Chapitre 10 Un Mal

Deux semaines passèrent et Harry était rendu pas si mal en Occlumancie, mais le fait de fermer son esprit avant de dormir, c'était une autre histoire avec les BUSE qui arrivaient. Pour ce qui est d'Hermione, elle semblait être elle-même aux yeux de tous, mais pas à ceux d'Harry, car il l'avait observée et avait remarqué qu'elle était beaucoup moins terre-à-terre que d'habitude. Harry ne posa plus de question sur elle à Laurence car sans le savoir, au cours d'un cours avec elle, il avait vu le souvenir où Hermione lui disait par la pensée de ne rien dire. Maintenant, il comprenait mieux et fit de gros effort pour fermer son esprit à Hermione.

Laurence reçu une lettre non signé qui disait : «Merci beaucoup». Harry reconnut l'écriture de son parrain et la questionna du regard. Elle pointa Hermione des yeux très discrètement et Harry crut comprendre qu'elle leur avait envoyé un avertissement à propos d'Hermione.

Les examens des BUSE arrivèrent et le lundi matin, Laurence était vraiment stressée.

- Cesse de t'en faire, Laure, on est tous prêts, dit Hermione.

- J'espère que les trois heures de révision général vont porter fruit, dit Laurence en lui souriant.

Parfois, elle était portée à croire que Hermione était vraiment elle-même, ce qui la désolait en repensant à la réalité.

- J'en suis sûr ! dit Ron, décidé. Moi, je suis confiant.

- En tout cas, ne comptez pas sur ma télépathie pour avoir des réponses puisque mon esprit est fermé à double tour ! dit Laurence en souriant.

- Zut ! dit Ron, faussement déçu, car il savait qu'elle ne lui dirait rien.

L'examen écrit et pratique en Sortilèges se passa bien pour Laurence. Le lendemain, métamorphose ; pas si mal, botanique ; moyen, DFCM ; très facile, presque amusant. La fin de semaine arriva et ils étudièrent potions qui fut correct et la pratique facile, soins aux créatures magiques ; ordinaire, divination ; bien.

En sortant de ce dernier, Laurence était étrange.

- Qu'y a-t-il, Laure ? Tu en fais une drôle de tête, remarqua Ron.

Laurence regarda autour d'elle pour s'assurer qu'il n'y avait personne.

- J'ai triché à l'examen pratique… dit-elle, honteuse.

- Tricher ? Comment ?! demanda Hermione.

- J'étais trop stressée pour voir quoi que ce soit dans la boule de cristal, donc j'ai utilisé ma magie pour…voir l'avenir de mon examinateur…

- Voyons ! Ce n'est pas tricher ça ! assura Ron.

- En partie, car tu en connais beaucoup plus que nous en matière de magie, dit Hermione. Donc tu pourrais avoir « Optimal» dans tout…

- Mais ce n'est pas ce que je veux…

- Peu importe ! Ce n'est pas grave que tu l'utilises seulement dans des cas d'urgences comme ça. Chanceuse ! dit Harry.

Elle lui sourit. Ensuite, l'examen écrit d'astronomie ; facile et l'examen pratique avait lieu à 11 heures du soir. Ça se passa très bien, jusqu'à ce que tous fussent déconcentrés par Hagrid qui se faisait attaquer par les hommes d'Ombrage sans succès. McGonagall s'en mêla et reçu quatre Stupéfix en pleine poitrine.

- Non ! cria Laurence qui s'approcha du bord de la tour pour sauter trente mètres en bas.

- Que faites-vous, miss ? dit l'examinateur, le professeur Tofty qui la maintenait solidement. Ressaisissez-vous et poursuivez votre examen !

- J'ai déjà fini, le professeur McGonagall a besoin de soins, dit Laurence.

- L'infirmière de l'école s'en chargera et éloignez-vous du bord si vous ne voulez pas perdre la vie sottement.

- Je ne suis pas folle, dit-elle en retournant à sa place et dit pour elle-même. Une Filandia peut en faire bien plus que ce vous pouvez imaginer dans vos plus beaux rêves…Ou dans vos pires…

Seulement Harry l'entendit, car il était à côté d'elle. Ils virent Hagrid prendre la fuite. Quand l'examen fut fini, Laurence fila à l'infirmerie prêter main forte à Madame Pomfresh. Elle ne revint que deux heures plus tard et dit au trio qu'on l'avait envoyé à Ste-Mangouste.

Le lendemain après-midi, c'était l'examen d'histoire et il était moyen selon Laurence. Pendant ce dernier, elle vit Harry tombé de sa chaise en criant. Quand ils sortirent, il dit aux trois autres qu'il avait vu Sirius prisonnier de Voldemort au département des mystères.

- Il faut aller le sauvé ! dit-il, paniqué. C'était la même chose que ce qui c'est passé avec le père de Ron.

- Tu as raison, il faut y aller, dit Hermione.

- WO ! Ça suffit ! dit Laurence qui n'avait pas placé un mot et qui vit bien que Hermione ne parlerait pas comme ça d'habitude. Harry, pourquoi tu penses que Dumbledore voulait que tu apprennes l'Occlumancie ? Pour ne pas rêver à ce genre de chose !

- Ce n'était pas un rêve, Laurence !!

- Tu n'en sais rien, Harry ! Et comment Sirius a-t-il pu être capturé au s…- elle s'arrêta net en pensant à Hermione, au cas où – où est-ce qu'il est. C'est improbable !

- On n'en sait rien, on ne sait pas jusqu'où Voldemort peut se rendre. Il est pratiquement capable de tout !

- De plus, comment Voldemort et Sirius on été capable d'entrer au ministère où ça grouille de monde et d'Aurors sans être repérés ? Selon moi, Voldemort veut te tendre un piège en t'emmenant là où il veut que tu sois…

- Si Sirius est vraiment entre ses mains et que nous n'y allons pas, il va mourir dans très peu de temps ! Je refuse de croire que ce n'était pas réel !

Ginny et Luna entra dans la pièce où ils étaient.

- Premièrement, il faudrait vérifier que Sirius n'est réellement pas au square Grimmaurd, proposa Hermione, ce qui surpris Harry et Laurence.

- Très bonne idée, dit Laurence en réfléchissant rapidement. Le seul moyen que je vois c'est d'utiliser la cheminée d'Ombrage en l'éloignant le plus possible de son bureau.

- On est prêtes à vous aider, dit Ginny.

- D'accord. Alors, Ron et Hermione, vous allez trouver Ombrage sous un faux prétexte, du genre que…

- Que Peeves casse tout dans le département de métamorphose ! dit Ron.

- Excellent ! Ginny et Luna, vous allez surveiller de chaque côté du corridor pour veiller à ce que personne ne passe, surtout ceux de la brigade – elle eut un sourire sarcastique – dont je fais heureusement partie, mais je m'en balance.

- On aura qu'à dire que quelqu'un a mis un gaz étrangleur dans le couloir… Les jumeaux voulaient le faire, dit Ginny.

- Très bien, ensuite, je surveillerai le bureau pendant que toi, Harry tu parles à Sirius.

- Il n'est pas là, Laurence !

- Tu sais ce que je voulais dire ! répliqua Laurence. Bon, Harry, tu es prêt ?

- Oui, je vais chercher ma cape et le canif de Sirius, dit-il en partant à la course.

- En plus, il n'y a plus aucun membre de l'Ordre au château maintenant. Nous ne pouvons avertir personne, dit Ron.

- Hum hum, dit Laurence en haussant un sourcil.

- Euh… C'est vrai, mais… dit Ron en oubliant que Laurence faisait partie de l'Ordre. Ce n'est pas pareil…

Laurence haussa l'autre sourcil et passa l'éponge.

Ils se retrouvèrent dans le couloir du bureau d'Ombrage et tous se mirent à leur poste. Laurence et Harry se cachèrent sous la cape et entrèrent dans le bureau grâce au canif.

- En passant, Laurence, merci de prendre les choses en main, dit-il légèrement plus calme.

- Bah, ça sert à ça des amis. Allez vas-y !

Laurence surveilla par la fenêtre pendant qu'Harry établissait le contact. Il ne vit que Kreattur qui lui dit que Sirius n'était pas là.

Soudainement, Harry entendit Laurence crier derrière lui et Ombrage le retira du feu, furieuse. Harry vit Laurence face contre le mur, tenue solidement par une fille costaude de Serpentard. Drago leur prit leurs baguettes. Ombrage questionna Harry, il mentit et elle ne le crut pas, alors elle se tourna vers Laurence qui tentait de se déprendre.

- Et vous, miss, je vous ai surestimée. Vous n'êtes pas digne de ma confiance. Vous êtes comme lui ! dit-elle en pointant Harry, surveillé par Drago. Je vous vire de ma brigade !

- Je m'en contre fiche ! dit-elle. Je n'ai jamais été en accord avec vous et votre ministère de malheur !

- Comment osez-vous ? s'indigna Ombrage.

Sa colère tomba, lorsque les autres membres de la brigade arrivèrent avec Ron, Neville, Luna et Ginny.

« Hermione n'est pas avec toi, Ron ? demanda Laurence par la pensée.

« Non, elle a réussi à ne pas se faire attraper… Elle est maintenant notre seul espoir de nous sortir de là…»

« Oublie ça ! Elle ne peut rien faire contre tout ce monde », dit Laurence, car elle savait qu'elle s'était rendue dans l'autre camp.

Drago fut envoyé pour aller chercher Rogue. Les autres devinèrent que c'était pour avoir du Veritaserum. Pendant ce temps, les «prisonniers» tentèrent de se déprendre de leur emprise et Laurence réussit à plusieurs reprises, donc ils se mirent à trois pour la maintenir.

« Laure, tes mains sont libres pourquoi tu ne fais rien ? demanda Harry, impatient.

« Tu sauras que de lancer une attaque dans une si petite pièce et avec autant de monde, le risque est trop élevé que je blesse quelqu'un d'innocent ! répliqua-t-elle. Laisse-moi réfléchir…»

Rogue arriva et Ombrage lui demanda la potion, mais il n'en avait plus et pour en préparer d'autre, cela prendrait un mois. Furieuse, elle lui ordonna de quitter son bureau et il le fit.

« Dit-lui, Laurence !» s'écria Harry.

« Je… Je n…» dit difficilement Laurence.

Harry la regarda et vit qu'on étranglait à moitié.

- Il a emmené Patmol là où la chose est cachée ! s'écria Harry en espérant que Rogue comprenne.

- Que veut-il dire ?! s'exclama Ombrage.

- J'n'en ai aucune idée, répondit Rogue, froid, puis il sortit au grand désespoir d'Harry.

« T'en … fait pas… Joue… jeu… » réussit à dire Laurence dont le visage devenait de plus en plus rouge.

- Arrêtez, vous allez la tuer en l'étranglant de la sorte ! dit Harry.

- Oh… Potter s'inquiète pour son amie et qu'est-ce qui arrivera si je ne fais rien pour elle, hum ? demanda Ombrage. Vous êtes désarmé, Potter.

Elle rit doucement et redevint sérieuse et furieuse.

- Je n'ai donc pas le choix, je vais être obligée d'utiliser l'Endoloris pour vous faire parler, j'en ai bien peur ! dit-elle, menaçante.

- Non ! C'est… illégal ! s'écria Laurence avec le peu de souffle qui lui restait.

Ombrage ne l'écouta pas.

- Endol…

Soudainement, Laurence repoussa les trois Serpentard avec son effet «onde de choc» et put enfin respirer.

- Ça suffit ! s'écria Laurence pendant que les trois autres reprenaient leur esprit et n'osaient s'en prendre à elle une seconde fois.

Ombrage se retourna et la pointa de sa baguette, mais Laurence ne se sentit pas du tout menacée. Ombrage devint étonnée, presque craintive de la voir agir sans baguette, mais elle ne le laissa pas paraître.

- Vous voulez nous révéler quelque chose, miss ? Parlez ou c'est votre ami qui me le révélera tout sous l'Endoloris, la menaça Ombrage en pointant Harry de sa baguette.

- Ne dit rien ! dit Harry en fixant son amie.

Laurence l'ignora. Elle ferma son esprit à Ombrage et à toutes communications.

- Harry voulait parler à… Dumbledore… dit-elle, craintive.

- Ha oui, donc vous savez où il se trouve !

- Non, car il a plusieurs repères et Harry le cherchait dans chacun d'eux pour lui dire quelque chose d'important…

- Pour lui dire quoi ? demanda Ombrage en enfonçant sa baguette dans le coup d'Harry, ce qui rendit Laurence encore plus nerveuse. Enfin, en apparence, car en vérité elle avait la pleine possession de ses moyens. Pour lui dire QUOI ??

- Que… Que, dit-elle en pensant à la vitesse de l'éclair. Que l'arme est prête !

- Quelle arme ?! s'exclama Ombrage au paroxysme de la surprise et de l'énervement. Pour prendre d'assaut le ministère !? Vous agissiez sous son commandement ? C'est ça ??

- Oui… dit Laurence.

- Montrez-moi cette arme, dit-elle.

- Elle… Elle n'est pas dans le château…

- Alors vous allez me conduire à cette arme, miss et monsieur Potter m'accompagnera, dit-elle en poussant Harry et Laurence dans le corridor. Malefoy, surveillez les autres jusqu'à mon retour. Vous deux, passez en avant et montrez-moi le chemin.

Laurence marcha d'un pas décidé jusqu'à l'extérieur du château et se dirigea vers la forêt.

« Qu'est-ce que tu fais, Laurence ? C'est quoi ton plan ? » demanda-t-il, mais sans recevoir de réponse.

Ils pénétrèrent dans les profondeurs de la forêt.

- C'est encore loin ? demanda Ombrage, craintive.

- Non ! cria Laurence, car Ombrage était loin derrière eux.

- Ne crie pas, murmura Harry, craintif. Tu veux attirer l'attention ou quoi ?

- Exactement… murmura-t-elle sans le regarder.

Soudainement, une cinquantaine de centaures les encerclèrent et les menacèrent de leurs flèches. Ils questionnèrent Ombrage qui les traita de sous-espèce, donc plusieurs lui sautèrent dessus et l'emmenèrent loin. Harry et Laurence s'allongèrent au sol pour éviter d'être bousculés. Soudainement, deux centaures les relevèrent par le col.

- Que fait-on d'eux ?

- Nous ne nous en prenons pas aux poulains, Ronan.

- Mais lui est presque un homme, dit le centaure qui maintenait Harry.

« Laure !... »

« Minute, j'y réfléchi…»

Pendant que les centaures discutaient de leur cas, Laurence se concentra. Elle illumina ses mains et les leva subitement en créant une onde de choc. Les centaures les lâchèrent et reculèrent avec les autres plusieurs mètres plus loin. Laurence demeura concentrée et Harry demeurait alerte. L'onde s'étant dissous, les centaures allaient revenir à la charge dans une seconde, encore plus menaçants et furieux.

- Laure ! avertit Harry en voyant la trentaine de centaures chargés vers eux.

Laurence ferma les yeux une seconde et, en les rouvrant, ils devinrent verts et très perçants. Elle tourna sur elle-même avec grâce tout en gardant les bras levés.

Un immense globe reluisant faisant 5 mètres de rayon les protégea. Quelques centaures se percutèrent sur ce dernier et les autres sortirent leurs flèches sans réussir à briser le sort. Ils devenaient de plus en plus déchaînés, détestant la magie. Laurence résistait, mais son énergie commençait à diminuer.

Après une minute, Laurence soupira. Elle donna un coup de bras et une bourrasque de vent se leva pour heurter le globe qui s'agrandit en répercutant tout les centaures. Ils tombèrent tous à la renverse et ne bougèrent plus. Laurence lâcha tout, haletante.

- Tu ne les as pas tués, j'espère ? s'exclama Harry.

- Non… Ils sont juste un peu sonnés et ils reprendront leurs esprits dans quelques secondes, alors… on se dépêche de déguerpir d'ici ! dit Laurence, impatiente.

Ils sortirent du cercle de centaures et coururent du plus vite qu'ils le purent tandis que les premiers centaures se levaient déjà.

- Ils sont là ! cria l'un d'eux.

- Ramenez-moi la petite magicienne qui se croit tout permis sur nos terres ! cria le chef.

Plusieurs se lancèrent à leur poursuite. Les jambes des deux fugitifs ne pouvaient pas rivaliser avec les quatre puissantes pattes de ses demi chevaux, donc Laurence s'arrêta.

- Qu'est-ce que tu fais ? Ils vont nous attraper dans peu de temps ! s'exclama Harry, anxieux, en voyant les centaures approchés rapidement.

Laurence reprit son souffle et se concentra. Un centaure décocha une flèche sur Laurence, mais elle ne la vit pas, car elle était trop concentrée. Harry la força à se baisser. Laurence lui présenta enfin ses mains lumineuses, étant prête.

- Vite ! murmura-t-elle à Harry qui prit ses mains aussitôt.

Ils disparurent dans des bulles de savons et ils réapparurent, une seconde plus tard, plus loin dans la forêt à l'abri du danger. Les bulles disparurent et Laurence reprit son souffle et ses énergies.

- On l'a échappé bel ! dit Harry.

- Désolée si ça été un peu long avant que je réagisse… dit-elle.

- L'important c'est que l'on soit sains et saufs. Tu as bien travaillé, Laure.

Laurence sourit.

- Retournons au château, dit-elle étant plus en forme. Il faut récupérer nos baguettes et sortir les autres des mains de la brigade.

Laurence prit une direction, sûr d'elle, comparé à Harry qui ne savait pas où ils étaient.

- As-tu une idée de comment on va se rendre au ministère ? demanda Laurence après quelques minutes.

- On se posait justement la question ? dit une voix devant eux.

Ils levèrent la tête et virent Ron, Neville, Luna et Ginny les rejoindre, contents. Le duo leurs expliqua comment il s'était débarrassé d'Ombrage et les autres, de la brigade.

- Harry, as-tu pu parler à Sirius ? demanda Ginny.

- Non, il n'est pas là, donc Voldemort l'a entre ses mains, répondit Harry, dont la cicatrice picotait.

Laurence soupira son désaccord, mais Harry n'y prêta pas attention.

- Comment on se rend à Londres maintenant ? demanda Ron.

- Laurence pourrait nous y emmener avec le transplanage, proposa Ginny.

- Euh… Oubliez ça, nous sommes six ! répliqua Laurence. Ça peut aller pour une personne et sur une courte distance, mais dans le cas contraire de ses deux conditions, c'est démesuré. C'est énergiquement impossible.

Les autres, déçus, réfléchirent à un autre moyen.

- Nous pourrions employé la voie des airs, dit Luna.

- On peut prendre nos balais, proposa Ron.

- Moi, je n'en ai pas, dit Luna.

- Moi non plus, dit Neville.

- Et moi, il est sous haute surveillance dans les donjons, dit Harry.

- Eux, ils peuvent. Hagrid a dit qu'ils avaient un sens de l'orientation surprenant, dit Luna en pointant les deux Sombrals derrière Harry et Laurence.

Tous regardèrent dans leur direction, mais seulement Ron et Ginny ne les voyaient pas.

- Les Sombrals, bien sûr ! dit Laurence qui alla à leur rencontre.

L'un d'eux lui lécha le visage, là où elle avait une égratignure.

- Nous devrions nous débarrasser de nos blessures et de nos vêtements couverts de sang, si nous voulons qu'ils nous laissent tranquilles pendant le vol, dit Luna.

- C'est ça ! Nous allons tranquillement retourner nous changer et aller à l'infirmerie ! s'énerva Harry.

- Du calme, je m'en charge ! dit Laurence en revenant vers eux.

- Tu t'en charges ? s'étonna Ron.

Laurence lui sourit et fit un tour sur elle-même. Toutes ses blessures étaient guéries et elle portait un t-shirt noir et des pantalons rayés gris.

- Pensez à ce que vous voulez porter et faites un tour sur vous-même, dit Laurence qui leva ses mains lumineuses vers les autres.

Ils s'exécutèrent, leurs blessures furent guéries et ils portaient les vêtements souhaités étant plus à leur aise.

- Allons-y ! dit Harry qui monta sur un Sombral.

Luna et Laurence aidèrent Ron et Ginny a monté sur leur monture invisible et ils s'envolèrent après leur avoir dit où ils désiraient se rendre. Ils filèrent à une vitesse folle et la nuit commença à tomber. Harry entendit Laurence crier d'excitation comme si elle était dans des montagnes russes et également Ron qui trouvait cela très bizarre.

La nuit étant bien présente, ils commencèrent à descendre et ils atterrirent. Ils laissèrent les bêtes et Harry les pressa d'entrer dans la vieille cabine téléphonique les uns entassés sur les autres. Harry composa le numéro, dit leurs noms et le but de leur visite. Le plancher s'enfonça sous leurs pieds. Rendus en bas, ils sortirent de la cabine. L'atrium était désert et ils coururent jusqu'aux ascenseurs. Ils descendirent au niveau 9 et sortirent. Harry vit la porte noire qu'il n'avait cessé de voir dans ses rêves depuis des mois. Il la franchir et lorsque Neville referma la porte, le mur circulaire où s'alignait une dizaine de portes identiques se mit à tourner très rapidement. Le mur s'arrêta et ils tentèrent leur chance avec la première porte qui était devant eux. Ils y trouvèrent un immense bassin dans lequel flottait des cerveaux ou quelque chose qui y ressemblait.

- Sortons, ce n'est pas ici, dit Harry en sortant suivi des autres.

- Attends avant de refermer la porte, dit Laurence à Luna.

Laurence sortit sa baguette et prononça « Flambios !». Une croix apparut sur la porte et Luna la ferma. Le mur se remit à tourner et s'arrêta. Ils franchirent une autre porte et entrèrent dans une très grande pièce où se trouvait des gradins circulaires qui s'enfonçaient 6 mètres plus bas que le niveau de la porte. Tout au fond, il y avait une arcade de pierre qui encadrait un voile ondulant tout seul. Harry appela Sirius sans recevoir de réponse.

- Viens, Harry. Il n'y a personne derrière le voile, dit Laurence qui commençaient à être craintive.

- Il y a des voix derrière… dit Harry en contournant l'arcade, intrigué. Il y a des gens derrière…

- C'est impossible, Harry !

- Tu les entends ?

- Oui, mais, Harry, on est venu pour Sirius, souviens-toi ! dit-elle en mettant sa main sur son épaule.

Harry retrouva ses esprits et entraîna les autres vers la sortie. Ginny marqua la porte d'une croix et Harry tenta d'ouvrir une autre porte, mais elle était fermée à clé.

- C'est bon signe ! dit Ron qui aida Harry à tenter de la défoncer. Alohomora !

Rien ne se produisit, donc Harry essaya avec son couteau, mais la lame fondue. Ils passèrent à une autre porte. L'espoir naquît dans le cœur d'Harry, car c'était la bonne pièce avec ses étagères bondées de sphères de verre. Ils avancèrent, prudemment, baguette parée. Laurence s'arrêta devant le cadre de porte et ferma son esprit aux mauvaises ondes qui commençaient à la hanter. Elle suivit les autres en surveillant leurs arrières. Ils progressèrent jusqu'à l'étagère numéro 97, là ou était sensé Sirius, mais il n'y était pas. Laurence rejoint Harry et inspecta les lieux avec ses sens magiques. Laurence soupira sans émettre de commentaire.

- Il est sûrement ici quelque part ! dit Harry en tentant de scruter la pénombre qui les entourait. Qu'est-ce qu'il y a, Laurence ? Que signifie tous tes soupirs ?... dit-il, impatient.

- Il n'est pas ici, dit-elle, inquiète et sur ses gardes.

Avant qu'Harry puisse lui dire quoi que ce soit, Ron l'appela. Ils le rejoignirent et Ron montra une sphère qui était étiquetée au nom d'Harry. L'incompréhension l'envahit et Harry prit la boule.

- Ça sent la mystification à plein nez, murmura Laurence, découragée.

- Tu as tout à fait raison, Dubois. Potter, donne-moi cette prophétie gentiment, dit Malefoy senior.

Plus d'une dizaine de Mangemorts encagoulés apparurent bloquant les deux extrémités du corridor.

- Merde…Je le savais… murmura Laurence pour elle-même.

Les six levèrent leur baguette.

- Où est Sirius ? demanda Harry.

Les Mangemorts rirent.

- Donnes-moi ça, Potter ! dit Lucius.

- Où est-il ? Vous l'avez fait prisonnier ? insista Harry, créant encore plus de rires.

- Il n'est pas ici, Harry… murmura Laurence derrière lui.

Harry et Malefoy insistèrent encore et Bellatrix se moqua d'Harry.

« Laurence…» demanda Harry.

« Je réfléchis… Je réfléchis !» dit Laurence.

- Tu devrais savoir faire la différence entre la réalité et les rêves, Harry, dit Hermione en sortant de l'ombre avec un sourire mesquin. Comme tu peux constater, Laurence, tu es vraiment une enseignante de piètre qualité.

Harry retint Laurence pour l'empêcher d'avancer pour répliquer. Les quatre autres étaient stupéfaits et abasourdis de la voir de l'autre côté.

- Hermione ? Mais qu'est-ce que ça signifie ? demanda Ron en s'approchant.

Il s'arrêta brusquement, car elle leva sa baguette d'un air de défi. Laurence se plaça entre les deux et repoussa Ron en lui disant :

- Elle n'est plus elle-même, Ron. Méfis-toi …

Soudainement, une douleur cuisante traversa son épaule gauche. Elle cria de douleur en prenant son épaule. C'était comme si elle était traversée par des dizaines de poignards. Elle constata que le sort Fedelis Secreta s'appliquait également concernant Hermione.

- Laurence ! dirent Ron et Harry.

Elle vacilla et Ron la prit avec lui pour la ramener derrière les autres. Elle s'agenouilla pour contrôler la douleur du mieux qu'elle le put.

- Fais attention à tes propos, ma pauvre petite Laurence. C'est vilain de révéler des secrets ! dit Bellatrix.

Laurence la fusilla du regard entre la jambe d'Harry et celle de Ginny.

« Laurence ne nous lâche pas, s'il te plait…» implora Harry qui se sentait moins confiant avec la plus puissante d'entre eux affaiblie.

« Gagne du temps…» lui dit Laurence.

Il s'exécuta en voulant en savoir plus sur la prophétie, laissant du temps à Laurence de se remettre sur pied. Harry songea à un autre plan au cas où et en murmura un mot à Ron à sa gauche pendant que les Mangemorts riaient encore. Laurence se releva avec une épaule encore douloureuse, mais tolérable. Elle fut informée du plan d'Harry par Luna et ce dernier cria le signal. Six «Reducto !» firent vaciller les étagères qui laissèrent tomber des centaines de globes.

- Fuyez ! cria Harry en partant à courir suivi par les autres.

- Protachnen ! cria Laurence pour empêcher les globes et les éclats de verre de les atteindre.

C'était la première fois que Laurence prononçait un sort de sa magie à haute voix, ce qui surpris Harry, car elle utilisait toujours les sortilèges informulés. Ils franchirent la porte et Laurence la bloqua en criant : « Collaporta !». Par contre, Harry remarqua qu'il n'y avait que Laurence et Neville avec lui.

- Où sont les trois autres ? demanda-t-il.

- Ils ont pris certainement une autre direction, constata Laurence.

Ils entendirent Malefoy rugir ses ordres aux autres.

- Vite, partons ! dit Harry en entraînant les autres à courir silencieusement.

La porte derrière eux céda et deux Mangemorts accoururent. Laurence prit la main de Neville et le bras d'Harry qui tenait toujours la prophétie. Ils devinrent invisibles.

- Avec votre main libre, attaquez ! murmura Laurence tandis que les Mangemorts entrèrent.

- Vite, ils sont peut-être… dit l'un d'eux, mais Harry cria « Stupéfix !» et il tomba au sol. L'autre regarda dans leur direction sans les voir.

- Avada Kedavra !

Laurence lâcha les gars et leva ses mains lumineuses créant un impact quand le sort atteint une paroi protectrice protégeant le trio. Elle eut la même réaction que lorsque le faux Maugrey voulait lui faire subir l'Imperium, sauf que cette fois-ci le sort retourna sur le Mangemort. Ce dernier tomba, mort.

- Wow, murmura Neville. Tu fais presque peur, Laurence.

- Il le faut dans des moments critiques, répondit-elle.

Ils entendirent quelqu'un crier dans une autre pièce.

- Ron ? Ginny ? Lu… s'exclama Harry, mais qui fut coupé par Laurence qui lui bloqua soudainement la bouche.

- Tu viens de révéler notre position, dit Laurence en entendant des pas se rapprocher.

- Vite ! dit Harry en se précipitant vers la sortie.

Ils s'arrêtèrent brusquement, car deux autres entrèrent par cette porte. Neville attrapa le bras d'Harry et tous les deux entrèrent dans un petit bureau à leur gauche. Neville claqua la porte.

- Attends, Laurence est de l'autre côté ! s'écria Harry en se précipitant sur la porte.

- Stupéfix ! s'écria Laurence en levant sa baguette et le sort fonça vers eux, mais ils l'évitèrent en se jetant au sol. L'un d'eux se retourna et leva sa baguette lorsqu'elle entendit la voix d'Harry derrière la porte.

- Impedimenta ! s'écria le Mangemort.

Laurence fut projetée au sol plusieurs mètres plus loin. Les deux autres se relevèrent.

- Va t'occuper des deux dans le bureau pendant que je m'occupe de la Filandia, dit Rockwood en s'approchant de Laurence qui avait la tête qui tournait.

Il s'approcha, le regard triomphant, tandis que Laurence rampait en reculant. Elle reprenait ses esprits et tentait de réfléchir rapidement. Elle se concentra sans le quitter des yeux. Le sol se mit à vibrer, Rockwood s'arrêta, surpris.

- Avada Kedavra !

Laurence leva une main et tenta de repousser le sort qui était à quelques centimètres de sa main. Le sort verdâtre laissait échapper des étincelles montrant qu'il s'effritait sur la paroi protectrice invisible devant sa main. Le sol cessa de vibrer, car toutes ses forces étaient concentrées sur sa protection. Elle avait de la misère à repousser le sort, car Rockwood forçait toujours pour que le sort perce la paroi.

Harry et Neville sortirent de la pièce où ils étaient, ayant neutralisés Nott. Neville avait le nez cassé et le visage ensanglanté.

- Laurence ! s'écria Harry, mais il hésita à s'approcher pour ne pas lui nuire.

Laurence était maintenant rendue à deux mains et le Mangemort tenait toujours. Harry hésita à lancer un sort.

- Va-zy, Harry ! dit Neville qui tenait son nez.

- Impedimenta ! dit Harry, hésitant, en prenant soin de bien visé.

Le sort l'atteint et Rockwood tomba dans une horloge grand-mère, tandis que Laurence lança le sort jusqu'au mur pour finalement disparaître. Soulagée, elle se leva, un peu haletante au début et elle rejoignit les gars.

- T'en as mis du temps pour agir, dit Laurence à Harry.

- Je ne voulais pas te nuire ! dit Harry.

- Au moins, tu as pris la bonne décision, dit-elle qui ne lui en voulait pas. Vite, avant qu'il retrouve ses esprits.

Ils filèrent jusqu'au Hall circulaire et quelques secondes plus tard, Ron, Ginny et Luna entrèrent a leur tour. Luna allait bien, Ginny s'assit contre le mur ayant une cheville cassée et Ron délirait comme si il était saoul. Ils leur dirent ce qui s'était passé de leur côté et où ils étaient allés.

- Ginny, dit Laurence en s'accroupissant pour examiner sa cheville douloureuse. Elle est bien cassée, mais je ne peux pas la ressouder nous n'avons pas le temps…

- En effet, il faut vite sortir d'ici, approuva Harry.

- Je vais te l'engourdir et faire disparaître la douleur pour que ce soit plus supportable, mais tu ne pourras pas marcher dessus par contre, expliqua-t-elle.

- D'accord, c'est mieux que rien, dit Ginny qui souffrait.

Elle s'exécuta et la semi guérison prit 45 secondes.

- Luna, tu peux aider Ginny, Laurence j'aimerais que tu sois en tête, dit Harry qui s'occupait de Ron.

- D'accord ! dit Laurence en se dirigeant vers une porte, tandis qu'une autre s'ouvrit et trois Mangemorts en sortirent.

- Vite ! cria Laurence en ouvrant la porte et se retourna protéger leur arrière avec son bouclier invisible des «Stupéfix !» qui jaillissaient.

Laurence entra la dernière et souda la porte de la Salle aux cerveaux. Luna et Harry bloquèrent les deux autres portes, mais Luna ne fut pas assez rapide, car elle s'envola dans les airs pour s'écraser sur une table qui céda.

- Attrapez Potter ! cria Bellatrix.

Ron attira un cerveau vers lui et ce dernier l'entoura de tentacules étouffants.

- Diffindo ! cria Harry, sans avoir d'effet.

Laurence toucha les tentacules pour les brûler, mais elles se régénérèrent. Ginny fut stupéfixée et Harry fila dans la salle de l'arcade. Tous les Mangemorts le suivirent et Laurence neutralisa les tentacules, mais sans réussir à s'en défaire. Elle entendit Malefoy crier dans l'autre pièce :

- Ne venez pas tous ici ! Le Seigneur des Ténèbres veut Dubois vivante également ! Bande d'incapables !

- Reste ici pour protéger les autres, Neville, dit-elle en partant dans l'autre direction.

- D'abdor ! dit-il en allant emprunter la baguette de Ron.

Cinq Mangemorts se mirent à la poursuite de Laurence et ils passèrent devant Neville sans lui accorder la moindre attention.

- Séparons-nous, on aura plus de chance de la coincer !

Ils se séparèrent tous, pendant que Laurence se réfugia dans la Salle des Planètes, invisible près de Jupiter. Elle devait se débarrasser d'eux pour pouvoir aller aider Harry seul contre dix fois plus que lui. L'un des Mangemorts passa dans la pièce, elle redevint visible derrière lui et elle cria, le bras tendu : « Petra Raiko !». Le Mangemort tomba, tout raide pour une heure entière sans pouvoir parler, voir et bouger.

- Je l'ai entendu ! cria un autre. Elle est dans…

- Petra Raiko ! cria-t-elle lorsqu'elle le vit près de la porte.

- Vite ! cria un autre.

Laurence courut dans l'autre direction et au bout du couloir, deux Mangemorts entrèrent. Un autre arriva par où elle était arrivée. Laurence était coincée, car il n'y avait pas d'autre porte. Elle entendit Neville crier sa présence dans la pièce de l'arcade qui était assez loin. Les Mangemorts levèrent leur baguette.

- Reste tranquille, Dubois et nous ne t'attaquerons pas, dit Dolohov.

- Vous croyez, dit-elle sur un ton de défi.

Les Mangemorts ne perdirent pas de temps et lancèrent des sorts informulés pour prendre Laurence par surprise. Elle eut juste le temps de se jeter au sol pour éviter des Avada, un Petrificus et un Endoloris. Personne ne fut atteint et Laurence leva la tête et les trois étaient réunis autour d'elle, baguette parée.

- Ne bouge pas ! ordonna Dolohov.

Elle mit ses mains bien visibles sur le plancher de pierres et se mit à l'œuvre.

- Mouvba… murmura-t-elle.

Avant qu'ils lui saisissent les mains pour les plaquer ensemble, le sol vibra dangereusement. Laurence, ayant les yeux clos, était très concentrée. Elle n'entendait presque pas les hommes qui se bousculaient et perdaient l'équilibre. L'amplitude de cette vibration, qui coûtait cher en énergie, valut la peine, car Laurence se leva et courut. Elle évita les sorts lancés et se dirigea vers la Salle de l'arcade. Elle s'arrêta net devant la porte, car Hermione en sortit et la menaça.

- Salut, Laurence ! dit-elle avec un sourire qui ne lui ressemblait pas. Alors ? Ton épaule s'est-elle faite encore brûler pour avoir ouvert la bouche ?

Oui, elle était encore douloureuse, mais elle ne lui démontra pas.

- Il ne doit pas rester beaucoup de peau si j'en crois aux propos que tu as osés dire, dit-elle. Maintenant ce secret n'a plus aucune importance, Ron le sait et pourra le dire. Il passera pour un fou comme Potter !

La colère et l'impatience montèrent en Laurence. Elle devint invisible et traversa le mur à sa gauche.

- Potter, donne-moi cette prophétie, sinon Londubat périra ! dit Malefoy en tendant la main devant Harry, près de l'arcade.

Juste avant qu'Harry tende le bras, des voiles blancs filandreux traversa la pièce rapidement et s'arrêta entre Malefoy et Harry. Ils demeurèrent tous surpris et sur leur garde. Laurence apparut graduellement et elle regardait Lucius. Brusquement, Laurence lui donna un violent coup de pied à la tête et il alla s'écraser deux mètres plus loin. Tous les autres lancèrent des sorts dans leur direction, mais ils ne les atteignirent pas, car Laurence avait déjà empoigné Harry et partirent dans les voiles blancs. Ils s'élevèrent de plusieurs mètres et, malencontreusement, trois sorts de stupéfixion vinrent les frapper. Le duo réapparut et tomba.

- Il ne faut pas qu'il casse la prophétie ! cria Malefoy qui avait repris ses esprits, malgré son nez cassé.

Deux sorts vinrent ralentir la chute de Harry qui tomba sur ses pieds, tandis que Laurence tomba également sur ses pieds, mais plus durement donc elle tomba au sol un gradin plus bas sur le dos. Elle gémit et demeura là.

- Laurence ! dit Harry en voulant s'approcher, mais Macnair le menaçait de sa baguette.

- Ne t'approche pas, Potter ! dit-il. Nous te laissons le choix, c'est Londubat ou Dubois qui doit souffrir ?

Harry ne voulait absolument pas répondre à ça, tandis que Laurence se soigna sans trop de difficulté. Elle s'essaya tranquillement, prête à tout. Elle vit qu'Hermione était tout près et la surveillait.

Soudainement, Lupin, Tonks, Sirius, Maugrey et Kingsley entrèrent et attaquèrent. Harry alla rejoindre Neville qui rampait et Laurence se lança dans un duel contre sa merveilleuse amie. C'était assez étrange comme situation, mais elle tenta d'imaginer la tête d'un Mangemort à la place de la sienne. Elle utilisa plusieurs attaques rapides, par exemple des éclairs, des boules de feu et des sorts qui filaient comme une balle de fusil. Par contre, elle ne pouvait pas tuer, sinon elle perdrait son amie.

Plusieurs minutes plus tard, Laurence vit du coin de l'œil que Harry tentait de monter Neville dont les jambes dansaient frénétiquement dans les gradins. Lupin leur cria de partir et Dumbledore arriva au grand bonheur de tous. Hermione en profita et cria «Impedimenta !». Laurence s'envola plusieurs mètres plus loin au pied de l'arcade. Elle se releva difficilement et se tassa pour laisser passer Sirius qui se battait contre Bellatrix.

- Nenrâ ! cria Laurence sur Hermione qui s'écrasa au sol, inconsciente.

Soudainement, à un mètre d'elle, Sirius reçu de plein fouet un «Stupéfix» et s'envola jusque dans l'arcade. Laurence s'élança et attrapa son bras qui était encore visible à l'extérieur du voile. Une force provenant du voile tira Laurence lentement dans ce dernier. Elle entendit Harry rugir, mais elle ne discerna aucun mot. Lupin attrapa Harry pour l'empêcher de rejoindre Laurence et il l'éloigna. Kingsley se lança sur Bellatrix et ils entamèrent un rude duel. Laurence se mit à crier lorsque la moitié de son corps était au-delà du voile. Elle força de toutes ses forces et Harry vit qu'une aura dorée l'entourait.

Soudainement, Kingsley tomba durement au sol et Bellatrix prit la fuite. Harry s'élança à sa poursuite pour se venger, tandis que Lupin alla aider Laurence. Il tira fortement sur le bras libre de Laurence qu'il réussissait graduellement à sortir. Il la hissa totalement. Lupin, Laurence et Sirius tombèrent au sol et les deux premiers se relevèrent.

- Sirius ?! s'écria Laurence au dessus de lui, épuisée.

- Sirius, tu m'entends ?! dit Lupin, près de lui également.

Sirius avait les yeux clos et son teint était blanchâtre. Elle colla son oreille contre sa poitrine et entendit son cœur battre très très faiblement.

- Il vit !! dit-elle en plaçant une main lumineuse sur son front et l'autre sur son cœur. Vista !! Vista !! VISTA TOTALREM !

Sirius fit un léger soubresaut et sa respiration reprit faiblement.

- Sirius ! appela Lupin. Tu m'entends ? C'est Lunar !

- Il est à deux doigts d'y rester ! cria Laurence, les larmes aux yeux, en utilisant toute la puissance qui lui restait pour le faire revenir.

Elle mit ses mains brûlantes sur ses oreilles et récita une longue incantation en finnois. Une forte brise se leva autour de Laurence, ses cheveux s'envolèrent et une aura jaune entoura Laurence et Sirius. Laurence sentait qu'il partait.

« Non, Sirius !!» dit-elle par la pensée.

Elle ressentit la lumière le quitter et également ses dernières pensées. Laurence relâcha son incantation et Lupin s'approcha pour constater que la vie avait quitté le corps de son ami.

- Non ! Sirius… murmura-t-il, accablé, la tête basse.

Laurence, à bout de force, se laissa tomber sur le dos et sentit une énergie étrangère en elle.

- Laurence, ça va ? demanda Lupin se s'approchant d'elle.

Elle hocha la tête et pleura son éternelle impuissance. Sans être pleinement consciente, elle refit ses forces. Elle se releva difficilement, accablée par cette autre précieuse perte.

- Va t'occuper des autres, Laurence, dit Lupin à mi-voix. Je me charge de Sirius.

Elle se détourna d'eux sans lui répondre et vit que tous les Mangemorts étaient neutralisés et qu'Hermione était parmi eux. Kingsley les surveillait, tandis que Maugrey tentait de réanimer Tonks. Laurence n'avait même pas la tête, ni le cœur à aller aider Maugrey, trop accablée. Dumbledore était parti au secours d'Harry selon ses sens et Neville la rejoignit.

- Tu nwa rian ? demanda-t-il, inquiet.

Elle hocha la tête à la négative et monta jusqu'à la salle aux cerveaux où se trouvait tous les autres.

- Laurence, qu'est-ce que… commença Ginny.

- Je vous ramène à la maison, dit-elle sans conviction et sans regarder personne.

Elle emmena Ginny à l'infirmerie de Poudlard, ensuite Luna et finalement Ron et Neville. Madame Pomfresh se chargea d'eux et Laurence repartit au ministère, malgré le refus des autres. Son corps avait besoin de repos, mais elle s'en fichait et elle retourna dans les gradins. Elle se surprit d'avoir été capable d'utiliser son transplanage avec autant de personnes sur une aussi longue distance. Elle était plus forte qu'elle le pensait. Elle prit Hermione avec elle, malgré les réticences de Kingsley. Hermione était toujours inconsciente, attachée et désarmée. Laurence l'emmena à Poudlard dans les donjons. Elle l'enferma à double tour et avec tous les moyens de protections qu'elle connaissait.

- Je règlerai ton cas plus tard, salle peste ! dit-elle avant de repartir au ministère.

Laurence alla dans l'atrium où se trouvait une vingtaine d'Auror, Fudge et Dumbledore. Ce dernier se retourna vers elle.

- Laurence, dit-elle avec un sourire radieux, tandis qu'elle avait un regard morne, sans sourire et le teint étrangement blanchâtre. Je suis fière de toi – elle haussa un sourcil, pas convaincu -. Va rejoindre Harry dans mon bureau. Je vous rejoins dans une demi-heure.

Elle acquiesça en se forçant à sourire et partit dans l'une des cheminées avec la Poudre de Cheminette. Elle sortit des flammes vertes et vit Harry, démonté, se tourner vers elle.

- Laurence…Tu…Tu as… Sirius est… tenta Harry sans avoir la force de le dire.

- Oui… Il nous a quitter… dit-elle à mi-voix presque aussi accablé que lui. J'ai tout essayé… Au moins… j'ai pu sortir son corps de l'arcade…

Harry prit quelques minutes très douloureuse pour assimiler la nouvelle.

- Où…… est-il, maintenant ?...

- Je n'en sais rien… dit-elle en haussant les épaules et sans oser le regarder dans les yeux. C'est Remus qui s'occuper de lui – elle marqua une pause – Je suis désolée…

Harry ne répondit pas. C'était en grande partie de sa faute, mais aussi un peu celle de Laurence qui aurait pu le sauver, comme elle aurait pu sauver Cedric. Elle avait le pouvoir de sauver les gens, alors pourquoi étaient-ils tous les deux morts alors qu'elle était tout près d'eux ? Elle n'osait même pas le regarder… La preuve… Il se détourna d'elle.

- Tes excuses ne ramèneront pas Sirius ! cria Harry en se retournant et en réveillant plusieurs tableaux dans la pièce.

Laurence prit quelques secondes avant de répondre à cette colère subite.

- Je le sais… dit-elle, doucement et tristement.

- Alors quoi ? Qu'es-ce que tu es venu faire ici ? demanda-t-il, sèchement.

- C'est Dumbledore qui m'envoie pour… commença Laurence.

- Bien sûr ! coupa Harry.

- Je… Je peux comprendre ce que tu ressens, Harry, dit-elle.

- Non, tu ne sais absolument rien !! rugit Harry. Tu aurais pu le sauver, tu aurais DÛ le sauver !!

- Qu'est-ce que tu crois que j'ai tenté de faire ?! s'indigna Laurence, à court de forces. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir, Harry ! Je ne peux pas avoir le contrôle sur tout !

- Peut-être, mais à chaque fois que tu as tenté de sauver quelqu'un, tu n'y es jamais parvenue ! Moi qui te croyait puissante ! dit-il, presque dégoûté.

- Je le suis, Harry, dit-elle sans crier. Mais…

- Mais quoi ?! s'écria Harry en s'approchant d'elle, furieux.

- Je ne peux pas contrôler la mort, Harry ! dit-elle avec force. Rend-toi à l'évidence ! Regarde la vérité en face, je ne suis pas parfaite, ni invincible, ni Dieu !

- Tu aurais tout de même pu faire un effort pour Sirius ! dit-il.

- Un effort !? s'indigna Laurence, foudroyée. Tu crois que je m'amuse à tenter de sauver les gens sans faire le moindre effort !? J'ai tout donné pour le sauver, j'ai tout essayé aux meilleurs de mes connaissances ! Tu n'étais pas là, alors ne me juges pas de la sorte…

Elle versa quelques larmes, non pas de tristesse, mais de fatigue et de déception.

- J'ai même presque sacrifié ma vie pour tenter de le sauver…

- De quoi tu parles ?! Tu n'es même pas morte à ce que je sache…

- Pas encore… dit-elle avant de traverser la porte comme un fantôme, accablée de peine et de fatigue.

Harry tenta d'ouvrir la porte avec rage, mais elle était barrée. Dumbledore arriva et expliqua tout à Harry. Pendant ce temps, Laurence se dirigea vers l'infirmerie et remarqua que le soleil se levait tranquillement. En entrant, toutes ses forces l'abandonnèrent subitement et elle tomba au sol.

- Laurence !! s'écrièrent Ginny et Neville qui se relevèrent de leurs lits.

- Miss Dubois ! dit Madame Pomfresh en se précipitant auprès d'elle. Vous, restez couchés !

Laurence était toujours consciente et elle sentait que l'énergie étrangère était en train de lui dévorer ses forces et son énergie vitale. Elle comprit qu'elle était apparue lorsque la moitié de son corps avait traversé le voile de la mort. Madame Pomfresh la retourna sur le dos et constata qu'elle était blanche comme un drap. Elle avait un teint miel d'habitude. Elle faisait peur. Elle ouvrit les yeux et pleura sans raison. C'était peut-être à cause des propos blessants d'Harry ou bien à cause de la perte de Sirius. Elle n'en savait rien.

- Mis Dubois ? Laurence, vous allez bien ? demanda l'infirmière en la redressant.

- Je ne crois pas… dit-elle en tentant de chasser ses larmes.

Elle l'aida à se relever et la coucha sur un lit avec peine, car Laurence tenait à peine sur ses jambes. Laurence lui expliqua la cause de son mal étrange et Madame Pomfresh l'examina étant ce qu'elle pouvait faire de mieux. Elles constatèrent chacune à leur manière qu'un mal s'emparait de son corps. Laurence s'endormit précipitamment, surprenant Madame Pomfresh qui s'assura qu'elle allait bien.

Un peu plus tard, Harry vint voir tout le monde à l'infirmerie après que Dumbledore lui ait tout expliqué sur la prophétie, sa cicatrice et sur les allées et venues de Kreattur. Il était content de voir Ginny, Luna et Neville étaient complètement guéris et assis autour du lit de Ron qui avait quelques marques des tentacules.

- Ça va ? demanda Ron, assis dans son lit.

Il hocha la tête, neutre, et sans avoir du tout sommeil. Il vit Ombrage, en était de choc, dans un lit plus loin et, à l'autre extrémité de la pièce, Laurence, endormie.

- Laurence… murmura-t-il en s'approchant d'elle.

Elle était plus blanche que jamais, comme une poupée de porcelaine. Il repensa aux propos qu'il lui avait dits et la culpabilité l'envahit. Il alla rejoindre les autres qui lisaient la Gazette, annonçant le retour de Voldemort.

Quelques jours plus tard, McGonagall revint de Ste-Mangouste et Dolorès partit de Poudlard. Hagrid était revenu et Dumbledore était de retour dans toutes ses fonctions. Pendant ces jours, Laurence dormait encore, Madame Pomfresh pensait qu'elle était dans une sorte de coma, mais conclu que c'était Laurence qui tentait de se soigner. Ron et tous les autres purent sortir de l'infirmerie et ne trouvèrent pas Hermione.

- Est-elle à Azkaban avec les autres Mangemorts ? demanda Ron.

- Probablement… dit Harry, la tête ailleurs.

- Dumbledore devrait le savoir, proposa Ginny. Je vais le voir.

- Je viens avec toi, dit Ron. Tu viens, Harry ?

- Euh… Non, je vais aller voir Hagrid… dit-il en partant.

Harry passa le reste de la journée près du lac, seul et pensif. Il avait maintenant perdu tout espoir d'être une dernière fois avec son parrain. Il ne rentra qu'à l'heure du dîner, mais il n'alla pas manger avec tout ce monde qui allait le regarder. Il alla se réfugier à l'infirmerie au chevet de Laurence toujours dans le même état. Après quelques minutes de silence, Laurence remua et se réveilla.

- Laurence ! dit Harry, content.

- Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu fais là ? dit-elle presque sur un ton de reproche.

- Euh... dit-il, étonné. Je suis simplement venu te voir. Ton cas est inquiétant, ça fait quatre jours que tu dors…

Elle détourna son regard vers la fenêtre.

- Laisse-moi, maintenant, dit-elle sans le regarder.

Il voulu prendre sa main pour se rassurer qu'elle allait s'en sortir, mais elle la tassa dès qu'il l'approcha de la sienne. Il se leva et comprit qu'elle lui en voulait. Il partit à la tour et rejoignit Ron.

- Dumbledore fut surpris quand on lui a demandé où était Hermione, dit Ron. Il ne savait pas qu'elle avait été au Ministère en dévoilant de quel camp elle était maintenant. Bien sûr, il savait pour son changement de comportement, car Laurence avait prévenu l'Ordre peu de temps après l'attaque. Il a dit qu'il allait se renseigner pour tenter de la trouver.

Le lendemain, Laurence refusa de recevoir la visite d'Harry et Madame Pomfresh l'envoya à Ste-Mangouste. Harry fut très déçu de ne pas avoir eu la possibilité de s'expliquer, de s'excuser même. Deux jours plus tard, c'était le festin de fin d'année, mais Harry n'y alla pas. Il sut par Ron que Dumbledore savait où était Hermione. Elle était dans un endroit hors d'état de nuire.

Le lendemain, ils prirent le train à contrecoeur et en sortant à la gare, Harry fut touché par le comité d'accueil qui les attendait. Il y avait Mr et Mrs Weasley, Lupin, Tonks, Maugrey, Fred et George. Après les nombreuses salutations touchantes, Mrs Weasley lâcha Harry.

- Il y a quelqu'un qui voudrait te voir, dit-elle en pointant des yeux derrière elle.

Tous se tassèrent pour laisser passer Laurence qui était en chaise roulante. Elle avait toujours le teint pâle. Elle avait maintenant des cernes sous les yeux et ses cheveux encadraient son visage d'aspect maladif. Arrivée devant Harry, elle leva la tête et se força à sourire timidement.

De la voir ainsi, si faible, fragile, vulnérable, rongé par un mal que Harry ne connaissait pas, ça lui fit mal. Elle ne méritait pas de subir ça. Il s'en voulait de plus en plus de lui avoir parlé comme il l'avait fait.

Laurence se leva, malgré les réactions de refus de Mrs Weasley. Elle ne semblait pas apte à être aussi chaleureuse avec Harry comme elle l'était d'habitude et Harry la respecta.

- Je tenais à te le dire de vive voix, au cas où je ne reviendrais pas, dit-elle, sans entrain. Je crois qu'en entrant à moitié dans l'arcade, j'ai subi un peu du mal qu'elle crée, en fait la mort. Par contre, je pense qu'elle a eu un effet différent sur moi, car je serais supposée d'être morte à peine quelques heures après avoir sorti de cette arcade. Les guérisseurs de Ste-Mangouste, les plus qualifiés, n'ont rien trouvé qui puisse me guérir du mal qui me ronge à petit feu… Donc, dans quelques jours, je pars en Finlande dans le meilleur hôpital du pays à Helsinki.

- Qu'est-ce tu as exactement ? demanda Harry, difficilement.

- Je ne sais pas…dit-elle en haussant les épaules et en versant quelques larmes. Mon corps ne fait que se dégénérer et ma magie ne peut presque rien y faire.

Harry hocha la tête pour cacher sa tristesse. Un silence s'installa.

- Je suis désolée, Harry… pour Sirius, dit-elle, difficilement, se sentant coupable.

- Non, ne t'excuse pas. Ce n'était pas ta faute, Laurence, dit Harry qui en profita pour dire ce qu'il tenait à lui dire. C'est à moi de m'excuser, je n'avais pas à te dire de telles atrocités. Je suis sincèrement désolé…

Laurence lui sourit, étant presque sur le bord des larmes.

- Merci, Harry…

Il lui sourit et elle se rassit dans sa chaise.

- Une dernière chose, dit Laurence. En tentant de sauver Sirius, j'ai pu sentir ses derniers sentiments avant de partir…

L'estomac d'Harry se contracta.

- Toutes ses pensées allaient pour toi, Harry. Ce que j'ai compris, c'est qu'il t'aimait, qu'il te gardait haut dans son estime et il souhaitait que…- elle prit une pause, touchante – que tu vives ta vie au maximum pour lui et tes parents, sans prendre de risque inutiles…

Une larme coula d'œil d'Harry et il la chassa rapidement.

- Merci, Laurie-Fly…

Elle lui sourit tristement.