Une envie de tuer
Point de vue de Bella
J'ouvris les yeux. Un visage pâle avec des cheveux bruns me souriait. Christopher. J'aurais dû m'en douter. Une colère sourde s'empara de moi. Je déclenchais mon bouclier physique et le propulsa à l'autre bout de la pièce, le plus loin possible de moi. Je quittais le lit et enfilai en quatrième vitesse une robe de chambre fait du même satin bleu que ma chemise, mais qui me couvrait totalement. Je me ruais sur Christopher encore un peu sonné par mon attaque et le giflai. J'y mis toute ma force et toute ma haine. Et ça Christopher le sentit, vu le gémissement de douleur qu'il poussa.
- Non mais ça va pas ! T''aurais pu m'arracher la tête.
-C'été l'idée sale pervers ! Aller maintenant avance ! Je le poussais sans ménagement en dehors de la chambre. Nous descendîmes jusqu'au salon.
-Maintenant tu va t'asseoir dans ce fauteuil et tu n'as plu intérêt à bouger.
-Sinon quoi ?
-Sinon je t'arrache un bras compris !
Je me rendis dans la cuisine, ouvris le congélateur et sortis un sachet à glaçon. Je le déchirais, pris la dizaine de glaçons répandu sur le plan de travail et les fourra dans un torchon que j'appliquais sur ma main droite. En giflant Christopher, quelques une de mes phalanges s'étaient fissurées. Ce n'était pas la première fois et ce ne serait pas la dernière. C'était le risque quand on frappait un vampire. Mes os étaient assez solides pour ne pas se briser, mais pas assez pour ne pas risquer des micros fissures. L'avantage c'est qu'ils se renforçaient à chaque fois.
Une fois la douleur passé je pris le téléphone et retournais dans le salon. Christopher était toujours assis sur son fauteuil. Je m'appuyais sur le mur face à lui et composais le numéro d'Edward.
Point de vue d'Edward
Assis sur un rocher, je regardais Emmet terrasser un énième ours. Je suis sûr que c'est à cause de lui que l'espèce est en voie de disparition. Quand à Jasper installé à côté de moi, il tentait vainement de raccommoder sa chemise.
-Alice va me tuer.
-Il y a des chances.
-C'était l'une de mes plus belle chemise… Fichu guépard.
-Ça c'est l'inconvénient qu'en on ne sait pas chasser proprement.
-Tu peux parler toi, t'a presque pas bougé de ton rocher.
-J'ai pas soif.
-Dis plutôt que tu à hâte de rejoindre ta belle.
- Que veux-tu, on est comme des aimants. Je suis incapable de rester loin d'elle.
-Pourtant va falloir t'y habituer, je te rappelle qu'elle travaille pour les Volturis, alors elle va devoir partir.
-Je sais. Et ça me fait peur.
-T'es trop protecteur. Tu m'as raconté comment elle s'était battus contre Jane à Volterra. Toi-même tu été impressionné par sa performance. Elle s'est se défendre. Tu n'es plus si indispensable.
Mon téléphone se mit à vibrer dans ma poche. C'était Bella.
-Tu vois apparemment, on à encore besoin de moi.
Je décrochais :
-Bella, il y a un problème ?
-Edward il faut que tu rentre. Sa voix était bizarre, quelque chose clochait.
-Bella qu'est-ce qui se passe ?
-C'est Christopher, il est ici et… il a…., il a essayé de m'embrasser…
-N'en dit pas plus, c'est un homme mort.
Point de vue de Bella
-Tu as entendu Christopher, tu es un homme mort.
-Ton copain ne me fait pas peur.
-Tu devrais pourtant, quand il est furieux, il ne se contrôle plus.
Et crois moi ce n'est pas moi qui vais l'empêcher de te mettre une dérouillé. Je vais même l'encourager.
- Tu ne ferais pas ça à ton ami, quand même ?
-Avec ce que tu viens de faire, tu n'es plus mon ami.
-T'es dur là. J'ai pratiquement rien fait.
-Ah oui ?! Les baisers, les caresses, ce n'est rien pour toi ! C'était quoi la prochaine étape ? Le viol !
-Arrête ! C'est ridicule. Je ne t'aurais jamais forcé. Et je te ferais dire que je ne t'ai même pas embrassé sur la bouche !
-Heureusement que non, sinon tu serais déjà en train d'agoniser sur le sol ! D'ailleurs je me demande. Pourquoi ne l'a tu pas fait ?
-Je savais que si je t'embrassais dés le début, tu me reconnaitrais, hors je voulais un peu en profiter. Tu étais si sexy dans ta chemise bleue.
-Salaud.
-Mais c'est que tu deviens vulgaire.
-C'est le seul mot qui me vient pour te qualifié en ce moment. Tu me déçois. Je ne t'imaginais pas comme ça. Tu es devenu si noir.
-Tout cela ne serait pas arrivé, si tu m'avais choisi.
-Il n'y a pas de choix, il n'y en aura jamais. Je ne t'aime pas. C'est toi qui t'es mis ces idées en tête.
Christopher se rua sur moi, il fut si rapide, sa réaction fut tellement inattendus, que je ne pus rien faire pour le repousser.
Ses doigts se serrèrent autour de ma gorge, je fus soulever et plaquer fortement contre le mur, qui se mit à trembler.
Je ne pouvais pas utiliser, mon bouclier, il risquait de m'arracher le cou si je le projetais.
-Tu as raison Bella, il n'y a pas de choix, puisque tu n'en aura pas. Ce sera moi et personne d'autre. Ses doigts serrèrent encore plus.
-Arrête, tu me fais mal !
-Je veux bien te relâcher si tu reste docile.
-D'accord. Tout ce que tu veux.
-Les femmes sont toute pareilles, un peu de menace et elles se soumette.. Ses mains quittèrent ma gorge. A peine mes pieds reposés au sol, je lui sautais dessus. Mes canines s'allongèrent et se plantèrent dans son cou. Heureusement pour lui, je n'avais toujours pas de venin, il ne pouvait donc pas mourir. Je le relâchais, il tomba à terre, les mains sur sa blessure. Il me jeta un regard noir.
-Continu comme ça Christopher et la prochaine fois, c'est la tête complète que je t'arrache. La brèche dans son coup se résorba, il se leva, se préparant à me sauter dessus encore une fois. Quand soudain il fut stoppé net par…. Edward. Il était enfin arrivé. Les deux hommes se faisaient face. Edward était très en colère. Ce qui lui donnait un nouveau charme. Mon sauveur…
-Si tu ose encore une fois la toucher, l'embrasser, ou même juste l'effleurer je te réduis en cendre !
-Qui te dit qu'elle n'a pas apprécié ?
Christopher se reçut un coup de poing mémorable en plein sur le nez. Il allait riposter, mais Jasper et Emmet les séparèrent.
-Je ne pense pas qu'Esmée apprécierait, de retrouver sa maison en morceau. Et c'est ce qui risque d'arriver, si vous continuer sur cette voix là. Déclara calmement Jasper.
-Oui tu as raison. Continuai-je. Christopher va t-en. Tout de suite. Emmet le relâcha et il partit en direction de la porte d'entrée.
-Je n'en ai pas fini avec toi Bella. Je reviendrai et crois moi tu le regretteras.
-C'est ce qu'on verra. Mais en attendant, tu n'es plus le bienvenu dans ma vie.
