Titre: Sumeragi→ You should take care of me... (Tu devrais prendre soin de moi...)

Auteur: Reiku E. Suzuki

Couple : Reituki!

Genre : Amour, amitié, trahison...

Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.

Commentaires:

Désolé de vous avoir fait patienter si longtemps! J'avais trop de truc cette semaine et pas assez de temps pour continuer mes fics... Mais l'attente est terminé! J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos attentes^^

Chapitre 9

Uruha-sama m'avait humilié par exprès, j'en étais presque sûr! Après tout, c'était ce que nous étions, nous, ses concubins : des jouets utilisables pour son amusement personnel. Que de pauvres esclaves soumis aux désirs de sa Majesté l'empereur. Je commençais royalement à en avoir ras-le-bol!

Au début, pourtant, tout allais bien. Me retrouver à travailler dans les papiers avec Uruha-sama, c'était pas mal. Ça me rappelait le bon vieux temps, quand je m'entraînais pour devenir chef du village. SI seulement j'avais pu aimé ma fiancé comme elle le méritait, je serais probablement chef de village à l'heure qu'il est... m'enfin.

J'avais pas trop apprécié me faire poussé sur la table. Mais ça passait, puisque j'étais là pour ça, de toute façon. Me déshabiller devant lui passait, à la limite. Oui, tout ça, je pouvais tolérer. Difficile, mais c'était tout de même tolérable. Ce que je n'acceptais pas, toutefois, c'était le fait que je n'avais pas pu me rhabiller devant Reita-sama. Devant Reita-sama!

Et maintenant, je me retrouvais seul avec lui, dans la chambre richement décoré de l'empereur, torse nu. Arg, j'aurais vraiment, vraiment voulu mourir. Ma situation n'était vraiment pas enviable... Mais le pire, je crois, c'était que mes vêtements étaient près de la table, et qu'entre eux et moi se trouvait le beau général... J'aurais l'air ridicule de faire un grand détour pour pouvoir me rhabiller... mais c'était ça, ou passer près de lui... trop près de lui... Tant pis! Je ne voulais pas avoir l'air ridicule devant lui, et puis... je voulais bien m'approcher un peu, subtilement, ne serait-ce que pour profiter de sa présence. Il m'ignorait tellement, ces temps-ci!

Je pris une grande respiration avant d'avancer rapidement, passé à côté de lui, étira la main pour attraper mes vêtements... mais une main me retenant par le bras m'empêcha d'attraper le tissu. Surpris, je me retournai vivement, faisant un geste brusque pour me dégager.

-Par... pardonne-moi, je ne voulais pas te...

-Non, c'est rien. Excusez-moi, j'ai trop réagi...

Le silence s'installa. Je ne pensai plus un instant à mes vêtements. J'étais trop occupé à penser... Reita était là, tout près de moi! Je n'avais qu'à tendre la main pour pouvoir toucher cet homme que j'aimais tant, mais que je ne pouvais pas avoir... Il appartenait à l'Empereur... Je n'avais pas le droit...

Je baissai la tête et fixai résolument le sol. Une main sur ma joue me força à lever les yeux vers ce si beau visage aux traits parfaits (selon mon avis pas trop objectif). Je frissonnai sous la chaleur que laissait ses doigts sur ma joue, et voulu reculer. Mais il attrapa mon poignet, m'empêchant d'allant plus loin.

-Tu... frissonnes... Tu dois avoir froid, tiens.

Il me lâcha, se pencha pour attraper mes vêtements et passa le tout par dessus mes épaules. On resta comme ça un petit moment, hésitant tous les deux. Hésitant à? Je ne sais pas pour lui, mais j'avais incroyablement envie de me coller contre lui, de le serrer si fort pour que lui et moi ne soyons plus qu'un. Mais entre nous il y avait toute l'échelle hiérarchique, tous les devoirs et les obligations... 30 cm nous séparaient l'un de l'autre, mais en réalité, la distance était énorme.

Reita finit par laisser tomber un soupir et se retourna, se dirigeant vers la porte.

-Viens, je te raccompagnes à ta chambre. L'empereur n'aura sans doute pas besoin de toi pour le reste de l'après-midi...

-D'a... d'accord...

J'enfilai rapidement mes vêtements et courut pour le rejoindre. Le trajet dans les corridors se firent en silence. Bien sûr, on parlait sur notre passage. Le regard des autres m'intimidaient, aussi je m'approchai d'avantage du général, jusqu'à ce que je puisse presque le toucher. J'aurais tellement voulu prendre sa main... Mais en même temps, je suis trop jeune pour mourir, ne? Je ne voulais pas creuser ma tombe tout de suite... mais...

Je retrouvai bien ma chambre. J'ouvris la porte, y entrai, puis me retourner vers le général pour le remercier.

-Bah, c'est rien.

Lâcha-t-il simplement avant de se détourner et de repartir. Il allait repartir... comme ça? Non! Tant pis, j'allais mourir jeune...

Je lui pris la main pour l'arrêter. Il se retourna vers moi, surpris. Je soutins un instant son regard d'un air que je voulais déterminer, avant de le traîner dans ma chambre et de refermer la porte. Ici on n'aurait pas les regards de personne. Ce ne serait que lui, et moi. Et ma tombe au bout du chemin, sans doute... Mais qu'importe.

-Ruki, qu'est-ce que...

-Tais-toi.

Je me collai contre lui en poussant un soupir de satisfaction. Je restai comme ça un instant, collé contre son torse, soupirant d'aise de pouvoir enfin sentir ce corps auquel j'aspirai depuis si longtemps. À ma grande surprise, il ne me repoussa pas. Au contraire, il passa ses bras autour de ma taille, d'abord timidement, puis me serra avec un peu plus de force. Je souris en sentant son nom dans mes cheveux, puis ses lèvres contre ma tête. Je levai un peu la tête, histoire de pouvoir embrasser la peau de son cou, de sa mâchoire...

-Ruki...

-Tais-toi, Reita...sama.

Nos lèvres se rencontrèrent et se scellèrent. Nous échangeâmes un long et langoureux baiser, si doux que j'aurais voulu qu'il dure encore et encore... Mais bientôt je dus rompre le contact pour pouvoir respirer. Il en profita pour me repousser tranquillement et recula d'un pas. Un pas de trop, puisqu'il n'y avait plus aucun contact entre nous.

Il me regardait d'un air triste. Si triste que j'aurais aimé franchir de nouveau la distance qui nous séparait pour lui faire un gros câlin afin de le réconforter. Mais quelque chose m'en empêchait...

-Ruki... On ne peut pas... je peux pas...

-Pourquoi... pourquoi! Non, réponds pas, je sais... tu es général...

-Je sors avec l'Empereur.

-Je suis un esclave...

-J'ai des devoirs.

-L'empereur m'a fait promettre de n'aimer personne d'autre que lui...

-J'ai des responsabilités...

-Mais je m'en fiche, de tout ça! Reita-sama! Tu peux pas m'empêcher... tu peux pas...

Il détourna le regard, mal à l'aise. Je ne le comprenais pas. Il ne m'avait pas repoussé tout à l'heure. Et ce baiser... Il ne l'avait pas refusé! Au contraire, il y avait même répondu! Il n'était pas obligé pourtant. Si en plus, il aimait l'Empereur, jamais il n'aurait accepter d'embrasser un pauvre concubin... S'il l'aimait...

-Tu... n'aimes pas l'empereur, ne?

-Uruha est mon meilleur ami...

-Mais tu es pas amoureux de lui, ne?

-Je...

-De qui es-tu amoureux?

-Je t'en pris, ne me force pas à le dire.

-Qui? Qui?

Son regard se durcit, puis il se tourna et mit la main sur la porte pour s'en aller.

-Non! Excuse-moi, je te le demanderai plus... Reste... Je t'en pris...

-...

Il ne s'en alla pas toutefois. Il hésita, par contre. Je devais trouver les bons mots pour le faire rester...

-L'empereur... Uruha-sama a dit que tu devais prendre soin de moi, ne? Tu... ne devrais pas lui désobéir, ne?

-J'ai pris soin de toi déjà, je t'ai ramené à ta chambre.

-Mais je vais m'ennuyer ici tout seul... Tu n'as rien à faire cet après-midi, ne?

-J'ai... rien de prévu.

-Alors reste avec moi! Et prend soin de moi...

J'enlevai mon haut et m'avançai pour passer mes bras autour de Reita. Bon, je suis sûr qu'Uruha-sama n'avait pas dit ça dans le sens où moi je le prenais... Mais il n'avait qu'à utiliser d'autres mots! Après tout, j'étais un concubin, un objet de plaisir sexuel qu'on peut très bien partagé avec notre général et meilleur ami...

-Ruki... non... on devrait pas...

-Reita... s'il te plait...

Je le sentais qui commençait à faiblir. Je pris sa main et le tirai doucement vers mon lit, lui faisant mon sourire que je croyais être le plus séduisant. Il me répondit par un petit sourire gêné, timide, mal à l'aise, mais un sourire tout de même. Arrivé à mon lit, je me stoppai, passai mes mains autour de son cou, et m'emparer de nouveaux de ses lèvres. Il me répondit encore, cette fois un peu plus fougueusement. Je sentais peu à peu ses barrières tombées. Je me sentais gagné chaque bataille contre lui. Et j'allais gagner la guerre. Fallait juste pas penser que j'allais sans doute mourir dès que ça allait se savoir... Mais j'avais trop besoin de lui, de sa présence, de sa chaleur, de son amour...

-On ne devrait pas...

-Je sais... Mais...

-Mais... oui... c'est pas possible de faire autrement...

Il poussa un soupir, s'assit sur mon lit et me tira par la main pour que je m'assois sur lui. Il commença à embrasser ma peau nu que je lui offrais. Il poussa un léger soupir, avant de venir plonger ses prunelles dans les miennes.

-Tu me rends fous, Ruki, j'en peux plus... Avant... Avant je croyais n'aimer personne d'autre qu'Uruha et mon pays. J'étais prêt à donner ma vie pour les défendre, et je me disais qu'aucune femme n'allait pouvoir me détourner de mon devoir. Et aucune n'a réussit jusqu'à maintenant. Nombreuses sont celles qui s'y ont essayés, mais... Mais tu es arrivé et... et je...

Je posai ma main sur sa joue, la caressant doucement pour l'encourager à continuer. Il prit ma main, la mena à ses lèvres, y déposa un petit baiser, poussa un soupir, puis continua.

-Quand je t'ai vu la première fois tu as tout de suite attiré mon regard. Puis... tu as allumé des choses en moi que je croyais éteinte pour toujours. Mais... c'était pas bien... parce qu'on est des hommes... parce qu'on est pas du même monde... parce que je ne devrais pas ressentir ce genre de chose pour personne d'autre... Et puis Uruha m'a dit qu'il m'aimait. Je me suis dit que... que... que si je lui répondais, j'allais pouvoir t'oublier...

-Baka.

-Ah ha... je sais... ça n'a fait qu'empirer les choses... je dois prétendre... fermer les yeux... toucher mon meilleur ami d'une façon que...

-Je t'aime, Reita.

-Je croyais que prétendre allait pas être si pire... attends... Qu'est-ce que t'as dit!

-Je t'aime.

Encore une fois, je collai mes lèvres contre les siennes, avec assez de force pour qu'il n'est pas d'autre choix que de se coucher sur le lit. Très vite, nous échangeâmes nos positions et je me retrouvai sous lui. Tout en l'embrassant, je m'attelai à enlever ses vêtements qui étaient dans le chemin. Je voulais sentir sa peau contre la mienne, sentir la chaleur de son corps se mélanger à la chaleur du mien...

Ses mains caressaient mon ventre, ma taille, avant de se glisser jusqu'à mon pantalon. Je laissai échapper un cri lorsque ses doigts vinrent presser mon membre à travers le tissus. Il me massa un moment, faisant augmenter ma température à chaque mouvement, chaque pression sur la partie la plus sensible de mon anatomie. J'essayais encore de retenir les gémissements, mais bientôt je risquais de perdre la tête et de ne plus pouvoir les contrôler. Mais... c'était pas juste si j'étais le seul à me sentir bien comme ça...

Je le repoussai et le forcer à prendre ma place, sur le dos. J'ignorai son regard à la fois frustré et interrogateur et entrepris d'embrasser son torse pendant que je lui enlevais ce qui lui restait de vêtement. Puis je me mis à descendre, descendre, descendre... jusqu'à pouvoir embrasser son membre, le lécher... J'entendis avec un plaisir un gémissement étouffé lorsque je le pris entièrement en bouche. Je m'amusai un instant à faire de long va et viens, puis chatouillant le bout de son anatomie avec ma langue, avant de recommencer les vas et viens... Ses cris et gémissements de plus en plus forts résonnaient comme la plus douce des mélodies à mes oreilles. Puis enfin, je pus goûter au nectar blanc et onctueux, ultime preuve que je l'avais vraiment fait sentir bien. Je me redressai, tout souriant, avant d'avaler le tout après m'être assuré qu'il me regardait. Il était tout essoufflé, tout rouge, et un peu réprobateur. Moi, j'étais aux anges.

-Ruki...

-Tu es délicieux.

-Ah, Ruki... c'est mon tour de te faire sentir bien maintenant!

Je laissai échapper un cri lorsqu'il me renversa sur le dos. Il lécha deux de ses doigts avec le plus grand soin, puis les glissai entre mes jambes. J'échappai un profond soupir lorsque je les sentis en mois. Il commença à faire des vas et vient, d'abord lentement, puis avec plus de force. En même temps, il embrassait l'intérieur de mes cuisses, caressait mon bas-ventre... C'était si bon... Ça paraissait qu'il avait de l'expérience... Faisait-il la même chose à Uruha? Ah... Ah...

-Rei... encore... plus...

-Ah... Ruki...

Il retira ses doigts et me regarda un instant dans les yeux, peut-être pour obtenir mon approbation. Mais j'étais prêt, je voulais me donner entièrement à lui. Le recevoir entièrement... Ah, ce que je le désirais... je le voulais, maintenant. Maintenant.

Il dut comprendre, puisqu'il attrapa mes hanches, et entra lentement en moi. Ah... ce fut un peu douloureux, au départ. Ça faisait un moment que je ne m'étais pas rendu jusqu'au bout avec quelqu'un... mais la douleur était tolérable. Et puis... c'était tellement bon!

-Ah... ah... vas-y... bouge...

-Ah... d'a... d'accord.

Je laissai échapper un autre gémissement à son premier mouvement, même chose à son deuxième. Les mouvements s'accélèrent, et je serrai ses mains pour ne pas virer complètement fou... Ah... Ah... encore... encore... encore! Je perdis bientôt la notion du temps, et même le concept de réalité me parut complètement flou. Il n'existait plus qu'une chose au monde : moi et Reita.

Le plaisir ultime s'abattit sur moi comme une vague, en même temps que Reita. Je le sentis venir en moi avec plaisir, alors que ma semence venait salir nos deux corps déjà mouillés de sueur. Puis mon beau général se retira, avant de s'effondrer sur moi, épuisé. Moi aussi j'étais épuisé. Épuisé, mais heureux... tellement heureux...

-Je... je t'aime, Ruki.

-Malheureusement.

-Oui... malheureusement.

Ce serait tellement plus simple pour lui s'il ne m'aimait pas. Mais si je pouvais profiter de quelques bons moment avec lui, comme ça... Nous restâmes un instant étendu, se serrant dans les bras l'un de l'autre. Le temps me parut si long que je cru, un instant, qu'il s'était endormi. Mais il se releva soudainement, et enfila ses vêtements sans me regarder. Je le retins par la main alors qu'il se dirigeait vers la porte.

-Reita... est-ce qu'on pourra se revoir... des fois?

-Je... il faudrait pas, mais je crois pas que je puisse rester sain d'esprit si tu restes trop longtemps loin de moi.

-Alors reste pour toujours avec moi!

-C'est impossible, et tu le sais. Il vaut mieux que j'y aille. Il ne faudrait pas qu'on nous voit ensemble, ou même que je reste trop longtemps dans ta chambre. Les autres se poseront des questions...

-Oui, mais... quand pourrais-je te revoir?

-Chaque fois qu'on aura un peu de temps... je voudrais te voir le plus souvent possible...

-Mais le soir, tu es tout le temps avec l'Empereur...

-... Faut vraiment que j'y aille.

Il déposa un doux baiser sur mon front, puis se retourna et cette fois je ne fis rien pour le retenir. Je me laissai retomber sur mon lit, respirant profondément l'oreiller sur lequel il avait reposé un instant, cherchant à y retracer son odeur... Dire que se soit, il dormirait encore dans la chambre de l'Empereur... La vie était tellement injuste!

Fin du chapitre

Alors? Alors? C'était comment! J'ai pas encore l'habitude d'écrire ce genre de chapitre... J'ai plus l'habitude d'écrire des chapitres où ils se font plus tuer, vous voyez ce que je veux dire... Alors postez-moi des commentaires, dites si vous avez aimé, s'il y a des détails auquel je devrais faire attention les prochaines fois... (Parce que vous savez, j'ai aucune expérience de ce côté-là de la barrière, moi! J'aimerais bien... mais la génétique m'en empêche... Et je doute que deux gars soient assez gentil pour me laisser les observer dans le but d'écrire de meilleur fic après -_-)