Voilà le nouveau chapitre, dans celui Olympe rend Remus complètement dingue… Merci à mes 2 « revieweuses » du chapitre précèdent, vos reviews m'ont fait très très très plaisirs…
Chapitre Dix
Dix jours … Dix jours qu'elle vivait chez moi… Dix jours qu'elle dormait dans mon lit… Dix jours horribles… En dix jours, je l'avais surprise trois fois en sous-vêtements, mais ce n'était pas ça le pire… Le pire s'était sûrement de dormir avec elle… seulement vêtue d'un mini short et d'un débardeur. En plus, elle a un sale défaut Olympe, quand elle dort, elle ne sait pas garder son côté du lit, ce qui fait qu'elle passe la moitié de la nuit collée à moi. Et moi je ne suis qu'un mec… Désolé si je casse le mythe…
Je ne sais pas ce qui m'a pris d'inviter une fille super mignonne, adorable, intelligente, drôle et dont je suis à moitié amoureux à vivre dans mon studio. Il y'a des jours où je me dis que je suis vraiment con. Je crève d'envie d'elle… Elle doit me trouver stupide parfois, j'en suis sûre… Par exemple quand elle parle et que je ne comprends pas ce qu'elle me raconte parce que le simple fait de la regarder ça me fait fantasmer à mort. Enfin bon, ce n'est pas tout le temps comme ça non plus…
Pour l'instant elle n'est pas là, elle bosse… On va dire que ça me laisse un peu de répit même si je n'arrête pas de penser à elle… Je l'attend, affalé sur mon lit, elle doit rentrer d'une minute à l'autre car ce soir on est le 31 décembre, on va passer le réveillon chez James et Sirius.
- Hello !
- Salut… Tu vas bien ?
- Oui, oui… Désolée, je sais que je suis en retard… Mais j'ai fait un achat de dernière minute. Dit-elle en passant derrière le paravent de la salle de bain. J'entendis l'eau de la douche qui commençait à couler. Je l'imaginais un instant entrain de se déshabiller. Calme-toi, Remus…
Elle éteignit l'eau et se remit à me parler.
- Rem', tu sais me passer la robe qui est dans le paquet sur la table… Je me levais et lui donnais le paquet avant d'aller m'affaler une nouvelle fois sur le lit.
- Merci. Sinon euh… Comment dire… Je ne te dérange pas trop ?
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Hé bien, ça fait dix jours que je suis là maintenant… Je sais que la période test c'était quinze jours mais comment dire… Je voulais avoir ton impression…
Qu'est ce que je pouvais lui répondre ? Que non, ça n'allait pas du tout qu'elle avait beau être adorable, discrète et pas dérangeante pour un sou, elle me rendait complètement fou. Que j'avais jamais pensé que la vie avec une fille ça pouvait être aussi dur ?
- Pourquoi tu ne réponds pas, Rem ? Tu peux me le dire si tu veux qu'on arrête ! Elle sortit de derrière le paravent, elle portait une robe dos nu noire faite dans une matière soyeuse. Elle lui arrivait au dessus du genou et le décolleté mettait assez bien en valeur sa poitrine. Elle avait réunit ses cheveux blonds en un chignon lâche. Elle était simplement magnifique.
- Hé oh ! Remus ! Elle agita la main devant mes yeux. Pourquoi tu ne réponds pas ? Son joli visage s'était décomposé.
- Parce que t'es trop belle… C'était honnête au moins.
- Ppfff, soit sérieux au moins cinq minutes… Et regarde toi… Tu vas froisser ta chemise… Elle me fit lever.
- Tu ne me déranges pas le moins du monde O'.
- C'est vrai ?
- Bien sûr… Elle rougit. Reste tant que tu voudras…
- Merci Remus… Elle passa ses bras alentours de mon cou et m'enlaçât. La robe était si fine que je pu sentir qu'elle ne portait pas de soutien-gorge… Bon dieu… Je la repoussais doucement.
- Tu peux fermer ma robe s'il te plait… Elle voulait m'achever c'était pas possible. Elle se tourna et je fermais rapidement la fermeture éclair.
- Merci ! Regarde ta chemise Rem'… Dit-elle en se retournant. Elle est toute froissée, elle prit sa baguette et lançât un sort pour défroisser ma chemise.
- Excuse moi, maman… Elle me tira la langue. T'es prête ? Demandais-je.
- Oui, je termine de mettre mes chaussures. Voilà…
Je lui pris la main et on a disparu avant de réapparaître devant de la porte de James et Sirius. C'était la grande ambiance chez James et Sirius, je pensais que ça allait être une soirée plutôt intime mais apparemment, ils avaient vu les choses en grand. Ils avaient décoré l'appart avec des banderoles « Happy New Year 1978 » et des branches de guis.
- Ca c'est un piége à filles d'enfer… Je parie que c'est une grande idée de Sirius. Dis-je en pointant du doigt les branches de guis.
- Ah bon ? Dis Olympe intriguée.
- Oui, tu ne connais pas la tradition moldue ?
- Non, on n'accroche pas ça chez moi. Répondit-elle.
- Hé bien, selon les moldus on s'embrasse sous le gui à la nouvelle année.
- Ah… Fit-elle simplement. On verra si je rencontre un garçon sympa en dessous alors…
Elle essayait de me rendre jaloux là ?
- Méfie toi, ça pourrait être un pervers ou un obsédé sexuel… Elle rit et s'éloignât pour saluer Gabrielle, une de ses amies de Poudlard.
Je retrouvais Sirius dans parmi les invités.
- Alors Rem' tu n'es pas venu avec ta nouvelle petite amie ? Demanda Sirius.
- Si c'est d'Olympe dont tu parles, elle est là et ce n'est pas ma petite amie…
-Ben, elle dors dans ton lit avec toi, appelle ça comme tu veux…
- Est-ce que toutes les filles qui passe dans ton lit son tes petites amies, Sirius ? Demandais-je en riant.
- Tu admets donc qu'elle « passe » dans ton lit… Dit Sirius avec un petit air vainqueur, évitant ma question.
- Rien à voir, elle ne fait qu'y dormir mais tu n'as qu'à venir vérifier si tu veux car j'ai l'impression que ça te turlupine.
- Si j'avais l'occasion de passer dans le lit d'une fille comme O', je ne ferais pas que vérifier si elle dors, mon cher Lup'.
Si il savait à quel point, moi, je devais faire des efforts pour ne faire que dormir à côté d'Olympe. Il me servit un verre.
- Elle s'est fait virer de chez elle, je la dépanne… Rien de plus…
- Sinon la superbe brune qui discute avec ta belle blonde, tu la connais ? Demanda Sirius.
- C'est Gabrielle, elle est vendeuse chez « Les secrets d'Aphrodite », le magasin où travaille Olympe. Comment ça se fait qu'elle est là, si tu ne la connais pas ?
- C'est une connaissance de Lily, je pense… Répondit Sirius. Mais je voulais des précisions pour ne pas paraître idiot quand tu me la présenteras. Je lui ferais bien le coup du gui…
- Tu sais Si', il est un peu vieux ton piège à filles, ça marchait déjà quand on était en troisième.
- Tu sais Rem', ce n'est pas l'âge du piège qui est important, mais son efficacité et la nana qui tombe dedans. Retiens bien ça Remi et tu deviendras un expert, comme moi ! Il me fit un clin d'œil et je ne pu réprimer un fou rire. Bon, tu me la présente Gabrielle.
On s'est dirigé à travers la foule vers Gabrielle et Olympe.
Je saluais Gabrielle et posais ma main dans le creux des reins d'Olympe en me penchant vers elle pour lui murmurer à l'oreille :
- Tu veux bien faire les présentations s'il te plait ?
Olympe me fit un petit sourire et s'exécuta.
- Sirius, Gabrielle une ancienne amie de classe et une collègue de travail. Gabrielle, Sirius un très bon ami de Remus… Enfin un très bon ami tout court… Rectifia-t-elle.
- Enchantée… Dit Gabrielle.
- Ravi de rencontrer une si charmante personne. Ajouta Sirius en lui faisant un baise main.
- Tu n'as pas soif Olympe ? Demandais-je en lui faisant des grands yeux et en la prenant par la hanche.
- Si, si je meurs de soif. Montre moi où est le bar… Répondit-elle. Je l'emmenait près du bar et lui servit un verre de sangria.
- Sirius tenait absolument à la rencontrer… Expliquais-je.
- Oui et Gaby l'a repéré depuis une heure, elle me suppliait de les brancher.
- Il va lui faire le cou du gui…
- Elle n'attend que ça… Sinon j'en ai une bien bonne…
- Raconte, j'ai envie de rire…
- Gabrielle pense qu'on couche ensemble…
- Sirius aussi… Dis-je en souriant. En fait, il n'y que nous qui ne sommes pas au courant.
- Triste fatalité. J'espère qu'on s'en rendra compte un jour ! Elle rit. Peut-être qu'on devrait essayer… Ca serait sûrement bien…
J'ouvris la bouche, je la refermais, je la rouvris… J'eus envie de répondre « Quand tu veux » mais je ne le fis pas. Je rougis.
- Allez, c'est bon Rem' ! Ne Fais pas ta mijaurée, je plaisante… Bon je te laisse, Je vais prendre ma dose sur le balcon, je suppose que tu ne souhaites pas m'accompagner. Je fis non de la tête en retroussant le nez. Ensuite, je dois une danse à Bobby Amberson. Retrouve moi quand il sera minuit. C'est bientôt, non ?
- Dans une demi-heure… Ne bois pas trop et sois décente avec Bobby, n'oublies pas qu'on couche ensemble. Je lui fis un bisous sur le front et elle disparu dans la foule.
Je passais les vingt-cinq minutes suivantes à réapprovisionner le bar avec James et à me justifier une nouvelle fois : « Non, il n'y a rien entre Olympe et moi », « Oui, elle vit chez moi », « Oui, elle dors dans mon lit », « Non, on ne couche pas ensemble ». Qu'est ce qu'ils avaient tous aujourd'hui ?!
Mais il se passa quelque chose qui ébranla mes convictions.
Une minute avant minuit James et Sirius montèrent sur une table avec chacun une bouteille de champagne prête à être débouchée et commencèrent à faire le décompte avec l'assistance. Je retrouvais Olympe comme convenu dans la foule. Elle avait abandonné ses chaussures, des mèches de ses cheveux tombaient de son chignon et ses joues étaient rosies par la chaleur et l'alcool. Elle était si sexy dans sa petite robe qui soulignait chacune de ses formes. Elle passa ses bras alentour de mon cou, je la serrais contre moi et je pu sentir une nouvelle fois sa poitrine contre mon torse et son petit ventre plat contre mon ventre. Je me mis à caresser ses hanches, son dos et ses mains passèrent sous le col de ma chemise.
- Cinq… Quatre… Trois…Deux…Un… Bonne Année ! S'écria l'assemblée. James et Sirius débouchèrent les bouteilles de champagne et arrosèrent l'assistance avec.
- Bonne année Remus… Murmura Olympe en approchant ses lèvres des miennes.
- A toi aussi… Murmurais-je en avançant mon visage. Ce n'était pas sérieux mais…
- On est sous le gui… Constata-t-elle.
- Autant en profiter alors… Je posais mes lèvres sur les siennes.
Ce fût un baiser très sage durant trois ou quatre secondes, puis ce ne le fut plus du tout… Les mains d'Olympe descendirent et se mirent à caresser mon ventre sous ma chemise. Je passais ma langue entre ses lèvres, elle caressa ma langue de la sienne. Je portais la main jusqu'à son chignon et tirait sur l'élastique pour pouvoir enfuir ma main à loisir dans ces cheveux. Elle passa ensuite sa langue sur mes lèvres tout doucement, je rompit le baiser et elle déposa deux trois bisous dans mon cou, mon estomac se serra. Je lui rendis son élastique, elle se détacha de moi et refit ses cheveux en me regardant droit dans les yeux. Elle me fit un clin d'œil et s'éclipsa un sourire aux lèvres, me laissant pantelant au milieu des gens qui se souhaitaient la bonne année. Et bizarrement, parmi toute les choses aux quelles j'aurais pu penser à cet instant, quelques paroles d'une chanson que ma mère adorait me revinrent en tête.
« Toi qui as mis
Sur ma langue ta langue amie
Et dans mon cœur un décalcomanie
Marqué liberté liberté chérie »
(Alain Souchon)
Fin du chapitre dix
