Blabla de l'auteure : Avant toute chose, je tenais à m'excuser trèèèèèèèèèèès platement. Plus de deux (ou trois?) mois sans poster de chapitre, ben… On peut pas dire que ce soit très cool ^^'
Pour ma défense… J'ai eu un bac blanc de français et un TPE à passer, mais j'étais surtout un peu (pas mal en fait) déprimée, et donc je n'arrivais plus à écrire. Désolée.
Un « désolé » spécial pour toutes celles qui m'ont posté des gentille reviews, auxquelles je n'ai répondu qu'il n'y a peu (mieux vaut tard que jamais… cette phrase, décidément, elle m'arrange).
MAIS je reviens en force ! x) j'ai la pêche et je n'abandonnerai cette fiction pour rien au monde ! Plus que trois jours sous l'effet du philtre, alors je vais donner tout ce que j'ai !
Merci infiniment à me petite Tagada-chan, officiellement MarieShunkun sur ffnet, qui relit patiemment cette fiction depuis que mon père a une copine, parce qu'il n'a plus le temps de me relire… Merci Tagada-chan !
.
Disclaimer : Kuroko no basket appartient à Tadatoshi Fujimaki. Mais finalement, ça vaut peut-être mieux, parce que s'il devenait la propriété des fangirls, il y aurait des effusions de sang pour décider quels couples on fait…
.
Petit rappel du précédent chapitre (parce que ça remonte… Quoi, comment ça c'est ma faute ?) : Kuroko a –enfin- mis un râteau à la pauvre Momoi, Midorima et Takao ont découvert la situation et ça les amuse beaucoup apparemment et du côté d'Aomine et Kagami, ils sont un peu perdus (dans le pays des sentiments, ils n'ont pas le sens de l'orientation… Déboussolés, ils vont tant bien que mal essayer de ne pas trop perdre le Nord. Roh, c'est beau ce que je dis... /PAN !/).
Ah, et pour comprendre le début du chapitre, Kagami s'est endormi assis au bord du lit, la tête dans les bras sur le matelas, parce qu'il hésitait entre dormir sur son canapé ou s'installer de son propre chef à côté d'Aomine dans son PROPRE lit :p
Réponse aux reviews anonymes (parce qu'elles comptent !) :
Le Guest du 17 Mars : « magnifique fanfic » ? Ouaw, je suis flattée ! Merci beaucoup en tout cas !
Kuroko no basuke : Merci merci ! Je suis super contente que ça te plaise… Pour l'idée du philtre, je sais pas trop comment ça m'est venu, mais… Mon cerveau m'a envoyé des ondes cosmiques qui /PAN !/ Hum, je m'égare. Aomine me fait beaucoup rire. J'ai l'impression qu'il bouge en dehors de ma volonté tout en étant amoureux… C'est trop cool… *donne l'impression d'avoir fumé on ne sait quelle substance illicite*. Je vais faire de mon mieux pour la suite, même si pour l'instant, même moi je ne sais pas trop ce qui va se passer ! Enfin, pour l'instant, il y a un chapitre entier qui t'attends, juste en dessous…
Kawaicat32 : oh ! un mignon petit chat s'est égaré sur cette page ! Ne t'inquiètes pas, la suite est là ! Et en matière de rapprochement, tu vas être servie, et- Hum, hum, je serais pas en train de spoiler ma propre fiction, là ? TwT .Enfin, je te laisse voir ! (et je n'abandonnerai jamais la fiction. Moi aussi, je veux la fin x) )
Chapitre 9 (huitième jour)
Jeudi 11 février
.
.
La poitrine de Kagami se soulevait lentement. Son visage était paisible, ses traits détendus lui donnaient un air doux. Enfin, d'après ce qu'Aomine pouvait juger, puisque Kagami n'était pas allongé à côté de lui. Dommage.
Aomine avait entendu que dans des pays occidentaux (lesquels ? il n'était pas attentif aux détails… France, Angleterre, les deux ? ),les personnes rousses étaient considérées comme des sorciers malfaisants.
Un petit sourire narquois étendit les lèvres du jeune homme éveillé. Sorcier, mon œil oui. Une gentille petite brebis égarée que lui, le grand méchant loup, allait dévorer à pleines dents. Il se lécha inconsciemment les babines.
Aomine rangea son sourire légèrement pervers lorsqu'il vit les paupières de Kagami papillonner. Il attendit que le roux ait les yeux entièrement ouverts pour se rapprocher de lui, et, alors que Kagami n'avait pas encore analysé la situation actuelle, il l'embrassa.
Le pauvre as de Seirin mit un peu de temps avant de comprendre ce qui lui était tombé dessus, et en attendant que l'information fasse son chemin vers le cerveau, Aomine en profita pour glisser sa langue hors de sa bouche, léchant les lèvres de Kagami, tentant de s'introduire plus loin.
Qui ne répond pas ou n'agit pas consent.
Mais Kagami ne consentait pas, alors il étouffa Aomine avec le premier oreiller qui lui tomba sous la main.
« AHO-MINE ! On ne profite pas des gens alors qu'ils ne sont pas réveillés !
-T'avais les yeux ouverts, bougonna l'accusé.
-Je venais juste de me réveiller, andouille ! »
Kagami fit volte-face et fila vers la salle de bain.
« Et maintenant que t'es réveillé ? Fit une voix suave, tout près de son oreille.
« Beaucoup trop près », aurait-il dû penser. « Beaucoup trop » puisque la seconde d'après, Kagami se retrouva plaqué au mur sans ménagement.
-A-Aomine ! Qu'est-ce que tu... »
Il fut interrompu par une sensation à la fois horriblement désagréable et complètement aphrodisiaque -la langue d'Aomine courant le long de sa nuque. Kagami ne comprenait pas grand-chose, il sortait tout juste d'un sommeil profond et était dans un état comateux. Un frisson ondoya le long de sa colonne vertébrale les poings de Kagami s'appuyèrent sur le mur il envoya son pied en arrière, direction … disons, la partie sensible d'Aomine.
Le hurlement que ce dernier poussa fut si fort qu'aujourd'hui, on raconte qu'il fit sursauter trois poules, fit rentrer profondément les griffes d'un chat dans la cuisse de son maître, et qu'il retentit jusqu'en Angleterre, dans un petit orphelinat, où il réveilla un jeune homme qui dormait pour la première fois depuis plusieurs nuits le directeur avait longuement maudit celui qui avait osé réveiller son petit protégé, utilisant d'horribles jurons indignes du gentleman qu'il était. Mais cela est une autre histoire.
En parlant d'histoire… Revenons à la nôtre. Kagami essuya rageusement sa nuque, en reprenant sa route vers la salle de bain. Soudain, ses yeux rencontrèrent le cadran de son radio-réveil. Un frisson (d'horreur cette fois-ci) le parcourut. Il se retourna lentement vers Aomine, qui était toujours à terre les mains serrées sur ses... sa... vous aurez compris et articula en détachant chaque syllabe, une rage contenue dans la voix :
« Depuis. Combien. De. Temps. Est. Tu. Réveillé, Aho. Mine ?
Réprimant la douleur, ce dernier réussi à formuler un petit :
-A peu près... une heure, pourquoi ?
-Il est dix heures et demi ! J'ai cours, ce matin, on est Jeudi, au cas où tu l'aurais oublié ! Aho !
-Ah... Qu'est-ce que ça peut te faire ?
-Que…
Se stoppant dans un début d'explication inutile, Kagami soupira, encore un peu énervé et voulut, pour la deuxième fois depuis le début de la journée, se diriger vers sa salle de bain. Cependant, une mai s'enroulant autour de son poignet le stoppa à nouveau.
-QUOI ? Qu'est-ce qu'il y a, encore ? siffla Kagami, retenant avec peine l'accès de rage qui menaçait de déferler.
Levant les yeux en une expression qui aurait pu être mignonne, Aomine demanda d'un ton qui aurait pu être innocent si Kagami n'avait pas en tête l'image d'un pervers forceur et enjôleur :
-Il y a un endroit que j'aimerais te montrer. Viens avec moi.
-J'ai cours !
-On ne refuse pas un rendez-vous comme ça, Kagami-chan ! Aomine avait prononcé la dernière phrase avec un air rappelant indéniablement celui d'un mâle dominant.
-« Chan » ? s'étrangla Kagami. Je ne-
-T'as déjà loupé la matinée c'est pas pour-
-A qui la faute ? grinça le roux.
-Bakagami ! Laisse-moi finir ! répondit Aomine, qui donnait l'impression d'être un savant fier et quelque peu méprisant exposant à un simple d'esprit la conjugaison du verbe avoir.
-Dis ce que tu veux, j'irai en cours ! »
Coupant court à la conversation, Kagami dégagea sa main de la poigne d'Aomine d'un mouvement sec et réussi –enfin- à atteindre sa salle de bain. Retenant les leçons des jours précédents, il ferma la porte à clé. Il se prépara le plus rapidement possible, grommelant des jurons à l'égard d'Aomine pour faire passer sa mauvaise humeur et son anxiété à la pensé d'avoir manqué les cours du matin.
Cependant, Aomine avait loin d'avoir abandonné. Lorsque Kagami ressorti de la salle de bain, une serviette autour du cou, il l'aborda d'une voix suave :
« On se défile maintenant ?
-La ferme ! Pas de temps à perdre avec toi, grommela le roux.
-Arrête de faire le petit élève sérieux, laisse la place à Midorima ! Je sais que t'as deux heures de cours, cette aprem'. Deux heures de maths. Et t'y comprends jamais rien.
-Qu… Comment…
-Je sais que t'y piges rien, ça fait une semaine qu'on habite ensemble, tu te souviens ?
-A-Aho ! s'indigna Kagami. C'est toi qui t'es incrusté, et…
-Vas pas me dire que ça te plait pas, Kagami. »
La voix d'Aomine résonna en boucle dans la tête de Kagami. Les mots avaient été soufflés très bas, d'une voix rauque, sensuel. Kagami déglutit.
Se ressaisit. Aomine était un tombeur ! Il avait dut calculer son effet ! Il n'était qu'un sal manipulateur !
Et puis, quelque chose d'autre fit réagir Kagami.
« Attends… Comment tu connais mon emploi du temps ?
Déçu que Kagami ne réagisse pas plus à son numéro de charme, Aomine bougonna :
-J'ai regardé dans tes affaires…
Puis il réalisa la gaffe qu'il venait de faire.
-Oups…
-Espèce de stalker ! »
Ce fut un Kagami furibond qui sortit de son appartement en cette fin de matinée.
Et il n'aurait peut-être pas dû sortir aussi vite. Parce qu'au moment même où il claqua la porte, une autre porte s'ouvrit dans l'appartement, et une blonde vêtu d'une unique petite culotte sortit d'une petite chambre :
« Hey… Why are you guys so noisy?"
Alex et Aomine se dévisagèrent, aussi surpris l'un que l'autre.
Et Aomine explosa.
.
_oOoOoOo_
.
« Et donc, Aomine est resté chez toi. Tu ne l'as pas enfermé comme la dernière fois ?
-Gh… »
Kuroko sourit. Décidément, tout ce qui se passait entre ses deux lumières était passionnant.
« Mais, Kagami-kun, on n'a pas cours cette après-midi… Madame Miyamoto nous l'a dit l'autre jour…
-Quoi ? Mais…
-Tu dormais encore ?
Kuroko avait beau être discret, Kagami vit très bien l'air moqueur de son ami.
-Te moques pas ! Et puis, c'était un cours d'anglais… C'est pas comme si j'avais besoin d'écouter…
Kuroko se retint de lui rappeler sa dernière note en la matière.
-Et puis, continua Kagami, son accent… Je ne comprends pas comment elle peut à ce point déformer les sons…
-Et donc, coupa Kuroko, qu'est-ce que tu penses faire ?
Kagami le regarda avec étonnement, ne comprenant pas ce dont Kuroko parlait. Ce dernier soupira. Kagami était long à la détente…
-A propos d'Aomine. Il t'a proposé de faire quelque chose avec lui cette après-midi, non ? Maintenant que tu es libre, tu ne veux pas aller avec lui ?
Kagami se crispa, et ne répondit pas.
-Kagami-kun ?
-Si je reviens vers lui maintenant, il va me dire que « Ahh alors comme ça on revient vers moi maintenant qu'on a rien à faire de son côté… » Grimaça-t-il en imitant son rival. « Ça serait comme perdre face à lui. »
Et ça, c'est hors de question, pensait Kagami.
Kuroko sentit qu'il n'arriverait pas à faire changer d'avis à Kagami. Celui-ci avait la même fierté mal placée qu'Aomine. Et c'était bien dommage. Il décida donc de prendre les choses en main.
« Kagami-kun ? Puisque tu ne fais rien après, tu m'accompagneras en ville ? Il y a deux ou trois choses que j'aimerais y faire…
-Si tu veux.
Un silence passa. Ou plutôt, Kuroko laissa passer un silence pour rendre innocente sa réplique suivante :
-Ah, excuse-moi, Kagami-kun, je dois passer un coup de téléphone… »
Un coup de téléphone à Momoi-san, mais ça, Kagami n'avait pas besoin de le savoir.
.
_oOoOoOo_
.
« Et à ce moment-là, la blonde est sorti dans le couloir en petite culotte ! Sans rien en haut ! D'habitude, ça m'aurait pas gêné… Faut dire qu'elle a des gros boobs… mais là, c'est chez Kagami qu'elle le faisait ! Tu te rends compte ? Ils ne sortent pas ensemble à ce que je sache !
-Calme-toi , Dai-chan ! Je l'ai rencontrée une fois, elle est un peu bizarre, mais sinon elle est très gentille …
-Tu dis ça même après qu'elle t'ai-
-Dai-chan !
-Embrassée ? continua Aomine, sarcastique.
-Dai-chan ! C'est… Elle est américaine, s'embrasser est peut-être plus… enfin moins…
-Dis ce que tu veux, elle est complètement cinglée !
-Ne sois pas si catégorique… soupira la jeune fille.
-Catégorique ou pas, elle m'énerve !
-La jalousie est un vilain défaut, Dai-chan !
-Tch…
-Et donc, tu lui as parlé ?
-Elle avait rien sur elle, alors je savais pas quoi dire, mais elle m'a dit bonjour comme si tout était normal, alors je suis parti.
-T'es parti ?
-Ouais… grinça Aomine. Qu'est-ce que tu voulais que je dise ?
-Mmh… Moi, je pense qu'elle est juste comme ça, et qu'elle ne représente pas une gêne entre toi et Kagami, déclara Momoi sur un ton rassurant. Je pense même qu'elle te soutient…
-Mouais.
-Un peu plus d'enthousiasme, Dai-chan !
-De l'enthousiasme ? Aomine se laissa retomber sur le dos.
Ils étaient sur le toit de Touhou, et Momoi était venue retrouver son ami d'enfance pendant la pause repas. Ce dernier était allongé, les bras et les jambes écartés, et semblait pensif. Pour la jeune fille qui le connaissait bien, il semblait un peu… désœuvré, dépassé. Perdu. Il n'avait pas réagi lorsqu'elle s'était approchée.
Elle avait dû aplatir son sac de cours sur la tête de son ami pour le faire réagir. Et encore, réagir était un bien grand mot. Il s'était vaguement redressé, et l'avait regardée avec un air absent.
-De l'enthousiasme ? reprit Aomine, et Momoi fut stupéfaite de constater qu'il y avait de l'amertume dans la voix de l'as de leur équipe de basket. Comment veux-tu être enthousiaste quand le mec que t'aimes refuse clairement de t'accompagner quelque art où t'as vraiment envie de l'amener pour deux malheureuses heures de cours, qu'il te reproches tout un tas de truc et part en claquant la porte ? Il m'a complètement jeté comme-
-Dai-chan ! Arrête de dire ça, c'est pas-
-Tu comprends pas ! Je-
CLAC !
La gifle partit instantanément. Aomine leva des yeux colériques vers son amie. Et regretta ce qu'il venait de dire.
-Je viens de me prendre un râteau, figures-toi ! Comment tu peux dire que je ne comprends pas ?
-Satsu, je…
-Et puis, Kagami ne t'as pas rejeté ! Il était juste en colère, et ça se comprend ! Tu l'as laissé manquer des cours alors qu'il a besoin de les suivre, tu lui as avoué que tu avais fouillé dans ses affaires pour avoir son emploi du temps, tu l'as embrassé sans sa permission… Comprends-le un peu !
Aomine eut l'air de se sentir un peu coupable, alors Satsuki radoucit son ton.
-Je suis absolument certaine que Kagami tient beaucoup à toi. Et je pense que tu le troubles.
-Comment tu peux dire ça ?
-Intuition féminine ! s'exclama la jeune fille en un grand sourire. »
Aomine parut rasséréné. Il amena son amie au sol, la faisant trébucher, et l'attira contre lui, dans une étreinte qui aurait pu être celle d'un frère et d'une sœur.
Le portable de Momoi vibra.
« Oh, un appel de Testu-kun… »
.
_oOoOoOo_
.
Le centre-ville était animé. Au milieu de la foule, un jeune homme semblait agacé. Enfin, si on regardait bien, il y avait un deuxième garçon à côté de lui. Ses cheveux pâles et son teint blanc expliquaient peut-être sa présence aussi faible que celle d'un fantôme… Comparé à lui, son ami avait une aura écrasante, et en ce moment, il ressemblait à un tigre agacé.
« Fais-moi confiance, Kagami-kun.
-Je veux bien, mais ça fait trois fois que tu réponds la même chose ! Et puis moi, je veux bien, mais…
-Ah, on est arrivés.
-Hein ? Arrivés ? Mais on est où au jus-
-Kagamin ! Tetsu-kun !
Kagami tourna vivement la tête vers l'origine de la voix. Les cheveux roses de Momoi virevoltaient dans le vent alors qu'elle courait vers eux. Mais celui qui retint l'attention de Kagami, ce fut celui qui se trouvait derrière elle. Parce que derrière elle, aussi surpris que lui-même, il y avait Aomine.
.
_oOoOoOo_
.
Alex ouvrit le réfrigérateur et attrapa une assiette contenant un reste de riz sauté et de poulet mariné. Taïga cuisinait merveilleusement bien.
Elle fit réchauffer le plateau micro-onde –béni soit cet appareil- et s'installa pour manger. Elle sentit une goutte d'eau froide coulant de ses cheveux dégouliner contre sa nuque. Elle l'essuya avec la serviette qui lui servait de deuxième vêtement, le premier étant sa culotte.
Elle se fit la réflexion qu'elle devrait peut-être faire un effort pour s'habiller, au moins lorsqu'Aomine était à la maison, au vu de sa réaction lorsqu'il l'avait vue ce matin.
Elle sourit. Il ne devait pas apprécier ses manières ce qui était compréhensible.
Soudain, elle eut une idée. Et si elle allait chez Tatsuya ? Comme ça, les deux tourtereaux seraient tranquilles, et elle pourrait se balader sans petite culotte (oui, en mettre une était un bel effort pour elle). Bien sûr, Tatsuya la réprimandait, mais elle l'ignorait. Elle ferait peut-être un effort quand même. Bah, elle verrait bien.
Ayant pris sa décision, elle finit de manger, écrivit quelques mots à l'intention de Kagami, et même quelques-uns à celle d'Aomine.
Puis, elle sortit de l'appartement. Croisa le regard estomaqué d'un homme et celui, outré de sa femme.
Elle rentra en quatrième vitesse pour enfiler autre chose que sa petite culotte. Parce que dans la rue, ça risquait de mal passer.
.
_oOoOoOo_
.
« Oh, regarde, Tetsu-kun ! Cette boutique a l'air vraiment formidable, tu m'accompagne ?
-Quelle bonne idée, Momoi-san !
-Attends, Kuroko ! Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Ah, Kagami-kun. Comme on a pas cours de l'après-midi, autant en profiter pour s'amuser, non ? Nous, on va par là. »
Et Kuroko disparut à travers la foule. Parfois, sa misdiscrétion était vraiment redoutable. En tout cas, c'est que Kagami pensa.
Impuissant et résolu malgré lui, il se retourna donc lentement vers Aomine, une légère transpiration due à une gêne extrême commençant à couler le long de son cou.
Le regard vaguement surpris et supérieur d'Aomine l'attendait. Reprenant les mots de Kuroko, celui-ci annonça avec un sourire en coin :
« Alors, Kagami-kun, comme on a pas cours de l'après-midi, autant en profiter pour s'amuser, non ? »
.
_oOoOoOo_
.
« Damnit. »
Alex soupira. L'appartement de Tatsuya était fermé à clé, et les clés… Elle ne les avait pas. Pas encore. De plus, Tatsuya ne sortirai pas de cours de sitôt. Bon, tant pis.
En Amérique, elle avait fait du basket de rue, et donc fréquenté des gens… de la rue. Qui lui avaient appris à crocheter une serrure.
La porte de l'appartement de Tatsuya tint bon vingt secondes.
Satisfaite, elle se déshabilla en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et se laissa tomber dans le canapé qui avait l'air très confortable.
Et il l'était. Soupirant de bonheur, elle s'endormit.
Quelle riche idée elle avait eu. Elle ne pensa pas un seul instant à la tête que le basketteur de Yôsen pourrait faire lorsqu'il rentrerait le soir. Surtout que sa petite culotte avait atterrie juste devant la porte et le pantalon juste devant la culotte, et son soutien-gorge, derrière… etc.
.
_oOoOoOo_
.
Le bus roulait paisiblement. Il contenait peu de voyageurs, et personne ne parlait. La route ne présentait aucun chaos. Tout était paisible.
Autour d'eux, le paysage avait changé. Plus d'immeubles faisant la course avec le ciel, plus de gens pressés seule une végétation éparse et quelques arbustes téméraires se balançant au grès du vent.
Mais ils ne s'apercevaient de rien. Aomine et Kagami s'étaient endormis, l'un contre l'autre.
Le sourire moqueur habituel d'Aomine étirait ses lèvres, tandis que Kagami murmurait dans son sommeil :
« Je gagnerai ce match… A coup sûr… Pas moyen que je perde… »
Et, à travers les frontières de l'esprit, Aomine, toujours endormi, répondit :
« Tss, essaye un peu pour voir… »
.
_oOoOoOo_
.
Kuroko se demandait s'il avait bien fait d'accompagner Momoi faire du shopping. Vraiment.
« Oooooooooh ça te vas à raviiiiir ! s'exclama la jeune fille. Essaye un peu ça, maintenant, pour voir ! »
Résigné, Kuroko retourna dans la cabine, toujours vêtue d'un chemisier blanc à dentelle et d'une jupe bleue pâle à volant. Il jeta un coup d'œil à ce que Momoi venait de lui donner, et soupira. Il espérait juste que personne ne le verrait, lorsqu'il ressortirait avec la robe gothique lolita, les bas en dentelle noire et les chaussures à talons. Ah, et aussi avec le nœud en velours dans les cheveux.
Enfin. Au moins, maintenant, il était sûr qu'il ne pouvait rien lui arriver de pire.
La voix de Momoi s'éleva à travers le rideau de la cabine :
« Tetsu-kun ! J'ai un rouge à lèvres violet foncé qui ira très bien avec tout ça ! C'est génial, non ?»
O, joie. En effet, c'était absolument formidable.
.
_oOoOoOo_
.
Alex se retourna dans le canapé. Hm. Elle avait un peu froid. Elle se leva, et dans un état second, atteint la chambre de Tatsuya.
Elle se glissa sous la couette.
Ah, qu'est-ce que c'était confortable…
.
_oOoOoOo_
.
Le ciel était contrasté. Le soleil perçait difficilement au travers de nuages gris foncés aux nuances bleues électriques.
Kagami sortit du bus, soufflé par la beauté de l'endroit. Aomine le suivait, quelques pas en retrait.
La mer s'étendait au pied de la falaise sur laquelle ils étaient, immense. La lumière qui passait à travers les nuages se reflétait en quelques tâches éblouissantes sur le sommet des vagues pleines d'écumes. Les vagues, d'ailleurs, étaient imprévisibles, à l'image du vent qui les formaient et qui faisait voler les cheveux de Kagami.
Aomine le trouva particulièrement beau, le visage dégagé et ses cheveux flamboyants au milieu de tout ce vent chargé d'iode.
Les cris de quelques mouettes retentirent, et Kagami leva la tête vers le ciel, ferma les yeux.
Lorsqu'il parla, sa voix grave fit frissonner Aomine, qui mit cependant ceci sur le compte du vent frais, par fierté.
« Je savais pas que cet endroit existait… C'est si… loin de tout… »
Aomine ne répondit pas. En revanche, il dépassa Kagami, se dirigeant vers un endroit précis du bord de la falaise. Kagami le regarda d'un air interrogateur et Aomine tourna la tête vers lui.
« Si tu veux rester ici toute ta vie, fais comme tu veux, mais il y a un chemin qui descend vers la mer ici. Il est raide, remarque… T'as peur ?
-Tss. Dis pas n'importe quoi.».
Le chemin était effectivement abrupte, et ressemblait plus à une piste d'escalade qu'autre chose, mais lorsqu'ils arrivèrent sur une petite plage de galets étroite, Kagami se dit que ça en valait la peine.
D'en bas, la mer semblait beaucoup plus impressionnante. Les reflets lumineux visibles d'en haut avaient disparu, bien que les percées de soleil étaient toujours présentes dans le ciel : la mer devenue une masse grise incommensurablement puissante. Celle-ci s'écrasait sur une petite avancée de la falaise, qui résistait courageusement depuis longtemps sûrement.
Le vent marin lui aussi semblait plus fort, et fouettait sans pitié les visages de Kagami et d'Aomine.
Les deux basketteurs restèrent immobiles un moment, hypnotisés.
Une mouette passa juste devant eux. Aomine s'ébroua, tel un gros chat après être sorti de sous la pluie.
Kagami se reprit à son tour, et leurs regards se croisèrent.
Finalement, Aomine annonça :
« Suis-moi la plage continue, et là-bas...
Il ne finit pas sa phrase, se stoppant avec un sourire naissant sur les lèvres. Kagami le remarqua.
-Et là-bas quoi ?
-Tu verras bien, Taiga-chan ! » s'exclama avec un ton excessivement joyeux, ce qui eut le don de mettre Kagami hors de lui.
Et c'est en se disputant sur des histoires de prénoms, et de suffixe qui étaient absolument hors-de-question à donner à un basketteur viril, qu'ils arrivèrent sur une plage de sable, surplombée d'en parking goudronné.
Aomine monta vers le parking désert et s'arrêta. Il posa un sac de sport que Kagami n'avait même pas remarqué par terre, avant de se baisser et d'en tirer quelque chose.
Aomine se retourna vers Kagami en faisant rebondir son ballon de basket.
« Celui qui arrive à atteindre l'autre bout du parking gagne un point. On s'arrête quand on en aura mare. »
Kagami marqua un temps de surprise, avant de se ressaisir, un sourire de défi sur le visage. Aomine créa un changement de rythme, et le match avait commencé.
.
_oOoOoOo_
.
Takao s'esclaffait depuis un petit bout de temps déjà. Midorima, qui marchait derrière lui, contenait son énervement du mieux qu'il pouvait. Le pourquoi du comment cet imbécile de Takao était mort de rire ne l'importait pas outre mesure, mais le basketteur de génie avait cru comprendre que l'idiot avait réalisé que l'uniforme orange de Shutoku couplé à ses cheveux verts le faisait ressembler à une carotte. Absurde. Enfin, ça, c'était son délire d'il y a quelques minutes. Maintenant, il riait aux éclats quant aux noms de famille de la génération des miracles.
« Pff… Ha ! Ha ! Ha ! « Midori », ça veut dire vert, t'as les cheveux verts, « aka » ça veut dire rouge et il a les cheveux rouges…
-J'éviterais de me moquer d'Akashi, si j'étais toi, Takao.
-Haaa j'en peux plus, continua celui-ci en essayant de reprendre son souffle. « Ao » c'est bleu et Aomine a les cheveux bleus…
-On sait tous qu'Aomine a les cheveux bleus, tu parles inutilement, siffla Midorima.
-« Murasaki », c'est violet, « Ki », c'est jaune… Ha ! Ha ! Ha !
-Takao !
-Et même Kuroko : « kuro », c'est « noir », et c'est un joueur fantôme, et il est une ombre…
Désespéré par la bêtise de son partenaire, Midorima abandonna l'idée de le raisonner.
-Mais Kagami… ça veut dire « miroir », donc… C'est un signe du destin !
Midorima se demanda ce que Takao avait encore bien pu inventer. Celui-ci continua, d'un faux ton lyrique :
-Il vous a fait voir ce que vous étiez devenus, et vous a remis sur le droit chemin… Ah, que c'est-
Midorima ne voulut pas entendre ce que c'était exactement, parce que Takao s'en était pris à sa fierté. Il le coupa, d'une phrase miraculeuse qui coupa le bec à Takao :
-Et « Taka », ça veut dire « faucon ». Rappelle-moi quels genre d'yeux tu utilises sur le terrain ? »
Le silence retomba, sur un Takao arborant une moue boudeuse, vexé de s'être fait prendre à son propre jeu.
« Shin-chan !
-Qu'est-ce qu'il y a, encore ?
-Ça serait pas Momoi, dans la boutique, là ? »
.
_oOoOoOo_
.
Kuroko sortit de la cabine, affabulé de la robe lolita. Enfin, « sortit »… « se mit dans l'embrasure de la porte en rabattant le rideau devant lui » était la formule exacte. Il avait beau avoir sa misdiscrétion, il n'avait pas du tout envie que quelqu'un le voit ainsi. Momoi le remarqua, et affichant une mine ravie, elle s'empressa de lui mettre sur les lèvres le rouge à lèvres dont elle lui avait parlé.
« Ma-gni-fique ! » s'émerveilla la jeune fille.
Kuroko n'osa même pas tourner la tête vers le miroir. Si Momoi disait qu'il était « ma-gni-fique », alors il était sûr qu'il avait du souci à se faire.
Soudain, une voix retentit aux oreilles de Kuroko, plus forte qu'un coup de tonnerre.
« Momoi-san ! On t'a vu depuis dehors ! J'ai dû traîner Shin-chan pour venir, mais au fond, je suis sûr qu'il est ravi ! N'est-ce pas Shin-chan !
-Ne dis pas n'importe quoi, Takao, le contredit Midorima, horripilé (comme à chaque fois que l'idiot prenait la parole en fait), en remontant ses lunettes sur son nez.
-Vous tombez bien, s'exclama la jeune fille, toute joyeuse. Qu'est-ce que vous en pensez ? »
Et sur ce, elle se déplaça sur le côté, révélant Kuroko et sa magnifique robe lolita gothique, qui perdit en une seconde sa misdiscrétion qui l'avait protégé.
Celui-ci ouvrit légèrement la bouche, stupéfait que Momoi révèle ainsi son sort à deux basketteurs qui le respectaient.
Enfin, plus maintenant.
Même Midorima dut mettre sa main sur sa bouche pour ne pas éclater de rire. Même si pour le coup, il trouvait Kuroko plutôt mignonne. Il se tourna dos à Kuroko, parce que cette fois-ci, se retenir de rire était parfaitement impossible.
.
_oOoOoOo_
.
De fortes bourrasques faisaient s'envoler l'eau en suspension qui s'était fait projetée contre la falaise par la mer. Pour un peu, on aurait pu croire qu'il pleuvait. Mais la pluie était salée, vive, puissante. Le soleil continuait sa lutte incessante avec les nuages. Et la mer s'écrasait contre la falaise, plus bruyante que la forge de Vulcain.
Deux fauves brûlants comme la braise se disputaient un match titanesque. Les étincelles qu'ils faisaient jaillir embrasaient l'air autour d'eux, changeait l'eau salée de la mer en lave. Le match qu'ils disputaient était le brasier du volcan.
Mais malgré cela, ils souriaient. Comme des enfants. Un sourire innocent, un sourire qui disait, qui hurlait au monde qu'ils étaient heureux d'être en vie.
Ils s'étaient bien trouvés.
Les yeux d'Aomine et Kagami ne se quittaient pas vraiment, ils étaient dans la zone sans s'en rendre compte mais ce sourire s'étaient rajouté.
Esquive, passe, rattrape, intercepte.
Aomine marqua un point de plus en arrivant au bout de leur terrain improvisé. Un sourire encore plus éclatant échangé, Kagami repartit à toute vitesse vers l'autre bout du terrain, filant comme une braise incandescente éclipsant la lumière des étoiles. Aomine, lumière toute aussi forte, le rattrapa.
Sourire échangé.
Kuroko n'aurait pas pu viser plus juste en les appelant ses « lumières ». Et à ce moment, ensemble, leurs lumières éblouissaient. Jusqu'au fond du cœur le plus stoïque.
Un point marqué, aussitôt récupéré, un autre marqué, récupéré sourire. Ils n'étaient toujours pas fatigués. Ils brillaient.
Tout n'était que lumière. Lumière et bonheur. C'était indescriptible. Une nouvelle porte s'était ouverte.
Kagami et Aomine s'écroulèrent l'un sur l'autre, à égalité, incapable d'effectuer un mouvement les nuages qui s'étaient refermés sur le ciel levèrent tout à coup le voile sur une explosion de couleur. Rouge, rose, orange, jaune. Écarlate. Embrasement. 3,2,1, feu. Aomine et Kagami se redressèrent, face à la splendeur du ciel qui leur faisait face. Admirèrent le soleil sombrer lentement derrière l'horizon. Et, lorsque la vive lumière fut partie, devenue plus douce, pastel la lune se leva, et Aomine et Kagami se regardèrent.
« Dis, Kagami… »appela Aomine d'une voix rauque.
Le dernier nommé ne répondit « oui » qu'avec ses yeux interrogateurs.
La main du basané se posa lentement sur sa joue. Ses lèvres se rapprochèrent. Et doucement, Aomine l'embrassa. Pas sauvagement comme d'habitude (qu'il était bizarre de dire « comme d'habitude », alors que Kagami n'avait jamais donné son consentement), mais vraiment doucement.
Et Kagami se laissa faire. Ses yeux s'étaient fermés sans qu'il s'en rende compte. Il ne comprenait rien, et n'avait pas envie de comprendre. Il ne voulait rien faire. Il était bien ainsi. Et pour Aomine, c'était pareil.
Ils se séparèrent. Un regard tout aussi doux fut échangé.
Puis Kagami reprit ses esprits. Devint plus rouge que ses cheveux.
« Qu-qu-qu… QU'EST-CE QU'IL S'EST PASSEEEEEEEEEE ?! »
.
_oOoOoOo_
.
Momoi et Kuroko –de nouveau habillé normalement- sortaient de la boutique de vêtements. Kuroko avait vécu la plus grosse honte de sa vie et Momoi était aux anges, ne se rendant pas compte que malgré son apparence assez androgyne, Kuroko tenait un minimum à sa virilité. Dans la mesure où les mots « Kuroko » et « virilité » pouvaient tenir dans la même phrase en formant un sens plus ou moins cohérent.
« Dis, Tetsu-kun, tu crois que ça va bien se passer pour Kagamin et Dai-chan ?
Kuroko la dévisagea un moment, avant de répondre.
-Je ne sais pas, mais j'espère. Honnêtement… Je n'arrive pas à deviner comment ça se finira.
-Dans ce cas… fit la jeune fille avec une étincelle de malice dans les yeux, et si… et si on leur donnait un coup de main supplémentaire ? »
.
_oOoOoOo_
.
Aomine et Kagami remontaient la pente de la falaise.
« N'importe quoi !
-Pff, à d'autres, Taïga-chan, répondit Aomine, narquois.
-M'appelle pas comme ça !
-Tss, je sais que t'as aimé, ça sert à rien de mentir, tu-
-Il s'est passé un truc bizarre ! Mon corps ne répondait plus ! C'est de ta faute !
-De ma faute de t'avoir fait tomber sous mon charme, Taïga-chan ? Hm, ouais, c'est-
-Je te dis que c'est n'importe quoi ! Pas moyen que j'ai envie de te… enfin de…
-Et ben, t'arrives même plus à parler ?
-Gh… Crois pas que ce soit à cause de toi ! Je contrôle parfaitement ce que je fais !
-Donc t'as contrôlé le moment où tu m'as embrassé. »
Le paradoxe eut raison de Kagami, qui ne trouva de mieux à faire que d'envoyer un regard furieux à Aomine. Qui était satisfait. Même trèèèèès satisfait. Quelque part au fond de lui, la panthère ronronnait.
.
_oOooOoOo_
.
« Tu es sûr que c'est une bonne idée ? demanda Kuroko, pas très rassuré.
-Mais oui, tu sais, faire ce genre de choses est normal !
Oui, mais quand les personnes impliquées étaient tout sauf « normales », est-ce que la situation pouvait l'être quand même ?
-Et puis, ajouta Momoi d'un ton rassurant, voyant que Kuroko était toujours sceptique, on aura l'occasion de voir si leur histoire va durer ou pas, et se préparer à faire quelque chose pour eux si jamais ça tourne mal…
Kuroko analysa ce qu'avait dit la jeune fille. Oui, effectivement.
-Et puis on va bien s'amuser surtout ! s'exclama Momoi. T'imagine ce qu'on va pouvoir leur faire faire ?
Kuroko pouffa. Effectivement. Ses doutes furent balayés par la vague d'amusement causé par leurs manigances.
-Tu as raison, Momoi-san, répondit-il. Il faudra réfléchir à ce qu'on pourrait demander…
-Oui ! rit-elle. J'ai déjà plein d'idées ! »
Kuroko fut coupé par le son de son portable qui vibrait. Il consulta la réponse au message qu'il avait reçue, positive. Un fin sourire étira ses lèvres. Il informa Momoi de ce qu'il venait de lire.
Oh, oui, la situation actuelle l'amusait au plus au point.
Pas sûr que ce soit le cas des deux félins quand ils recevraient le message qu'il était à présent en train de taper…
En en rajoutant un peu, parce qu'en attendant, lui s'amusait beaucoup.
.
_oOoOoOo_
.
Éreintes, Kagami et Aomine se traînèrent hors du bus et traversèrent la route pour rejoindre l'appartement de Kagami.
L'effort physique qu'ils avaient dû fournir plus tôt les rattrapait et ils tenaient sur leurs jambes à grand peine, leurs yeux se fermant à moitié.
Agissant tels des zombies, ils réussirent par miracle à faire réchauffer des restes de curry au micro-onde et à le manger sans en faire tomber partout à se doucher et se mettre en pyjama.
Ils s'écroulèrent sur le lit, sans se soucier de comment exactement ils étaient, et s'endormirent.
Kagami fut néanmoins interrompu par le bruit de son téléphone qui vibrait. Il réussit à lire vaguement le message malgré le bras d'Aomine qui lui tombait devant les yeux.
Et ouvrit des grands yeux ronds. Ça ne pouvait pas être vrai… si ?
Si ?
Il secoua Aomine sans se soucier de choses comme la « délicatesse » ou autre. La situation était grave. C'était un état d'urgence. De triple quadruple urgence.
Aomine ouvrit à son tour des grands yeux effarés lorsqu'il lut le message. Les deux se regardèrent, se demandant ce qu'ils devaient faire.
« Je suis sûr que c'est un coup de Kuroko… murmura Kagami.
-Satsuki y est aussi pour quelque chose, ragea Aomine.
-Merde… Comment on est censés faire ? »
C'est sur cette question pleine d'angoisse que les deux félins, en l'occurrence deux petits chatons trempés par la pluie et effrayés, s'endormir l'un dans les bras de l'autre et pour une fois, Kagami n'émis que de faibles protestations.
Peut-être était-ce dû à sa fatigue qui le fit s'endormir instantanément, cumulé avec le stress qui avait fini de l'achever.
Dans le noir, la faible lueur de son téléphone brillait.
.
_oOoOoOo_
.
De : Kuroko
Reçu le : jeudi 11 février
Heure : 23h07
Kagami-kun, Toute la génération des miracles est invitée demain soir chez Akashi, et tu es invité également. Aomine recevra demain un message de sa part son portable. Je te conseille de venir, Akashi est très rancunier. Je ne sais pas trop encore pourquoi, c'est plutôt étrange, donc prépares-toi mentalement. Autre conseil : ne lui mens pas, il le verrait tout de suite.
A demain !
Et voilà ! Un chapitre de bouclé ! Je me sens tellement… Heureuse, soulagée… je sais pas moi… Bref.
Au sujet des noms de familles, ils portent bel et bien dans leurs noms la couleur de leurs cheveux. En faire la constatation m'a beaucoup amusée. Il fallait que j'en parle. D'ailleurs, voici…
Ce que Takao n'a pas eu le temps de révéler sur les noms de famille ! :
« Himuro », d'après les sites de traduction, ça veut dire un endroit, une pièce, une maison gelée. Vu l'air froid d'Himuro, c'est marrant… Et son prénom, « Tatsuya », d'après Wikipédia, ça s'écrit « flèche du dragon » en kanji. C'est plutôt cool.
« Momo », c'est une pêche. Ça ne veut pas dire « rose », mais une pêche, c'est quasi rose, non ? Non ? Vraiment pas ?
Note de dernière minute : Tagada-chan (ma relectrice) m'informe qu'en fait, en japonais, pour dire « rose », on dit soit « pinku » (dérivé de l'anglais), soit... « momoiro » ! Couleur pêche en fait. Voilà...
.
Et voilà ! C'est tout pour aujourd'hui ! Et, malgré le bac de français qui s'approche, tel un ennemi tapi dans l'ombre, marchant, inéluctablement… /PAN !/ Bref, donc, malgré ça, je vais essayer de vous poster le prochain chapitre dans deux semaines. Le problème, c'est que je sais globalement ce qu'il va se passer chez Akashi, mais… Dans le détail… J'EN SAIS RIEN ! C'EST UNE CATASTROPHE !
Donc, soutenez-moi. Comment ? Rien de plus simple ! Juste en bas, là, il y a un petit cadre pour laisser une review… ^^
Bref, je vous aime (bonjour le cliché… -_-'), merci de lire toutes les idioties que je poste jusqu'au bout… Voilà… Je sais pas comment vous faites… Vous êtes bien courageux(ses)… *dit en prenant une voix de petit grand-mère (kawaii éwé)*
Huggies !
