Hello à toutes et à tous, il a été porté récemment à mon attention que certaines idées de mes drabbles avaient déjà été utilisées. Notamment en ce qui concerne l'apprenti sorcier et le cadeau (J'en ai été étonnée et vexée, lol, je croyais être la première à y avoir pensé !)
Je tiens cependant à préciser que mes intentions sont pures, re-lol, et qu'en aucune façon je n'ai souhaité plagier qui que ce soit.
Donc, pour ce dixième drabble, au cas où l'idée aurait déjà été exploitée, ben, je me console en disant que je le fais à mon tour, mais avec mes mots à moi.
C'est un peu le parallèle du drabble "Le cadeau".
Merci et bonne lecture.
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Joyeux anniversaire, Merlin !
Merlin poussa un long soupir.
La journée avait été positivement glorieuse.
Il n'aurait pas pu rêver de plus bel anniversaire.
Gaius lui avait offert un nouveau foulard, lui disant avec un brin de nostalgie dans la voix de bien profiter de sa jeunesse – elle s'enfuit tellement vite, Merlin ! – et Guenièvre lui avait fait essayer une nouvelle chemise, qu'elle avait elle-même confectionnée. Chacun de ses amis, même parmi les chevaliers, y était allé de son mot gentil et de son petit cadeau.
Merlin en avait été très touché.
Oui, la journée avait été quasi parfaite.
Excepté… un tout petit détail.
Sire Crétin, lui, n'avait pas daigné se souvenir de la date de naissance de son serviteur. Et ça, il fallait bien l'admettre, c'était dur à avaler.
Le magicien avait bien tenté de se dire que le roi était très occupé, qu'il ne pouvait pas tout faire, et encore moins se souvenir des anniversaires de tout le monde, il n'empêche que la pensée qu'il ait pu oublier un jour aussi important pour Merlin causait à celui-ci un gros, très gros pincement au cœur.
Le crépuscule tombé, ses amis ayant pris congé, Gaius laissa Merlin se retirer dans sa chambre, avec un faible sourire qui ne trompa ni lui ni son protégé.
– Il y pensera probablement demain, Merlin…
Deux heures plus tard, ledit Merlin, allongé sur son lit, contemplait silencieusement son plafond, incapable de trouver le sommeil.
Un coup bref contre la porte de sa chambre le tira de ses pensées.
– Entrez !
Il eut la surprise de voir celle-ci s'ouvrir sur nul autre que sa majesté en personne.
– Arthur ? fit-il, surpris, se levant d'un bond de son lit.
Le roi sourit.
– Désolé, Merlin, je n'ai pas pu me libérer plus tôt. Mes conseillers ne voulaient pas me lâcher, aujourd'hui. Sans compter que le messager qui devait m'amener ton cadeau vient tout juste de repartir.
– Mon… cadeau ?
– Bien sur, idiot. Tu ne croyais tout de même pas que j'avais oublié ?
Il tendit au jeune magicien un présent enveloppé dans du velours. Excité comme un enfant, Merlin déplia le tissu.
C'était un livre. Et pas n'importe quel livre, non. Un grimoire, intitulé « Sortilèges et Enchantements ».
Le sourire de Merlin se figea.
Le souffle court, il releva lentement la tête vers son souverain.
Arthur… connaissait son secret ? Arthur savait !
Il craignait soudain terriblement ce qu'il allait lire sur le visage royal. Mais ce dernier restait impénétrable, excepté pour le demi-sourire à la commissure des lèvres pleines.
– Joyeux anniversaire, Merlin. Au fait, tu devrais lire la dédicace…
Le jeune homme ouvrit lentement son livre. Sur la première page, l'écriture nerveuse du roi avait calligraphié ces quelques mots :
« Merlin, arrêtons de jouer à l'idiot et au crétin, ce jeu ne m'amuse plus. Veux-tu bien devenir le Magicien Attitré de la Cour de Camelot ? »
Merlin sentit soudain sa vue se troubler.
Ses yeux embués croisèrent le regard amusé du roi passé, présent et futur.
– Avec joie, Sire, répondit-il simplement.
