Coucou tout le monde !
Voilà le chapitre 10, à la date prévue (ça a été juste xD). Par contre, je passe en coup de vent pour poster le chapitre, et je ne peux pas répondre aux reviews, je suis pas là du week-end. Je suis vraiment désolée, surtout que vous avez été nombreuses à reviewer, et que j'aime pas ne pas répondre ! Mais bon, ça sera exceptionnel, je l'espère !
L'idée du changement d'Astoria ne plait pas à tout le monde, mais je m'en étais doutée. J'espère que vous ne serez pas trop déçues quand même. Si c'est le cas, désolée, mais je veux que l'histoire me plaise en premier lieu à moi, parce que je ne peux pas poster un truc dont je ne suis pas satisfaite,j'espère que vous me comprenez =D. Et pas de soucis, je sais où je vais ! xD
Donc voilà, merci énormément pour vos reviews, parce c'est dingue, j'en ai jamais eu autant ! Je suis super contente ! =D Donc bonne lecture j'espère, la suite jeudi prochain. D'ailleurs profitez-en, parce qu'en juin, les posts risquent d'être plus espacés, avec le bac et tout, et vu mes notes en philo, il parait qu'il faut que je m'y mette... xD
Enfin bref, bonne lecture ! =D
Chapitre 10
J'ajoutai le point final à mon devoir, avant de reposer ma plume en soupirant de satisfaction. J'avais vraiment eu une bonne idée en faisant ce devoir à l'avance. Maintenant, je me sentais libre, et j'allais pouvoir faire du shopping avec Nora sans avoir l'impression que j'avais quelque chose à faire après.
J'enfilai un jean et un pull noir, puis un trench coat de la même couleur. L'été était bel et bien terminé, et l'automne était froid. Une fois prête, je pus retrouver Nora au chemin de Traverse. Evidemment, celle-ci était en retard. Je l'attendis devant Fleury&Bott, regardant les gens passer. J'aimais bien le chemin de Traverse, et ça me faisait toujours bizarre de le voir à cette époque de l'année, alors que d'habitude, j'étais à Poudlard.
Un jeune homme passa en me regardant. Je le détaillai. Brun, les cheveux longs, il était plutôt mignon. Et il m'avait souri ! Je lui rendis un petit sourire timide, flattée. C'était agréable de se dire qu'on pouvait plaire.
Depuis le départ de Drago, un mois auparavant, bien des choses avaient changé. Tout d'abord, au niveau de ma promesse. Elle n'était plus pour ce crétin, mais pour moi. Parce que je me sentais mieux dans ma peau, et c'était tellement bien ! Je pense que c'était dû à un état d'esprit plus qu'à un réel changement, mais je mettais ça surtout sur le compte du régime qui marchait, et du fait que je plaisais plus aux hommes.
Nora me disait que je me sentais bien dans ma peau et que je souriais beaucoup plus, et que ça me changeait considérablement. Alors je l'avais crue. Et puis, avec six kilos en moins, j'avais un argument conséquent.
Ma meilleure amie arriva, emmitouflée dans son manteau, et me sourit. Ca faisait une semaine que je ne l'avais pas vue. Nous nous mîmes en route pour une boutique d'habits. Depuis que j'avais minci et que j'avais d'ores et déjà perdu une taille de pantalon, c'était très agréable de faire les boutiques. Et je ne comptais pas m'arrêter là !
« - Et avec Blaise ? Demandai-je en fouillant parmi les habits. Ca va toujours aussi bien ?
- Oui, répondit Nora en plaçant un pull devant elle. Enfin, entre nous deux, c'est super, franchement, il est génial, et je suis vraiment amoureuse de lui.
- Mais ?
- Mais il y a toujours cette fille, continua-t-elle tristement. Elle ne le lâche pas, je ne savais pas qu'on pouvait être aussi déterminé…
- Et vous vous cachez encore, du coup ? Demandai-je en passant un jean sur mon bras pour l'essayer plus tard.
- Oui, elle l'espionne, maintenant. C'est une véritable catastrophe de ce côté-là. J'ai dis à Blaise que ça ne me dérangeait pas d'essuyer les critiques, mais il a refusé.
- Evidemment, dis-je. Si elle continue de résister depuis autant de temps, ça veut dire qu'elle a l'appui de sa famille et qu'ils ne veulent pas lâcher un aussi beau parti que lui. Enfin, sa mère doit être derrière tout ça, puisque son père est à Azkaban. Ce n'est pourtant pas la meilleure attitude à avoir, pour moi.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Eh bien, si jamais Zabini arrive à rompre ses fiançailles, Caroline ne sera plus un beau parti, puisqu'on ne l'aura pas vue sous un jour avantageux, personne ne voudra d'elle, parce que la fortune des Rosier n'est plus très grande.
- Eh ben ! Tu parles comme une vraie petite sang pur ! S'esclaffa Nora.
- J'imagine que partager tous mes repas avec ma mère aura contribué à ça ! Répondis-je.
- Sûrement ! »
Puis, en riant, nous continuâmes à faire du shopping. L'après midi défila et, les bras chargés de sacs, nous nous arrêtâmes dans un café, où je commandai un chocolat.
« - Et Carter ? Me demanda Nora. Tu l'as revu ?
- Pas vraiment, dis-je. Je le croise, mais il m'a dit qu'il était débordé à cause d'un club de je ne sais pas quoi, et qu'il avait des tonnes de devoirs. Alors bon, c'est en suspens pour le moment. Mais on se voir, et je bavarde souvent avec lui.
- Il te plait ?
- Evidemment, mais c'est exclu, tu le sais bien. »
Nora m'offrit un sourire contrit et je m'efforçai de ne pas repenser à Carter. En fait, l'ayant beaucoup croisé, je n'avais pu qu'y penser. Il était charmant, vraiment adorable. Le seul problème, c'était qu'en pensant à lui, je me sentais coupable envers Drago. Je n'avais bien sûr aucune raison de penser ça, je le savais bien, puisque lui ne s'était sûrement pas posé la question. Et puis, je n'étais pas vraiment en couple avec lui, enfin pas sentimentalement en tous cas. Donc je ne pouvais pas ressentir ça.
J'avais beaucoup moins pensé à mon fiancé que ce que je n'aurais cru. J'en avais été soulagée. Mais j'y pensais immédiatement après avoir pensé à Carter. Et ce n'était pas normal. Pas normal du tout.
« - Tu vas mieux, ces derniers temps, constata Nora. Enfin, depuis la rentrée, où on a parlé de tout ça. J'ai bien vu que tu étais mal, ce jour là.
- Je vais mieux, dis-en souriant. Mais j'ai besoin de plus de changement. Tu comprends ?
- Oui, fit Nora. J'ai bien une petite idée, mais je ne sais pas si tu accepterais.
- Dis toujours, proposai-je. »
oOo
« - Merlin, Astoria ! Tes cheveux ! »
Je souris à ma mère qui me regardait, étonnée. Elle n'avait pas l'air mécontente, c'était déjà ça.
L'idée de Nora avait été géniale. Je m'étais étonnée de ne pas y avoir pensé. Quoi de mieux pour un changement visible que celui d'une nouvelle coiffure ? J'avais coupé mes cheveux. Mes cheveux bruns, d'ordinaire longs et ondulés. Je n'avais jamais osé les toucher, puisque tout le monde s'accordait à dire qu'ils étaient magnifiques. Mais là, c'était mieux. Beaucoup mieux. Je me sentais… Nouvelle.
J'avais un carré, maintenant. Un carré dégradé qui s'arrêtait au dessus de mes épaules, et si ma frange était habituellement en biais, je la portais désormais droite. La coiffeuse avait passé une lotion raidissante sur mes cheveux parfaitement lisses à présent.
« - J'avais besoin de changement, expliquai-je avec un air coupable à ma mère.
- C'est ravissant, fit-elle. Tu as bien fait. Tu devrais te préparer, tu es invitée chez ta sœur, ce soir.
- Ah oui, j'oubliais. »
Je lui souris puis montai dans ma chambre. Ce soir, ma sœur m'invitait chez elle pour la première fois. J'étais plutôt contente, la maison semblait vide sans elle. De ce que je savais, elle se plaisait bien chez Théodore, même si l'entente avec sa belle mère n'était pas des plus cordiales.
Je montai enfiler une petite robe noire qui s'arrêtait au dessus du genou que j'avais achetée avec Nora. Je me maquillai légèrement, assez pour donner une jolie allure, mais pas trop pour me transformer totalement. Je ne savais pas qui serait à ce repas, si je serais avec Daphné et Théodore seulement, ou juste Daphné, ou avec d'autres invités. Je mis des créoles en argent, puis une chaîne avec un A.
J'enfilai mon manteau par-dessus, il faisait froid dans les conduits de cheminée. Je descendis, et mon père, que je n'avais pas encore vu, me complimenta sur ma coiffure.
« - Je suis très contente de toi, me fit ma mère. Tu t'es pliée à ce que l'on attendait de toi sans protester, alors que je sais que tout n'a pas dû être facile.
- Merci. »
Evidemment que tout n'avait pas été facile. Finalement, ce régime était plus un mode de vie alimentaire qu'un régime, et une fois les habitudes prises, rien n'était plus simple. J'avais juste eu des habitudes très différentes de celles que j'avais aujourd'hui. Sinon, je me doutais bien qu'elle faisait référence aux cours de maintien que j'avais dû subir, vraiment subir. Là encire, je savais que c'était à cause de Drago. Je savais que Lucius Malefoy avait rapporté les paroles de son fils à sa femme, qui s'était empressée de trouver ma mère. Résultat, j'avais dû, en plus des cours, étudier le maintien, les bonnes manières et tout ça. C'était épuisant. Mais je ne pouvais pas me plaindre, c'était moi qui voulais étudier.
Je pris une poignée de poudre de cheminette, ignorant la remarque de mon père sur le temps que je mettais à passer mon permis de transplanage. Lorsque j'arrivai dans la cheminée de ma sœur, celle-ci poussa un cri. Je n'eus que le temps de sortir avant qu'elle ne se précipite sur moi.
« - Merlin ! Astoria ! S'exclama-t-elle. Tu es une bombe !
- Salut, Daphné, dis-je en souriant. Comment tu vas ?
- J'en reviens pas ! S'exclama-t-elle encore. Tu es belle ! »
Je souris, gênée par la spontanéité de ma sœur, qui avait l'air sincère. Elle n'était pourtant pas jalouse, comme j'aurais pu le penser, mais elle avait l'air contente. Et fière. C'était très touchant. Quant à elle, elle était très belle, comme toujours. Elle avait une robe verte, de la couleur de ses yeux. Elle était belle, avec ses cheveux longs qu'elle avait bouclés.
« - Astoria ? Fit la voix de mon beau frère. C'est bien toi ? »
Je me tournai vers ce dernier, qui, visiblement étonné, souriait. Je le saluai chaleureusement, et vis avec surprise la silhouette de Blaise qui se dessinait derrière lui. Je fus soudain inquiète : Caroline était-elle avec lui ?
« - Eh ben, si j'avais su ! S'esclaffa celui-ci. »
Je lui jetai un regard consterné, et Théodore éclata de rire. Je m'autorisai un sourire, alors que ma sœur nous faisait asseoir et qu'un elfe nous portait l'apéritif. Je demandai à ma sœur si celle-ci attendait d'autres invités.
« - Non, m'expliqua-t-elle. J'avais envie de quelque chose d'intime, j'avais invité Pansy mais elle n'était pas disponible. Et comme tu serais seule, j'ai demandé à Blaise s'il pouvait venir seul. Je ne crois pas que ça l'ait dérangé, ceci dit.
- Pas vraiment, concéda ce dernier.
- Tu ne nous diras pas pourquoi tu ne veux plus d'elle hein ? Demanda ma sœur d'un ton mécontent. »
Blaise croisa mon regard. J'eus l'impression qu'il cherchait à me dire de ne pas m'inquiéter, ou qu'il voulait me prouver qu'il ne trahirait pas Nora.
« - Désolé, fit-il. Mais tu le sauras tôt ou tard. »
Elle eut l'air contente. Mais manifesta sa frustration de ne pas savoir.
« - Voyons, Daphné chérie tu sais bien que je ne te dis rien pour que tu puisses continuer d'en parler avec Pansy. Je ne voudrais pas que tu n'aies plus de sujet de conversation à cause de moi. »
Elle lui décocha un regard noir qui nous fit tous rire. Finalement, je me sentais à l'aise avec eux. Je pense que l'absence de Pansy et Drago y était pour beaucoup. L'apéritif se déroula sans grand incident, puisque nous écoutâmes Daphné déblatérer sur telle ou telle personne. Pansy devait lui manquer pour ce genre de choses, puisque j'étais aussi passionnée par ça que l'étaient Blaise et Théodore.
« - N'empêche, fit ma sœur tandis que nous passions à table. Je n'en reviens pas comme tu as changé. C'est vraiment impressionnant.
- Merci, dis-je en rougissant. Tu t'y feras, j'espère.
- Ca te change vraiment, nota Blaise. »
En parfait gentleman, il tira ma chaise et m'aida à m'asseoir, tandis que Théodore faisait de même avec ma sœur. Ces deux là paraissaient mieux s'entendre. Enfin, j'en avais l'impression. Au moins, Daphné n'avait pas l'air malheureuse.
« - Mère a dit que tu suivais les cours de maintien, fit Daphné. J'y ai eu droit, moi aussi, je te plains !
- Merci, dis-je. C'est tout bonnement horrible !
- Je ne me rappelle pas que mes cours de maintien aient été si désagréables, observa Théodore.
- Parce que nous sommes des femmes, fit Daphné. L'enseignement n'est pas du tout le même.
- Exact, renchéris-je. Nous devons apprendre à tenir un dîner, l'organiser, la façon de se comporter avec ses elfes de maison, gérer l'entretien de la propriété, et puis toutes les règles de bienséance. C'est éreintant.
- Je veux bien le croire, approuva Blaise.
- Mais ma mère persiste à me faire travailler mon comportement en société. Apparemment, je ne suis pas prête.
- Je t'ai pourtant trouvée très bien, aux soirées, rassura Théodore. Et à moins qu'on se soit plaint de ta conduite, cet acharnement est inutile… »
Je ne répondis pas. Evidemment, Drago s'était plaint. Mais je ne pourrais pas leur dire, parce qu'ils étaient ses amis à lui, pas les miens.
« - Drago s'est plaint, hein ? Demanda Blaise.
- Non, ce n'est pas…
- Ca ne m'étonne pas, poursuivit-il. Mais il est vraiment de mauvaise foi. Tu te conduis très bien, crois moi. N'écoute pas ses reproches.
- Moi, je trouve que vous vous entendez plutôt bien, fit Théodore. Franchement, vos disputes m'étonnent. D'habitude, il perd son sang froid bien avant, et il ne laisse personne aller aussi loin.
- Mais je ne vais pas si loin que ça ! Protestai-je. Je ne lui manque pas de respect, je n'y peux rien s'il n'aime pas être contredit.
- Personne ne contredit jamais Drago Malefoy bien longtemps, expliqua Blaise. J'en sais quelque chose ! Mais ce qui est étonnant, c'est que toi, il te laisse t'exprimer. Bien plus que n'importe qui d'autre. A part ses parents, évidemment. Je pense que tu devrais considérer ça comme un privilège.
- Je vais mettre ça sur le fait que je n'ai pas été à Serpentard et que de ce fait je ne fonctionne pas comme vous, mais ce n'est définitivement pas un privilège si je me fais rabaisser dès que j'ouvre la bouche. »
Ils eurent tous un sourire entendu qui me révolta.
« - Elle est mignonne, commenta Blaise en rigolant.
- Hé ! Protestai-je.
- Tu es tellement innocente, railla-t-il encore. Vraiment, les Serdaigle sont si naïfs
- La ferme, Blaise, dis-je. Je crois me souvenir que tu es bien placé pour juger de la naïveté des Serdaigle. »
C'était bas, je le savais, de lui rappeler son attitude avec Nora. Je lui fis un sourire hypocrite, et lui en eut un ironique. Il leva son verre, avec un regard dans ma direction.
« - Touché, sourit-il.
- Est-ce qu'on pourrait m'expliquer ? Bouda Daphné. Pourquoi êtes-vous en train de partager une plaisanterie que je ne saisis pas ?
- Ce n'est rien, fit Blaise d'un ton amusé. Il semblerait juste que les leçons de ta mère sur le comportement en société soient en train de faire leur effet. »
Je m'esclaffai, et il m'imita, sous l'œil perplexe de nos hôtes.
oOo
« - Tu finis à quelle heure ? Demandai-je à Laurie.
- J'ai un cours de dessin jusqu'à 18h. Et toi ?
- Je finis à 16h. Je te dis au revoir maintenant, alors ! »
Elle me sourit et s'éloigna tandis que je me dirigeais vers mon cour.
« - Astoria, c'est bien toi ? »
Je souris à Carter qui venait à ma rencontre. Il paraissait étonné, et je m'inquiétai de savoir s'il était déçu.
« - Oui, c'est moi, dis-je avec un sourire.
- Tu es très jolie, complimenta-t-il. Tu étais très belle avant, cela dit.
- C'est très gentil, remerciai-je. Je suis contente si tu n'es pas déçu.
- Je serais fou si je l'étais, fit-il. Au fait, nous devons toujours déjeuner ensemble, tu te souviens ?
- Evidemment, dis-je. Tu en mets, du temps, d'ailleurs.
- Eh bien je me rattrape ! Que dis-tu de demain ?
- J'en serai ravie. »
Le sourire aux lèvres, je rejoignis mon cours. Je n'avais pas hésité, malgré tout ce que j'avais pensé jusque là. Malgré tous les risques que comptait une relation, j'avais dit oui. Mais je n'avais pas hésité. J'étais même satisfaite, et j'eus beaucoup de mal à me concentrer sur le cours. J'allais enfin déjeuner avec Carter.
oOo
Nous avions déjeuné ensemble toute la semaine. Et toute la semaine d'après. C'était purement platonique. Mais j'apprenais à le connaître. Et il était absolument charmant. Nous avions brisé la glace, et j'étais totalement à l'aise avec lui. Il m'aidait pour mes devoirs, me faisait rire. Il était très gentil. Mais il n'avait pas eu un seul geste ou une seule parole ambiguë. Si bien qu'au bout de deux semaines, j'en vins à me demander si je lui plaisais.
Tout le monde s'accordait à dire que j'avais changé, et que j'étais beaucoup plus jolie. J'avais encore perdu du poids, et j'en étais à deux tailles de pantalon. Personnellement, je pensais à m'arrêter là, mais ma mère voulait continuer. Etant donné que ce n'était pas un régime contraignant et que les pertes de poids s'espaçaient, j'avais accepté.
Mais alors, si j'étais beaucoup mieux, pourquoi ne changeait-il pas de comportement ? Pourquoi était-il si distant ? Il n'était pas distant à proprement parler, mais il n'était pas entreprenant non plus.
« - Tu m'écoutes, Astoria ? »
Je sursautai et jetai un regard d'excuse à Carter, qui but une gorgée de bièraubeurre.
« - Désolée, j'étais ailleurs, dis-je. Tu disais ?
- Que Samedi soir, il y avait une fête, et je te demandais si tu en avais entendu parler, et si oui, si tu allais venir.
- Ben m'en a parlé, admis-je. Mais je ne sais pas si j'y vais. »
Je me rappelais sans difficultés de la dernière soirée. J'avais surpris Drago en train d'embrasser une allumeuse au physique de rêve. Et puis Nora et Blaise s'étaient disputés. Et j'avais eu une belle gueule de bois le lendemain.
« - En tous cas j'y vais, j'espère bien t'y voir.
- Oh, tu espères que ta seule présence me fera changer d'avis ? Demandai-je en souriant.
- Eh bien oui, c'est plus ou moins ça. »
Il avait un sourire amusé, et il était vraiment mignon. J'eus honte de moi, mais j'avais envie de l'embrasser.
« - Eh bien je ne voudrais pas que tu aies de faux espoirs, alors… Je crois que j'y ferai un tour.
- J'espérais que tu dirais ça ! »
Je lui souris, et l'instant d'après, il reprit l'explication qu'il avait commencé un peu plus tôt.
oOo
« - Nora ! Tu es superbe ! M'exclamai-je. »
Celle-ci m'adressa un sourire ravi, et se serra encore plus à Blaise, qui nous accompagnait. Ils étaient tous les deux très beaux. Elle portait un pantalon blanc, un haut noir classe et des escarpins, et avait bouclé ses cheveux. Quant à lui, une simple chemise et un jean avaient sur lui un bon effet.
Ben apparut derrière eux, vêtu d'un jean et d'un pull noir. Je regrettai l'absence de Laurie, qui était chez sa sœur.
« - Vous n'avez pas peur de vous faire repérer, ici ? Demandai-je au couple.
- Non, j'ai pris mes précautions, répondit Blaise. Je me suis assuré qu'elle soit invité quelque part. Il faudra remercier ta sœur…
- Oh, la fameuse soirée féminine, c'était pour ça ?
- Plus ou moins, disons que ta sœur me devait un service. Bien sûr, Pansy et elles prévoient de la cuisiner.
- Je n'en doute pas, dis-je. En espérant qu'elle ne soit pas aussi naïve que les Serdaigle.
- C'est normal que je ne comprenne pas ? Demanda Nora. »
Zabini, lui, s'esclaffa, et nous fîmes notre entre à la fête, bondée. Heureusement que je n'avais pas fait de gros efforts de toilettes – juste un pantalon noir et un haut en soie vert – parce qu'avec tout ce monde, à moins de danser sur les tables, on ne pouvait pas vraiment se faire remarquer. De toutes façons, ça n'était pas ce que je voulais, et puis Carter ne semblait pas intéressé.
Cela ne m'empêcha pas de scruter la foule à sa recherche. Sans grand succès.
« - Tu le vois ? Demanda Nora.
- Non, mais je doute que ça change quoi que ce soit.
- Ne soit pas défaitiste, m'ordonna-t-elle. Tu es très belle, ce soir, et s'il ne le voit pas, c'est un crétin.
- Vous parlez de qui ? Demanda Blaise.
- Oh, de personne. »
Je jetai un regard significatif à Nora, qui comprit et se tut. Evidemment, Zabini était un des plus proches amis de Drago, et je n'allais pas détailler ma relation – ou plutôt mon absence de relation – avec Carter devant lui. Non, c'était hors de question.
Drago. Je n'avais pas pensé à lui depuis un bon moment. Et depuis que je déjeunais avec Carter, mon sentiment de culpabilité envers lui avait totalement disparu. Ce qui me rassura. Moi qui avait eu peur de ressentir quelque chose pour lui !
« - Astoria ! »
Il était là, et venait de ma gauche. Il salua d'un sourire mes amis avant de reposer son regard sur moi. Nora avait l'air ravi, Ben amusé, et Zabini intrigué.
« - Viens, je t'offre à boire, et ensuite je te fais danser, fit-il.
- Je ne te savais pas si prévenant ! Fis-je en riant.
- Tu me vexes, répondit-il d'un faux air contrarié. C'est pourtant l'une de mes nombreuses qualités !
- Il faut que je me fasse pardonner, alors. Et puis que je découvre tes nombreuses qualités. »
Avec un sourire, je pris la main qu'il me tendait, et adressai un signe à mes amis. Nora semblait stupéfaite, Ben aussi, et Zabini fronçait les sourcils. Carter m'entraîna vers le bar, et me tendit un verre. Je le remerciai, et en but une gorgée. Je ne savais pas ce que c'était, mais c'était délicieux.
Carter se rapprocha de moi. Sûrement qu'il voulait me parler, et c'était plutôt difficile avec la musique. Il s'approcha plus près, pour me parler à l'oreille.
« - Tu sais, je suis content que tu sois venue.
- Je suis plutôt contente aussi. Et puis, réjouis-toi, je suis là grâce à ta seule présence ! »
Merlin ! Comment j'avais pu dire ça ? Je n'avais vraiment honte de rien ! Il sourit.
« - Je suis content que ça soit le cas, fit-il. Tu sais, il y a un moment que j'aimerais te dire quelque chose, mais je ne sais pas m'y prendre…
- Montre moi, soufflai-je. »
Je ne savais pas s'il l'avait entendu. Sûrement, puisqu'il se redressa et me dévisagea. Il m'enlaça d'une main, et posa l'autre sur ma nuque. Mon verre à la main, je ne pus que poser une main sur son torse. Il approcha lentement son visage du mien.
Et il posa ses lèvres sur les miennes. Et sans hésiter une seule seconde, j'approfondis le baiser.
A suivre dans le chapitre 11.
Alors, ça vous a plu ? Une petite review ? Merciii =D
