A Jules, merci tout d'abord pour ta review, ensuite pour ce qui serait d'un complot entre Blaise et Mimi Geignarde ? Hum… Je préfère ne rien dire et te laisser lire pour ne pas gâcher la surprise. Quant à Lana Nemesis, te voici exaucée avec ces nouveaux chapitres
Nuits de folie
X
- Je me demande si cela a bien fonctionné…
- De quoi parles-tu ?
- Bah ! Du lien, pardi ! De quoi pourrais-je bien te parler ?
- Et comment le saurais-je ? Tu as lu les instructions, tout comme moi. J'ai fait tout ce qu'il fallait mais maintenant, le lien fait en sorte que Granger rêve de
moi, pas que je lise dans ses pensées.
- C'est bien dommage si tu veux mon avis. J'aurais quelques suggestions à faire aux Weasley à ce sujet, des améliorations peuvent encore être apportées
à leur produit. Suite à quoi, je réclamerais un pourcentage sur les ventes réalisées…
- N'importe quoi !
Blaise hausse joyeusement les épaules avant de retourner aux explications du professeur Chourave. Lui se fiche comme d'une guigne de ce cours et
préfère, de loin, s'absorber dans ses pensées qui sont toutes tournées vers Granger et le lien malgré sa prétendue froideur à ce sujet. Il a suivi à la lettre,
à la virgule près, le mode d'emploi et n'a récité la formule qu'à deux reprises comme il l'était conseillé. Normalement, Granger doit avoir rêvé de lui cette
nuit. Son ami a raison, lire dans les pensées lui permettrait de s'assurer du bon déroulement de son plan, mais finalement il ne pourra se fier qu'aux
seules réactions de Granger. D'ailleurs, il compte profiter du cours de potions qu'ils ont en commun pour commencer à mener discrètement son enquête. Il
serait regrettable que la jeune fille développe des soupçons à son égard et l'oblige ainsi à renoncer à ses projets alors qu'il est conquis par la perspective
d'une Hermione Granger entichée de lui. A l'approche du cours de potions, un sourire gourmand se dessine sur ses lèvres. Oh ! Comme il a hâte de se
retrouver face à elle ! Son vœu est exaucé quand le professeur Chourave signale la fin de son cours, et il quitte la salle de classe le premier, talonné de
près par Blaise. Jamais le chemin menant au cachot où officie le professeur Rogue lui a semblé si long et dans sa course il bouscule plusieurs élèves. Lui et
Blaise sont les premiers arrivés et contrairement à son habitude il décide de s'asseoir au deuxième rang, juste derrière le banc où il le sait, Granger va
s'installer. Il pourra ainsi la détailler à loisir. Les autres élèves de Serpentard et Gryffondor entrent à tour de rôle et viennent remplir la pièce froide. Enfin,
Potter et Weasley font leur apparition, l'air passablement agités et jetant des coups d'œil tout sauf discrets derrière leur épaule. Granger suit, flanquée de
Longdubat qui lui sourit béatement en portant sa sacoche en plus de la sienne.
- Tiens Hermione, lui dit-il en lui rendant son bien. Si tu as encore besoin d'aide, je suis là.
- Merci beaucoup Neville, c'est vraiment très gentil de ta part.
Ce-disant, Granger sourit à Neville, un sourire étincelant qui fait monter le rouge aux joues du jeune homme. Les pupilles de Drago rétrécissent aussi sec
et il serre les dents, se promettant de mettre fin aux jours de Longdubat dans de terribles tortures. Granger marche ensuite tranquillement jusqu'au banc
situé en face du bureau du professeur Rogue et s'assied à côté de Potter. Après avoir sorti les affaires de son sac, la jeune fille passe sa jambe droite sur
la gauche, faisant remonter sa jupe sur ses jambes blanches, et de ses deux mains, dégage la masse de cheveux bruns et bouclés sur sa nuque, qu'elle
se met à masser doucement. Dans le mouvement, la délicieuse odeur de fleurs qu'il a pu sentir la veille au creux du cou de Granger se diffuse dans l'air
autour d'elle ses narines frémissent.
- Hum… C'est à Granger, ce délicieux parfum ? C'est vraiment très féminin. C'est nouveau ou alors c'est comme pour son allure en uniforme pour laquelle je
ne m'étais aperçu de rien ? Non, parce que si c'est le cas, il y a vraiment quelque chose qui cloche chez moi !
Blaise chuchote, et il se penche vers lui afin de ne pas se faire entendre de ses proches voisins.
- Et qu'est-ce qui clocherait ?
- Mon radar à bombe sexuelle !
- Blaise, tu délires. Tu as encore mangé trop de bacon au déjeuner, je t'avais prévenu pourtant.
- Mais non ! Ne vois-tu donc pas ce que je vois ? Granger…
- Durant mon cours, les misérables vermisseaux ignorants que vous êtes n'ont pas droit à la parole. A présent, sortez votre manuel et ouvrez-le à la page
deux cent trente deux.
L'arrivée du professeur Rogue coupe Blaise au milieu de sa phrase, Drago hausse les sourcils. Il est curieux d'entendre ce que son ami a à lui dire. Le
cours se déroule sans incident majeur, Granger fidèle à son habitude lève seule le bras, lorsque leur professeur pose des questions dépassant de près ou
de loin le cadre du cours. Et comme d'habitude, il ne peut d'empêcher d'être impressionné par les connaissances de la jeune fille. Bien qu'elle soit une
moldue, son savoir dépasse de loin celui de tous les sangs-purs ici réunis ou encore de tous les sangs-purs de leur promotion. Inconcevable ! Granger est
pour lui une source d'irritation permanente alors il n'est que justice qu'elle finisse par lui succomber. De cette manière, il aura sur elle l'ascendant que la
Nature a offert à ses semblables quand elle a séparé les sorciers des moldus. Un sourire calculateur lui vient tandis que Gryffondor se voit retirer à
nouveau dix points à cause de l'insupportable miss je-sais-tout Granger qui s'est mêlée d'aider l'un de ses camarades à répondre à une question qui ne
lui était pas adressée à elle…
- Ce que je voulais te dire tout à l'heure, c'est que Granger est une vraie bombe sexuelle à retardement. Elle a mis des années à s'enclencher mais à
présent qu'elle est en marche, je peux te dire qu'il va y avoir des dégâts. J'espère pour toi que le lien a bien été créé autrement tu risques d'avoir de la
concurrence.
- Bombe sexuelle ? Tu es bien en train de parler de Granger ?
- Qui d'autre ?
- Tu racontes vraiment n'importe quoi…
- Vraiment ? Dans ce cas, regarde bien ce qu'il se passe là-bas.
Les cours de la journée terminée, les élèves des quatre maisons se retrouvent dans la grand-cour du château et Drago repère sans trop de difficultés la
silhouette de Granger. La jeune fille est assise sur un muret de pierres près de ses inséparables Potter et Weasley et comme à son habitude elle est
plongée dans la lecture de l'un de ses livres épais à vous donner la nausée. Il ne remarque rien de particulier chez elle.
- Blaise, je pense que tu craques nerveusement. A quand remonte ton dernier rendez-vous avec une fille ?
- Laisse-moi réfléchir… hier soir ?
Ecoeuré par le sourire de son ami, Drago reporte son attention vers Granger et il doit reconnaître que ce qu'il voit ne lui plait pas le moins du monde. Elle
n'est plus assise sur le muret de pierres, et au lieu de se trouver auprès de Potter et Weasley, elle est debout face à Cormac Maclaggen. Le jeune homme
passe crânement la main dans ses cheveux et raconte, on ne sait quoi à Granger qui sourit, une main tenant son livre, l'autre jouant avec une mèche de
cheveux, la tête légèrement penchée sur le côté. Cormac parle à Granger qui finit par un petit mouvement de la tête avant de retourner auprès de ses
deux pathétiques gardes du corps. Maintenant qu'elle lui tourne le dos, Maclaggen ne se gêne pas pour reluquer ses jolies cuisses dénudées.
- Tu as vu ? Je ne suis pas le seul apparemment à avoir réalisé le potentiel de Granger. Hum ! Cela va ajouter un peu de piment à notre affaire. Alors…
Seras-tu le premier à mettre la main sur Granger ou pas ? A ta place, je me presserais un peu. Parce qu'il est, on ne peut plus clair, que Maclaggen vient
de donner rendez-vous à ta princesse.
Drago serre les poings il est hors de question qu'il laisse un autre mâle se pavaner auprès de Granger. Alors comme ça Maclandouille veut s'en prendre à
sa chasse gardée ? Il va lui apprendre ce qu'il en coûte de contrarier les plans d'un Malefoy !
- Blaise ! Appelle-moi Crabbe et Goyle. Dis-leur de me rejoindre à la salle commune. J'ai une mission pour eux.
- Oh ! Drago Malefoy entre en jeu ? Allez, dis-moi ce que tu as l'intention de faire.
Drago s'éloigne de son ami sans une parole, seuls ses yeux pétillants de malice font penser à Blaise que Maclaggen va passer un mauvais moment. Oh ! Il
a hâte de voir ce que cela va donner !
Vêtu d'une chemise sombre entrouverte sur son torse imberbe et de pantalons seyants, il attend à la tour d'astronomie que Granger arrive. Crabbe et
Goyle ont bien travaillé, et ils lui ont donné les informations dont il avait besoin, à savoir que Maclaggen avait bien donné rendez-vous à Granger à la tour
d'astronomie à minuit et que celle-ci avait accepté. Maclandouille ne sera bien sûr pas au rendez-vous, à l'heure qu'il est, il doit être occupé encore à vomir
des limaces. Mais lui sera présent et de toute évidence Granger gagne au change. Suffisant, il s'assure de la tenue de sa coiffure, et s'appuie contre le
rebord de la fenêtre en entendant résonner des bruits de pas dans les escaliers en pierre. Elle est en retard…
- Malefoy ? Mais… que fais-tu ici ?
Granger a vraiment l'air surpris, et regarde à droite et à gauche comme si Maclaggen pouvait se trouver là également, caché dans un sombre recoin.
L'inspection se soldant par une réponse négative, elle finit par s'approcher de lui et sans aucune crainte replie à son tour ses bras sur le rebord de pierre.
La vue depuis la tour d'astronomie est imprenable, et ce soir le ciel est particulièrement étoilé.
- Ce que je fais là ? Et toi ? Sa voix s'élève, étrangement douce, inhabituelle, invitant aux confidences.
- J'avais rendez-vous avec un garçon, mais il semble qu'il m'a fait faux bond.
La voix de Granger est basse, un peu rauque. Mais elle ne présente pas vraiment de signes de déception. Il écoute la confession de la jeune fille en
silence. C'est la première fois depuis qu'ils se connaissent, qu'ils ont un échange de la sorte. Un échange sans animosité, sans insultes. Il ignore pourquoi
mais il se sent bien comme ça, à côté d'elle, dans ce calme apaisant.
- Un lapin ? A la très brillante Granger ?
La jeune fille pousse un soupir à fendre l'âme et pose sa tête sur ses bras.
- Il est là le problème. Toute cette école ne me voit que comme une élève studieuse et brillante. Mais je ne suis pas que ça. Je ne me résume pas à un
bulletin de notes irréprochable. C'est tellement exaspérant ! Ne pourrait-on pas me considérer comme un être humain à part entière ? Comme une femme
? Je ne sais même pas pourquoi je te dis tout ça… Après tout, tu t'en moques. Et pour toi, le sang-pur Drago Malefoy, je dois être encore moins que ça,
n'est-ce pas ?
Granger tourne la tête vers lui, ses grands yeux bruns, voilés.
- Je suis désolé pour toi Granger. Mais tu es brillante. Cela fait partie de toi, moldue ou pas, que tu le souhaites ou non. Ensuite… Tu n'es pas que ça. Je te
trouve aussi… très séduisante.
Les yeux de Granger s'agrandissent de surprise et elle se redresse pour lui faire face il jurerait malgré les ombres qui se disputent son visage, que ses
pommettes ont rosi. Il tend une main hésitante vers son visage qu'il se met à caresser, avant de descendre jusqu'à son cou qu'il touche du bout des
doigts. Par l'encolure de sa chemise, il peut entrevoir la naissance de sa poitrine, il déglutit. Le geste tremblant, il laisse sa main en suspend dans l'air
comme s'il quémandait d'abord une autorisation de la jeune fille. Sans réaction hostile de sa part, il laisse sa main se mouvoir seule et venir caresser ses
clavicules, et de l'index il trace un chemin brûlant sur la peau soyeuse de la jeune fille jusqu'à la naissance d'un sein. Il soupire malgré lui et a le plus
grand mal à réfréner l'envie puissante qui lui vient de prendre la jeune fille entre ses bras et de l'embrasser jusqu'à plus soif de sentir s'écraser contre lui
sa poitrine qu'il imagine ronde et ferme. Au lieu de ça, il se penche au-dessus d'elle, souffle sur son oreille avant de lui mordiller le lobe et de lui murmurer:
- Fais de beaux rêves, Granger…
Il quitte la tour d'astronomie, le pas lent et serein alors que tout son être brûle de retourner en arrière, et il ne peut pas voir la jeune fille porter la main à
son cœur qui bat à tout rompre.
