- Chapitre 10 –

Eléments perturbateurs :

« … Gaara… Je suis désolée, essaya-t-elle de m'avouer en me prenant dans ses bras. Tu dois… tu dois de te marier… »

Je n'en revenais pas. Non… C'était impossible ! Me marier ? Je devais me marier ! Quand ? Où ? Comment ? Et surtout, avec qui ? Qui ? Je crus devenir fou durant une minute. Non… Je ne pouvais… je ne devais… Naruto… Je resserrai l'étreinte de ma sœur, blottissant ma tête dans son cou. Je respirai son odeur, son parfum, qui m'apaisait tant, tellement il me faisait penser à ma tante. Cette tante qui m'avait donné de l'amour. Oui, de l'amour. Mais aussi, de la haine… Je sentis que Temari me berçait peu à peu, comme pour me réconforter. Je ne lui dis pas, mais je le pensais très fort : merci Temari…

Je me retirai de l'enchaînement de ses bras, qui était autour de moi, la regardant avec des yeux pleins de tristesse, puis allant aux côtés de mon ange blond, je m'assis et l'admirai encore. Cet ange, à qui je devais tant. Cet ange, que j'aimais tant. Cet ange, qui me faisait tant rêver. Cet ange, qui me faisait vivre dans la joie. Cet ange, qui représentait mon bonheur. Cet ange… que je vais devoir détruire à mon insu. Rien que d'y penser, j'avais envie de vomir, j'avais envie de me détruire, j'avais envie de mourir. Temari me laissa sur un « si tu as besoin de quoique ce soit, je serais chez moi » avant de fermer la porte. Pourquoi ? Pourquoi le conseil a-t-il eut cette stupide idée ? Pour que l'enfant que j'aurais soit Kazekage à son tour ? Pour que je transmette mon pouvoir de génération en génération ? Ces questions me torturaient l'esprit, mais, me fit raisonner. Il fallait que je parle immédiatement au conseil. Mais je devais rester auprès de mon amour également. Que faire ? Naruto… Pardonne-moi… Je créai un clone de sable, lui ordonnant de ne faire entrer que des médecins et personne d'autre, puis, quittai ma chambre en direction de mon bureau, où Kankuro et Baki me remplaçaient depuis notre arrivée à Suna.

Je ne mis que quelques minutes avant d'être devant la porte de mon bureau. Devais-je frapper ? Après tout, ça serait impoli de ne pas le faire, même si c'est mon poste de travail en temps que Kazekage. Je frappai donc le bois et entendis la permission d'entrer avant de m'introduire dans la pièce. Mon frère et mon ex sensei me regardèrent assez bizarrement je dois dire, sûrement à cause du fait que j'avais frappé, mais, je n'en tins pas rigueur.

«- Tout se passe bien ?, m'informai-je avant de mettre le sujet du « mariage » sur le tapis.

- Je ne sais pas comment tu peux t'en sortir Gaara, dit mon frère aîné. A peine on finit un dossier que le double arrive ! C'est à en devenir fou !

- Je vais reprendre mes fonctions, ne t'inquiète pas. Pour l'instant, je suis venu mettre au clair un point important. »

Ils se turent et je leur dévoilai mon inquiétude.

«- Pourquoi dois-je me marier ? »

Kankuro baissa les yeux vers le bureau et Baki parla à sa place. Finalement, j'aurais dû demander à Temari… elle aurait été plus douce, si je puis dire, pour m'annoncer cela. Maintenant, mon cœur me faisait encore plus mal et saignait encore plus…


Tout était noir. Tout était sombre. Tout était froid. Tout était lugubre. Tout me faisait peur. Surtout dans cet endroit inconnu. Où étais-je ? Je sentis quelque chose de mouillé, froid et dur dans mon dos. Etais-je allongé ? Peut-être… Tout à coup, le dur dans mon dos avait disparu et je sentais à présent quelque chose de liquide. De l'eau ? Oui… Sûrement… J'ouvris peu à peu les yeux. Il faisait toujours aussi sombre et aucun son n'était audible. Non ! Rectification…Un son… Un seul… Une goutte d'eau tombant dans une flaque… Régulièrement…Par je ne sais quelle force, je me redressai, découvrant qu'il n'y avait qu'une cinquantaine de centimètre d'eau. J'étais dans une pièce en pierre, où six couloirs s'offraient à moi. Que faire ? Quel chemin prendre ? Soudain, une brise me caressa la peau, me faisant frissonner. Elle venait d'un seul couloir, que je pris. Pourquoi ? Par curiosité sans doute. Je marchai, marchai, marchai, avant d'arriver devant une grande porte de couleur or, que je ne connaissais que trop bien.

«- Kyûbi ?, risquai-je. »

Deux yeux rouges apparurent derrière les barreaux et mon démon me sourit.

«- Tiens, Naru-chou… Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je ne sais pas… Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Pourquoi suis-je malade ?

- Je ne sais pas gamin, mais, une chose est sûre : cela m'atteint aussi, me répondit-elle assez tristement.

- Quoi ? Comment ça ? Comment est-ce possible ?, criai-je sans le vouloir.

- Calme-toi Naruto ! J'ai dû mal à me contrôler ! Si ma colère prend le dessus, je prendrais possession de ton corps sans le vouloir !, me sermonna ma renarde.

- Pardon…, m'excusai-je en baissant la tête. »

Je m'approchai de la cage et passai mon bras de l'autre côté, à travers les barreaux, pour caresser la patte de mon bijuu, comme pour la rassurer. Dès l'instant où j'avais commencé à toucher sa fourrure orange, mon cœur me brûla. Je dus m'accrocher aux barres de la cage pour ne pas m'effondrer par terre. Kyûbi aussi avait mal. Elle hurlait et ses cris me faisaient encore plus souffrir. Au final, je hurlai autant qu'elle. Sans m'en rendre vraiment compte, je me retrouvai au sol, sur le dos, essayant de retirer la douleur dans ma poitrine. Petit à petit, le son de ma voix devint lointain, la sensation d'être au sol se dissipa et ainsi de suite avec tous mes cinq sens, jusqu'à ce que le néant m'envahisse…


J'avais réuni le conseil pour régler cette histoire de mariage. Nous étions tous assis et ils étaient en train de se crêper le chignon pour un oui et pour un non. Je ne les écoutais plus que d'une oreille, le coude droit sur la table et la tête sur la pomme de ma main droite. Cette réunion s'éloignait de plus en plus du sujet principal : mon mariage arrangé avec une certaine personne de Konoha. Cela devenait presque énervant. En y pensant, avaient-ils le droit de faire ça ? D'ailleurs, je ne savais toujours pas qui était-ce, cette fameuse femme que je me devais d'avoir comme épouse. Peu m'importait… Je ne me marierai pas ! Je resterai avec mon ange blond !

« - Kazekage-sama ! »

Je sortis de mes pensées. Tout le monde me regardait. Apparemment, ils ne s'étaient pas mis d'accord sur un point. Enfin… J'espérai que ce n'était que sur un seul et non, plusieurs.

« - Veuillez m'excuser, je réfléchissais.

- Kazekage-sama, il faut que vous vous mariiez avec une jeune femme de Konoha !, s'emporta un conseiller.

- Pourquoi ?, ripostai-je.

- Pour qu'ainsi, l'alliance entre Konoha et Suna soit éternelle. Nous serions les alliés de Konoha, de même pour nous envers eux, de génération en génération…, m'expliqua un autre. »

Ainsi ils voulaient une alliance éternelle… De plus en plus fou… Enfin, je dis cela mais si je n'étais pas avec Naruto, je ne savais si j'aurais réagis de la sorte.

« - … soit humaine !, termina l'homme. »

Mince. J'étais encore dans la Lune. Comment vais-je faire pour savoir ce qu'il avait dit ? Tant pis. J'avais déjà pris ma décision de toute façon et je ne voyais pas pourquoi on s'opposerait à mon choix. Je n'avais que dix-sept ans après tout. Mais, je ne pus m'empêcher de poser cette question, qui voulait avoir une réponse.

« - Avec qui ?, demandai-je. »

Silence. Finalement, c'était une bonne question que je venais de poser. J'attendais que quelqu'un ait le courage, si je puis dire, de briser ce silence. Mais personne ne le fit. Je sentis une faible douleur dans mon ventre, puis disparaître comme elle était venue, signe que mon clone avait été détruit. Pourquoi est-il parti lui ? Et puis, je détestai lorsqu'on laissait une question que je venais de poser en suspend alors je perdis patience.

« - Qui ?, haussai-je le ton.

- Euhh… nous… nous ne…, commença un conseillé en face de moi.

- Nous ne pouvons pas vous le dire, car, nous n'avons pas eu la confirmation de l'Hokage et du chef de la famille, coupa Baki, qui était sur ma droite.

- Et vous osez m'annoncer que je dois me marier alors que ce n'est même pas sûr ?, continuai-je sur le même ton que tout à l'heure.

- Kazekage-sama, s'il vous plait, tenta de me calmer un conseillé sur ma gauche.

- Kazekage-sama !, hurla un ninja en déboulant dans la pièce. »

Je me tournai vers lui, le regard meurtri, sans le vouloir. Il avait intérêt à avoir une bonne excuse pour nous avoir interrompu. Allez, reprend ton souffle et parle !

« - Naruto Uzumaki est incontrôlable ! »

Naruto ? Mon cœur rata un battement. Sans me préoccuper du conseil, je me levai précipitamment, faisant tomber ma chaise au passage et courus jusqu'à ma chambre, où était mon blondinet. Naruto…Que t'arrivait-il ? Derrière moi, Baki, deux ANBU et le ninja qui était venu me prévenir de l'état de mon ange blond, courraient eux aussi pour pouvoir me suivre (et peut-être me protéger aussi)

« - Baki, où est le capitaine Yamato ?, m'informai-je.

- Je ne sais pas. Dans la ville ou dans ses appartements sûrement.

- Allez le chercher, ordonnai-je.

- A vos ordres, dit-il en emmenant le ninja messager avec lui. »

Deux minutes plus tard, nous arrivâmes à l'entrée de ma chambre, ébahis. Quatre ANBU étaient à terre, blessés (ou morts) et l'on entendait des hurlements, des rugissements et le bruit comme quoi les murs cédaient dans la pièce à notre droite. Une atmosphère sinistre nous envahissait. Une atmosphère qui nous donnait la chair de poule. Du chakra rougeâtre sortait par l'entrée de la pièce d'où venait les bruits et les cris. Du chakra rouge ? Kyûbi ! Non ! Comment ? Je me ruai à l'intérieur de ma chambre, à présent en ruine, et découvrais non pas Naruto dans son lit mais le démon renard avec quatre queues. Il était en position assise, avec les queues dansantes, en train de balayer d'une seule patte des ninjas, qui tentaient de la maîtriser. Alors qu'il allait les achever, je m'interposai et me pris une de ses pattes, qui était destinée aux ninjas, sur tout mon long droit. Enfin, mon sable. Mais, je fus tout de même bien secouer.

« - Naruto ! Naruto, c'est moi ! Gaara ! Réveille-toi !, criai-je à plein poumon. Ne te laisse pas posséder ! C'est ton corps ! »

Rien à faire. Comme seule et unique réponse, le démon, ayant pris possession du corps de Naruto, se défoula sur ma barrière protectrice de sable. Si nous n'étions pas entourés de tous ces ninjas, je me serais autorisé à mettre à bas mon masque sans émotion. Essayant tant bien que mal à ce que ses pattes ne m'atteignent pas, des morceaux de mur, qui restaient de ma chambre, tombèrent dans la rue. Instinctivement, je plongeai pour pouvoir protéger un maximum de villageois. Pour mon plus grand soulagement, les habitants s'étaient éloignés à temps. Mon combat contre Kyûbi continua donc dehors, sous un couché de soleil. Je protégeai au mieux que je pouvais les maisons environnantes, pour que le village ait le moins de dégâts possible. Je m'en sortais plutôt bien pour l'instant : aucune égratignure et une dizaine de blessé (en espérant qu'ils ne soient pas morts). Le démon à quatre queues fonça sur moi. J'eus le réflexe, si je puis dire, de me protéger, mais, pas assez bien, puisque je fus projeté à environ une dizaine de mètre en arrière. Mon sable amortit le choc, oui, mais je constatai qu'il m'avait griffé au niveau du torse. J'avais peut-être quelques côtes en mauvais état, en revanche, je réussis tout de même à me relever, sous quelques soulagements des habitants, qui admiraient le spectacle que leur procurait notre combat. Heureusement que mon masque inexpressif ne s'était pas cassé lors de ma chute, sinon, ils auraient été moins joyeux. Certes, je faisais peut-être comme si je n'avais rien mais la douleur, physique comme morale, était présente. Ce fut à ce moment-là où je compris que je ne tiendrais pas longtemps. Il fallait que je sache comment faire pour l'arrêter, comment faire pour gagner du temps avant l'arrivée de Yamato-san. Malheureusement, le mini « Kyûbi » avait, comme qui dirait, deviné mes pensées et mes intentions et m'attaqua sans relâche. J'esquivai sa patte droite, puis la gauche, évitai ses boules de feu qu'il envoyait avec sa bouche et alors qu'il s'arrêtait quelques secondes, j'en profitai pour l'entourer de sable. Mais qu'est-ce que Yamato faisait bon sang ?

« - Où est le capitaine Yamato ?, hurlai-je aux ninjas qui nous observaient depuis ma chambre détruite. »

Attendant la réponse, je tentai tant bien que mal à maintenir Kyûbi à l'intérieur de ma bulle de sable. Ce qui n'était pas des plus simples. Non seulement j'avais utilisé une bonne partie de mon chakra mais en plus mes blessures ne me facilitaient rien. Ajoutant à cela la fatigue qui ne cessait de m'envahir, je n'allais pas faire long feu… Je criai à nouveau ma question, montrant que mon self-contrôle était au plus bas.

« - Il sera là dans quelques minutes, me répondit une voix masculine.

- Tiens bon Gaara !, enchaîna une autre mais féminine cette fois-ci. »

Je détournai mon regard de mon « ennemi », en direction des personnes qui m'ont répondu, rencontrant une paire d'yeux émeraude, appartenant à ma sœur aînée Temari, et une autre qui était des plus sombre, Sasuke.

Gaara tiendra-t-il le coup jusqu'à ce que Yamato arrive ?

Temari et Sasuke aideront-ils Gaara ou resteront-ils là à le laisser combattre le mini Kyûbi ?

Pourquoi Kyûbi a-t-il pris possession du corps de Naruto ?

Yamato arrivera-t-il à temps ?

La suite dans le prochain chapitre !



Youma : Hello hello les gens ! J'espère que vous appréciez les évènements qui arrivent peu à peu ^^ Ne vous inquiétez pas, le Sasu/Naru arrive !

Sasuke : C'est pas trop tôt U.U

Youma : Une de tes résolutions pour 2009 n'était pas de ne plus râler toi ? è.é

Sasuke : Pas à ma connaissance…

Youma (soupir): Dommage U.U

Naruto : Et toi, ta résolution n'était pas que je ne m'en prenne pas plein la tronche ?

Youma : Héhé ^^' Gomene Naruto-kun… Mais, je t'aime bien tu sais !

Naruto (ni croyant pas une seconde): Ça se voit pas là U_U

Itachi (s'adresse à Naruto avec un ton charmeur): Viens avec moi et tout ira bien.

Sasuke : C'est ça... Casse-toi !

Mizu-chan : Soit poli toi avec ton aîné U.U ( Youma hoche la tête de haut en bas comme signe d'approbation )