Amy Keira : Voilà le chapitre suivant, la miss… Avec un peu de retard… °se cache° Lol ! J'espère que tu vas aimer ! Bonne lecture !
Théalie : Merci… Quant à la maturité de Harry… Je crois que tu vas déchanter dans les chapitres suivants ! ' Mais Snape, lui, reste toujours aussi gamin ! lol Bises !
Black-sun : Merci ! Je suis très heureuse d'avoir pu te toucher. Je pense sincèrement que chaque suicide est un échec, à la fois pour celui qui le commet et pour les autres ! J'espère arriver à faire passer un peu de cette opinion dans cette fic ! Bises
Jwulee : Merci beaucoup !
Petite grenouille : Boh ! Ce n'est rien, pour le chapitre précédent ! Merci pour toutes tes gentilles reviews ! Bisous
Jenni 944 : Excellente réflexion ! La suite nous éclairera sur ce point ! mdr ! Bises
Archangel.gaia : Moi aussi, j'adore ce genre de fics, mais il n'y en a pas des masses ! Sniff ! Bises !
Nakuru Akisawa : Snape va t'il un jour réussir a etre " aimable" avec Harry(Nathan) oui non? Très bonne question… Nous verrons bien ! Bises
Chapitre 9: Première journée (première partie)
Qu'est-ce que je fais?
J'appelle.
J'appelle.
J'appelle.
Je ne sais pas qui j'appelle.
Qui j'appelle ne sait pas.
Henri Michaux, Jouer avec les sons
Depuis que Dumbledore avait expliqué son plan, Séverus Snape, honorable professeur de potions, ancien mangemort et espion était d'une humeur massacrante. Pourquoi? Pourquoi cela était-il tombé sur lui? Assis à proximité du foyer de ses appartements, il maugréait dans sa barbe (inexistante) et maudissait Dumbledore et l'autre imbécile (surnom choisit pour remplacer le nom de la personne en question puisqu'il e pouvait plus le prononcer).
Tout cela, c'était de leur faute! S'il avait de la chance, il mourrait d'un Avada Kédavra de son maître adoré lorsque celui-ci découvrirait la vérité. Mais Snape était de plus en plus persuadé que ses chances de survivre jusque là étaient des plus réduites: soit "Nathan" l'aurait assassiné bien avant, soit il aurait tué son fils et Dumbledore, dans une pulsion vengeresse, l'aurait réduit en bouillie, et plus si affinité. Quelque soit l'issue de cette mascarade, il y aurait de la purée de Snape au menu et cette idée était loin d'enchanté notre professeur adoré.
A la limité, en faisant d'énormes efforts, il aurait pu supporter la situation si ce n'avait pas été le Garçon-Qui-Etait-L'Ennemi-N°-1-Du-Seigneur-Des-Ténèbres qu'il avait été forcé d'adopter. Mais comptez sur Albus pour vous mettre dans des situations impossibles!
Evidemment, tout n'était pas de la faute du directeur car , si le Survivant n'avait pas décidé de se donner en spectacle, jamais une telle idée n'aurait germé dans le cerveau de Dumbledore. Et pourquoi le gamin avait-il fait cela? Aux yeux de Snape, il avait été bien clair: il ne voulait plus être 'Harry Potter'. Et pour cela, il faisait chanter le directeur en le menaçant de mettre fin à ses jours. Dans un coin de son cerveau, l'homme savait qu'il se trompait, seulement, têtu comme il l'était, il fit taire cette petite voix et chercha à l'oublier, ce qu'il parvint à accomplir avec assez bien de succès.
En tout cas, "Nathan" avait été pris à son propre piège: il était certain que l'adolescent aurait préféré continuer à être le Survivant plutôt que son fils et Snape aurait pu trouver la situation amusante –comme le faisait sans aucun doute Dumbledore- s'il ne s'était retrouvé à jouer le rôle du père. Merlin merci, il ne devait pas se montrer affectueux envers lui (cette seule pensée le rendait nauséeux) et pourrait se contenter, les premiers temps, d'être à peu près civil avec lui en public (en privé ce serait, bien entendu, une toute autre affaire). Plus tard, il devrait feindre un rapprochement, comme le lui avait ordonné le Seigneur des Ténèbres, mais il s'assurerait de bien faire comprendre à son élève que tout cela n'était qu'une comédie pour tromper les mangemorts, les élèves et les professeurs. En attendant, Nathan allait regretter son idée saugrenue !
°°°°°
C'était le premier repas consistant que prenait Harry et il regrettait, à présent, de s'être éveillé affamé. Jamais il n'avait connu pareil petit déjeuner. Cela dépassait de loin l'atmosphère lugubre et tendue des déjeuners chez les Dursley lorsque Dudley était au régime et pourtant, quelques jours auparavant, Harry aurait jugé cela impossible ; Il aurait même été prêt à parier son Eclair de Feu là-dessus. Mais, de toute évidence (et il avait l'extrême malchance d'en faire l'expérience en direct), de tels moments étaient une sinécure comparés à ce à quoi il faisait face ce matin. Snape, au réveil, semblait encore plus désagréable que durant le reste de la journée, si cela était possible. Harry se demanda brièvement si cette humeur particulièrement charmante lui était spécialement réservée ou s'il elle était habituelle. Dans ce dernier cas, il n'était pas étonnant que Snape soit célibataire. Il finit par se dire que les deux éléments se renforçaient mutuellement. Soupirant, il ignora les regards noirs et méprisants ainsi que les sarcasmes de son professeur., prit son couteau et tartina un nouveau toast de confiture d'orange avant de le manger, s'imaginant être en train de mastiquer Snape. Le déjeuner s'acheva dans cette ambiance pour le moins tendue, les deux antagonistes étant de plus en plus énervés l'un par l'autre. Snape ne supportait pas le manque de réaction de l'adolescent alors que celui-ci n'en pouvait plus de retenir ses répliques face aux propos cinglants de son professeur. Le repas était terminé lorsque l'adulte finit par verser la goutte qui fit déborder le vase.
-Oh, oui… Nathan, j'ai plusieurs nouvelles pour toi. Je suis certain que tu vas les apprécier. Tout d'abord, tu seras présenté aux professeurs qui sont venus pour l'enterrement de notre petit héros et qui ont choisi de rester au château. Tu as éveillé leur curiosité, hier. Peut-être tentaient-ils de déterminer s'ils avaient affaire à un garçon ou à une fille, je n'en sais trop rien, et, à vrai dire, je m'en moque (Harry serra les poings). Toujours est-il que tu leur confirmeras l'histoire suivante : ta pauvre mère m'avait caché ne pas être de sang pur et dès que j'ai appris la vérité, je l'ai quittée. Ta mère est morte il y a peu et Dumbledore t'a fait venir ici, à ton grand déplaisir comme au mien (Snape eut un sourire cruel)… Très bien, je suppose que tu es tout de même capable d'emmagasiner ces informations…
Harry s'apprêtait à rentrer dans se chambre quand Snape l'arrêta :
-Je n'ai pas terminé, imbécile !
Harry tressaillit en entendant cette appellation qui lui rappelait les Dursley.
-Dès cet après-midi, tu étudieras les potions avec moi trois heures par jours.
-Quoi ? s'exclama Harry en se retournant.
-Parfaitement, je ne laisserai pas mon soi-disant fils me ridiculiser par sa nullité en potions et, vu votre nullité en la matière, sept semaines à ce régime suffiront à peine à combler vos lacunes.
-Je me fous royalement de votre réputation, pr… père (Harry crut qu 'il allait mourir lorsque le sort l'obligea à dire cela). Il n'est pas question que je subisse vos cours en plus de votre présence ! J'en supporte déjà bien assez !
-P… Nathan ! Crois bien que si j'avais le choix, jamais je ne te donnerais volontairement des cours. L'idée de passer plus de temps que je ne le fais déjà en ta compagnie ne m'enchante pas le moins du monde ! De plus, si j'étais toi, je me réjouirais ! Grâce à cela, tu pourras avoir accès au cours de potion avancée et tu aura une chance de suivre ta chère formation d'auror.
C'en fut plus que Harry ne pouvait en supporter et il se précipita dans sa chambre, faisant claquer la porte derrière lui avant de jeter un 'silencio' sur la pièce et de hurler sa frustration. Il se défoula un bon quart d'heure avant de s'écrouler sur le sol et de fixer d'un regard vide le plafond. Il n'avait qu'une envie, se débarrasser au plus vite de Snape, mais cela semblait impossible. Une grande lassitude l'envahit, il se roula en boule et se mit à pleurer. Jamais, quoi qu'il ait pu penser la veille, il ne pourrait supporter un tel traitement longtemps.
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