Bonjour, bonsoir ou autre !
Je publie, très très rapidement, mais c'est justement pour m'excuser de mes retards de publication. Et en plus c'est un chapitre long. Il y aura peut-être moins d'humour mais j'espère que vous allez apprécier la lecture quand même ! Alors comme il se fait très tard, je répondrais aux reviews plus tard, en tout cas je vous remercie.
Il semblerait que vous auriez apprécié que le jeu "Je n'ai jamais" soit plus approfondi. Peut-être pas tout le monde mais voilà. Alors j'avais pensé à écrire plus tard un bonus sur ce jeu, qu'est ce que vous en pensez ?
Bref, je vous laisse à votre lecture !
- Nom d'une harpie nymphomane ! se gausse Travers. Qu'est ce qu'il vous est arrivé ?
Rosier me fusille du regard, je lui balance le plat maison posé sur la table à la gueule. Il rugit et me saute à la gorge. Heureusement Travers et Rodolphus sont là pour le tenir.
- Qu'est ce qu'il pue ! commente Travers avec une grimace.
- Eh ! se plaint Avery d'une voix aiguë après s'être figé face à la scène. Des briques au thon ! J'y ai mis tout mon cœur Véronique, tu devrais apprendre à respecter le travail des autres ! Est-ce que tu écoutes ?
Il se plante à nos côtés les mains sur les hanches, et j'ai le temps de lui lancer un coup d'œil réprobateur avant que Rosier ne reparte à la charge et ne cherche à m'étrangler.
- Mais tu vas me lâcher espèce de gros malade ? je m'écrie, les mains devant moi pour le repousser.
- Qu'est ce qui s'est passé ? demande Travers, hilare.
- Cette abrutie nous a jeté droit dans la fosse aux lions ! beugle le demeuré.
- C'était pour t'apprendre à te sociabiliser ! je tente de lui expliquer, avec un sourire en coin.
Il revient sur moi et cette fois Rodolphus et Travers n'y peuvent rien pour l'en empêcher. Je tombe sous son poids, me prend une chaise dans le bas du dos et avec un cri de douleur j'atterris sur le sol froid et dur.
- Allez-y, salissez tout, on ne vous dira rien, nous reproche laconiquement la voix de Wilkes.
- C'était un coup monté ! gueule Rosier.
Il enroule ses doigts autour de ma gorge, j'essaie de me débattre, je bats des bras, le griffe, lui met un pain, puis je finis par simplement tenter d'arracher ses mains de moi.
Travers et Rodolphus reviennent, attrapent chacun un bras, et l'arrache de moi. Je me redresse tant bien que mal pendant que l'autre taré se fait maîtriser, je tousse, me masse la gorge, le fusille de mon regard le plus noir.
J'aperçois Wilkes qui secoue la tête, exaspéré, sort sa baguette et immobilise Rosier.
- ...
- ...
- Vous êtes moldus ou bien ? crache t-il.
- Que s'est-il passé ? me sourit gentiment Rookwood, une main paternelle sur mon épaule.
J'avise Rosier, les yeux sortant de leur orbites, comme si eux-même tenaient à mettre fin à mes jours par leur propre moyen.
Je lui tire puérilement la langue.
- Sirius Black et James Potter m'ont invité à un poker au chaudron baveur. Ils m'ont suggéré d'inviter un ou deux amis. Je me suis dis que ça ferait plaisir à Michelle et Rosier de m'accompagner.
Je ricane en entendant la respiration de Rosier s'accélérer.
- Je suppose que tu n'avais pas prévenu Evan de la présence de Gryffondor ? continue Wilkes.
Il caresse les cheveux de Rosier avec un air de pédophile, ce qui je suis sûre, énerve le pignouf d'autant plus. Et Wilkes s'en amuse.
- C'était la surprise, je répond donc.
- Il a dû apprécier, opine du chef Travers.
- Disons qu'il n'y en avait pas que trois ou quatre. Le chaudron était rempli de Gryffondor et de membres de l'Ordre. Et dès que Sirius Black est entré dans le champ de vision de Rosier, disons que ça a commencé à chauffer. Une chose en entraînant une autre... Ils étaient plusieurs... Ils se sont dit que le torturer gentiment serait rigolo !
- Ça l'était au moins ? demande Rodolphus.
J'approuve avec un sourire.
- Et pourquoi tu te trouves dans un sale état toi aussi ?
Je hausse les épaules.
- Ils ont voulu le mettre à poils pour lui coller des plumes dans le derrière, je me suis dis que j'allais intervenir.
Tout le monde observe alors les plumes qui lui sortent du pantalon.
- Certains phœnix n'ont pas dû apprécier ton intervention.
- Avec Michelle derrière qui cherchait confrontation...
Cette conne m'a mise dans la merde, maintenant ils me soupçonnent tous d'être Mangemort ! Avant ils se disaient juste que j'avais de mauvaises fréquentations, eh bien ils commencent à se douter. "Nous vous ferons tous cramer, misérables phœnix !" qu'elle criait comme une démente. J'ai même cru entendre le mot maître à un moment.
- Ils ont aussi voulu voir si Rosier pouvait voler par dessus de la bouse hippogriffe.
Les regards se tournent vers les tâches marrons de ses vêtements, et certains grimacent.
- Ça explique les odeurs, se marre Rodolphus.
- Est-ce qu'ils ont vu la marque ? me demande Rogue, jusque là silencieux.
- Nous avons camouflé nos tatouages avant d'arriver. Imagine qu'un Auror se ramène au chaudron pour un contrôle de routine ?
- C'est surtout que tu savais de qui tu allais être entourée oui, grommelle t-il.
- Tu es proche de Black et Potter ? me demande Rodolphus, les yeux brillants fixés sur moi.
- Disons plutôt que nous nous entendons bien.
Wilkes fait mine de vomir.
Du coin de l'œil, je vois que le sort qui maintenait Rosier jusque là commence à flancher. Je recule légèrement. Avec les humiliations qu'il a subit, il risque de m'en vouloir pour un moment.
- Tu pourrais nous être utile, commente Rabastan, installé confortablement sur sa chaise, les pieds sur la table et les bras croisés.
- SALOPE ! meugle Rosier, relâché.
Travers et Rodolphus le retiennent.
- Tu vas te calmer ou Wilkes te jette un autre sort.
- TRAITRESSE ! Tu voulais ma peau avoue !
- Mais non ! je tente de me défendre.
Juste rire un peu. Bon c'était stupide, mais il m'énerve tellement aussi.
- Elle est avec eux ! Tu n'es qu'une sale grognasse de traitresse ! Tu cachais bien ton jeu salope !
Travers et Rodolphus le collent au sol alors qu'il continue à se démener pour me sauter une nouvelle fois à la gorge. Ils le retournent, ventre contre sol et Travers s'assoit sur son dos tandis que Rodolphus immobilise ses jambes.
Avery prend bien soin de ramasser les chaises pour ne pas qu'il s'en prenne une. C'aurait été bien d'y penser dès le début, avant que je ne me cogne contre l'une d'elle. Je vais avoir un sacré bleu à la douleur qui irradie tout le bas de mon dos.
Je n'ose même pas m'asseoir. Et être debout devient vraiment inconfortable.
- C'est perpétuel ses plumes ? s'interroge Wilkes, curieux. Est-ce qu'on peut tirer dessus ?
- NE. ME. TOUCHE. PAS ! Faites attention à cette garce, je suis sûr qu'elle leur file des infos sur nous ! Ils savent tout ! J'en mettrais ma main à couper ! continue-t-il. NE TOUCHE PAS MES PLUMES J'AI DIT !
Wilkes retire sa main, agacé.
- Ça peut servir pour des potions, baragouine-t-il.
Rogue relève la tête, tout à coup intéressé.
- Si vous m'approchez je vous tue tous ! Tous ! C'EST ELLE L'ENNEMIE !
- Tu n'as jamais songé à sortir avec Sirius Black ? me demande Rabastan, indifférent à l'agitation autour de lui.
Rogue s'est afféré sur Rosier et analyse ses plumes.
- Bas de gamme. Tout juste bon a en faire un déguisement pour gosse.
Et il en retourne à sa place, comme si nous accorder de l'attention lui coûtait grandement.
Rosier s'est quelque peu calmé. Il gigote toujours pour se libérer mais Travers attend qu'il soit bien calmé avant de se relever.
- Alors ? insiste Rabastan.
- Euh... Il sort déjà avec une certaine Dorcas.
Sale caractère cette fille. Nous étions à peine entré dans le Chaudron baveur qu'elle s'est tout de suite décidée à me détester. Alors que je n'ai rien fait. C'est d'ailleurs elle qui a ouvert les hostilités avec moi.
- Rémus Lupin dans ce cas ? Avec vos airs de dépressifs, vous iriez très bien ensemble, continue Rodolphus.
Rosier ne bouge plus du tout et respire calmement, tout à coup attentif à la conversation. Mais Travers reste sagement assit sur son dos.
- Ou alors Peter Petigrew ? ajoute son frère.
- A la limite, rapproche-toi des quatre, tu verras bien avec lequel tu as le plus d'affinité.
- Bah c'est Sirius Black, mais comme je vous ai dit, il a déjà quelqu'un. Et puis il ne me considère pas vraiment comme un potentiel féminin.
Rodolphus balaie cette information de la main.
- Essaie toujours, je ne pense pas qu'il l'aime vraiment cette fille.
- Oubliez, c'est à parier que Moroz se fait déjà sauter par les quatre en même temps, grince Rosier d'une voix mauvaise.
- Je croyais qu'elle n'était pas baisable ? rétorque Rodolphus pour le faire taire. Nous n'avons pas besoin de ton intervention.
Il réplique des insultes mais personne n'y fait attention.
- Au fait... Où est Michelle ? s'interroge Rookwood.
- ...
Bonne question.
- Peter Petigrew, nous dit Rogue, une étincelle dans les yeux.
Nous nous tournons vers lui.
- Elle est avec ce pouilleux ? fait Jugson que nous n'avons pas entendu jusque là.
- Mais non imbécile, siffle Rogue avant de rouler des yeux. Petigrew est faible, il ne demande qu'attention et admiration. Moroz devrait se rapprocher de lui.
Des sourires satisfaits s'affichent sur certains visages.
- Tire pas cette tête, tu n'auras pas à coucher avec lui non plus, tente de me rassurer Rookwood.
- Enfin... peut-être pas ! Il faut parfois passer à la turlute pour récolter des informations, me dit Rabastan, une lueur lubrique dans le regard.
- Ça sent le vécu, ricane d'un air sombre Rosier qui a gagné sa liberté.
Je devrais trouver un moyen de filer d'ici avant qu'il ne se souvienne de mon existence.
- Toi ferme là deux minutes !
- EST-CE QUE VOUS POURRIEZ PAS TOUS FERMER VOS GUEULES ?! Drago ne fait pas encore ses nuits, j'aimerais que ma femme puisse se reposer, merci ! aboie Lucius Malefoy, plus mécontent que jamais.
XXXXX
Honnêtement je ne vois pas pourquoi est-ce qu'il a fallut qu'on nous traîne dans les bois à la recherche de Horace Slugorn. M'étonnerait qu'il se soit construit une cabane sur un arbre. Il est plus du genre à vivre dans le confort qu'avec les insectes et les animaux.
Mais comme personne ne m'écoute et qu'ils ont tenu à ce que Rosier et moi y allions... Je les soupçonne d'avoir fait exprès pour que nous nous réconcilions. Ils sont cons, il pourrait profiter de notre solitude pour me tuer.
Est-ce que je ne ferais pas mieux de partir avant qu'il ne se décide d'ailleurs ?
Je soupire.
- Ta gueule, marmonne Rosier.
La main crispée sur sa baguette, il continue d'avancer en évitant les obstacles telles que les branches, les orties ou les pierres clandestines.
- J'ai rien dit.
- Il faut croire que tu n'as pas besoin de parler pour m'insupporter.
J'ouvre la bouche, la referme, puis hausse les épaules. Après tout il peut bien penser ce qu'il veut.
J'évite de peu une branche qu'il fait exprès de relâcher d'un coup, le fusille du regard, m'écarte de lui, et prend partie de faire mon chemin à quelques mètres de lui.
- Où est ce que tu vas ? grince-t-il.
- Je m'éloigne de ton horripilante présence. Tu es mauvais pour mon métabolisme.
- C'est pour ça que tu as cherché à m'éliminer ?
Il se tourne vers moi. Je serre imperceptiblement ma baguette, prête à agir au moindre mouvement menaçant.
- Mon but n'était pas de te tuer, je souffle exaspérée. Ils ont juste voulu rire un peu !
- Un peu, s'offusque-t-il. On voit que tu ne sais pas ce que c'est que de subir ces humiliations !
- Vas vivre avec Michelle et on en reparlera, je marmonne.
Pourquoi est-ce qu'à chaque fois je trouve le moyen de penser à cette timbrée ? Elle hante mon esprit !
- Toujours est-il, j'ajoute d'une voix morne en m'écartant d'orties potentiellement agressives, tu m'énerves tellement que j'avais envie de te punir. Je ne pensais pas que ça irait aussi loin. Sinon je n'y serais pas allé moi-même.
- Mais qu'est ce que je t'ai fait ? s'écrie-t-il. Tu veux que je te dise ? Tu es une fille complètement tarée. Voilà ce que tu es !
- Tu me tapes sur le système à longueur de journée ! Et puis qu'est ce que tu croyais aussi ? Je ne t'invite jamais nulle part et là un beau jour, je te propose une soirée poker entre amis. Tu n'as pas trouvé qu'il y avait un truc qui clochait ?
Il s'arrête, pivote sa tête vers moi, les sourcils froncés.
- Eh bien depuis le temps, j'avais pensé que nous avions dépassé certaines étapes c'est tout.
- Eh bien j'y peux rien si tu es con comme un troll.
- Pardon ? Con comme un troll ? Madame je vais amener mon ami Rosier en plein nid de phœnix mais je ne m'imagine pas que l'on va être en sous nombre et que ça va partir en couille hippogriffe ! Ton père t'a terminé à la pisse ou il va falloir qu'on m'explique !
- Bon écoute. C'est fait c'est trop tard que veux-tu que je te dise ? je m'exclame en agitant les mains d'un air agacé.
Non mais franchement. C'est un Mangemort cruel, agressif, toujours mécontent, à râler pour ceci cela et il trouve le moyen de me reprocher cette soirée alors qu'il me l'aurait volontiers fait subir si ça avait été le contraire.
Qu'on ne se fiche pas de ma gueule. Je sais très bien que c'est à cause de lui si je me retrouve toujours à faire les missions les plus merdiques. A jeter des pierres dans le chaudron du voisin, une plus grosse va finir par atterrir dans le sien alors qu'il ne vienne pas se plaindre. C'est énervant de voir que dès que je fais quelque chose, ça passe mal alors que lui il s'en permet et des pas mûres non plus ! Et puis je l'emmerde, voilà.
Je n'ai pas toujours à être la victime non plus.
- J'aurais voulu des excuses, déjà. Et puis pourquoi pas t'enterrer vivant sous cette forêt mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.
- Rien ne t'empêche de le faire, je le défis, tout à coup plantée devant lui, le faisant sursauter.
Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, une poussée de courage. C'est à trop traîner avec des Gryffondor.
- Ne me tente pas, siffle t-il avant de me pousser sans ménagement d'une main.
Je me cogne contre un arbre et ne peut m'empêcher de pousser un gémissement à la douleur qui traverse mon dos.
Et ceci sous l'indifférence totale de Rosier. Je le fusille des yeux.
- J'aurais dû les laisser te finir, je reprend d'une voix dure.
Je marche derrière ses pas en faisant bien attention aux pièges qu'il pourrait laisser après lui.
Me méfie.
- Tu aurais dû en effet. Parce que je ne suis pas prêt d'oublier. D'autant que tu ne t'es toujours pas excusée.
- Qu'est ce que ça changerait ?
Il se tourne vivement vers moi, je recule d'un pas, baguette en main.
- C'est ce qu'on appelle le respect figure-toi. Une chose que ton moldu de père ne t'a pas apprit.
En même temps... Quand on voit la façon dont il a élevé ma sœur, je me pose la question sur sa définition du mot respect mais je n'en fais pas part à Rosier.
Il s'en ficherait comme de son premier slip.
- Je m'excuse. Content ?
Il inspire, expire, reprend sa marche.
- C'est dit avec tellement d'honnêteté.
- Ah parce qu'il faut le penser en plus ?!
- Mais c'est pas possible tu veux ma main dans ta gueule ?!
Je m'éloigne de deux ou trois arbres, par sécurité. Alors que c'est inutile. Un sort bien placé et il fait ce qu'il veut de moi. Ça ne sert à rien de se voiler la face. Il est meilleur sorcier que moi et Mangemort plus expérimenté. Mais ça ne m'empêche pas de rester à l'affût.
- Je n'y peux rien si je ne me sens pas désolée ! Tu passes ton temps à m'insulter, me dénigrer, te foutre de ma gueule. Tu fais tout pour que Bellatrix me mette dans des situations toutes plus irréalistes que les autres ! Tu me gueules tout le temps dessus, j'ai bien le droit de me venger un peu ! Et puis tu peux t'en prendre à toi-même aussi ! Même Rookwood aurait senti que c'était louche. Je ne vois vraiment pas ce que tu pouvais espérer ! Non mais franchement !
Je sursaute quand je sens sa main se refermer sur mon bras. Je me tourne vers lui et tente un mouvement de recul quand je lis la colère et la haine dans ses yeux.
- Est ce que tu fais exprès ? crisse-t-il.
- De quoi ? je demande en cherchant à me libérer. Lâche-moi, tu me fais mal.
- Tu veux avoir mal ? Tu veux que je te montre ce que je fais quand j'ai envie de faire souffrir quelqu'un ? susurre-t-il avec un sourire mauvais. Tu n'aimerais pas ressentir chaque partie de ton corps hurler de douleur sans rien pouvoir y faire ? Sentir tes propres entrailles te dévorer les organes comme des rongeurs ? Tu souhaiterais que je t'enfonce une araignée grosse comme mon poings dans la gorge, pour qu'elle puisse y faire tranquillement son nid, que ses petits grattent l'intérieur de ton œsophage ?
Pour avoir déjà vu ce que ça donnait, non merci. Je ne répond pas et me contente d'attendre qu'il se calme de lui-même, ou qu'il passe à l'action.
Ou alors je prend mes jambes à mon cou. C'est pas mal aussi. Mais quelque chose me bloque sur place. Je suis figée, c'est à peine si j'arrive à aligner des pensée cohérentes. Je ne peux m'empêcher d'être subjuguée par lui alors que je sais très bien que je vais m'en vouloir.
Je dois avoir un sérieux grain mais je suppose que c'est à trop fréquenter le mauvais camps aussi. Je deviens comme eux et le mal a finit par me fasciner. Il faut que je m'éloigne de ces fous le plus vite possible.
Rosier doit sentir le changement d'atmosphère puisqu'il desserre ses doigts de mon bras sans pour autant le lâcher. Alors que ça m'aurait bien arrangé quand même. J'aurais pu me distancer de cette tension.
Son regard est toujours ancré sur moi et il semble en proie à une réflexion intense.
Il ouvre la bouche, je la fixe le cœur battant à tout rompre, les mains moites. Je ne peux même pas faire bouger d'un poil comme si le moindre mouvement allait mettre le feu à l'air.
Voyez, même mes pensées deviennent délirantes.
- Je pensais que nous allions coucher ensemble, m'avoue-t-il la voix rauque.
J'écarquille les yeux.
L'atmosphère devient plus légère mais j'ai l'impression qu'une chape de plombs est tombée dans estomac et qu'elle cherche à remonter.
- Pardon ? j'articule.
- Tu as très bien compris.
Il a une mine sombre, lugubre. Je ne peux m'empêcher de remarquer à quel point nos corps sont proches tout à coup. Et ça devient inconfortable. Gênant. Attrayant bien malgré moi.
- Je... A quel moment j'ai pu te donner de tels signes ?
Je ne comprends pas. Pourquoi et comment est-ce qu'il a pu en arriver à de telles conclusions ?
Il me lâche et la sensation d'étouffement s'éloigne.
- Je ne sais pas. Laissons tomber tu veux ?
- Oui. Je... Je vais regarder de ce côté s'il n'y a pas d'indices sur une présence ou autre et.. donc.. tu vas.. Euh... Où tu veux hein !
Ma voix censée être légère sonne faux.
Je n'attends pas sa réponse pour m'exécuter mais j'ai le temps de voir que son visage s'assombrit encore plus si c'était possible. Et ça me gêne encore plus. L'envie de m'engueuler avec lui pour faire comme si de rien n'était me tiraille mais je n'y fais rien. Ce n'est pas comme si c'était quelque chose de grave. Mais je sais que plus rien ne sera comme avant. Parce qu'à chaque fois qu'il me fera une réflexion sur mon physique je saurais qu'il est quand même attiré par moi quelque part. Et je ne pourrais plus être moi-même devant lui.
Je ne comprends pas pourquoi je réagis de cette façon. J'ai moi aussi éprouvé un attrait physique pour lui et ce n'est pas vraiment la première fois.
Mais pour rien au monde je ne l'avouerais.
Durant la demi-heure qui suit, nous observons autour de nous, chacun de notre côté, en faisant tout pour ne pas nous adresser la parole ni croiser nos regards. Le bruit de craquement de brindilles nous suit, accompagné par la brise, les oiseaux et quelques autres animaux vivant dans cette forêt, et j'essaie de chanter dans ma tête pour pouvoir oublier cette tension.
Parce qu'elle est toujours là et ne s'enverra plus.
Un objet brillant attire mon regard vingt mètres plus loin à peu près. Je m'y approche sans espérer grand chose.
C'est un emballage de biscuit moldu.
Je soupire.
...
Quoique. Peut-être Slugorn mange-t-il la nourriture moldue à ses heures perdues.
Ou alors je me donne de faux espoirs.
- Tu as vu quelque chose ? souffle Rosier à mon oreille.
Je crie et abat ma main par réflexe. Heureusement il se recule à temps. Évitant ainsi une nouvelle dispute.
Il évite mon regard.
- Tu peux pas prévenir quand tu te ramènes comme ça ?
- Tu es Mangemort, tu n'as qu'à être plus attentive, répond-il laconiquement.
- Emballage de biscuit.
- Quoi ?
Il fronce les sourcils.
- C'est ce que j'ai trouvé. J'ai pensé que peut-être Slugorn en mangeait.
Il me lance une œillade et je détourne les miens. Je déglutis, observe une branche au hasard et attend. Quoi, je ne sais pas mais je patiente quand même.
- Bon écoute, on ne va pas rester dans cette situation durant dix ans non plus ! J'ai voulu te sauter et alors ? Me dis pas que c'est la première fois que ça t'arrive ! Quoique peut-être bien, se reprend-il après réflexion.
- Je te remercie, je lui lance, ironique.
- Non mais franchement à part la découverte de ta connerie il n'est rien arrivé durant cette nuit-là ! Les instants de faiblesse ça peut arriver à n'importe qui d'entre nous ! Et puis si tu es si gênée, nous pouvons tout aussi bien passer à l'acte, ça retirera toute la tension accumulée.
- Tu es sérieux là ?
Il avance d'un pas, je recule et plisse les yeux.
- C'est toi qui vois.
- Par ma faute tu t'es retrouvé avec des plumes au cul je rappelle.
Il claque sa langue au palais.
- Ah tu as un don pour refroidir l'ambiance. Ce que tu peux être frigide.
Je soupire d'exaspération et roule des yeux avant d'apercevoir la cabane au-dessus de nos têtes.
J'hallucine. Il s'est réellement construit une cabane dans les bois ! Je pousse du coude Rosier et l'enjoins à lever la tête.
Nous avisons tous les deux Slugorn, en slip, sa bedaine à la vue de tous, une tasse fumante à la main, la tête dans le cirage, pas du matin apparemment.
Il nous regarde, on le regarde, il nous regarde, on le regarde.
Rosier lève sa baguette, Slugorn transplane en nous lançant son café à la gueule.
Rosier pousse un juron.
- C'est de ta faute !
- La mienne ? je m'offusque. Je l'ai vu la première !
- Tu es donc la première à l'avoir laissé s'échapper !
- Tu n'es qu'un bon à rien pas fichu d'assumer ses responsabilités ! Ah par contre si tu l'avais coincé, là ce serait seulement grâce à toi.
- C'est clair que ce ne sera pas dû à tes compétences nulles en la matière.
- Tu sais quoi ? Ferme ta gueule ! A chaque fois que quelqu'un nous file entre les doigts, tu t'en prends à moi alors qu'il est clair que tout est de ton fait.
- Quel culot. J'en dirait un mot à Bellatrix !
- Balance ! je lui fais, le poing en l'air.
Il se fige de secondes et me sourit d'un air narquois.
- Une pipe et je te couvre.
J'ai une légère impression de déjà vu. Et pour évoluer un peu, parce que la dernière fois je ne l'avais pas fait, je fais semblant de reprendre mon chemin, fulminante, avant de me retourner vivement et lui fiche mon poing dans son nez.
- Sale garce, siffle-t-il, les mains sur son visage.
Je transplane sans plus de cérémonie.
XXXX
Non mais vraiment. Les frères Lestrange et leurs idées. Rectification. Tous les Lestrange, y compris Bellatrix vivent pour me faire chier.
Cette harpie a approuvé leur connerie et je me trouve encore une fois dans une mission à la con. Pour un coup que ce n'est pas Rosier qui a soufflé l'idée. Je me racle la gorge, consulte du regard Jugson assit sur un banc miteux.
Il opine du chef et me désigne l'objet de ma mission. Je me retiens de soupirer. Bellatrix a tenue à ce qu'il vienne pour vérifier que j'effectue comme il faut la mission.
Le Chemin de Travers n'est pas très bondé ce qui me convient finalement. Se faire bousculer toutes les cinq secondes, merci bien.
- Bonjour Peter, je souris avec l'air le plus aimable que j'ai en poche.
- Salut. Tu cherches Sirius ? me demande-t-il doucement.
- Non non, je souhaitais juste m'enquérir de te nouvelles. Comment tu vas ?
Il est surpris. Et je dois dire que moi aussi, quel jeu d'acteur !
- Ah ? Euh je vais bien. C'est gentil. Et toi ?
Il est si crédule le pauvre, j'en culpabilise.
- Oh tu sais ma petite vie tranquille quoi.
Ah. Ah. Ah.
Il me sourit et hoche de la tête. Bon les conversations risquent d'être passionnantes.
J'entendrais presque Jugson me presser de lui proposer un verre. En tout cas c'est ce que ses gestes tous sauf discrets veulent dire.
J'ai envie de lui gueuler d'aller jouer ailleurs. Il y en a qui travaillent.
- Tu fais quelque chose en particulier par ici ?
Il me montre son sac de course.
- Je rendais un petit service à Rémus. Il avait besoin d'ingrédients pour une potion.
- Ah. Tu es un ami aimable et serviable à ce que je vois.
Il a un tic nerveux mais conserve son sourire.
- Il semblerait.
- Tu as peut-être un petit peu de temps à me consacrer pour manger boire un verre ?
Il me lance un coup d'œil méfiant mais accepte poliment.
- C'est rare qu'une fille me le propose.
Je ris légèrement.
- C'est rare qu'on me désigne en tant que fille.
- T'en est une, non ?
Je ris de nouveau en posant une main amicale sur son avant bras. Il en est perturbé mais ne s'en outre pas.
Il faut croire que les cours de Rabastan en la matière servent parce que Petigrew a l'air d'apprécier. Il prend quelque peu confiance en lui.
- Et toi que faisais-tu ici ? Des courses ?
Je me penche vers lui avec un air malicieux.
Merlin je ne me reconnais plus.
- J'étais censée travailler mais on va dire que je ne sais plus où c'est.
- On t'a peut-être jeté un sort de confusion, me dit-il sombrement. Tu veux que je vérifie ? C'est peut-être même pour ça que tu es venue me parler.
Il redevient hésitant. Ça me donne mal au cœur d'utiliser une personne aussi sensible !
Je glousse derrière ma main libre, l'autre étant toujours collée à son bras. Non mais franchement à sa place, autant de contact physique en si peu de temps je me sentirais agressée !
- Bien sûr que non. Je rigolais, je n'ai juste pas envie d'y aller aujourd'hui.
- Sirius nous dit souvent qu'il aime bien t'embêter là-bas.
- J'ai cru remarquer, je lui répond.
- Il dit aussi que tu te vexes facilement et que tes expressions sont toujours comiques.
- Heureuse de contribuer à son bonheur...
Ça explique pourquoi il se paye toujours ma tête. Vieux bignou.
- Est- ce que tu es Mangemort ? me demande-t-il tout de go.
Je hausse les sourcils. J'essaie de ne pas paniquer mais j'ai l'impression que les battements frénétiques de mon cœur s'entendent à huit lieux .
- De quoi ?! je fais semblant d'en rire.
Il acquiesce.
- Dorcas affirme que oui mais James et Sirius disent que c'est impossible. Rémus reste sur ses réserves.
- Et toi ? Qu'est ce que tu en penses ?
- Tu es beaucoup trop gentille, tente-il de me rassurer.
C'est ce que je pensais avant. Moi aussi. Mais ces derniers temps je m'interroge.
Nous nous installons sur une terrasse et continuons à bavarder. Je constate que même si ses conversations ne sont pas toujours très riches mais c'est une personne honnête et il reste agréable d'être en sa compagnie.
XXXXX
- Pousse-toi ! crie Rosier.
Il se place devant moi et me protège du sort de Maugré Fol œil alors que je ne l'avais même pas vu arriver. Il faut dire aussi qu'il y règne un tel capharnaüm ici que je ne sais même plus où me donner de la tête. Il y a du mouvement tout autour de moi, des explosions, des hurlements, des pleurs, des morts, des écroulements de murs.
Des ombres noirs dansent autour de moi, des Mangemorts. J'en suis une aussi mais c'est toujours impressionnant de voir le mal faire son œuvre. J'ai l'impression de regarder un tableau, je ne participe pas vraiment à la bataille. Parfois passive, parfois active. Je ne sais plus trop. Disons que le bruit ambiant me met dans un état qui m'est impossible de définir.
Une secousse de Rosier me ramène sur Terre et sans même le remercier je retourne à mes occupations, c'est-à-dire faire tout sauter autour de moi. Je ne suis pas sûre mais j'ai dû assassiner trois ou quatre moldus avec ces méthodes. J'essaie de ne pas trop y penser. Penser fait mal.
J'ai l'impression de faire partie du mauvais camp.
Et pourtant je suis toujours là.
- Fais gaffe ! je gueule à celui que j'identifie être Rookwood.
Il se tourne à temps pour éviter le sort d'un Auror qui m'insulte au passage et tente de me faire mordre la poussière. Je me baisse quand j'aperçois un lumière bleue vive du coin de l'œil, j'évite de peu un moldu tombant d'un toit.
- Non mais vraiment, ricane Nott. N'ont aucun respect, ils ne peuvent pas regarder en bas avant de sauter !
L'Auror me garde pour cible et un de ses copains arrive pour l'aider. Dans la panique je lance un "Avada Kedavra" cuisant au deuxième qui n'était pas bien préparé.
Le premier redouble de rage.
Je réussis tant bien que mal à parer ses sorts mais il est plus expérimenté et je crois qu'il a comprit mes faiblesses. Il a dû remarquer que je boîte à cause de mon dos. J'aurais dû prendre la potion que Rookwood m'avait proposé, j'aurais été plus tranquille au lieu de faire la fière.
Deux autres Aurors s'ajoutent à ma liste d'ennemis et je songe à transplaner au lieu de rester là à attendre la mort qui va arriver à coup sûr. Heureusement un autre Mangemort arrive à la rescousse.
- Besoin d'aide ? me demande Rabastan.
- Pas de refus, je souffle.
Les trois Aurors gueulent tour à tour des sorts sans queue ni tête pour nous faire tourner la cervelle, mais Rabastan ne fléchit pas ce qui me donne assez de force pour répliquer aussi et c'est avec étonnement que je constate que plus j'ai confiance en moi, plus j'assure en duel.
L'adréaline s'empare peu à peu de moi et au bout de quelques minutes nous en venons à bout. Sans même nous dire un mot nous reprenons chacun nos chemins.
J'évite encore une fois un corps, mais c'est celui d'un Mangemort cette fois. Un coup d'œil et je remarque qu'il n'est pas mort.
Ah ces Aurors. Aucunes précautions.
- Finite Incantatem, je murmure avant de courir dans une autre direction.
Je ne sais même qui j'ai aidé. Autant vous dire que tous les Aurors ne sont pas aussi gentils. J'ai déjà assisté à une scène où une fille tuait un des miens d'un sort de magie noir.
Lequel ? Je ne saurais vous dire.
Il y en a tellement et comme je ne me fais pas non plus de liste dans la tête hein. Voilà.
Cet instant d'égarement me vaut une brique dans la jambe gauche. Je vacille, trébuche et me relève avec l'aide de Jugson.
- On se bouge le cul ma belle !
- Facile à dire !
- Episkey.
Un craquement sinistre, une douleur aiguë mais surmontable et ma jambe est presque comme neuve. Je remercie vivement mon ami avant de repartir à l'assaut. Et dire que le Seigneur des Ténèbres a tenu à ce qu'on attaque cette petite ville parce que l'Ordre du phœnix l'aurait provoqué en placardant des caricatures de lui en train de s'astiquer avec un crâne de serpent.
C'est qu'ils sont comiques chez eux. N'ont pas idée de qui va essuyer sa colère après alors ils sont faciles !
Et puis autant vous dire que le dessinateur n'était pas franchement un artiste. S'il l'était il n'aurait pas dessiné un nez de dix centimètres au maître alors qu'il n'en a pas ! Il faut savoir être observateur, au moins quand on se revendique artiste. Ah ça me met hors de moi.
Un silence plane tout à coup autour de moi. Je hausse les sourcils et cherche du regard ce qu'il se passe. J'ai rapidement ma réponse.
James et Lily Potter, baguettes levées dirigées droit sur le maître tandis que lui rit à gorge déployées. Une observation plus méticuleuse me montre que en effet, Lily Potter a bien accouché depuis deux ou trois semaines. A savoir que le maître veut leur peaux et celle de leur progéniture pour une raison qui m'est inconnue.
J'assiste sans pouvoir bouger à la scène, les sorts fusant, les insultes aussi.
Nous suivons du regard les baguettes qui s'activent, les lèvres souffler les maléfices. Maugré Fol œil arrive finalement pour assister le couple, la bataille reprend, plus sanglante que jamais.
XXXXX
- Bon. Bilan de la soirée, seize morts de chez nous, treize recrues plus ou moins récentes mais pas très importante, Angelus Parkinson, Arthur Selwyn et notre vétérant, le vieux Nott, annonce Rodolphus Lestrange à la grande assemblée de Mangemorts.
Quelques recrues protestent faiblement. C'est qu'il est vexant aussi, il ne cite même pas leurs potes.
Nous sommes tous rassemblés dans le jardin Malefoy, avec la superficie, nous trouvons quand même le moyen d'être serrés. C'est qu'il y a du monde après la bataille que nous venons de vivre. Le maître, furieux de n'avoir pu tuer les Potter s'en est allé tuer des chatons je ne sais où après avoir torturé quatre d'entre nous pour passer sa colère.
Rookwood à mes côtés sanglote, renifle et se mouche bruyamment. Il finit par caler sa tête contre mon épaule.
- Un être si sensible, doux, intelligent. Il ne méritait pas une telle mort !
- Non, bien sûr que non.
Et il ne remarque même pas l'ironie dans ma voix.
- Mais eh ! Nous comptons dix-huit morts de l'autre côtés ! s'exclame Rodolphus d'un air de vainqueur, brandissant le poing en l'air.
- YOUPI ! beugle Michelle, quelque part dans l'assemblée.
Je reconnaitrais sa voix entre mille.
- Il est parfois nécessaire de faire des sacrifices pour la bonne cause, reprend le frère Lestrange.
- YOUPI !
Merlin mais faites-la taire.
- Il nous faut de la détermination pour arriver à notre but !
- YOUPI !
- Que quelqu'un l'égorge, marmonne Rosier derrière moi.
Je sursaute.
- Qu'est ce que tu fais là ? T'étais pas censé être sur l'estrade ? je lui demande, étonnée.
- Je viens mater ton cul, rétorque-t-il.
Ne sachant même pas s'il est sérieux ou non, je me place devant Rookwood qui en profite pour chialer sur mon dos. C'est désagréable. Rosier ricane.
- Je venais juste te dire, imbécile, que Bellatrix souhaite que tu prennes une recrue sous ton aile. Il semblerait que, étrangement, tu ais donné tes preuves aujourd'hui. Vas savoir. Bref, elle t'en a assigné une.
- Oh non...
- Chaque mort vaut la cause pour laquelle nous nous battons !
- YOUPI !
Quelques Mangemorts s'agitent, murmurent.
Elle doit en agacer plus d'un.
- Chaque bataille est une victoire pour nous quand il y a assez de morts !
- YOUPI !
La foule soupire, murmure encore.
- Et tu sais c'est qui ? je demande à Rosier tandis que Rookwood me tapote l'épaule pour une raison obscure.
- Non. Ce sera la surprise.
- Surprise bien sûr.
'Vais encore tomber sur un cinglé oui.
Surtout si c'est Bellatrix qui choisit soigneusement.
Rookwood me tapote une nouvelle fois l'épaule.
- Quoi ? je grince.
Il n'a pas finit celui-là ?
- Nous vaincrons les traîtres à leur sang ! continue Rodolphus, la voix grave.
- YOUPI !
- BON TU VAS PAS BIENTÔT LA FERMER TA GUEULE ?! s'impatiente-t-il.
Silence dans la foule. Quoique quelques rire moqueurs quand même.
- J'ai envie de faire pipi, me dit Rookwood.
- Et c'est mon problème parce que ?
- Bellatrix va gueuler si elle me voit sortir du rassemblement pour cette raison. Je vais simuler un évanouissement. Ou non, jette moi un sort et fais-moi évacuer.
- Débrouille-toi.
- Tu vas m'aider oui ?
Rosier n'attend pas, lève sa baguette et l'immobilise.
- Voilà. On ne l'entendra plus renifler comme une gonzesse.
- Tu sais ce qu'elles te disent les gonzesses ? je lui fais, grinçante.
Il s'en va sans même attendre de réponse. Gros con va.
XXXXX
- Par Merlin ! hurle Jugson, entrant dans ma chambre en peignoir, paniqué, les cheveux en pétard.
Je ramasse la couette vers moi par automatisme.
- Mais qu'est ce que tu fais chez moi ?
Il me voit, court vers moi et agrippe mes épaules avant de me secouer.
- Toute nue ! Elle était toute nue ! A POILS ! Et j'ai vu ses nichons !
- Mais qui ? Où ça ?
- Bellatrix ! Elle s'est infiltrée dans mon rêve ! POUR ME VIOLER !
J'écarquille des yeux tandis qu'il beugle, pleure, me serre dans ses bras.
C'est au tour de Michelle d'entrer dans son plus simple appareil, le regard alerte, les cheveux tout aussi en vrac, brandissant une latte de sommier par-dessus sa tête.
- Qui va là ?! QUI ?!
Elle nous aperçoit et fonce vers nous.
- Mais qu'est ce que tu fais ? je m'écrie.
- SORS DE CETTE MAISON DÉMON !
Jugson et moi crions et tentons de nous protéger de l'assaut.
- Non mais t'es complètement malade !
Jugson sanglote et cherche à se protéger derrière mon corps.
- C'est Bellatrix qui l'envoie. Elle veulent une orgie sexuelle !
- DÉMON !
Mais ils ont tous pété les plombs ma parole ! Complètement timbrés.
Je finis par m'extirper du lit, laissant se prendre des coups, j'attrape un coussin et file me coucher dans la baignoire de ma salle de bain.
- Eh, grogne Rosier, éteint cette putain de lumière et dire-leur d'arrêter leur bordel.
- Mais vous vous croyez où ? Vous n'avez pas de maison ?
- Michelle t'as endormie pour qu'on puisse faire une soirée chez toi, je ne peux pas transplaner dans mon état. Maintenant éteint.
Je m'exécute pas automatisme.
Je rallume.
- Une soirée ? M'endormir ? Et personne ne dit rien ?
- Tu dormais, justement, commente Wilkes d'une voix molle.
Je sursaute et me retourne.
Il est assit derrière la porte.
- Éteint putain.
Je n'en ai pas le temps que le visage de Michellle apparaît sur le pas de la porte, sa latte en main.
Elle fixe son regard sur Rosier et moi.
- DÉMON !
Je hurle et saute dans la baignoire.
Wilkes pousse un cri de guerre et saute sur le dos de Michelle. Jugson s'invite à la partie, tenant ma lampe de chevet.
Rosier et moi, tout deux dans la baignoire, assistons à la scène sans oser bouger d'un pouce.
- QUI ?! QUI OSE PROFANER MA CUVETTE LUSTRÉE ! QUI ?! meugle une tête réduite dans le chiotte à côté.
- Pardon, se contente de s'excuser Rabastan non sans terminer son affaire.
Je vis dans un monde parallèle. Où tout le monde est shooté à la racine de pissenlits. Je ne vois pas d'autres explications.
Voilà j'espère que ce chapitre a été à hauteur de vos attentes. Bon je suis très fatiguée, à espérer aussi que je n'ai pas laissé des fautes qui piquent trop les yeux derrière moi !
A la prochaine !
