Auteur : Rixtide

Traductrice : Abby915

Disclaimers : Cette histoire est la propriété de son auteur : Rixtide. Je ne fais que la traduire. Les personnages et l'univers appartiennent quant à eux à Marvel.

Fiction originale : Si vous souhaitez lire cette histoire en version originale ou laisser un commentaire à l'auteur, le lien se trouve sur mon profil.


Chapitre 9

Guérir n'est pas un long fleuve tranquille

Steve se réveilla très fatigué après la nuit qu'il venait de passer mais il savait qu'il devait aller voir Bucky aujourd'hui. Dès qu'il arriva à l'hôpital, l'une des aides-soignantes le reconnut.

– Il est dans sa chambre, dit-elle à Steve.

Il la remercia et se dirigea directement là-bas.

– Hey mon vieux, le salua Steve.

Il avait cessé d'attendre des réponses, sachant qu'elles ne viendraient pas. Steve s'assit à côté de lui et sans hésiter, Bucky lui tendit quelque chose. C'était son exemplaire du Hobbit.

– Oh merci ! dit Steve, le reprenant. T'as aimé ?

Pas de réponse. Quelque chose à propos de Bucky semblait éteint. Il semblait nerveux.

– Tout va bien Buck ?

Bucky pointa le livre, continuant de regarder ailleurs.

Steve l'ouvrit brièvement à une page au hasard mais quelque chose capta son regard. Quand il y regarda une seconde fois et feuilleta plus de pages, il remarqua que Bucky avait écrit sur la plupart d'entre elles. Eh bien, il avait fait des cercles, souligné et dessiné des flèches. Il n'y avait aucun mot. Ces marques continuaient tout du long jusqu'à la dernière phrase.

– Donc tu l'as aimé, je suppose, dit Steve, sonnant stupéfait.

Les épaules de Bucky se détendirent et il ne semblait plus si nerveux.

– Oh ! J'ai presque oublié ! La fête de Nat était hier soir ! C'était tellement bien, et elle a aimé son lapin. Elle l'a appelé Luna ! J'ai pris plein de photos. Tu n'as toujours pas regardé aucune de mes photos, tu voudrais en voir quelques-unes maintenant ? demanda Steve avec excitation.

Bucky tourna la tête vers Steve, n'engageant toujours aucun contact visuel. C'était suffisant pour Steve, néanmoins. Il sortit son téléphone et chercha jusqu'à en trouver une à lui montrer. Elle avait été prise la nuit dernière et dessus, il posait avec Natasha à sa droite et Sam à sa gauche. Clint avait fait une blague à Sam jusqu'avant de prendre la photo, alors il les avait eus en train de rire. La photo était la plus heureuse qu'il ait jamais eu avec ces deux plus proches amis.

Quand il tint le téléphone pour que Bucky puisse voir, ses yeux allèrent directement à l'écran. Bucky resta très immobile pour un moment, se contentant de regarder, puis il commença à trembler.

– Buck ? demanda Steve, éloignant le téléphone.

Bucky enfouit son visage dans ses mains et sa respiration se fit de plus en plus bruyante. Steve commença lui aussi à paniquer, qu'avait-il fait ? Pourquoi est-ce que Bucky était bouleversé ?

Steve comprit très vite. Il se sentit idiot. Bucky les avait probablement reconnus de leur combat sur le pont. Il se souvenait sûrement avoir essayer de les tuer et ne pas être capable de s'arrêter.

Bon sang Steve. Fais chier. Comment avait-il pu ne pas y penser avant ? Il était tellement excité à l'idée que Bucky en apprenne plus sur ses amis qu'il n'avait pensé à rien d'autre. Il devait arrêter de penser à lui. Il devait être là pour Bucky maintenant.

– Buck, Bucky je suis tellement désolé, enchaîna-t-il alors que Bucky commençait à pleurer. J'ai pas réalisé que tu te souvenais sûrement d'eux. C'est le cas, pas vrai ?

Bucky trembla plus fort, il n'aidait pas. Que pouvait-il faire ?

– Je leur ai parlé de toi. Je leur ai parlé de mes visites. Ils t'aiment, Buck. Ils ne te blâment pas pour ce qui s'est passé. Ils savent que c'était pas toi et ils espèrent que tu vas vite aller mieux !

Bucky continuait de rester assis là, pleurant et tremblant et deux infirmières qui entendirent l'incident arrivèrent.

– Attendez, s'il vous plait ! leur dit Steve avant de retourner à son ami. Bucky, c'était pas toi. C'était pas ta faute, ils savent tous ça. Tu ne les as pas tués Buck. Ils vont bien, et ils sont heureux de savoir que tu vas bien.

Une des infirmières avait fait venir un homme que Steve supposa être le thérapeute de Bucky.

L'homme était grand et intimidant, et Steve craignit qu'il le blâme pour ça.

– Vous, dit l'homme en regardant Steve. Partez s'il vous plait.

Steve n'avait aucune envie de laisser son ami mais il ne pouvait pas rester là en sachant que c'était sa faute. L'homme parla de nouveau, plus sévèrement cette fois :

– Vous devez partir.

Mais avant qu'il puisse s'approcher de Steve pour l'escorter hors de la chambre, Bucky tendit la tendit vers l'homme, comme pour dire « stop ». L'homme le fit immédiatement et recula d'un pas.

– James, tu veux que cet homme reste ?

Bucky releva la tête vers l'homme, des larmes couvrant ses joues, et il hocha la tête.

– Okay, dit-il. Quel est ton nom, fiston ?

– Steve, monsieur.

L'homme donna à Steve le signal pour continuer avec Bucky.

– Bucky, respire. Allez vieux, avec moi. Inspire. Expire. Inspire. Expire. C'est ça. Continue, tout va bien. Tu vas bien.

Cela prit un moment à Bucky pour se calmer complètement. Les infirmières finirent par les laisser et l'homme se contenta d'observer depuis le pas de la porte.

– Les heures de visite se terminent dans quinze minutes, dit-il.

Steve prit une décision, il devait s'assurer de quelque chose avant de partir.

– Bucky, dit-il gentiment.

Il descendit du lit pour se mettre à genoux devant Bucky. Quand il était assis à côté de lui, il utilisait ses cheveux pour cacher son visage mais là, avec Steve le regardant directement, il n'avait aucun moyen de se cacher.

– Bucky, regarde-moi, s'il te plait ?

Bucky releva un peu la tête mais ses yeux restèrent sur le sol. Steve pencha la tête pour essayer de forcer un contact visuel. Quand Bucky comprit qu'il n'abandonnerait pas, il leva les yeux pour croiser ceux de Steve. Steve sentit quelque chose d'extrêmement puissant le toucher. Dans les yeux de Bucky, il pouvait voir toute la peine, toute la haine et tout le regret qu'il avait probablement gardé en lui toutes ces années. Étonnamment, Steve fut le premier à détourner les yeux, mais il savait qu'il devait être plus fort que ça. Il y avait une dernière question qu'il devait poser à Bucky avant de partir. Il releva les yeux une fois de plus.

– Bucky, on va bien ?

Bucky hésita, puis son visage se détendit et il acquiesça.

En rentrant chez lui, Steve décida d'emprunter un chemin plus long. Il avait besoin de temps pour réfléchir. Il eut une idée et elle était soit brillante, soit vraiment très horrible, il ne savait pas.