Salut à toutes !
Voilà un nouveau chapitre avec un peu de retard. J'ai eu les vacances et les enfants à la maison donc j'ai eu moins de temps pour écrire.
Bonne lecture !
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Chapitre 9
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POV BELLA SWAN
J'étais totalement sidérée de me retrouver dans les bras de cet homme. Cette douce chaleur qui m'enveloppait, m'apportait ce sentiment de sécurité tant recherché par mon corps, ces douze dernières années.
Je secouai légèrement la tête et essayais de m'extirper de ce doux rêve. Mais rien n'y faisait, cette sensation de bien-être demeurait toujours présente. Je compris alors qu'il était ici réellement.
Mais que faisait-il chez moi ? Me demandai-je surprise de le retrouver dans ma maison.
J'essayais de comprendre ce qu'il venait de se produire, mais rien n'y faisait. Je ne trouvais aucune réponse à mes questions.
J'étais toujours sans voix et mal à l'aise dans ses bras. Son doux regard vert intense me semblait fasciné lorsqu'il s'accrocha au mien.
À croire que rien n'avait changé entre nous. Je ne savais pas quel était le but recherché ! Il me fit son superbe sourire en coin qui me faisait tant fondre à l'époque. Finalement, j'en étais certaine, tout était comme avant puisqu'une nouvelle fois, mon cœur eut un raté.
- Tu vas bien ? Se risqua-t-il gentiment tout en m'aidant à me remettre sur pieds.
Toujours là à vouloir me protéger… comme par le passé !
Mais à le voir me fixer intensément comme il le faisait, je me devais de réagir et de lui répondre… vite ! Mon mutisme avait assez duré, malgré que mon corps tout entier le réclamer. J'aurais voulut partir me cacher sous les draps, et d'éviter ainsi ce qui allait signer ma perte.
- Euh… oui. Oui, je vais bien, Edward. Tu peux me lâcher, je sais encore me tenir debout, lui dis-je en essayant de quittait son étreinte. J'avais du caractère et je me devais de le montrer. Le but : ne pas flanché !
- Tu es sûre ? poursuivit-il. En un regard, il comprit que oui. C'est comme tu veux, me dit-il en relâchant lentement sa prise sur moi.
Avais-je décelé de la déception dans ses paroles ? Je jurerais que oui !
Il était si imprévisible parfois. Une minute, tout aller bien et l'instant d'après il peut me péter une durite pour une connerie !Était-il toujours ainsi ou avait-il réussi à dominer ses sautes d'humeur?
Peu importe, je devais reprendre contenance et garder la situation en main, car cela m'était nécessaire, ma raison me l'exigeait.
- Que… euh, je veux dire… Que viens-tu faire ici, Edward ? Réussi-je à lui demander en me reprenant alors que mon corps ne recherchait que la chaleur du sien.
- Et bien… débuta-t-il, en écoutant ton message ce matin, je me suis inquiété donc j'ai décidé de venir te rendre visite et t'apporter ces… ces fleurs, me dit-il honteusement tout en me présentant un bouquet de marguerites qui me semblait avoir été malmené.
Les fleurs semblaient avoir été écrasées à première vue. Plusieurs tiges étaient abimées et partaient dans tous les sens, à croire qu'il les avait cueillies dans un champ. C'était une délicate attention de sa part bien que j'aurais préféré qu'il y fasse attention. On aurait dit qu'il s'était assis dessus à force de voir le désordre qui régnait désormais dans ce bouquet.
Mais j'étais touchée quand même par son geste.
- Je suis désolé, me dit-il en regardant le semblant de bouquet d'un œil confus. Il n'était pas comme cela à mon arrivée, essaya-t-il de se défendre. Je crois qu'il s'est abimé lorsque j'ai dû te rattraper.
- Oh oui, c'est vrai. Je suis… tombée, réussis-je à lui répondre tout en m'empourprant.
Au moment où je pris le bouquet de ses mains pour aller le mettre dans l'eau et tenter de lui redonner un semblant d'allure, Edward me regarda tendrement. Je fus prise au dépourvu et m'attarda sur son regard émeraude si troublant. J'en oubliais même les politesses. Cet homme m'envoutait, et cela depuis toujours.
- Toujours aussi belle lorsque tu rougis, entendis-je, tel un murmure.
Lorsque je clignai des yeux pour me reprendre, je remarquai qu'Edward s'était rapproché et avait posé sa main sur ma joue à cet instant.
Son pouce caressait toujours ma peau tendrement. Je fis un pas en arrière pour me dégager de ce geste qui m'était autrefois si familier.
Dorénavant, j'avais ma vie et lui la sienne ! Tentais-je de me convaincre…
Je ne pouvais pas effacer ces douze dernières années qui furent difficiles pour moi.
- Je vais aller mettre ces fleurs dans l'eau. Oui…, dans l'eau, dis-je sottement tout en détournant vivement le regard avant de me diriger vers la cuisine.
- Bella, est-ce que ça va ? Je voulais m'assurer que tout allait bien pour toi, me dit-il d'un ton soucieux.
Il me suivait sans même y avoir été invité, se permettait de débouler chez moi, dans MA maison sans même m'avoir prévenue !
Non, mais… pour qui se prenait-il ?
- Vas-tu rendre visite ainsi à chacun de tes employés lorsqu'ils se font porter pâle ? Lui demandais-je, curieuse tout en prenant un vase afin de le remplir d'eau.
- Non et d'ailleurs je ne sais même pas ce que je fous ici, me dit-il d'un ton mauvais. Je ferais mieux de rentrer chez moi, rajouta-t-il en s'engageant rapidement dans le couloir qui menait à la porte d'entrée.
- Non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, excuses-moi Edward. M'écriais-je surprise de le voir partir à cause de moi. Je suis fatiguée et j'aurais préféré que tu m'avertisses avant de venir, mais reste, lui demandais-je gentiment.
Il se retourna et me jaugea de la tête aux pieds comme s'il voulait s'assurer que c'était bien ce que je voulais ou espérant que je revienne sur mes paroles. Puis il fit demi-tour et vînt me rejoindre au comptoir de la cuisine.
Je terminai de mettre les marguerites dans l'eau et empoignai le vase à deux mains avant de me retourner et de faire face à ce Dieu Grec. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi près de moi, je pouvais ressentir la chaleur qui se dégageait son corps. Mon corps n'avait qu'une seule envie, celle de se coller à lui, mais ma tête me dictait le contraire. Je n'avais qu'un désir, celui de hurler mon désarroi.
Je me repris puis le détournai et déposai le vase en le centrant bien sur le plan de travail qui se trouvait derrière lui. En me retournant, je me retrouvai à nouveau nez à nez avec lui. Cette proximité me rendait mal à l'aise. Je me devais de trouver une échappatoire pour m'éloigner de lui et éviter de perdre le contrôle sur ma raison.
Vite, pense vite Bella !
- Tu veux un thé ? J'allais m'en faire un donc… lui dis-je rapidement sans avoir réfléchi.
- Oui merci, me répondit-il en me laissant l'espace pour passer.
Je buvais rarement du thé, car je n'aimais pas particulièrement le goût. Mais étant à Londres, je faisais un effort pour en proposer à mes visiteurs et puis il avait fallu que je m'habitue aux coutumes anglaises. Mais n'ayant pas bu de cette boisson depuis mon arrivée ici, la boite était hautement perchée dans l'armoire.
Je grimpai alors sur un tabouret pour y avoir un meilleur accès, mais malencontreusement, je perdis l'équilibre. Quant à la boite, elle continua sa chute vers le sol. Cela émit un vacarme lorsque la boite en bois s'ouvrit et que le verre se brisa en éclats. En revanche, ma maladresse excessive me fit grimacer et de marmonner quelques insanités face à tous les dégâts que je venais de provoqués.
Je m'agenouillai au sol afin d'y ramasser les morceaux de verre brisé. Il y en avait partout. Je commençai par récupérer les plus gros fragments avant de passer le balai. Le verre était fragile entre mes doigts, je me devais d'être prudente pour éviter de me couper, mais ma malchance légendaire en avait décidé autrement. Je senti le bout de verre déchirer ma fine peau sur mon index gauche. Un liquide rouge vif apparu rapidement, avant de le voir s'écouler doucement au sol. La chaleur qui émanait de ma plaie me fit grimacer pendant que je me relevais aidée d'Edward.
- Ça va ? demanda-t-il, inquiet.
- Oui, ce n'est qu'une coupure Edward. Je vais bien, essayais-je de le rassurer malgré tout le sang qui s'y écoulait.
Je comprimais ma plaie de mon autre main tandis que les mains d'Edward entourèrent ma taille pour me soulever afin de m'assoir sur le carrelage du comptoir.
- Ne le mets pas dans ta bouche, me dit-il d'un ton désapprobateur, alors que je m'apprêtais à y sucer le sang qui ne cessait de couler.
Je poussai un râle de mécontentement lorsqu'il me dit cela, telle une gamine boudeuse.
Il est vrai que j'aurai agi de la même manière avec Emma. Je roulai des yeux, exaspérée, mais l'écoutai malgré tout en posant le dos de ma main meurtrie sur la surface sur laquelle j'étais assise.
Mon regard se posa sur le sang qui s'écoulait de la plaie avant de tomber goutte à goutte sur le petit carré de céramique beige. Une minuscule marre écarlate se formait déjà lorsqu'Edward me demandait où était la trousse de secours pour soigner cette blessure. Je l'avisai qu'elle était dans la salle de bain.
-Première porte à gauche, lui dis-je. Et la trousse est dans la pharmacie au-dessus de l'évier.
Pendant ce temps, je continuais de regarder mon sang qui s'écoulait sur le comptoir. Normalement, cela ne m'aurait rien fait de voir cela, mais je fus prise d'un malaise, moi un médecin. Je me sentais nauséeuse et combattait la perte de conscience qui s'annonçait. Je dus me retenir avec mes deux mains au rebord de la table de travail pendant qu'un intense cillement envahissait mes oreilles.
Je fus prise d'un violent étourdissement qui me fit perdre toute notion du temps. Je lâchai le comptoir et saisis ma tête à deux mains, en souhaitant reprendre mes esprits rapidement et faire ainsi passer le malaise. Peine perdus, avant que ce miracle ne subvienne, je sentis mon corps basculé vers l'avant. Tout tournait au ralenti devant mes yeux qui se révulsaient doucement.
Malgré l'énergie que je mis pour me ressaisir, seule l'intense odeur de rouille attaquait mes narines sans relâche. J'oubliais peu à peu de respirer et de reprendre conscience, oubliant la surface dure sur laquelle j'allais bientôt m'affaler. Avec un peu de chance, je n'irais pas m'assommer sur les panneaux d'armoires qui se trouvaient face à moi.
Je sentis mon poids m'entraîner vers l'avant bien que je continuais tout de même à lutter contre la sensation de vide absolu.
Mes mains tenant toujours ma tête, je tombais droit sur le carrelage de ma cuisine et la dernière chose dont je me souvins fut sa voix cristalline ... veloutée ainsi que la chaleur de son corps envahir le mien.
-Bella ?
Il m'appelait, me demandant d'ouvrir mes yeux, mais sa voix se faisait de plus en plus douce, je n'entendis plus qu'un chuchotis. Sa main, enfin je supposais, caressait ma joue.
- Bella, je t'en prie… réponds-moi, Bella ?
Je me ressaisis doucement quand son parfum se rapprocha de mes narines, effaçant toute trace d'odeur de rouille. Je papillonnais des yeux et vis son visage, son magnifique visage penché au-dessus du mien.
-Edward… voulus-je dire afin de le rassurer.
Je ne sentis pas le froid du carrelage sous mon corps, j'étais donc dans ses bras. Il plia un genou et nous posa doucement à terre, m'adossant aux portes du placard du plan de travail. Ses bras ne me quittant jamais.
- Bella, ça va mieux ?
Je tournais doucement ma tête vers lui et je vis ses traits changer tout comme son regard sur moi.
Qu'avais-je donc pour l'inquiéter autant ?
- Pourquoi me regardes-tu ainsi ? Qu'ai-je ?
Sa main se posa doucement sur le haut de ma tête pour la faire tourner légèrement sur le côté droit.
- Qu'as-tu à la tête Bella tu saignes ? Je pensais t'avoir rattrapé à temps !
Je levai ma main à ma tête et me souvins qu'avant ma chute, je les avais posées dessus pour me ressaisir durant le malaise.
- Oh, c'est quand j'ai voulu me reprendre au moment où le malaise m'a prise. Tu sais comme je ne supporte pas la vue de mon sang. Je lui souris afin de le dérider un peu. J'ai porté mes mains à mes tempes et j'ai dû m'en mettre dans les cheveux.
Un sourire vint naître sur ses lèvres et je ne pus m'empêcher de le lui rendre.
- À ce que je vois, tu n'as pas perdu cette manie. Heureusement que tu supportes la vue du sang de tes patients, sinon Docteur Swan, votre carrière serait fichue !
Je souris à son humour qui n'avait pas changé. Cela faisait du bien de le voir sourire à nouveau.
Il rapprocha la trousse de secours de nous deux et l'ouvrit avec précaution. Il allait retirer mon sang, mais je stoppai son geste.
- Faute professionnelle Docteur Cullen ! Je lui montrai ses mains du doigt. Où sont vos gants, afin d'éviter toute maladie et contamination pour le patient ?
Il se mordit la lèvre avant de me sourire à nouveau.
- Je me suis lavé les mains Bella, et puis ce n'est pas comme si je ne te connaissais pas !
Je ne pipai mot et le laissai s'occuper de moi. Mes jambes étaient étendues tandis qu'Edward se reposait assis, doucement, dessus.
Je relevai mon regard vers lui et le vit concentré à me retirer le sang dans mes cheveux.
- Laisse, je prendrai une douche après afin de tout retirer.
Il me sourit et acquiesça d'un signe de tête.
Pour se relever, sa main se posa sur ma cuisse. Mon épiderme s'enflamma sous mon vêtement à son touché. Son regard pénétra le mien et je ne pus m'en détacher.
Mon regard dévia à sa main encore posée sur ma cuisse au même titre que le sien. Je sentis son souffle sur ma joue. Je relevai les yeux vers lui. Il fit de même et je ne pus anticiper ce qui allait suivre.
D'un geste doux, mais déterminé, ses lèvres trouvèrent le chemin des miennes. Je ne pus le repousser, autant me l'avouer, j'en avais tout aussi besoin que lui. Mes mains vinrent doucement crocheter sa nuque tandis que la sienne se posa sur ma hanche. Nos bouches se collaient, s'enflammaient dans de petits bruits que celles-ci produisaient.
La chaleur de mon corps commença à augmenter sous le plaisir de ce baiser. Il m'embrassa doucement une fois, puis deux, puis trois, et ainsi sa langue vint doucement lécher ma lèvre inférieure afin de quémander mon autorisation. J'ouvris doucement ma bouche afin que nos langues s'emmêlent.
Sa langue frôla délicieusement la mienne, s'enroulant tel un serpent étouffant sa proie. Sa prise sur moi se fit plus forte, nous faisant glisser tous les deux à terre. Ce fut allongés que nous prolongions notre étreinte. Doucement, il se glissa sur mon corps sans jamais m'écraser de son poids. Son autre main remonta de ma cuisse à mon ventre tandis que nos langues se livraient toujours une délicieuse bataille.
- Maman… maman, tu ne saurais pas où j'ai laissé mon iPod ?
Je me décollai rapidement d'Edward, mais n'osai bouger. Si ma fille me voyait ainsi elle ne comprendrait pas ce qui se passait ici.
- Emma, laisse ta mère se reposer. Entendis-je Rosalie, d'une voix essoufflée.
Un bruit de pas sur le parquet du salon vint à mes oreilles, suivi d'un autre plus léger. Elles étaient à l'avant de la maison, je ne devais pas me faire voir ni par l'une, ni par l'autre.
Je me devais de rester au sol, caché par le plan de travail. Edward me regarda d'un œil amusé, alors que je lui priais de ne faire aucun bruit en posant vivement mon doigt sur ses lèvres avant de reporter mon attention sur leurs allées et venues qui se rapprochaient.
Ma fille devait aller faire son footing avec Rosalie, mais sans iPod cela lui était impossible parce qu'elle était incapable de rester concentrée sur une chose à la fois et la musique l'aidait quelque peu. Cette enfant me surprenait de jour en jour. De qui tenait-elle ce petit défaut?
Son ancien médecin traitant m'avait dit que c'était une enfant avec une intelligence supérieure à la moyenne et qu'elle serait toujours en avance sur les autres dans ses apprentissages. Il ne s'était pas trompé, loin de là !
Le boucan qu'effectuait Emma, mélanger à ses soupirs d'impatience me firent comprendre qu'elle ne le trouvait nulle part. Un pas plus lourd se dirigea vers l'entrée avant d'entendre la porte du placard s'ouvrir.
- Arrête de mettre la maison en bordel, je l'ai trouvé dans la poche de ta veste Adidas, cria Rose.
J'entendis une exclamation de joie provenant du salon, des petits pas de course puis la porte d'entrée claquer.
Lorsque je fus certaine qu'elles étaient belles et bien parties, je reportai mon regard sur Edward que j'avais totalement oublié durant ce court laps de temps. Le doigt toujours collé à ses lèvres, je le fis glisser sur celles-ci, me remémorant ce qu'il venait tout juste de se produire avant l'entrée fracassante de ma princesse. Un flot d'émotions me submergea ne sachant que faire.
Être contente d'avoir retrouvé mon amour de jeunesse ? Renier mes sentiments ? Faire comme si rien ne s'était passé ? Lui ouvrir à nouveau mon cœur ?
J'étais totalement sous le choc en y repensant bien et lui aussi visiblement. Il me semblait égaré dans ses pensées et avait le regard empli de questionnements. Il n'osait porter son regard sur moi. En temps normal, cela aurait dû être moi, à être gênée, mais là je ne cherchais qu'à ancrer mon regard au sien, mais il me fuyait, préférant fixer le sol. J'aurais tant aimé tout lui dire, mais il me semblait être trop tard… beaucoup trop tard. Cela aurait dû être fait il y a douze ans. Malheureusement, tout était contre nous à cette époque, sauf grand-mère qui avait toujours été là pour moi.
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POV EDWARD CULLEN
Que venais-je de faire ? Était-ce bien moi qui avais provoqué cela ?
Qui veux-tu que ce soit, triple imbécile ? Le Pape ?
Toi la conscience, la ferme ! Je suis assez dans le pétrin comme cela. Pas obligé d'en rajouter une couche.
Mais n'oublie pas que je suis toi, alors c'est à toi que tu parles. Assume tes gestes Cullen !
Pour en revenir à ce qu'il venait de se produire, j'en étais encore sous le choc. J'avais abusé d'elle et elle m'avait laissé faire.
Que devais-je croire maintenant ?
J'essayais de reprendre mon souffle qui me paraissait court afin de pouvoir réfléchir correctement. Je voyais bien qu'elle voulait voir ma réaction suite à cela, mais je ne voulais pas lui laisser d'espoir ou encore lui faire du mal, voilà pourquoi je ne cherchais qu'à regarder le carrelage qui nous séparait.
J'admettais que la tentation d'avoir à nouveau ses tendres lèvres contre les miennes était à son maximum. J'espérais seulement qu'elle n'avait pas ressenti mon érection contre son bas ventre, sinon je ne donnais pas cher de ma peau, pour avoir entraperçu ce que Bella était devenue. Notre histoire appartenait au passé, et voilà qu'elle nous revenait de plein fouet. Auparavant, elle m'aurait sauté dans les bras et nous aurions tout recommencé à zéro, mais aujourd'hui elle avait bien mûri et changé, tout comme moi !
- J'aimerais que tu me suives au salon afin de… parler, me dit-elle hésitante tout en se relevant et prenant appui sur le plan de travail.
Je me relevai aussi et lui indiquai les débris qui étaient toujours au sol. Elle me fit un geste de la main, d'oublier cela pour l'instant et de la suivre.
Je la suivis donc au salon qui était très bien décoré, mais là n'était pas le moment de regarder autour, mais de me concentrer sur elle et sur ce qu'elle avait à me dire. Elle me proposa de prendre place dans un fauteuil, toujours d'un geste de la main, avant qu'elle ne s'asseye sur le canapé voisin.
Un silence pesant commençait à s'installer entre nous et à nous étouffer. Aucun de nous deux ne voulait débuter la discussion, pourtant il allait bien falloir régler cela une bonne fois pour toutes.
Mais alors que je m'apprêtais à prendre la parole, une photo dans un magnifique cadre argenté attira mon attention. J'y voyais Bella, plus jeune, avec une petite fille d'environ cinq ans aux cheveux de bronze qui souriait devant un gigantesque sapin de Noël. L'endroit ne me disait rien, peut-être était-ce la maison de son fiancé de l'époque. Je n'en savais rien puisque personne d'autre n'apparaissait sur cette photographie.
Je quittai finalement cette photo des yeux, à regret, avant de les poser sur cette belle et charmante créature qui était autrefois mon âme sœur, ma bien-aimée. Elle regardait le sol et enroulait le bas de son pull entre ses petits doigts fins. Elle me semblait perdue dans ses pensées et évitait mon regard à tout prix, comme je l'avais fait précédemment pourtant c'était elle qui m'avait invité à la suivre et qui voulait me parler. Mais là voilà enfermée dans un mutisme oppressant.
Je repensai à cette petite frimousse à la chevelure cuivrée assise sur les genoux de sa mère. Son visage si… parfait, si angélique, me faisait énormément penser aux enfants que Bella et moi aurions pu avoir. Je me devais de faire le premier pas sinon nous serions encore ici au retour de sa fille et de Rose.
- Bella, dis-moi enfin la vérité. Commençais-je. Elle releva lentement la tête et me regarda timidement. Est-elle ma fille ? Lui demandais-je en pesant bien mes mots pour qu'elle en comprenne l'importance de mon besoin de savoir.
- Je… je… Edward je ne…, bafouilla-t-elle.
Je le voyais bien qu'elle n'allait pas fort. La panique s'emparait doucement d'elle.
- Tu quoi, Bella ? Insistais-je lourdement. Ce n'est pas compliqué il me semble. Tu me réponds oui ou non, dis-je lentement tout en tentant de calmer ma colère naissante.
- Écoute Edward, je ne sais pas si c'est le bon moment ou non. Emma risque de revenir bientôt avec sa nanny et si elle m'entendait parler de son père… Elle ne le connait pas, tu sais, me dit-elle en baissant la tête, les joues rougies par la honte.
- C'est de la réaction de ta fille ou celle de son père qui risque de te choquer ? Osais-je lui demander.
Elle faisait tout pour éviter de me répondre, comme si j'avais raison d'avoir un doute à ce sujet et qu'elle ne voulait pas me réconforter en esquivant mes questions.
Avait-elle peur des représailles? Alors que j'avais besoin de réponses. Après tout je me faisais peut-être des films pour rien. Sa fille n'était peut-être pas la mienne? Alors pourquoi avait-elle autant de difficultés à me répondre.
Je quittai le fauteuil, confortable, sur lequel j'étais assis puis m'agenouillai devant elle. Elle avait le corps penché vers l'avant et regardait toujours le sol. Je baissai mon visage à sa hauteur et mis ma main sous son menton pour relever joli minois afin d'y plonger mes yeux dans ses magnifiques prunelles chocolats.
Mais ce que j'y vis me déchira le cœur. Une larme prête à venir s'échouer sur ses joues laiteuses menaçait de jaillir doucement. Ma main remonta à la hauteur de sa pommette pour y caresser sa peau si douce.
- Dis-moi, ma belle, redemandai-je une ultime fois calmement souhaitant qu'elle trouve désormais le courage pour me le dire.
D'un geste las, elle enleva ma main de sa joue puis se leva du divan. Elle se mit dos à moi pour que je ne puisse deviner qu'elle pleurait. Ses reniflements répétés se firent entendre au même rythme que ses haussements d'épaules dus à ses sanglots incessants.
Je me relevai lentement et m'avançai doucement, prudemment vers elle. Je ne savais pas quelle serait sa réaction à mon toucher, mais je tentais ma chance en déposant mes mains sur ses délicates épaules afin de la calmer un tant soit peu. Elle ne broncha pas et ne me repoussa pas, c'était bon signe.
- Bella, malgré tout ce qui s'est passé, tu peux tout me dire. Tu le sais ça ? Lui demandais-je en espérant qu'elle ait compris qu'elle pouvait avoir confiance en moi. Peu m'importe ce que tu as à me dire, je serai là désormais pour t'aider.
À ma plus grande surprise, elle se retourna violemment et me regarda droit dans les yeux. Les siens étaient emplis de larmes qui ne cessaient de couler alors qu'une tempête faisait rage dans ses petites prunelles marron. Je ne comprenais pas ce que j'avais dit de mal. J'étais là pour elle et maintenant elle semblait me repousser.
- Tu veux que je te dise quoi ? Que j'ai eu le cœur brisé lorsque ta mère m'a dit que tu étais parti avec une autre en vacances alors que je venais t'annoncer que j'étais enceinte… C'est bien ça que tu voulais que je te dise ? Me cracha-t-elle, mauvaise, en plein visage.
Quoi ? Comment ? Avais-je bien entendu ce qu'elle venait de dire ? Emma serait bien ma…
- Qu'un petit Edward poussait en moi, poursuivait-elle, et qu'une partie de toi me hanterait jour et nuit pour toujours ! C'est ça que tu voulais entendre ? Ragea-t-elle.
Elle était furieuse et commençait à s'étouffer à travers ses sanglots tant sa peine semblait grande. J'étais incapable de parler. J'étais surpris, muet et hébété à la fois, ne sachant pas si je devais être heureux ou non.
Elle se trouvait toujours face à moi, fragile et sanglotant tout en répétant sans cesse les mêmes mots.
- … me hanterait jour et nuit. … me hanterait jour et nuit depuis douze ans, cria-t-elle en me frappant le torse de ses tout petits poings. Pourquoi Edward, pourquoi ? Ajouta ma Bella avant de se laisser tomber à genoux au sol en pleurant de tout son soûl.
Euh…
Je n'étais plus certain que cela avait été une bonne idée d'obtenir des réponses.
Moi-même, je n'avais qu'une seule envie : fuir.
Fuir pour mieux réfléchir…
Voici le chapitre 9, j'espère qu'il vous a plu.
Si tel n'est pas le cas, vous pouvez me le faire savoir aussi.
Puisque toute critique est bonne à savoir.
Un gros merci à toutes celles qui ont laissé des reviews sur le chapitre précédent
j'ai beaucoup appréciée et merci à vous pour les prochaines à venir.
Depuis peu j'avais envie de faire une autre fiction et voilà que le prologue est en ligne en ce moment.
La fiction se nomme : L'intelligence à tout prix.
J'espère que vous l'aimerez.
FF: http: / / www .fanfiction .net / s /7236798 /1 / Lintelligence_a_tout_prix
Skyrock: http: / / lemonjess69-ff .skyrock .com
Vaccines-moi contre toi et Mme Cullen, ne sont pas parties dans les oubliettes ne vous en faites pas. C'est juste une fiction supplémentaire. :)
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AH OUI ! J'oubliais de vous dire que je débute également une fiction à 4 mains avec Lovely du nom de Bella, the Vampire Slayer.
FF: http: / / www .fanfiction .net / s /7328635 /1 / Bella_The_Vampire_Slayer
Skyrock: http: / / bellathevampireslayer .skyrock .com/
Bonne lecture !
Jess xxx
