Deux chapitres d'un coup ( ou presque ). Je l'ai posté pour compenser le fait que mes deux chapitres précédents (chapitres 8 et 9 ) étaient trop court, en voilà un plus long qui, je l'espère, vous plaira...
Bonne lecture
Mi-décembre, le froid s'était installé à Poudlard. Partout où ils allaient, les élèves étaient emmitouflés dans de grosses écharpes. Le bal approchait très rapidement et les deux ennemis étaient on ne peut plus proches, presque comme des amis. Du moins lorsqu'ils étaient seuls, ils se parlaient. Les vacances allaient être bien méritée selon certain élèves, contrairement à quelques autres élèves de dernière année trouvaient que ce n'étaient que quelques semaines de répit avant de se replonger corps et âme dans les révisions, en vue de réussir leurs ASPICs. Pansy et Astoria couraient toujours après Drago, mais beaucoup moins ardemment qu'au début de l'année. Il ne les évitait même plus, il n'y faisait plus attention, ce qui déplaisait énormément aux deux jeunes filles... Hermione avait retrouvé petit à petit son humeur habituelle. Elle participait à nouveau pleinement au cours, peut-être était-ce dû au fait qu'elle avait retrouvé un peu de chaleur humaine auprès de son ennemi. Elle avait pu un peu se confier à lui, il l'avait écouté sans rien dire, il était surement la personne qui l'avait le plus écouté. Même Harry n'avait jamais été si attentif, il l'interrompait sans cesse. Jamais la jeune sorcière n'avait pu parler librement et sans être interrompue par quelqu'un, sauf avec Drago. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Tant de questions se pressaient dans sa tête. Elle était seule dans sa chambre et pensait, lorsqu'elle entendit un porte claquer, la porte de sa Salle Commune, était-ce Drago qui revenait ? Elle entendait des respirations saccadées, avait-il couru pour échapper au deux jeunes Serpentards qui lui courraient après ? Elle sortit de sa chambre pour voir ce qui se passait dans la Salle Commune.
- Drago, ça va ?
- Oui... je vais... bien, répondit-il en tentant tant bien que mal de calmer sa respiration.
- Qu'est ce qui t'arrive pour que tu sois à bout de souffle ?
- J'ai couru pour arriver très vite dans la Salle Commune.
- D'accord, je retourne dans ma chambre alors...
- Granger, attends !
- Oui, qu'est ce qu'il y a ?
- Est-ce que tu as un cavalier pour le bal ?
- Non, pas pour l'instant. Pourquoi ?
- Le professeur McGonagall m'as dit que les deux Préfets-en-Chef devaient y aller ensemble. Alors tu es obligée de venir avec moi, si tu comptais t'y rendre, bien évidemment.
- Avec toi ? Je ne crois pas, non, dit la Griffonne tout en pensant le contraire.
- Parfait, alors pendant le prochain week-end à Pré-au-Lard essaye de te trouver une tenue pas trop horrible...
- C'est bon Malefoy, je sais que je ne suis pas une icône de mode, alors cesse de me le faire comprendre chaque fois que tu ouvres la bouche. Sur-ce, je monte faire mes révisions...
...
La jeune femme monta les escaliers qui menaient à sa chambre, tout en repensant à la demande du Serpent, sentant exploser en elle un véritable volcan de joie, mêlée à de l'impatience. Oui, elle était impatiente d'aller à un bal avec son meilleur ennemi, situation qui, auparavant l'aurait exaspérée au plus haut point.
Pendant ce temps dans la Salle Commune, Drago était stupéfait par la façon dont Hermione avait cru à ce qu'il lui avait dit pour la convaincre, mais mieux valait ne pas de réjouir trop tôt, car au même moment la jeune femme redescendit de sa chambre et comme si elle avait lu dans les pensées de son homologue demanda :
- Tu est sur que McGonagall t'as dit ça, ce n'était pas une ruse j'espère, dit la jeune sorcière en levant un sourcil d'un air soupçonneux.
- Non, pas du tout, répliqua Drago, très peu convaincu par sa réponse.
- C'est bien ce que je pensais, tu m'as menti, tu m'as dit que c'était McGonagall qui te l'avait dit parce que je ne désobéis jamais à un professeur. Mais j'ai du mal à comprendre pourquoi tu veux aller au bal avec moi.
- Je veux y aller avec toi parce que j'ai appris à mieux te connaître et qu'aller au bal avec toi serait peut-être agréable...
- Aller au bal avec moi serait agréable ? Je te rappelle que c'est toi qui m'as traité de Sang-de-Bourbe en deuxième année et les années qui ont suivi !
- Je t'avais traité de Sang-de-Bourbe parce que j'étais avec Crabbe et Goyle et que si je te traitais comme quelqu'un d'égal à moi, les aurait incités à ne plus me suivre. J'étais avec eux car ils garantissaient ma sécurité, si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais bien voulu plus te connaître, ce qui s'est rendu possible cette année ! tonna le Serpent ayant perdu tout à coup son calme.
- Oh euh... excuse-moi, mais rien n'aurait laissé paraître que tu voulais mieux me connaître, déclara la jeune femme d'un ton gêné, avant de monter dans sa chambre, mais avant qu'elle n'ait franchi les dernières marche qui donnaient sur la pièce remplie de livre, de parchemins et d'autre matériel nécessaire à la Griffonne pour faire ses devoirs, que l'une des mains de Drago se referma sur son poignet, il la ramena en-bas des escaliers.
- Hermione, je te considère vraiment comme une amie, on n'a qu'a aller au bal en tant qu'amis.
- Oui, d'accord, si tu veux, mais ce que je veux dire c'est que c'est tout de même étonnant qu'en quelques mois tu me considères comme une amie et je ne suis pas sûre que se soit bon pour ta réputation de... enfin de... d'être ami avec une Née-Moldue... déclara la Préfète en baissant de plus en plus la voix et en regardant ses pieds.
- Granger, tu ne peux pas te taire une minute ? Demanda le jeune homme sur un ton d'agacement. Je veux être ami avec toi c'est parce que tu es intelligente, spontanée, tu es Hermione, et tu vaux vraiment la peine d'être connue par la société des Sang-Purs...
- C'est vraiment ce que tu penses, ou tu dis ça pour essayer de me déstabiliser ou me faire penser à Ron ?
Penser à Ron, pourquoi avait-elle dit ça, pourquoi fallait-il qu'elle pense encore à lui, ne l'avait-il pas suffisamment fait souffrir ?
Voyant l'état de la jeune femme, Drago s'approcha d'elle, lui releva le visage de façon à ce que leurs regards se croisent, et lui déposa un doux baiser sur les lèvres, ce qui fit éclater en lui toutes sortes de sensations inconnues à ce jour pour lui. Un feu d'artifice d'émotions. Il voulut prolonger ce moment, mais la Griffonne détacha ses lèvres de celles du Serpent, elle s'éloigna et monta dans sa chambre, essayant de chasser les derniers instants passés avec Drago, mais en vain, ce souvenir serait ancré au plus profond d'elle, à tout jamais...
...
À suivre...
