Chapitre dédié à Mitsuki-chan, qui, grâce à sa review, m'a donné envie de continuer ... merci.

Chapitre 7 : Intuition – PARTIE 1

Sixième constat : « … Ou c'est de la folie, ou c'est du génie … le plus étrange c'est que ces deux qualités vont souvent ensemble ... »

Nom : Black

Prénom : Regulus

Nom de code : -

Sexe : M

Age : 40 ans

Particularités physiques :

Taille : 1m82

Poids : 75kg

Description physique : Cheveux noirs coupés courts, yeux bleus. A un certain charme.

Parcours professionnel : INCONNU

Spécialités :

- Armes à feu

Autre particularité :

- A un tatouage représentant une tête de mort au niveau du poignet.

- Parle trois langues (Anglais non compris) : Français, Allemand et Russe

- Est le spécialiste en arme à feu chez les Serpentards.

- A des relations plutôt tendues avec Snape.

TNBZxTNBZxTNBZxTNBZxTNBZ

Le lendemain …

QG des Serpentards, dans une luxueuse chambre du sixième étage, 09h14

Quelque chose cloche …

Froncement de sourcil.

Quelque chose cloche vraiment.

Draco Malfoy sursaute, regardant partout autour de lui, de son bureau plus qu'ordonné à la grande baie vitrée qui donne accès sur un balcon. Il pose les yeux sur le réveil … 9h15. Le réveil devait sonner à 7h. Il le prend fébrilement … les piles ne fonctionnent plus.

Oh shit …

Mais avant qu'il ne put approfondir ses pensées, un téléphone sonne à ses côtés sur un air de Rammstein.

Il décroche.

« Malfoy à l'appareil. »

Dans le même QG, dans le garage privé au deuxième sous-sol, à la même minute.

« Draco ! Mais t'es où bordel ? »

« ... »

« ça fait dix minutes que l'on t'attend ! »

« ... »

« POURQUOI ? Mais t'as oublié qu'on va chez les Goyle aujourd'hui ? »

« ... »

Blaise raccroche sous le regard de tous. Il passe une main sur son visage en signe d'exaspération.

« Alors ? » s'élève la voix de Théodore Nott.

Un soupir las lui répond.

L'Héritier n'est jamais en retard. Même d'une seconde. Et quand quelqu'un se fait attendre, il a pour habitude de le punir tout simplement. Draco hait le manque de ponctualité. Et pourtant, il était en retard. Cherchez le bug.

Sans doute, la raison aura été évidente pour tous : il est perturbé par sa rencontre de la veille; seulement, il ne l'a pas montré du tout. Il y a de quoi s'interroger donc …

Lucius Malfoy regarda sa montre pour la trente-huitième fois depuis dix minutes – oui, Théo a compté. Comme on le dit si souvent, tel père tel fils, même si le père et le fils ne l'admettront jamais.

La veille, ils ont décidé de rendre une visite chez la famille Goyle, composée de l'épouse et de leur unique fils Grégory Goyle lui-même membre chez les Serpentards, pour leur présenter les plus sincères condoléances, avec quelques mensonges parsemés ici et là évidemment, et remettre une indemnisation d'environ soixante mille euros (soit environ le salaire annuel brut d'un Slash), plus le salaire du mois de l'agent.

Huit ou neuf minutes passent encore jusqu'à ce qu'on entend distinctement des pas frappant le bitume.

A peine quelques secondes plus tard, l'Héritier des Serpentards apparaît, un sourire en coin aux lèvres, la clé de l'une de ses voitures tournoyant à son index, l'autre main dans la poche de son jean noir.

« On a failli attendre, tiens ! » se moque Blaise.

Draco ne répond pas, haussant insensiblement les épaules, ignorant le regard très noir de son père, et ne manque pas de relever la tête encore plus haut en passant près de Snape.

Il ouvre nonchalamment la portière d'une Mercedes après un clic sur l'ouverture à distance, mais au moment de rentrer dans la voiture, il les toise tous.

« Vous attendez quoi ? Le Messie ? » dit-il d'une voix hautaine et froide.

Centre de Londres, QG des Griffondors, 9h30

Hermione Granger se réveille rarement tard. Elle a pour habitude même de réveiller les autres. Mais aujourd'hui c'est différent. Très différent.

Elle sort du lit, en baillant, les cheveux encore plus ébouriffés que d'habitude, avant de se diriger paresseusement vers la salle de bain.

La première chose qu'elle fait est d'ouvrir le robinet du lavabo pour se rafraichir le visage.

Puis, un regard dans le miroir d'en face lui arrache un soupir.

Ses yeux sont rouges … et même que les larmes de la veille ont laissé des traces pales le long de ses joues, striant le visage rouge. Ses lèvres se sont gonflées, ça, c'est sûrement parce qu'elle s'est mordu les lèvres un peu trop fort pour évider un quelconque son d'en sortir.

Mais sinon, tout va bien … à part la migraine qui lui mitraille le crâne depuis qu'elle est sortie du lit.

Hermione laisse un profond soupir sortir de ses lèvres encore une fois avant de laisser l'eau couler dans sa baignoire.

La journée va être longue. Très longue.

Londres, District de Lewisham, quartier de Hither Green, 10h00

Le bruit des clics sur le clavier emplit l'air.

On entend à l'intérieur les voitures qui roulent dehors et la musique insupportable des klaxons de temps à autre. Le samedi à Londres est généralement calme, sauf qu'il y avait funérailles dans la même rue, et que, les voitures ayant du mal à se stationner, la circulation a du mal à justement … circuler.

Katy Bell soupire un bon coup et se lève. Elle se dirige vers la fenêtre de son appartement, situé au troisième étage d'un immeuble de style victorien, soit façades blanches et toits d'ardoise noirs.

Dans la rue, une femme au volant d'une voiture grise datant d'il y a quelques années essaie tant bien que mal de faire un créneau, bloquant ainsi la moitié de la route. Évidemment, galanterie n'est pas patience : plusieurs klaxons se font entendre.

Katy se passe une main sur le visage avant de délaisser la fenêtre pour se rendre dans la petite cuisine simple mais moderne, à côté.

Elle prend une tasse dans un des nombreux placards avant de se verser une tasse de café. Froid, le café.

Elle s'est réveillée tôt, aujourd'hui. Un pressentiment, mauvais, l'a empêchée de terminer son rêve.

La veille a été particulièrement stressant, avec l'affrontement et les surveillances. Elle est rentrée assez tard comme la plupart de ses collèges. Et la première chose qu'elle a fait en arrivant chez elle a été de s'effondrer endormie sur le lit, totalement habillée, encore chaussée.

Et ce matin, ce pressentiment l'a tirée hors du lit, vers sept heures du matin. Elle a pourtant voulu se rendormir, mais rien à faire. D'autant plus qu'elle sera de permanence cette nuit.

Katy, en reposant sa tasse dans l'évier, esquisse un geste pour chasser toutes les pensées non voulues du moment. Pour l'instant, elle doit se concentrer sur un rapport qu'elle doit donner à vingt heures ce soir.

Elle revient donc vers l'ordinateur d'un pas trainant, exprimant ainsi toute sa paresse.

Mais à peine est-elle assise que son téléphone – un petit truc rose qu'un ami japonais lui a offert durant son voyage au Japon – sonne d'un bruit strident.

Elle décroche.

« Allo ? … Ah c'est toi maman … Oui, je viens pour le week-end … c'est à quelle heure déjà ? … Onze trente ? C'est ok … J'ai hâte de te présenter Laurent, je suis sure que tu vas l'adorer … Oui … Bon, j'ai du travail là … Ok … Moi aussi, je t'aime. »

Elle pose le téléphone près de la souris optique de son ordinateur et sourit.

A chaque évocation de ce nom, Laurent, elle sourit.

Elle l'a rencontré en France, lors d'une mission. Dès le premier regard, elle est tombé sous son charme.

C'était un jeune homme d'environ vingt-huit ans. Ses cheveux couleur cuivre et ses yeux noisettes font de lui un bel homme, dans la fleur de l'âge.

Elle l'a rencontré au détour d'un couloir d'hôtel alors qu'il toquait à sa porte de manière frénétique, le visage déformé par une moue.

Mais qui était-ce ?

« Excusez-moi, Monsieur » avait-t-elle dit en français teinté d'un petit accent anglais, « je peux faire quelque chose pour vous ? »

L'homme la toisa une seconde avant de passer une main dans ses cheveux, les décoiffant au passage.

Bizarrement, Katy trouva que ce geste – que la plupart du temps elle détestait chez d'autres hommes – était d'une sensualité déconcertante.

« Je frappe à cette porte depuis dix minutes déjà et … vous logez ici ? »

« C'est ma porte, oui. » répondit-elle d'un petit sourire crispé.

« Oh ! Vous êtes Donna Dalambre ? »

Katy fronça les sourcils un moment avant de s'autoriser un petit rire cristallin.

« Je ne suis pas (1). Vous vous trompez, désolé. »

« Ah bon ? Je suis désolé de vous avoir dérangé, miss ... » dit-il avec un sourire gêné.

« Bell ! »

Katy avait la sensation que sa réponse avait été un peu trop précipitée, mais l'homme ne fit que lui sourire.

Il lui tendit la main.

« Laurent Lacroix, enchanté »

Katy hésita un instant – pourquoi ? – avant de prendre cette main qui semblait si douce et chaleureuse. Mais au lieu de la secouer, Lacroix se pencha gracieusement et posa un baiser léger, voire frivole, sur le dos de sa main qui, bizarrement, devint aussi rouge que son visage.

Depuis, ils se sont fréquentés de plus en plus, Katy allant même jusqu'à prolonger son séjour de deux semaines après la mission, évitant, évidemment, de donner la raison au QG.

Leur romance a duré un an et demi jusqu'à ce que, il y a deux semaines, Laurent ne déboule dans son appartement et lui a précipitamment demandée de se préparer à sortir. Ce soir-là, elle aurait dû être de permanence, mais un coup de fil à Dean Thomas, un bon ami à elle, et le tour était joué.

Ils ont passé une soirée romantique à souhait, jusqu'à ce que, au bord de la Tamise, sous les lampadaires et la pleine lune, il ne lui a demandé de l'épouser.

Et là, Katy a pris peur.

Mais qui lui en aurait voulu ?

Elle est l'une des agents du clan Griffondor, l'un des plus redouté du monde. Lui croit qu'elle travaille chez Hamptons Intermational – une agence immobilière internationale – d'où ses fréquents déplacements à l'étranger.

Or, quand on a peur, on ne peut avoir que deux réactions complètement opposées : fuir ou avancer tête la première.

Et Katy a choisi la deuxième. Des risques, il faut en prendre, lui a dit sa mère une fois … et depuis le temps que celle-ci rêve de voir sa fille casée …

Un petit bip de l'ordinateur tira Katy de ses souvenirs.

Une minuscule fenêtre est apparue au bas de l'écran, signifiant qu'elle vient de recevoir un mail du bureau.

Le mail dit qu'elle doit venir au bureau le plus vite possible, une réunion d'urgence apparemment.

Soupirant, Katy se lève – décidément, on peut jamais se reposer ou quoi ? – mais avant, elle imprime quelques mails et quelques pages de dossier qu'elle lira au cours de la journée, et avec un peu de chance, durant la réunion.

Londres, District de Brent, quartier de Kilbrun, 10h15

Draco n'a jamais aimé les présentations de condoléances et les raisons des dites condoléances.

Comme il est plutôt jeune, il aurait été déplacé si c'est lui qui parle durant les condoléances, alors, cette fois, c'est Crabbe qui s'y est mis; après tout, il a été un ami proche de Goyle.

Ce que Draco déteste le plus dans ses moments là, c'est de voir les étapes de l'acceptation de la mort. D'autant plus qu'il s'agit là d'un mari … d'un père.

En effet, devant lui, assis sur un sofa beige à l'air usé, Gregory Goyle et sa mère, Sylvia Goyle.

Dès que Crabbe est entré dans le vif du sujet, le visage rondelet de la femme s'est crispé, et elle a débuté la première étape : le déni.

Grégory a essayé de dire à sa mère que tout ceci est vrai, qu'il l'a appris le soir mais a dû attendre ce matin que l'équipe vienne pour confirmer. Lui-même pourtant a l'air de ne pas encore y croire, et, Draco a senti, au moment où leur regard se sont croisé, toute la peine et la tristesse que son collège ressent.

Puis, après, Snape a repris le discours, sachant très bien que la mère et l'enfant n'écoute plus, se réconfortant l'un et l'autre. Et là, autre chose a frappé Draco : Goyle n'est qu'un enfant. Goyle a le même âge que lui.

Cette remarque l'a troublé plus que ça ne l'aurait dû.

Et si ç'avait été son père ?

Il a baissé la tête, lentement, lui non plus n'a plus écouté Severus à partir de ce moment.

Une main se pose sur son poignet, alors qu'il se tient derrière tous, comme si tous ont conscience qu'il faut protéger l'Héritier : il ne faut pas qu'il voit le chagrin des autres, pour ne pas qu'il se sente trop touché. Un moyen de défense comme un autre. Mais ça ne marche pas.

Draco pose ses yeux gris sur la main douce et familière. Celle de son père.

Alors, imperceptiblement, presque automatiquement, il se rapproche de l'homme qui semble stoïque.

Draco fait la taille de son père. Encore un autre de leurs nombreux points communs. De l'autre côté, Lucius Malfoy tient la main de sa femme, en une caresse douce et légère.

« Reprends-toi. Ça va aller. » chuchote Lucius à son fils, tellement bas que personne à part sa femme et ledit fils n'a entendu.

Presque aussitôt, la main de Lucius le lâche pour frôler le dos de sa main, un semblant de caresse et de réconfort. Tout ce qu'il peut afficher en ce moment.

Narcissa, ayant entendu, tourne son regard du même couleur que le ciel de printemps vers lui. Leur regard se croisent, et Draco y voit encore plus de réconfort.

Il aurait bien aimé dire que de réconfort, il n'en a pas besoin et qu'il n'est nullement touché par ce qui se passe, mais c'est faux. Et Draco déteste mentir à lui-même. Aux autres peut-être, mais pas à lui-même.

*****

Théo n'a jamais vraiment perdu un être cher. Malgré son travail, c'est étrange mais c'est ainsi. Son père, bien qu'ancien Arcane Majeur, n'est pas mort. Après que Théo ait repris sa place, il est parti en vivre en France avec sa femme – donc la mère de Théo – et ne s'implique que très peu dans les affaires actuelles du Clan; gardant seulement contact avec Lucius ou encore le père de Blaise.

C'est pour cela qu'il n'est pas vraiment touché … juste un peu … émoustillé, mais rien de plus. Il ressent, bien sûr, de la peine pour Grégory, qui, malgré sa gaucherie, est un bon collège et une bonne connaissance.

A ses côtés, Millicent n'a pas bronché du tout. Enfin, c'est ce que l'on peut voir …

Elle s'est postée derrière Snape, et s'est contentée depuis le début de garder un visage grave.

Millicent n'a jamais approuvé les présentations de condoléances pour la simple et bonne raison que les gens voit son visage, d'autant plus là, il s'agit de Grégory Goyle, quelqu'un en qui elle n'a jamais eu confiance. Mais malgré ça, elle sait que ce n'est pas la première fois que Goyle voit leur visage. En effet, grâce à l'ancien statut de son père au sein du Clan, il a eu ce privilège. Et jusqu'à présent, il n'a pas été cafté quelque part donc …

Cela n'empêche pas qu'elle déteste ça. Et tous le sait. Seulement, on l'y oblige … noblesse oblige comme on dit.

Soudain, alors qu'elle s'affaire à ne surtout pas regarder les deux membres restants de la famille, un hoquet plus fort que les autres fait croiser son regard et celle de Sylvia Goyle.

Et tout son être est attiré dans les profondeurs les plus enfouis de ses souvenirs …

Elisabeth Bullstrode n'avait jamais vraiment aimé le fait que son mari eut été affilié à un Clan aussi dangereux et « pervers » que le Clan des Serpentards. D'autant plus que celui-ci tenait une position et un statut non négligeable au sein dudit Clan.

Chaque jour, elle avait ce mauvais pressentiment, cette intuition de femme, qui ne la quittait jamais du matin au soir. Son esprit et son cœur n'étaient jamais en paix.

Elle avait essayé d'éduquer Millicent pour que celle-ci se désintéresse de ce monde, mais elle avait l'impression que son mari lui cachait quelque chose à propos de son éducation. Quelque chose d'énorme.

Un jour, Millicent rentrait comme à son habitude vers dix-sept heures. Elle avait rencontré ce jour-là une personne qui l'avait tout de suite intriguée au plus haut point. Le genre de personne qui fascine et qui bouleverse. Il s'appelait Draco Malfoy.

C'était donc avec un large sourire qu'elle franchit la porte de sa maison.

Au dîner, personne n'avait rien dit, sa mère s'étant dit que c'était de son âge, son père, lui, bien qu'appréhendant que sa fille fût tombée amoureuse du futur dirigeant du Clan (même si celle-ci ne le savait pas encore), se contentait de manger, jetant des coups d'œil à l'adolescente de temps à autre.

Et six mois passèrent ainsi. Millicent passait beaucoup de temps avec Draco Malfoy et puis après Blaise Zabini, sa mère n'en sachant rien.

Mais un jour …

« Milli ? Ma chérie, m'accompagnes-tu ? »

La voix venait du rez-de-chaussée mais Millicent, dans sa chambre, l'avait entendue comme si elle était juste à côté.

Elle esquissa une moue : Draco voulait qu'elle rencontre deux autres de ses amis, un certain Théodore Nott et Pansy Parkinson.

Ces noms, elle les avait déjà entendus, plusieurs fois même …

« Milli chérie ? »

La voix s'était considérablement rapprochée. En effet, elle semblait juste être derrière la porte.

Porte qui s'ouvrit sur une magnifique femme blonde d'une bonne quarantaine d'années.

Millicent se tourna vers elle, le visage neutre.

« Et on va où ? »

« Chez une amie ! Elle veut tellement te rencontrer tu sais … elle est styliste et est à Londres pour un défilé ! Je suis sûre que vous allez vous entendre toutes les deux ! Je lui ai montré une photo de toi mon cœur, et depuis, elle veut absolument te voir car d'après elle, et je le pense aussi, tu as une silhouette et un visage parfait pour être mannequin ! »

Millicent roula des yeux discrètement.

« Je suis obligé d'y aller maintenant ? »

« Bien sûr ! Cécile n'a pas beaucoup de temps tu sais. Et puis, tu passes toujours ton temps avec je-ne-sais-qui ! Ou sinon avec ton père ! Pour une fois que nous serons entre filles, ne veux-tu vraiment pas venir ? »

Elle dit la dernière phrase avec un grand geste théâtral et finit avec un soupir à fendre l'âme. Et franchement, Millicent détestait ça.

Non pas qu'elle n'aimait pas sa mère, mais elle la trouvait envahissante, à tel point qu'elles finissaient par avoir des conflits, et ce, souvent.

Elisabeth quant à elle s'éloignait de plus en plus de sa fille malgré elle. Elle savait que cela avait un lien avec les Serpentards, car ici, tout à un lien avec eux.

On dit que l'amour d'une mère reste insensible au temps et aux épreuves. Mais Elisabeth, elle, regrettait que ce ne fût que des « on dit » et rien d'autre. Car son amour pour Millicent s'effaçait de plus en plus. Et ça se ressentait.

Mais elle gardait les apparences. Parce que c'est ce qui compte, n'est-ce pas ? Les apparences.

Alors qu'elle allait se détourner pour partir, la voix de Millicent vint percer le silence.

« C'est bon, je viens. Je te rejoins dans le hall ? »

« Très bien » répondit Elisabeth.

Millicent avait alors passé la plupart de sa journée à essayer des tenues et à être flattée par tous, tandis que sa mère ne cessait de parler au téléphone dans un coin.

La séance d'habillage ne se termina que vers dix-neuf heures, alors qu'elle était exténuée.

La route lui avait parue plus longue que d'habitude, et elle avait ce truc dans l'estomac, dans le cœur, dans l'esprit que ne la lâchait pas … un truc qu'on appelait couramment un mauvais – mais alors très mauvais – pressentiment.

Mais, étrangement, au lieu de se rendre chez elles, sa mère décréta qu'elles allaient dîner entre filles dans un restaurant chic dans le centre de Londres. Millicent ne répondit pas, effarée.

Pourtant, durant le repas, Elisabeth ne parla pas. Elle semblait distante et pensive, les sourcils froncés, l'air préoccupée, la tête constamment tournée vers la grande baie vitrée ou regardant sa montre toutes les trois minutes.

Quelque chose clochait, Millicent le savait.

Elle qui était très intelligente et très fine d'esprit n'arrivait pourtant pas à mettre le doigt dessus. Mais quelque chose n'aillait pas.

Le repas – un truc français dont elle n'avait même pas retenu le nom – se termina tard ce soir-là. Elles ne sortirent du restaurant que vers vingt-deux heures trente.

Et encore une fois, la route sembla interminable.

Bientôt, elles arrivèrent devant la maison.

Sa mère prenait du temps pour trouver les clés. Quelque chose n'allait pas.

Sa mère prenait du temps pour ouvrir la porte. Quelque chose n'aillait pas.

Sa mère prenait du temps pour allumer la lumière. Quelque chose n'allait pas.

Un cri. Le cœur battant pour l'une et s'arrêtant une seconde pour l'autre. Un cadavre sur le sol. Un homme. Son père. Quelque chose n'allait pas ...

« Millicent ? »

La jeune femme sursaute et se retourne vers la voix. Celle de Blaise.

Il lui sourit tendrement, tandis que sa main, chaude, serre doucement l'épaule de la blonde.

« C'est fini. On retourne vers le présent. Viens ... »

Millicent ne se rend compte du double sens des paroles du jeune homme que quand elle franchit le perron.

QG des Griffondor, 10h30

Hermione se dirige vers une salle de réunion, du pas le plus calme qu'elle le peut. Elle a été chargée de tout mettre en place avant la réunion qui aura lieu dans une heure.

Elle arrive devant la porte de bois où les mots « Salle de réunion n°2 » ont été sculptés finement.

Elle pousse la porte et entre. Elle sourit alors.

« Bonjour, Hermione »

Une jeune brune aux yeux noisettes et aux lèvres pulpeuse, la peau d'une jolie couleur bronzée, est assise derrière un ordinateur. Elle porte un masque de couleur crème avec des bordures marrons.

« Bonjour, Lavande. Tu es là depuis longtemps ? »

Hermione s'approche, et pose son sac – où est son ordinateur – sur la table.

« Non, je viens d'arriver. Tu as pu passer une bonne nuit ? Parce que moi, franchement, j'ai eu du mal à dormir »

« Moi aussi ... »

Ce n'est pas un mensonge, mais ça fait la même chose. Lavande n'a pas pu dormir parce qu'elle a stressé à cause de la guerre. Hermione, elle, n'a pas pu dormir pour une bonne autre raison. Et cacher une part de la vérité à l'une de ses meilleures amies la chagrine un peu … mais Lavande finira bien par savoir, hein ?

Hermione soupire fortement et s'assit à son tour.

« Alors, on va bosser ensemble à ce que je peux voir ... »

« Et oui ! Tu veux qu'on commence par quoi ? » lui sourit Hermione, mais un sourire si crispé que Lavande le remarque, mais n'en fait aucun commentaire, bien que la curiosité la ronge. Hermione a un truc à cacher, et elle le sait.

« Par relier nos ordinateurs, non ? » taquine Lavande pour alléger l'ambiance.

Hermione lui fait un sourire, plus sincère cette fois.

Elle sort de son sac son ordinateur – tous les Jokers ont un MacBook Professionnel – et deux fils pour relier la sienne à celui de Lavande.

Deux minutes plus tard, les deux écrans affichent « Connection established ».

Londres, district de Southwark, quartier de Bermondsey, 10h42

Regulus Black déteste la Mairie de Londres.

« Monsieur, nous sommes réellement désolés ... » lui dit une petite femme d'une bonne cinquantaine d'années, les cheveux blonds plaqués en un chignon au-dessus de sa tête, les lèvres peints d'un rouge que Regulus trouve plus que vulgaire, et le décolleté plongeon dans ce qui semble être un reste de poitrine.

« C'est bon … laissez tomber, je m'en vais. »

Accompagnant la parole au geste, il se lève prestement, grognant contre l'incompétence de l'administration anglaise – et surtout de cette « femme » – et sort du minuscule bureau en prenant soin de bien claquer la porte.

Et là, encore une chose que Regulus déteste plus que tout : les escaliers en colimaçon de cette coquille qu'est l'Hôtel de Ville londonien. Décidément, il est servi.

Depuis son réveil – d'ailleurs, il n'aurait vraiment pas dû se réveiller – sa journée a mal commencé. Et ce par l'appel de Snape sur son portable lui disant de venir au QG à six heures du matin sans faute. Il déteste Snape.

Quand il est arrivé, il fut accueilli par Lucius Malfoy himself. Imaginez sa surprise. Il a cru alors que sa dernière heure est arrivé et a essayé de se remémorer la bêtise qu'il a pu faire.

Mais Malfoy s'est assis à son bureau avec le visage aussi expressif et heureux que d'habitude – comprenez là l'ironie vaseuse de cette phrase – et l'a fait s'asseoir en face de lui. Le cœur de Regulus n'a jamais battu autant. L'homme comptait-il lui faire avouer quelque chose de manière diplomatique avant de passer à la manière plus … persuasive ?

Puis, le verdict est tombé : Goyle est mort. Il faut un remplaçant au sein des Slash. Il a été choisi – pas par Snape évidemment, mais grâce à l'appui personnel de Bellatrix Lestrange et La Panthère. Il a donc intérêt à ne pas faire de connerie au risque de déshonorer Lestrange et l'autre félin – surtout ce dernier, en fait, Lestrange, on s'en fout.

Regulus a été heureux sur le coup. Mais dès qu'il a vu le boulot monstre qui l'attend, il a vite désenchanté. Il a été assigné par La Duchesse – qui elle-même a été assigné par Diamond himself – de faire une liste de tous les bâtiments de Londres pouvant abriter les Griffondors, plus les fonctions actuelles de ceux-ci. Comme quoi …

Voilà pourquoi, il sort de la Mairie avec un visage exaspéré en ce moment. Et il sent que la migraine va pointer son nez bientôt. Il a négocié avec cette … fonctionnaire – pour ne pas dire autre chose – pebdabt plus d'une heure. Pour quoi au final ? Rien. Niet. Nada. Que dalle !

Regulus inspire un bon coup avant de sortir de la mairie, mais ne regardant que droit devant lui, il percute quelqu'un qui vient de sa droite.

Déstabilisé, il reprend un instant ses esprits avant de se tourner vers la droite.

Un jeune femme, un dossier rempli de papiers sous les bras, s'est retrouvé le … hum … derrière dirons-nous, par terre.

Confus, il l'aide à se relever avec quelques excuses qu'elle retourne, le rouge aux joues.

Après un dernier « Je suis vraiment désolé », elle le contourne et recommence à courir sur ses bottes à hauts talons – mais bon sang ! Comment font les femmes pour marcher avec ça ! Et courir, m'en parle pas – avant de traverser précipitamment la route sous un vacarme de klaxons.

Regulus se permet un petit sourire avant de faire un pas … et s'arrêter.

Quelques feuilles de papier de trouvent sous sa semelle.

Il se penche, les prend et regarde autour de lui, essayant de localiser la jeune femme qui l'a bousculé, mais ne la trouve nulle part.

Ses lèvres esquissent une moue avant que son regard ne se porte sur ce qu'il y a entre ses doigts.

Et là, ses yeux s'écarquillent de surprise.

En grand et en gras, il est écrit : A KATY BELL. MAIL CONFIDENTIEL. OBJET : TU PENSES QUOI DU DIAMOND ?

De Diamond il n'y en a qu'un.

Sans se gêner, au milieu du trottoir rempli de passants, Regulus commence à lire la suite.

Il a mieux qu'une liste de bâtiments apparemment …

Tout compte fait, sa journée va être superbe !

TBC ... really soon

OH. MY. GOD.

J'ai terminé le chapitre !

Alors, JE SUIS DÉSOLÉE !! Du retard et de tout ce que ça a engendré !

D'autant plus que je n'ai pas répondu aux reviews qu'on m'a laissé !

Et, franchement, je n'ai pas d'excuse, alors si vous voulez me tuer, allez-y ! Vous gênez surtout pas ! Mais sinon, merci pour les reviews !

Mais sinon, que dire ?

Je suis assez fière de moi. C'est la première fois dans cette fic que je mets des flash back. J'aime pas vraiment ça, les flash back, mais faut admettre que c'est plutôt pratique quoi ...

Sinon, je suis ouverte à toute critique !

Vous aurez remarqué - ou pas - que c'est LA PARTIE 1 du chapitre 7 ... cela veut dire ... qu'il y aura la deuxième partie que je publierai dans le courant de la semaine prochaine car je voulais réellement coupé ce chapitre étant donné qu'il est très long et très détaillé étant donné que j'ai décidé de donner une histoire, une vraie personnalité à chaque personnage, et non pas faire comme je l'ai fait avec Cho Chang que j'ai tout simplement tuée sans préambule.

Enfin - avant vos reviews xD - VOICI LE THÈME DU PROCHAIN BONUS :

"Chaque lecteur peut poser TROIS questions aux personnages, n'importe lequel (même Draco et Harry). Ces derniers y répondront volontiers tant que la question ne spoile pas la suite de la fic (dans ce cas, j'enverrai un MP le disant) ... trois, deux un ... GO !"

P.S : Questions a poser par review ou MP ... comme vous le voulez.

Voilà ! C'était mon blabla du jour ... et voici mon coup de gueule du jour :

S'IL VOUS PLAIT, arrêtez de me mettre en favoris ou en alerte sans laisser de review. Je trouve ça énormément vexant. Vous voulez que je continue l'histoire ? Laissez moi des reviews au moins pour me le dire ! ça prend quoi ? une minute ? vous avez eu dix minutes pour lire le chapitre alors pourquoi pas une minute pour laisser une petite review qui me boosterai ?

J'ai eu beaucoup d'alerte ... et si chaque alerte ou favoris était accompagné d'une review, ce chapitre aurait été en ligne depuis TRES longtemps ...

Le plus beaucoup cadeau pour un auteur est un commentaire ...

Pour voir "L'OST" de cette fic, rendez vous sur mon livejournal : hiino (vous mettez livejournal point com après hein !)