Chapitre 10 : seconde chance

Voilà, c'est l'avant-dernier chapitre de cette première partie ! Ce chapitre se déroule juste après que Mme Pomfresh ait donné à Harry une potion de sommeil sans rêve, après les révélations de Rogue et le déni de Fudge –voilà pour vous situer. Ce chapitre va être assez long et j'espère, vous laissera sur votre faim ! Bonne lecture !

Lorsqu'Harry se réveilla, il était allongé sur le lit de l'infirmerie. Tout d'abord, il fut incapable de bouger, il se sentait trop faible. Cette nuit sans sommeil lui avait fait du bien. Il n'était pas encore prêt à repenser à quoi que ce soit. Cependant, des images de son évasion du cimetière lui revinrent par flash. Il avait réussi à quitter le cimetière, agrippé au corps sans vie de Cédric et à Mary. Il se redressa brusquement. Il ne lui avait pas reparlé depuis qu'ils étaient de retour dans le château. C'était la seule chose dont il avait vraiment envie, plus que tout le reste : lui parler. Il attrapa ses lunettes et regarda autour de lui. Les autres lits étaient vides. C'est alors qu'il se rendit compte que Mary c'était endormit, la tête posée sur ses jambes. Harry la regarda attentivement. Elle portait encore la même tenue que dans le cimetière, ses cheveux étaient toujours en bataille et elle avait encore des égratignures sur le visage, mais elle semblait…entière. Il repensa à ce qu'elle avait dit dans le cimetière. C'était comme si ses derniers mois d'ignorances totales n'avaient pas exister. Il posa sa main sur la sienne. Pendant que Voldemort le torturait, l'idée lui était venu qu'il allait mourir sans pouvoir la toucher à nouveau. Ça lui avait tellement manqué de ne pas la toucher. Les doigts de Mary tressaillirent et elle sursauta.

-Oh, Harry, tu es réveillé ! s'exclama Mary, oh, je suis désolée, j'ai fini par m'endormir, je ne voulais pas que tu te réveilles seul…

-Ce n'est pas grave, sourit Harry, j'ai dormis longtemps ?

-Toute la nuit.

Harry essayait de deviner comment elle allait. Elle avait l'air parfaitement normal, fière, forte. Bien plus que lui. Il voulait lui dire tellement de choses. Mais les mots restèrent coincés dans sa gorge.

Mary s'était déjà redressée.

-Tu t'en vas déjà ? S'étonna Harry.

Il ne voulait pas qu'elle parte, pas si vite. C'était comme si il se sentait plus fort quand elle était là. Ce qu'ils venaient de traverser les avaient liés encore plus –si c'était possible. Il avait juste besoin d'elle. Harry se demanda si elle ressentait la même chose. Peut-être que c'était pour ça qu'elle voulait partir –pour ne plus être avec lui.

-Il faudrait peut-être que je me change et que je prenne une douche, expliqua Mary.

Elle c'était lever. Harry savait qu'il n'arriverait pas à la retenir. Elle inspira alors profondément.

-Harry…Il faut que je te parle…Est-ce que tu veux bien me retrouver ce soir à 21 heures sous le saule pleureur ? demanda Mary, enfin, si tu t'en sens capable.

Harry fronça les sourcils, songeant à la dernière fois qu'il était allé au saule pleureur, il l'avait vue avec Blaise. C'était donc ça. Elle allait lui annoncer qu'elle ne voudrait plus jamais être avec lui, que ce qu'elle avait dit dans le cimetière ne comptait pas, qu'elle l'avait dit pensant qu'elle allait mourir.

-Oui, répondit Harry.

Il avait du mal à la regarder dans les yeux, alors qu'elle quittait précipitamment la pièce.

La journée se déroula comme dans un brouillard pour Harry. Hermione et Ron restèrent avec lui durant la matinée, mais à midi, Harry se sentit capable d'aller déjeuner dans la grande salle. Pour la première fois depuis longtemps, Mary demanda si elle pouvait à nouveau manger à leur table et Harry accepta. Il avait l'impression que tous les élèves murmuraient à leur propos. Harry décida de les ignorer, il avait l'habitude. Durant l'après-midi, Harry fut reconnaissant à Ron et Hermione de ne lui poser aucune question sur ce qui c'était passer dans le cimetière, Harry ne voulait pas en reparler tout de suite. De même, il ne leur parla pas de son rendez-vous nocturne avec Mary. Tout de suite après dîner, Harry prétexta qu'il voulait se coucher tôt et s'en alla à son rendez-vous.

Lorsqu'il arriva, Mary était déjà là. Comme le soir de la coupe du monde de Quiddich –à des années lumières lui semblait-il, il s'arrêta pour la contempler. Sa chevelure blonde semblait briller sous l'éclat de la lune. Son cœur se remit à battre. Peu importait ce qu'elle allait lui annoncer ce soir, il sut qu'il voulait toujours être avec elle, ce qu'il c'était passer n'avait plus d'importance. Il était même prêt à l'attendre. Au milieu de ses heures sombres, Harry se surprenait à entrevoir la possibilité d'être heureux. Il s'approcha d'elle. Elle avait les traits tirés. Elle lui parut soudain vulnérable, jamais il ne l'avait vu aussi proche de l'effondrement.

-Tu es là, Harry.

-Bien sûr.

Il la regardait, hésitant à la prendre dans ses bras. Comme si rien ne c'était passer entre eux. Toute la colère qu'il avait ressentie contre elle avait disparu.

-Oh, Harry…

Elle se précipita dans ses bras. Harry la serra de toutes ses forces. Il luttait contre les larmes qui lui venaient. Elle était désormais la seule qui pouvait le comprendre, la seule qui savait vraiment ce qu'il avait vécu. Il ferma les yeux pour savourer son étreinte, sentir l'odeur de ses cheveux. Elle c'était agrippée contre lui et il sut qu'elle avait besoin d'être rassurée, de se sentir en sécurité, à nouveau.

-J'ai crus que jamais plus je ne te resserrerais dans mes bras, avoua Harry.

-Il n'y a que là que je me sente en sécurité.

Mary redressa la tête de son cou.

-Harry, je te dois des explications…

-Ne te sens pas obliger, Mary.

-Si. Je me suis promis que si…On s'en sortait, je te dirais tout.

-Viens, alors.

Harry s'assit contre le tronc du saule pleureur. Mary s'assit à côté de lui et il passa son bras autour de son épaule. Il voulait garder un contact physique avec elle.

-Lorsque Lucius à débarquer ce jour-là, je me doutais bien qu'il savait pour nous deux. Il m'a…fait du chantage. Il m'a dit que si je restais avec toi, il n'hésiterait pas à retrouver Sirius. Il sait qu'il est mon vrai père et il sait que l'on sait où il se cache. Je n'ai pas eu le choix, Harry, j'ai paniqué…

-Tu ne sais pas à quel point ça a été…Insupportable, la coupa Harry, de te voir tous les jours et de devoir t'ignorer. J'avais l'impression que je ne respirais plus le même oxygène, sans toi. Tu…Je n'en ai parlé à personne, à part à Sirius, il est le seul qui a compris que je me sentais vraiment mal. Enfin, je pense qu'Hermione savait quelque chose mais elle n'a pas cherché à en savoir plus.

Il s'interrompit. Il avait du mal à parler de la douleur qu'il avait ressenti durant cette période, habitué à tout garder pour lui.

-Ca a été dur pour moi aussi, tu sais Harry. Je te voyais…dépérir et je devais faire comme si de rien n'était. Il n'y a qu'à Dumbledore que je me suis confiée. Hermione savait que quelque chose n'allait pas parce qu'elle m'entendait pleurer tous les soirs et elle savait que ça avait un rapport avec toi. Je ne voyais pas comment faire pour arranger la situation.

-Je t'ai vu, dit brusquement Harry, un soir, tu étais ici, avec Blaise et…J'ai crus que j'allais devenir fou.

-Je savais que tu me suivais, Harry. Je m'étais dit que si tu pensais que j'étais avec quelqu'un d'autre, ça t'aiderais à plus facilement m'oublier. Mais je te jure qu'il ne s'est jamais rien passer avec Blaise. C'était une idée de Drago.

-Il est venu me voir, ce jour-là, pour me dire que tu n'allais pas bien et qu'il savait que c'était à cause de moi. Je n'ai pas voulus le croire.

-Il a bien caché son jeu, il m'avait promis qu'il n'irait jamais te parler, soupira Mary.

-Je ne pensais pas que quelqu'un me manquerais autant, Mary, c'était comme si j'étais…Vide de l'intérieur.

-J'ai faillis venir te parler une bonne centaine de fois, mais j'avais trop peur que tu me repousses.

-Jamais je n'aurais été capable de te rejetée, Mary.

Harry s'interrompit. Il fallait qu'il digère toutes ses informations, en plus de tout le reste.

-Je savais que ça finirais par s'arranger, que tu reviendrais à la raison. Je ne pouvais pas croire que tout était déjà terminé. Je regrette juste que ça se soit passé…Comme ça.

Il fixa ses yeux bleus brillants comme jamais. Il avait tellement eut peur de ne plus pouvoir les contempler.

-J'ai besoin de savoir…Est-ce que tu pensais tout ce que tu as dit dans le cimetière ? demanda Harry.

Mary posa sa main sur sa joue. Harry frissonna. Il avait presque faillit oublier la douceur de ses mains sur sa peau.

-J'ai pensée chaque mots de ce que je disais, Harry, répondit Mary, je peux te les répéter, si tu veux. Tu es…Tu n'es pas effrayer par le fait que je sois…Apparentée à Voldemort ?

Harry pouvait lire l'inquiétude dans ses yeux. Il n'avait même plus repensé à ce détail. Dumbledore lui avait expliqué que Voldemort aurait pu choisir Drago, mais qu'il l'avait choisi elle pour l'atteindre directement.

-Je me fiche complètement de qui peut être ta famille. Tu es…Ma plus belle rencontre, la meilleure chose qui me soit jamais arrivée, Mary. Quand je suis avec toi, j'oubli qui je suis, je me sens aimé pour ce que je suis, je me sens…Vivant. J'ai enfin l'impression d'être autre chose qu'Harry Potter, le survivant. Je me suis senti lié à toi avec Sirius, mais avec ce qui vient de nous arriver, tu es la seule qui pourra désormais comprendre, la seule à qui je pourrais vraiment me confier.

Harry s'interrompit. Il voulait la rassurer, qu'elle ait la certitude de son amour. Elle laissa échapper un soupir de soulagement.

-Je ne veux plus être séparé de toi, Harry. Cet été, j'irais vivre chez mon père, il est absolument hors de question que je retourne au manoir Malefoy, pas après que Lucius nous ait regardé dans ce cimetière sans sourciller. Dumbledore est d'accord avec ça, il pense que je pourrais me rapprocher de Sirius. Je veux que tu nous rejoignes le plus tôt possible.

-C'est la meilleure nouvelle de la journée.

Harry lui sourit. Elle lui rendit son sourire et il fut rassuré de voir qu'il pouvait encore la faire sourire.

-Est-ce que ça veut dire que…tu veux…Toujours de moi ? demanda Mary.

Il lui caressait tendrement les cheveux. Les gestes revenaient naturellement. Il ne pouvait plus détacher son regard d'elle, comme si c'était la première fois qu'il la voyait. Il allait ouvrir la bouche pour lui répondre, puis finalement changea d'avis, et comme sous le coup d'une impulsion, il prit son visage entre ses mains et posa ses lèvres sur les siennes avec avidité. Ce fut seulement à ce moment-là qu'il réalisa à quel point son contact lui avait manqué, à quel point elle lui faisait du bien. Mary répondit à son baiser, sa langue se mélangeant sauvagement à la sienne. C'était comme si il se sentait à nouveau vivant, comme si il réapprenait à respirer tandis que son souffle se mêlait au sien. Cédant totalement à son désir, il la fit allonger par terre et il roula au-dessus d'elle, la tenant fermement dans ses bras, sans jamais cesser de l'embrasser. Chaque seconde de ce baiser lui redonnait du courage, de l'espoir, l'envie de continuer à se battre. Elle était sa raison d'être, le pilier qui le tenait encore debout. Les mains de Mary lui caressait lentement son dos et lui provoquait des frissons de plaisir qu'il n'avait jamais ressenti jusque-là. Le baiser cessa lorsqu'Harry estima qu'il était repu. Il posa sa tête dans son cou et elle lui caressa les cheveux, protectrice. Il se remplissait les narines de son odeur.

-Je pense que…ça te vas comme réponse, répondit Harry.

-Oh, Harry…Tu m'as tellement manqué, soupira Mary.

Harry ferma les yeux. Il aurait été prêt à s'endormir, là, à la belle étoile, collé à elle.

-Je n'ai…Aucune envie de rentrer chez les Dursley, murmura Harry, enfin, encore plus que d'habitude.

-Je t'écrirais tous les jours, cette fois-ci, Harry, promit Mary, et je vais tout faire pour que tu me rejoignes rapidement. Je ne supporterais pas d'être trop longtemps loin de toi, je…

Harry la regarda. Il pouvait lire la panique dans ses yeux à l'idée qu'ils soient séparés. Il essayait de masquer sa propre peur. Il l'embrassa au coin des lèvres.

-Ca va aller, assura Harry, je serais vite là.

Mary hocha la tête.

-On devrait rentrer, Harry, non pas que j'ai déjà envie de ne plus être avec toi, mais…

-Tu es gelée, coupa Harry, je ne suis pas arrivé à te réchauffer.

-Pas encore, sourit Mary, tu étais en bonne voie.

Harry sourit à son tour, tout en l'aidant à se relever. Ils se dirigèrent vers le château, main dans la main, ensemble. Harry savait que les prochains jours qui s'annonçaient seraient sombres, que le retour de Voldemort aurait de terribles conséquences, mais ce qu'il savait aussi, c'était que tant que Mary avançait avec lui, il ne serait jamais seul.

Voilà, j'espère que ce chapitre vous as plu, même si vu le titre, vous vous doutiez sûrement qu'ils allaient se remettre ensemble ! J'espère que le baiser de réconciliation vous as plus également : sans trop spoiler, ça deviendra de plus en plus torride entre ces deux-là, mais j'essaierais de rester soft ! Bref, n'hésitez pas à donner vos avis dans les reviews, je serais ravie de vous répondre !