Alors voilà, le dernier chapitre d'Apocalypse - que j'ai mit un sacré bout de temps à écrire, certes~
J'espère que vous pardonnerez mon retard et que vous apprécierez tout de même cette fin. Et je n'oublis pas mes fidèles revieweurs/revieweuses, à qui je dois beaucoup, notamment ma motivation.
Bon alors, merci de lire ce dernier chapitre et franchement je n'en suis pas fière, j'admets volontiers que je l'ai un peu bâclé, faute à pas d'idées et… et après j'ai plus d'excuses. J'admets également que je vous ai habitué à mieux… pardoooon T.T
DISCLAIMER : Jun MOCHIZUKI est la créatrice de Pandora Hearts, je n'ai fait que construire ce scénario.
RATING : K+
Bonne lecture !
Son cœur tambourinait dans sa poitrine, marquant chaque minute, chaque seconde de cette angoisse. Le brun saisit la main de son amant et le serra contre lui, l'empêchant de s'éloigner de ses bras chauds et réconfortants.
- Reste avec moi, Xerx, s'il te plaît..., murmura t-il à son oreille.
L'albinos enfouit sa tête dans son cou et baisa tendrement la peau de son Reim.
- Je suis là, répondit-il faiblement.
Reim se mordit la lèvre, mais ne put retenir un sanglot en jetant un nouveau coup d'œil à la plaie béante dans son abdomen, la lame de son propre sabre méchamment enfoncée dans sa chair.
- Xerx, le supplia t-il, tiens bon...
Break eut un mince sourire et caressa sa joue d'une main aussi pâle et froide que la mort qui le guettait. Reim posa ses lèvres contre les siennes dans un dernier baiser, ses larmes roulant à présent sur le visage de son amant, qui le repoussa doucement.
- Trouve-le, lui demanda t-il. Trouve-le... et efface-le définitivement de ce monde.
Reim entrelaça ses doigts avec les siens, ses lèvres tremblantes ne laissant passer aucun son. Il posa délicatement son front contre celui de Xerxes et leurs nez se frôlèrent, leurs lèvres se rencontrèrent. Un goût de sang envahit la bouche de Reim. En réalité, c'était le filet de sang qui dégoulinait de la bouche de l'albinos qui se mélangeait à la salive du brun.
Mais alors que Xerxes fermait doucement les yeux dans cet ultime baiser, sa tête retomba brusquement dans un cri de douleur et son œil de sang s'écarquilla, un filet de sang et de substance verte s'écoulant de sa bouche.
- XERX ! hurla Reim, prenant son visage à deux mains. Je t'en supplie... tu n'as pas le droit...
Il serra le corps inanimé de son meilleur ami et amant dans un concert de pleurs et de gémissements.
Les dernières paroles de Xerxes résonnèrent dans sa tête.
Trouve-le. Trouve-le... et efface-le définitivement de ce monde.
Haletant, il releva la tête, couvert du sang de son propre ami. Ses yeux brillèrent d'un éclat inquiétant et il se releva en titubant, descendant la masse de rochers, s'écorchant par moments. Son cœur battait de moins en moins vite, comme le chasseur au sang-froid implacable.
Vous êtes ici dans ma demeure ! Vous allez mourir !
Les paroles du Sobrangarow se répercutaient encore et encore dans son esprit.
Personne ne viendra pour vous aider... souffrir et mourir seront les dernières choses que vous vivrez.
Xerxes et Reim se retrouvèrent catapultés dans cette étrange plage, baignant dans ce dégoûtant bras de mer recouvert de substance verdâtre. Le brun l'avait reconnu. Cet endroit était en réalité le siège et l'univers du Sobrangarow. C'est d'ici qu'il contrôlait ses congénères pour pouvoir se nourrir à travers eux en attendant un repas plus consistant.
Ils avaient pivotés sur eux et entrevu la silhouette d'ombre du prédateur. Reim avait saisit la main de son amant pour l'entraîner avec lui, cherchant désespérément une cachette, un endroit sûr.
De là, Xerxes avait rompu l'étreinte de leurs mains pour grimper dans les rochers.
- XERXES ! PAS LES ROCHERS ! avait hurlé Reim.
Il s'était élancé à sa poursuite, grimpant derrière l'albinos.
- C'est notre seule chance ! D'ici, nous pourrons essayer de le tuer ! s'était écrié Break.
- Ce sera notre tombeau si tu continues !
- Suis-moi !
- XERXES !
Reim avait bondit et agrippé son ami à l'aide de ses trop longues manches, puis l'avait fait se retourner pour l'enlacer.
- S'il te plaît... redescendons. Fais-moi confiance. Ce n'est pas la première fois que je viens dans cet endroit.
Xerxes avait soupiré, l'air de se demander s'il n'avait pas perdu la tête, quand la bête noire avait surgit et renversé Reim, qui était lourdement tombé sur le dos, le souffle coupé, et sa tête s'était mise à saigner, probablement coupée par les roches.
L'albinos avait sortit son sabre et l'avait brandit dans la direction de la créature d'ombre, puis...
La mâchoire de Reim se crispa.
Meure !
La lame s'était retournée contre son possesseur pour s'y enfoncer. Reim avait vu la scène comme au ralenti. L'œil écarquillé de Xerxes, exprimant douleur, confusion et surprise. La vue du brun qui se floutait sous l'émotion et la douleur. La bête s'était approchée pour se nourrir de Xerxes, mais Reim s'était relevé dans un dernier élan de rage et s'était projeté contre la bête, qui avait poussé un cri de douleur et s'était évanoui.
C'est là que Reim avait compris.
Un Sobrangarow à l'état naturel ne supportait pas le contact direct de la peau humaine.
Il continuait de descendre, pour s'arrêter dans une cavité et scruter les alentours.
Je vais te tuer, t'éliminer, te massacrer... je vais te torturer, te faire souffrir, jusqu'à ce que tu revois ce que tu as fait à Xerxes et là je t'achèverais !
Que de pensées négatives, mon petit Reim.
CREVE !
Tu m'en veux tant que ça ? Il n'était pourtant pas si important que ça.
A mes yeux, il avait plus de valeur que ma propre personne... et TU VAS PAYER !
Il souleva un morceau de rocher considérable et le balança dans le vide dans un accès de rage.
VIENS TE BATTRE, IMMONDICE !
Je ne suis pas si stupide que ça. Je vais d'abord me délecter du cadavre de ton cher albinos et ensuite je verrais de quelle façon je pourrais t'achever.
JE T'INTERDIS DE LE TOUCHER !
Le brun bondit sur ses pieds et lança un regard circulaire, à la recherche du prédateur. Puis il recommença à gravir la montagne de roches et retourna auprès du corps sans vie de Xerxes.
Et bien, je t'attends. Qu'attends-tu pour venir me régler mon compte ?
Sois doux... j'ai faim.
Qu'est-ce que tu racontes encore ?
Un silence se fit. Un peu inquiété, Reim fit un nouveau tour sur lui-même, mais ne vit rien. L'angoisse et l'excitation de la voir surgir lui tenaillait l'estomac.
Puis enfin, la bête qui se glissait entre les rochers pour arriver à ses proies.
- Viens là ! le défia Reim.
- Avec joie.
Reim empoigna le sabre qui avait transpercé et tué Xerxes avant de le lancer dans sa direction, mais le Sobrangarow le fit se retourner contre lui. Reim l'évita juste à temps, s'étant préparé à un tel retournement. Puis, la solution finale.
Les muscles de ses jambes se bandèrent, son regard se riva sur la créature d'ombre.
Puis il bondit et saisit la bête au niveau du cou plaquant un maximum de peau contre son étrange consistance.
Il hurla sous l'effet de brûlure, mais il ne lâchait pas prise, car le Sobrangarow souffrait au moins autant que lui.
Une explosion le terrassa...
... et un grand vide remplaça la vue de Reim.
- Reim ? Reim ! Regardez, il se réveille !
Il sentit les mains se presser sur son visage et il ouvrit grand ses yeux sur...
- XERXES ! s'écria t-il avant de l'enserrer dans ses bras à l'en étouffer.
L'albinos rit.
- Oui, Reim... je suis là.
Des larmes de joie roulèrent sur ses joues.
- Que... comment...
- J'ignore ce que tu as fait, mais le Sobrangarow a explosé.
- Et toi ?
- Quand la lame m'a transpercé, j'ai cru mourir de douleur... et quand mon cœur a cessé de battre, c'est comme si j'avais été propulsé dans un grand vide. Et mademoiselle Sharon m'a expliqué que nous sommes... sortis en même temps du Sobrangarow. C'est assez étrange. Je pense que le fait que tu ais tué la bête m'ait fait... revivre.
- Et surtout qu'il n'avait pas pu se nourrir de toi, ajouta Reim.
Il se fit aider pour se relever, et observa avec chaleur les visages d'Oz, Alice, Gilbert, Sharon et Xerxes. Dans son coin, Vincent faisait une tête à mi-chemin entre agacement et soulagement. Peut-être que le fait que son frère soit heureux compensait sa déception que l'albinos ne soit pas mort.
Mais alors que les conversations fusaient, les questions pleuvant sur Reim et Xerxes, la porte du chalet s'ouvrit à la volée et Sred en bondit.
Un silence horrifié se fit.
Il était venu pour se débarrasser d'eux.
Il afficha une mine embarrassé, puis soupira et déclara :
- Bref... j'ai juste pensé que ce serait lâche et imbécile de ma part de vous laissez en plant. Alors, je suis venue pour...
Mais il ne finit pas sa phrase que Sharon poussa un long soupir de soulagement.
- Oh... et j'imagine que vous avez prévu des fiacres ? demanda t-elle.
- Bien évidemment, répondit Sred en retrouvant son crâne habituel. En revanche, nous avons besoin d'un service en échange... une sorte de compromis. Le plan d'extermination est en cours et nous avons besoin de quelques mains habiles pour nous aider...
Il jeta à coup d'œil à Break et Reim, qui soupirèrent.
- Oui, c'est bon, on s'en occupe, répondirent-il en chœur à sa question muette.
Bon... comme vous l'aurez deviné... je savais pas du tout sur quoi finir et ça fait un truc bizarre. Désolée de l'effet un peu bâclé et j'espère que vous avez quand même prit un peu plaisir à lire.
Merci de votre tolérance pour l'auteur fatiguée et malade que je suis -j'ai attrapé la grippe (vous avez vu les excuses pourries ?)...- et de m'avoir lue. Peut-être à dans une prochaine fic !
