Hellooooo :D ! Bon je n'ai pas beaucoup de temps que je ne vais pas vous raconter ma vie autant que d'habitude ;) Là franchement je vous ai gâtées, ce chapitre est super long, un des plus long que j'ai jamais écrit :D (alors que j'aurais pu couper mais j'ai voulu être cool ;). On a un peu de tout dans ce chapitre, une discussion Damon/Katherine d'abord où ils abordent d'épineuses questions sur leurs vies sentimentales, puis un loooooong passage Delena ;)

Bref, je m'attarde pas plus, bonne lecture !

pattenrond : Merci :D ! J'aime bien son humanité, et je trouve que son lien avec Stefan est pas tj super approfondi, je veux dire ce qu'il pense d'elle, de la situation, alors j'ai intégré tout ça ici ;)

Guest : Merci beaucoup ! Le prochain chapitre est dès maintenant ;)


Lorsque Katherine avait quitté la pièce, elle était sortie de la maison à vitesse vampirique et avait emprunté la voiture de Damon pour faire un tour. Damon monta dedans au moment où elle démarrait et, si elle poussa un soupir et leva les yeux au ciel, elle ne protesta pas.

_ Tu as peur que je me jette d'un pont moi aussi ? railla-t-elle en démarrant en trombe.

_ Peur n'est pas le mot exact, rectifia-t-il avec un sourire carnassier. Je souhaitais en réalité vérifier ma théorie.

_ Qui est ?

_ La Katherine que je connais aurait joyeusement laissé Elena vider ce pauvre gars de son sang. Je pense, comme l'a dit Elena, que ton humanité n'est pas si éteinte que ça et que tu as voulu préserver Elena.

Katherine éclata d'un rire plein de suffisance en prenant un virage en épingle avec l'assurance d'une championne de formule 1 :

_ Pourquoi aurais-je voulu un truc pareil ? Je déteste cette fille.

_ Parce qu'elle te ressemble, au fond, affirma Damon en examinant Katherine d'un air scrutateur pour voir sa réaction. Je pense que lorsque tu étais humaine tu lui ressemblais plus que tu ne veux l'admettre. Et que toi aussi tu croyais à l'amour, et à la vie.

Des souvenirs affluèrent à la mémoire de Katherine. Les quelques jours qui avaient précédé sa transformation. Sa conversation avec Elijah sur un banc. Lorsque celui-ci lui avait avoué qu'il ne croyait pas en l'amour, au véritable amour.

« That is too sad for me to accept, my lord. Life is too cruel. If we cease to believe in love, why would we want to live? », lui avait-elle répondu.

Damon n'avait pas tord. A cette époque là, elle aurait pu être la sœur d'Elena.

Cette idée la mit hors d'elle et elle fit rugir davantage encore le moteur, crispant les mâchoires, le regard noir, tandis que Damon interrompait le cours de ces pensées :

_ Et je pense que tu aurais voulu avoir quelqu'un qui te protège toi à l'époque, poursuivit-il en épiant Katherine de ce regard si perçant qu'on avait l'impression qu'il lisait au fond des âmes. Alors tu fais la même chose avec Elena. Surtout qu'elle suit déjà tes traces : devenir vampire, nous apprécier tous les deux Stefan et moi, être capable de n'importe quoi par amour…, suggéra-t-il avec un léger sourire moqueur.

_ Tu délires, Damon, rétorqua-t-elle sèchement. Et puis d'où te vient cette idée ridicule que je suis capable de n'importe quoi par amour ?

_ Tu m'as avoué qu'il n'y avait toujours eu que lui. Tu l'as empêché de me tuer pour sauver son humanité. Tu as défié Klaus pour lui, alors que tu aurais pu rester à distance comme toujours. Tu es revenue maintenant pour voir où en était sa relation avec Elena maintenant qu'elle était devenue un vampire, énuméra Damon d'un ton sarcastique en haussant un sourcil entendu.

_ Alors, tu penses que c'est ça le véritable motif de mon retour ? questionna Katherine sans se départir de son ironie et de son ton hautain. Je voudrais récupérer Stefan.

_ Et voir comment il prend les choses. Oui, je pense que c'est ça.

_ Alors là…

Katherine se mit à rire en secouant la tête, hilare :

_ C'est le truc le plus débile que j'ai jamais entendu.

Damon étendit la main et donna un brusque coup de volant qui faillit les envoyer dans le décor. Katherine freina brusquement et poussa un cri de fureur tandis qu'il descendait tranquillement de voiture.

_ Tu es fou ! s'écria-t-elle en s'éjectant de la voiture à son tour, au milieu de la route de campagne qu'ils avaient prise. Tu aurais pu…

_ Nous tuer ? se moqua Damon. Parce qu'un accident de voiture peut tuer un vampire maintenant ?

Comme elle se détournait de lui en poussant un grognement de rage, il fonça sur elle et la plaqua violemment contre un des troncs qui bordait la route.

_ Tu crois que je n'ai pas vu les regards que tu lui lançais lorsqu'il ne te voyait pas tout à l'heure ? martela-t-il d'une voix sourde en la fixant droit dans les yeux. La lueur de trahison qui est passée dans tes yeux lorsque tu as vu qu'il ne te faisait peut-être pas confiance ? Ose me dire que tu ne l'aimes pas. Ose me dire que tu n'es pas revenue pour lui !

Katherine plissa les yeux d'un air mauvais, pleine de hargne et d'orgueil, et, un instant plus tard, ce fut Damon qui se retrouva plaqué contre le tronc par Katherine :

_ Et toi, ose me dire que tu n'es pas encore plus amoureux d'elle qu'avant ! Ose me dire que ça ne te tue pas de les voir tous les deux ! Ose me dire que le fait qu'elle ne se souvienne que de toi et pas de lui ne fait que raviver ton espoir et donc ta douleur ! cracha-t-elle comme du venin, à quelques centimètres de son visage.

Elle finit par recouvrer brusquement son calme et le masque de sarcasme derrière lequel elle se dissimulait d'ordinaire.

_ Cette situation craint, conclut Damon en défroissant sa chemise.

_ Parle pour toi.

Voyant le regard que Damon lui lançait, Katherine soupira et fit une moue dédaigneuse.

_ D'accord, peut-être un peu pour moi aussi.

_ Et si on rentrait ? proposa Damon.

_ J'ai besoin d'aller boire un verre. Mais je crois que ta chérie va avoir besoin de toi. Damon ! l'interpella-t-elle alors qu'il remontait dans la voiture.

Elle le dévisagea avec méfiance et suspicion entre ses paupières à demi fermées.

_ Pourquoi ?

_ Pourrais-tu être un tout petit peu plus explicite ? Je n'ai pas très envie de jouer aux devinettes actuellement.

_ Nous savons tous les deux qui tu es, Damon, et, en notre temps, s'il m'était arrivée ce qui arrive à Elena aujourd'hui, tu m'aurais emmenée en m'éloignant de Stefan sans remords parce que tu me voulais pour toi seul, c'était très clair. M'aurais-tu aimée plus que tu ne l'aimes elle, malgré ce que tu affirmes ?

Un sourire s'est dessiné sur les lèvres de Damon. Un sourire qui ne recelait aucune trace de doute et, pour une fois, aucune trace d'ironie non plus. Il était diablement sérieux et cela ne donnait que plus de poids à ses paroles.

_ Ne confonds pas jalousie avec amour, Kat. Je ne pourrais jamais faire ça à Elena parce que je la respecte trop pour ça. Plus que toi. Je ne peux pas lui faire ça, c'est aussi simple que ça. Je suis près à endurer ce que j'endure actuellement pour elle, alors qu'il me serait si facile de l'emmener loin d'ici c'est vrai. Je suis près à le supporter parce que je l'aime, Katherine, ce que tu ne pourras jamais réellement comprendre, même pour Stefan. Et effectivement, encore une fois, je ne l'aurais pas fait pour toi.

Katherine fronça les sourcils :

_ C'est assez cruel ce que tu me dis là.

Damon éclata de rire en secouant la tête :

_ Cruel pour toi ? Katherine, s'il-te-plait, tu es la femme qui nous a déchirés pendant plus d'un siècle mon frère et moi, tu es la cause de notre transformation en vampire, tu t'es jouée de nous durant des décennies et tu m'as avoué qu'il n'y avait jamais eu que Stefan. Alors ne me pique pas de crise de jalousie maintenant, s'il-te-plait.

Katherine fit une petite grimace mi-surprise mi-résignée, comme si elle reconnaissait que cette fois Damon n'avait pas tort.

_ Ça va aller ? s'enquit-il en démarrant la voiture, au volant cette fois.

_ Evidemment, soupira Katherine en levant les yeux au ciel d'un air fier. C'est pas parce qu'on a eu un espèce de…

Katherine fit des gestes bizarres avec les mains pour tenter de résumer ce qui venait de se passer.

_ Cœur à cœur ? suggéra Damon avec un bref sourire.

_ Voilà, c'est pas parce qu'on a fait ça qu'on est devenu les meilleurs amis du monde, hein.

_ Loin de moi cette pensée ! De toute façon, Katherine Pierce n'a pas d'amis, n'est-ce pas ? Alors prend un curly !

Et Damon démarra en trombe en rigolant comme une baleine, laissant Katherine sur le bord de la route.

C'est en rentrant à la pension qu'il découvrit Stefan marchant de long en large dans le salon, très agité, devant une Elena visiblement effrayée, le teint blême, la respiration difficile. Il suffisait qu'il les laisse seuls quelques minutes pour que la situation dégénère et qu'il retrouve son Elena au bord de l'apoplexie.

_ Stefan, interrompit-il son frère d'une voix ferme. Tu lui fais peur.

Il indiqua Elena à son cadet d'un coup d'œil appuyé. Stefan parut effaré.

_ Excuse-moi, je ne sais pas ce qui m'a pris, se désola-t-il avec empressement en s'approchant d'Elena.

Celle-ci, dans un effort suprême de volonté, ne recula pas et parvint même à esquisser un faible sourire :

_ Les nerfs qui craquent, articula-t-elle d'une voix tendue.

Stefan remarqua le regard qu'elle lança à Damon et ferma les yeux un bref instant.

_ Damon, tu veux bien… T'occuper d'Elena ? J'ai besoin de… réfléchir à tout ça.

_ Bien sûr. Prend le temps qu'il te faudra, petit frère.

Damon savait que son frère souffrait autant que lui. Et il savait qu'il ne pouvait rien contre ça. Le seul moyen aurait été de partir très loin d'ici, seul, mais il ne s'en sentait pas encore la force avec Elena qui la regardait avec ses grands yeux effrayés montrant à quel point elle avait besoin de lui ces jours-ci, en absence de souvenirs.

Damon serra l'épaule de son frère, prit Elena dans ses bras et la remonta dans sa chambre.

_ Il m'en veut, tu crois ? interrogea Elena d'une petite voix tandis que Damon fouillait dans son armoire.

_ Princesse, ce n'est pas pour te faire culpabiliser mais tu nous en fais un peu voir de toutes les couleurs en ce moment, c'est pas vraiment peace and love avec toi, répondit franchement Damon en lançant un tee-shirt, noir évidemment, à Elena. Enfile-ça, ta…

Il s'interrompit en avisant pour la première fois la tenue d'Elena d'un air abasourdi. Il se mit à rire :

_ J'allais dire que ta chemise était tachée de sang mais en fait c'est la mienne.

Elena esquissa une grimace embarrassée :

_ Tu m'as laissé en plan hier et je n'avais pas de pyjama alors…

Elena s'interrompit, la gorge nouée, en avisant le demi-sourire à la fois amusé et tendre que Damon lui adressait. Un sourire tellement beau et affectueux qu'Elena en perdait ses moyens.

_ No problem, mais enfile-moi des trucs secs avant d'attraper froid. Je vais prendre une douche, tu ne t'enfuis pas pendant que j'ai le dos tourné, d'accord ? Sinon..., menaça-t-il en agitant dans sa direction un index accusateur avant de disparaitre dans la salle de bain.

Elena leva les yeux au ciel, faisant peu cas de la menace. Bientôt, elle entendit l'eau couler et en conclut qu'elle pouvait se changer sans risque d'être interrompue. Elle se glissa entre les draps et éteignit la lumière, fermant les yeux. Un instant de plus et elle dormait.

Elle fut réveillée un peu plus tard par le grincement de la chaise près du lit et ouvrit un œil.

_ Damon, marmonna-t-elle dans un demi-sommeil en le découvrant dans un rocking-chair près du lit. Tu ne dors pas ?

_ Non, je veille sur toi. Et puis, tu dors dans mon lit alors….

_ Sois pas ridicule et viens te coucher, le réprimanda-t-elle d'une voix qui n'admettait pas de réplique en attrapant sa main pour l'attirer vers le lit.

Damon sourit, amusé, mais ne céda pas. Elena fronça les sourcils et se releva sur un coude, semi-comateuse. Elle remarqua alors que Damon jouait avec un petit objet de la main droite.

_ Qu'est-ce que c'est ?

_ Tu sais qu'il va te falloir un bijou ensorcelé pour te permettre de sortir au soleil ? lâcha Damon sans poser les yeux sur elle.

_ J'ai cru comprendre ça, oui.

_ Eh bien… Je comprendrais que tu n'acceptes pas, hein, mais…

Il s'interrompit encore une fois et Elena se redressa pour s'assoir au bord du lit, face à lui. Elle l'attrapa par le cou avec douceur pour l'obliger à la fixer.

_ Damon, regarde-moi. Si tu me disais de quoi il retourne au lieu de tourner au bord du pot comme un collégien ?

Les yeux si bleus de Damon finirent par croiser ceux d'Elena pour ne plus les lâcher.

_ Stefan et moi avons pensé à quelque chose pour toi. Bonnie a déjà jeté un sort dessus, au cas où tu l'accepterais.

Damon ouvrit la main et Elena découvrit un fin anneau d'argent ciselé, orné de saphirs.

_ Damon, c'est…, balbutia Elena, qui en perdait ses mots, les yeux écarquillés. Je ne peux pas accepter ça, une merveille pareille doit être littéralement hors de prix.

_ Elle ne nous a rien coûté, jura Damon en levant la main droite d'un air rieur.

Sentant qu'il cachait quelque chose, Elena haussa un sourcil interrogateur :

_ Damon, dis-moi d'où elle vient.

Celui-ci sembla tergiverser, ce qui ne lui était pas habituel et contribua à piquer au vif la curiosité d'Elena, et passa la main dans ses cheveux noirs, mal à l'aise.

_ Damon !

Il soupira et finit par répondre :

_ Elle appartenait à notre mère. Stefan et moi la gardions dans un coffret depuis 1864 et… nous avons décidé qu'il était temps pour elle d'en sortir.

Suffoquée, Elena secoua la tête avec un mouvement de recul.

_ Je ne peux…

_ Si, tu peux, Elena. Stefan et moi tenons à te l'offrir. De cette manière, quoi qu'il arrive et si un jour tu en viens à partir, ou que l'un de nous en venait à partir, tu nous aurais un peu avec toi quand même. Tu te souviendrais de nous en posant les yeux sur cette bague.

Une bague qui la protègerait du soleil comme Stefan et Damon la protégeaient du reste. Elena saisit l'anneau d'une main tremblante et la passa à son doigt.

C'est alors que ça a fait tilt dan son esprit.

_ Si j'en viens à partir ou si l'un de vous en venait à partir ? paniqua-t-elle en levant des yeux bruns affolés vers Damon. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Damon la regarda intensément de longues secondes avant de se pencher vers elle et de l'embrasser doucement sur le front, comme dans son souvenir.

_ Dors, maintenant.

Elena plissa le front et secoua la tête d'un air borné en croisant les bras sur sa poitrine.

_ J'ai dit, dors, répéta Damon d'un ton sévère en reculant dans son rocking-chair.

Elena soupira en levant les yeux au ciel, excédée.

_ Tu me tapes sur les nerfs, Damon.

Mais elle se recoucha malgré elle en lui tournant le dos dans un silence buté. Au bout de longues minutes, elle finit par faire volte-face et attraper la main de Damon. Ses yeux bleus la dévisagèrent d'un air surpris.

_ Il est temps de dormir pour toi aussi. On n'a pas vécu des moments faciles apparemment ces derniers jours, alors je crois que c'est aussi à ton tour de te reposer !

_ Je n'ai pas besoin de me reposer pour le moment, rétorqua Damon.

_ Ah oui ? Moi non plus, argua Elena en se redressant face à lui et en croisant de nouveau les bras sur sa poitrine, l'observant d'un air de défi.

Damon contempla Elena de longues minutes, sans qu'elle paraisse céder d'un pouce. Pourtant, la respiration de la jeune femme accélérait et ses joues commençaient à rosir sous le feu du regard de Damon. Le trouble qui l'envahissait était de mauvais augure et Elena le savait. Elle repensa aux paroles de Katherine dans la cave sur le fait que ses émotions étaient décuplés et qu'elle aurait encore plus de mal à résister à ce qu'elle ressentait pour Damon. Les yeux dans les yeux dans la pénombre, ils se dévisageaient comme jamais ils ne l'avaient fait. Ils sentaient presque l'électricité crépiter entre eux.

_ Tu devrais te recoucher, Elena, murmura Damon enfin d'une voix un peu rauque.

Pour toute réponse, Elena tendit une main vers lui pour l'inviter à venir dormir lui aussi.

Damon soupira avant de comprendre qu'elle faisait ça pour lui. Parce qu'elle s'inquiétait pour lui, comme le soir de pleine lune où ils cherchaient Stefan, avec Ray qui avait manqué le mordre. Et cela même s'il avait du pratiquement la faire avouer de force et qu'elle ne l'avouerait probablement jamais aujourd'hui. Mais tant qu'il ne se coucherait pas, elle non plus.

Il finit par obtempérer, faisant le tour du lit pour s'installer à côté d'elle. Ce n'est pas pour autant qu'il trouva rapidement le sommeil, étendu ainsi sur le dos près de la fille qu'il aimait, mais écouter la respiration régulière d'Elena, qui avait fini par se rendormir, l'apaisa.

Un long moment plus tard, alors que l'assoupissement le gagnait lui aussi, Elena, plongée dans un profond sommeil, se retourna et se blottit contre son torse en poussant un soupir de bien-être.

Damon ne sut d'abord comment réagir, sachant qu'elle dormait et se rappelant sa réaction la dernière fois qu'elle avait fait ça durant son sommeil, un matin qu'il avait débarqué dans son lit à 6h, puis finit par décider que cela n'avait pas d'importance et referma son bras autour d'elle.

_ Qu'est-ce que je vais faire de toi ? murmura-t-il en la contemplant.