Titre : Provoc' attitude
Auteur : Tahitian shaman
E-mail : UA, Schoolfic, délire.
Couple : 3x2, 1+2, 1xR, A+3
Source : Gundam Wing
Disclaimer : Ceci est une fanfiction donc Gundam Wing & Cie ne m'appartiennent pas.

Résumé du chapitre précédent :
Duo a fait la rencontre de Réléna, la femme de Heero, il en sort blessé et meurtri, il avoue tout à Quatre et reconnaît, pour la première fois, être amoureux de Heero.

Note : Je sais pas par quel miracle mais en tout cas ma publication hebdomadaire tombe pile le 24 décembre juste pour le réveillon de noël ! Ca fait comme un petit cadeau de noël C'était pas prémédité mais je suis bien contente lol

Sinon ben un JOYEUX NOEL à tout le monde, passez de bonnes fêtes avec la famille, les amis et tout les gens que vous aimez, avec pleins pleins pleins de cadeaux !!!!

A part ça je crois que j'ai répondu à tout les membres, en tout cas m'a confirmé que j'avais répondu à tout le monde, après quand on connait le genre de la maison...

Sinon je réponds à mon anonyme à moi toute seule

Blurp3 ; Double joie grâce à toi, non seulement tu relis Onegai Teacher mais en plus tu me laisses un com sur provoc'attitude, chui comblée là
Concernant ta suggestion, t'as pas de mauvaises idées mais c'est moi qui décccccccccciiiiiiiiiiiideeeeeeeuuuuuuuuuuhhhhhhhhhh :3 et part esprit de contradiction j'adore faire l'inverse de ce qu'on attend de moi
Donc je confirme, ce sera encore plus compliqué ;p !
Bisous à toi et passe un Joyeux Noel avec tout pleins de cadeaux !!!!

- Elle -

La porte s'ouvre automatiquement devant moi et c'est un sourire surpris que m'adresse Yulia la secrétaire de Elias.

-En avance ? Tu es tombé du lit Duo ?
-Un peu, bonjour Yu.
-Bonjour, tu veux du café, tu fais peur à voir.
-Oh oui avec joie.

Elle se lève et reviens quelques minutes plus tard avec un gobelet de café fumant.

-Tu n'as pas dormi, hein ,avoue.

-Pas beaucoup.

-Un problème ?

-Non, j'irai pas dire que c'est un problème mais... enfin... rien de grave.

-D'accord, si tu le dis c'est que c'est vrai.

Ce n'est pas un problème.

Une défaite, un échec n'est pas un problème.

C'est un fait dont on peut plus rien changer.

Un problème, c'est les sentiments de Andrea pour Trowa, je peux régler ça.

Mais CA je ne peux rien y faire, c'est de l'encre de chine sur une feuille de papier, ça traverse, c'est encrer et ça ne bougera pas.

Même à l'usure c'est moi qui vais m'user.

-Duo, tu m'écoutes ?!

-Hn ? ... Excuses moi Yu, je rattrape ma nuit.

-C'est ce que je vois... Je viens d'appeler Elias il arrive dans quelques minutes.

-D'accord.

Après quelques minutes de silence, Yulia se lève, quitte son bureau et vient s'asseoir à côté de moi, les jambes croisées, les bras passés par dessus son dossier.

-Vivement les vacances.

-Vivement le bac.

Elle rit doucement, je souris.

-Que vas-tu faire après le bac ?

-Je ne peux pas intégrer une équipe professionnelle de basket à cause de ma maladie, et ça arrange ma mère, je vais... bah je sais pas, j'y ai pas vraiment réfléchi...

-Tu es bon élève, à mon avis tu peux faire tout ce que tu veux.

-Oui, mais je ne sais pas ce que je veux faire.

Je devrais penser à mon avenir.

Penser à autre chose qu'à eux...

Peut-être que c'est le moyen, tout s'arrête ici et moi je ne veux pas m'arrêter avec eux, je veux continuer et ne pas rester prisonnier de sentiments qui me rongent.

C'est ce que je devrais faire, me chercher une université, chercher ce que je veux faire plus tard, quelles études ? Pour quel métier ? Pour quel but ?

Une université loin d'ici, pas loin des miens, mais loin de lui, il ne fait pas partie des miens, il n'est pas mien, alors ce sera une université où il n'y sera pas, où moi j'y serai et où je serai ce que j'ai envie d'être où je ferai ce que j'ai envie d'être.

-Je crois que je vais aller étudier aux USA.

-Ah ? Si loin ?

-Ouais.

-Je ne sais pas si ça sera possible... avec ta maladie...

-J'ai un pot d'enfer et je suis sur que mon cas intéressera les médecins américains.

-Tu veux devenir une souris de laboratoire ?

-Et si c'était mon avenir ?

Elle m'adresse un regard sombre :

-Ne dis pas ça, un jour tu n'auras plus besoin de faire tout ça.

-En attendant que vais-je faire ? J'ai l'opportunité de partir, de voir ailleurs, mais je suis prisonnier à cause de ma maladie...

-Elias a des contacts aux États-Unis peut-être qu'il pourra t'aider si c'est vraiment ce que tu veux faire.

Je n'ai pas le temps de lui répondre que je vois Elias entrer tout sourire dans le cabinet.

-Eh bien Duo, ta mère t'a chassé du lit ?

-Non, je me suis chassé tout seul.

Il rit, un rire léger et sincèrement joyeux.

-Vas-y entre, installe toi j'arrive dans deux secondes.

Il m'ouvre la porte et je pénètre seul la pièce pour directement m'installer sur la table d'auscultation.

Quelques minutes après, il arrive avec un café, ça me fait d'ailleurs penser que j'ai laissé le mien sans y toucher dans la salle d'attente.

-Alors ? Rien à déclarer ? Pas de fièvre plus forte que d'habitude ? Pas de vomissement ?

Je réponds par un hochement négatif à chaque question pendant qu'il écoute mon coeur et ma respiration.

-Tu digères mieux le nouveau traitement ?

-Plus ou moins.

-Tu veux la dose moins forte de tous les jours ou tu te sens d'attaque pour supporter celle de la semaine dernière ?

-Euh, je veux pas retourner à l'hôpital alors s'te plaît donne moi la version light.

-D'accord, mais n'oublie pas...

-Ne t'agites pas dans les heures à venir, je sais Elias.

-Très bien, tu apprends bien tes leçons.

J'ai envie de lui poser une question qui me brûle les lèvres, mais après tout qu'est ce que j'en ai à foutre de lui ?

Y en a que j'ai vraiment trop envie de savoir même si ça me regarde pas.

-Heero n'est pas là aujourd'hui ?

-Non, il m'a appelé pour me dire qu'il avait des affaires personnelles à régler.

-Ah...

Et quelles sont ces affaires ?

-Vous vous entendez mieux maintenant ?

-... Ouais... On peut dire ça comme ça...

-Il va suivre ton cursus jusqu'à la fin de l'année comme d'habitude et il a signé pour l'éventualité où il te suivrait à l'université.

Quoi ?!

Il...

Il a signé ?

De son plein gré ?

Pour moi ?

-Mais j'avais prévu d'aller aux USA pour mes études, il va pas me suivre là-bas quand même, si ?

-Je ne sais pas si tes parents sont au courant de tes projets, parce qu'ils sont à l'origine de la signature de Heero, ils lui ont demandé.

Ah...

C'est simplement parce que mes parents le lui avait proposé...

Oui, je m'y attendais... Pourquoi aurait-il signé sinon ?

-Je pense qu'ils avaient prévu de t'inscrire dans l'université de la ville.

-Oui mais c'est là-bas que je veux étudier, je vais végéter ici alors ?!

-Tu n'as pas vraiment le choix.

-Mais Yulia m'a dit que tu avais des contacts qui pouvaient m'aider là-bas.

Il soupire et je suis sûr qu'il aurait voulu que je ne le sache pas.

-C'est vrai. Et si c'est ce que tu veux et que tes parents sont d'accord, je les contacterai mais pour l'instant je suis persuadé que tes parents ne savent même pas quelles études tu veux faire.

Je ne le sais pas moi-même, comment eux, le saurait il ?

-Qu'est-ce tu veux faire qui nécessite d'aller si loin ?

Merde, qu'est ce que je dis ?

-Aéronautique.

-Vraiment, tu sais que tu peux les faire ici tes études.

Merdum...

-Non, il n'y a pas ma spécialisation.

Je t'en prie ne pose pas la question !!

-Et quelle est ta spécialisation ?

Fais chier.

Qu'est ce que j'en sais moi, j'y connais rien à l'aéronautique, bordel !

Hey remarque, je suis bon en maths, en physique, je suis pas en S pour rien quand même ! Et si je me renseignais? Ca le fait en plus ! Que faites vous dans la vie ? Je suis dans l'aéronautique ! La classe putain.

Et puis une sonnerie retentit, je regarde Elias qui hausse les épaules.

-Ah c'est le mien ! ... Oui ?

-Ah quand même !

-Quoi, qu'est ce qu'il y a ?

-Ben je sais pas je tombais directement sur le répondeur et ça fait dix fois que j'essaye de t'avoir !

Ah j'ai rien fait je promets !

-Ben, tu m'as là, tu veux quelque chose ?

-Oui, te confirmer pour ce soir, c'est à vingt heures.

-Ah...

-Sois pas en retard.

-Oui, mais je viendrai pas.

-Et pourquoi ça ?

-Ben parce que...

Pourquoi j'ai pas envie d'y aller ?

A cause de Heero...

A cause de Réléna... la FEMME de Heero et dire qu'il avait dit que c'était Andrea sa seule famille, vas-y fous-toi de ma gueule...

-Parce que j'ai pas de voiture...

-Hein ? T'as qu'à prendre celle de ta mère ou de ton père.

-... En panne.

-Ah zut.

J'entends une voix d'homme mais je ne saisis pas trop ce qu'il dit.

-Ah ben Heero ou Wufei se propose pour venir te chercher.

Ca va pas ?!

Putain tu captes pas que je veux pas venir ?!

-Attends une seconde. ... Elias ?

Je mets ma main pour bloquer ma conversation avec Elias.

-Hn ?

-C'est trop tard pour la forte dose ?

-... Duo ce n'est pas un jeu.

-Je ne joue pas.

Avec la chance que j'ai la dose va me mettre K.O et mes parents ne me laisseront jamais sortir dans ce cas là.

-Oui, Andrea ? Ca va pas être possible, je reçois mon traitement aujourd'hui et je sais pas si je serai d'attaque.

-Ah...

-Désolé, souhaite un joyeux anniversaire à ton frère.

-Oh t'inquiète avec le haut-parleur il t'a entendu...

Chier, pourquoi faut-il qu'il branche ce haut-parleur ?!

-Ah ben, bonne soirée sinon.

-Oui et fais attention quand tu rentres... Ne conduis pas trop vite.

-Oui je... merde

Chier, chier, chier, je viens de lui dire que les voitures étaient en panne...

-Bye duo, à ce soir.

-Quoi, mais... !

-A ce soir j'ai dis. Wufei viendra te chercher.

Purée, je me suis grillé tout seul, FAIS CHIER !!!

-J'annule la forte dose ?

-Ne souris pas trop on voit tes dents gâtées...

Il éclate de rire malgré moi je souris.

C'est à 19h30 que Wufei frappe à ma porte, habillé d'un jean tombant sur ses bottes noires et un col roulé gris.

-Prêt ?

-Je veux pas y aller...

-Aller ça va te sortir !

Il me parle comme si l'incident Quatre n'était jamais arrivé, il me parle comme avant, il est venu en ami il se conduit en ami.

-J'ai pas demandé à ma mère.

-Comme si tu avais besoin de demander.

-... Je vais me doucher...

-Parce que t'es pas prêt ?!

-Non.

-... Dépêches-toi !

Je soupire en traînant les pieds dans l'escalier.

Je mets une plombe pour me doucher et une de plus pour m'habiller, je connais Wufei pour savoir qu'il n'a aucune patience et qu'il va finir par monter.

-Oh, Maxwell tu grouilles, je vais pas t'attendre deux heures non plus !

-Fallait pas te proposer...

-Pourquoi tu fais tant de manière, t'as un problème avec Andrea ?

-Oh rien, laisse-moi m'habiller, j'arrive.

Non mais quand même, je suis en serviette là, t'as pas vu ?!

Il sort et je l'entends descendre les escaliers.

Bon, ben je vais mettre ça et puis ça. C'est juste un dîner.

Je retrouve Wufei au salon discutant avec ma mère et mon père.

-Duo, comme-ça la voiture est en panne ?

-Hn.

-Tu exagères, tu déranges Wufei...

-J'ai rien demandé, il s'est proposé tout seul. Bon on y va ?

Dans la voiture c'est le silence, Wufei tapote nerveusement le volant et je laisse le vent s'engouffrer par la vitre à ouverte et souffler sur mon visage.

-Tu m'en veux ?

-Hein ?

-Pour Quatre.

-... Ca me regarde pas Wufei.

-Il ne vient plus à mes cours.

Je sais ça.

Quatre adore la littérature chinoise, c'est sa matière favorite et c'est devenu sa matière de prédilection lorsqu'il est tombé amoureux de Wufei, il était très bon avant son arrivée, il est devenu le meilleur simplement pour attirer l'attention de Wufei, et ça a marché.

Mais récemment j'ai vu qu'il s'était inscrit en spécialité chimie à la place de sa matière optionnelle, le mandarin, j'ai été surpris, car il déteste ça, même s'il donne des notes plus que correctes.

-Il est en Chimie spé.

-... Je l'aime toujours.

Non surtout pas ça, j'ai pas du tout envie de parler de ça !

-Eh bien va le lui dire, c'est pas en me le disant qu'il le saura...

-Il ne me laissera pas lui parler

-A qui la faute ?

-...

-Je peux rien faire pour toi. Et puis si tu l'aimais pourquoi tu l'as largué ?

-Qu'est ce qu'il t'a dit au juste ?

-A propos de quoi ? De la raison pour laquelle tu l'as largué ?

-Je n'ai pas rompu... C'est lui qui a rompu.

-Quoi ? Mais il m'a dit le contraire et puis il disait aussi que tu en avais marre de leur dispute incessantes.

-Oui, c'est vrai j'en avais marre mais pas au point de me séparer de lui, je l'aime.

-Alors... c'est lui qui a rompu ? ... Non c'est pas possible... Pourquoi il aurait menti ? Pourquoi et surtout qu'est ce que ça lui rapporte de mentir ?

-...

-Qu'est ce qui s'est réellement passé ?

-... Avant de sortir avec moi Quatre fréquentait un mec... Lindsay...

-... Non, je veux pas croire ça... C'est inimaginable qu'il ait fait... non je rêve. Quatre... Quatre... Il t'a trompé ?

Non, c'est pas possible...

Quatre me l'aurait dit, il ne m'aurait pas mentit, pas à moi...

Je lui ai tout dit et lui... il m'a tout caché.

Mon meilleur ami.

Et toute cette comédie qu'il a fait...

De toute évidence nous sommes pareils tout les deux, incapable de faire confiance à son entourage et pire, incapable d'être honnête avec eux.

On est pas meilleurs amis pour rien... Cette notion prend tout son sens aujourd'hui, on agit pareil, on pense pareil, on aime pareil... Qui se ressemble s'assemble.

-Je suis désolé Wufei et dire que j'ai tout mis sur ton dos... Il avait raison Heero quand il a dit qu'il a des choses qu'on ne dit pas, même à son meilleur ami.

C'est sur mes derniers mots que Wufei gare la voiture dans la parking d'un grand immeuble.

Mais il y a un truc que je comprends pas...

Si c'est Quatre qui a merdé, pourquoi c'est lui qui a rompu ?

-Tu sais s'il ressort avec Lindsay ? Je les vois souvent ensemble au centre ville.

-Je ne sais rien du tout, il ne m'a rien dit, quand je pense que moi je le lui ai dit !

-De quoi tu parles ?

-Rien, rien du tout...

On s'engouffre dans le hall, Wufei appuie sur le bouton de l'ascenseur.

Je panique, vous vous rappelez de ma peur panique des ascenseurs ? Eh bien là elle m'assaille et me coupe la respiration.

Je recule brusquement et me colle au mur.

-Duo ? Est-ce que ça va ?

-Non...

-Je vais appeler Heero...

-Non ! Je... Des escaliers, je prendrais les escaliers.

-Ca va pas ! C'est au quatrième étage, tu vas pas monter quatre étages ?!

-Wufei, j'ai la phobie des ascenseurs, alors soit tu me laisses prendre les escaliers, soit tu me ramènes chez moi ! Mais je ne monterai JAMAIS dedans !

-... J'appelle Heero.

Mais il me fais chier lui, pourquoi il tient absolument à l'appeler LUI !!

-J'ai pas besoin de lui pour monter des escaliers.

-Non, mais pour les trouver, si.

Génial...

Il appelle et puis finalement on trouve l'escalier de secours.

Je sens ma panique s'enfuir lentement et je me remets à mieux respirer.

-Ca date de quand cette peur ?

-J'ai toujours eu peur des ascenseurs, c'est absolument pas nouveau.

Le silence s'installe et le trajet se fait lent et fatiguant.

Je repense à Quatre et à ses mensonges, je ne peux rien y faire mais ça me démange, ça m'agace...

C'est tellement inattendu.

Et puis voir Wufei souffrir autant ça fait mal aussi.

-Je suis désolé Wu, pour Quatre... C'est une personnalité que je ne lui connais pas.

-On en découvre tous les jours, on croit tout savoir mais en fait on ne sait rien... J'ai découvert aussi une autre personnalité de Heero et crois-moi jamais j'aurai cru cela possible.

Piqué au vif, j'oublie un peu le problème Quatre et je demande en essayant de ne pas être trop intéressé.

-Vraiment ? Et qui est-elle cette personnalité ?

-... Je sais pas si j'ai le droit de te le dire, mais de toute façon tu risques pas d'être choqué... Heero aime les hommes.

Mon coeur fait un bond dans ma poitrine, ouh là on se calme !

-Il est marié pourtant.

-En instance de divorce à vrai dire.

-... Réléna est très belle.

Je suis hypocrite, je sais, je vous emmerde, non je nie pas qu'elle a un certain charme...

-Oui, elle est aussi folle amoureuse de Heero...

-Pourquoi le divorce alors ?

-Je te l'ai dit il y a cinq minutes, Heero aime les hommes.

-Ca fait combien de temps qu'ils sont mariés ?

-Deux ans.

-Et ce n'est qu'après deux ans de mariage qu'il découvre qu'il est pas du bon bord ?

Le chinois sourit :

-Je le soupçonne de s'être rapprocher de Réléna pour se prouver qu'il n'était pas gay.

-Il s'est servit d'elle ?

-Un peu oui mais il faut savoir qu'elle a grandi avec nous, lorsque Heero a perdu ses parents il a déménagé, ils se sont revus quelques années plus tard et ils se sont mariés. Heero a toujours énormément tenu à Réléna, alors je ne pense pas qu'il se soit servit d'elle volontairement, il a dûconfondre aimer un ami et aimer d'amour.

-Ils n'ont jamais essayé d'avoir des enfants ?

-Réléna en voulait mais Heero ne peux pas en avoir, il est stérile.

Oh là que d'informations d'un coup, doucement please y a des chances que je déconnecte !

-Ca à l'air de te faire un choc.

-Ben oui un peu, attends là tu m'annonces ça, comme ça !

Il rit, je n'avais jamais remarqué que Wufei était pas mal dans son genre, à vrai dire je ne l'ai jamais vraiment regardé, d'un parce que je l'ai pas pour prof, de deux c'était la chasse gardée de Quatre et de trois il y avait Trowa, mais là, en y regardant bien, je me rends compte que mon genre c'est le type asiatique.

Les dernières marches se terminent sur une grille métallique qui s'ouvre sur une porte métallique et dernière, l'appartement lui-même.

Je dirais que l'endroit est totalement masculin, un univers sobre, calme et parfois un peu bizarre, genre ce truc bizarre qui ressemble à une plante mutante.

-Je sais la première fois qu'on voit ce truc ça craint, mais on s'y fait.

-Et c'est quoi au juste ?

-Même Heero ne le sait pas, c'est un cadeau de la voisine d'au dessus.

-...

Je retire mes chaussures comme Wufei avant la marche menant au salon et j'ai même pas fini qu'une bombe brune me tombe dessus.

-Vous étiez lents !

-Andrea t'es pas léger tu sais...

-Tant mieux c'est pour te punir pour avoir essayé de te défiler !

-Hn... Tu me laisses finir de retirer ma chaussure ?

Il descend et me fais un sourire extra large, des fois on dirait un gamin je vous jure...

Je réponds tout de même à son sourire en moins hystérique mais le regard de Heero me fait légèrement pâlir et j'en perds mon sourire.

-Pourquoi vous vouliez prendre les escaliers ?

Je hausse les épaules et Wufei me regarde, je lui intime le silence :

-Wufei a besoin de sport.

-Non mais l'autre !

Je lui tire la langue et le remercie du regard pour son silence.

-Duo, ça fait plaisir de te revoir, tu es partit si vite hier soir.

Je me fige.

Devant elle.

Devant son regard bleu océan et son sourire rose vermeille, on ne peut pas être si parfaite, la perfection n'existe pas et je refuse de croire qu'elle est parfaite, rien n'est pas parfait, RIEN n'est parfait, rien N'EST parfait, RIEN N'EST PARFAIT !!!

C'est pas pur automatisme que je réponds à ses mots de bienvenue, mon sourire habituellement faux pour ceux que je n'arrive pas à sentir.

-Je suis désolé, mais me voici aujourd'hui.

Elle rit, mon regard glisse vers Heero, il me regarde et puis je détourne les yeux.

-Je suis en train de préparer le dîner, allez tous dans le salon, personne n'est autorisé à pénétrer la cuisine qui est mon territoire pour ce soir.

En plus elle sait cuisiner...

Je m'installe avec Andrea sur la canapé, Wufei et Heero sur des fauteuils.

-Tu veux boire quelque chose Duo ?

-Non, c'est gentil Andy, mais j'ai pas très soif.

-D'accord.

Le silence s'installe, j'échange le même regard avec Andrea, on sourit d'un accord tacite, la soirée va être géniale, l'ambiance est détonante et on est assez de fous pour rire... ou presque...

-Elias m'a prévenu qu'il t'avait donné un traitement plus doux, tu te sens bien ?

-Oui.

C'est la seule femme du comité qui va finir par rompre le silence en apportant un plateau de hors-d'oeuvres :

-Eh bien, je vois que je suis indispensable, vous faites une de ces têtes... Heero tu viens m'aider à porter les plateaux ?

-Vas-y Andrea.

Je vois l'espace d'un instant une lueur triste dans le bleu profond de ses iris mais rapidement remplacé par un masque de fausse gaieté.

-Vous vous entendez bien pour des personnes sur le point de divorcer.

-Je ne me suis jamais disputé avec elle.

-... C'est une bonne chose.

Mon dieu sauvez-moi !

Je ne suis pas une célébrité mais sortez moi de là !

-Voilà, pendant que le dîner cuit voici des mises en bouches, Duo je veux savoir ce que tu penses de ça, Andrea m'a dit que tu aimais les plats épicés et j'ai fais un petit truc pour essayer, si c'est pas bon, dis-le !

-Euh... Je vais goûter alors.

Elle me désigne une espace de petite tarte avec un truc rouge et un peu de fromage, à la limite on dirait une pizza miniature mais au goût... d'un c'est fort, de deux c'est très fort et de trois c'est absolument délicieux !!

Le piment explose sur la langue et c'est tellement fort que j'en ai les larmes aux yeux, je me mets la main devant la bouche.

-C'est bon...

Je toussote un peu, Andrea rigole.

-Mais euh... je peux avoir un verre d'eau ?

-Dans la cuisine, la porte juste là.

Je me lève rapidement et j'engloutis trois verres d'eau.

-Ca va Duo ?

-Oui, Heero ça va t'inquiète, j'ai juste la bouche en feu...

-J'aurai peut être du te prévenir que la cuisine de Réléna est un tantinet très forte...

-Tu peux pas penser à tout voyons...

Il sourit, il prend dans le réfrigérateur un glaçon et vient vers moi.

-Ouvre la bouche.

-...

-Tu veux de l'aide peut-être ?

-Idiot.

Je ne peux pas croire que depuis des semaines Heero évite les contacts avec moi et c'est limite s'il ne me fuyait pas. Et là... là, il me passe le glaçon sur les lèvres, c'est un contact froid mais apaisant mais aussi électrisant comme son regard prussien si bleu, si profond, si calme.

-Ouvre la bouche.

-Heero...

Pendant l'espace d'un seconde il recule, je croyais que cela mettait fin à notre rapprochement soudain mais cela n'a fait que le renforcé, il glisse le glaçon entre ses lèvres et l'instant d'après il scelle nos lèvres avec force, frustration et désir mêlés pour un baiser presque désespéré.

Je sens le glaçon glisser sur ma langue, je sens la langue de Heero, par le même geste, le pousser et me caresser et puis il y a multitudes d'autres choses que je sens venant de lui.

Ses mains sur mon corps, l'une sur ma hanche, l'autre emprisonnant ma nuque.

Son parfum, d'ailleurs il a changé de parfum, celui là est plus fort, plus enivrant et plus marquant mais nettement plus lui, car il dégage une senteur froide et immortelle, sensuelle mais brute.

Son corps, musclé et tendu contre le mien, forteresse qui me paraît si infranchissable et que je n'ai pas envie de franchir, je veux y rester prisonnier.

Ses cheveux aussi noirs qu'une nuit sans lune et aussi soyeux que le plus doux des tissus.

Je m'enivre à grandes bouffées de son essence, de lui, de tout ce qui est nous à ce moment là.

Mais autant je suis rapidement monté mais autant je redescends rapidement.

Le moment est rompu et on se sépare brusquement, et elle, elle reste là, immobile, surprise, confuse et même blessée.

Elle regarde Heero cherchant dans son regard une explication qui ne viendra pas car il détourne le regard, puis elle me regarde et sa sympathie devient de l'antipathie.

Elle me fixe, trahie et en colère, elle décharge toute son émotion à travers son regard océan qui vire à l'orage, un bleu si intense devenant tout à coup si terne mais avec une puissance sans égale.

Jamais je ne l'ai trouvé plus belle qu'à cet instant, cet instant où elle m'a haït de toute son âme et de tout son être.

La douceur la rendait belle, la colère la rendait surnaturelle, ne jamais se fier de l'eau qui dort et à ce moment là c'était une tempête qui faisait rage entre elle et moi, elle voulait me faire plier par son regard, elle ne sait pas que je peux être aussi violent que gentil.

Nous sommes semblables elle et moi, complètement amoureux de la même personne et habités par deux masques, celui de l'hypocrisie que tout le monde connaît et celui qui parait maintenant, des êtres passionnés, déchaînés et emportés, des sentiments violents, une passion dévorante et un même but : la personne qu'on aime.

-Heero, je vais servir le dîner, allez vous installer.

Il sort non sans m'avoir adressé un regard, moi je reste là.

-J'ai dis que j'allais servir le dîner.

-Réléna...

-Non, je ne veux rien entendre, laisse-moi.

Je n'aime pas faire mal aux autres, je n'aime pas les voir souffrir à cause de moi, mais je refuse de souffrir à cause d'eux.

-J'aime Heero, s'il m'aime, je te le prendrais Réléna.

Je sors, mon coeur martelant ma poitrine, ma respiration forte, je ressens une telle puissance depuis ses derniers mots prononcés à son encontre, comme si j'étais capable de tout et que je pouvais tout supporter.

-Tu me l'as déjà pris.

Ce furent les mots de Réléna ce soir-là lorsque je fus sortis de la cuisine et que je sois entrer brusquement dans sa vie.
Si j'étais resté voilà ce que j'aurai entendu et peut-être que ça aurait fait avancer les choses. Mais je n'ai rien entendu et qui sait si quelque chose avancera au stade où je suis.

A suivre...

Voilà voilà, j'adooore ce chapitre
Je sais pas pourquoi, j'aime bien !
J'espère que c'est pareil pour vous et sur ces derniers mots je vous dis à la prochaine et de gros bisous !!

Prochain chapitre :- Règlement de compte -
C'est la chute, des règlements de compte fusent, Duo veut des explications de Quatre, de Andrea et même de Trowa, seulement il refuse de donner les siennes d'explications, grand mal lui en fait, il frole la mort.

Tahitian Shaman