Disclaimer : Tout à la merveilleuse Jk Rowling , rien à moi. Je ne gagne rien pour écrire, à part vos reviews, bien entendu.

Remerciements : Merci à b Ano pour sa relecture attentive (et rapide, il faut l'avouer). S'il y a des fautes, c'est à elle qu'il faut s'en prendre !

Résumé : Lorsque Drago se fait mettre à la porte par Hermione, le jeune homme n'a plus d'autre choix que d'aller s'adresser à son pire ennemi pour l'héberger quelques nuits, le temps qu'Hermione accepte de le reprendre. Ce que le jeune homme ignore c'est que la situation va s'éterniser et lorsque sa conscience s'en mêle, une chose est sûre, plus rien ne sera jamais comme avant. Voudra-t-il vraiment quitter ce canapé et son propriétaire ?

Avertissement : Ceci est un Slash Drago/Harry donc, homophobes, s'absternir. Je met PG-12 pour risques de Lemon .

Gagnant du concours précédent: Bravo à quatre8ss pour avoir remporté le concours de couples débiles (et impossible à imaginer, il faut l'avouer) Bref, bien le bravo à toi!


/ Non, non non et non ! La pièce truquée de Bécassine aurait pu atterrir sur face, pour une fois ! Pourquoi suis-je tombée sur Rusard ? Mais non, me voilà dans un appartement miteux empestant l'urine, en train de fixer un vieillard qui danse avec sa chatte. Hey, je parle de Miss Teigne, bande de pervers ! Bref, je pensais avoir tout enduré avec Hagrid et Mme Maxime, et bien non ! Me voilà sensée caser Rusard avec Snape. C'est trop injuste /

Argus Rusard claudiquait au milieu du salon, sur l'air d'une chanson de bal musette, tout en tenant fermement son matou, matou qui soit disant passant était au bord de l'apoplexie. Lorsque arriva la fin de la chanson, il salua son public imaginaire et relâcha Miss Teigne qui tituba quelques instants avant de détaler, au cas où la chanson recommencerait.

/ Bonjour, je suis ta conscience, vieux rabougri ! Une conscience survient le plus souvent après un évènement très perturbant, la mort de Brandon lors de l'épisode précédent des Feux de l'Amour, en l'occurrence. Une fois ma mission réussie, je repartirai de cette maison puante. En attendent, grouille-toi de tomber amoureux pour qu'on en finisse rapidement. Merci, au revoir /

- Hein ? Qui a parlé ? C'est toi ma mignonnette ? Demanda Rusard à son chat qui te planquait sous l'horloge Louis XIV qui prenait la poussière dans son salon.

/ Ah non, non, non et non ! Je ne répéterai pas ! Cette mission doit être vite expédiée et Cupidon n'a jamais mentionné dans son contrat que nous devions entretenir de bons rapports avec nos clients ! En plus il a une haleine de mammouth lépreux et éviter de le faire parler est pour moi une question de survie. L'apnée est très mauvaise pour les consciences ! Il doit certainement se brosser les dents tous les jours avec la nourriture de son chat ou avec du jus de camembert pour obtenir un résultat pareil ! Bah, au moins il a la magico-télévision. Avec un peu de chance, il regarde la Star Ac' et je vais pouvoir mettre mon répertoire à jour. J'espère juste que Bécassine déguste elle aussi avec son client. Il n'y a pas de raison que ce soit toujours les même qui trinquent /

oOo

Le professeur Snape, alias Snapie pour les intimes, remuait lentement le contenu d'un chaudron qui bouillait à gros bouillons. Les effluves de la potion, aussi malodorantes que les aisselles de son préparateur, s'envolaient en spirales multicolores et venaient se condenser sur le bonnet de douche qui recouvrait la chevelure du pauvre Snapie. Las d'être sans cesse insulté de graisseux, le professeur de potions avait trouvé la solution miracle pour épargner à ses cheveux l'épreuve du surplus de sébum en enfilant un magnifique couvre-chef à fleurs rouges lorsqu'il était à l'abri des regards de ses élèves.

Snapie cessa de remuer le chaudron, se dirigea vers une armoire couverte de toiles d'araignées, celle-là même où il avait maintes fois rêvé d'y enfermer ses élèves les plus nuls et scruta le contenu de celle-ci. Une multitude de bocaux remplis de substances inconnues s'alignaient et discutaient dans une joyeuse cacophonie. Le sujet le plus à la mode chez les bocaux étaient actuellement de savoir lequel du bonnet fleuri ou du rayé saillait le mieux à Snapie. Ne voulant nullement que le principal concerné prenne ainsi la grosse tête en se sachant si populaire, les fioles de verre se turent lorsque le grand nez de ce dernier pointa devant eux pour y trouver un ingrédient.

Snapie demanda d'un air hautain que le bocal qui contenait de la bave de crapaud diluée à 40 se manifeste. Mais les récipients étaient anciens et la sénilité les avait fait oublier la nature de leur contenu. C'est donc un Rogue passablement énervé qui entreprit de goûter chacune des substances présentes dans l'armoire. Une fois que ses papilles reconnurent le goût âcre et la texture gluante de la bave, Snapie s'empara de la fiole, ferma l'armoire et les potins purent reprendre de plus belles à l'intérieur de celle-ci.

• ♪ Ma bave de crapaud préférée, viens mes braves cheveux graisser…•

- Nom d'une morue à petite poitrine, qui a chanté ?

Bah, moi ! •

-Qui êtes-vous ?

-C'est à moi que vous vous adressez, le grand pif ? Demanda lentement le bocal que Rogue avait sorti de l'armoire.

-Non, j'ai entendu une voix de femme qui chantait affreusement faux…

Je ne chante pas faux, ce sont tes oreilles qui entendent mal ! •

-C'est peut-être l'urine de porc, proposa la fiole.

-L'urine de porc ? Questionna Snapie.

-Oui, le bocal que vous avec goûté juste avant moi. L'urine de porc, quoi ! Il joue aux travestis en ce moment, ça expliquerait la voix de femme…

Snapie sentit soudain son estomac se révulser. Quand des relents de ragoût d'agneau de ce midi remontèrent dans son œsophage, Snapie courut de long en large dans la salle de classe à la recherche d'une bassine quelconque avec laquelle il pourrait limiter les dégâts. Le seul récipient qui lui passa sous la main fut son chaudron encore bouillonnant dans lequel il vomit copieusement.

La réaction chimique entre la potion et les relents de repas se produisit immédiatement et une vague de magie souffla à la figure de Snapie. Quand celui-ci, chamboulé, reprit ses esprit, s'éloigna du chaudron concomitant et aperçut son reflet dans la vitrine d'une armoire, il ne put que se rendre compte que ses cheveux, cils et sourcils avaient pris une horrible teinte turquoise, comme toutes les autres zones poilues de son anatomie, comme le confirma un coup d'œil rapide dans son slip kangourou. Pis encore, une crête de coq rouge sang lui déformait le crâne et son nez déjà proéminent d'avance, s'était métamorphosé en bec de toucan des îles !

Bien joué, t'es vachement plus sexy comme ça, Roguinouchet. Par contre, le slip kangourou couvert de taches de freinage est encore à revoir… •

- Ah, malédiction, je deviens fou, s'écria Snapie en cachant son bec de toucan dans ses mains.

A vrai dire, tu as toujours été un peu con…•

-Zeeeeeeen, Severus. Tout ceci est un mauvais cauchemar comme tu en fais des tonnes, marmonna-t-il. Mais, Severus. C'est impossible, tu n'as jamais fait qu'un seul cauchemar dans toute ta vie : celui où Drago, ton neveu préféré, couchait avec cet ignoble Potter, continua le professeur, toujours pour lui-même.

Tu confonds cauchemar et réalité, mon pauvre Snapie •

- Hey, l'auteur a dit « Snapie, pour les intimes » On n'est pas encore intimes, à ce que je sache ! Et c'est quoi cette histoire de réalité ?

Pour faire simple, Drago couche avec Harry. Je peux te faire un dessin si tu insistes mais je ne suis pas certaine que ton esprit puérile survive à une image aussi… nudiste •

-Je nage réellement en plein délire…

Tu sais nager, toi ? •

- Imbécile !

Bon, si tu ne me crois vraiment pas, regarde le journal de ce matin !•

- Un peu mon neveu que je vais aller vérifier

Et cette expression ringarde, laisse-la tomber. •

- Est-ce que je me permet des sarcasmes, moi ?

Non, mais je suis tellement parfaite que tu ne trouves rien à me redire, bien entendu !

-La ferme !

D'un pas décidé, Bec-de-toucan alla chercher la Gazette du Sorcier qu'il n'avait pas pris la peine de lire ce matin tellement il était pressé d'en finir avec cette potion qui intensifiait ses performances sexuelles et resta figé devant la Une en première page du journal. Il ferma les yeux et les rouvrit pour s'assurer qu'il n'avait pas mal vu. Son cauchemar était bien la réalité.

Le couple qui crée l'émeute.

Dans la nuit de vendredi à samedi, Harry Potter dit « Le Survivant » et Drago Malfoy, sorcier au plus beau derrière élu par les lecteurs de notre quotidien, ont créé scandale dans les rues de Londres en clamant haut et fort leur homosexualité. Des Aurors ont été dépêchés sur place pour contenir une horde de grand-mères et de fanatiques venus hurler leur mécontentement. Une zone anti-transplanage a du être établie pour limiter l'afflux de protestataires.

D'autres part, au même moment, tous les griffons miniatures du pays se sont insurgés contre le massacre des leurs survenu dans la maison du scandale et sont venus prêtés mains fortes aux mamies. La sonnette de la maison du couple a, de plus, entamé une grève, bientôt imitée par la totalité des sonnettes de la rue qui ne cessent pas à présent de sonner toutes les trois secondes. Les Aurors ont bien vite été dépassés lorsque les grand-mères leur ont lancé leurs gaines et les griffons miniatures au visage.

La situation est rentrée dans l'ordre aux premières lueurs du jour lorsque Drago Malfoy et Harry Potter furent évacués après avoir annoncé leurs fiançailles. Le bilan des altercations reste provisoire mais nous savons que deux grand-mères sont décédées des suites de leur crise cardiaque et le nombre de griffons anéantis n'a pas encore pu être comptabilisé. Les deux amants à l'origine du conflit se sont, eux, refusés à tout commentaire.

Snapie se força à respirer lentement pour reprendre son calme. Tout ceci ne pouvait pas être vrai. Il nageait en plein cauchemar ou alors il s'agissait d'une blague de très mauvais goût. Et puis, Potter avait toujours été sujet aux rumeurs les plus folles. L'année dernière, on l'avait soupçonné d'être une fille et s'il y avait bien une chose dont Snapie était certain, c'est que Potter serait un fille le jour où Rusard serait amoureux de lui !

Mais justement !•

-Quoi ? Potter est une fille ?

Non, mais Rusard a un faible pour toi. Il trouve ton bonnet à fleur très sexy •

-Menteur !

• ♪ Ouh le menteur il est amoureux !•

-Silence !

Tiens, j'ai déjà entendu cela quelque part…•

-Allez-vous enfin vous décider à me dire qui vous êtes ?

Je suis ta conscience, Snapinouchet ! •

-Degné ? Impossible !

Qui suis-je alors ? Mère Térésa ? •

-Qui ?

Laisse tomber ! Si je te dis que je suis ta conscience, c'est que je suis ta conscience, bougre d'imbécile !•

- Et moi je t'ai dit que c'était impossible ! Ma maman m'a toujours dit que je n'étais qu'un inconscient, avoua honteusement Snapie.

Et d'imbécile, elle ne t'en a jamais traité, non ? Bon, place au blabla habituel… Les consciences se manifestent après un choc important, le ratage de la potion augmentant les activités sexuelles, en l'occurrence. Je ne disparaîtrai qu'une fois ma mission terminée. Compris ? •

-De quelle nature est cette mission ?

Tu veux vraiment savoir la vérité ?•

-C'est si horrible que cela ?

J'ai le droit de te mentir ?•

Snapie se contenta d'hausser les épaules.

Qui ne dit mot, consent. Dan ce cas, bien sûr que non cette mission n'est pas du tout horrible, je vais même être trèèès joyeux de m'en acquitter au plus vite. Elle ne me dégoûtera en aucun point ! •

-Tu mens vraiment très très mal, répondit Snapie.

Merci, c'est gentil !•

-Et ton, sens de l'humour est vraiment lamentable…

Moi au moins j'en ai un !•

-Silence !

La routine, quoi…•

Le professeur de potions, fulminant, courut chercher un livre sur les remèdes de potions ratées afin de reprendre son apparence naturelle. Il lui fallut une dizaine de minutes, quelques pattes de sauterelles et un bonne dose d'essence de Murlap pour ressembler enfin à quelque chose d'humain. Après avoir repris son visage normal et son calme, par la même occasion, Snapie enfila sa cape de voyage et se rendit chez son neveu pour mettre les choses au clair.

En effet, il avait eu beau se pincer jusqu'à être tellement couvert de bleu qu'un élève l'aurait pris pour un Schtroumpf en le croisant, s'être mis des claques pour se réveiller mais rien n'y avait fait. Le cauchemar de Snapie continuait. Il avait donc accepté que la réalité, certes, dépassait l'entendement, mais était surtout… la réalité ! Snapie se félicita mentalement pour cette découverte qui allait révolutionner le monde des philosophes anglais. Il était certain que s'il publiait cela, il remporterait le prix Goncourt haut la main mais se ravisa aussitôt. La célébrité lui faisait peur, voila tout.

Quoiqu'il en soit, Snapie, fulminant, évita les débris de griffons cassés qui jonchaient le trottoir et alla sonner à la porte de la maison de Harry où, il le savait, il pourrait trouver Drago. Mais, d'un air courroucé, la sonnette lui rétorqua alors : « En grève, signalez votre arrivée vous-même » Snapie s'indigna. Les carillons de nos jours !

D'un geste vif et décidé, le professeur de potion le plus détesté de toute l'histoire du monde s'empara de la poignée de porte et ouvrit à volée celle-ci. La sonnette allait bien voir s'il n'était pas capable de 'signaler son arrivée lui-même'. Mais le ricanement que poussa la gréviste au moment où Snapie pénétra dans la maison ne lui dit rien qui vaille et il avait bien raison de se méfier.

En effet, à peine le grincement du chambranle eut-il retentit que des bruits surexcités arrivèrent aux oreilles de Snapie. L'image de Harry et Drago en train de se relever, rouges de honte, en tentant de cacher au mieux leur nudité qui s'imposa à leur visiteur fit tomber celui-ci des nues, sans mauvais jeu de mot. Snapie bafouilla quelques mots ressemblant vaguement à 'Jecroisqueejevaisattendredehors' avant de sortir aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Les joues empourprées de honte, le professeur Snape se baffa mentalement une fois que la porte fut close, pendant que Drago et Harry se dépêchaient de se revêtir à la hâte.

Quelques minutes plus tard, après avoir enfilé une tenue décente, Drago vint accueillir son parrain qui gelait sur place. Snapie entra donc en se confondant en excuses puis reprit son masque d'indifférence habituel lorsqu'il vit le célèbre Potter se diriger vers lui avec un plateau rempli de verres d'hydromel à la main.

- Puis-je vous servir un verre euuh… parrain ?

-Potter, ce n'est pas parce que vous couchez avec mon filleul que vous pouvez vous permettre de telles familiarités ! Ce sera Professeur pour vous !

-D'accord, parrain. Alors, un verre ?

-Potter, crétin congénital, vous savez très bien que je suis allergique à l'hydromel ! Vous voulez ma mort ou quoi ? Hurla Snapie en renversant le plateau que portait Harry sur la veste de celui-ci.

-Euh, on peut dire ça comme ça, répondit Harry en nettoyant sa veste d'un récurvite.

-Hors de ma vue !

-Alors, Sevie, commença Drago. Que nous vaut l'honneur de ta visite ?

-Drago, tu sais exactement ce qui m'amène !

-Si c'est à propos du string que tu m'as emprunté, ne t'en fais pas, tu peux le garder.

-Drago, bougre d'imbécile, fils de crétin à petite cervelle, qu'est-ce qu'il t'a pris de coucher avec LUI ?

-Hey, LUI, il a un prénom ! Je m'appelle Harry au cas où vous l'auriez oub…

-Toi, la ferme, rétorqua aussitôt Severus Rogue.

-Je couche encore avec qui je veux, répondit Drago. Ce n'est pas parce que tu t'es fait rembarrer par McGo que ma vie sexuelle doit être aussi plate que la tienne !

-Hein ? Comment tu as su pour McGo ?

-Mais je n'en savais rien, Sevie. C'était juste une expression, se lamenta Drago devant la débilité de celui qui s'avérait être son parrain.

Oh la gaffe ! •

-Ta gueule la petite voix, se plaignit le professeur de potion en s'adressant à lui-même.

-Oh, Harry, tu as entendu ? S'étonna Drago.

-Par Merlin, les consciences sont de retour ! Il me semblait bien que mes nuits étaient redevenues calmes !

Mes berceuses te manquent, avoue !•

-Mais ouiiiii. C'est notre Bécassine nationale, s'exclama Harry.

La seule l'unique. N'empêche que vous étiez géniaux comme clients. Qu'est-ce qu'on s'est marrées, la Bertha et moi en vous emmerdant. Mais qui aime bien, châtie bien et fallait qu'on vous case ensemble, c'était notre job…•

-Mais c'est vrai ça. Alors, ça veut dire que…

-Parrain va tomber amoureux, s'écria Harry en explosant de rire en imaginant l'homme au bras d'une femme. Je plains l'heureuse élue !

-Je voterais plutôt pour UN heureux élu…

-Ca, Drago, c'est un bon plan. Il ne pourrait plus rien nous dire !

-Hey, intervint Snapie. J'entends ce que vous dites !

-C'est pas vrai ? Je ne m'en serais pas douté, parrain !

-Arrêtez votre ironie, Potter et dites-moi comment vous avez fait pour en arriver à coucher ensemble.

-Hey, c'est intime, petit vicieux, dit Harry d'une voix coquine.

-Potter, vous êtes encore plus con que ce que je ne me serais imaginé.

-Tu veux vraiment un dessin, Sevie ? Demanda Drago. Si tu es sûr de ne pas finir traumatisé, je t'en fais un, si sa te chante !

-Si ça me… chante ? Demanda Snapie avant de s'écrier : Merde, c'est l'heure de la Star Ac' !

Sans que Harry et Drago y aient compris quelque chose, Snapie détala à toutes jambes comme s'il avait un scout à pétard lui pinçant les fesses. Il allait manquer le débriefing de la Star Academy. Cette idée intégra peu à peu l'esprit de Snapie. Cette chose horrible ne s'était encore jamais produite en six ans d'émission. Inspirer, expirer. Snapie devait se calmer. S'il arrivait à sortir de la zone anti-transplanage crée pour contenir l'afflux de mamies hier, et s'il courait très vite de Pré-au-lard à Poudlard, Snapie arriverait peut-être à voir au moins le générique de fin d'émission. C'était déjà cela !

Alors qu'il courait vers la fin du dôme anti-transplanage aussi vite que ses jambes arquées le lui permettaient, Snapie aperçut l'ombre d'un miracle se profiler à travers les fenêtres d'un immeuble non loin de là. Le sang de Snapie ne fit qu'un tour. Il s'empressa de sonner à la porte de la maison en question et tomba nez à nez avec son collègue de toujours, Argus Rusard.

-Severus, pourquoi venir troubler l'heure la plus importante de la semaine ?

-Pitié, c'est une question de vie ou de mort. Laissez-moi regarder avec vous !

-Si cela peut faire votre bonheur, entrez donc mais essuyez vos chaussures. Ce n'est pas marqué 'concierge' au milieu du front, hein…

/ Sine, je n'en reviens pas. Cette mission n'est pas si compliquée pour finir /

On est doué ou on ne l'est pas ! •

/ Tu crois que cela mettra du temps avant qu'ils ne couchent ensemble /

Je ne les imaginait pas avoir un point en commun et pourtant, regarde-les scotchés à l'écran de magico-télévision, comme des gosses. Alors ça ne m'étonnerais pas qu'ils soient accouplés en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire •

/ Snapie va être ravi de devoir prendre Miss Teigne comme demoiselle d'honneur /

Ce ne sera pas pire que d'imaginer Rusard en robe de mariée •

/ Tu crois qu'on pourra chanter à la messe de mariage /

Drago m'a déjà formellement interdit d'intervenir au leur ! Euh, au fait, Bertha, c'et la fin de l'histoire…•

/ Déjà ? Mais il n'y aura plus un petit chapitre après /

Non, notre mission est finie !•

/ Notre mission /

Oui, celle de rendre les lecteurs amoureux de cette histoire ! •

/ Oh, dans ce cas…♪ Les âmes sœurs s'envolent vers d'autres amoureux /

FIN