" Cher serpentard,

je voulais te remercier pour m'avoir ramené au près de l'Ordre, je sais que j'y suis en sécurité.
J'espère que j'ai bien joué la mort, je ne veux pas que tu payes pour ce que tu as fais. Je t'ai trouvé très courageux.
Aucun de mes amis ne me croirait si je leur disait ce que j'ai vu de toi et qui tu es vraiment.
Je sais que tu as déjà fais ton choix et je ne peux pas cacher ma joie en sachant que c'est le bon.
Merci et à très bientôt.

P.S: Tu n'es et ne seras jamais comme ton père. Lui, il n'avait pas ton courage et ton coeur.

Serdaigle."

La jeune Lovegoode n'avait pas mal réagit à la réponse du Serpentard. Il avait donné une réponse, c'était le plus important. Elle plia le parchemin et le rangea précieusement dans un petit livre qu'elle déposa sous son oreiller.
Au rez-de-chaussée, une voix se fit entendre. Lorsque la blondinette la reconnue, elle ne put s'empêcher de dévaler les marches de l'escalier pour aller l'accueillir.

Une fureur ravageuse sévissait à l'intérieur d'Hermione Granger. Elle ne put l'empêcher d'exploser lorsqu'elle vit entrer Ron Weasley dans la vieille CHAMBRE D'HÔTEL qu'ils avaient prise pour se rejoindre.
Aucun mot ne sortit de sa bouche, seulement des cris. Elle l'attrapa par le col de son pull et le poussa violement contre le mur. Harry Potter protesta contre sa meilleure amie mais en vain. Quand il voulut intervenir, la belle sortit son arme et la planta contre la gorge nouée du rouquin.

«Hermione! Arrêtes! S'écria Harry d'une voix anxieuse.

«Non! Hurla Hermione, en enfonçant presque sa baguette dans la peau de son ami. Il a failli nous faire tuer! Des moldus nous ont sûrement vus! Tu as utilisé un sortilège impardonnable! Tout ça..., elle enfonça son poing dans les côtes du coupable, par sa..., un deuxième coup parti rejoindre le premier..., FAUTE !

La jeune femme l'avait lâché et s'appraîtait à lui lancer un sort quand une jeune fille blonde se mit à crier. Elle avait bondit devant Ron, tremblante de la tête aux pieds. La Gryffondor redoubla d'efforts pour ne pas l'attaquer elle aussi et baissa la menace.

«Mais qu'est-ce qu'elle fait là? Lança Harry, en regardant Ron puis Gabrielle d'un air ahuri. Tu es fou!?

«Maintenant, toi aussi tu t'en prends à moi? Répliqua le rouquin en poussant la blondinette de sorte d'être devant elle, comme pour la protéger.

«Bien! Fais donc ça! De toute façon ce n'est pas elle que je veux... C'est toi! Siffla Hermione avant de lancer un sort qui giffla Ron et l'envoya s'abattre sur le sol dans un bruit lourd.

Harry sauta littéralement sur le bras d'Hermione pour lui enlever sa baguette et l'attrapa par les bras, le visage pile en face du sien.

«Arrêtes, soupira-t-il. Je sais qu'il le méritait mais...

«Mais quoi? Coupa la jolie brune en s'écartant de l'élu.

«C'est Ron! Répondit Harry. Il s'agit de notre meilleur ami!

Le concerné se leva difficilement et lança un faible regard d'excuses vers son amie. Celle-ci le rejeta, soupirant avec dédain. Elle s'avança vers lui d'un pas décidé, ce qui le fit reculer.

«Pour moi, un meilleur ami n'envois pas deux mangemorts droit sur nous parce qu'il ne réfléchit pas. Pour moi, un meilleur ami ne ramène pas sa pouf avec lui alors que c'est dangereux pour elle comme pour nous, continua-t-elle d'un ton de plus en plus fort. Un meilleur ami ne pense qu'à lui et à son petit confort avant de penser à ses amis! Reprit-elle en criant. On est en guerre! A chaque coin de rue on peut se faire descendre! Ajouta-t-elle, les yeux remplis de larmes. Merde!

Elle lança son poing contre le mur, tout près de l'oreille de Ron, ouvrit la porte, manquant de l'arracher, et sortit.
Ron se laissa glisser jusqu'au sol, anéanti. Gabrielle s'agenoua vers lui et lui prit les mains. Malgré sa douceur, la jolie blonde ne lui était d'aucun réconfort. Il s'en voulait parce qu'il savait qu'il avait tous les torts.

La porte noire s'était ouverte et sans crier garde, des mains avaient attrapées les épaules des deux visiteurs pour les attirer à l'intérieur. Ils furent ensuite accueillis par des baguettes pointées sur leurs nez.
Rogue avait les yeux brillants et Draco eut soudain peur qu'il ne se mette à pleurer. Après les révélations qu'il lui avait faites, plus rien ne l'étonnait venant de lui. Il ravala sa salive dans un bruit sec etSUIVIT les hommes qui leur ordonnaient d'avancer. Son parrain lui passa devant en le bousculant et marcha d'un pas vif.
La voix caverneuse de Maugrey Fol'oeil se fit entendre dans toute la pièce sombre qu'était la cuisine du Square Grimmaurd.

«On vient faire une visite de courtoisie? Grogna-t-il en se levant de sa chaise.

Draco l'apperçu et remarqua immédiatement le changement de son visage. Il parraissait vingt ans de moins. Le jeune Malefoy avait du mal à ôter ses yeux et l'homme le remarqua de son oeil magique.

«Et tu as osé ramener cet avorton avec toi?

A mesure des mots, le son de sa voix s'intensifiait dans une colère noire. Il sortit sa baguette dans un geste magistral et la pointa vers le traître.
Rogue ne répliqua pas, se tenant toujours droit comme un piquet. Draco attendait, les secondes lui semblaient être des heures. La tension était palpable et le jeune homme ne savait pas comment il allait devoir réagir si les choses tournaient mal. Il ferma étroitement les yeux, priant que Severus trouve un terrain d'entente.
Contre toute attente, le concerné fouilla dans une poche intérieur tandis que l'aurore grognait fortement. Le nouveau directeur de Poudlard sortit une fiole vide qu'il agita sous le nez de Maugrey puis attrapa sa baguette et la cala contre sa propre tempe. Lorsqu'il l'écarta, un filemment blanchâtre y était accroché. Il le fit tomber dans la fiole qu'il reboucha. La fiole atterit dans la main de l'aurore, une seconde après.

«C'est tout ce que tu as? Gromela l'homme borgne.

«Tout est là, souffla Rogue, la voix ténébreuse. Je sais que personne ici ne croira mes mots et je n'ai pas de temps à perdre.

«Tu n'en as pas perdu en assassinant Dumbledore! Répliqua Maugrey en s'avançant vers l'ancien professeur de potions.

Il le bouscula pour passer et monta à l'étage où se trouvait sa chambre. Les deux ennemis restèrent debout au milieu de la cuisine dans un silence pesant. Remus Lupin, adossé au mur du couloir, surveillait, ce qui ne manqua pas d'agacer Severus au plus au point.

«Comment se passent les pleines lunes, Rémus? Tu n'as pas encore tué ta petite amie?

«La ferme Severus! Répliqua celui-ci. Je n'ai tué encore personne contrairement à toi!

Le sorcier lança au loup garou un regard aussi noir que glacial et Rémus le lui rendit bien. Draco, toujours entre eux, les regardait d'un air désabusé. Ils avaient l'air de deux enfants qui se chamaillaient pour des broutilles passaient depuis bien des années.

«Tu sauras très vite que ce n'était pas de mon fait. J'ai obéis à ses ordres.

«Comme un bon petit toutou? Je n'ai jamais eu confiance en toi! Je sais quel homme tu es! Je l'ai toujours su! Un traître!

«Tu ne sais pas de qui venait les ordres parce que tu ne vois rien et ne comprend rien. Comme tes petits copins, Sirius et James... Des gamins!

«Ne prononces pas leur noms!

Lupin sortit sa baguette d'un geste sec, fou de rage. Il la pointa vers Séverus mais Draco se mit devant, agacé. Son parain voulut le pousser mais il résista en repoussant sa main.

«Arrêtez! On est pas là pour ça! Lança le blondinet.

«Pourquoi t'as ramené ce garçon avec toi! S'écria Rémus, toujours rouge de fureur.

«Parce que mon père est mort et que je ne veux pas devenir comme lui! Répondit le jeune sorcier. Je n'ai jamais choisi cette vie et Dumbledore le savait! Je n'ai jamais voulu le tuer et de toutes manières, je n'aurais pas pû! Je ne suis pas un assassin!

«OK, coupa Maugrey en descendant la dernière marche du vieil escalier. Mais tu veux quoi alors? Faire partie de l'ordre?

«Pourquoi pas? Demanda une petite voix fluette qui venait d'en haut. L'Ordre du Phoenix est une association de sorciers visant à se défendre et à se battre pour la paix et le monde qu'ils chérissent. Pourquoi ce garçon n'aurait pas le droit de faire pareil?

Draco rencontra le regard de Luna en levant la tête et ne put s'empêcher de lui sourire, ému par ses paroles. Personne hormis cette fille, n'avait sû lire aussi bien en lui. Il se sentit soudain apaisé, comme si toute la tension c'était évaporée. La blondinette afficha un grand sourire avant de dévaler les escaliers. Elle s'arrêta sur la troisième marche, Maugrey étant toujours dans le passage. Son oeil bleu éléctrique se tourna vers elle puis l'homme bougea pour rejoindre le petit salon. Au passage, il ne manqua pas d'observer Séverus. Celui-ci sentit ce regard le transpercer jusqu'au plus profond.
L'homme était doué dans l'art de l'Occlumancie. Il avait pu le démontrer à de nombreuses reprises pendant la cinquième et sixième année d'Harry. Il sentit l'intrusion de Fol'Oeil et le repoussa. Maugrey sourit, dos aux personnes présentes.

«Toujours aussi doué, dit-il en jetant un oeil par la fenêtre. Il remonta toute la rue puis soupira. Il dit vrai, continua-t-il à l'adresse de Rémus.

«Quoi? S'exclama l'ancien professeur de défenses, exacerbé.

«Dumbledore était mourant. C'est pour ça qu'on ne la quasiment pas vu de l'année. Il connaissait les plans de Vous-Savez-Qui. Il savait tout.

«Pour ne pas changer, gromela Lupin en s'assillant sur le sofa.

L'homme se frotta le visage, l'air préoccupé. Il attendait la suite, ce qui ne tarda pas.

«Il ne voulait pas que le fils Malefoy devienne un meurtrier.

«Et j'ai fais le serment inviolable de protéger Draco de l'emprise du mage noir. Je ne pouvais pas le laisser faire une chose aussi abominable.

«Alors tu as préféré t'en charger toi-même? S'écria Rémus en se relevant.

«Il me l'a demandé! Je n'ai pas prêté qu'un seul serment! Se défendit l'homme, les yeux toujours aussi brillants.

«Je l'ai vu dans ses pensées, Rémus. Dumbledore lui a ordonné de l'achever ce soir-là.

«Les souvenirs peuvent être modifiés!

«Mais ne voyez-vous pas que tout concorde? Coupa la petite voix de la jeune sorcière. Le directeur était faible. Personne à part le professeur Rogue et Harry Potter ne l'ont vu cette année. Comme s'il se cachait. Nous savons aussi qu'il a confié une mission à Harry. Pourquoi aurait-il confié une telle responsabilité à un jeune sorcier s'il savait que lui-même pourrait le faire? Il savait qu'il allait mourir.

Rémus lança un bref regard à Maugrey qui le lui rendit. Néanmoins, plus un mot ne sortit de leur bouche, comme retenu, suspendu au-dessus de leurs têtes. Les yeux bleus azurs de la jeune Luna traversèrent la pièce et tombèrent sur ceux, tout aussi bleus, du serpentard. Il dénottait une forte anxiété mais le sourire bienveillant de la jeune fille le calma rapidement. Il fit à son tour un petit sourire en coin avant de reprendre son sérieux face au regard inquisiteur de son parrain.

«Je suis conscient qu'il y a toujoursLE BÉNÉFICE du doute mais vous ne pouvez nier qu'un nouvel agent double serait d'une aide précieuse.

«Séverus...

«Peut-il intégrer l'Ordre? Insista celui-ci.

«Nous allons contacter les autres..., commença Rémus. Nous verons bien.

Le Prince de Sang-mêlé souffla avec agacement et attrapa Draco par l'épaule. Celui-ci, surpris, voulut résister à son emprise mais c'était sans compter sur l'obstination de son parrain. Il lui prit le menton avec une poigne de fer et le dressa vers le plafond. Le jeune homme allait répliquer quand son ancien professeur de potion lui fit tomber quelques gouttes d'uns potion noire dans le gosier. Draco manqua de s'étouffer et repoussa violement l'homme, dégoûté par son geste.

La belle brune, assise au bord du lit, les jambes croisées, était en prise à une grande réflexion et tentait au maximum de garder son calme. Elle commença à ronger l'ongle de son pouce quand une tête un cheveux roux épais apparu à la porte. Ron poussa la porte le plus délicatement possible et regarda son amie, l'air triste. Celle-ci répliqua avec un regard que le rouquin encaissa sans broncher. Il entra et ferma la porte dans son dos. Il ne s'avança néanmoins pas plus, méfiant des réactions excessives d'Hermione.

«Je ne m'excuserais pas, dit-il d'une traite. Parce qu'aucune excuse ne serait assez forte, ajouta-t-il après le regard ahuri de la belle. Je ne serais jamais assez désolé. J'ai encore merdé. Je ne suis qu'un pauvre...

«Ron...

«Je ne mérite pas votre amitié...

«Ron!

«Je suis inconscient!

«RON! C'est bon! Hurla la brunette en se levant d'un coup. Tu fais toujours ça! Y'en a marre à la fin! Toujours à t'apitoyer sur ton sort...

«Quoi?

«Ron! Coupa-t-elle, un doigt levé en l'air, l'air très sérieux. Te sous-estimer et te critiquer ne rattrapera rien! L'erreur est faite! C'est trop tard pour revenir en arrière.

«Mais...

«Tu as été inconscient et tu n'as pas réfléchis, ce n'est pas une raison pour le crier sur tous les toits, trancha la jeune femme, les bras étroitement croisés.

«Je pensais que tu m'en voudrais toute ta vie... Que tu ne me le pardonnerais jamais...

«Bien sûr que je t'en veux! Et en plus de ça tu as emmené une gamine avec toi! T'as vraiment déraillé cette fois! Non d'une..., la belle ne trouvait pas ses mots tant elle était furax.

«C'est pas une gamine et je vous ai prévenu de son cas!

Hermione fronça les sourcils, toujours debout en face de Ron. Elle fit signe qu'elle cherchait dans son souvenir et lui signifia qu'elle n'avait pas entendu ce précieux passage dans le message du patronus.

«Harry à recouvert la moitié des paroles du toutou, expliqua-t-elle.

«Je vous expliquais que j'étais allé voir Gab' à Ste Mangouste et quand elle s'est réveillé, elle ne m'a pas reconnu.

Le rouquin raconta le cas de la jeune Delacour à sa meilleure amie, surprise et peinée d'entendre ça. Elle n'avait pas vu l'attaque qu'elle avait subi dans le chaos de cette nuit là. Son ami lui expliqua que le sort lancé par le Mangemort Dolohov était sa signature.

«C'est un sort complexe qui entre en douceur dans l'organisme et qui attaque les organes. Celui qu'elle a reçu lui a attaqué la mémoire et les défenses immunitaires. Elle est fragile et faible...

«Raison de plus pour léloigner le plus possible de nous! Ron, elle est en danger avec nous.

«Elle était sans repères... Elle m'a supplié de l'aider...

«Mais elle a une famille! Ron, je comprends pas...

Le jeune homme la coupa avec un soupire dédaigneux. Il s'était attendu à ce qu'elle ne comprenne pas et ne soit pas de son côté.

«Qu'est-ce que tu as avec cette fille? Tu ne la connais pas beaucoup.

«C'est la soeur de Fleur, ma belle-soeur, tenta Ron, le regard soudain hésitant.

«Tu étais avec elle ce soir-là, n'est-ce pas? Insista Hermione, le regard perçant comme si elle essayait de voir en lui.

«Oui et j'ai assisté à l'attaque... Je devais la protéger et... j'ai encore échoué, ajouta-t-il sombrement.

«Il n'y a pas que ça! Tu ne serais pas allé jusqu'à la voir à l'hopital et quitter tes amis dans leur mission juste parce que tu te sens coupable de son sort. Tu es amoureux?

«Non, je... Je sais pas... Je...

«T'as couché avec elle?! S'étrangla la jeune femme.

Le sang monta aux joues de Ron, pris au dépourvu. Il cherchait des mots, une réplique pour apaiser son amie mais rien ne venait. Une pauvre excuse ne suffirait sûrement pas et le rouquin s'en rendait bien compte.

«Elle a à peine... Quel âge elle a? Se demanda la brunette, étrangement nerveuse.

«Elle a 16 ans et crois-moi, elle savait très bien ce qu'elle faisait. C'est elle qui m'a attiré à l'écart. Elle a ça dans le sang...

«Ron, je t'en pris, coupa Hermione affichant une grimace de dégoût. Je ne veux pas connaître les détails.

«De toute façon je savais que tu ne comprendrais pas, lâcha finalement Ron en se retournant vers la porte afin de l'ouvrir.

«Comprendre quoi?

«Ce qu'on ressent quand on... couche avec quelqu'un. Enfin je sais que tu n'as jamais fais ce genre de choses donc...

«Pardon? Hermione devint terriblement rouge et tendue.

Le roux sentit qu'il avait touché un point sensible et n'avait qu'une envie, quitter la pièce au plus vite avant qu'elle l'étrangle. Il osa lui lancer encore un regard et remarqua qu'elle ne serrait pas les poings mais qu'elle avait l'air prostrée, indignée. Quand, quelques minutes plus tard, Ron compris ce que ça pouvait dire, son visage aussi se défit et de manière magistrale.

«Hermione..., tu veux dire que t'as déjà... 'Mione? Tu as...?

«Arrêtes de bégayer! S'écria la concernée. Ca te parraît si extraordinnaire?!

Le jeune homme ne sut quoi lui répondre, trop honteux de l'avoir autant dénigré. Il tenta un ultime "Désolé" en vain et s'échappa vite de la chambre.

Hermione contempla la vieille porte de bois décrépit avec intensité, l'air ailleurs, perdue dans de lontains souvenirs à moitié oubliés.

...

Trois jours passés au sein de la plus majestueuse école de sorcellerie, autrefois sécurisante et paisible. Aujourd'hui, elle était devenue le terrain de combat préféré des Mangemorts. Ils avaient pris demeurre dans l'enceinte, imposaient leur règles et attaquaient sans vergogne les résistants. Heureusement, seuls les plus faibles rendaient les armes. L'armée de Dumbledore, aussi connue sous le nom d'Armée de Potter, était toujours présente, grondant silencieusement derrière les murs de la salle sur Demande. En l'absence du leader, Ginny Weasley et Neville Londubat avaient pris la tête des entrainements secrets et menaient la resistence d'une main de fer.

La belle rouquine discutait tranquillement avec Collin, tous deux préfets, alors que la première réunion de l'organisation secrète venait de s'achever. Elle le laissa à l'angle du couloir et entama sa ronde de surveillance. Elle descendit le grand escalier puis s'avança dans le couloir du troisième étage. Les torches étaient éteintes dans cette parcelle de l'école et seule la lumière de sa baguette pouvait la guider. Soudain, elle entendit un bruit provenant d'une des salles. Elle tendit l'oreille, intriguée, puis s'approcha. Deux voix surgirent dans la nuit: celle d'un homme et celle d'une jeune femme. La voix masculine était grave et ténébreuse. La jeune Weasley ne mit pas longtemps à la reconnaître et entra dans la pièce sans même prendre la peine de frapper.

Le jeune Zabini, appuyé sur le bureau professoral, se tenait en face de la jeune Parkinson, l'air irrité. Il lança un courtREGARD EN DIRECTION de la Gryffondor puis reporta à nouveau son attention sur Pansy. Celle-ci avait l'air abattu.

« Pense-y! Répliqua Blaise avant de lui faire signe de s'en aller.

La brunette acquiesça brièvement et s'élança vers la sortie, frôlant au passage Ginny. Celle-ci esquissa un sourire narquois, la laissant passer avant de se souvenir d'un petit détail. Elle tourna sur elle-même et attrapa le poignet de la serpentard avant qu'elle ne soit hors de portée.

«Tu n'es pas préfète? Demanda la belle rousse, le regard couroucé.

«Non, répondit Pansy en arrachant son poignet de son emprise. Pourquoi?

«50 points de moins pour Serp...

Le rire strident de la jeune femme la coupa dans son élan.

«Mais c'est qu'on se croit au moyen-âge! S'exclafa-t-elle. C'est fini ces histoires de points! Tout le monde sait qu'à partir de maintenant Serpentard est la "Haute" maison.

«La "haute" maison? Tu te fous de moi?

«Nous sommes supérieur à toute autre maison. Notre sang est pur...

«Le sang sur vos mains ou...

«Va-t-en! Intervint Blaise à l'adresse de Pansy.

Celle-ci répondit d'un sourire machiavélique et disparue dans l'ombre. La rouquine voulut répliquer mais le jeune homme l'en empêcha en l'attirant à l'intérieur de la salle de cours.

«Bonsoir, dit-il d'une voix étonement douce et calme. Tu vas bien?

«Mais qu'est-ce que tu fous? S'écria-t-elle, folle de rage.

«J'assure mes arrières tout en essayant de voir si je peux en rallier certain.

«Ce n'est pas à toi d'en juger.

«Chaque personne à sa propre idée sur la question. Qu'est-ce qui est mal dans ce monde? J'en connais plein qui pensentLE CONTRAIRE DE ce que toi tu pense.

La jeune femme ne répondit rien, surprise que les paroles sortant de sa bouche soient aussi censées. Elle jeta un court regard vers les fenêtres puis revint sur son visage totalement détendu et même souriant.

«Certain se batte pour sauver la paix, l'amour, d'autres pour leur semblant de vie...

«En quoi la paix et l'amour t'intérresse? reprit-elle avec sarcasme.

«J'ai une idée précise de ce qu'aurait pû être ma vie si je n'avais pas eu des parents mangemorts au service de son altesse sombre. J'ai une idée précise de la vie que je veux mener plus tard. Pleine d'amour et de paix.

«Tu es tout aussi mangemorts que tes parents.

«Mais ce n'était pas mon choix contrairement à eux.

Elle resta bouche bée, pas à cause de ses paroles mais à cause du sourire qu'il maintenait sur son visage noir. Son ton était détâché, doux et posé. Il avait l'air simplement content de discuter, d'être là, dans cette salle et à cet instant, avec elle. La belle ne put retenir un sourire répondant à celui de Blaise qui s'agrandit à sa vue.

«Toi, tu en sais quelque chose à la paix et à... l'amour..., il s'approcha doucement.

«Pas plus que toi, j'imagine, répondit Ginny sans broncher. En quoi le fait que je sois du bon côté fait de moi une experte dans ces domaines?

«Tu es persuadé que c'est le bon côté? Renchérit Blaise, l'air amusé.

«C'est le plus juste j'imagine. Nous sommes libres de nos décisions et de nos choix, contrairement à v... à eux.

«Vous ne faites jamais rien de moche? Aucun mensonge? Aucune tricherie? Aucune, il était à présent nez à nez,... tromperie? Acheva-t-il dans un chuchottement.

La jeune femme avait compris son manège et avait finalement décidé de réagir avec un semblant d'irritation. Elle s'éloigna de lui et se dirigea vers la porte.

«Quand ça m'arrive, moi au moins j'éprouve des regrets, dit-elle avant d'ouvrir la porte et de s'eclipser.

Blaise inspira doucement l'air ambiant et perçut une bonne odeur d'amande douce. Il sourit nièsement à nouveau puis se décida à partir, se rendant compte du temps qu'il avait perdu. Quelques minutes plus tard, il arriva à l'immense portail de fer forgé et put transplaner, l'ayant dépassé.

«Voulais-tu devenir un Mangemort? Demanda sombrement Severus Rogue, une main ferme tenant l'épaule du jeune Malefoy.

«Non! S'écria celui-ci, le timbre de sa voix tremblant.

«Veux-tu entrer dans l'Ordre du Phoenix afin d'avoir une protection et de te battre contre lui? Renchérit Severus, ses doigts de plus en plus serrés sur l'os de l'épaule de Draco.

«Oui, lâcha-t-il tout en s'extirpant de l'emprise de son parrain. Il a tort de vouloir détruire ce monde et d'asservir ses habitants. Je ne veux pas d'une existence au service de ce serpent! Je veux être libre de choisir ma route.

«Bravo Draco! S'écria une jolie blondinette, debout dans l'encadrement de la porte.

Le serpentard tourna ses yeux couleur acier vers elle et ses lèvres ne purent retenir un sourire. C'était une fille étrange mais très intelligente et gentille. Elle avait toujours la parole qu'il fallait, le mot approprié. Elle arrivait à toucher les gens au plus profond d'eux même et ce que Draco ressentait à cet instant. Il était tellement troublé par des sensations nouvelles qu'il en oublia d'écouter les réponses des aurores. La tappe de son parrain le ramena à la réalité en une fraction de seconde.

«Tu as entendu? Chuchotta celui-ci à l'oreille du jeune sorcier.

«Tu devras faire tes preuves jeune homme! Lança la voix grave de Fol'oeil. Ton père était un abruti de première. J'ose espérer que tu n'as pas hérité de lui.

Le blondinet ne répondit rien. Il n'y avait de toute manière, rien à dire la dessus. Il esquissa un sourire et alla rejoindre la jeune Lovegood dans le couloir sous la demande de Maugrey. Luna lui indiqua la cuisine d'un geste de la tête et tous deux s'y engouffrèrent.

«Merci d'avoir répondu, dit-elle tout en faisant apparaître des tasses. Du café...

«Oui, coupa Draco, sentant sa gorge sèche.

La jeune femme en fit couler dans les tasses et s'assit en face du garçon, l'air ailleurs. Elle prit une gorgée et fit le tour de la pièce dans un regard distret.

«Toujours aussi bizare, souffla Draco en l'observant.

«Pourquoi tu as toujours l'air triste? Demanda-t-elle sans tenir compte de sa réflexion.

Draco manqua de s'étouffer avec le café brûlant et mit un certain temps à remettre ses idées en place. Elle avait un sacré don cette fille! Toucher là où ça faisait mal.

«Je suis pas triste, répliqua-t-il en toussotant.

«Alors pourquoi tu en as l'air si tu ne l'es pas?

«J'en sais rien, avoua-t-il au bout de quelques minutes, le visage défait devant autant de perspicacité. Peut-être que je le suis un peu, ajouta-t-il.

«Tu as un joli sourire. Tu devrais le montrer plus souvent.

«Merci, souffla-t-il. C'est pas vraiment la bonne période pour sourire. En ce moment on aurait plus envie de pleurer.

«A quoi ça servirait? C'est pas les larmes qui ramèneront ceux qui sont partis et qui empêchera la guerre. Au contraire. Je crois que Tu-Sais-Qui a envie qu'on pleure, qu'on perde espoir.

«Et il n'en est pas question! Intervint la voix douce de Tonks. Elle entra dans la pièce et attrapa une tasse de café. Heureuse de voir que tous les membres de ma famille ne sont pas à condamner.

«Salut cousine, lança le jeune Malefoy.

«Je suis certaine que je suis déjà ta préférée!

«Je crois que tu es surtout la seule que j'ai!

Le jeune Malefoy se mit à rire après quelques secondes de réflexion et Tonks ne tarda pas à le rejoindre de son rire enfantin. Luna, toujours ailleurs, ne les accompagna que d'un grand sourire.

Peut-être que finalement tout n'était pas sombre et froid. Peut-être qu'il y avait de la lumière. Draco se rendait compte qu'il avait eu tort d'en douter.

Paris, 6 août 1996.
Me voilà en France pour la troisième fois, mais cette fois, je suis seule. J'avais besoin de me retrouver avec moi-même. Je ne reste que quelques jours mais c'est un plaisir d'être à Paris.

8 août 1996.
Hier soir, j'ai eu envie d'aller m'amuser. Je voulais de la musique forte, une folle envie de danser sans s'arrêter. Alors je suis allé dans une discothèque, toute à fait moldue pour le coup.
Il y avait du monde et presque pas de place sur la piste. J'avais enfilé un petit short noir et un top près du corps, je voulais rester simple. Toujours pas du genre à me prendre la tête.
J'ai rencontré Julien. Un an de plus que moi. Grand. Blond. Yeux verts. Joli visage. Très beau sourire.
On a beaucoup rit et danser. Il a osé poser ses mains sur mes hanches mais je ne lui en ai pas voulu. Je moi-même osé l'encourager. On s'est posé au bar. Il m'a raconté ce qu'il faisait dans la vie et je l'ai écouté. Plus tard on s'est embrassé.
C'est le deuxième garçon que j'embrasse et j'avous adorer ça. Il m'a raccompagné à l'hotel et je l'ai attiré vers moi. Je n'avais pas envie que la nuit s'arrête ainsi. Je voulis aller jusqu'au bout. Quand j'y repense, je ne m'en croyais pas capable, du moins pas encore.
Il a essayé d'être doux, étant au courant qu'il s'agissait d'une première pour moi. Mais il était surtout très maladroit. J'en rigole maintenant mais ce n'était pas l'expérience à laquelle je m'attendais.

La jolie Hermione referma son journal et l'engoufra dans son sac à main, l'air agacé. Ne pas se sentir crédible aux yeux de ses amis était un sentiment horrible que la jeune femme avait du mal à accépter. Elle se plaça devant le miroire qu'il y avait dans la salle de bain et se regarda attentivement. La brunette n'avait pas changé, elle était restée la même.

La plus jeune Weasley attrapa le téléphone que lui avait donné sa meilleure amie et l'activa. Un objet moldu était intraçable dans le monde des sorciers. Elle s'installa près du feu et patienta.

La sonnerie fit bondir Hermione de son lit. Dans un état second, elle répondit à l'appel.

«'Mione? J'ai des infos...

«Salut Gin, gromela la jeune Granger, à moitié endormie. Je vais essayer de t'écouter.

«Pourquoi "essayer"? C'est important! Lança Ginny, étonnée.

«C'est bon! Ca va! Je t'écoute.

«Tu ne me croiras jamais si je te dis que Zabini, ce sale serpent, me drague!

La jeune femme se rendit soudain compte qu'elle avait peut-être parlé trop vite et n'osa rien ajouter. Hermione, de l'autre côté, mit un certain temps à analyser la phrase.

«Tu me réveil pour me dire ça? Mais comment c'est arrivé? Tu lui as parlé?

«Non, désolé, répondit-elle. Il n'y a pas que ça... Je crois que ça à commencé dans le Poudlard Express. J'ai été obligé d'aller dans le wagon réservé aux préfets et Zabini y était. Je lui ai foncé dedans et il m'a fait un... sourire.

«Un quoi? S'écria Hermione, si fort que sa compagne de chambre se réveilla.

La jeune soeur de Fleur tenta de repérer Hermione dans le noir mais celle-ci ne s'attarda pas et sortit de la chambre après avoir enfilé un peignoir.

«Ouais, un sourire. Il est pas si moche quand il sourit mais...

«Attends, je cherche un endroit où aucune oreille indiscrète ne m'entendra, coupa la brunette tout en descendant l'escalier qui mené au hall de l'hôtel miteux où ils étaient avec Harry et Ron. Alors comme ça, il est mignon? Reprit-elle, l'air amusé.

«Euh... J'ai pas dis ça...

«Mais, il est mignon! Insista-t-elle, en rigolant.

«Mais je ne t'ai pas appelé pour ça! Je l'ai revu à la soirée de la rentrée. On a été convié par Slughorn pour le dessert. Au début, je ne savais pas qu'il y serait aussi.

«Et tu l'as entendu parler avec Slughorn. Je sais déjà tout ça.

«Laisse-moiCONTINUER, s'agaça la rouquine. Je croyais... J'ai cru que c'était pour enrôler le professeur mais c'était au contraire pour que le prof l'aide.

«L'aide à quoi?

«A intégrer l'ordre! Répondit-elle. Neville a aperçu Malefoy...

«Malefoy? Coupa précipitament la brunette, sa voix étrangement aigüe.

A ce nom, l'image du jeune homme en boxer fût la seule qui revint à l'esprit de la sorcière. Pendant ce bref souvenir, sa meilleure amie avait continué son récit mais la belle avait perdu le fil.

«Ils étaient tous les deux là, à me regarder. Ils avaient l'air contents que je sois présente. J'étais troublée...

«Tu les as vu où?

«Mais je viens de te le dire. Je suis allée jusque dans la salle commune de Serpentard. Tu m'écoute? C'est important!

«Oui, excuse-moi...

«Ils m'ont dis qu'ils voulaient venir dans notre camp et qu'ils comptaient devenir agents doubles. Malefoy agissant à l'extérieur, Zabini à Poudlard.

«Tout s'explique, souffla Hermione, plus pour elle-même.

Ginny, qui l'entendit, fronça les sourcils. Elle attendit que l'expliquation vienne d'elle-même mais celle-ci ne vint pas. Hermione n'avait pas l'air d'avoir envie de partager ses pensées.

«Tout va bien de ton côté? Demanda alors la belle rousse.

«Oh... Euh... Ton frère est un abruti! Lança-t-elle.

Elle raconta brièvement comment Ron avait failli les faire tuer et comment elle avait réagis. La soeur de Ron ne put s'empêcher de rire en imaginant la tête de son frère face à la fureur de son amie.

«Il faut qu'on se retrouve pour ton anniversaire, tenta Ginny tout en sachant qu'Hermione n'aimait pas ce genre d'attention. On fera d'une pierre deux coups, renchérit la jeune femme. Une réunion pour parler des deux autres et de l'avancement de vos recherches. Il faudra aussi voir les membres...

«Harry n'accèptera pas, intervint Hermione. Ils ne doivent pas savoir où on en est et ce qu'on fait.

«Tout le monde à des nouvelles à partager et toutes sont importantes! Harry n'a rien à dire là-dessus!

«Je pense que tu as raison. Mais commment vas-tu faire pour... ?

Ginny ne put entendre la suite. Un éclaire rouge vif vint frapper l'appareil, qui s'arracha de sa main et vint atterir dans celle de la soeur Carrow. La Mangemort regarda l'objet, l'air couroucé et le réduit en miettes par force de ses doigts. D'un second coup de baguette, c'est le corps tout entier de la Griffondor qui se vit propulsé dans les airs.
Mais il ne fallait pas crier! C'était ce qu'elle avait promis dans le pacte qu'avaiant fait tous les membres de l'A.D.
.Crier!

«Gin? Ginny?! Tu m'entends?! Gin!