I killed you because I loved you

Je t'ai tué car je t'aimais

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Chapitre 10

Envy continua à jouer avec les cheveux d'Edward. Il commença à se demander comment les choses allaient se passer à présent.

« Les autres vont-ils s'en prendre à Edward ? A moi ? Ai-je fait plus de mal que de bien ? » La vie d'Edward était complètement chamboulée. Plus rien n'était normal.

« Hey, Envy... Ça te dérangerait de réveiller Ed ? Le repas est prêt, et je ne veux pas qu'il mange froid », expliqua Alphonse, un soupçon d'espoir dans la voix. Il voulait qu'Edward prenne Envy en grippe et le foute dehors pour de bon, cette fois, ou soit au moins suffisamment en colère contre lui pour qu'Envy prenne de lui-même l'initiative de laisser son frère tranquille.

« Très bien. » Envy appréhendait la réaction d'Edward. « Hey, Ed... » Il secoua doucement son épaule. « Ed !

- Mmh ! » grommela l'interpellé en roulant hors de portée d'Envy.

« Oh, allez... ! Al t'a fait à manger !

- Mmh... » fit-il à nouveau.

« Si tu ne te lèves pas, je te gaverai de lait, espèce de crevette ! » menaça Envy à présent ennuyé.

« NOOOOOON ! PAS DE LAIT ! » s'étrangla Edward en sautant sur ses pieds d'un bond. « Hey... Attends une minute... QUI EST-CE QUE TU TRAITES DE CREVETTE TROP PETITE POUR REMPLIR UNE TASSE A CAFE ? » Edward se jeta sur Envy. Celui-ci tomba à la renverse sur le dos, et Edward lui envoya un coup de poing dans le bras. L'alchimiste, assis sur lui, les bras croisés, lui lançait un regard meurtrier. « Hmph... ! » lâcha-t-il en détournant la tête.

« Ed, viens manger », appela Alphonse.

Edward se leva et laissa Envy étendu par terre.

Envy frotta son bras, et entendit soudain un bruit cristallin provenir de la pièce avoisinante. Il se mit debout et se rendit dans celle-ci.

« JE NE VEUX PAS DE CE MAUDIT LAIT, AL ! » hurla Edward à son cadet. Des éclats de verre jonchaient le sol, et la brique de lait y déversait son contenu. Edward attrapa avec agacement quelques pancakes et se rua au premier jusque dans la salle de bain. Envy entendit la clé se tourner dans la serrure avant qu'Alphonse ne se remit à respirer, chose qu'il s'était retenu de faire jusqu'à lors. Il semblait peiné. Son aîné n'aurait pas dû passer ses nerfs sur lui.

« Il aurait dû déverser sa colère sur moi, plutôt », pensa Envy.

Le silence s'installa Alphonse, lui, nettoya la cuisine, et Envy s'assit sur le sol à nouveau, dans le salon. Il se tournait les pouces, imaginant quel serait son châtiment. Avec un peu de chance, Edward lui pardonnerait. Envy ne pouvait plus envisager une vie sans Edward. Il l'avait presque tué, et ne pourrait plus jamais tenter de se défaire de lui. Jamais, non, jamais. Même si Edward le chassait, il le suivrait, s'efforcerait qu'il lui pardonne jusqu'à ce que ce soit le cas. Envy était borné à ce point.

Alphonse ne laissa pas Envy disparaître de son champ de vision de toute la journée. Edward, lui, resta enfermé dans la salle de bain, et Envy bougea à peine. Alphonse, qui se demandait ce qu'Edward pouvait bien faire dans la salle de bain, toqua à la porte, seulement pour entendre son frère lui crier qu'il était aux toilettes. Évidemment, c'était complètement faux. Enfin... Sérieusement, qui y resterait TOUTE la journée ?

Envy décida de voir s'il pouvait faire sortir Edward de la salle de bain. Il toqua. Aucune réponse. Il toqua à nouveau. Aucune réponse.

« Ed ? » appela-t-il, inquiet. Il remua un peu la poignée. Edward ne lui hurla pas dessus. Ce n'était pas bon, ça. S'il avait hurlé sur son frère un peu plus tôt, il ne se serait pas gêné si c'était lui, pas vrai ? Il remua à nouveau la poignée. « HEY, ALPHONSE ! » s'exclama-t-il.

« Quoi ? » lâcha Alphonse d'un ton amer.

« Est-ce que Ed est encore dans la salle de bain ? » demanda Envy alors qu'Alphonse arrivait dans le salon.

« Ouais. Pourquoi ?

- Il ne répond pas du tout. Je m'attendais à ce qu'il me crie au moins dessus », fit Envy en lançant un coup à la porte, par-dessus son épaule.

Alphonse écarta Envy du passage et tambourina à la porte. « Ed ! Réponds-moi ! »

Pas de réponse.

« Envy... Il y a une fenêtre qui donne sur la salle de bain. Rentre par là pour voir s'il va bien. Utilise l'échelle dans le cabanon pour atteindre la fenêtre. Je te fais confiance une fois à l'intérieur, ne tente rien », déclara Alphonse sérieusement, en soutenant son regard.

Envy acquiesça et descendit l'escalier quatre à quatre jusqu'à la porte d'entrée. Il sortit en trombe et se rendit de l'autre côté de la maison, là où se trouvait la fenêtre de la salle de bain. C'était au dernier étage, et les stores étaient baissés. Envy ne pouvait strictement rien voir.

« Et merde », jura Envy. Il courut chercher l'échelle comme Alphonse le lui avait indiqué. Elle était ensevelie sous un tas de vieux trucs, qui firent prendre à Envy un temps monstre pour les dégager. A chaque seconde qui passait, Envy devenait de plus en plus anxieux. Que faisait Edward ? Etait-il seulement là-dedans ?

Il plaça l'échelle contre le mur et grimpa, manquant de tomber par tant de hâte. Il attrapa le rebord de la fenêtre et essaya, s'acharnant dessus, de l'ouvrir. Elle ne céderait pas. Était-elle verrouillée ? Il essaya à nouveau. Définitivement fermée. Envy commença à paniquer. Il ne savait pas quoi faire.

« EXPLOSER LA FENÊTRE ! » fut la première pensée qu'Envy aurait eue si cela n'avait pas présenté le risque que le verre soit projeté sur Edward. Ce ne serait pas génial, quand même. Que pouvait-il faire d'autre ? Il regarda à nouveau la fenêtre.

« Comment les cambrioleurs font-ils pour pénétrer par effraction chez les gens sans exploser les vitres ? Ah... J'ai pas le temps de penser à ça ! Ed est peut-être mort, ou que sais-je encore ! » Imaginer Edward, gisant sur le carrelage dur et froid de la salle de bain, grièvement blessé ou mort, lui nouait l'estomac.

Il prépara ses poings. Ça commençait à l'agacer. De ce fait, il ne mit pas longtemps à envoyer un coup de poing dans la vitre. Les jointures de ses doigts étaient à présent couvertes d'entailles, mais il ne sembla pas s'en rendre compte.

Envy écarta les stores de son chemin et jeta un regard circulaire dans la salle de bain.

« Où est Ed ? » se demanda Envy. « Si j'ai explosé une vitre avec mon poing pour rien, je vais commettre un meurtre. » Il pénétra dans la salle de bain. Edward n'était nulle part. « Attends... Le rideau de douche est tiré », remarqua-t-il. Edward s'était-il assoupi dans la baignoire ? Ça paraissait bizarre, mais plausible.

Il écarta le rideau de douche et manqua de s'étrangler à cette vue : Edward dormait, effectivement, même s'il semblait plus assommé qu'autre chose. Autour et sur lui, ainsi que dans la baignoire, des canettes de bière. Il s'en était envoyées plein, c'était évident ses vêtements en étaient même complètement trempés. Sa bouche était entrouverte, et de la bave coulait le long de sa joue. L'une de ses jambes pendait hors de la baignoire, sur le côté de celle-ci.

« Comment n'ai-je pu ne pas remarqué ça plus tôt ? Enfin... Sa jambe pend sur le côté de la baignoire, bon sang ! » Le placard près de l'évier était légèrement ouvert. Edward avait probablement sorti la bière de là. Envy devait s'en assurer. Il ouvrit le placard : il s'y trouvait un pack de 16 bières, à moitié vide. Edward avait bu huit bières ? En combien de temps ? Ça en faisait tellement, des bières... Avait-il bu avant qu'Alphonse ne toque à la porte après le déjeuner ? Ou avait-il commencé à boire dès le moment où il était entré dans la salle de bain ?

Avant de faire quoi que ce soit d'autre, Envy déverrouilla la porte et l'ouvrit pour Alphonse.

« AL ! TON FRERE EST SAOUL ET INCONSCIENT DANS LA BAIGNOIRE ! » hurla Envy dans le couloir. Il put entendre Alphonse courir dans les escaliers presque aussitôt.

« Bordel, mais qu'est-ce que... ? » s'exclama Alphonse lorsqu'il vit Edward dans la baignoire.

« Aide-moi... ! On doit le sortir de là », fit Envy tout en attrapant Edward par les épaules. Alphonse le rejoignit et attrapa les hanches de son aîné, qu'ils sortirent et posèrent sur le tapis de bain. Envy jeta toutes les canettes de bière à la poubelle tout en les comptant. Il y en avait huit. Alphonse avait déjà retiré le haut d'Edward et son pantalon, et les avait placés dans la machine à laver. Envy prit un gant de toilette dans le placard et le passa sous l'eau chaude.

Il essuya la bave qui coulait le long de son menton, et fit de même pour la bière qui recouvrait Edward, autant qu'il put. Envy eut à peine regardé Edward qu'il ne put s'empêcher de penser que l'odeur qu'il dégageait était infecte. Edward ne sentait pas Edward.

Pourquoi Edward ferait-il ça ? Envy ne savait pas. Edward n'était pas comme ça, il ne buvait pas beaucoup, et même, il n'avait jamais bu. La seule explication était qu'il était triste. En même temps, Envy l'avait presque tué.

En vérité, il était simple de comprendre pourquoi Edward aurait pu boire AUTANT. Il n'avait simplement pas pardonné Envy. Lorsqu'il se réveillerait, il serait certainement encore plus en colère contre lui et pourrait le frapper à nouveau.

Alphonse revint avec plusieurs vêtements propres pour Edward et, avec l'aide d'Envy, ils habillèrent celui-ci, puis l'amenèrent jusqu'à sa chambre pour l'allonger sur son lit.

« Envy, tu pourrais sortir et aller chercher ces trucs-là pour moi ? » demanda Alphonse à Envy en lui tendant liste de courses et argent.

« Bien sûr... » Envy avait l'impression qu'Alphonse voulait juste l'éloigner de la maison. Et d'Edward.

Une fois qu'Envy fut dehors, il inspira profondément. L'air frais sentait bon, il n'était pas saturé par les effluves nauséabondes de l'alcool. L'épicerie n'était pas trop loin s'y rendre ne lui prit pas longtemps.

Les objets sur la liste furent relativement facile à dénicher : du beurre, des œufs, du jus d'orange, du chocolats, des pommes, des poires, et du lait pour remplacer celui qu'Edward avait gâché. Il paya le caissier puis fit le chemin inverse, direction la maison.

Il n'était plus qu'à un pâté de maisons de celle-ci qu'il sentit que quelqu'un le suivait. Il se tourna personne. Il continua à marcher mais prit sciemment un mauvais chemin. Qui qui le suivît, il n'allait pas le conduire jusque chez Edward.

« Très bien... Qui que tu sois, sors de ta cachette et montre-toi, trouillard ! » Envy s'arrêta net dans une ruelle. Celle-ci était plongée dans l'obscurité Envy n'avait aucun moyen de deviner de qui il s'agissait avant qu'ils ne sortent de l'ombre.

« Envy... Pourquoi nous as-tu trahis ? Tu avais l'opportunité de le tuer, et pourtant, il est toujours en vie. J'ai du mal à m'y résoudre, mais nous allons devoir en finir avec lui, vu à quel point cela semble compliqué pour toi. » La voix de Lust éclata dans l'étroit lieu où ils se trouvaient.

« Envy, TU vas avoir des problèmes, t'imagines même pas. Lust, on peut jouer un peu avec lui ? J'en ai vraiment envie ! » geignit Wrath tout en sortant de l'ombre à son tour.

« Lust, Lust... ! Je peux le manger ? » demanda Gluttony en levant les yeux en direction de Lust.

« Pas encore, Gluttony », répondit-elle au petit et gros homonculus. « Je pense plutôt que nous devrions jouer un peu avec lui. Ce sera certainement divertissant.

- YEAH ! » s'écria Wrath avant de bondir sur Envy.


Je suis folle d'Edward quand on le confronte à du lait... Je devais en parler dans ma fanfic. Une fanfic sur FMA n'en serait pas une sans Edward et son lait... T_T

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DarkYaoi

Traduction : White Assassin