Bonjour, je suis enfin de retour.
Merci pour vos review et je vais me dépêcher d'y répondre parce que ce chapitre va vous choquer, énormément. J'ai hésité à l'écrire mais bon...
Lila : Hey ! Merci d'avoir pris le temps de me laisser un commentaire, c'est très gentil de ta part. Merci aussi de m'ensevelir sous les compliments ! Je ne sais pas quoi dire, c'est vraiment adorable de ta part. J'aime beaucoup écrire et j'aime aussi les personnages de vampire diaries alors c'est assez facile d'écrire. Lorsque je suis passionnée par quelque chose, je vais y penser sans cesse. C'est justement ce qu'il se passe avec cette fiction. Je pense, je cherche des idées et des tournures de phrases pour que la lecture soit plus agréable et touchante. Alors lorsque je reçois des commentaires comme le tien, je me rends compte que ça marche alors ça me pousse à écrire encore plus. Merci beaucoup et j'espère vraiment que ce chapitre va te plaire. Bonne lecture et à bientôt, j'espère.
ella399 : Hey ! Merci pour ton commentaire. Oui, je mets en valeur le couple car je l'aime beaucoup mais dans ce chapitre...J'en dis pas plus ! Bonne lecture et j'espère, à bientôt.
Klaroline4ever : Hey ! Merci pour ton commentaire et avant de dire quoi que ce soit : je suis d'accord avec ton pseudo. Vive le Klaroline ! Bref ! Ma petite Klaroline-Stebekah-Forever...Comment te dire que tes efforts pour me laisser un commentaire sont adorables ? Merci merci merci ! Je vois que mes flash-back sont adorés, je suis très contente de l'apprendre. C'est la partie que je préfère écrire car je peux vraiment faire ce que je veux, je peux créer leur passé et ainsi modifier leur présent, c'est énorme ! Pour le Stebekah, attends encore quelques chapitres et ta patience va être très très bien récompensée. J'aime beaucoup ce couple et je préfère prendre mon temps que le saboter. Je vais vite avec le Kennett car je sais déjà ce que je veux, les répliques, la situation...bref, je suis certaine avec ce couple contrairement au Stebekah. Rebekah a besoin d'amour et je n'ai pas envie de tout précipiter. Elle a besoin de temps ! Pour la vengeance, je sais qu'elle est très "nulle" mais ne t'inquiète pas, ils ont pas dit leur dernier mot. Je dois terminer le "morceau Hayley" pour commencer une nouvelle partie de mon histoire. Dans quelques chapitres, Hayley ne sera plus un problème. Oui, Kol abuse beaucoup x) Quelle idée de voler la mascotte roh ! Kol et Bonnie...J'essaye de les rendre adorables et mignons ensemble et je suis contente que ça marche, du moins pour toi. Merci encore et je te souhaite une bonne lecture, bisou !
lydista : Wahou ! Merci beaucoup pour ce magnifique pavé x) J'ai adoré le lire et je suis impatiente de te répondre. Oui, au début, j'ai hésité à écrire cette fiction. Je pensais que les personnages étaient dénaturés, inintéressants puis je me suis prise au jeu et voilà où j'en suis ! J'essaye de garder leurs comportements de départ mais en atténuant certains côtés. Le sadisme de Kol, le besoin de reconnaissance de Caroline, l'égoïsme de Katherine...Bref, j'essaye de les rendre humains sans pour autant ôter leur côté "surnaturel" qui existe dans la série. Katherine est très humanisée dans ma fiction, je l'avoue. J'écris son personnage avec mon instinct, je ne prépare jamais rien avec elle. Ce que vous lisez n'est pas retravaillé lorsque Katherine parle, c'est...bizarre. Elena n'est pas comme dans la série, elle est vraiment douce et "gentille". Dans la série, elle est pareille mais son nombrilisme (inconscient) agace beaucoup. Alors que là, ses amis et Damon sont les choses les plus importantes dans sa vie. Puis elle a encore sa famille, c'est un point à ne pas oublier. Caroline aime se faire remarquer mais pas comme ça, l'attention doit être "méritée". Après quelque chose d'incroyable ou quelque chose comme ça, pas pour sa beauté ou son aura. Mikael est différent aussi. Ma fiction change le plus possible les personnages mais en gardant certains de leurs côtés. Pour les flash-back, ne t'inquiète pas, ils vont arriver. J'ai encore plusieurs chapitres à écrire avant la fin de ma fiction. Et pour Esther, je ne dirai rien x) J'attends le chapitre "spécial". Voilà, je te souhaite une bonne lecture et encore merci. Bye !
Voilà voilà. Je vous laisse donc avec le nouveau chapitre. Il est différent, très différent des autres. C'est un chapitre qui va commencer à clore la partie "Hayley". Cette partie va se terminer dans deux chapitres et c'est le chapitre le plus important, celui qui va changer votre regard sur certains personnages. J'ai hésité à écrire ce chapitre, moi qui adore l'idée d'un monde parfait et tout beau. Préparez vous à détester un personnage principal, vous allez le haïr.
Bref, pas d'amour ou de baisers gluants ! Pour aujourd'hui, c'est un chapitre avec de l'amitié, des petites disputes amicales et enfin, un "choc". Pas encore d'Elijah en vu mais vous inquiétez pas, ça va arriver. Je suis qu'à ma première partie, il m'en reste encore deux (donc environ 20 chapitres). Je vous souhaite une excellente lecture et j'espère lire vos commentaires.
Bonne lecture.
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Le silence, un doux silence s'était installé dans l'immense manoir des Mikaelson. La pluie glissait sur les fenêtres, créant une douce musique qui enchantait les adolescents. Rebekah somnolait dans sa chambre, Kol lisait et le seul couple de la maison se reposait, collé et amoureux. Une douce bulle que personne ne voulait, n'osait briser. Puis, un cri, un violent claquement de porte. Une paire de baskets glissa sur les escaliers, un nouveau hurlement.
«- Caroline, ne part pas. Tu n'as pas le droit.
-Laisse-moi.»
Rebekah sauta sur ses pieds, entendant dans la voix de sa meilleure amie une souffrance silencieuse, muette. Elle attrapa un gilet, ouvrit sa porte et tomba nez à nez avec son jumeau. Kol la regardait, lui demandant une explication. Elle haussa les épaules avant de courir vers la porte d'entrée grande ouverte. Les deux adolescents s'arrêtèrent, choqués.
«- Arrête de fuir.
-Je te fuis Nik'. Je ne veux plus te voir.»
Caroline se retourna vers Klaus, quelques cheveux se collèrent contre ses joues trempées. Elle avait caché ses mains dans les poches de son gilet, ses baskets étaient remplies d'eau. Son corps était tremblant, à cause du froid mordant. Klaus était immobile, choqué. Il ne pouvait pas croire ce qu'il se passait. Il avança d'un pas, hésitant, et murmura, doucement :
«- Tu me quittes ?
-Oui.
-Tu me quittes ? Hurla le jeune homme, fou de peur.
-Tu as compris Nik'.
-Tu n'as pas le droit, je te l'interdis !
-Tu n'as aucun droit sur moi Nik', tu l'as trop souvent oublié.»
Caroline recula de quelques pas, secouée par ses pleurs. Elle lança un regard vers ses deux meilleurs amis, paralysés sur le seuil de la porte. Rebekah mit une main sur sa bouche, ne pouvait imaginer leur séparation. Son frère allait mourir de chagrin, tout comme Caroline. Kol esquiva son regard, sachant parfaitement qu'il devra faire un choix. Il ne pourrai plus s'amuser avec Caroline et vivre avec Klaus, son frère en souffrirai trop. Kol avait décidé.
«- Tout est terminé.
-Fais ce que tu veux siffla Klaus.»
Caroline tourna les talons et marcha vers le portail fermé, impatiente de partir. Elle ne pouvait plus supporter le regard brisé de Klaus. Elle ne pouvait plus supporter de voir ses lèvres qu'elle ne pourra plus jamais embrassé, ses yeux qu'elle ne pourra plus admirer, ses cheveux qu'elle ne pourra plus ébouriffer. Un cœur qu'elle ne pourra plus jamais aimer. C'était douloureux, plus qu'elle ne le pensait. C'est à cet instant que Caroline se rendit compte de la puissance de leur amour. Mais ils ne pouvaient plus continuer, terminé.
Il n'existera plus rien entre eux. Un néant, un fossé qu'ils ne pourront plus jamais traversé. Il n'aimera plus cette petite blonde surexcitée et elle n'aimera plus ce blond mystérieux.
Caroline essuya ses larmes, le cœur aux bords des lèvres. Si elle pouvait, elle sauterait dans ses bras pour l'embrasser, des heures entières. Mais ce n'était pas bon, ils s'aimaient trop. Ils étaient jeunes, trop jeunes pour un amour aussi passionné. Même Klaus le disait mais avec fierté. Fier d'aimer une fille avec plus d'amour que n'importe qui, fier de l'aimer elle.
«- Caroline ! Hurla Rebekah en courant sous la pluie.
-Quoi ?
-Si tu ouvres ce portail, si tu pars, si tu nous abandonnes...Ce sera pour toujours. Jamais plus on ne pourra t'aimer. Si tu quittes Klaus, tu nous quittes aussi.
-Tu ne comprends pas.»
Assis sur le sol trempé, le jeune homme leva la tête. Pour la première fois, il entendit la voix de Caroline perdre de sa confiance. Elle hésitait, il reprenait enfin espoir, délicieux espoir.
«- Non, c'est toi qui comprends rien Caroline. Tu ne comprends pas que Nik' t'aime plus que n'importe qui. Qu'il t'offre son amour sur un foutu plateau d'argent depuis des un an et que maintenant, tu lui balances au visage parce que tu te sens pas prête pour ça. Arrête de te voiler la face, tu l'aimes et tu l'aimeras toujours. Tu souris pour tout et ris pour rien à ses côtés. Il peut pleuvoir, neiger, le monde peut s'écrouler que tu t'en moquerai. Pas vrai ? Alors arrête de vouloir rejeter tout ça, arrête de le rejeter. Retourne-toi Caroline hurla Rebekah, au bord de l'hystérie.»
Caroline se retourna, comprenant que ne pas écouter la jeune adolescente ne ferait qu'empirer la situation. La situation qui dégénérait complètement, à son plus grand désespoir. Elle devrait être dans sa chambre à cet instant, cachée sous des dizaines de couettes, en larmes et complètement brisée. Mais non, elle se retrouvait sous la pluie, disputée par une adolescente plus jeune qu'elle. Saloperie de journée pensa Caroline.
«- Arrête de parler Rebekah, s'il te plaît demanda la jeune femme.
-Va t'en petite sœur lui souffla Klaus, ne t'inquiètes pas.
-Moi, je serai toujours à tes côtés.
-Je le sais, je le sais depuis toujours.»
Rebekah sourit doucement, se dirigea vers le manoir et emmena Kol avec elle.
«- Écoute moi Caroline.
-Non.
-Tu es obligée de m'écouter.
-Et pourquoi ?»
Klaus leva sa tête vers le ciel couvert, se demandant comment ils s'étaient retrouvés ici.
«- Parce que je t'aime et que je ne veux pas te perdre. Je suis si égoïste, je préfère que le monde s'écroule que te perdre. Je préfère mourir que te voir avec quelqu'un d'autre. Parce que je t'aime depuis des années. Je t'ai aimé dans ta petite robe bleue d'enfant, dans ta tenue de bal, la couronne de reine sur ta tête. Je t'ai aimé avec chaque seconde, de chaque jour. Un peu plus à chaque instant, je t'aime tellement que si tu ouvres ce portail, je partirai. Je partirai loin de toi parce que je ne peux pas te voir avec un autre. Tu n'as pas le droit.»
Caroline se tourna vers Klaus, essayant de cacher sa douleur. Elle secoua la tête, ses cheveux restèrent collés contre ses joues et ses épaules. Sa main ouvrit le portail, il grinça lentement, cachant le soupir brisé de l'adolescent. Le doux espoir qu'il avait nourri disparaît. Caroline le laissait, elle ne voulait plus de lui. Klaus resta assis sur le sol mouillé, se demandant comment il pouvait la laisser partir. Puis, il comprit que son bonheur à elle était beaucoup plus important que le sien. Même si elle s'en moquait, même si elle partait.
Caroline avança d'un pas, d'un seul et unique pas avant de le refermer rapidement. Elle se retourna avant de partir en courant vers Klaus, toujours assis sur le sol mouillé du manoir.
«- Tu restes, pas vrai ?
-Oui.»
Elle s'accroupit, embrassa ses lèvres mouillées avant de se laisser tomber sur lui. Ils se retrouvèrent couchés à même le sol, perdus dans un baiser enflammé. La pluie continuait de tomber sur eux, ils s'en moquaient. Parce que ils avaient eu peur, tout les deux. Peur de s'aimer loin de l'autre, séparés par un fossé si douloureux à supporter.
Debout devant la fenêtre de sa chambre, Rebekah fit signe à Kol de s'approcher. Les deux adolescents se regardèrent un instant, fiers d'avoir empêché le pire. Surtout Rebekah. Le jeune Mikaelson sauta sur le lit de sa sœur, croisa ses jambes et lui lança, distraitement :
«- Je t'avais dit qu'elle ne partirait pas.
-Tu avais raison murmura Rebekah, je l'ai vraiment cru.
-Regarde-là, elle complètement folle amoureuse de notre frère.»
Ils étaient fous amoureux.
La maison des Gilbert était très simple tout en se démarquant des autres. Elle était de forme commune, un toit identique aux autres et des fenêtres d'un bleu pâle. Elle était cachée par quelques immenses arbres, déjà sur la propriété lors de l'achat, et une vieille balançoire traînait dans un coin du jardin. Jeremy, le petit frère d'Elena, l'avait cassé lors de son dernier anniversaire. Trop saoul pour réfléchir correctement, il avait lancé un pari stupide. Personne ne savait lequel, même lui. En parlant de lui, l'adolescent ouvrit la porte d'entrée et couru jusqu'à la jolie décapotable qui attendait devant le portail. Des rires, des embrassades puis la voiture disparut, laissant derrière elle un magnifique nuage noir. Madame Gilbert soupira.
«- Il n'a même pas mangé son petit-déjeuner.
-Ne t'inquiète pas mon ange, Jeremy a prit quelque chose à manger.
-Oui mais j'ai préparé un plat pour lui gémit Miranda.
-D'après la veste qui se trouve sur le canapé, Damon sera là pour savourer ton repas.
-Toujours ensemble ces deux là...
-Ils me font penser à nous souffla son époux, souriant.
-Si tu le dis rit Miranda, amusée.»
Elena dormait toujours, cachée sous sa couette et ses coussins. Ses cheveux bruns formaient un chignon mal fait, sûrement défait pendant sa nuit agitée. Après le repas de famille, elle n'avait pas réussi à dormir. Sa grand-mère n'avait pas cessé de parler de sa mort, certaine de devoir quitter ce monde dans pas longtemps. Miranda avait hurlé à sa mère de se taire, ne pouvant imaginer sa vie sans elle. Tatia n'avait rien écouté et avait continué de parler.
C'était pour ça que Damon dormait dans sa chambre, couché sur un matelas de fortune. Par respect pour les parents, le jeune homme n'avait pas voulu dormir avec Elena. Il n'était pas chez lui et ne voulait pas faire mauvaise impression. Il se tourna sur le côté, somnolant.
Ils avaient discuté toute la nuit avant de tomber de fatigue. Elena avait oublié sa mauvaise soirée et Damon, son repas familial. Son père, Guiseppe, s'était comporté comme un idiot. Il avait ignoré les problèmes de sa femme, énervant ses deux fils. Stefan était parti au cinéma avec des amis et Damon chez Elena. Quant à Lily, elle s'était réfugiée chez les Adams.
«- Elena murmura l'adolescent, enfin réveillé.»
La jolie brune grogna, toujours la tête cachée dans ses couettes. Damon ne pouvait voir que ses jambes, il les poussa avec son bras. Elena grogna une nouvelle fois, énervée d'être réveillée. Elle avait besoin de sommeil, elle était certaine d'avoir d'énormes cernes.
«- Princesse, lève-toi !
-Laisse-moi dormir Damon.
-On a cours !
-Et alors ? Laisse-moi dormir ou je te frappe.
-Comme si tu pouvais me faire mal.
-Ouvre encore une fois la bouche et je te fais souffrir.»
Damon se laissa tomber sur son coussin, soupira avant de sourire. Il sentait la bonne odeur de pancakes et rêvait de prendre une bonne douche. Décidé à lever sa petite-amie, le jeune homme se mit à genoux et hurla :
«- Je t'aime.
-La ferme !»
Elena sauta de son lit et tomba assise sur un Damon secoué. Couché, il admira le visage endormie de la jeune femme. Ses cheveux tombaient sur ses épaules, son élastique avait volé pendant son saut. Ses petites cernes n'entachaient pas la beauté de son regard et son visage.
«- Je voulais être gentil avec toi.
-Arrête de mentir siffla Elena, tu voulais juste me réveiller.
-J'avoue que...»
Il ne put terminer sa phrase. Un coussin bleu s'écrasa contre son visage, l'étouffant presque. Des dizaines de plumes volèrent autour d'eux, Elena trouvait ça presque magique. Elle éclata de rire en voyant le visage offusqué de son petit-copain. Elle hurla lorsqu'elle reçu le même traitement. De nouvelles plumes rejoignirent les autres, envahissant la pièce autrefois bien rangée. Miranda et Grayson se regardèrent, se demandant ce qu'il se passait à l'étage.
«- Tout va bien Elena ?»
Personne ne répondit au médecin. Il posa sa tasse de café sur la table basse du salon et se décida à monter les escaliers. Ses chaussures neuves firent grincer les escaliers en bois, annonçant aux deux adolescents l'arrivée de monsieur Gilbert. Damon sauta sur ses pieds, jeta les coussins derrière le lit et s'assit rapidement sur le sol. Elena secoua ses cheveux, poussa les plumes sous son bureau et se laissa tomber sur son matelas. Elle rebondit quelques instants, faisant sourire le jeune Salvatore. Ils se lancèrent un regard amusé.
«- Que se passe-t-il ? Demanda le père, une main sur la poignée de porte.
-J'ai vu une araignée mais Damon a ouvert la fenêtre. Elle est partie.
-Tu es certaine ?
-On ne ment pas Monsieur, tout est sur contrôle.
-Appelle moi Grayson, je te connais depuis des années soupira le médecin.
-Okay, d'accord, pas de problème.
-Ils sont fous murmura Grayson.»
Il referma la porte, laissant le couple seul. Elena et Damon se regardèrent, fiers d'avoir caché les centaines de plumes qui se trouvaient sous le bureau. Elle se mit sur ses pieds et dit :
«- Je vais prendre une douche.
-Non, c'est à moi d'y aller.
-Non hurla Elena en courant, arrête de m'ennuyer.
-Ne pars pas sans moi.
-Dégage !»
Grayson et Miranda se regardèrent, amusés par le comportement des adolescents.
Elena attrapa sa veste, redoutant le froid qui s'était installé pendant la nuit. Sa paire de bottines enfilé, elle avala rapidement son pancake avant d'embrasser ses parents. Damon la suivit, les cheveux toujours mouillés. Il salua ses beaux-parents avant de courir derrière la jeune femme. Miranda ferma la porte, contente que sa table de cuisine soit vide.
«- Attendez moi !
-Bouge toi Damon, on va être en retard en cours s'énerva Stefan, au volant.
-Toujours à être aussi coincé petit frère, t'es fatiguant rit le jeune Salvatore.
-Ferme la, on n'a pas le temps de se disputer aujourd'hui siffla Bonnie.
-Roule Stefan ordonna Elena, un pancake dans la main. Tu le veux Bon'Bon ?»
La jeune femme l'attrapa avant de le partager avec Stefan. La voiture partit, laissant la petite maison des Gilbert derrière elle. Damon s'attacha tout en discutant avec son petit frère. Bonnie ébouriffa ses cheveux encore mouillés, elle adorait prendre une douche avant de partir en cours. Elle attrapa le petit miroir de sa meilleure amie, vérifia son rouge à lèvres avant de le poser sur le siège qui les séparaient. Elena lui fit un clin d'œil, rassurant son amie sur son apparence. Bonnie lui sourit avant de lui demander :
«- Tu aimes bien ma tenue ? Parce que...
-J'adore Bonnie. Tu es encore plus belle quand tu fais attention à toi.»
La jeune femme lui sourit, rassurée que sa tenue ne soit pas mal choisie ou trop travaillée. Sa veste en cuir avait été remplacée par une petite veste douce et longue. Son jean était plus moulant, ses bottines un peu homme et son chemisier trop long cachaient ses cuisses. Mais malgré ça, ses formes étaient mises en valeur, montrant sa beauté entêtante. Bonnie lança un regard sur son téléphone, elle avait reçu un message. Elle coupa ainsi la discussion muette.
Elena s'était détournée de son amie et regardait les maisons, le paysage apparaître puis se défiler. Il changeait à chaque seconde, avant de disparaître, ne pouvant pas suivre la voiture. Elena ferma les yeux, sentit le vent frais caressait ses joues et se glisser dans ses cheveux. Elle était bien, elle se sentait tellement bien. Le coup de blues qui l'avait envahie lors de l'accident était partie, laissant derrière lui une douce sensation de tranquillité. De bonheur.
«- Vous pensez que Caroline va venir au lycée aujourd'hui ? Demanda Elena.
-Je pense que oui, elle avait l'air heureuse hier.
-Mouais, tu étais trop obnubilé par Rebekah rit Bonnie.
-Arrête de mentir gamine s'énerva Stefan.»
Damon, Elena et Bonnie se lancèrent un regard entendu, certain que le jeune adolescent était amoureux de la nouvelle. Ils le comprenaient, Rebekah était d'une beauté unique. Ses boucles blondes tombaient parfaitement sur sa poitrine très rebondie, Elena était presque jalouse de sa poitrine. Son sourire était magnifique, tout comme son rire cristallin. Le seul petit hic était ses lèvres trop pulpeuses, mais rien de très voyant. Ils comprenaient Stefan.
«- Continuez comme ça et je vous laisse sur le bord de la route.
-Stefan aime...commença Damon.
-La magnifique Rebekah...
-Mikaelson finit Bonnie.
-Oui ! Stefan craque pour Rebekah hurla Elena, jouant à fond la pom-pom girl.»
La voiture noire de Stefan s'arrêta près du trottoir.
La voiture des Mikaelson se gara sur le parking, créant un silence devant le lycée. Tout le monde voulait savoir si Caroline était de retour ou non. Là-plupart pensait le contraire, elle n'était pas assez forte pour encaisser le coup. D'autres pensaient même que la jeune femme était toujours à l'hôpital. La réponse arriva enfin lorsque la portière s'ouvrit.
Une paire de Converse apparut, puis une chevelure blonde et bouclée. Les yeux bleus de Caroline fixa la foule, les défiant de chuchoter ou de la juger. Son pull et son jean noirs cachaient ses bleus et ses autres marques. Rebekah se trouva en quelques instants à ses côtés. Elle portait la même tenue, sa seule touche de couleur était sa veste bordeaux. Elles attrapèrent leur sac avant de marcher vers la foule, le regard fixé vers l'horizon. Sur leurs talons, les deux Mikaelson. Klaus cherchait son téléphone tandis que Kol lançait des regards vers le parking. Il voulait voir Bonnie, inquiet que son cadeau soit détesté. Il ne la vit pas.
«- J'étais certaine qu'elle allait venir, on parle de Caroline souffla une adolescente.
-J'ai entendu dire qu'ils ont bousillé la voiture de Hayley.»
Caroline leva les yeux au ciel. Si elle avait voulu bousillé la voiture de la jeune femme, elle n'aurait pas utilisé des œufs. Klaus posa une main sur son épaule, lui ordonnant de se calmer et d'ignorer les chuchotements qui s'amplifiaient au fur et à mesure. Une adolescente fixa Caroline, se demandant comment elle pouvait être aussi jolie après un accident aussi grave. Aucune marque, son teint était toujours doré, ses lèvres colorées et son regard hypnotisant. Lentement, la jolie blonde tourna sa tête vers elle et leur regard se croisèrent un court instant. Elle ne reconnut pas l'adolescente et n'essaya pas une seule seconde de le faire. Elle ne supportait les regards pesants qu'elle pouvait sentir sur son dos. Caroline l'ignora.
Quant à Rebekah et Kol, ils restaient eux-même. Collés l'un contre l'autre, ils discutaient assez doucement pour que personne ne puisse entendre. Les cheveux blonds de la jeune femme caressaient quelques fois l'épaule de Kol, le faisant grimacer. Il détestait cette sensation, c'était comme si une bête grimpait son épaule, peut-être même des centaines. Mais il resta près de sa sœur, certain qu'elle voulait qu'il soit à ses côtés. Rebekah adorait être le centre de l'intérêt mais elle ne supportait pas les stupides ragots qu'elle entendait. Non, Caroline n'avait pas été opérée et encore moins en dépression. Non, Klaus ne l'avait pas quitté après l'accident. Elle leva les yeux au ciel, prête à faire un massacre. Mais Kol pressa son bras, calmant légèrement sa sœur jumelle. Rebekah le remercia avec un sourire.
«- Vivement la sonnerie ou un autre ragot, qu'ils passent à autre chose souffla Caroline.
-Tu es une star.
-Bien sûr que oui, tu as vu mon corps ? Rit la jeune femme en balançant ses hanches.
-Voilà la vraie Caroline sourit Klaus, amusée.»
Elle lui offrit un clin d'œil avant de se diriger vers les toilettes, Rebekah sur ses talons.
Hayley était assise devant son miroir, les yeux encore rouges et une légère gueule de bois. Tyler l'avait trompée, Tyler l'avait laissée, Tyler l'avait trahie, Tyler l'avait oubliée. Elle pouvait continuer comme ça toute la journée, elle avait passé la nuit à pleurer et penser. Tremblante, elle ôta son gros pull pour se retrouver en débardeur vert. Ses longs cheveux étaient maintenant plus courts, ils ne tombaient plus sur ses maigres épaules. Sa coupe encadrait son visage délicat, ses larmes, ses mimiques désespérées. Hayley ferma les yeux.
«- Comment as-tu osé ? Siffla-t-elle, au bord de la colère.»
Elle pouvait encore sentir l'odeur de l'alcool, du parfum frais de l'adolescente, la transpiration de Tyler. Elle pouvait encore entendre ses soupirs de plaisir, les rires de la blonde, la petite musique qui se jouait dans la chambre. Hayley pouvait encore voir le regard choqué du jeune homme, toujours couché sur son amante. Elle pouvait encore voir la ressemblance entre Caroline et l'adolescente. La douloureuse vérité : Tyler était amoureux de la jeune Forbes. A tel point qu'il l'avait trompée avec son sosie. Hayley éclata en sanglots.
Hayley se demandait, en montant les escaliers, se qu'elle faisait ici. Tyler lui avait demandé alors elle était venue, comme la petite-amie qu'elle était. Sa bière dans la main, elle chancela jusqu'à l'étage. La musique l'étourdissait, tout comme la quantité impressionnante d'alcool qui était dans son sang. Mais la jeune femme était bien, libre et heureuse. Caroline n'était plus un problème, son coup de cœur pour Klaus commençait à disparaître et son corps quémandait l'attention de Tyler depuis quelques minutes déjà. Ses amis lui avaient dit que le jeune homme était en haut, oubliant de lui dire un petit détail. Il était accompagné.
Les baskets d'Hayley glissèrent contre le sol sale, elle se rattrapa à une porte légèrement ouverte. Sa bière tomba sur le sol, se vidant sur quelques mètres avant de s'arrêter devant un couple en pleine embrassade. La jeune femme leva les yeux au ciel, ils étaient laids. Ils ne savaient pas ce qu'était la vraie passion, le vrai besoin de l'autre. Elle, elle le savait.
«- Tu es belle Jess' murmura une voix familière de l'autre côté de la porte.
-Embrasse-moi. Tu n'as plus besoin de me draguer maintenant, je suis dans ton lit.
-Pas vraiment le mien mais tu as raison rit le jeune homme.»
Puis plus rien, le silence. Le cœur de Hayley battu des records de vitesse, son corps se figea et son léger alcoolisme disparu sous le choc. Non, non, non pensa-t-elle. Il ne pouvait pas faire ça, Tyler n'était pas ce genre de personne. Il était trop bon, gentil, amoureux. Hayley essuya ses mains étrangement transpirantes sur son jean en cuir avant de souffler. Allez, compte jusqu'à trois et après, entre s'ordonna-t-elle.
Un.
Ses mains se posèrent sur la porte, toujours aussi tremblantes. Ses yeux étaient toujours fermés, son cœur au bord de l'explosion et ses lèvres blanches. Elle n'avait jamais été trompée et elle n'avait jamais trompé. Elle ne pouvait pas faire ça. Pour être honnête, Hayley aurait lâché Tyler si Klaus s'était intéressé à elle. Mais jamais les deux en même temps, par respect. Sa mère avait trop souvent fait ça pour qu'elle puisse le faire.
Deux.
Ses mains se glissèrent vers la petite ouverture, discrètement. Le couple prêt d'elle continuait de s'embrasser, oubliant la fête qui se déroulait en dessous. La musique était beaucoup trop forte, une sorte de brouillard planait dans la maison, idée d'un invité. Les bouteilles d'alcool cachaient le sol sûrement sale. Une fête de lycéens comme les autres.
Trois.
Hayley ouvrit la porte, essayant de se faire discrète. Elle ne voulait pas se faire voir, elle voulait tout voir. Absolument tout. Elle posa une main sur sa bouche entrouverte.
Tyler et une inconnue étaient l'un au dessus de l'autre, sur un lit. Couverts par un drap, Hayley ne pouvait se tromper sur leur activité. La jeune femme, Jessica, avait les yeux fermés. Un sourire de plaisir éclairait son visage. Ses longues boucles blondes couvraient les coussins bleus, ses mains serraient les bras musclés de Tyler. Son rouge à lèvres débordait, lui donnant un air légèrement vulgaire. Elle était belle et elle partageait quelques points communs avec Caroline. Elle était un pâle sosie mais tout de même un sosie.
Quant à Tyler, Hayley ne l'avait jamais vu aussi comblé. Son visage était concentré mais elle pouvait entendre ses gémissements de plaisir. Ses mains agrippaient violemment les draps blancs du lit, sûrement celui de Jace, l'organisateur de la soirée. Ses yeux fermés s'entrouvraient quelques fois. La belle brune serra les dents, encaissant la nouvelle.
«- Tu es si obsédé par cette fille que tu couches avec son sosie rit Hayley.»
Le couple s'arrêta net. Jessica enroula ses bras autour du coup de Tyler, apeurée par le sifflement mauvais de Hayley. Sa poitrine était visible, son rouge à lèvres tâchait le torse de Tyler mais aussi ses bras. Ils sautèrent sur leurs pieds avant de courir pour se couvrir.
Jessica portait la chemise du jeune homme, ne prenant même pas la peine de la fermer. On pouvait voir sa poitrine et sa culotte noire. Quant à Tyler, il portait que son pantalon. Il s'approcha vers Hayley, les mains tendues. Il les posa sur les joues de la jeune femme et elle se laissa faire, appréciant le contact chaud. Elle ferma, inconsciemment, les yeux et ses lèvres s'ouvrirent légèrement. Pas du tout gêné, Tyler embrassa Hayley et elle se laissa faire. Jessica assista à la scène et ne fit rien, elle savait que le jeune homme avait une copine. Elle n'était même pas jalouse, même si elle était amoureuse. Pour elle, Tyler pouvait les aimer toutes les deux, ce n'était rien. Et le jeune homme était d'accord.
«- Je t'aime Hayley.
-Et tu me le prouves en couchant avec une autre ?»
Lorsque Tyler lui murmura ces mots, Hayley perdit toute sa colère. Elle voulait juste être aimée par quelqu'un, même par le pire des adolescents. Tyler l'aimait, elle n'avait besoin de rien d'autre. Cette Jessica ne pouvait pas prendre sa place dans son cœur, il l'aimait elle.
«- Pourquoi cette fille ? Je ne te plais pas ?
-Si, tu es adorablement sexy mais elle, elle ressemble à...
-Ne continue pas murmura Hayley. Juste, promets moi de ne plus voir cette fille.»
Coincée entre le mur et Tyler, la jeune femme était certaine que l'adolescent accepterait. Il l'avait trompée, des dizaines de fois même, mais elle lui pardonnait. Elle perdait toute dignité, elle le savait mais elle avait besoin de son amour. Hayley ouvrit les yeux.
«- Bébé, tu ne peux pas me demander ça. Je t'aime toi, c'est vrai mais Jessica ressemble à...
-Caroline, c'est ça ? Termina la jolie blonde. Il m'a parlé d'elle, il m'a dit qu'elle était la seule raison pour laquelle il reste avec moi. Je lui ressemble d'après lui.»
Hayley serra les dents et toute la colère qu'elle ressentait auparavant refit surface. Son instant de faiblesse avait disparu, elle avait été obnubilée par son besoin d'amour. Là, maintenant, elle avait besoin de respect. D'un respect que Tyler ne pouvait pas lui offrir.
«- Profite bien du sosie parce que tu n'auras jamais l'originale souffla Hayley.»
Puis elle disparu, ignorant les appels incessants de Tyler.
Cachée dans sa voiture, Hayley éclata en sanglots.
Hayley essuya ses larmes, décidée à oublier l'idiot qu'était Tyler. Elle nettoya son visage, se changea puis se dirigea vers son miroir. Son tube de rouge à lèvres dans la main, elle se colora les lèvres. Sa pulpeuse bouche se retrouva rose et ses cils foncés. La jeune femme ébouriffa ses cheveux, enfila sa veste en cuir et arrêta la fermeture au dessus de sa poitrine. Elle tourna sur elle-même, sourit faussement avant de sortir, prête à aller au lycée. Même si elle était virée, elle pouvait toujours aller voir quelques unes de ses amies.
La sonnerie sonna au lycée, dispersent les élèves dans leur classe. Caroline et Rebekah traînaient les pieds, pas du tout impatientes de retourner en classe. Elles étaient fatiguées et pas d'humeur à supporter plusieurs heures de cours. Heureusement pour elle, Rebekah n'avait pas sport tout comme Caroline. Au moins, elle n'avaient pas à craindre ça.
«- Tu as vu Elena ou Bonnie ?
-Non répondit la plus vieille, on est restées dans les toilettes.
-Ouais mais j'avais besoin d'aller de me faire une beauté.
-Me faire une beauté répéta Caroline, amusée. Tu es si pimbêche.
-Oh la ferme, tu sais bien que je ne dis jamais ça.
-Tu as intérêt rit la jeune femme. Bon je te laisse, j'ai mathématiques.
-Okay, j'ai sciences perso.
-Bonne chance soufflèrent-elles en même temps.»
Un dernier sourire complice avant de partir chacune de leur côté.
Alors que Rebekah et Caroline se dépêchaient d'aller en cours, Bonnie et ses deux meilleurs amis traînaient des pieds sur un trottoir. Stefan les avait laissé sur le côté, énervé par leurs remarques sur son coup de cœur pour Rebekah. Damon jeta un caillou, ne pouvant plus supporter le silence et les dizaines de minutes de marche. Comment son petit frère avait osé faire ça ? Il allait lui faire payer ça, il le promettait ! Quant à Elena, elle jouait avec les mèches de ses cheveux, se moquant de devoir marcher pendant plusieurs minutes. Elle allait sûrement rater le cours de sciences, une chance pour elle qui n'avait pas révisé ces cours.
«- Quel idiot siffla Bonnie, il se prend pour qui ?
-Pour Stefan Salvatore, notre roi rit Elena. Oh allez, ne soyez pas si énervés.
-Quoi ? Rugit Damon. Tu te rends compte qu'on va devoir marcher pendant je ne sais combien de temps parce que mon stupide frère n'a pas d'humour ?
-Parfaitement. Je sais tout ça répondit la jeune brune. Mais je vois le bon côté des choses, on rate les sciences et Bonnie, les mathématiques. Avouez que c'est plutôt cool.»
Bonnie et Damon se lancèrent un regard entendu, comprenant enfin la bonne humeur de la jeune adolescente. Pendant un instant, la jolie métisse avait cru que son amie était stupide. Vraiment stupide, presque irrécupérable. Bonnie s'arrêta, lança un regard autour d'elle avant de s'asseoir sur le trottoir. Elle n'ira pas en cours, ou du moins pas maintenant.
«- Venez, on reste ici jusqu'à la fin de l'heure. Je n'ai pas envie de travailler sur les molécules et je pense que les inéquations ne sont pas vos meilleurs amis. Je me trompe ?
-Tu te trompes jamais Bon'Bon répondit Damon en se posant à côté d'elle.
-Merci, merci, t'es gentil.
-Oh ! Je crois que c'est la voiture de ton père Damon.»
Les trois adolescents se regardèrent, beaucoup moins souriants. Si Guiseppe les voit, ils peuvent être sûrs de passer un mauvais moment. Le petit groupe attrapa les sacs qui traînaient sur le trottoir avant de partir en courant vers le lycée, priant pour ne pas se faire prendre.
«- J'en ai marre de courir chouina Bonnie, mes chaussures ne sont pas faîtes pour ça.
-Ce sont des baskets Bonnie hurla Damon, tu n'as pas des talons non plus.
-Ouais mais ce sont des baskets pour faire beaux, pas pour courir.»
Elena leva les yeux au ciel avant de sprinter en voyant le lycée à quelques mètres.
«- Je vais tuer cet idiot de Stefan.»
Les deux adolescentes hochèrent la tête, tout à fait d'accord.
Rebekah était assise sur le sol de sa chambre, le dos contre son lit et un livre dans les mains. La lumière de sa chambre était la seule allumée, les autres membres de sa famille dormaient sûrement. La jeune femme pouvait entendre la télévision, Katherine devait sûrement être dans le salon. Quelques fois, Rebekah descendait la voir et l'empêchait de sombrer dans ses pensées noires. L'adolescente savait que la Bulgarie manquait à sa belle-sœur, que ses parents sont une partie importante de sa vie et qu'elle avait disparue. Mais aujourd'hui, Rebekah ne se sentait pas assez forte pour affronter ça. La tristesse de Katherine allait l'achever, la rendre complètement folle. La sienne était déjà assez envahissante.
Dix ans déjà.
Dix ans qu'elle vivait sans repères, que son père souffrait et que son grand frère travaillait dur pour leur permettre de tenir le coup. Non pas financièrement, mais psychologiquement. Kol avait été le plus affecté. Il avait cessé de parler pendant plusieurs mois, sous le choc. Et Klaus avait grandi à une vitesse folle, oubliant les jeux d'enfants pour faire attention à sa famille. Et elle, la gentille et calme Rebekah. Celle qui avait été une douce et adorable petite enfant. L'enfant avait laissé place à une fille froide et distante, toujours discrète. Mais elle cherchait quelques fois l'attention, pour se rassurer sur sa propre existence. Pathétique.
«- Stupide bouquin s'énerva Rebekah en fermant le livre.»
Elle attacha ses cheveux, lança un regard vers son téléphone silencieux et se décida à descendre regarder la télévision avec Katherine. Elle acceptait de souffrir avec sa belle-sœur, c'était la seule option. Soudain, un caillou frappa la fenêtre de sa chambre.
«- Rebekah, ouvre souffla une voix familière.»
La jeune adolescente sourit, reconnaissant la silhouette du garçon. Elle ouvrit sa grande fenêtre et ferma les yeux sous l'odeur délicieuse de l'été. Le vent frais se glissa dans ses longues mèches blondes, les faisant voler. Il lui fit un signe et elle comprit. Rapidement, Rebekah courut dans son armoire et attrapa la corde que formaient quelques draps.
«- Dépêche-toi de monter.»
Le garçon se trouva en face d'elle en quelques secondes, tout souriant. Ses cheveux blonds étaient ébouriffés, ses cernes marquées et son sourire timide. Il embrassa sur le front Rebekah, heureuse de revoir son ami d'enfance. Il avait fait des kilomètres pour la voir, profitant des vacances pour retrouver la dynamique blonde qui avait coloré son enfance.
«- Quoi de beau ?
-Dix ans maintenant.
-Ah ouais, elle est pas prête de revenir répondit Alexander en s'asseyant.»
Rebekah hocha la tête avant de se coucher à ses côtés. Il n'avait rien d'amoureux entre eux, juste une amitié quelques fois ambiguë. Il était le premier garçon qu'elle avait apprécié et elle était son premier amour. Et quelques fois, ce mélange frôlait leur cœur. Mais Rebekah n'était pas amoureuse, elle ne l'avait jamais été. Quant à Alexander, rien n'en était sur.
«- A part ça, comment va ma petite folle ?
-Je t'ai déjà tout raconté la semaine dernière, j'ai rien d'autre à dire.
-Alors pourquoi j'ai quitté mon lit douillet et la chaleur de ma chambre pour venir ?
-Parce que tu retournes dans ton village dans quelques heures.
-Et alors ? Si c'est pour rien dire.
-Oh ferme la et profite du silence, sois heureux.»
Rebekah ferma les yeux, laissant Alexander seul. Elle voulait juste profiter du silence et de la présence de son ancien meilleur ami. Juste pour la nuit, pour passer la mauvaise soirée. La télévision ne faisait plus de bruit, Katherine était sûrement montée dans sa chambre. La jeune adolescente pouvait entendre Elijah rire et les jeux vidéos de ses deux autres frères.
«- D'accord, à vos ordres Reine.»
Elle sourit. Quand ils étaient petits, les deux enfants s'amusaient à se donner des rôles. Celui de Rebekah fut reine pendant des années, elle n'avait jamais changé au contraire d'Alexander. Il avait été pompier, roi, chanteur et champion de boxe. Puis, plus rien. Il était parti, laissant la Reine seule. Mais comme l'ami qu'il était, Alexander était revenu.
Ce dernier se posa face à Rebekah et admira son visage angélique. Il avait jeté un coup d'œil dans sa chambre, aucune photo avec des amis ou un petit-copain. Juste avec Caroline, Katherine et ses frères. Une seule était avec son père, prise il y a quelques mois. Son père souriait mais son regard montrait sa tristesse, sa fatigue, sa douleur. Il avait une main posait sur l'épaule de Rebekah et ce simple geste semblait ravir la jeune blonde qui souriait.
A cet instant, elle semblait si paisible. Ses cheveux étaient dispersés sur les coussins, ses yeux étaient clos et sa respiration régulière rassurait Alexander. Il était gêné d'être ici, après toutes ses années. Il n'était plus le petit enfant guerrier et elle n'était plus la petite fille maigre et intrépide. Alexander était un adolescent heureux et Rebekah une jeune femme forte et magnifique. Cette différence le rendait fou d'inquiète, il avait peur de perdre son admiration. Elle se souvenait encore de lui, le petit garçon prêt à tout. Il n'était plus ainsi.
Mais il partageait quelque chose avec le petit Alexander, son amour pour Rebekah.
«- Je t'ai jamais oublié, tu le sais ?»
La jeune femme ne répondit pas, sûrement endormie. Il se décida à partir, le lit rebondit légèrement lorsqu'il se leva. Alexander passa une main dans ses cheveux blonds et se baissa pour embrasser les lèvres pulpeuses de Rebekah. Un dernier baiser, un dernier cadeau.
«- Je t'ai aimé, tu étais ma Reine à moi.»
Puis Alexander partit, laissant Rebekah derrière lui.
Lorsque la porte de la salle s'ouvrit, Kol ne s'attendait pas à voir Bonnie. Le professeur de sciences accepta le mot de retard de l'adolescente et la laissa s'asseoir à sa place, devant Rebekah. Tous les adolescents se retournèrent vers elle, fascinés par sa beauté. Ils n'avaient pas l'habitude de la voir ainsi, tout en artifices. Sa tenue faisait ressortir sa peau mate et ses formes généreuses. Kol croisa les bras, énervés par le petit manège de ses camarades. Comme si ils pouvaient la séduire. Bonnie ignora les regards et se tourna vers l'adolescent.
«- Merci murmura-t-elle.
-Mademoiselle Bennett, un peu de respect. Vous arrivez en retard et maintenant, vous discutez ! Je ne veux pas vous sanctionner alors tenez vous correctement.
-D'accord.»
Elle lança un dernier regard vers Kol avant de se tourner vers le tableau. Quant à l'adolescent, il souriait discrètement. Pour une fois, son caractère impulsif avait porté ses fruits. Parce qu'il avait vu le regard qu'elle lui avait lancé, elle l'aimait vraiment bien. Et pour la première fois depuis leur première rencontre, Kol était subjugué par sa beauté.
Mais il préférait lorsqu'elle restait elle-même, Bonnie était exceptionnelle.
Un dernier regard vers elle avant de se concentrer sur le cours de sciences.
Lorsque la sonnerie se fit enfin entendre, Elena rangea ses affaires et se dépêcha de sortir. Elle était épuisée par son matin agité et l'heure de mathématiques qu'elle venait de passer. La jeune femme n'avait rien compris et était certaine de rien comprendre jusqu'à la fin de sa vie. Elle avait attaché ses longs cheveux bruns, laissant la petite entaille qui se trouvait sur sa joue à la vue de tous. Deux livres se trouvaient dans ses bras et son sac pendait dans son dos.
Elena n'en pouvait plus, elle voulait rentrer chez elle pour se reposer. Le bruit qui régnait dans les couloirs l'achevait, lui donnant un léger mal de crâne. Aujourd'hui n'était pas son jour. Mais, lorsqu'elle vit Klaus courir vers elle, la belle brune oublia sa fatigue et lui sourit. Elle était heureuse que Caroline aille mieux, et elle aimait bien la façon douce qu'avait Klaus de s'occuper d'elle. Ils étaient beaux et adorables ensemble, Elena adorait ça.
«- Elena, j'ai besoin de ton aide.
-Je t'écoute répondit-elle.
-Tu ne trouves pas que notre vengeance a été trop facile ?
-Oui, c'est vrai avoua Elena, mais on ne voulait pas vous attirer des ennuis.
-Oui mais aujourd'hui, j'ai envie d'avoir des ennuis sourit Klaus, tu as le numéro de Hayley ?
-Je ne l'ai pas effacé, pourquoi le veux-tu ?
-Ne t'inquiète pas sourit Klaus.»
Curieuse, Elena sortit son téléphone.
La pause avait commencé depuis quelques minutes lorsque la voiture, nettoyée, d'Hayley se gara sur le parking. Sa poitrine attira le regard d'un groupe de garçons, estomaqué par sa sensualité et sa façon de les regarder. Elle était enfin célibataire, elle voulait faire payer à Tyler sa trahison mais ces lycéens étaient trop idiots. Il faudrait quelqu'un comme Klaus. Et c'est justement lui qu'elle avait. Il avait enfin cédé, il lui proposait de se voir et d'après le message qu'elle avait reçu, ce n'était pas pour discuter. Heureuse, Hayley réajusta son décolleté et sortit son téléphone, voulant relire le message.
«Hayley, j'ai pris ton numéro dans le téléphone d'Elena. Caroline et les autres pensent que c'est pour une vengeance mais j'ai une autre idée en tête. Ne t'attends pas à des sentiments, c'est juste pour s'amuser. Ça fait des années que je sors avec Caroline mais j'ai besoin de voir ailleurs, juste pour quelques mois. Ne le dis à personne ou je nierai. Je t'attends près du parc, à quelques minutes du lycée. Tu as gagné Sweetheart, j'ai craqué. Klaus.»
Hayley s'arrêta à quelques mètres du parc et se regarda dans une vitrine. Son décolleté était plongeant, son jean moulant et ses cheveux bouclés. Elle avait ôté son rouge à lèvres, préférant souligner ses yeux verts d'un trait d'eye-liner. Aujourd'hui, c'était le grand jour. Elle était certaine que Klaus oublierait Caroline ou du moins la tromperait. Elle avait parié sur plusieurs mois de travail mais il avait craqué, à sa plus grande surprise. Puis, l'adolescente était sûre que ce n'était pas une farce parce qu'elle avait vu le groupe des Mikaelson, des Salvatore et Bennet assis près du lycée, souriants. Ils ne savaient même pas où était Klaus.
Elle, elle savait. Dans quelques minutes, il serait à elle. Il serait dans ses bras, il serait aussi attentionné que Tyler l'avait été avec Jessica. Il murmura son prénom, caressera ses joues et ses hanches, lui montrera qu'il était mieux que son ancien petit-copain. Klaus oubliera Caroline dans ses bras et autant qu'il le voudra. Et elle, elle lui prouvera qu'elle était mieux que la jolie blonde. Que ses baisers étaient plus passionnés, son corps plus doux et sensuel.
Hayley arriva dans le parc et se dirigea tout naturellement vers le point de rendez-vous, souriante et confiante. Son sourire s'agrandit lorsqu'elle vit une ombre assis sur un banc.
Klaus était juste en face, seul et sérieux. L'adolescente se sentit bouillir, elle était enfin la gagnante. Le bel apollon était enfin à elle, tout à elle. Il oublierait enfin Caroline, elle sera sa petite-amie et pourra enfin rabaisser son ennemie. Ce n'était qu'une question de temps. Mais pour l'instant, elle voulait juste profiter de ce moment dans les bras de Klaus.
«- C'est moi que tu voulais voir ? Sourit Hayley, impatiente.»
Le jeune Mikaelson releva sa tête, lança un regard soutenu vers l'adolescente et lui sourit. Un sourire que jamais Hayley lui avait vu, un sourire dont Caroline n'avait jamais eu le droit. Cette pensée fit frémit la belle brune, il était enfin à elle.
«- Tu es enfin là.»
Hayley enleva sa veste tout en se dirigeant vers Klaus.
