Les personnages appartiennent à la grande Stephenie Meyer.
L'histoire et son évolution sont de simple transcription de mon esprit.
Chapitre : La Madone de Juste.
L'ordure est déposée. Je suis debout devant mon bureau. Je regarde la photo Rose, moi et Amy. Je pleure. Je sens une main sur mes épaules. Je me retourne, Jacob est là.
-Ou est-elle ?
-Bella…
-J'ai besoin de la voir, où est-elle ?
-A la morgue.
Je cours dans les couloirs. Je dois lui dire combien je suis désolée ? Combien je regrette de ne pas l'avoir sauvée. Je dois lui dire que je m'occuperais d'Amy. Je dois lui parler de tout. La tenir dans mes bras Je vois des ombres se pousser sur mon chemin.
Je pousse les doubles portes de la morgue. Il y a ce couloir froid, qui m'arrête d'un coup. Je regarde partout. Le responsable arrive.
-par ici, Swan;
Je lui fais un signe de tête. Je le suis. Je marche à reculons J'ai plus trop envie de la voire. J'ai peur. Je suis seule. Plus personne. Seulement Amy. Mes larmes coulent.
Il ouvre une porte et me laisse passer.
J'entre en regardant mes pieds.
-Bella !
Je sens une présence m'enlacer d'un coup. Je la prends dans mes bras Je la respire. C'est elle, ma Rose. J'ouvre doucement les yeux. Elle est là devant moi. Elle me regarde. Elle pleure.
Je lui touche le visage, et doucement je commence à réagir.
-Rose !
-Je suis là, Bella. Je vais bien.
-Oh Rose. Je la serre le plus fort que je peux. Je l'embrasse. Je pleure.
–Rose.
Apres une pause câline qui dure une éternité. Je la regarde. Ils l'ont soignée. Je la détaille encore ses marques et contusions, les strips sur sa lèvre.
Elle pose sa main sur ma joue.
- Que fais-tu ici ? Lui demandais-je.
-Je suis venue voire Laureen. Elle se retourne et je vois Laureen sur un lit de fer. Les yeux fermés, nue sous un drap blanc, prête pour autopsie.
-Ne reste pas là Rose.
-Elle est morte pour moi. Me dit-elle en pleurant.
-Non Rose, elle est morte à cause de lui. Viens je connais une petite fille qui a hâte de te retrouver.
-Je ne veux pas rentrer à la maison. Elle n'est plus sure. Et en plus, je….
-Je t'emmène avec moi. Les Cullen sont Ok.
-Mais je ne veux pas déranger.
-Ils ne sont pas à un près.
Elle me regarde et hausse les sourcils.
Je la prends dans mes bras.
-Nous aurons le temps de nous engueuler. Viens, je suis morte de fatigue.
Pov de Rose :
Je me réveille, aie j ai mal au crane !
Mes yeux ne sont plus recouvert, il doit penser que ca ne sert plus à rien, mais je n'y vois pas plus , un noir d'encre voilà ce qu'il y a devant mes yeux.
J'essaie de me relever comme je peux, pas facile.
Je bascule sur le coté m'aide de mes mains ficelées sur mon nombril et arrive enfin à me relever. Je chancelle mais maintient mon équilibre. Il le faut c'est peut être ma dernière chance.
Ma bouche aussi n'est plus entravée, le scotch qui y était collé cède sur un coté, je tire dessus comme je peux. Oh putain ça fait mal !
Ma bouche libérée, je tente d'enlever les cordes de mes mains grâce à mes dents, merci ma bonne hygiène bucco-dentaire ! Pas évident les liens sont serrés, au bout d'un moment de lutte un des nœuds cède et j'arrive en me déboîtant à moitié le poignets à sortir une de mes mains de se piège de ficelle.
J'essaie de trouver le murs le plus proche de moi, je le longe, frôle avec mes doigts merde je suis où ? , c'est tout petit!Du métal ! Merde je suis dans une caisse !
Calme, respire.
J'appuie sur les parois, rien ne bouge. Merde, merde merde !
Je n'ai pas envie de crever en boite comme une de ces putains de sardines !
La caisse n'est pas très grande peu être un mètre cinquante, je peux me mettre debout c'est déjà ça.
La porte , je dois trouver cette porte , il a bien fallut qu'il me face entrer , donc je dois pouvoir sortir par là !
Il fait de plus en plus chaud. Calme, respire, doucement. Ne pas paniquer surtout, Bee va venir il est hors de question quel me laisse crever ici !
Elle va venir.
JE continue de chercher comment sortir de la, la panique commence à vouloir me monter aux tripes, je prends sur moi, je dois rester calme, penser à quelque choses de bon.
Amy !
Ma fille, mon amour, mon espoir. Son sourire, ses questions, ses blagues, tous ces souvenirs m'aident à retrouver mon calme.
Un larme s'écoule sur ma joue.
Bien maintenant faut que je reprenne mes recherches, une légère fente ce fait sentir, je l'agrippe du bout des ongles.
Merde ! Ça ne bouge pas !
JE recommence ma manœuvre encore et encore, mes ongles lâches les uns après les autres j'ai les doigts en sang mais je ne doit pas abandonner.
JE me sens de plus en plus fatiguée.
L'air commence a manquer.
JE ne peux pas abandonner, pour elles je dois y arriver. Je tente encore et encore mais rien n'a faire, mes larmes s'écoulent librement sur mes joues à présent.
C'est fini !
Tout est fini, adieu, je n'arrive plus a penser , ma respiration est saccadée. Mes sanglots se font bruyants.
Je revoie ma vie, Amy, Bella, j'ai honte de ne plus pouvoir me battre et rabat mes yeux vers le sol.
Pardon mes amours mais c'est trop dur, je n'ai pas réussie.
Je suis si fatiguée.
Mon regard se pose sur le rond de métal que ma sœur ma offert à la naissance de ma princesse. Il y a un ange dessus, et derrière la date de naissance d'Amy.
Je la prends en main, la sert le plus possible, elle me rappelle ma joie quand Bella me la offerte, ma médaille, mon trésor le plus précieux après ma fille et ma sœur. Je pars dans mes songes.
MA MEDAILLE ! Putain ! Pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ! Bella ! même loin de moi tu es toujours là pour me sauver les fesses ! du moins j'espère !
Je passe la chaîne au dessus de mon cou, embrasse la médaille dans une prière silencieuse.
Il faut que ça marche !
Je l'insères comme je peux le long de la fente, et force dessus.
Un léger filet de lumière à peine visible se fait voir.
Merci seigneur !
De l'air !
Je me délecte de la sensation grisante .
Maintenant tout va aller , plus qu'a attendre.
Bella c'est quand tu veux, je t'attends !
Au bout d'un certain temps, des voix se font entendre, je tends l'oreille
-Rosaliiiiiie!Roooose!Réponds !
C'est moi rose ! On me cherche !
- Là, je suis ici !
Je tente de parler le plus fort possible mais ma bouche est sèche à l'extrême et c'est seulement un murmurement minable qui est crié.
Je tente alors le tout pour le tout, et tente de mettre des coups de pieds le long de la parois, encore et encore je frappe, l'énergie du désespoir m'agite.
Je sens des présences
-Là , Les MECS elle est là !
-Rose c'est toi ? T'inquiète pas on va te sortir de la ! Tiens le coup ma belle on est là !
Des crissements de tôle froissée se font entendre, puis une lumière aveuglante agresse mes yeux. Instinctivement je me recroqueville sur moi même.
-Rose c'est Embry, je ne te ferais pas de mal , personne ne te fera plus jamais de mal.
Cette voix je la reconnais je me détends
Merci je suis vivante.
La première chose que je demande est :
-Amy ? Comment va Amy ?
(…)
pov de Bella :
Démétri se gare devant la maison des Cullen. Rose dort dans mes bras. La porte de la voiture s'ouvre. Emmett me regarde. Il souri en la voyant. Je grogne.
- Eloigne-toi ! Suny est encore opérationnelle. Lui dit Démétri.
Emmett me regarde et se pousse. Démétri prend Rose dans ses bras après avoir eu mon accord. Il la pose dans mon lit. Amy y dort déjà. Je les borde et je regarde le tableau. Mission accomplie. La petite se met automatiquement dans les bras de sa mère qui la sert contre elle.
Je prends ma douche et je me glisse dans le fauteuil, comme Edward me la montrer. Edward que vais-je faire ? Il me demande de me laisser aller, mais en serais-je capable ? Et si oui, quelles en seront les conséquences pour lui, sa famille, la mienne…
(…)
J'ouvre les yeux. De magnifiques yeux bleus me regardent. Je me frotte les yeux et m'étire avant de me lever.
-Bonjour Amy !
Je la regarde, elle se tourne et fonce en cuisine. Je la regarde partir. Une impression de merde m'envahie. Je me lève et la suit en cuisine.
-Bonjour tout le monde.
J'embrasse Esmée, Ambre, Rose et je m'approche d'Amy.
-Je ne veux pas te dire bonjour. Me dit-elle.
Je la regarde.
-Amy. Lui dis Rose.
-Laisse la tranquille. Elle a le droit de m'en vouloir. Dis je en me servant un café.
-Et pourquoi donc, tu lui en veux Amy ?
-Je ne parle pas au traite.
Je relève la tête et la fixe du regard. Je m'approche d'elle.
-Que tu m'en veuilles, je comprends. Seulement fais attention à tes paroles jeune fille.
-Sinon. Me dit-elle hautaine.
-Sinon je vais me servir de la peau de cul pour m'en faire un tambour. Je prends mon talki et je préviens les gars que j'ai besoin de courir.
Je m'enfonce dans la foret environnante. Je cours de plus en plus vite, de plus en plus loin. Je saute par-dessus des troncs. Je me glisse sous d'autres. Pas de meilleur entraînement que celui de la nature. Au bout d'une heure de course je suis fatiguée, mes jambes me font mal, mes poumons ne sont que de la purée. Je fais demi-tour et commence à rentrer. Il y a une ombre sur le coté.
-Que fais tu ici, Emmett ?
-J'ai eu du mal à te suivre. Tu vas super vite.
-Tu aurais du me le dire, j'aurais mis le ralentisseur.
-Ne lui en veux pas. Ce n'est qu'une enfant.
Je le regarde.
-Quelle est ton histoire ?
-Oh tu réponds par une question. Bien , Jasper dirait que tu es en mode défensive.
-Le Psy de la famille.
-Je vois que tu as épluché les dossiers.
-C'est mon job.
-Je n'ai pas eu le temps de te remercier d'avoir ramener Bree et la future femme de ma vie.
Je le regarde, il rougi.
-C'est donc pour cela que tu m'as suivi.
-Euh non pas vraiment.
-Alors pourquoi ?
- Mais maintenant que tu en parles, si tu pouvais ne pas me mettre de bâton dans les roues, je t'en serais reconnaissant.
-Pourquoi penses-tu qu'elle est la femme de ta vie. Tu ne la connais même pas.
-Oh j'en sais un peu. J'ai parlé avec Amy. Me dit-il tout bas.
-Soutirer des infos à une gamine alors que sa mère vient d'être enlevée sous ses yeux. Waouh et bas dis donc tu dois être au bord du gouffre.
-Elle en a parlé d'elle-même.
-Et bien sur tu n'as rien fais pour l'en dissuader.
-pourquoi es tu fâché après moi ?
-Je ne le suis pas. Enfin pas après toi. C'est moi. Je …..Laisse tomber ce n'est pas important.
-Si cela te concerne, c'est important.
-Non je ne le crois pas.
-Tu penses donc ne pas avoir ta place dans cette famille, dans ce monde. Toi, Bella Swan.
-Si c'est comme cela que tu le comprends, cela me va.
Je reprends la route. Je m'aperçois qu'il ne me suit pas. Je m'arrête et le regarde.
-Bon tu viens ou tu restes en foret.
-Si je te dis ce que je pense, tu seras gentille.
-Si tu entends pas la, ne pas te tabasser. Je pense que je peux faire un effort.
Il s'approche avec un sourire.
-Tu devrais tout lui dire à Amy. Ce qu'il s'est passé depuis le début de cette mission. Elle pourrait le comprendre et arrêter de t'en vouloir.
-Non
-Pourquoi ?
-Amy doit être protégée de tout cela. Elle ne doit pas entendre parler de mon travail ou des Volturi, tout comme Rose.
-Et pourquoi donc ?
-Elle a sept ans. Emmett. Je ne pense pas que les meurtres, trafics, changement d'identité et autres soient bon pour elle.
-Elle n'a pas besoin des détails.
-Elle sait que je travail dans la police, elle sait que j'ai sauvé des gens hier soir. Mais elle m'en veut car la seule personne qu'elle pensait en sécurité, s'est fait enlever sous ses yeux. Elle m'a appelée et je n'étais pas présente pour elle. Alors peut importe ce que je lui dirais, je l'ai trahie. Et c'est la seule chose qui compte pour elle.
Nous continuons de marcher. Il réfléchie un instant. Je lui jette quelques regards mais il est fixé sur le sol.
-Ma femme, la mère d'Ambre est partie après la maternité. Elle s'appelle Nathalie. On s'était rencontré en salle de sport. Tout allait bien, nous avions deux ans de mariage. Que du bonheur. Puis elle est tombée enceinte et là tout a merdé. Elle a fait crise sur crise. Elle ne voulait pas d'enfant, ne pas déformer son corps. Elle ne supportait pas ce changement, son gros ventre, les vergetures enfin tu comprends. J'ai essayé de lui faire comprendre que pour moi elle était la plus belle chose qui soit sur cette terre, mais je n'ai pas réussie. A la naissance d'Ambre, Elle a crié pour que le démon sorte de son corps. Elle n'a jamais voulu la voir et encore moins la prendre dans ses bras. Elle m'a donné les papiers du divorce le jour même et elle a refusé d'être liée par n'importe quel moyen à Ambre. Je ne comprends toujours pas son choix. Mais je fais en sorte de le respecter. Je suis arrivée chez Esmée et Carlisle avec la petite à bout de bras. Ils m'ont ouvert la porte comme d'habitude et plus jamais je n'ai été séparé d'eux. Ils sont super tu sais.
-J'ai vu.
–Tu sais je t'ai raconté la mort de mes parents. Il faut que tu saches, Esmée et Carlisle ont toujours été là pour nous. Lorsque mes parents partaient en voyage ou autres ce sont eux qui s'occupaient de nous. Nous avons toujours fonctionné comme cela. Ils sont nos parents. En fait ils l'étaient depuis bien longtemps.. Et j'en suis d'autant plus heureux. Ils m'ont toujours traité comme l'un des leur , Bree aussi et avec Ambre, ils sont supers. Je sais qu'elle n'a pas été cool avec toi, mais tu entres dans la famille avec tes gros sabots Je pense qu'elle a peur que tu lui prennes sa place auprès de nous mais surtout auprès d'Esmée. Elle a toujours été la fille, la princesse. Lorsqu'elle a rencontré Nathalie, elle ne lui a pas fait de misère, elle me disait que ce n'était pas la bonne pour moi. On s'est fâché plusieurs fois à ce propos, alors vois le comme une bonne intension. C'est une bonne gosse.
-Je comprends mieux le fait que tu veuilles rester en famille.
-Ouais. Alors tu lui parleras de moi.
Je le regarde et rigole.
-Emmett, on fait un marché. Je te garde à l'œil.
-Et en quoi est ce un marché ?
-N'insiste pas si elle te rejette. Ne leur fais pas de mal et si tout est ok pour elles deux. Je te laisse vivre.
-Trop aimable. Il s'approche de moi et ouvre ses bras.
-Profite, je suis crevée.
Il rigole et me serre dans ses bras.
-Je les rendrais heureuses. Merci Bella.
-Ne me remercie pas de vivre.
Je le regarde et pars en courant vers la maison. Je prends ma douche et attrape une barre de céréale , un café et fonce en régi.
Je contrôle le tout, parle avec les gars. Charly est avec nous sur caméra. Le musé n'était pas piégé. La seule perte est celle de Laureen.. Nous faisons le rapport de la mission d'hier. Le Bellissima n'a pas explosé et personne n'est blessé. Mon coup de fil les a sauvés. J'en suis contente. Rose a réussie à se battre avec le caisson. Elle était calme lorsqu'ils sont arrivés. Voilà ce qu'il l'a sauvé, la médaille que j'avais offerte à Rose pour la naissance d'Amy. Elle a été soignée. Le rapport dit qu'elle n'a pas été violée. Le doc lui a prescrit un traitement pour pouvoir l'aider à passer au dessus de tout cela mais il préconise l'intervention d'un psy.
...
Eric est dans une chambre froide. Seth s'occupe de lui. Il est le meneur d'entretien. Nous regardons la scène. Ce n'est pas joli. Mais c'est nécessaire. Seth fait le maximum. Il est responsable de la mort de Laureen et il nous a trahis. Autant dire que pour lui c'est pas le club Med. Il nous livre quelques infos sur les Volturi mais rien que nous ignorons déjà.
-Bella, tu dois trouver la bibliothèque de Da Vinci. Cullen t'y aidera.
-Mais et les Cullen ?
-On fera d'une pierre deux coups. Ils viennent avec nous.
-Non
-Quoi non ?
-Ce n'est pas un voyage touristique. NON Les Cullen n'ont rien à voir la dedans. Je m'y oppose.
-Et que proposes-tu ?
-On dégrossi le truc ici. Une fois sure et certaine. Je pars avec l'équipe et je ramène la bibliothèque.
-Tu prends Edward.
-Il pourra m'être utile.
Je vois Sam avoir un sourire. Je lui bastonne le bras.
-Charly, tu veilleras sur eux pendant que je serais partie.
-Je mettrais ta famille a l'abris, Bella.
-merci.
Ils me regardent tous avec un drôle d'air. Je ressors et entre dans la maison.
(…)
Bree est assise dans le canapé avec Amy et Ambre. Elle me regarde, se lève et se pointe devant moi.
Je la dévisage.
-Tu voulais me parler ?
-Je voulais m'excuser pour la sortie de vendredi soir. J'aurais du t'écouter. J'ai déconner j'suis désolée!Elle fini sa phrase en pleurnichant .
-Ok !
Je m'enferme dans ma chambre. Je suis en sous vêtement. Je replace mes armes lors que la porte s'ouvre d'un coup.
-Isabella tu vas m'écouter. Me dit-elle en ouvrant la porte
Je la pointe de mon arme. Elle me regarde, les yeux exorbités, et oui on est pas dans une de tes series a deux balles ici c'est la réalité. Je range mon pistolet.
-Bree, personne ne t'a appris à frapper à une porte.
-Tu ne m'as peut être pas entendu alors je recommence. Je suis désolée, et je te remercie de m'avoir ramenée à la maison saine et sauve. Je n'enlèverais plus mon collier. Je suis vraiment, vraiment désolée. Et je voulais aussi en profiter pour te remercier d'avoir sauvé mon père hier soir à l'hôpital. Voilà.
Elle me regarde et croise ses bras sur son torse. Je la regarde.
-Ok
-Quoi ok, c'est tout. J'ai eu la peur de ma vie, tu as risquée ta vie pour moi, tu as tué ses gens, tu as trouée ce type sur la chaussée, tu as…(elle balance ses bras en l'air)…., je te dis que je suis désolée. Je te remercie pour tout ce que tu as fait et toi tu me dis OK . C'est tout.
-Tu t'attendais à quoi ?
-Je ne sais pas, hurle, crie, punie moi, tape moi. Mais fais quelque chose. Tu ne peux pas dire juste Ok !
Je la regarde.
-Et cela t'aiderai en quoi ? Hein. Tu n'as rien. Tu n'aurais jamais du voir cela. Tu n'es pas blessée. Tu vas t'en remettre et j'en suis heureuse pour toi. Tu as compris qu'ils ne plaisantaient pas et tu as décidé de me rendre mon travail plus facile. Chouette, j'en suis contente. J'ai déjà assez de boulot.
-Je sais que part ma faute, tu n'as pas pu aider ta sœur. Et je m'en veux.
- Tu n'es pas responsable de cela. Eric est le seul coupable. Apres ce n'est qu'une question de timing. Rose va bien. Alors ne te bile pas pour cela. Tout est bien pour le moment.
-Non mais tu es incroyable. Tu ne laisse rien transparaître ou quoi ? Tu as un cœur de glace ou tu te caches derrière cette foutue carapace. Ne me dis pas que tu n'as rien ressentie, que tu n'as pas eu peur ou mal, que tu ne t'en veux pas de ne pas avoir répondu au téléphone hier alors que tu me courrais après. Que tu ne m'en veux pas. Je ne te croirais pas Bella.
Je la regarde. Elle marche en long et en travers dans la chambre alors qu'elle me sort ses vérités. Je la regarde faire. Elle est à la limite de pleurer, elle tremble, mais je sens que c'est nécessaire pour qu'elle évacue le trop plein d'émotion qu'elle a subie lors de sa tentative d'enlèvement. Je me place dans sa trajectoire et l'attrape dans mes bras. Je la regarde et lui passe ma main sur la joue. Je la regarde un instant et la prends contre moi. Elle me sert comme jamais et elle pleure. Je lui caresse le dos, comme je le ferais pour Rose.
-Je ne veux pas que tu pleures pour cela, Bree. Tu ne me dois rien. Ok. J'ai fait mon travail. Tu ne remercie pas ton prof lorsqu'il te donne une mauvaise note pour travail bâclé, alors ne me remercie pas. Tu es partie contre mon avis. Je n'ai fait que te récupérer. Et sois en sure, il est mieux pour toi que cela se soit passé ainsi. Sinon je t'aurais mis la honte de ta vie. Et tu aurais de quoi me crier dessus. Crois-moi. Je lui embrasse le front. Maintenant laisse moi m'habiller, j'ai du boulot.
-Je t'aime Bella.
-Tu as du avoir un coup sur la tête. Tu es sur que ton père a dis que c'était tout bon.
Elle rigole, et part en direction de la salle. Elle se retourne.
-Si je ne peux plus faire les boutiques. Je peux peut être t'aider pour quelque chose.
Je la regarde et vois Amy et Ambre derrière elle dans le salon qui regardent un dessin animé sur noël.
-Oh attends voir. Oui c'est cela. Va voir Démétri et dis lui que tu organises la Bellissima.
Elle me regarde et fonce auprès de Démétri. Peu de temps après je suis entrain de parler à Jasper de Rose pour savoir s'il peut l'aider lorsque nous entendons le cri de joie de Bree. Elle est ravie. Je suis dans le salon. Elle me saute dessus pour m'embrasser et me remercier. Rose la regarde faire. Elle hausse les sourcils.
-Elle organise la soirée du Bellissima chez Billy.
-Bree, je peux te donner un coup de main. Lui demande Rose.
Elles se regardent. Elles se sourient. C'est bon, elles se sont trouvées et de ce que je connais d'elles. Elles ne sont pas prêtent de se lâcher.
-Bree, Rose. Pas de magasin, internet et livraison chez Billy.
Elles me regardent et après avoir râlé toutes les deux, elles me disent qu'elles sont d'accord.
(…)
Je frappe à la porte de son bureau.
-Entrez.
Je pousse la porte. Il me regarde et me sourie.
-La journée est finie ou tu t'ennuyais de moi. Me dit-il en s'approchant de moi. IL me regarde de partout comme pour vérifier que je n'ai rien.
-Je viens plutôt pour le travail. Tu sais Da Vinci. J'ai une bibliothèque a trouvé.
-oh moi qui pensais que tu venais pour moi, mes bras musclés qui savent te tenir prés d'eux. Il me regarde et me prends dans ses bras.
-Je sais que normalement on ne parle pas, mais comment était ta mission ?
-Accomplie et promesse tenue.
-J'ai vu ce matin, je n'ai pas osé t'embrasser. Tu dormais tellement bien. Je t'ai couverte cependant. Oh en fait la prochaine fois ne dort pas dans mon fauteuil, vient me retrouver. Je te ferais une place dans mes bras. Me dit-il en embrassant mon front, ma joue, mes lèvres.
- Bonjour Bella. Ils nous positionnent devant la fenêtre de son bureau qui donne sur le jardin. Emmett joue avec les filles au ballon.
Je le regarde. Il a ce merveilleux regard. Il est soulagée que je sois rentrée saine et sauve. Il est sur de son comportement avec moi et il a cette détermination, c'est incroyable. Et si c'est lui qui avait raison ? Si j'avais le droit de vivre moi aussi. Si le bonheur pouvait m'être autorisé ? Si tout cela était possible ? Je n'avais jamais ressenti cela. Jamais mon corps et mon esprit n'était autant obnubilé par un homme. Et si ? Il les regarde jouer dehors et un sourire se fait en coin.
-Emmett t'a parlé ?
-Oui
-Je vois que tu lui as donné ta bénédiction.
-Je dirais plutôt une mise en garde, mais je ne m'opposerais pas si Rose le veux.
-Alors lui il a le droit de séduire une Swan et pas moi.
-Je suis déjà toute séduite. Là n'est pas le problème. Il continue d'avoir ce sourire.
-J'aime t'avoir contre moi Bella. Je voudrais tellement que tu me laisses entrer dans ta vie.
-Moi aussi.
Il me retourne et me regarde avec questionnement.
-Es tu entrain de me dire que …..
Je lui pose le doigt sur la bouche.
-J'ai pensé tout haut. N'est ce pas !
Il me fait signe de sa tête que oui. Il a une étincelle dans le regard.
-Merde. Je vais être obligée de te tuer. Il faut d'abord que je te torture pour obtenir toutes les infos sinon papa me fera une tête au carré. Là pour sur il ne me pardonnera pas. Mince je commençais à m'habituer à toi.
Il me regarde et après un bref instant de doute et de peur il rigole en me voyant le regarder.
-Oh et quelles genres de tortures penses tu m'infliger ?
-Oh je pensais commencer par celle là.
Je me dresse sur la pointe des pieds et l'embrasse. Il ouvre grands les yeux et après un instant de doute il approfondit notre baiser. Une fois a cour de souffle nous nous regardons on se sourie. Un bien être m'envahis.
Il me regarde et me fait asseoir sur lui. Je pose ma tête contre lui.
-Et si tu me disais ce qui t'effraie ?
-Pour commencer, de te laisser entrer dans ma vie de dingue. Puis de te mettre en danger ainsi que toute ta famille. Et pour finir enfin pour le moment d'être dépendante de toi et des tes attentions, tes caresses, ton être…
-Pourquoi serais si effrayant ?
-Tu ne comprends pas. Je pense à toi à chaque instant. J'ai même fait un câlin à Bree aujourd'hui alors qu'elle méritait une bonne fessée. Mais ton visage est apparu devant moi en la regardant. J'ai pas pu. Tu me rends humaine, normale et gentille… Et ça m'effraie. Les gars n'ont plus peur de moi.
-pauvre petite Bella.
-Ne te moque pas.
Il me regarde et soulève mon menton pour venir m'embrasser.
-J'aime cette Bella. Et jamais je ne lui ferais du mal. Laisse-toi aller avec moi. Juste avec moi. . S'il te plait. Bella soit cette femme qui me fait fondre de plaisir, de désir, de…. Il m'embrasse de plus en plus La chaleur envahie le bas de mon ventre. J'ai envie de lui de ses caresses, de son corps contre le mien, en moi. De tout ce qu'il pourrait me donner. Je prends le tout.
Je me lève et le regarde. Il me fait son petit sourire en coin.
-Ne me dis pas que tu es en mission. Me dit-il.
-Ce n'était pas mon intention. Mais nous devons bosser sur la scapigliata.
-Uhm affreux dilemme. Etre torturer ou m'occuper d'Elle. Vraiment un terrible dilemme.
Je le regarde et l'embrasse.
-Et si tu commençais par Elle.
-Tu veux dire que la torture viendra en seconde partie.
Je le regarde et sourie il s'approche de moi et me porte dans ses bras
Alors accroche toi c'est parti pour un cour intensif sur la scapigliata.
Je rie de le voir faire. Il n'a pas peur de me prendre dans ses bras. Pas peur de moi ou de mes réactions. Il me veut juste moi. Rien que moi. Et cela est déjà énorme pour moi. Je suis dans son dos. Il descend les escaliers.
-Mais ou m'emmènes tu ?
-Là ou tout a commencé.
En passant je vois Rose qui regarde Emmett jouer avec les filles Elle sourie. Mon dieu que j'aime cette vision. Elle se tourne en nous entendant et me sourie.
-C'est la complication délicate ?
Je descends du dos d'Edward. Je le prends par la main et le tire jusque devant Rose.
-Rose, je te présente Edward. Edward, ma sœur Rosalie Swan.
-Enchantée.
-Moi de même, Rosalie.
Je chuchote à Edward que je vais prévenir la régie de notre escapade en ne lâchant pas Rose des yeux. J'embrasse Rose et je fonce en régie.
-Je vais en mission avec Edward. Veille sur la famille.
-Vous avez bossez sur quoi dans le bureau, tout a l'heure ? Me demande Sam.
-NPC. Je rougi. Sam me regarde, et d'un coup la connexion se fait.
-Oh merde, Bella !
-Si tu tiens à ta vie, ne dit rien.
Il me regarde et se lève. Il m'enlace dans ses bras.
-Il est bon pour toi. Je n'aurais pas choisi mieux. Ne me tape pas je vais te lâcher. Je suis heureux pour toi.
Il me lâche et je le regarde il me sourie. Je lui décroche un coup de poing dans la tronche et je sors du camion. Je grogne.
-Ce n'est pas possible. Merde.
Je rentre à la maison lorsque je vois Amy me regarder. Je m'approche d'elle mais elle se tourne pour courir dans les bras d'Emmett. Il me regarde en attrapant la puce et me fait un sourire en coin. Je hoche la tête. Et repars dans ma direction.
La porte s'ouvre et je vois Rose sur le perron. Elle me regarde et regarde sa fille avec fureur.
-Rose, ce n'est pas le moment. Pas ici. Pas comme cela.
Elle me regarde et colle ses bras contre son torse et tape du pied. Elle respire profondément.
-Elle doit savoir te respecter Bella. Me dit-elle tout bas.
-Le respect ne s'impose pas. Il se gagne.
-Tu es sa tante et la seule famille qui lui reste.
-Elle le sait mais cela n'excuse en rien mes choix et mes actes. Lui répondis-je calmement.
-mais de quels choix parles-tu ?
- Je n'ai pas répondu lorsque tu as appelé. J'aurai du te secourir. Elle était là, et moi je ne suis pas venue.
-Mais tu étais en mission.
-Elle le sait.
-Alors pourquoi ?
-Elle a eu peur de se retrouver seule. Sans sa maman. Et je n'ai pas promis.
-Quelle promesse ?
-Celle de te ramener vivante auprès d'elle.
-Pourquoi n'as-tu pas promis ?
-Je ne savais pas ou tu étais. Ni dans quel état. Je n'allais certainement pas lui promettre cela.
-Et c'est pour cela qu'elle te parle comme cela.
-Oui surtout que Démétri lui a promis pour avoir sa déclaration.
-Cela suffit. Elle se tourne vers sa fille. - Amy Isabella Renée Swan, tu descends de cet ours et tu viens ici maintenant. Dit-elle avec un ton des plus sérieux.
La petite descend du dos d'Emmett et arrive doucement vers nous. Une fois sur le perron, elle regarde sa mère.
-Pourquoi, tu m'as appelé si fort. Tu aurais pu le demander plus gentiment.
-Amy je voudrais que tu parles à ta tante.
-Non ! Répond t elle du tac au tac.
-Voilà c'est réglé. Merci Rose. Edward on y va la voiture est avancée.
-Bella tu restes là. Je n'ai pas fini.
-Oh pardon. Je pensais que tu allais encore vouloir lui forcer la main. Je te l'ai dis Rose. Elle ne me doit rien. Si elle n'a pas envie de me parler, elle ne le fait pas. Lorsqu'elle le voudra je serais là.
-Bella ce n'est pas correct.
- Laisse-lui du temps. Elle me posera ses questions en temps utile.
-Elle est comme toi ! Me dit-elle en regardant la petite.
-Ouaip.
-Bella
-je t'aime Rose. Oh si tu fais a manger, prends Emmett avec toi. Je ne tiens pas à mourir d'intoxication alimentaire.
-Sauves toi Swan, ou tu vas mourir sous mes claques.
Je la regarde et l'embrasse. Je regarde Amy et continue mon chemin.
-A tout à l'heure.
Je monte en voiture. Edward a suivi toute la scène.
IL démarre alors qu'Emmett se rapproche de Rose et Amy.
-Ou m'emmènes-tu ?
-Je te l'ai dis, là ou tout a commencé.
Il me regarde alors que je fixe la route.
-Tu n'aimes pas ne pas gérer.
-Non en effet mais je veux bien te faire confiance sur ce coup là.
-Oh que d'honneur. C'est sympa ce que tu as fait pour Emmett tout a l'heure.
-Je l'aime bien mais ne va surtout pas lui dire. Il tenterait encore de me prendre dans ses bras.
Il rigole.
IL pose sa main sur ma cuisse. Je le regarde et pose ma tête sur son bras.
-Je t'emmène dans une église. Celle du quartier ou on habitait étant enfant. Dedans il y a une statue de la madone. Mais elle est unique.
-Ne me dis pas que Da Vinci la sculptée.
-Non pas celle là. Mais tu comprendras lorsque tu la verras.
Il met la radio et chantonne sur un tube des années 80. Un pop rock.
-Comment fais tu pour me calmer a chaque fois ?
-NPC C'est le secret des Cullen.
- Tu es conscient que je pourrais très facilement te faire avouer ce secret ?
-Ouaip !. Il à l' œil brillant d'une nouvelle lueur, Aimerais tu la torture Cullen ?
Je rigole. Son sourire à lui se fane, puis un sourire un coin réapparaît, bizarre ! A quoi pense-t-il ? On verra plus tard.
Il se gare dans une ruelle ou siège une toute petite église en bout. Il me dit de ne pas bouger. Il fait le tour de la voiture et vient m'ouvrir la porte. Il me tend sa main pour que je descende. Je le regarde, il me sourie. Je prends sa main et il referme la porte derrière moi. Puis il passe son bras dans mon dos et doucement me conduit en direction de l'église. Je regarde autour de nous, RAS.
-Tu penses que je ne sais pas sortir d'une voiture.
Il rigole.
-Non c'est de l'éducation. Esmée nous a élevé comme cela. Carlisle l'a toujours fait avec elle. Pour nous c'est normal.
-Jasper a aussi cette éducation.
-Jasper est mon ainé, il m'a éduquer sur beaucoup de domaines.
Je le regarde.
-Oh tes données ne sont pas fiables la dessus.
-Je n'ai pas tout épluché. Je me suis concentrée sur le dossier de Bree et le tien. Finis je tout bas. Je sais qu'il m'a entendu. Son sourire est plus que marquant.
-Comme tu sais nous sommes une famille spéciale, on pourrait nous qualifié de famille recomposée. Au début mon père faisait son internat en chirurgie, maman finissait ses études d'architecte décoratrice. Ils vivaient dans un petit appart deux rues plus haut. Jasper est arrivé un soir de Janvier, maman a accouché seule dans l'appartement. Papa était en salle d'opération. Ils ont travaillé durs et se sont occupés de lui comme ils pouvaient mais entre les cours et l'internat, pas facile. Et un soir mes parents ont fêté la fin de l'internat de mon père, apparemment ils en avaient une bonne, même les étoiles n'ont pas pu les retenir. Et je suis arrivé. L'appart bien que trop petit nous a quand même servi de maison le temps que les finances s'arrangent. Emmett venait aussi à la maison pendant que ses parents étaient en voyage. Il a toujours été avec nous. Nous sommes frères de cœur, pas cousin de sang. Maman avait repéré la maison dans la foret. Elle bossait sur son réaménagement. Ils ont fini par en tomber amoureux et ils l'ont achetée. Nous avons emménagé alors que Bree venait de se présenter dans le ventre de sa mère, une victoire pour eux. Maman savait qu'elle garderait aussi cette gosse, enfin une fille. Tu n'imagines même pas le bonheur pour maman entouré de gars, une princesse à couette qui porterait enfin de belles robes.
Donc quatre enfants dont deux plus qu'occasionnels et cette maison. Maman a monté sa boite, papa a percé dans son domaine, une belle vie. Et lorsque Sylvie et Paul sont mort, on ne s'est pas posé de question, il fallait qu'ils viennent vivre à la maison.
Jasper a assisté à tout cela, il a beaucoup aidé Bree pendant cette période.
-Pourquoi il a choisi la psychologie ?
-Il a toujours eu un don pour ressentir les gens, les écouter et frapper là ou ça fait mal. Mais il vise juste a chaque fois.
-Il est calme et observe beaucoup.
-Oui il est super doué.
-Et pour Emmett.
-Il a beaucoup fait de conneries mais surtout a cause du manque de présence de ses parents. Il m'entraînait dans ces délires. Un ours au cœur tendre, aimé des filles, doué en sport, mais avec une petite sœur plus que collante. Puis il a rencontré Nathalie. Une fille faite sur mesure extérieurement. Mais intérieurement, c'est une autre histoire.
-J'ai eu la version courte.
-Oh il a plaidé sa cause.
-En quelque sorte.
-Malgré son air bourru et d'ours. C'est un super papa
-Et toi ?
-Pas maintenant, nous y sommes. Regarde.
Il se place derrière moi et m'enlace de ses bras. Je m'aperçois que nous sommes dans l'église. Je décompose la statue doucement lentement. J'apprécie ce moment ou une œuvre se dévoile à moi. J'en ai vu des madones, mais celle là. Elle est différente. Déjà elle est en position assise, les jambes croisées sur la stèle, puis elle est plus petite que la normale, elle doit mesurer un mètre vingt a tout casser. EN commençant par les scandales de cuir qu'elle porte sur ses pieds aux ongles parfait. Puis elle a porte une robe et non une tunique drapée. Une robe de lin crème avec des points de brodée dessus. Mais ce n'est pas n'importe quels points se sont les schémas de constellations.
-Oh merde.
Je remonte encore pour voir son col brodé lui aussi. Mais de quelque chose de différents, un symbole qui se répète infiniment. Elle est belle mais ne ressemble pas à la Madone habituelle. Elle a les cheveux légèrement ondulés. Elle a un peigne d'ivoire incrustée de saphir dans les cheveux. La statue en elle-même n'est pas de pierre mais c'est une matière différente. Je ne la reconnais pas. Ses mains ne sont pas jointes comme pour la prière ou en position pour porter l'enfant Jésus, non elles sont posées naturellement sur son corps. L'une sur son cou comme pour cacher un bijou, l'autre posée sur ses jambes. Le pouce est entré à l'intérieur de la main et vient toucher l'annulaire à l'emplacement de l'anneau de mariage. Elle regarde le ciel, comme si elle se souvenait de quelque chose ou si elle parlait ou monde supérieur.
-Mais qu'est ce que…..
-Je suis tombée sous son charme des la première fois ou je l'ai vu. Elle était si différente des autres Vierges ou Madone que j'avais vu. Lorsque tu la regardes, on a l'impression qu'elle vit au travers de toi. Que tu partages ce moment avec elle, qu'elle t'entend. Je l'ai photographié sous toute les coutures et c'est en faisant des recherches sur elle que j'ai découvert le personnage de Da Vinci.
-Tu veux dire, que ?
-Non je te l'ai dis. Par contre elle à été faite selon ses plans, ses indications. C'est un prête répondant au nom de Frère Juste qui l'a construite d'après un feuillet méthodique et esquisse que Da Vinci aurait fait.
Comme tu as pu le voir elle détient d'énorme quantités de renseignements, elle a des constellations sur le bas de sa robe. Et sur le col ce sont les initiales de Da Vinci. Regarde.
IL prend un morceau de papier et me montre dans le symbole les initiales.
-C'est tiré par les cheveux.
-Ah oui et bien regarde. Il me sort une image de la scapigliata et me montre le symbole en bas a droite du dessin.
-Oh
-Et maintenant admire.
Il met le visage de la scapigliata a coté de la Madone. Elle se ressemble vraiment.
-Alors tout vient d'elle. Pourquoi est elle encore ici ?
-Oh tu sais lire le latin n'est ce pas ?
-naturellement.
-Viens.
J'ai du mal à me séparer de cette Madone. Nous entendons des bruits de pas qui viennent vers nous.
-Oh bonjour Edward.
-Bonjour frère Matthieu. Je vous présente ma compagne Isabella.
Il me regarde et me fait un sourire. Puis il me fixe en ouvrant la bouche.
-Bonjour. Lui dis-je pour le ramener avec nous. Mais il ne réagi pas. Il continue de me regarder comme si j'étais le messie. Je regarde Edward qui le regarde sans comprendre. Il lui touche le bras et le frère Mathieu réagi.
- Pardonnez-moi mais la ressemblance est frappante.
- De quoi parlez-vous ? Lui demande Edward.
-Oh rien. J'ai cru reconnaître une personne mais c'est impossible.
Il me regarde encore. IL secoue la tête et se recentre sur Edward.
-Encore sur la Madone Edward. Depuis que tu es tout gosse, elle t'appelle. Tu ne l'as quittera donc jamais. Je te l'ai dis. Il n'y a rien de magnifique dans cette seconde Madone. Seulement elle est différente par beaucoup d'aspects mais le frère qui la faite et offerte a notre diocèse était un peu extravaguant. IL a pratiqué ici et était un féru de Léonardo Da Vinci. Il s'est inspiré de la scapigliata. Mais ce cher bambin pense autrement. Cela fait plus de vingt ans que j'essaye de le résonner mais je ne dois pas avoir trouvé la bonne voix, vue qu'il est encore ici.
Edward souri de l'entendre. Il a du en effet l'entendre des millions de fois. Mais encore maintenant il souri.
-Comment cela seconde Madone ?
-C'est ce que je voulais te dire. Mais frère Matthieu est apparu. Viens me dit Edward.
Il nous fait tourner autour de la statue et au dos du pied destal un texte y est gravé.
Je me penche et regarde l'épitaphe.
Le maitre Italien m'a donné son accord pour reproduire à l'identique sa Madone. Mais la vérité en est tout autre. La vérité est à la ténacité, ce que le savoir est au livre, ce que la foie est à la religion. Un érudit n'y comprendrait Juste rien.
Je regarde Edward qui me regarde pendant que je découvre ce texte. Il est en attente d'une réponse. Il me dévisage.
Je passe mes doigts sur les lettres et me recule. Je repasse ma main dessus. Je me redresse et regarde le frère.
-Je vous fais penser à qui ?
Il me fait de grands yeux.
-Excusez mon embarras. Je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise, tout à l'heure. Un souvenir d'enfance. Bien longtemps oublié.
-J'espère qu'il est de bonne nature.
Il me souri.
-Les souvenirs d'enfance doivent toujours être de bonnes natures sinon il faut les oublier.
-J'en suis contente alors. Isabella Swan. Je lui montre ma plaque. Je fais parti de l'organisation des anges protecteurs. Voici le numéro de mon supérieur. Pouvons-nous prendre la statue ? Nous vous la rendrons après observation et analyse. S'il vous plait.
-Oh je ne pense pas que cela soit possible. Elle appartient à un bienfaiteur de l'église.
-Et comment puis-je prendre contact avec cette personne ?
-Oh mais il n'y a rien de plus simple. Suivez-moi.
Il nous emmène dans son domicile. Un bureau succinct y est installé. Il farfouille dans ses dossiers.
-Ah le voilà. Tenez me dit il en notant les coordonnées de ce bienfaiteur.
Je regarde le nom d'inscrit.
-Pourquoi Mr Volturi aurait acheté cette statue ?
Edward se tend a se nom.
Le prêtre se passe la main dans les cheveux.
-Vous le connaissez, notre donateur ?
-Oui mais nous n'avons pas de bon rapport. Ce que je veux savoir c'est quelle est votre implication avec cette ordure.
-Mademoiselle vous êtes dans un lieu saint.
Je le regarde et d'un coup j'ai un étrange pressentiment, un frisson qui me prend le bas du dos, je le connais, c'est l'annonce d'une merde.
-Vous les avez prévenus que nous étions ici ?
-Oui des que je vous ai vu. Il en a fait la demande très précisément.
-Et bien c'est le moment de prier mon père.
Je prends mon téléphone et appel les gars. Pendant ce temps Edward regarde partout autour de nous. Je prends mes armes et vérifie leur chargement.
-Vous êtes dans la maison du seigneur.
-Et vous croyez qu'ils viennent avec quoi ? Eux. Hein gros malin se sont des pilleurs de tombes, vos donateurs. Maintenant si vous tenez à la vie, laissez-moi faire mon job.
Il se jette par terre en priant le seigneur.
-Mais bien sur que je suis bête. Prions. Ils ne nous verrons pas. Allez debout.
Je le chope par le col et le conduis en extérieur. Mais il se débat. Il commence à se défendre. Je le regarde.
-Je vous conseille de ne pas m'énerver mon père.
-Je ne laisserais pas mon église aux mains des pilleurs.
-Non mais je rêve. Dieu vous pardonnera. Allez en route.
-Hors de question, les caisses, les bougies, les….
-Bella mais que fais tu ? Pourquoi l'avoir assommé ? On ne frappe pas un homme d'église.
-Je lui sauve la vie. Et se ne sera pas le premier homme de dieu que je fais dormir. Je le charge sur mon dos.
Edward nous suit. Je les fais entrer dans la voiture du pasteur.
-Bella la Madone
-Je reviendrais la chercher mais pour le moment tu es important.
Il me regarde.
-Suny, Elle est une clé.
-Je sais mais laisse moi te mettre à l'abri.
-Mais nous devons la prendre.
Je le regarde. Il a ce drôle de truc dans le regard.
-Si je te demande quelque chose, tu le feras ?
-Oui
- Donne-moi les clés de ta voiture ! Je ne plaisante pas Edward.
-Promis.
Je regarde le prêtre qui dort.
-Prends ces clés et va au Bellissima. Restaurant Italien sur la neuvième. Tu viens de ma part et tu ne le quittes pas des yeux. Raconte tout à Billy. Pendant que je lui explique tout cela, je prépare une arme et la pose sur le siège passager.- Tu sais t'en servir ?
-Suny, je préfère les livres.
-Ce n'est pas négociable. Facile trois points, tu vises, tu tires, tu te barres.
Il regarde l'arme puis moi.
-Seth te rejoint sur la route. Maintenant file.
Je ferme la porte de la voiture et tape dessus.
Il démarre et fonce sur la route.
Je rapproche la voiture d'Edward jusque devant les portes de l'église. Je charge la Madone sur le siège passager et lui passe la ceinture. Je charge le pied destal dans le coffre.
Je regarde autour. Une voiture noire arrive dans la ruelle. Je monte en voiture et roule tranquillement alors que les hommes me regardent passer avec la Madone juste devant eux.
Il s'en est fallu de peu.
(…)
Me voici devant le Bellissima. Je regarde par la vitre. Edward parle avec Billy. Ils sont au bar. Billy rigole. Ils ont l'air bien. Comme deux amis qui boivent une bière ensemble.
J'entre. Billy relève aussitôt la tête et me souri. Edward lui se dirige vers moi. Il a un regard interrogateur.
-Tout va bien. Mission accomplie.
Seth sort de la cuisine et nous regarde. Il me fait un signe de tête.
-Le frère dort encore. Tu lui as mis quoi ?
-Un petit coup sur la tête. Lui répondis-je.
-Petit ? Un nouveau mot dans ton vocabulaire. Me dit Seth.
-Avec la crosse de son arme. Explique Edward.
-Oh alors il en a encore pour quelques heures. Précise Seth.
Billy rigole. Et il se tourne vers la télé qui diffuse les informations.
-Oh bordel de Dieu.
Il monte le son alors que nous regardons. Un reportage sur une lapine rose a moto qui se faufile entre les barrières de sécurité du train et le passage express de se dernier. Puis la voix dit qu'ils ont retrouvé sur les vidéos de surveillances d'autres images de la lapine girl. On me voit dans le tribunal entrain d'escalader la rambarde toutes fesses dehors avec ma petite queue de lapin qui se dandine de gauche à droite et la journaliste qui explique qu'une alerte à la bombe avait retentie. Puis dernière image sur le tarmac de l'aéroport ou la journaliste finie par dire que la lapine girl a arrêté le poseur de bombe de l'hôpital alors que ce dernier n'avait pas payé son billet. Mon visage est feutré, mais le reste de mon corps est des plus visibles. Le reportage fini par la programmation d'un débat sur ce qui amène les personnes à se transformer en super héro de dessin animé.
-Merde papa va râler.
Billy et Seth s'éclaffent de rire alors qu'Edward me dévisage encore. Il fait le lien entre les images de la télé et moi. Il a la bouche grande ouverte.
-Oh oui je sais. Je n'ai pas choisie la tenue. Le rose n'est pas ma couleur. Lui dis-je en lui fermant la bouche et en lui faisant un petit sourire comme pour le rassurer.
-Tu vas finir part me tuer. Me dit il en me rapprochant de lui.- Un jour tu me montreras tes tenues, j'espère. Me chuchote t il.
Je rigole.
