Alooors, ça fait quoi ? Un an et quelques mois que je n'avais pas écrit de chapitre pour cette fiction. D'ailleurs ce chapitre n'aurait même pas du voir le jour. Je pense que vous l'avez peut être remarqué, mais je ne suis plus du tout dans le fandom de The Maze Runner, je ne lis plus aucun Newtmas, et je n'écris plus de fanfiction. Maintenant j'écris des histoires avec mes propres personnages, que vous pourrez retrouver sur mon autre compte( sur Wattpad), et je ne comptais pas poursuivre mes Fanfic (Lumière et Goutte d'eau).

Pour Lumière je comptais la réécrire en fiction originale, mais l'histoire à tellement changé que ça à créer une nouvelle histoire. J'avais commencé ce chapitre il y a quelques temps et comme je ne ferrais pas de réécriture pour Lumière, j'ai décidée de le terminer. Je ne sais pas si je continu cette histoire, ce qui est sûr c'est que les update seront toujours aussi longue, désolée pour ceux qui aime cette fiction, Lumière reste ma première histoire (et l'évolution entre le premier chapitre et celui ci est tellement énorme!) mais maintenant j'ai de nouveau bébé qui me donne plus envie d'écrire.

Bref ! S'il faut personne lira ça, alors j'ai juste à vous souhaitez une bonne lecture.

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Chapitre 10 : L'abeille et le Monstre

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Le bourdonnement ne cessait de s'amplifier. Au départ ce n'était qu'un simple son, comme un acouphène dont il ne parvenait pas à déterminer la provenance. Puis ça c'était rapproché, devant de plus en plus fort, résonnant contre les parois de son crâne et lui donnait affreusement mal à la tête. Il avait l'impression qu'un essaim d'abeille avait élu domicile dans son cerveau. Est-ce que c'était possible ça ? Peut être qu'une abeille était passée dans son oreille, avait trouvé le coin sympa et avait décidée de s'installer ?

Soudain le bourdonnement se fit plus ténu, laissant place à une voix lointaine dont il ne parvenait pas à saisir toutes les nuances, les mots se mélangeaient et formaient un vague entrelacs de sons plus ou moins compréhensibles.

Sang. Murmura l'abeille à son oreille. Souvenir. Danger. Silence. Lune. Et l'abeille continua d'énumérer des mots aléatoirement et qui n'avaient aucuns sens :Effacer. Perdu. Lac. Nuit. Sang. Soin. Mourir. Lycan. Matin. Sang, encore et puis ce nom là. Thomas. Thomas. Thomas. Thomas...

« Thomas ! »

Thomas ouvrit brusquement les yeux.

Et les referma tout aussitôt, aveuglé par la lumière synthétique des néons. Il se sentait nauséeux et même si l'abeille avait arrêter de bourdonner, les sons extérieur lui parvenaient comme étouffés alors que le sang dans ses tempes battait plus fort que jamais. Ses jambes tremblaient sous son poids, il se serrait sûrement effondré s'il n'était pas soutenu par des bras autour de sa taille. L'un était puissant et solide, c'était surtout lui qui retenait son corps endolorie, tandis que l'autre, plus fin traçait des cercles aléatoirement dans son dos, dans des caresses volatiles.

L'abeille appela une nouvelle fois son prénom et il rouvrit les yeux, cette fois plus doucement, laissant le temps à ses pupilles de s'habituer à la luminosité. Celle-ci n'était pas aussi forte que ce qu'il avait d'abord pensé, seul un faible néon tentait d'éclair le couloir sans parvenir à chasser totalement l'obscurité. Pourtant sa lueur lui donnait mal à la tête, alors Thomas détourna le regard.

Et tomba dans un océan de miel.

« Tu es... Une abeille ? »

Le bourdonnement de voix s'arrêta soudainement. L'océan de miel sembla s'agrandir quelques secondes avant de disparaître soudainement.

« Gally, je crois qu'il a un trauma crânien. »

« Bordel, pourquoi je suis obligé de m'occuper de gosses pareil ? »

Le soupire de la voix plus grave que celle de l'abeille fit se retourner Thomas. Enfin il tourna juste la tête car il était bien incapable de bouger quoi que ce soit d'autre. Le mouvement tira sur les muscles de son épaule gauche, lui rappelant douloureusement qu'il était blessé. Un geignement parvient à franchir ses dents serrés par la souffrance et aussitôt, les bras se resserrèrent autour de lui.

Il mit un peu de temps à reconnaître Gally, qui le tenait du côté gauche et qui ne lui adressa pas un regard. Mais Thomas sentait les muscles de son bras le soutenir et sans trop savoir pourquoi, il su qu'il pouvait compter sur lui.

« Ce n'est pas drôle Gally ! Peut être qu'il a quelque chose de super grave, et s'il... Si... Je.. »

Hoquetant, l'autre ne put finir sa phrase, les mots semblant l'étrangler avant qu'il ne puisse les dire. Thomas tourna la tête vers la droite, vers ce garçon blond, moins musclé que Gally mais qui le lui tenait la taille de toute ses forces, comme s'il ne voulait jamais le voir s'effondrer. Sa main traçant des caresses réconfortantes sur son dos et son flan, ce garçon à la voie mélodieuse qu'il avait prit pour celle d'une abeille et qui avait des yeux ambrés semblable à un océan de miel.

Newt.

Les mêmes yeux que ceux de la bête.

D'un coup tous les souvenirs de la nuit lui revinrent en mémoire et son cerveau sembla se remettre à fonctionner à tout allure. Le rendez-vous. La bête qui l'attaque. Sa fuite dans le lycée. Sa rencontre avec Gally. La course jusqu'au lac. Le léopard qui lui saute dessus. Son attaque - noyade. La disparition de l'animal. L'apparition de Newt.

Non.

Ça n'était pas possible n'est-ce pas ?

Disparition, apparition.

Il avait du manquer un truc n'est-ce pas ?

La bête, Newt. Il devait y avoir une autre explication. La bête, Newt. C'était impossible. La bête et Newt. Les mêmes yeux d'ambres, luisant de rage pour l'une et d'inquiétude pour l'autre. La bête et Newt. Mais il n'y avait pas eu des signes ?

La bête est Newt.

D'un mouvement brusque, Thomas dégagea la prise de Newt autour de sa taille. Il voulu reculer, s'éloigner du monstre, reprendre le contrôle sur son corps endolories pour s'échapper. S'enfuir loin de la bête. Loin de Lui.

Mais il put à peine faire un pas en arrière qu'une douleur fulgurante le traversa de part en part. Broyant son cerveau et déchirant ses muscles tous juste réveillés. Il se plia en deux tant son ventre lui faisait souffrir, il sentait la nausée le reprendre et il se serrait certainement effondré si Gally n'avait pas eu le réflexe de le rattraper.

« Thomas ! Est-ce que ça va ?! »

Le monstre se pencha vers lui. L'inquiétude dans ses yeux poignarda Thomas plus fort que ne l'aurait fait un couteau qui sentit la rage l'envahir. Il avait voulu le tuer et maintenant faisait comme s'il se souciait de lui ! Et dire qu'il avait considéré ce monstre comme son ami !

« Ne m'approche pas ! Tu n'est qu'un - »

La fin de son hurlement fut coupé par la paume de Gally, le bâillonnant d'un geste dur qui projeta sa tête en arrière, relançant son encéphalite.

« Ferme là ! Bordel, on est en plein milieu de la nuit ! » Murmura assez fortement Gally.

Mais Thomas ne l'écoutait pas, de tout façon il n'avait pas besoin de finir sa phrase, Newt c'était figé, sa main suspendue dans son mouvement vers le brun et son regard écarquillé complètement perdu.

« On t'amène à l'infirmerie. » Reprit Gally d'un ton plus bas. « Il faut soigner tes blessures avant que tu ne te vide de ton sang. »

Sans attendre une quelque conque réponse de Thomas, Gally replaça correctement son bras autour de la taille du brun pour le soutenir de nouveau. Newt, après être sortit de sa léthargie voulut faire de même, il fut arrêter par un nouveau cri de Thomas qui le laissa encore plus désemparé. Il n'insista pas et après un instant de flottement, il échangea un rapide regard Gally. Thomas ne put pas voir l'expression du châtain dans son dos, mais put clairement voir celle de Newt devenir plus sombre avant qu'il ne se retourne pour partir devant. Portant tout le poids du brun, Gally lui emboîta le pas, le silence reprenant ses droits dans la nuit.

Thomas se laissa porter, tentant de prendre appui sur ses jambes de temps à autre sans grand succès. Son esprit était cotonneux et il avait du mal à se concentrer sur l'instant présent. Réfléchir lui donnait mal à la tête, alors il se contentait de laisser son regard vagabondé dans le couloir, accrochant parfois une porte, une lumière ou le dos de Newt qui marchait devant, les épaules quelques peu voûté tel Atlas portant le monde.

Il ne sut pas combien de temps ils marchèrent avant d'arriver à la fameuse infirmerie. Peut être quelques minutes, peut être des heures. Thomas n'arrivait plus à percevoir le temps qui s'écoulait. Il avait de plus en plus froid, un peu trop conscient de ses vêtements trempés qui lui collaient à la peau. Il avait de plus en plus chaud, il sentait le sang échapper de son épaule qui s'était rouverte lorsqu'il avait brutalement échappé à Newt tout à l'heure, il ne savait plus trop pourquoi. Et le monde autour de lui se faisait de plus en plus sombre alors que sa conscience s'égarait.

Il entendit vaguement que l'on toquait contre une porte, puis des discussions bourdonneuses à la fois murmures et cri de détresses. Puis il bougea de nouveau, entrant dans un endroit bien trop lumineux qui le força à fermer les yeux. Il entendit plus qu'il ne sentit qu'on lui enlevait ses habits avant de le doucher rapidement, remplaçant la froide eaux du lacs par une douce chaleur enivrante.

On le fit s'asseoir ensuite sur un matelas qui lui sembla incroyablement confortable pendant qu'on touchait son épaule blessée, puis son crâne et son ventre toujours douloureux. Il entendait le bruit autour de lui se faire de moins en moins fort, la fatigue ayant finalement raison de lui, il s'endormit avant même qu'on ai fini de le soigner.

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~oOo~

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Lorsqu'il émergea le lendemain matin, après avoir fait un drôle de rêve où une abeille entrait dans la tête des gens pour leur dévoré le cerveau, Thomas se jura qu'il ne boirai plus jamais, tellement sa gueule de bois était terrible.

Puis il se souvient qu'il n'avait pas pu boire étant donné qu'il était à l'internat.

Entre ouvrant difficilement les yeux, il voulut se redresser mais son dos douloureux l'en dissuada rapidement et il se rallongea sur le matelas un peu trop dur sur lequel il avait mal dormit. Il sentait les courbatures s'étendre dans tout son corps et ne se doutait pas qu'il aurait beaucoup de mal à se lever.

Il tenta de rassembler ses souvenirs de la veille mais ne parvient à réunir que de vagues fragments d'images floues qui n'avaient aucun sens. Une panthère aux yeux dorés. une balade au milieu de la nuit. Gally qui s'enfonce une seringue dans le bras. Newt de l'eau jusqu'au genoux qui le tenait contre lui comme si sa vie en dépendait. Bref, aucun sens.

Réfléchir lui donnait mal à la tête. Il arrêta de se concentrer sur ces souvenirs absurdes pour faire état de son corps. Forcé de rester allonger à cause de la souffrance qui lui parcourrait le dos, il sentait un léger fortement de tissus contre son ventre, un la lourdeur d'un bandage qui lui entourait la tête. Il bougea ses doigts avec lenteur, comme s'il retrouvait l'usage de son corps. Un pincement au creux de son coude droit le fit tiquer, c'était une sensation désagréable et qui lui donnait envie de se gratter. Relevant un peu la tête il aperçu l'aiguille d'une perfusion qui s'enfonçait dans sa peau. Grimaçant rien qu'à l'idée qu'on ai put planter une chose aussi grosse dans l'une de ses veines, il voulut la retirer, mais à peine souleva t-il son bras gauche pour s'exécuter, qu'une douleur sourde lui traversa l'épaule. Il laissa retomber son bras sur les draps dans un faible gémissement.

« Tu es réveillé ? »

Thomas tourna à demi la tête vers la jeune femme qui venait d'entrer dans la pièce, ses longs cheveux roux encadraient un visage doux surmonté d'une paire de lunette à monture fini. Elle lui sourit et s'avança vers lui un verre d'eau à la main et Thomas se rendit compte qu'il mourrait de soif.

« Tu devrais éviter de trop bouger. » Dit-elle en le redressant lentement pour l'aider à boire. « Tu as perdu beaucoup de sang et reçu un bon coup à la tête. »

Elle le rallongeant dans le lit toujours avec la même douceur, s'assurant de ne pas déplacer son épaule gauche plus que nécessaire. Thomas fronça les sourcils, qu'est-ce qu'il lui était arrivé pour qu'il soit autant blessée ?

« Qui ..? »

Le mot lui racla la gorge tant sa voix était rauque, il toussa par réflexe et la femme partit remplir son verre d'eau dans une pièce adjacente.

« Je suis le docteur Wright, et tu es à l'infirmerie. » L'informa-t-elle en lui tendant de nouveau le récipient.

Thomas bu presque sans son aide, prenant de grande gorgée puis reposa le verre en secouant la tête, ce n'était pas ça qu'il voulait demander.

« Pourquoi ... »

« Vous devez vous reposer, Monsieur Gillen viendra vous voir tout à l'heure. » L'interrompit le Dr. Wright.

Elle lui sourit aimablement mais cette fois Thomas discerna une note de peur derrière son air doux. Sans lui laisser le temps de reposer sa question, elle se détourna et sortit de la petite chambre, laissant Thomas dans un flou encore plus grand qu'à son réveil.

Pourquoi ne voulait – elle pas lui dire ce qu'il lui était arrivé ? Elle avait esquivée par deux fois ses questions et semblait vouloir lui cacher quelque chose. Et pourquoi Janson Gillen voulait venir le voir ? Bon, c'était un genre de directeur et soit disant un psychologue, alors il voulait sans doute savoir ce qu'il lui était arrivé et comment il se sentait. Mais que pouvait -il lui répondre ? Il avait des souvenirs étranges et ne pouvait décemment pas lui dire qu'une panthère l'avait attaqué !

Son mal de tête revint en force en même temps que l'image du félin apparaissait dans son esprit. Il passa une main sur ses paupières pour se masser les tempes et tenter de refluer la douleur. Bah, il verrait bien au moment venu.

Il rouvrit doucement les yeux, fixant le plafond. S'il ne réfléchissait pas trop, son mal de tête le laissait à peu près tranquille. Se redressant sur son lit, il avisa la porte par laquelle était partie le docteur Wright, à côté une autre porte entre-ouverte donnait sur ce qui semblait être une petite salle de bain. A droite du lit, une petite fenêtre lui apprit qu'il était encore tôt, la nuit faisait lentement place à la pale lueur de l'aube. Il souffla, il en avait déjà marre d'attendre sans rien faire.

Il s'assit sur le lit, laissant ses jambes toucher le sol avec lenteur, sollicitant ses muscles un à un, comme il le faisait lorsqu'il se réveillait courbaturé après un entraînement à la course. Commençant par ses jambes qui semblaient avoir subit le moins de dommages, il remonta petit à petit jusqu'à son dos qu'il étira longuement. La douleur se faisait ressentir à chaque mouvement mais restait supportable. Il continua par son bras droit et fusilla la perfusion qui s'enfonçait dans son coude et qui le tiraillait dés qu'il voulait bouger. Il fallait qu'il enlève ce truc de sa peau. Comme il ne voulait pas utiliser son bras gauche par peur de réveiller la douleur dans son épaule, il approcha son coude près de sa main et fit son possible pour retirer le sparadraps qui maintenait l'aiguille en place et enleva cette dernière le plus délicatement possible. Il grimaça en voyant la longueur de la chose, déjà qu'il avait du mal à supporter les simples vaccins, savoir qu'on l'avait transpercé avec une monstre pareille lui donnait la nausée.

Une fois débarrassé de cette horreur, il fit jouer les doigts de sa main droite et plia et déplia son bras, soulagé de constaté qu'il n'y avait aucune séquelle. Il ne tenta pas de bouger le côté gauche, la douleur dans son épaule était assez forte pour savoir qu'un minuscule mouvement lui ferrait mal.

Il posa ses pieds sur le sol et prit appui sur la perche de la perfusion pour se lever. Ses jambes tremblèrent quelque peu sous son poids mais il parvient à se stabiliser assez pour pouvoir marcher à peu près correctement. Sa tête lui tournait mais il ne s'en préoccupa pas, avançant vers la salle de bain, il voulait voir de ses propres yeux les blessures qui le faisait autant souffrir.

La première chose qui le frappa lorsqu'il fit face au miroir, c'était sa peau très pâle. Il avait toujours eu une carnation assez clair, mais jamais il ne c'était fait autant l'effet d'un cadavre. Toutes les couleurs semblaient avoir désertées son visage et seul restait le bleu sombre de ses cernes et ses nombreux grains de beautés pour contraster avec son teint cireux. Ensuite ce fut le bandage autour de sa tête qui attira son attention, maintenu avec quelques épingles, il faisait le tour de son crâne et était d'une blancheur immaculée. Il ne pouvait pas en dire autant du pansement de son épaule, une tache rouge sombre s'étalait sur une dizaine de centimètre.

Il se sentit nauséeux, et dû se raccrocher à sa perche pour ne pas tomber lamentablement sur le sol. La vue du sang l'avait toujours rendu malade, d'autant plus lorsque c'était le siens.

Thomas ferma les yeux quelques instant, le temps de se reprendre, puis continua son inspection. Heureusement les bandages sur son ventre étaient impeccables et il entreprit de les défaire, révélant des griffures assez superficiels pour avoir déjà cicatrisées. Il effleura la plus longue du bout du doigt et frissonna, on aurait dit qu'on avait voulut lui déchiqueter le ventre à coup de couteau. Sa main s'arrêta à la limite de son pantalon de toile, la griffure continuant sa route vers son aine.

Il se retournait pour observer son dos meurtrie lorsqu'un bruit s'éleva de la chambre, le stoppant dans l'analyse de ses blessures. Il attrapa de nouveau la perche de la perfusion dont le fil traînait sur le sol et quitta la salle de bain.

Lorsque Minho l'aperçu, il ne chercha même pas à cacher la grimace d'angoisse qui déforma ses traits.

« Oh, mec. » Souffla -t-il en secouant la tête. « On est vraiment dans la merde. »

« Comment ça ''on'' ? » Releva Thomas, la remarque étrange lui faisant oublier la présence incongru de l'asiatique.

Il retourna s'asseoir sur le lit, le peu de force qu'il avait réussit à ressembler pour se rendre à la salle d'eau l'ayant épuisé. Minho vient se placer devant lui son regard fuyant sans cesse vers la porte et se tordant les mains anxieusement. Thomas ne l'avait jamais vu aussi agité.

« Écoute mec, je sais pas combien j'ai de temps, alors tu vas devoir bien m'écouter. » Ses yeux sombres vinrent se figer dans ceux de Thomas. « Il ne faut surtout pas que tu parle de Newt. »

« De Newt ? » Répéta Thomas, son mal de tête revient aussitôt et il se frotta la tempe. « Pourquoi je parlerais de Newt ? »

Minho marqua un temps d'arrêt, surprit. Puis il fronça les sourcils et jura entre ses dents un truc qui ressemblait à : ''Cette garce !''

«Thomas, il faut que tu te souvienne de se qui c'est passé hier soir, rappelle toi de Newt, de Gally. »

Thomas grogna, il essayait de se souvenir depuis son réveille, mais il avait trop mal à la tête pour y penser clairement.

« De quoi tu parle ? Qu'est-ce qui c'est passé hier soir ? »

« Rappelle toi de hier, c'est important Thomas. Il y avait une panthère, Gally et Newt.»

« Mais de quoi tu parle, ça me donne mal à la tête. »

Thomas avait l'impression que son cerveau surchauffait, le sang battait contre ses tempes, l'empêchant de se concentrer, la douleur se faisait de plus en plus forte, et les images de la veille disparaissaient peu à peu.

« Je sais mec, mais c'est important. Hier tu es allé dehors et une panthère noire t'as attaqué. »

« Mais il n'y a pas de panthère dans l'école. » Souffla Thomas en posa sa tête dans sa main libre.

« Thomas fait un effort. Il essaye de te faire oublier, mais il faut que tu te souvienne, c'est important d'accord ? » Insista Minho, il lui attrapa la main et lui redressa la tête. « Qu'est-ce qu'elle a fait la panthère, Thomas ? »

« La... La panthère ? » Murmura Thomas, et Minho l'encouragea d'un mouvement de tête. « Elle... M'as attaqué ? »

« Oui et ensuite ? » Le pressa Minho.

« Ensuite.. Gally... Gally et venu m'aider et on est aller au lac. Tu sais le lac où on était allé il y a quelques semaines, toi tu voulais nager et ... »

« Oui le lac. » Le coupa Minho. « Qu'est-ce qui c'est passé au lac hier. »

Thomas fronça les sourcils, il ne comprenait pas où Minho voulait en venir et toute cette histoire lui donnait affreusement mal à la tête, lui voulait juste dormir, mais Minho l'obligea à se re-concentrer pour lui répondre.

« Le lac. La panthère à sauté dedans et … et elle a disparut ? »

Minho lui fit un sourire d'encouragement.

« Oui elle a disparut, et qu'est-ce qu'il y avait à la place ? »

« A la place, il y avait... Il y avait... Newt ? »

Minho relâcha sa main et poussa un soupire de soulagement alors que Thomas enfonça sa tête entre ses doigts, la douleur lui vrillant les tempes. Newt, il se rappelait de Newt qui était apparut quand la panthère avait disparut, parce que c'était lui la panthère. Et il avait essayé de le tuer.

« C'est bien Thomas. » Souffla Minho en se penchant à son oreille. « Tu dois t'en souvenir, c'est très important. Janson va venir, il va te poser des questions, tu dois faire comme si tu avais oublié, dit lui que tu es sortit que tu as eu peur d'un bruit. Tu t'es enfuit en courant, et comme tu ne voyait rien dans le noir, tu t'es prit le grillage, c'est pour ça que tu as des griffures, d'accord ? »

« Newt... Newt est un monstre. »

« Non. »

Le ton dur de Minho le fit sursauter et Thomas releva la tête vers l'asiatique qui le dévisageait durement. Puis son regard s'adoucit et il soupira.

« Newt n'est pas responsable de ça. Je... Ecoute, tu ne dois pas oublié ce qu'il c'est passé cette nuit, mais tu dois mentir à Janson, sinon Newt et Gally vont avoir de gros problème. Je sais que … ce qu'est Newt t'as fait peur, mais je t'expliquerais après, ok ? »

Il avait l'air si désespéré que Thomas fini par hocher lentement la tête. La douleur dans son crâne était toujours présente mais maintenant qu'il ce rappelait que Newt était la panthère, il était sûr de ne plus pouvoir l'oublier.

Minho lui sourit et lui serra brièvement l'épaule.

« Génial, mec. Tu comprendra tous très vite. »

Il lui fit un clin d'œil, puis se volatilisa. Tout simplement.

Trop choqué par la disparition soudaine de Minho, Thomas n'aperçus même pas que la porte de la chambre claquer dans un courant d'air.