Le téléphone se mit à vrombir.
« Hotchner, j'écoute ! »
« Patron, je le tiens ! J'ai coincé ce salopard ! »
D'un geste, le chef d'équipe fit signe à ses subordonnés de s'approcher et posa le téléphone sur la table, en mode haut-parleur.
« On t'écoute, Garcia. »
« Randall Carsson, un nom qui je trouve correspond très bien au personnage ! Il n'a pas vraiment de domicile fixe, quand il se montre sur un chantier, il donne toujours une fausse adresse… »
« Comme ça, il peut bouger plus facilement » fit sombrement remarquer Morgan.
« Et il a été employé sur un chantier dans chacune des villes où il y a eu des viols ! »
« Tu as autre chose ? »
« Rapport du psy, et croyez-moi, c'est pas élogieux ! Le patient est, je cite, obsédé par le contrôle et la domination de l'autre ainsi que par les pratiques sadiques. Ajoutez à cela qu'il y a eu au moins deux incidents impliquant des enfants qui lui ont valu l'interdiction de s'approcher de l'un d'entre eux. »
« Je doute qu'il l'ait respectée, cette interdiction » ironisa Rossi.
« Tu peux nous envoyer sa photo ? » interrogea Hotch.
« C'est comme si c'était fait, ô grand manitou suprême du FBI ! Votre fidèle servante le fait tout de suite, que vous puissiez vous lancer aux trousses de cet immonde visqueux ! »
Médusé, Powell fixa le téléphone comme si ce dernier allait s'envoler à travers le plafond en leur jouant l'hymne national américain.
« Elle est vraiment spéciale, votre analyste technique » lâcha-t-il.
Bien que la situation ne s'y prêtât guère, Morgan ne put retenir un rire.
« On sait. »
