BLACK ADVISER
Auteur : Alice Matsumoto
Fandom : Kuroshitsuji / Black Butler
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, tout est la propriété de Yana Toboso et à Squarenix. Cette histoire est écrite par une fan pour les fans et je ne gagne absolument rien à écrire ces lignes, si ce n'est du plaisir.
Rating : M (comme Maître-de-soi ou Mature). Cette histoire comportera, en temps et en heure, des scènes très explicites… Soyez avertis !
Warning : cette fanfic est un slash –relation homosexuelle entre deux hommes- !
Don't like it ? Don't read it !
Résumé : Après avoir été transformé en démon, Ciel Phantomhive doit composer avec ses nouveaux besoins, tandis que Sebastian Michaellis se voit toujours contraint d'honorer son contrat. Ciel/Sebastian
Note(s) de l'auteur :
- désolée pour le retard monstrueux dans les publications, j'ai été clouée au lit par divers problèmes de santé... Du coup, j'ai fait un peu comme j'ai pu. Je ne sais pas trop si je pourrai maintenir le rythme à 1 chapitre par semaine mais je vais tenter de tout faire pour.
- merci à tous (toutes ?) pour vos gentils commentaires ! Dans ce nouveau chapitre, Ciel se retrouve face à un arrogant brigand ... Je vous laisse découvrir tout ça, en vous souhaitant une agréable lecture ! *se penche bien bas puis esquisse une élégante courbette*
Et un grand merci à Chu-Chan pour sa bêta lecture appliquée!
Chapitre 10
Le conseiller et l'énigmatique attaque
Après avoir retrouvé son calme, Ciel quitta son fauteuil. Il récupéra au sol le livre qui s'était ouvert dans sa chute et l'épousseta par réflexe. Il laissa ensuite glisser ses doigts gantés sur la couverture avant de soupirer de lassitude. Pourquoi rien n'allait comme il l'avait prévu ?!
Il décida finalement de mettre ce problème de côté et rangea l'épais volume dans un tiroir de sa bibliothèque. Il n'avait plus envie de voir ces pages lui rappelant sans cesse sa damnation... Et d'un tour de clé, il s'assura que personne ne pourrait y mettre le nez dedans.
Une fois fait, il se posta devant l'une des larges fenêtres et laissa son regard contrarié dériver au loin. Pouvait-il seulement faire comme si de rien n'était ? Il n'avait pourtant guère le choix. La vie au dehors continuait, le soleil brillait comme chaque jour haut dans le ciel...
Agacé, il finit par lâcher prise. Tant pis ! Tant pis si la finalité arriverait plus vite qu'il ne l'avait espéré ! Ou peut-être tant mieux ! Ainsi, il en aurait fini avec cette existence qui ne tenait qu'à un fil depuis bientôt trop d'années !
Mais cela n'était pas réellement ce qu'il souhaitait, et il le savait. Au fond de lui, cette revanche sur la vie était plus forte que tout. Serrant des dents, enfonçant ses doigts dans ses paumes, il rageait malgré lui. Il ne pouvait tout simplement pas abandonner si facilement. Et si solution à ses problèmes il y avait, de toutes les ruses il userait.
« Sebastian, nous n'en avons pas fini, toi et moi... »
Il lui en voulait de l'avoir mis dans cette position fâcheuse. Terriblement. Mais avant de pouvoir lui faire lourdement payer, il avait plus urgent à gérer. Ainsi, il rappela son maître de maison qui arriva rapidement.
« Vous m'avez appelé, my Lord ? »
Toujours tourné vers la fenêtre, Ciel espérait que son humeur passe inaperçu. Ainsi, il fit appel à tout son self-control pour lui répondre.
« - Oui Sebastian, je voulais connaître les dernières nouvelles concernant Lady Eleonore.
- Elle attend avec impatience les résultats de dame Edwige qui ne devraient maintenant plus tarder. Ainsi, elle est plus distraite lors de ses leçons personnelles, bien qu'elle persévère sur la bonne voix.
- Lady Eleonore sera nommée, il le faut. Par la suite, nous devrons nous assurer qu'elle termine la saison avec brio. Il serait fâcheux de perdre ce contrat juste par inattention lors de la dernière ligne droite.
- A quoi pensez-vous, pour être si inquiet ?
- A l'une de tes vieilles connaissances... Celle-là même qui semble enclin à maudire nos actuels projets. Et même si nous gagnons sur la partie la plus ardue, soit le choix de dame Edwige, j'ai peur que cet homme ne sabote tout bonnement les éléments les plus simples.
- Neel Parker ?
- Hum. »
Un silence pesant s'installa entre eux. Sebastian fronçait des sourcils, de vielles rancœurs remontant à la surface. De son côté, le jeune conseiller mesurait combien son adversaire était à la hauteur de ses attentes. Bien que cela le contrariait en apparence, cela l'émoustillait plus qu'il ne le pensait. Le défi était grisant.
Alors que sa prunelle brillait d'un faible enthousiasme, Sebastian reprit la parole.
« - My Lord, je dois également vous informer qu'un autre entrepôt a été mis à sac cette nuit.
- Quoi ?! Et tu ne me le dis que maintenant ?! »
Ciel venait de se retourner et son humeur s'était à nouveau assombrie. Le visage crispé par la colère, il foudroya son majordome du regard. A quoi pensait Sebastian pour ne pas le tenir informé d'un tel événement ?
« - Vous m'avez demandé de vous laisser seul, monsieur. La nouvelle étant arrivée dans la matinée, je n'ai pu vous prévenir plus ...
- Quel entrepôt ?
- Celui des matières premières, mon seigneur.
- Quand ?
- Les brigands auraient forcé la porte très tôt ce matin. »
Si la filiale de l'Ashton Corp n'avait plus les matériaux nécessaires à la chaîne de fabrication, elle ne pouvait plus produire, et ainsi les ventes s'écrouleraient d'elles-mêmes. Ce coup porté à l'entreprise avait donc été calculé avec soin...
« - Sebastian, conduis-moi sur place. Je veux voir ce désastre de mes yeux.
- Bien monsieur. »
Il ne fallu que quelques minutes au majordome pour habiller le conseiller de son épais manteau puis pour le guider jusqu'à sa voiture. Prenant lui-même les rênes de leur destination, il s'arrangea pour que le trajet soit le plus court possible. Ainsi, à peine une heure après leur entrevue, Ciel Phantomhive pu découvrir avec consternation l'état de l'entrepôt.
Accompagné de son majordome, le jeune démon s'approcha. La porte avait été complètement saccagée et se balançait difficilement sur le dernier gond qui la soutenait. En l'observant avec un peu plus d'attention, il nota qu'elle semblait avoir été arrachée vers l'arrière. Pour autant, il aurait fallu une force surhumaine pour la tirer de son châssis... Il fronça des sourcils tandis que l'un des policiers qui inspectait les lieux s'approcha de lui.
« Monsieur, nous sommes au regret de vous informer que cette zone est interdite au public. »
Le jeune démon n'attendit pas d'être gentiment reconduit pour se présenter sèchement.
« - Ciel Phantomhive, conseiller personnel de Lord Ashton. Je suis là pour vérifier l'état des marchandises afin d'informer le propriétaire des lieux de l'étendue des dégâts...
- Oh ! Veuillez m'excuser, mon bon monsieur ! Je vous ai pris pour un simple curieux...
- Et vous vous êtes trompé. »
L'œil carmin foudroyait le simple policier sans vergogne, ce dernier s'étant tassé sur lui-même face à tant d'assurance et de charisme. Ciel n'avait pas envie de perdre de temps avec cet agent qui ne devait connaître que le quart de l'affaire. Ainsi, il reprit.
« - Puis-je voir le responsable de ce dossier ?
- B-bien sûr mon bon monsieur, t-tout de suite. »
Le policier bégayant repartit comme il était venu, laissant le jeune démon reprendre son inspection. Accroupi au sol, il observait maintenant les empreintes qui s'étendaient dans la terre battue juste devant la porte. Il tendit sa main devant l'une d'elle afin d'en estimer approximativement sa taille. Enfin, il observa longuement les chaussures de Sebastian et les empreintes qu'elles avaient laissées derrière leur passage. Les semelles étaient similaires, mais la taille ne correspondait pas.
Il se relevait alors que l'inspecteur s'approchait de lui. L'officier lui serra la main avant de rentrer dans le vif du sujet.
« - Monsieur le conseiller, nous n'avons malheureusement que peu d'éléments.
- Pourriez-vous être plus précis ?
- Comme vous pouvez le constater vous-même, la porte a été forcée vers l'extérieur, vraisemblablement à l'aide d'un cheval, ou peut-être de deux. Ils sont ensuite entrés et s'en sont prit à la marchandise. Tout ceci a été bien évidemment très rapide. D'après le gardien, rien n'était à signaler à 1h30. Pourtant, une heure plus tard, la porte était béante. Il s'est bien précipité à l'intérieur, mais le mal était malheureusement déjà fait...
- Je vois. »
En disant cela, le regard de Ciel était déjà parti observer le terre plein alentour, constatant que l'inspecteur était sur une fausse piste : aucune emprunte de sabots n'était à l'horizon, et la présence de nombreux pas, dont des traces de chaussures à talons, permettait de comprendre rapidement que le sol n'avait pas été ratissé depuis plusieurs jours. Non, l'hypothèse la plus logique ait été qu'une seule personne ait ouvert cette porte, ce que l'homme de loi était bien loin de pouvoir admettre.
L'inspecteur reprit sur un ton léger, comme si ça n'avait de toute manière que peu d'importance.
« - Enfin, si vous voulez mon avis, cette affaire n'a rien de sensationnel. Il y a une bande de malfaiteur bien connu de nos services. Ils s'en prennent régulièrement aux entrepôts dans l'espoir d'y dénicher des objets à revendre sur le marché noir. Ils ont du s'apercevoir que, bien que la cargaison était de valeur, il leur était impossible de l'utiliser. De rage, ils ont tout saccagé, point final.
- Hum...
- Vous me semblez bien suspicieux, mon cher monsieur. Mais enfin, qui d'autre irait piller un entrepôt de perles en verre ? Il y aurait eut là de l'or ou de l'argent, j'aurai bien compris, mais de simples perles ! »
Le conseiller fronça des sourcils avant de retourner son attention vers son interlocuteur. Là, il lui offrit un sourire poli avant d'orienter la conversation comme il le souhaitait.
« - Vous avez sûrement raison, inspecteur. Cependant, serait-il possible que vous et vos hommes me laissent jeter un coup d'œil ? J'aimerai faire le point sur les marchandises encore viables.
- Nous allions de toute manière partir, le dossier étant classé pour nos fonctions, alors faites comme bon vous semble. Cependant, j'ai bien peur que vous ne découvriez qu'une triste réalité... »
Les policiers commençaient déjà à se regrouper pour quitter les lieux quand Ciel et Sebastian entrèrent dans l'entrepôt. Le spectacle était effectivement désolant devant tant de gâchis. Les caisses étaient retournées dans les allées, leur cargaison complètement étalée et brisée. Sous leurs pieds, les morceaux de verre crissaient au fur et à mesure où ils avançaient.
Ce n'était pas tant l'état de la marchandise qui intéressait le conseiller, mais plutôt comment l'auteur de ce carnage s'y était pris. Et puisque les caisses s'étaient toutes écrasées dans la même trajectoire, avec la même vitesse, Ciel en déduisit aisément qu'elles avaient été poussées en même temps. Et pour faire tomber une pile entière, il n'avait fallu que quelques instants, tout au plus, pour renverser les palettes les unes derrière les autres. Pour autant, cela nécessitait une grande force, tout comme l'arrachage de la porte.
Il inspectait le fond de l'entrepôt, espérant y découvrir là un indice déterminant, quand une ombre attira son attention. Elle venait de passer au-dessus de lui, il en était certain ! Il se retourna vivement vers Sebastian.
« Il est encore là ! »
Le majordome avait déjà armé son argenterie tandis que Ciel courrait vers la porte d'entrée, bien décidé à lui barrer la route. Pour autant, le fugitif ne l'entendait pas de cette oreille ! Prenant appui sur les poutres métalliques qui surplombaient le grand espace, il filait au-dessus de leur tête ! Suivant des yeux son mouvement, Sebastian bondit lui aussi sur les charpentes pour s'élancer à sa poursuite.
Un grand fracas se fit entendre. Un bruit de verre qui se brise en mille morceau puis, plus rien. La silhouette avait disparu au travers de l'une des grandes vitres du bâtiment et avait rejoint l'extérieur. Sebastian s'y précipita avant de réaliser que la fenêtre donnait sur un fleuve dont le courant avait vraisemblablement emporté leur fuyard...
Il retourna sur ses pas pour découvrir Ciel accroupi au-dessus du sol. Dans sa main, une fleur rouge contrastait fortement avec le décor. Sentant sa présence à ses côtés, le jeune démon referma le poing sur sa découverte, rageur.
Il était persuadé de l'avoir vu tomber lorsque Sebastian avait pris en chasse l'inconnu... Et ce lys intact au milieu de ce bazar ne pouvait pas être le fruit du hasard. Non, l'auteur de ce carnage avait délibérément laissé tomber cette fleur telle une signature. Il les avait d'ailleurs attendus eux, dans l'ombre, afin de les narguer sans vergogne.
Ciel se releva et pinça ses lèvres. Son nez se retroussa de contrariété avant de pester plus pour lui même qu'autre chose.
« Ce diable se moque ouvertement de nous ! »
~o~
Alors... Vous avez une idée de qui est l'auteur de ce saccage... ? Qui aurait assez d'audace pour défier deux démons...?
Dans le prochain chapitre... Ciel suit son instinct et en apprend un peu plus sur l'attaque de l'entrepôt. Comment se débrouillera-t-il pour sauver l'Ashton Corp. de toutes ces noires machinations ? En bref, je vous donne rendez-vous au chapitre 11, "Le pressentiment du conseiller".
Et si vous avez... des remarques, questions, critiques ou même quelques envies de meurtres... N'hésitez pas à remplir le petit encadré présent sous ce texte ! En plus de me faire très plaisir, de me motiver à écrire encore plus vite, je serai ravie de répondre à vos commentaires !
