Note:

Bonsoir tout le monde! Aujourd'hui, encore un texte un peu court car j'ai la tête dans le brouillard! Cependant, vu que je n'étais pas entièrement satisfaite de mon texte d'hier, j'ai pris du temps pour l'améliorer un peu. D'ici demain, ça devrait recommencer à bouger! Bonne lecture, et toujours le même endroit pour me taper!

Réponses aux reviews:

Nandra & Kahlane: Oui, c'est un plaisir de l'imaginer se battre, l'écrire, c'est une autre histoire! mais je me suis bien amusé :)


Curiosité

Le lendemain, la vie semblait avoir repris son cours dans l'auberge du Chat Noir. Pourtant, les choses avaient changé, sans que ceux qui y vivaient ne s'en soient rendu compte. Une fois rentré la veille, et calmé, Kurogane avait passé une bonne partie de la journée à dormir, et surtout à réfléchir. Il avait le sentiment d'avoir passé les premiers jours dans cette cité comme dans un rêve dont il se réveillait à peine, comme si tout n'avait été qu'illusion. A son arrivé, la ville lui avait paru incroyablement agréable et facile. Trop facile. Si facile qu'il c'était senti étrangement bien, positif, et presque avec l'envie de s'y installer définitivement. Presque, si sa rage ne s'était pas réveillé et ne l'avait pas ramené la réalité.

La réalité.

Son souhait.

Retrouvé ceux qui avait tué son maitre et brisé ses rêves. Comment avait-il pu s'égarer en chemin ? La fatigue, la lassitude ? Un bon repas, un peu d'alcool, et un feu de cheminée… Et un blondinet un poil agaçant qu'il arrivait à supporter sans savoir comment. Un blondinet qui avait très subtilement caché son sabre sans lequel il lui était impossible de repartir. Il avait bien cherché partout, si ce n'était dans la chambre du blond bien entendu, hypothèse qu'il avait soulevé après avoir fouillé l'auberge de fond en comble.

« Dit donc, t'aurais quand même pas osé cacher MON sabre dans TA chambre ? »

Fye n'avait pas répondu, et en voyant son sourire malicieux, le brun avait préféré abandonner. Ce type avait toujours le dernier mot. Quelle mouche l'avait piqué pour qu'il laisse son sabre à l'auberge l'autre soir. Il s'était vraiment comporté comme le dernier des imbéciles. Il était donc « obligé » de travailler pour Fye qui semblait s'en réjouir en inventant en permanence de nouvelles tactiques pour le faire sortir de ses gongs. Kurogane s'y accommodait comme il pouvait, mais à mesure que le temps passait, Fye l'intriguait de plus en plus. Ce type vivait seul, dans une auberge qui avait peu ou pas de clients, et ceux-ci semblaient l'avoir oublié à peine à quelques rues plus loin. Pourtant, lui il n'oubliait rien. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Mais ça le turlupinait. Et alors qu'il avait réfléchi à toutes les hypothèses, une phrase de Fye lui revint en mémoire.

« Tu crois aux choses surnaturelles Kuro-chan ? »

Sur le moment, il n'y avait pas prêté attention, mais… Non, Kurogane ne croyait guère aux choses surnaturelles, ou à la magie. La magie était un mythe, une chose étrange qui aurait disparu du monde et dont certain charlatan se servaient pour tromper les gens du commun. Pourtant, il devait admettre que ce qui avait attaqué le palais de Shirasagi n'avait rien de naturel. Peut-être était ça qui lui faisait le plus mal. Si cela avait été un adversaire bien réel, bien tangible, il aurait pu se battre, chercher une tactique, savoir quoi poursuivre… Mais l'ennemi était demeuré invisible et Kurogane gardait pour seul indice du vent.

S'il admettait qu'il avait déjà été victime d'un… sortilège, si on pouvait appeler un truc pareil ainsi, pouvait-il concevoir que ses débuts dans cette ville était aussi sous l'égide d'un quelconque sort qui lui avait embrumé l'esprit ? Il y avait eu ces drôles de papillons aussi, papillon que Fye avait parfaitement vu et approché de très près. Décidément ce type était une énigme, et le brun n'aimait pas les énigmes. Il préférait largement les choses concrètes et tangibles. C'était surement aussi pour cela qu'il n'avait jamais cru à la magie. Et puis, retrouver de nombreuses fois Fye sur le chemin de ses réflexions lui laissait un drôle de sentiment. Tot ou tard, il allait devoir résoudre cette question, et le blond aurait beau essayé de se défiler, il serait bien obligé de se confronter à la lui, qu'il le veuille ou non.

Il y avait eu les bandits rencontrés la veille aussi. A son arrivé, Kurogane avait été incroyablement étonné de la prospérité dans laquelle la cité vivait. Il n'avait pas entraperçu de voleurs à l'étalage, ou d'autres personnes louches jusqu'à sa rencontre avec le prêteur sur gage. Pourtant, il avait fouillé une bonne partie de la ville pendant plusieurs jours, et il n'avait pas vu de gang ou de bande organisé. Celle-ci existait pourtant, il en avait eu la preuve la veille. Mais alors où vivait-elle et comment ? Quel poids jouait-elle dans la cité ? Sans parlé qu'elle l'avait retrouvé très rapidement, et pour régler un différend donc le kendoka n'avait cure. Mais cela l'inquiétait. Il n'aimait pas l'idée qu'on puisse le surveiller ou savoir où il vivait. Il tenait à sa vie privée, et à la liberté de ses actes. Il faudrait donc qu'il s'occupe de ça, au cas où la raclée de la veille n'aurait pas réussi à les dissuader de l'enquiquiner.

Il était grand temps qu'il reprenne sa vie en main, sans oublier son objectif principal. Demain, puisqu'il était tard désormais, il faudrait qu'il ait une « petite » conversation avec son hôte…