Chapitre 9 : C'est un secret que l'on pourrait partager si tu m'aimais.
Les vacances d'Halloween approchaient à grand pas. Harry se languissait de ce moment. Ils iraient passer deux semaines au Douze Square Grimmaud avec tous les autres. C'était juste un mois et demi, mais il fallait qu'il l'avoue, ils lui avaient manqué. Tous autant qu'ils étaient. Il ne restait qu'une semaine aux élèves avant cette date et la tension augmentait. L'envie des vacances était très pesante.
Le brun, lui, s'inquiétait de plus en plus. Depuis que Draco l'avait embrassé, il n'avait plus tenté une autre approche de ce genre. Il ne l'évitait pas non, ils discutaient ensemble (bien qu'il restait très gêné) et de temps en temps, les deux Serpentards venaient même passer la soirée dans la salle commune de Griffondor.
Harry fut choqué de voir que personne d'autre que lui avait remarqué qu'ils étaient harcelé par les leurs. Il ne pouvait cependant rien dire tant qu'ils ne s'étaient pas jetés à l'eau. C'est pourquoi Harry s'inquiétait… Il ne voulait pas les revoir partir de cette Cabane, peu importe comment était-elle. Mais il ne pouvait rien faire.
Un soir, alors que Drake jouait d'une griffe avec une sourie des grottes, Harry y pensa tellement fort qu'il finit par poser le livre qu'il avait amené et se tourna vers lui. Il était son confident et son ami… Il lui dirait sûrement quoi faire. Il regretta même de ne pas l'avoir fait plus tôt.
- Drake… Il faut que je te demande… Si un ami à toi était dans l'embarra car il cache un secret, qu'il aimerait le dire mais qu'il ne le ferait pas. Que ferais-tu ?
- Sachant que je suis au courant de ce secret ?
- Oui !
Le dragon réfléchit en plissant les yeux, puis essaya de trouver les mots les plus justes pour faire face à son problème.
- Si tu connais ce secret, le trouves-tu désagréable, dur à porté ou plein d'effroi ?
- Eh bien… Non… Il n'est pas désagréable. Il est triste seulement. Et il est encore plus triste qu'ils ne se confient pas. Sachant que je pourrais… Non je veux vraiment l'aider ! J'aimerais l'aider mais pourquoi ne veut-il pas se confier à moi.
- C'est souvent parce qu'un secret, on a dû mal à deviner la réaction qu'aura une personne dessus. Autant, celui qui te garde ce secret, pense que tu vas mal réagir et qu'il perdra ton amitié ou ton respect…
- Il pense franchement que je suis si méchant que ça ?
- Non ! Non… Harry. Une personne qui pense ça serait sûrement complètement folle. Personne ne peut penser ça. Il doit se dire seulement… Tu sais parfois c'est plus pour se protéger soi-même. Par exemple si j'avais un secret à te dire, un secret tel qu'il pourrait me faire perdre ton amitié… Je n'oserais peut-être jamais le dire du moment que je m'aurais trouvé une seule raison qui te donne le droit de me quitter.
- D'accord… Alors… Il ne veut rien me dire parce qu'il a peur que je ne l'aime plus.
- En effet. Tu… Cette personne elle compte pour toi ?
- Oui, chuchota Harry pour une fois sans hésiter. Oui, énormément. Et ça me fait si mal qu'il n'ait pas assez confiance en moi pour me le dire. J'ai l'impression de n'être rien pour lui et qu'il joue un jeu juste pour me rendre heureux… Si seulement il me disait la vérité.
- De quoi as-tu peur ?
Le brun le regarda droit dans les yeux avant de murmurer :
- De tomber amoureux d'un menteur.
Le cœur de Drake fit un bond dans sa poitrine et une tristesse incommensurable le prit. Il se dit tout d'abord que lui, lui mentait tout le temps. Comment allait-il le prendre le jour où il devrait tout lui dire. Il le détesterait sûrement. Mais ce qui blessa le plus le dragon, c'était d'apprendre que son Griffondor était amoureux de quelqu'un d'autre.
C'est sûrement pour cela qu'il l'avait rejeté quand il l'avait embrassé. Il ne pouvait pas lui dire que son cœur était déjà prit par quelqu'un d'autre. Draco fut à deux doigts de pleurer et verser des larmes de dragon. Des grosses larmes !
- Mais… Avec moi… Je veux dire tu ne mens pas au gens pour venir avec moi ?
- Si ! Mais ce n'est pas pareil. Mon secret à moi est positif et il ne me fait pas mal ! A moins que tu ne te mettes à me battre ! Le sien… il en a tellement honte que dans son regard j'y vois toute la peine ! Pourquoi il ne me fait pas confiance !?
- Est-ce que… tu l'aimes énormément ?
- Je… ne sais pas vraiment. Mon cœur est partagé… Et c'est comme s'il m'obligeait à choisir entre les deux. Mais je ne peux pas. Je sais que c'est égoïste, mais je ne peux pas… Ron m'a fait comprendre ce qu'était l'amour et la première fois que ça arrive il faut que je tombe amoureux deux fois… C'est tellement égoïste. Je suis horrible…
Touché par ses mots, Drake ravala son cœur blessé et chuchota :
- Non, Harry ! Non ! Tu ne l'es pas… Ecoute-moi bien ! Si tu aimes vraiment cette personne, le mieux c'est d'aller lui parler. Tu n'as qu'à lui dire tout simplement que tu connais son secret et que cela ne te fait rien du tout. Et ce qui te blesse le plus, c'est qu'il te mente. Et aussi que tu aimerais qu'il te parle et qu'il te fasse plus confiance, parce que tu l'aimes vraiment et que tu tiens à lui…
Le brun rougit.
- Je ne pourrais jamais lui dire tout ça.
- Alors commence juste par lui parler du secret. Vous verrez bien où la conversation vous mène.
- Je devrais vraiment lui parler ?
- Crois-moi ! Il a trop peur de te perdre alors… si tu ne fais pas un effort de ton côté, il n'osera peut-être jamais…
Le brun hocha la tête.
- D'accord…
Draco avait la tête qui lui tournait. La veille, il était rentré dans son lit et avait voulu pleuré toutes les larmes des son corps. Mais cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas pleuré qu'il était sûr de ne plus savoir comment faire. Alors il s'était couché dans son lit et avait regardé le plafond toute la nuit.
Il avait eu des envies de meurtre. Tuer celui qui avait osé lui prendre l'amour de sa vie. Pas une seule fois qu'il avait fait le rapport entre lui et cette même personne. Son esprit était tellement embrumé par la défaite et l'abandon qu'il n'y faisait pas attention. N'ayant donc pas dormir, c'est tel un zombi qu'il s'était présenté en cours avec une très grande envie de vomir son estomac vide. Le visage pâle inquiéta beaucoup Blaise mais tout ce qu'il obtenait de lui c'était :
- Il aime quelqu'un d'autre. Il aime quelqu'un d'autre…
Finalement, Draco profita du cours d'Astronomie où il s'ennuyait toujours pour tout raconter à son meilleur ami. Alors Blaise lui caressa le dos et essaya de lui faire penser à autre chose. Pauvre Draco. Il avait tout fait pour être spécial aux yeux du brun mais celui-ci l'avait juste rejeté pour quelqu'un d'autre. Il pensa à lui-même et Ron qui lui semblait de plus en plus distant. Lui aussi était en train d'être rejeté. Il le sentait.
A la fin des cours, les deux hommes sortirent dehors pour profiter des dernières lueurs d'un soleil encore présent. L'été tardé, mais une petite brise leur rappela qu'il était déjà en automne. Assis parterre, Draco s'installa sur les genoux de Blaise, alors que ses yeux se fermèrent d'eux-mêmes.
- Ça va ?
- Pas trop… C'est horrible Blaise. Je me sens vide… Complètement vide.
- Ne désespère pas… il a dit qu'il était amoureux de deux personnes ! Autant la deuxième c'est toi !
- Non c'est le dragon j'en suis sûr !
- Attends, s'exclama soudainement le noir qui, lui, pouvait réfléchir correctement. Il a dit qu'il avait un secret c'est ça ? Quel genre ?
- Je sais pas… Mais c'était très important pour lui.
- Draco ! Nous aussi nous avons un secret !
- Et alors ?
- Tu ne crois pas que la personne dont il parlait ça pourrait être toi.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Le trio Griffondorien qui se ramène par ici !
- Quoi ?
Draco leva la tête brusquement et remarqua les trois personnes qui arrivaient, en pleine discussion très animée. Il se remit droit alors que son cœur battait de plus en plus fort. Chaque pas qui rapprochait Harry de lui le faisait brûler de l'intérieur. Celui-ci évitait son regard mais les petits coups d'œil qu'il lui jetait, tout rougissant, empli le blond de bonheur. Finalement ils arrivèrent près d'eux et s'assirent sans gêne. Hermione décida de parler à la place des deux autres car elle voyait très bien que les quatre hommes étaient intimidés.
- Les garçons ! On sait ce que vous cachez… On sait tout…
Draco sourit sans le vouloir vraiment. Alors c'était bien de lui qu'il parlait. Ces yeux se posèrent sur Harry mais celui-ci fuyait son regard en arrachant quelques herbes de la vaste pelouse encore bien fraîche. Le brun n'avait pas eu le courage de venir lui en parler seul.
- De quel secret vous parlez !?
- Vous avez été découvert ! C'est pour ça que vous fichez totalement que l'on vous voie avec nous ! Vous avez aussi été obligé de fuir chez vous… Et vous vivez dans un autre endroit.
Blaise regarda Draco qui fit la moue puis hocha la tête. Ils étaient tous les deux partagés entre deux sentiments : le soulagement et la crainte.
- C'est vrai…
- Pourquoi ne nous avoir rien dit ! Pourquoi avoir fait semblant…
- Parce que… Fit fragilement Blaise.
- Nous ne voulions pas de votre pitié ! S'exclama Draco aussi fièrement que son statut de Serpentard le lui permettait.
Cependant, à ce ton, Harry leva brusquement la tête et lui jeta un regard noir. Et le blond regretta amèrement ses paroles.
- Tu es bien stupide si tu penses qu'à un seul moment tu me fais pitié Draco. De toutes les facettes que tu as pu me montrer, quelles soient cruelles ou non, pas un seul instant je n'ai éprouvé un quelconque sentiment de pitié.
Il se leva alors et partit en courant dans la mauvaise direction c'est à dire près du lac.
- Attends ! Attends Harry !
Le blond se leva et le poursuivit. Hermione hocha négativement la tête alors que Blaise était choqué. C'est bien la première fois qu'il voyait Harry aussi énervé. Il baissa la tête et chuchota :
- On ne voulait pas… On ne souhaitait pas paraître si disgracieux à vos yeux… C'est tout…
- Pauvres Serpentards ! Je te le laisse Ron, parce que moi j'ai eu ma dose d'âneries !
Le roux la maudit de tout son être. Elle avait saisit l'occasion qu'Harry s'était échappé avec Draco pour échafauder un plan. Elle partit tranquillement vers le château le sourire aux lèvres alors que Ron haussa les yeux aux ciels.
- Vous êtes vraiment bêtes. Au contraire, vous nous avez rendus inquiets ! Et s'il vous serait arrivé quoi que se soit ! Nous n'aurions jamais su !
- On… n'a pas pensé que vous seriez inquiets pour nous.
- Peu importe ce qu'il s'est passé dans le passé, Blaise… Vous êtes nos amis désormais. Et nous protégeons nos amis.
Le noir n'osait même plus le regarder. Finalement, il se rappela les mots d'Harry que Draco lui avait reporté ce matin. « Je ne veux pas tomber amoureux d'un menteur. » Il lui devait la vérité maintenant. Alors Blaise se jeta à l'eau.
- On… on ne… Non… Je… ne voulais pas… que tu apprennes cela parce que, j'avais peur de ton regard sur moi… Je sais que…
- Je sais, Blaise.
- Quoi ?
- Je sais ce que tu ressens pour moi.
Le brun écarquilla les yeux, le cœur battant. Il retenait même sa respiration. Comment ? Comment avait-il su ? Qui lui avait dit ? Jamais Draco ne l'aurait trahi alors qui ?
- J'ai remarqué tout seul Blaise, lui répondit Ron comme s'il avait lu dans ses pensées. J'ai remarqué comment tu me regardais et j'ai compris. Au début ça m'a fait un petit peu peur, je dois te l'avouer. Mais j'ai très vite compris que ce n'était pas parce que tu étais amoureux de moi que j'avais peur… Mais parce que quand je te regardais je ne pouvais m'empêcher de ressortir moi aussi des sentiments envers toi. J'ai très vite compris que j'avais peur de moi-même en faîte.
Le roux s'approcha alors que Blaise ne pouvait plus faire un seul geste. Il posa ses mains sur son visage et l'embrassa doucement. Tellement doucement que le noir aurait juré l'avoir rêvé. Surtout qu'après cela, Ron se leva et partit lentement, de sa démarche nonchalante et les mains dans les poches. Ce n'était pas un retrait ni un regret. C'était un appel et une attente de quelque chose que seul Blaise pourrait répondre.
Mais le noir trop perturbé ne put que le regarder s'éloigner alors que son cœur se calmait petit à petit. Un sourire vient alors fleurir sur ses lèvres, son visage s'illumina d'un coup et ses yeux pétillèrent de bonheur. Il toucha de ses doigts sa bouche et resta assis seul ici à rêver à un certain Griffondor roux…
Harry avait tellement mal pris sa remarque qu'il avait regretté amèrement d'avoir voulu savoir pourquoi il ne lui disait rien. Il était sûr le point de fondre en larmes quand Draco arriva juste derrière lui, le faisant sursauter. Il se retourna et le toisa avec ce regard triste que le blond détestait de plus en plus. Il soupira avant de s'approcher.
- Oublies ce que j'ai dis Harry. Je suis désolé de t'avoir caché ça mais nous n'étions pas prêts à passer pour des parias à vos yeux.
- Mais tous les Serpentards étaient au courant !
- Ils ne comptent absolument pas pour nous, nous les méprisons tellement que ça nous fait ni chaud ni froid, ce qu'ils pensent. C'est vous… qui nous intéressons. C'est toi qui m'intéresse… Je ne voulais pas que tu me vois aussi faible.
- Mais…
Draco l'attrapa par la taille et l'embrassa immédiatement. Il avait eu un tel soulagement, toute sa peine s'était envolée à la seconde où il avait su que cet homme qu'Harry aimait, c'était lui. Il était tellement heureux qu'il ne se contrôlait plus du tout. Il l'embrassa avec fougue, satisfaisant son bonheur. Harry le laissa faire et puis il le poussa juste un peu.
Essoufflés, ils se regardèrent lentement. Le brun posa ses mains sur ses bras, serrés contre lui. Il avait envie de lui demander pourquoi il l'embrassait. Pourquoi il lui tenait la main et pourquoi le prendre dans ses bras. Et puis il se dit que ses questions seraient stupides car il connaissait en partie la réponse. Non, la vraie question c'était : Pourquoi lui ? Mais Harry ne pouvait rien lui demander. Il avait bien trop envie…
Il leva sa main et l'attrapa par le cou avec une innocence telle qu'on aurait pu la voir à l'œil nu. Il baissa sa tête jusqu'à lui et posa timidement ses lèvres sur les siennes. Draco qui s'était laissé faire avec un sourire éblouissant lui offrit un deuxième baiser plus chaste. Puis un troisième et encore un autre avant d'appuyer ses lèvres avec force et amour. Après cela Harry posa sa tête sur son torse et se délecta de son odeur. Puis il écarquilla les yeux. Cette odeur… c'était la même que celle du dragon. Il ne put s'empêcher de chuchoter :
- Tu sens comme lui…
Draco ne dit rien mais fronça les sourcils. Finalement il grommela :
- Ce n'est pas gentil de penser à un autre alors que tu es dans mes bras !
Le brun se redressa vivement.
- Non, non ! Ce n'est pas ce que tu crois… Il est… Je…
- Ça va, sourit Draco. Je ne suis pas en colère, je plaisantais.
Le brun le regarda alors bizarrement et le blond ne comprit pas du tout sa réaction.
- Qu'est-ce qu'il y a, j'ai quelque chose sur mon visage.
- Tu… as ses yeux aussi. Je veux dire, c'est la même couleur… et le même regard.
- Mais de qui tu parles, Harry !
Le brun hocha négativement la tête en redescendant de son petit nuage. Il en voulait à son cœur déchiré en deux, il ne faisait que penser à Drake quand il était avec Draco et à Draco quand il était avec Drake. Alors que là, il se sentait tellement bien.
- Je suis pardonné ?
- Oui… Si tu me jures de ne plus me cacher de secret. Tu me le jures ?
Le blond se tendit brusquement.
- Tu me le jures Draco ?
Mais le blond ne pouvait pas. Plus que lui cacher quelque chose, lui mentir détruirait ce qu'il était en train de construire. Il décida de lui dire la vérité.
- Il y a… quelque chose que je ne peux te dire pour l'instant parce que… Je t'aime et je ne veux pas te perdre. Mais je te le dirais ! D'accord. Juste patiente un peu.
Le brun le regarda stupéfait. Le blond ne comprit pas sa réaction, il s'attendit à être encore rejeté et qu'il partirait en courant mais non. Harry resta juste là à le regarder puis soudain il murmura :
- Tu m'aimes ?
Alors Draco se rendit compte de ce qu'il avait dit et rougit atrocement.
- Oui. Tu n'avais toujours pas compris ?
- Pourquoi moi ? Pourquoi tu m'aimes Draco ? Je suis… plus faible qu'un bébé qui vient de naître. Je ne suis pas très « fute-fute », je ne suis carrément pas beau !
- Tu es vraiment très beau, rit le blond. Tu n'es pas faible ! Tu es très fort au contraire mais ta force est bloquée par trop de sentiments négatifs. Je t'aime Harry, comme tu es. Et pour ce que tu me fais devenir quand je suis proche de toi. Et… toi ?
Harry soupira et baissa la tête. Il ouvrit la bouche mais la referma immédiatement. Que faire quoi lui dire ? Draco avait le corps tremblant. Si Harry lui disait qu'il l'aime. Il pourrait se transformer et arrêter de lui mentir. Il serait un dragon pour toujours. Et il le protégerait. Il acceptait cette situation. Cependant, ce n'est pas ce qu'il se passa. Le brun soupira et murmura :
- Je ne sais pas, Draco. Je n'en sais rien du tout. Laisse-moi du temps, s'il te plaît.
- D'accord ! Prends le temps qu'il te faudra. Tant que ce n'est pas un non, ça me va !
Harry rit et se tint sur la pointe des pieds pour l'embrasser doucement.
- Ce n'est pas un non…
A partir de cet instant, une ambiance emplie de romantisme et de calme s'empara d'eux. Harry faisait tout pour voir Draco et passer du temps avec lui, contre lui. Il se retrouvait à la Bibliothèque ou se voyait dans un couloir désert où ils s'installaient l'un contre l'autre pour s'embrasser et se parler.
Draco le jour, Drake la nuit, Harry parlait encore et encore, parfois pour répéter les mêmes choses mais Draco ne se lassait pas de l'entendre alors il souriait et écouter avec amour et patience. Il se dit qu'il pourrait rester comme ça éternellement cependant, il ferait n'importe quoi pour entendre un « Je t'aime » de sa bouche.
Il ne l'incitait pas à le dire, et ne lui avait plus redit parce que, comme avec le dragon, il savait qu'Harry faisait attention à ne pas le blesser. Le soir, Draco le raccompagnait devant son dortoir et l'embrassait avec délicatesse avant de sortir rapidement dehors se transformer. Parce qu'aussitôt rentré, le brun montait dans son dortoir prendre sa cape d'invisibilité et redescendait pour aller retrouver Drake…
De leur côté le petit couple que formaient Ron et Blaise démarrait bizarrement aussi. Ils ne se parlaient pas à contrario de leurs amis. De temps en temps, une main furtive venait se glisser dans l'autre et se serrait avec le bonheur de se retrouver. Le soir, Ron se penchait sur le noir et l'embrassait chastement sans trop appuyer et s'en aller avec son même flegme de d'habitude.
Le matin, il le saluait de la même manière, quand personne ne les regardait. Blaise aurait pu croire que Ron n'assumait pas vraiment d'être homosexuel si celui-ci ne s'était pas mis en colère contre un sixième année Serpentard qui l'avait traité de « tapette ».
Ron avait entendu ça et était arrivé, avait attrapé le Serpentard et lui avait collé un magnifique pain dans la tronche. Harry et Hermione, plus loin, avaient éclaté de rire ainsi que la moitié des gens présents. Le roux avait ensuite prit le noir par la taille et celui-ci trop intimidé avait rougi méchamment. Si ça, ce n'était pas une marque de propriété, il ne savait pas ce que c'était. Il ne s'en plaindra pourtant pas. Draco, à la Bibliothèque à ce moment là, jura de ne pas avoir été là.
Du coup, Blaise ne se plaignait pas de voir qu'il avançait tout doucement même si des fois, il eut envie de passer beaucoup plus de temps avec lui et de lui parler. Juste lui dire je t'aime pour commencer. Lui dire ce qu'il ressentait pour lui réellement. Mais rien n'y faisait, car dès qu'il était avec lui, il perdait tous ces moyens et bégayait lamentablement.
Il se serait frappé pour ça. Il n'arrivait pas à aligner plus deux mots, du coup leur conversation s'arrêtait à : « Salut ça va, oui et toi ? Bien. » Et rien d'autre… persuadé d'être la cause de cette embarra, le noir avait à chaque fois un pincement au cœur quand Ron le quittait.
Il en parla à Draco qui lui assura que ce qu'il leur manquait été bien la parole. Il devrait le prendre à part de temps en temps et discuter comme il le faisait avec Harry. Mais Blaise était bien trop timide, il n'y arrivait pas et cela le tuait.
- Dans l'histoire, lui avait dit Draco, c'est toi qui l'a converti et qui l'a fait t'aimer. Il doit donc être un peu perdu, surtout que tu es un homme. C'est à toi de prendre la suite des directives, après tout, il a fait le plus dur non ?
Le noir avait hoché sans rien dire, conscient que Ron ne devait attendre qu'un mouvement de sa part. Mais c'était si dur…
Alors qu'ils étaient tous les cinq assis dans le parc, Harry allongé sur Draco, Blaise se pencha vers Ron et lui chuchota :
- Est-ce que…
Mais il y eut un soudain grand bruit et ils se levèrent tous d'un bond. Au loin, il voyait une grosse masse noire s'arrêter pile poil devant le bouclier.
- Les mangemorts, chuchota Draco en fronçant les sourcils.
A suivre...
