Merci pour vos reviews Paola, Ninissa !

Paola, ahaha, cette fiction est une ficiton violente, il va d'office souffrir, navrée ! ^^"

Ninissa, tu es kiffante ahah, je vois que tu t'enjailes en lisant, c'est motivant !

VOICI SINON la suite tant , TANT , attendue ( non ma tête n'est pas enflée ... ) je vous charrie les gens ...

J'ai un peut "épargné" notre petit Yuri.

Je sais que dans TOUTES mes fanfictions ou récits on me dit :

" MAIS QU'EST CE QU'IL T'A FAIT CE PERSONNAGE POUR QUE TU LE FASSES TANT SOUFFRIR OWW ! "

Navrée pour ceux pensant que je suis une méchante auteure ...

Je suis juste le genre à voir TOUT le négatif avant de voir du positif dans une situation.

Vous tomberez à vélo, vous disant : " Wow, je suis en vie"...

Je tombe en me disant: " J'ai mal au bras, au poignet, à la cheville, ma roue est voilée, mon frein a sauté, ma chambre a air est foutue , mon jeans troué et mon ipod a l'écran fissuré... Sinon, ouais , je suis en vie... "

Le monologue de l'auteure ... BONNE LECTURE Sofia.


Des flashs de conscience où douleur et humiliation se mêlaient... Il se savait impuissant, il se savait à peine conscient ... Il subissait ...

Son corps encaissait, son âme protégeait son équilibre...

Il souffrait, hurlait , écoutait ... Mais ne se souvenait pas... Il ne devait pas se souvenir...

Il oubliait, assis sur cette chaise à laquelle on l'avait ligoté... Il ne savait plus pourquoi.. Comment ... Il savait qu'il avait oublié ... Oublié pour survivre ...

L'obscurité profonde et le silence l'accueillirent dans une douce symphonie inaudible qui le berçait dans l'inconscience qui le prenait pour faire taire maux et cris ...

Enveloppé par l'odeur de son fiancé qu'il reconnut dans son inconscience, Yuri s'agrippa à la chemise de ce dernier, enfouissant sa tête contre son torse.

- Victor… gémit-il , son visage se baignant de larmes.

- Je suis là, Yuri. Je suis là… chuchota le leader de Kem en le serrant contre lui, passant une main rassurante dans ses cheveux.

- Je… Ils…

- Je sais… Dors, je ne te quitte pas, souffla Victor en embrassant le sommet de sa tête.

Yuri était endormi lorsqu'ils gagnèrent la voiture de Victor. Derrière eux, à l'hôtel de Kresnith, fut laissé un carnage. Tous les hommes armés de Nikolaï qui avaient tenté d'intercepter le groupe d'intervention avaient été abattus.

- Ramènes nous à l'appartement Nikita, ordonna Victor en sortant de sa poche son gsm, son fiancé toujours dans ses bras, endormi. La voiture démarra alors que Victor ordonnait à son médecin personnel de se présenter à l'appartement avec tout son nécessaire.

- Monsieur , que faisons-nous au sujet de Nikolaï ? Demanda son chauffeur.

Victor lança un regard perçant à l'intéressé avant de laisser ses prunelles d'un bleu glacial tomber sur le visage endormi de son fiancé. Il effleura du bout des doigts les résidus de larmes sur ses joues, survolant les ecchymoses qui avaient fleuries sur ses pommettes, disant :

- Que tout le monde le cherche. Je le veux à mes pieds au plus vite.

- Bien , monsieur…

- Je veux une équipe faisant le gué devant l'immeuble et deux hommes devant la porte. Yuri ne doit plus jamais être seul.

- Bien, monsieur.

Victor choisit un nouveau contact sur son gsm, appelant la seule personne qui serait capable de rester avec son fiancé sans le faire paniquer …

- Yurio, c'est Victor.

- Victor ! Tu l'as trouvé ? Il va bien ?

- Je l'ai trouvé dans l'un des nouveaux hôtels de Kresnith.

- Oh non… Il n'a pas…

- Le classique, rien de déplacé...Heureusement... J'aimerai que tu viennes à l'appartement. Il a besoin de compagnie et surtout de quelqu'un qui ne risquera pas de l'angoisser.

- Ok… Il est conscient là ?

- Non, il dort, heureusement. J'avoue ne pas savoir comment j'aurais réagi s'il m'avait tout raconté à l'hôtel.

- Tu aurais brûlé l'hôtel… Avec ou sans civils, ce lieu reste la scène de son pire cauchemar à présent…

- Sûrement… Bon, sois prudent et veilles à ne pas avoir été suivi.

- Peuh, tu me prends pour qui, renifla le blond en raccrochant.


Il venait de finir, en silence, l'examen de son patient. Dans le même silence, il quitta la chambre plongée dans la pénombre, éclairée des lampes de chevet et de la lampe de bureau. Il avait également achevé les soins à appliquer au jeune homme qu'il connaissait depuis plus de deux ans. IL trouva dans le salon, une jambe croisée sur l'autre, une verre de liqueur à la main, le regard sombre, son employeur… Le leader de Kem… Le quintuple champion du monde du patinage artistique. Il leva les yeux vers le médecin à l'arrivée de celui-ci, demandant :

- Alors ?

- Les séquelles physiques seront guéries dans les jours à venir, je déconseille le patin pendant sa convalescence, une simple chute pourrait lui être grave et ruinera sa saison. Mais… Psychologiquement… Ce sera difficile pour lui. Une torture est toujours difficile à vivre...Certains gardent ce traumatisme en eux des années durant, incapables de tourner la page.

- En parler ne l'aidera sûrement pas, il va culpabiliser…

- Vous en parler sera douloureux mais une tierce personne peut être son oreille attentive.

- Yurio le fera sans doute, épaulé par Pitchiit. Merci, monsieur Kapam.

- C'est normal, monsieur Nikiforov. N'hésitez pas à me contacter s'il a des insomnies ou troubles alimentaires suite à .. ça…

- Je le ferai.

Le médecin du clan sortit, soupirant tristement. Victor resta là, dans la pénombre, une demi-dizaine de minutes, pensant à tout ce qu'il pourrait faire à Nikolaï lorsqu'il l'aurait sous la main. Il comptait bien faire un exemple pour la Coalition, ne rien laisser au hasard et surtout… faire souffrir cet inconscient qui avait osé s'en prendre de la pire façon qui soit à son fiancé… Ce jeune homme si fragile et si timide n'avait pas à être mêlé à la Coalition... Il était l'innocence incarnée... Ce blasphème serait lavé , Victor se le jurait.

On frappa à la porte. Il détourna son regard du feu ronflant dans la cheminée, saisissant son revolver avec désinvolture en se levant pour se diriger vers le hall. Il demanda, une main sur la serrure, l'autre tenant son arme, prêt à s'en servir :

- Qui est-ce ?

- C'est moi ! Ouvres !

Il rangea son arme dans l'étui qui lui était destiné à sa ceinture, et ouvrit au blond au regard émeraude luisant d'inquiétude mêlée de colère. Le médaille d'or entra, sans un regard pour son aîné, se dirigeant à grands pas vers la chambre qui, il le savait, logeait son rival et ami.

Dans l'embrasure, debout dos au salon, fixant le visage endormi et marqué du japonais, il resta un moment, ne voyant pas son homologue regagner le fauteuil qu'il avait quitté , face à la cheminée.

- Il est revenu à lui ? Demanda Yurio.

- Pas depuis que je l'ai récupéré, commenta Victor.

Le jeune blond s'installa au chevet du japonais, relevant le drap un peu même si c'était inutile, respectant le silence de l'appartement et étudiant les visage blessé de son camarade.