Hi! Here's the new chapter of Jimmy! [Yeah... obviously]. Soooo, I hope you'll enjoy it!
Chapitre 10 : Cinq à la maison.
« Chez moi »
Jim regardait Sherlock en clignant des yeux, ne voyant vraiment pas de quoi il parlait.
« Non… j'ai fait maintes recherches sur toi Sherlock. Je connais toutes les maisons où tu as vécu avant le 221B Baker Street et aucune n'était dans cette direction. »
Le détective tentait de réprimer un demi-sourire satisfait, la vue toujours plongée sur le paysage qu'offrait la vitre.
« Je suis flatté. »
Le criminel croisa les bras sur son torse et plissa légèrement les yeux, visiblement vexé.
« Très bien… qu'est-ce que j'ai loupé ?
_ Les trois adresses différentes que tu as relevées de ma naissance à mes quatorze ans existent bien, mais je n'y ai jamais mis les pieds.
_ Laisse moi deviner, ton père avait quelques ennemis, c'est ça ? »
Le silence de Sherlock répondit à la question de Moriarty qui s'affala un peu plus contre le dossier, un grand sourire aux lèvres.
« Je n'ai pas pris la peine de chercher plus loin, je ne suis pas détective. Donc tu as vécu ailleurs pendant quatorze ans ? Et pas une seule trace de toi ? J'ai du mal à le croire. Je sais que quelqu'un de haut placé au gouvernement comme l'étais ton père, et comme l'est d'ailleurs Mycroft aujourd'hui, a un certain pouvoir sur l'administration mais pourquoi s'affairer à un travail aussi minutieux ? Tout compte fait non ne me dis rien, je vais essayer de deviner, ton père a trouvé une lampe qu'il a frotté très très fort et dont un génie est sorti pour exaucer trois souhaits. Son premier a été de faire disparaitre toute trace de ses enfants et probablement de sa femme à l'époque, et le génie a dit « Ok no problem man ! » de sa voix trainante, puisqu'il était mi-anglais, mi-suisse. Après il a…
_ Tu n'arrêtes jamais de parler ?
_ Ma bouche s'ennuie. Tu as une autre idée pour l'occuper peut-être ? »
Sherlock sourit contre la vitre et se tourna vers Jim avec une certaine étincelle dans le regard.
« Il se trouve que oui.
_ Vraiment ? »
Le détective s'approcha alors légèrement du brun qui fut surpris de sentir une main se poser au niveau de sa poche. Son cerveau semblait tourner à plein régime, il ne bougea pas et regardait ce visage dont la distance avec le sien s'amoindrissait, puis alors qu'il sentit la main se retirer, il comprit enfin.
« Ouvre la bouche. »
Le criminel obéit d'un air dépité et Sherlock en profita pour lui glisser un chewing-gum entre les dents.
« Maintenant ta bouche ne s'ennuiera plus. »
Jim mâcha alors bruyamment le chewing-gum pour signifier son mécontentement.
« Je me vengerai. »
Durant le reste du trajet, Sherlock n'avait cessé de torturer la pauvre clé en or qui avait eu le malheur d'être entre ses mains. Une fois arrivés, le taxi les avait déposés à l'entrée d'une forêt dans laquelle ils s'engagèrent. Moriarty s'était contenté de ne pas poser de questions et d'observer. Ils marchèrent un moment jusqu'à une minuscule cabane en bois. Elle semblait terriblement vieille et fragile, construite autour du tronc d'un arbre gigantesque.
« Tu leurs donne encore combien de temps ?
_ Deux jours grand maximum. Mais heum… Sherlock. Je t'en prie, dit moi que cette chose est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur.
_ En quelques sortes… »
Jim le regarda d'un air peu assuré mais le suivit sans rien dire. Le sang du détective bouillonna lorsqu'il ouvrit le battant en vieilles branches qui devait probablement représenter une porte. Il passa derrière le tronc et balaya les brindilles au sol à l'aide de sa chaussure.
« Naturellement. Très bien j'avoue, le père Holmes avait de la ressource. Mais ne me fais pas croire qu'il n'y a eu aucune trace de ta présence ici ? Je veux dire, l'été c'est caché par les arbres, donc pas de problèmes avec les images satellites, mais le reste de l'année… personne n'a jamais remarqué ?
Sherlock lui lança un regard appuyé avant de lui tourner le dos et d'ouvrir la trappe, pour lui faire comprendre qu'il trouvait ses questions plutôt agaçantes.
Après avoir descendu les escaliers, ils tombèrent sur une porte blindée accompagnée d'une petite boite solide avec une serrure. Il y introduisit la petite clé en or et la pivota pour déverrouiller le cache et laisser un clavier numérique apparaître. Il y tapa un code et l'intérieur fut enfin accessible.
Après une rapide visite et une longue discussion sur les détails techniques du fonctionnement d'une telle maison, Jim et Sherlock se trouvaient dans le salon, très sobre, l'un affalé sur le canapé et l'autre debout en train d'inspecter la poussière accumulée sur la commode.
Le détective avait laissé son portable dans la petite cabane de façon à avoir du réseau. Etant équipé en petit matériel, il y plaça aussi un micro dont le haut parleur associé se trouvait dans sa poche, de façon à entendre s'il recevait un message important. Simple technologie de talkie walkie pour enfants.
« Tour en quatre du fou. Et c'est pour ça que tu en veux toujours à Mycroft après toutes ces années ?
_ Tour prend tour.
_ Pion prend tour. Allons, c'est juste de la curiosité.
Moriarty soupira et vint s'asseoir sur un fauteuil près du canapé.
_ Fou en sept du fou.
_ La dame prend ton cavalier. Quoi qu'il en soit… bien joué Sherlock.
_ Fou en huit du fou… échec et mat.
_ …
_ Il est parti dès qu'il en a eu l'occasion, à ses 17 ans. Ma mère et moi n'avons plus eu de nouvelles durant plusieurs années. Et de là où j'étais je ne pouvais rien faire pour enquêter, même si je me doutais que notre père n'aurait eu aucun mal à le retrouver s'il l'avait voulu. Après ça, toute sortie, même durant l'été et sous surveillance avait été bannie. Mes cours étaient un dossier sur un ordinateur. Ma mère n'avait aucune influence. Un jour mon père s'est fait tué, j'ai pu contourner les sécurités de la maison sans être surveillé, nous sommes sortis, fin de l'histoire. Tu veux ta revanche ?
_ Mais aujourd'hui vous êtes de nouveau en contact.
_ Le regret… soit disant. Le grand frère qui veut se faire pardonner et le fils qui veut faire bonne figure. Pourquoi cet intérêt soudain à ma vie ?
_ C'est injuste, tu connais déjà mon passé à cause de ma sœur, j'équilibre. Tu sais, c'est la première fois que je perds une partie d'échecs. Pion en E5 »
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Après sept parties d'échecs remportées, et autant de parties perdues, Sherlock avait indiqué à son vis-à-vis qu'il restait des costumes neufs dans le placard de la grande chambre. Ce dernier en fut presque ravi, mais ne cessait de se plaindre. « Ce n'est pas du Westwood ».
Alors que les deux hommes commençaient à se détendre et à rigoler un peu, Sherlock entendit le son de son portable dans le haut parleur de sa poche. Il monta donc en vitesse le récupérer et lut le message.
[Tu avais raison. Désolé – MH]
Sherlock rangea son portable avant de fermer les yeux et de réfléchir à toute vitesse. Quelque chose n'allait pas, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Au passage, le fait que son frère s'excuse avait dû forcément découler d'un miracle. Le brun sourit en se disant que le « gouvernement britannique » devenait de plus en plus sentimental, puis ressortit son portable pour envoyer un message à John.
[Il faut que vous veniez exactement là où je vous l'indiquerai le plus vite possible. Toi et Abi, peut-être même ta sœur pour lui éviter des ennuis inutiles. Moran s'est échappé. Préparez des bagages et soyez discrets. – SH]
[Déjà ? Donne-moi l'adresse. – JW]
Après lui avoir envoyé, il redescendit et informa son adversaire préféré de la situation. Celui-ci n'en fut d'ailleurs nullement surpris. Ce qu'il appréhendait, c'était la venue d'Abigaïl. Il se doutait que Sherlock leur avait demandé de les rejoindre le plus vite possible.
Le détective observait d'un œil dubitatif Moriarty qui tournait en rond, les sourcils froncés.
« Tu sais, si tu es tendu, je connais un très bon moyen de canaliser ton stress. »
Le criminel leva un sourcil avec un petit sourire en coin et se tourna vers Sherlock.
« Ha oui ? Et quel est-il ? »
Le brun aux yeux bleus s'avança lentement vers son vis-à-vis qui, en voyant son expression enjouée, avait déjà deviné.
« Le même que la dernière fois. »
Après avoir poussé un soupire à fendre l'âme, Jim attrapa un Chewing-gum comme s'il s'agissait d'une punition.
« Mince, encore raté… »
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Assise sur une vieille chaise en bois, les jambes repliées contre sa poitrine et la tête sur ses genoux, Abigaïl observait en silence Harry qui tentait de boucler sa valise. John attendait dans le salon, chaussures aux pieds et manteau sous le bras.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
_ …
_ Sérieusement, ça fait bien quelques jours que je n'ai pas vu un air aussi sérieux et concentré chez toi.
_ Je… ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée d'aller là bas.
_ Aller va, il va bien falloir que tu affrontes le regard de ton frère à un moment où à un autre. »
Abi tourna la tête vers la fenêtre en affichant un sourire ironique, ses yeux montrant clairement son agacement.
« Ce n'est pas par rapport à lui que je dis ça. Je crois même qu'il appréhende un peu plus que moi. »
Harriet boucla enfin sa valise qu'elle releva brusquement avant de stopper tout mouvement et de fixer la brune.
« Et donc ? C'était par rapport à quoi ?
_ Je ne sais pas trop. Il y a quelque chose qui… enfin… ce n'est pas moi que Moran cherchera en premier et je doute même qu'il s'en donne la peine maintenant. Et il n'en a rien à faire de vous deux. Je ne nous considère donc pas en danger ici.
_ C'est Sherlock lui-même qui nous a dit d'y aller, c'est qu'il y a une raison, tu ne crois pas ?
_ Je ne sais pas. Il y a… quelque chose qui me dérange mais je n'arrive pas à voir exactement quoi. »
La sœur de John passa une main rassurante dans les cheveux de l'aînée Moriarty avant de lui faire signe de descendre avec elle.
Les heures qui suivirent passèrent comme un éclair pour Abigaïl. Elle ne se rappelait plus combien de temps ils étaient restés dans le taxi, ni combien de temps ils avaient marché dans la forêt avec Sherlock pour les mener à cette petite cabane. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle entrait dans une pièce spacieuse et plutôt sobre où son frère se trouvait déjà. Une fois les premières secondes passées, Sherlock referma la porte et les guida jusqu'à leurs chambres, ignorant le regard fortement réprobateur de John qui pesait sur son dos.
« John, tu prendras l'ancienne chambre de Mycroft. Abi, Harry, vous prendrez l'ancienne chambre de mes parents, elle est juste là. A moins que… l'une de vous deux ne préfère dormir avec John… considérant que cette pièce ne comporte qu'un lit double.
_ Non non, ça… ça va aller. Merci. »
Le médecin roula des yeux avant d'aller poser sa valise dans la chambre adjacente. Malgré ses nombreux efforts, il n'arrivait pas à imaginer un Mycroft enfant vivant ici. A bien y réfléchir, il n'arrivait pas à imaginer un Mycroft enfant, tout court. Etait-il déjà aussi dépendant des parapluies à cette époque ?
John s'assit sur le matelas et pris sa tête entre ses mains. Il allait réellement passer les jours suivants avec le plus grand esprit criminel de cette génération ? Au moins le fait que celui-ci ne tue jamais lui-même le confortait légèrement dans sa détresse. Au fond, il avait toujours peur. Mais c'est Sherlock qui lui avait demandé de venir. Alors il était venu. La bravoure du soldat… Mycroft devait bien avoir raison en parlant de stupidité.
Le détective laissa ses invités déballer leurs affaires en ne jugeant pas utile de préciser qu'il avait installé Jim dans sa propre chambre et avait opté pour le canapé. De toute façon, ce n'est pas comme si dormir était son occupation préférée.
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Peu de temps après l'accueil des trois derniers arrivants, Sherlock sembla étrangement ravi de recevoir un message de son frère. Il était monté au pas de course pour regarder son portable, puis sortit de la cabane pour tomber sur Mycroft… et deux hommes chargés comme des mules, les yeux bandés.
« Sérieusement Mycroft ?
_ Je veux prendre toutes les précautions nécessaires pour ta sécurité. Maintenant prend tes sacs de nourriture, que je puisse m'éloigner au plus vite de cet endroit. »
Sherlock prit les sacs et jaugea d'un air moqueur les deux hommes qui s'étaient de toute évidence pris les pieds dans des racines plusieurs fois à cause de cet ordre stupide.
« Merci.
_ Normalement à vous deux, vous devriez avoir de quoi tenir à peu près quinze jours. J'ai prévu large mais d'ici là on l'aura probablement retrouvé. Bonne soirée… Sherlock. »
Sur ces mots, l'aîné des Holmes rebroussa chemin, trainant derrière lui ses deux assistants.
Le cadet s'arrêta un moment sur les paroles de son frère. Il n'avait visiblement pas deviné la présence de trois autres personnes dans la maison souterraine. Quinze jours de nourriture pour deux personnes. Cela équivalait donc à trois jours pour cinq personnes. Il aurait peut-être besoin de le recontacter si besoin d'ici là.
Après avoir descendu les sacs à l'aide de John, il laissa d'une manière pas le moins du monde misogyne le soin aux femmes de ranger les affaires dans la cuisine. Abigaïl n'avait toujours pas remis les pieds au salon.
« John…
_ Sherlock ?
_ Tu es seul.
_ J'avais… cru remarquer oui, oui c'est une très bonne observation mais…
_ Où est Jim ?
_ Je crois qu'il est allé dans la pièce d'à côté. C'est le bureau c'est ça ? »
Sherlock fronça légèrement les sourcils et quitta le salon sans un mot pour se poster devant la porte non loin de lui.
Lorsqu'il entra, Jim était simplement assis sur une chaise, fixant sa montre à gousset ouverte qu'il tenait devant lui.
« As-tu un critérium ? »
Le détective parcourra la pièce du regard. C'est un bureau dans le quel il n'avait jamais eu le droit d'entrer étant plus jeune. Il l'avait juste vu quelques fois lorsque son père oubliait de fermer la porte. Alors, supposant qu'il devait bien y avoir quelque chose de la sorte ici, il s'approcha du bureau et ouvrit un des premiers tiroirs. Il en sortit un critérium qu'il donna à Moriarty et observa le contenu du rangement quelques instants.
« Merci. Qu'est-ce que tu… ho. J'ai presque failli ne pas le voir.
_ J'aurais été déçu. »
Sherlock s'agenouilla à hauteur du tiroir et observa quelques instants le dessous, puis saisit la fine règle en fer pour tenter de retirer le double fond. Il le souleva d'un geste précis et prit en main les quelques feuilles qui s'y trouvaient.
« Ça ressemble à… une sorte de brainstorming. Où aux notes de quelqu'un qui calcule toutes les possibilités d'action d'un ennemi et les hypothétiques stratégies pour les détourner.
_ En effet, ton père devait avoir quelques ennemis. »
Jim replongea dans sa contemplation de la montre à gousset, ne portant pas grand intérêt à des notes vieilles de plusieurs longues années.
L'hôte de la maison souterraine pris place sur le petit tabouret un instant et posa quelques feuilles en vrac sur le bureau. Il passait rapidement d'une feuille à l'autre en les balayant des yeux, en gardant la première dans la main.
« Quelque chose ne va pas ? Ces notes t'intéressent tant que ça ? »
Sherlock posa une feuille devant l'autre génie et pointa une zone. Moriarty ne mit pas longtemps à comprendre.
« Ho… intéressant tout compte fait. Je peux jeter un coup d'œil au reste ? »
Le détective lui laissa les feuilles et se leva pour commencer à tourner en rond dans la petite pièce.
« C'est tellement évident. Pourquoi est-ce que je n'y ai pas pensé avant ? Pourquoi est-ce que je ne l'ai pas vu ?
_ Et comment est-ce que tu aurais pu monsieur je raconte n'importe quoi sous le coup de l'émotion ?
_ Tu peux parler…
_ … tu disais ? Ha oui, et finalement qu'est-ce que ça change ?
_ Absolument rien.
_ Preuve de plus que ton frère est prêt à tout pour toi. Charmant… »
Sherlock fit une grimace de dégoût et revint s'asseoir avec tout de même un petit rictus amer.
« J'imagine que la paranoïa est une des conséquences pour travailler au gouvernement. Tu crois que Mycroft est paranoïaque ? Ce serait bizarre s'il était paranoïaque.
_ Ben…
_ Quoi ?
_ Moi je pense honnêtement que oui.
_ Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
_ … Je suis désolé mais un mec qui, peu importe où il est et le temps qu'il fait, garde constamment son parapluie, je trouve ça louche. »
Les deux génies ne purent garder leur sérieux très longtemps et laissèrent tous deux échapper un rire franc.
« Enfin bon… donc comme c'est ton frère… qui a fait tuer ton père. Et non pas un de ces ennemis imaginaires. Il aurait dû me demander un coup de main à l'époque, ça n'aurait pas mis aussi longtemps.
_ …
_ Pourquoi tu me regardes comme ça ? Ha oui… du côté des anges.
_ Tu fais ce que tu veux pour obtenir de l'argent. Trafiques, réseaux, autres machinations… aider des gens à se réfugier dans d'autres pays… etc. Et pour ce qui est de… tuer des gens. Et bien ces personnes seraient mortes de toute façon, tu t'occupes de trouver un moyen plus intelligent de le faire, ce qui m'apporte des enquêtes beaucoup plus intéressantes et rentables que la normale. Donc au final…
_ J'ai essayé de faire tuer ma sœur.
_ C'est un détail. Et tu as changé d'avis une fois, tu ne le feras pas une deuxième fois. Ou tu n'aurais pas empêché Moran de lui tirer dessus à l'hôpital. Rappelle moi comment on en est arrivé là ?
_ Il a vu que je portais ton écharpe.
_ Ha… oui.
_ Oui… que dirais-tu d'un retour au salon ? J'ai quelque chose à rendre à Abigaïl.
_ C'était un pitoyable changement de sujet. Tu voulais peut-être éviter que je te rappelle ce moment où tu t'es réveillé avec la tête enfouie dans mon écharpe ? »
Jim se saisit de la feuille la plus proche, et la réduisit rapidement en une boule un peu difforme qu'il balança à la tête de Sherlock.
« Je réitère. Que dirais-tu d'un retour au salon ?
_ Je me vengerai. Souviens-toi en. Je me vengerai.
_ J'ai hâte.
_ Imbécile ! »
Moriarty disparut dans le couloir et le détective prit une grande inspiration avant de jeter à nouveau un œil rapide aux feuilles sur le bureau. Il était un peu perdu et ne savait plus ce qu'il devait penser de son frère. Il l'avait haït pendant des années pour l'avoir laissé tombé alors que c'est grâce à lui qu'il a pu sortir. Quelque part, il comprenait que Mycroft n'ait rien dit, mais le fait était que maintenant, Sherlock savait que son frère était réellement prêt à beaucoup pour lui, et disait la vérité à ce propos. Cette pensée lui glaça le sang. Quelque chose n'allait pas. Quelque chose ne collait pas.
Le brun secoua sa tête et sortit à son tour du bureau en tentant d'ignorer cette discordance cognitive sous-jacente qui menaçait de lui faire exploser la tête. Lorsqu'il fut sorti, il observa Jim qui inspirait lentement, une main sur la poignée de la porte du salon.
Bon, je sais, j'ai déjà fait mieux comme fin de chapitre! Mais bon, voyez-vous, il est tard, j'avais BEEAUUUUUCOUP de retard à la base.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé par REVIEW, j'ai un peu l'impression de faire n'importe quoi sur cette fic.
Et sinon bah... j'espère que vous avez quand même un minimum apprécié. La suite au prochain chapitre!
(Soit dit en passant, il n'y aura pas énormément de chapitre à la suite de celui là, la fin ne va pas trop tarder à arriver. Bon pas tout de suite hein, mais... va pas trop tarder quand même. A ciao bon soir!)
