecchi… Je ne sais pas pourquoi… J'avais peur. J'étais seul. Je voulais fuir. Tu ne sais pas depuis combien de temps je rêve de me réveiller de me rendre compte que tout ceci n'était qu'un cauchemars et qu'en l'espace d'un battement de cils il s'évaporerait en ne laissant que nous deux, juste nous deux.
Ce fut cette fois-ci au puissant bras d'Aomine de venir s'enrouler autour du blond et seulement quelques mots furent prononcés :
« Je t'aime Kise. »
« Je t'aime aussi Daiki. »
_ Allô Monsieur Midorima ?
_Oui ?
_Akashi Seijuro à l'appareil, j'aimerais parler de Kise Ryouta et de ce dont je vous ai fait part il y a quelques temps de cela.
_Kise Ryouta, je vois. Que diriez-vous de me rejoindre à l'hôpital, je pense qu'une vraie discussion serait plus appropriée. Je ne sais pas si cela vous conviens ,mais je suis libre dès 22h
_Je suis également de cet avis. Je vous retrouverai donc à cette heure-ci. Merci de votre aide.
« Kise ? »
« Hum ? »
« Tu dors ? »
« Hum. »
« Kise ? »
« Hum ? »
« Non rien en fait. Rendors toi. »
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Promets moi. »
« Te promettre quoi ? »
« Que tu ne te feras plus jamais de mal. Que tu seras toujours là, que tu ne partiras pas avant moi. Tout ça, promets le moi. »
« Je te le promets Daiki. »
Aomine se redressa légèrement et vint se positionner au-dessus du blond. Il resta ainsi quelques secondes, son regard se plongeant dans le sien avant que ses lèvres ne vinrent dérober celle de Kise.
Le monde dont rêvait Kise était en train de se réaliser. Il n'était que tous les deux et il n'allait faire qu'un.
« Si tu savais à quel point je t'aime Kise, ça me rend fou. »
« Je ne peux vraiment pas lui parler du téléphone pour l'instant. Désolé Akashi. » Ce fut la dernière chose à laquelle pensa Aomine avant qu'il ne laisse ses désirs le gagner.
Akashi jeta un dernier coup d'œil à l'horloge avant de quitter son bureau. Il lui restait un peu plus d'une heure avant de retrouver le docteur Midorima ce qui lui laissait largement le temps de rassembler quelques affaires avant d'appeler un taxi.
La pièce dans laquelle il se trouvait était dans un désordre totale. Des dizaines et des dizaines de feuilles recouvraient bureau qui n'en avait plus l'apparence. Des piles de livre jonchaient le sol, la plupart traitant de psychologie.
Après avoir mis tous les documents dont-il allait avoir besoin dans une mallette, Akashi décida de quitter son appartement. Il ne mit pas longtemps pour rejoindre l'hôpital et arriva donc avec trente minutes d'avance. Même à cette heure-ci, les couloirs étaient animés par le va-et-vient des médecins. Le rouge s'assit alors sur l'une des chaises disposées le long d'une allée qui semblait peu fréquentée. Il relu une dernière fois les feuilles qu'il avait rassemblées pour les mémoriser à nouveau ce qui en réalité n'était pas nécessaire puisqu'il les connaissait déjà sur le bout des doigts.
Environ une heure plus tard, le docteur Midorime fit son apparition et se dirigea directement vers Akashi.
« Bonsoir monsieur Akashi, j'ai appris de part mes collègues que vous m'attendiez ici depuis un moment. Veuillez excuser mon retard, la réunion à laquelle je participais s'est éternisée. »
« Cela ne fait rien, et puis je dois avouer que je suis arrivé bien en avance. »
« Bien, je pense qu'il serait plus convenable d'aller dans mon bureau pour parler du dossier de monsieur Kise. »
Akashi acquiesça et ils se rendirent tout deux au lieu convenu. Le docteur veillant à bien fermer la porte pour que personne ne vienne. Après s'être tout deux assis, Midorima commença à sortir quelques papiers qu'il posa sur le bureau.
« Avant toute chose je dois vous faire promettre que vous ne divulguerez aucune information. Je ne devrais pas vous parlez de l'état de Kise, mais en raison des circonstances je fais une exception. Néanmoins non fils ne dois pas être au courant non plus. Je pense qu'il se doute de quelque chose, mais j'aimerais qu'il reste en dehors de ça. »
« Je comprends parfaitement et je m'engage à ne rien dire. »
« Très bien, nous pouvons donc commencer. »
Un bruit résonna dans la pièce ,mais nul de réagit. Le bruit s'intensifia ,mais personne ne bougea. La chambre semblait figée. On aurait pu se croire dans l'une de ces scènes que l'on voit au cinéma, lorsque tout est calme et que seul le bruit d'un rideau soulevé par la douce brise du vent trouble le silence. Ces scènes où tout le monde semble heureux même si ce n'est parfois que faux-semblant, celles où l'on ne se préoccupe guère du futur où l'on vit l'instant présent sans se soucier des conséquences de nos actions. Celles où l'on peut avoir le sentiment d'être en vie. C'était ce que Kise avait toujours imaginé. Vivre ne devait pas être si compliqué puisque les autres y arrivaient. Certes ce n'était pas toujours facile , mais ils semblaient si fort. Alors pourquoi lui n'y arrivait pas ?
« Kise ? »
« Oui ? »
« A quoi tu penses ? »
« Comment ça ? »
« Ça fait dix minutes que tu fixes le plafond alors je me demandais à quoi tu pouvais penser. Et ne me dit pas que tu ne penses à rien parce que sinon je vais commencer à flipper. »
Le blond se tourna vers son amant et le fixa sans bouger pendant un instant avec de laisser échapper un leger rire.
« Pardon Daiki, mais t'aurais vu ta tête , c'était trop tentant. »
« Ouais bon peut être, mais tu m'as toujours pas répondu. »
« Ah, je ne pensais pas vraiment… Enfin si, mais c'était pas intéressant »
« Mmh »
« Je te promet, et puis tu ne comprendrais pas de toute façon. »
« T'insinue quoi là ? Que je suis con ? »
« Mais non ! C'est juste que moi-même j'ai du mal à comprendre alors je doute que tu y arrives. Et puis même si t'es con je t'aime. »
Kise se tourna à nouveau vers Aomine, posa sa main sur sa joue et l'embrassa
« Est-ce que ça te fait toujours mal ? » demanda le bleu en lui effleurant le poignet.
« Non ne t'inquiètes pas. »
« Faudrait quand même que tu vois un médecin, juste pour être sûr que tout va bien. »
« S'il te plait Daiki, on peut arrêter d'en parler. »
« Je suis désolé, mais je peux pas faire comme si de rien n'était et puis-C'était quoi ça ?! »
Alors que les deux garçons étaient en train de parler, Aomine qui pouvait voir la fenêtre de là où il se trouvait cru voir une silhouette passer. Cela pouvait paraître anodin, mais l'endroit où ils se trouvaient était entouré d'arbres et il n'y avait que très peu de passage. A vrai dire il était tout à fait normal de ne voir personne pendant plusieurs jours et même s'il ne s'agissait qu'ici que d'un passant il n'y avait aucune raison que ce dernier soit aussi près de la maison de Kise.
« Qu'est ce qu'il y a ? » Lui demanda alors le blond effrayé par la réaction du basané.
« Non rien, j'ai cru voir quelque chose. J'ai dû me tromp-Mais c'est quoi ce bordel ! »
Non il ne pouvait pas y avoir d'erreur, il y avait bel et bien quelqu'un qui les observait. Aomine se précipita hors du lit et sortit dehors. Il continua avec le même rythme et se rendit près de la fenêtre où il était seul. C'est ce qu'il aurait pu croire si personne n'avait parlé.
« Eh bien, comme on se retrouve Daiki. »
Cette voix, il la connaissait. Il l'avait entendu pendant un long moment et il ne pouvait pas l'oublier.
« Shōgo... »
« Tu ne m'as pas oublié à ce que je vois, mais en même temps ce n'est pas étonnant. En revanche, ce qu'il l'est plus, c'est que t'ai réussi à baiser Ryouta. »
Les paroles de son ancien équipier et le sourire que celui-ci arborait poussèrent Aomine à bout qui se rua vers lui.
« Espèce d'enfoiré »
Voilà voilà ce chapitre est fini, j'espère vraiment qu'il vous a plu et je suis désolée d'avoir mis autant de temps. Je vous donne rendez-vous au prochain et dernier chapitre ! Je répondrai donc au commentaire en mp pour cette fois. Ah et je le redis ici aussi, n'hésitez pas à laisser un petit ou long message.
Je poste donc ici , comme d'habitudes les réponses aux précédentes reviews
▲ Lawiki : Tout d'abord merci pour ta review ! Alors oui, pleins de mystère mais j'aime bien ça donc plus y'en a mieux c'est (enfin pas trop parce qu'il faut quand même arriver à suivre.) D'ailleurs dans ce chapitre on en a encore un peu plus. Concernant la relation entre Aomine et Kise, ça me fait super plaisir de voir que tu trouves ça mignon. J'adore vraiment ce couple et je prends beaucoup de plaisir à écrire les scènes où ils sont tous les deux. En tout cas j'espère que ce chapitre va répondre ou aura répondu à tes attentes.
▲ Kagucactus : Bon allez là je m'attaque à la réponse de ta plus grande review qui m'a comme les précédentes fait énormément plaisir, mais je pense que le sais. J'ai du relire toute ta review avant de faire cette réponse pour n'oublier aucun détail. Pour la scène du téléphone, je l'avais déjà mise mais je ne savais pas si je la laissait et avec ton message je me suis dit que je n'allais pas l'enlever. Ensuite , pour Akashi, on le voit encore plus dans ce chapitre et puis il commence à être très important comme tu pourras le voir ( comme je sais que tu lis d'abord ma réponse avant le chapitre xD ) Pour la possible référence à Eyeshield alors là je dois te dire que c'est juste du hasard xD Concernant le décompte et de ta "théorie" (oui je vais appeler ça comme ça) sur le fait qu'il n'aurait peut être pas eu lieu si Kise n'en avait pas parlé à Aomine, je ne peux pas te répondre mot pour mot puisque normalement tu comprendras tout dans le dernier chapitre, mais je peux te dire que tu ne te fous pas totalement le doigt dans l'oeil ( ça t'aide n'est-ce pas xD) Ah oui et il y a encore du Akakuro dans ce chapitre *^* c'est pas grand-chose non plus mais bon. 1h10 pour écrire ta review O_o wow c'est énorme, mais je suis tellement contente quand je la lis que je te dirai de faire tout le temps pareil *^* (c'est un peu égoïste mais bon xD ) "déesse de l'écriture" - *gênée , c'est peut être un peu énormément beaucoup ,mais merci quand même ! *^* Et j'espère également que ça chapitre va autant te plaire que le précédant.
▲Laura-067 : Merci pour ton message ! Plus je lis tes messages et plus je me rends compte que les questions que tu te poses s'avèrent souvent vraies. J'espère qu'avec ce chapitre-ci j'en ai répondu à certaines les autres le seront sans doute avec le dernier chapitre. Et merci également pour message plus récent concernant la petite explication que j'avais faite. Comme tu peux le voir j'ai donc choisi de faire deux chapitres au lieu d'un grand, ce qui en effet est plus simple à lire.
▲ Luce 1999 : Oh ça me fait plaisir de voir que tu es revenue. J'espère que cette suite t'aura satisfaite, n'hésite pas à me le faire savoir !
▲ Petit chat : Un message de toi ici *^* , je ne sais pas si je t'avais répondu autre part ou pas , mais bon dans le doute je le refais ici. Et même si tu m'as déjà dit ce que tu as écrit ça me fait toujours autant plaisir , merci.
