J'espère que cette nouvelle année a bien commencé pour vous tous ! Je vous souhaite plein de belles surprises tout au long de 2015.
Quant à moi j'aimerais vous dire merci pour votre enthousiasme face à cette fiction. Comme vous le savez, c'est la première fois que je me lance dans une telle aventure et de voir que chaque semaine un peu plus de personnes me suivent me fait réellement chaud au cœur. Je remercie aussi toutes celles et ceux qui me suivent depuis le début et prennent le temps de laisser des reviews, vous me donnez la motivation de continuer et d'essayer de m'améliorer chaque jour.
Hôpital général de Boston – Samedi 5 juillet, 8h.
Le lendemain de son entretien avec le docteur Hopper, Gold avait convoqué Regina dans son bureau pour lui annoncer qu'elle pouvait reprendre son poste de chef de chirurgie du service de traumatologie. D'abord hésitante face à ce soudain revirement de situation, la brune avait fini par reprendre ses fonctions avec joie. Les urgences étaient un univers passionnant mais l'adrénaline que lui procurait la chirurgie lui manquait terriblement et elle avait besoin de retrouver la salle d'opération.
La chirurgienne avait ainsi repris son emploi il y a presque trois semaines et depuis elle n'avait plus eue une minute à elle, les journées, rythmées par les interventions chirurgicales, la supervision de ses internes et les cours à la faculté, s'écoulant à une vitesse folle.
Ce matin-là, Regina venait de finir sa garde et était en train de relire les dossiers post-opératoires de ses derniers patients. Un grave accident de la route avait eu lieu dans la soirée d'hier et l'équipe chirurgicale avait enchainé les opérations jusque dans la matinée, laissant tout le monde éreinté et avec pour seul désir de pouvoir enfin dormir et oublier les horreurs de la nuit.
La brune avait pourtant choisi de rester à l'hôpital quelques minutes encore ; elle avait perdu un jeune patient cette nuit et elle voulait être sûre d'avoir fait le maximum pour le sauver. L'interne qui l'avait assistée sur l'intervention était assis en face d'elle, répétant pour la troisième fois les gestes qu'ils avaient effectués quelques heures auparavant.
« […] Après plus de deux heures de chirurgie nous n'avons pas été en mesure de stopper les multiples hémorragies que présentait le patient. Le décès a été prononcé à 05h37 ce matin. »
La chirurgienne resta silencieuse quelques instants, se remémorant une dernière fois l'intervention avant de conclure : 'Merci Kirstoff, vous pouvez rentrer chez vous et vous reposer. Nous nous revoyons jeudi pour une nouvelle garde.'
'Bonne nuit docteur Mills' répondit l'interne dans un bâillement avant de quitter le bureau de la chirurgienne.
Regina referma le dossier en soupirant. Malgré les années de pratique, elle se sentait toujours aussi abattue après la perte d'un patient. Elle avait beau se dire qu'elle avait sauvé plusieurs autres vies cette nuit, elle ne pouvait s'empêcher de penser aux parents et à la jeune sœur de son patient à qui elle avait dû annoncer le décès de leur proche quelques minutes auparavant. Cette partie de son travail restait la plus difficile pour elle, ne sachant que trop bien ce que cela faisait de voir sa vie basculer en quelques secondes.
Après un dernier coup d'œil à sa messagerie pour vérifier qu'elle n'avait reçu aucun message important, la brune rassembla ses affaires et prit la direction de son appartement. Plus tard dans la journée, elle devait se rendre chez son avocat et elle avait bien besoin de quelques heures de sommeil.
Si ce n'était pour la présence des deux officiers qui la suivaient en permanence, Regina aurait presque pu oublier l'enquête sur Brooks tant elle s'était plongée dans le travail les dernières semaines. Les premiers jours, elle avait eu du mal à s'adapter à cette nouvelle présence mais elle avait fini par s'habituer à voir les policiers suivre ses déplacements.
Arrivée chez elle, Regina referma la porte de son appartement avec soulagement et se dirigea directement vers son lit, épuisée. Elle réprima un juron en entendant la sonnerie de son téléphone qui affichait 'Maman'.
'Maman, je viens de finir une garde' marmonna-t-elle.
'Je le sais très bien Regina.'
La brune s'assit rapidement dans son lit 'Il s'est passé quelque chose de grave ?'
'Évidemment qu'il est arrivé quelque chose. Ma fille se lance dans une enquête sur le meurtrier de son fils puis ne daigne plus appeler ses parents ou même répondre à leurs appels pendant plus de deux semaines.'
'Je…
'Je n'ai pas terminé,' la coupa sèchement Cora d'une voix ferme 'Ton père était prêt à partir en plein milieu de la nuit pour voir si tu étais encore en vie, tu es pleinement consciente de sa facilité à s'inquiéter pour toi. Heureusement, j'ai eu la présence d'esprit de contacter M. Gold qui m'a courtoisement donné des nouvelles de ma fille, en m'apprenant par la même occasion qu'elle avait récupéré son travail.'
La voix de la femme se radoucit avant d'ajouter 'Comment vas-tu ?'
'Ça va maman, je suis désolée de ne pas avoir pris le temps de vous téléphoner à toi et papa.'
'Ton travail te prend trop de temps Regina, tu devrais prendre quelques jours de repos.'
'Je viens tout juste de retrouver mon poste, je ne vais pas l'abandonner maintenant.'
'Regina Mills, née pour couper. Tu pourrais faire un spot publicitaire.'
La brune rit doucement avant que sa mère ne reprenne 'Comment l'enquête avance-t-elle ?'
'J'ai rendez-vous avec mon avocat cet après-midi, j'en saurai plus à ce moment-là j'imagine.'
'Si tu as besoin de nous, je peux aisément m'absenter du travail pour venir passer quelques jours avec toi Regina.'
'C'est gentil maman et j'apprécie sincèrement, mais j'ai besoin de faire ça seule.'
'Bien sûr…' concéda Cora 'mais fais attention à toi s'il te plait.'
'Ne t'inquiète pas, ça ira.'
'Merci Regina' murmura Cora.
'Pourquoi ?' demanda la brune en fronçant légèrement les sourcils.
'De ne pas avoir abandonné. Nous t'aimons tellement fort ton père et moi, je ne sais pas ce que nous ferions sans toi… Nous sommes fiers de toi, plus que tu ne pourrais l'imaginer.'
La gorge de la brune se serra en entendant ces paroles il était rare que sa mère lui exprime aussi ouvertement son amour et elle savait à quel point il était difficile pour elle de parler de cette période de sa vie…
23 octobre 2011
Regina se réveilla dans la chambre du manoir de ses parents qu'elle avait occupée pendant plusieurs années durant son enfance. Elle cligna des yeux plusieurs fois, confuse, et mis quelques secondes à se remémorer les évènements de la veille. Lorsque les souvenirs affluèrent de son esprit, son estomac se serra violemment dans son ventre et elle poussa un gémissement. La brune tenta de se lever mais ses membres semblaient peser un tonne et chaque mouvement lui demandait un effort surhumain. Sa mère, qui était assise sur un fauteuil dans le coin de la chambre, s'approcha doucement de son lit.
'Regina ma chérie, est-ce que je peux faire quelque chose ?'
'Salle de bain' articula faiblement la brune en essayant de maitriser la nausée qui l'assaillait.
Cora l'aida à faire les quelques pas qui séparait la chambre de la petite de bain et Regina se laissa tomber à genoux devant les toilettes, incapable de combattre les convulsions de son estomac plus longtemps. Sa mère passa une main rassurante dans son dos en murmurant des mots de réconfort qu'elle entendait à peine, trop occupée à essayer de reprendre sa respiration entre deux hauts le cœur.
Regina perçut vaguement la présence de son père qui l'aida à boire quelques gorgées du verre qu'il venait de lui tendre. Quelques minutes plus tard les nausées avaient cessé, laissant la brune épuisée sur le carrelage froid de la salle de bain.
Son père la prit délicatement dans ses bras, la portant jusqu'à son lit, et la brune se demanda confusément comment cet homme pouvait encore avoir autant de force avant de replonger dans le sommeil.
Les jours passaient et Regina restait couchée dans son lit, refusant systématiquement que ses parents ne laissent entrer les quelques personnes qui lui rendaient visite. Les nausées avaient disparu, laissant place à un vide béant qui n'avait pour seul remède le sommeil sans rêves que lui accordaient les médicaments.
Ses parents se relayaient à son chevet, lui proposant à manger et tentant d'échanger quelques mots dès qu'elle se réveillait, mais la brune ne pouvait avaler quoi que ce soit.
Au bout d'une semaine, elle se mit à entendre de plus en plus fréquemment ses parents se disputer à voix basse.
'Henry, on ne peut pas la laisser comme ça il faut faire quelque chose'
'Elle vient de perdre son enfant, laisse-lui le temps.'
Regina serra les dents à ses mots. Elle n'avait pas perdu son fils, on le lui avait enlevé. Mort, il était mort; il n'avait pas disparu, quelqu'un l'avait tué et elle ne connaitrait jamais la joie de la voir grandir et s'épanouir.
'Regarde-la ! Elle n'a pas mangé depuis une semaine et elle arrive à peine à tenir sur ses jambes les rares fois où elle quitte son lit pour aller se coucher dans la baignoire.'
'Tu crois que je ne le vois pas ? Que je ne suis pas inquiet ? Que veux-tu que l'on fasse Cora, on ne peut pas la forcer à se nourrir.'
'Combien de temps crois-tu qu'elle va tenir comme ça ?'
'Je ne sais pas…'
La brune entendit sa mère éclater en sanglots et tressaillit. D'aussi loin qu'elle s'en souvenait, jamais elle n'avait vu Cora pleurer ou montrer une quelconque marque de tristesse. Pendant quelques instants elle se sentit coupable mais ce sentiment fut vite balayé par la fatigue et elle replongea avec soulagement dans le sommeil.
Plus tard dans la journée, un médecin était venu et avait insisté pour faire hospitaliser la brune, soulignant son état de santé alarmant. Ses parents avaient fermement refusé, persuadés que cela ne ferait qu'empirer les choses, et le docteur avait fini par accepter qu'elle reste à leur domicile à condition de lui poser une perfusion.
1 novembre 2011
Regina se réveilla en sursaut en entendant les pleurs d'un enfant.
'Henry' articula-t-elle en se redressant dans son lit.
Elle sentit une main se poser sur son épaule et tourna la tête pour apercevoir Robin qui était assis au bord de son lit. Il lui sourit faiblement et balaya tendrement la mèche de cheveux qui était retombée sur le visage de la brune de sa main libre.
'Bonjour' murmura-t-il doucement.
'Robin, qu'est-ce que tu fais là ?'
A nouveau, Regina entendit des pleurs et elle dirigea instinctivement son regard vers la porte.
'Roland est en bas avec tes parents' expliqua l'homme avant d'ajouter doucement 'tu nous manques'.
La brune ne répondit rien, incapable de formuler une réponse.
Elle entendit des pas se rapprocher depuis le couloir et sa mère apparut dans l'embrasure de la porte, un bébé dans les bras.
'Je pense que Roland a faim' dit-elle avec un sourire.
Robin se leva pour prendre le nourrisson dans ses bras.
'Sortez.'
'Regina..' tenta sa mère.
'Non ! Je t'avais dit que je ne voulais voir personne.'
'Je
'Dehors !'
La brune avait hurlé ces derniers mots, effrayant le bambin qui se remit à pleurer. Robin sortit de la chambre en hâte, Cora sur ses pas, et Regina claqua violemment la porte derrière eux.
Plusieurs heures plus tard, la brune entendit son père toquer timidement à sa porte.
'Entre.'
L'homme resta debout dans l'entrée quelques secondes avant de venir s'asseoir au bord du lit.
'Je suis désolé, avec ta mère nous pensions que cela te ferait du bien d'avoir de la visite.'
Face au silence de sa fille, Henry reprit 'Tu sais, il vient tous les jours. Il nous a dit qu'il comprenait que tu aies besoin de temps avant de retourner vivre à l'appartement avec lui et Roland, même si c'est difficile pour lui de ne pas pouvoir être là pour toi. C'est un homme bien, Regina.'
…
'M. Gold appelle tous les jours pour prendre de tes nouvelles. Il s'occupe de ta clinique en ton absence, tu n'as besoin de t'inquiéter de rien.'
'Vend-là.'
'Pardon ?'
'La clinique, vend-là.'
'Regina, ne veux-tu pas attendre que les choses se calment avant de prendre une telle décision ?'
'Que les choses se calment ? Tends l'oreille et écoute, papa, tu entends quoi que ce soit ? Tout est déjà calme.
Je ne retournerai pas à la clinique.'
Se père la regarda quelques instants avant de répondre 'Nous en reparlerons plus tard. Reposes toi, Regina.'
Les semaines passaient et Regina était toujours retranchée dans sa chambre d'enfance. Ses parents essayaient chaque jour de la faire sortir de son lit, lui proposant différentes activités, sans grand succès. La brune était constamment épuisée et ne parvenait pas à s'intéresser au moindre évènement qui l'entourait.
De temps en temps, elle répondait aux questions que sa mère ou son père lui posait, essayant de participer à la conversation, mais bien souvent elle les laissait parler, se contentant de hocher la tête à un rythme régulier.
29 novembre 2011
'Regina !' le hurlement de son père fit sursauter Regina qui était allongée dans son lit.
Son père ne haussait jamais le ton et la brune se leva en hâte, alarmée.
'Papa ?' appela-t-elle depuis le couloir.
'Dans la chambre' s'empressa-t-il de répondre.
La brune accéléra le pas jusque dans la chambre de ses parents et se figea en comprenant l'origine du hurlement de son père. Sa mère était allongée sur le lit, blême, et un flacon de médicaments vide était renversé sur son chevet.
Ses instincts de chirurgien prirent le dessus et elle arracha sa perfusion d'un coup sec en se dirigeant vers le lit.
'Appelle les secours' lança-t-elle à son père avant de contrôler la respiration de sa mère. Heureusement, bien que faible, celle-ci était régulière. Regina plaça la femme en position latérale de secours tout en essayant de lui faire reprendre conscience.
'Maman, tu m'entends ?'
'Ouvre les yeux'
Cora restait inconsciente malgré les sollicitations de sa fille.
Son père venait de raccrocher le téléphone. 'Les secours sont en route, ils seront là dans quelques minutes' dit Henry d'une voix tendue.
'Ça va aller papa' répondit Regina avant de se figer.
Elle venait de perdre le pouls de sa mère.
'Vite, aide-moi à l'allonger au sol' ordonna-t-elle rapidement.
'PAPA' reprit-elle pour sortir l'homme de sa torpeur.
Henry attrapa les jambes de sa femme et aida Regina à l'étendre sur la moquette de la chambre. La brune commença le message cardiaque en vérifiant régulièrement le pouls de sa mère.
'Papa, il faut que tu descendes pour montrer le chemin aux secours quand ils arriveront. Vas-y, je m'occupe de maman.'
La gorge de la brune se serra à ce souvenir.
'J'irai bien maman, je te le promets.'
'J'attends de tes nouvelles dès que tu en sais plus, d'accord ?'
'Bien sûr.'
'Je t'aime Regina.'
'Je t'aime aussi maman.'
'Je te laisse dormir maintenant, reposes-toi bien' ajouta Cora avant de raccrocher.
15h30, cabinet d'avocat A. WOOD.
Emma était arrivée au bureau de bonne heure ce matin pour travailler sur le dossier Mills. Cela faisait plus de deux semaines qu'elle n'avait plus eu de nouvelles de la brune mais celle-ci avait rendez-vous avec son patron cet après-midi.
Depuis plusieurs jours, August et la jeune femme s'étaient d'ailleurs consacrés exclusivement au dossier de madame Mills en vue de l'imminence du procès. Les avocats des différentes parties ainsi que le juge devaient nommer les jurés dans quelques jours et les plaidoiries d'ouverture débuteraient peu après.
De leur côté, Graham et son équipe faisait de leur mieux pour faire évoluer l'enquête mais les preuves concrètes restaient minces malgré les multiples interrogatoires qui avaient été menés. Le détective suivait de près les rapports de surveillance de l'équipe chargée de la protection de madame Mills et jusqu'à présent le gang ne semblait pas avoir tenté les moindres représailles, ce qui faisait au moins un point positif.
Les détectives chargés de l'enquête en 2011 avaient fourni leur témoignage mais n'avaient pu donner que peu d'informations. Tous restaient sur la réserve et Graham en venait à se demander si l'unité entière n'avait pas cédé aux pressions du gang à l'époque. Sa brigade avait passé en revue les enregistrements des caméras de vidéosurveillance dans un rayon de 5km, le tout sur plusieurs heures, sans parvenir à retrouver la moindre trace de Brooks et l'espoir de trouver une preuve s'amenuisait de jour en jour.
Emma savait que Graham faisait de son mieux pour rester optimiste et ne laissait aucune piste au hasard, mais elle devait bien avouer qu'elle aussi commençait à douter de l'issue de l'enquête. Les chances que Brooks soit condamné sur le seul témoignage de Regina étaient faibles, pour ne pas dire nulles.
Lorsque Regina poussa la porte du bâtiment, elle fut déçue de ne pas voir la blonde derrière le comptoir. Peut-être était-elle en congé se dit-elle avant de traverser le hall en direction du bureau de son avocat. Arrivée à destination, elle frappa discrètement.
Après quelques secondes, M. Wood vint lui ouvrir la porte.
'Madame Mills, bonjour, Emma ne m'a pas notifié de votre arrivée.'
'Elle n'était pas à la réception, je me suis ainsi permise de venir directement.'
'Bien sûr, vous avez bien fait. Prenez place.'
Regina s'assit dans le fauteuil que lui avait désigné son avocat avant de reprendre la parole.
'Où en sommes-nous ?'
'Nous allons nous réunir avec l'avocat de M. Brooks et le juge pour constituer le jury jeudi prochain. A partir de là, les choses devraient s'accélérer et vous serez convoquée à la barre pour témoigner.'
'Très bien. Puis-je vous demander où en est l'enquête judiciaire ?'
'Je vais être franc avec vous, les détectives peinent à trouver des preuves incriminantes. Il faut cependant rester positifs, les témoignages recueillis et les faits jouent en votre faveur, ce qui pourra faire pencher la balance au moment de la délibération des jurés. Votre témoignage sera d'une grande importance et nous allons le préparer dans les moindre détails pour ne rien laisser au hasard.'
'Je vous fait confiance, vous savez ce que vous faites.'
'J'ai lu dans le rapport d'enquête que vous aviez consulté un psychiatre à l'époque ?'
'Le docteur Hopper, oui.'
'Il pourrait être utile que vous acceptiez de le laisser donner son expertise lors du procès.'
'C'est-à-dire ?' demanda la brune mal à l'aise.
'Il ne divulguerait évidemment aucune information personnelle mais cela pourrait éveiller de l'empathie chez les jurés. Le fait d'apporter un avis professionnel appuiera la légitimité de votre témoignage.'
'Très bien' accepta la brune.
Emma avait regagné son poste après sa pause et lâcha un juron en constatant qu'elle avait raté l'arrivée de Regina. Ne pas avoir eu de nouvelles de la brune depuis qu'elles avaient pris un petit déjeuner ensemble l'avait inquiétée mais elle n'avait pas osé lui envoyer de message, de peur de se montrer trop intrusive. La chirurgienne devait sans doute être occupée, et après tout elle n'avait aucun compte à lui rendre. Il n'empêche que la blonde était sur les nerfs depuis plusieurs jours et attendait avec impatience de revoir Regina, au moins pour s'assurer que tout allait bien.
La jeune secrétaire jeta un coup d'œil à sa montre; cela faisait plus de deux heures la brune était dans le bureau avec son patron et l'impatience commençait à la gagner.
C'est avec soulagement qu'elle entendit enfin la porte s'ouvrir et des pas se diriger dans sa direction.
'Emma, comment allez' Regina fut coupée par la sonnerie de son portable et s'excusa d'un signe de la tête avant de s'éloigner de quelques pas pour répondre à l'appel.
La blonde tendit l'oreille, captant des bribes de conversations.
'Quoi maintenant ? … dernière minute… non je comprends… pas grave… je me débrouillerai…'
'Désolée' s'excusa Regina en regagnant le comptoir derrière lequel se tenait la blonde.
'Tout va bien ? Vous avez l'air contrariée' demanda la jeune femme.
'Je dois assister à un gala de bienfaisance ce soir et mon rendez-vous vient d'annuler.'
'Oh, ça craint.'
'C'est effectivement embêtant.'
Emma ne put s'empêcher de sourire en entendant la brune reformuler sa phrase.
'Ces évènements sont souvent des plus ennuyeux et m'y retrouver seule ne fait rien pour arranger les choses.'
'Je pourrais venir.'
'Pardon ?'
La blonde fut tout aussi surprise que Regina en entendant les paroles qu'elle venait de prononcer mais ne perdit pas son assurance pour autant.
'Si vous ne voulez pas y aller seule, je pourrais vous accompagner.'
'Vous feriez ça ?' interrogea la brune, étonnée.
'Je ne veux pas m'imposer mais si ça peut vous rendre service, bien sûr, pourquoi pas ?' répondit timidement la secrétaire.
'Très bien, je passe vous prendre à 20h.'
Sur ces mots, Regina s'éloigna, laissant Emma seule dans le hall du bâtiment.
Aussitôt qu'elle fut rentrée, Emma se maudit d'avoir proposé à Regina de l'accompagner à ce stupide gala. Elle allait passer la soirée entourée de gens dont elle ne connaitrait pas le nom, à devoir participer à des conversations auxquelles elle ne comprendrait sans doute rien et par-dessus tout, elle n'avait absolument rien dans sa garde-robe qui pourrait convenir.
En proie à la panique, elle attrapa son téléphone et contacta la première personne qui lui vint à l'esprit.
'Emma ?'
'Ruby, j'ai une urgence, j'ai besoin de toi maintenant.'
'Qu'est ce qui se passe ?'
'J'ai possiblement proposé à Regina de l'accompagner à un gala de charité ce soir et '
'Attends, Regina, la chirurgienne froide et arrogante ?'
'J'ai peut-être exagéré quand je t'ai parlé d'elle, depuis on a bu un verre ensemble et '
'Wow, attends, genre un rencard ?'
'Tu veux bien arrêter de me couper toutes les dix secondes ?'
'Tu veux bien répondre à ma question ?'
'Non.'
'Allez, je suis ta meilleure amie !'
'Non, ce n'était pas un rencard.'
'Oh, dommage, ça aurait apporté un peu de piment à ta vie.'
'On peut en revenir au fait que je dois passer la soirée avec un paquet de gens de la haute et que je n'ai rien à me mettre ?'
'Je suis chez toi dans 20min, prends une douche en attendant.'
Comme promis, Ruby entra dans l'appartement de son amie 20 minutes tard, les bras chargés de vêtements et accessoires.
'Tiens enfile ça, ça devrait faire l'affaire' dit la jeune femme en tendant une robe rouge splendide à la blonde.
'Attends Ruby, je ne peux pas mettre ça !' s'exclama Emma.
'Je suis certaine qu'elle t'ira parfaitement.'
'Ce n'est pas le problème, cette robe doit valoir autant que mon salaire du mois, j'aurais bien trop peur de la salir ou de la déchirer.'
'Aucune idée, c'est un cadeau d'un écrivain que j'ai rencontré la semaine dernière.'
'T'es vraiment impossible' répondit la blonde en donnant un coup dans l'épaule de son amie.
'Allez, pas d'histoire, prend là. Je n'aurai de toute façon pas une aussi bonne occasion de la porter que toi.'
Après avoir enfilé la robe, Emma laissa son amie s'occuper de ses cheveux avant de passer à la salle de bain pour se maquiller. Elle n'avait pas encore terminé quand elle entendit la sonnette retentir.
'Prends ton temps, j'y vais !' lança Ruby avant de courir à la porte.
La blonde voulut stopper son amie mais celle-ci avant déjà atteint l'entrée et ouvrit la porte dans un sourire.
'Regina ?'
La brune arqua le sourcil en voyant une jeune femme d'une vingtaine d'année à peine habillée se tenir dans l'entrée.
'Elle-même. Et vous êtes ?'
'Ruby.'
'Enchantée, Ruby. Emma est-elle prête ?'
'Presque, entrez' répondit la jeune brunette avant de s'éclipser dans l'appartement.
Emma entendit son amie revenir en courant dans la salle de bain.
'Merde alors Ems, elle est canon ta chirurgienne !'
'Chut pas si fort !' s'empressa de la calmer Emma avant de se diriger à son tour vers l'entrée.
En découvrant la brune, Emma marqua un temps d'arrêt. Ruby avait raison, Regina était magnifique. Elle était vêtue d'une robe noire qui épousait parfaitement les courbes de son corps, un léger décolleté révélant juste ce qu'il fallait, et portait de somptueuses boucles d'oreilles.
Un large sourire se forma sur les lèvres de Regina lorsqu'elle leva les yeux vers la blonde.
'Bonsoir Emma, votre tenue vous va à merveille. Pouvons-nous nous mettre en route ?' demanda la brune.
La blonde hocha la tête avant de se tourner vers son amie qui se tenait derrière elle. Ruby s'avança et l'enlaça en lui murmura à l'oreille 'Ferme la bouche, Ems. Et passe une bonne soirée, je veux tous les détails demain matin.' La brunette lui fit un clin d'œil avant d'aller s'asseoir dans le canapé et d'allumer la télé.
'Allons-y'
Lorsqu'elles arrivèrent au pied de l'immeuble, Emma se figea en découvrant le chauffeur qui venait d'ouvrir la porte d'une somptueuse limousine.
'J'ai pensé qu'il serait plus sage de ne pas prendre ma voiture ce soir, le champagne a tendance à se faire abondant dans ces galas' précisa la brune en voyant l'expression sur le visage de la jeune femme.
'Et un taxi aurait tellement dégradant' ne put s'empêcher d'ironiser la blonde avant de monter dans le véhicule.
Regina réprima un sourire en prenant place dans la limousine.
Le chauffeur démarra et un silence gênant s'installa entre les deux femmes.
'Alors,' commença la blonde, 'quoi de neuf ?'
'J'ai repris mon travail.'
'Ah oui ? depuis quand ?'
'Pratiquement trois semaines.'
'Cool.'
Emma était de plus en plus nerveuse à mesure qu'elles approchaient de leur destination, ce qui n'échappa pas à la brune qui posa une main rassurante sur le haut de son genou.
'Ne vous inquiétez pas, il suffit de sourire et de répondre quelques mots aux questions que les gens vous poseront, personne ne va à ce genre d'évènement pour se faire des amis. Pour la plupart des personnes présentes, ce gala n'est qu'une excuse pour se soulager la conscience et faire une bonne action.'
'Wahou, et vous qui me disiez que vous saviez vous amuser.'
Regina ne put s'empêcher de sourire avant de prendre la main que lui tendait le chauffeur et sortir de la limousine, la blonde sur ses pas.
'Prête ?'
'Prête.'
Les deux femmes se dirigèrent vers l'entrée et Regina tendit le petit carton d'invitation à l'homme qui se tenait dans l'entrée.
'Madame Mills' salua-t-il avec un hochement discret de la tête avant de leur ouvrir la porte.
Emma suivit la brune dans le hall en jetant des coups d'œil de tous les côtés. La salle était richement décorée et les personnes présentes arboraient des tenues impeccables. La blonde aperçut quelques visages qui lui étaient familiers, de grands avocats de la ville ou des journalistes célèbres, mais la plupart des individus lui restaient inconnus.
'Emma, laissez-moi vous présenter le professeur Gold et le docteur Hopper' dit Regina en s'avançant vers les deux hommes.
'Mademoiselle Swan, ravis de vous revoir' la salua M. Gold avant d'embrasser Regina.
'Enchanté, Archibald Hopper' se présenta le médecin.
'Bonsoir' répondit Emma timidement.
'Je vais nous chercher quelque chose à boire' murmura la brune à son oreille avant de s'éloigner avec le directeur de l'hôpital.
'Dites-moi mademoiselle Swan, que faites-vous dans la vie ?' demanda Archie avec un sourire.
'Vous pouvez m'appeler Emma. Et je suis secrétaire juridique.'
'Oh oui, vous êtes la jeune femme qui travaillez avec l'avocat de Regina, n'est-ce pas ?'
'C'est ça.'
La conversation se poursuivit pendant quelques minutes avant que Regina et Gold ne réapparaissent, deux verres à la main. La brune en tendit un à Emma qui s'empressa de prendre une gorgée en espérant que le champagne l'aiderait à se détendre.
La soirée suivit son cours, Regina présentant quelques-unes de ses connaissances à la blonde et participant à des conversations que la jeune femme s'efforçait de suivre en masquant son ennui. Peu après minuit, la soirée toucha à sa fin et Emma poussa un soupir de soulagement lorsque la brune lui proposa de rentrer.
Arrivées sur le trottoir, leur chauffeur qui les attendait leur ouvrir la porte de la limousine et les deux femmes s'installèrent dans la voiture.
'Merde' lâcha la blonde alors que le véhicule venait de démarrer.
'Un problème, Emma ?' s'enquit la brune.
'Je… je crois que j'ai oublié mon sac à main avec mes clés et mon portable chez moi.'
La brune sourit légèrement avant de toquer contre la petite vitre qui les séparait du chauffeur. Celle-ci s'ouvrit et Regina dit simplement 'Conduisez-nous directement à mon appartement si vous voulez bien.'
'Très bien Madame Mills.'
La brune se retourna vers la jeune femme.
'Ma chambre d'amis est toujours disponible.'
'Oh non Regina, je ne veux pas m'imposer. Si vous pouviez simplement me prêter votre téléphone pour que je téléphone à Ruby, elle passe certainement la nuit chez moi.'
'Ne dites-pas n'importe quoi, votre amie doit probablement être en train de dormir à l'heure qu'il est, inutile de la déranger.'
Les deux femmes s'étaient changées et étaient maintenant toutes deux confortablement assises sur le sofa, un verre de vin à la main.
'Dites-moi Emma, comment avez-vous trouvé la soirée ?'
'Pour être tout à fait honnête, je m'attendais à pire,' répondit la blonde avant d'ajouter, 'bien que je ne compte pas assister à nouveau à ce genre d'évènement dans un futur proche.'
'J'espère ne pas avoir à le faire non plus.'
'J'ai quand même été un peu déçue.'
'Ah oui ? Et pourquoi donc ?' questionna Regina.
'Pas une seule fois nous n'avons profité de la piste de danse.'
Sur ces mots, la brune se leva et se dirigea vers le petit meuble qui se trouvait en dessous de la télé. Quelques secondes plus tard, les premières notes de ce qui devait être un concerto de piano s'échappèrent des enceintes.
'Mademoiselle Swan, voudriez-vous m'accordez cette danse ?' demanda Regina en tendant la main vers la blonde.
'Sérieusement ?' rigola Emma.
'C'est le moins que je puisse faire après vous avoir fait subir l'ennui de ce gala.'
La blonde attrapa la main qui lui était tendue et les deux femmes commencèrent à danser au rythme de la musique. Emma ferma les yeux, se laissant entrainer par les notes et profitant de l'instant. Elle se laissait guider par la brune, qui devait sans nul doute connaitre les pas de toutes danses de salon qu'il pouvait exister. La jeune femme remarqua l'odeur discrète et agréable du parfum de la brun qui dégageait une senteur fruitée.
Au bout de quelques minutes, la maladresse de la blonde la rattrapa et elle s'emmêla les pieds, entrainant Regina dans sa chute.
La blonde se retrouva couchée sur le dos, Regina au-dessus d'elle. Elle pouvait sentir le souffle chaud de la brune dans son cou et se mordit la lèvre en essayant de calmer le rythme de son cœur qui venait de s'emballer.
'Emma, ça va ?'
La blonde rouvrit les yeux et constata que Regina était maintenant agenouillée devant elle, ses yeux inquiets posés sur elle.
'Vous vous êtes fait mal ?'
'Non, non, ça va' répondit la blonde en souriant 'désolée, je suppose que les quelques verres de vin n'ont rien fait pour arranger ma maladresse naturelle'.
Elle tenta de se redresser quand une douleur lancinante se fit sentir dans son épaule et elle ne put retenir un gémissement.
'Votre épaule ?' demanda la brune en l'aidant à se relever.
'Ça va aller' répondit Emma en bougeant doucement le bras.
'Je vais chercher un bloc de glace pour vous soulager.'
La brune s'éloigna vers la cuisine et réapparu quelques secondes plus tard, un sachet remplit de glaçons à la main.
'Tenez, mettez ça sur votre épaule' dit-elle en s'essayant à côté d'elle sur le canapé.
'Merci.'
Quelques minutes s'écoulèrent en silence, avant que la blonde ne reprenne la parole.
'Alors… qui est-ce qui devait vous venir avec vous ce soir ?'
'Robin, mon ex petit ami' répondit simplement la brune.
'J'espère qu'il avait une excuse valable pour vous planter à la dernière minute ?'
'Son fils est tombé malade, sa femme n'est pas en ville et il ne voulait pas le laisser à la baby-sitter dans cet état.'
'Que s'est-il passé ?'
Devant le regard interrogateur de la brune, la jeune femme reprit 'vous avez dit que c'est votre ex petit-ami.'
Regina leur resservit un verre de vin et changea de position avant de commencer son récit.
'Nous étions ensemble depuis quelques mois au moment de l'accident' ... 'de la mort de Henry je veux dire' se reprit-elle.
'Il avait rompu avec sa femme, Marian, juste avant qu'elle n'apprenne qu'elle était enceinte. Il a voulu retourner vers elle après avoir appris la nouvelle mais elle n'a pas voulu, affirmant que cet enfant ne changerait rien et qu'elle ne souhaitait pas le garder.
Robin était dévasté, j'ai été là pour lui, et de fil en aiguille nous nous sommes rapprochés. Il a emménagé ici et 4 mois plus tard Marian sonnait à notre porte et lui tendait son enfant en disant qu'elle ne pouvait pas s'en occuper. Ça a été un choc pour tous les deux, ne nous nous attendions pas à cela et Robin n'avait pas la moindre idée que Marian avait finalement décidé de garder l'enfant. La surprise initiale passée, nous avons transformé la chambre d'amis en nurserie et nous nous sommes habitués à cette nouvelle vie.
Lorsque Brooks a assassiné Henry, je suis retournée vivre chez mes parents. Je ne me sentais pas capable de revenir vivre ici, l'appartement était rempli de trop de souvenirs. Les semaines passaient et Robin est resté à mes côtés, attendant patiemment que je retourne vivre avec lui et respectant le temps qu'il me fallait.
Un peu plus d'un mois après la mort de mon fils, ma mère, ne supportant plus le chagrin d'avoir perdu son petit-fils et de voir sa fille incapable de remonter la pente, à tenter de mettre fin à ses jours.'
Regina se tut quelques instants à l'évocation de ces souvenirs et la blonde écoutait attentivement, s'efforçant de ravaler les larmes qui lui montaient aux yeux.
'Ça a été comme un électrochoc pour moi. Je me suis rendue compte que je n'étais pas la seule qui souffrait et que je ne pouvais pas continuer à me laisser aller de la sorte. J'étais en train de détruire toutes les personnes qui étaient autour de moi et il fallait que ça cesse.
Une fois que ma mère fut rétablit, j'ai quitté le manoir familial et je suis retournée vivre avec Robin en essayant de reprendre le cours de la vie. J'ai terminé ma formation de chirurgienne en traumatologie et j'ai accepté le poste que Gold m'a offert à l'hôpital général.
Ma vie commençait doucement à se remettre en place mais quelque chose en moi avait changé. J'étais toujours amoureuse de Robin, et il était extraordinaire avec moi, mais je ne supportais plus de vivre avec un autre enfant dans l'appartement. Roland était un garçon adorable mais chaque sourire, chaque cri, chaque pleur, me rappelaient sans cesse que Henry n'était plus là. Au bout de quelques semaines, Robin et moi avons décidé de nous séparer, décidant que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire pour son fils.
Sa femme a fini par revenir, permettant à Roland d'avoir enfin la famille dont il a besoin et à Robin de retrouver le bonheur.'
Les deux femmes restèrent silencieuses durant plusieurs minutes avant que la brune ne se tourne vers Emma, dont les larmes avaient fini par s'échapper de ses yeux.
'Emma je suis désolée, je ne voulais pas gâcher la soirée' s'exclama Regina, troublée.
'Non,' la rassura Emma, 'c'est juste que vous méritez tellement plus que ça. Vous avez déjà traversé tellement d'épreuves et maintenant, le procès avec Brooks, j'ai tellement peur que l'on n'arrive pas à gagner.'
La brune plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme avant de répondre 'Emma, je sais que vous et votre patron faites de votre mieux, de même que les détectives. Aussi fort que j'espère que Brooks passera le reste de ses jours en détention, je sais que la probabilité de gagner ce procès est considérablement compromise par le manque de preuves.'
La blonde essuya ses larmes avant de reprendre la parole 'Je vous que vous sachiez que quelle que soit l'issue du procès, je serai là. Je sais que nous ne nous sommes pas rencontrées dans les meilleurs circonstances mais notre amitié compte beaucoup pour moi.'
Regina sourit, 'pour moi aussi, et j'apprécie sincèrement votre soutient.'
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