A l'aube de ce merveilleux temps de printemps/début d'été... okay, j'aurais essayé ! x)
Merci pour les petits rayons de soleil que vous m'envoyer en review, à défaut de l'avoir dans le ciel, on se booste autrement. Merci pour les nouvelles timides qui osent me mettre un mot, même si ce n'est pas grand chose, c'est toujours important de dire qu'on aime le travail de quelqu'un (ou qu'on aime pas, qu'on proteste ! I see you vilain Rasp and your vilain mustache ;p) Merci à ma Siphi pour la bêta toujours aussi efficace *hearts*
J'espère que vous êtes prêt pour supporter un Tony avec un plâtre ah ah ah. J'ai osé le faire, pauvre de moi (et de Steve.)
Bonne lecture!
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Le Fruit Défendu
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Passer à la vitesse supérieure, mode d'emploi ?
Il avait veillé sur le génie toute la nuit pour honteusement s'endormir sur son lit. Steve s'était réveillé mortifié de ce fait, mais dans son malheur, le brun avait dormi comme une souche à côté de lui, complètement groggy des médicaments que Bruce lui avait administrés. Le blond n'avait jamais autant remercié les drogues médicales. Le docteur Banner avait dû forcer la dose pour s'assurer que Tony se reposerait. Captain America s'était alors levé pour se mettre dans un des fauteuils, près du lit et ne pas risquer… risquer quoi ? Ses prunelles azur veillaient un Iron man endormi, paisible, qui ne serait pas vraiment en état de lui sauter dessus. Pas encore.
C'était comme si le destin jouait en sa faveur et les empêchait d'aller plus loin que des caresses, des contacts et des baisers. C'était frustrant d'un certain côté, surtout pour Tony mais la suite, la suite était une source d'angoisse nouvelle. Steve ne s'était jamais retrouvé à craindre cette étape d'une relation de couple, passer à l'acte sexuel et là… En plus d'appréhender avec un homme car il n'y connaissait strictement rien, il commençait à avoir peur tout court.
Des grondements le sortirent de ses pensées et il sauta sur la faille en se redressant, se rapprocha du lit où Tony émergeait de son sommeil. Les yeux du brun papillonnèrent plusieurs fois avant de faire le point sur Steve qui était plutôt au-dessus de lui et pas à l'endroit où il se souvenait l'avoir laissé.
-Hello Golden Boy.
Sa voix était légèrement enrouée de sommeil mais il fit un sourire bravache à son amant.
-Bonjour Tony.
-Il est quelle heure ?
-Presque neuf heures.
-Putain… c'est trop tôt…
Et en même temps, il levait les mains pour venir capturer les épaules puis la nuque de Captain America qui n'eut d'autre choix que de s'asseoir sur le rebord du lit puis de se pencher. Tony réclamait un baiser et qui était-il pour le lui refuser ? Il en avait besoin pour endormir ses appréhensions alors il savoura le contact chaud et soyeux des lèvres du brun avant que Tony ne joue de sa langue sur les siennes et ne cherche évidemment à approfondir le baiser.
-Quel gâchis, soupira le génie, tu es resté dans ma chambre et j'en ai même pas profité.
Steve sentit ses pommettes rougir en même temps que son estomac se contracta par ses angoisses. Il offrit un pauvre sourire à son petit-ami qui lui donna un baiser taquin sur les lèvres.
-J'adore te faire rougir, commenta Tony.
-J'ai cru comprendre, grommela doucement Steve.
-Dis sweetass, tu ne voudrais pas me ramener ma tablette qui est dans mon atelier, que je puisse bosser vu que je suis cloué au lit ?
-Entendu.
Tony lui adressa un sourire satisfait mais avant de le lâcher, il réclama encore d'autres baisers, un peu paresseux du matin. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été dans cet état approchant la guimauve mais c'était diablement agréable. Le génie finit par lâcher la nuque de son amant et le laisser sortir de sa chambre, non sans laisser son regard suivre la carrure imposante de son idole. Dire qu'il avait vraiment dormi avec lui et qu'il n'en avait pas profité. Quel idiot il faisait. Iron man jeta un regard vers le pied à perfusion sur lequel les poches menaçaient de se vider très prochainement, sentant la douleur de sa jambe le chatouiller.
-Jarvis, dis à Bruce que je vais avoir besoin d'antalgique.
-Bien Monsieur.
Il lâcha un soupir à fendre la planète en deux et attendit que Steve revînt. Il ne pouvait pas faire autrement de toute manière. Lorsque le blond revint dans sa chambre, il était déjà relevé dans son lit en train d'accumuler les cousins qu'il avait pu attraper pour se fabriquer un dossier confortable. Steve en attrapa deux sur le canapé pour les lui ramener en même temps que sa tablette.
-Merci, tu es un ange.
Cap lui adressa un sourire doux pour lequel le brun était prêt à répéter ce mot complètement débile et cliché, rien que pour recevoir de nouveau ce genre de petit sourire. Il devait se ressaisir et surtout ne pas se laisser distraire pour bosser.
-Tu sais je vais bosser alors si tu veux aller t'entraîner ou faire autre chose, je t'en voudrais pas, fit Tony.
-Tu ne déjeunes pas ?
-Jamais, répondit le génie d'un haussement d'épaule.
Steve fronça les sourcils et posa une main sur son front.
-Pas de café ? Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Tony Stark ?
Cette question fit rire le brun à gorge déployée, se renversant dans les cousins derrière lui tout en attrapant le poignet de son amant. Tony laissa son hilarité se calmer naturellement, ses prunelles sombres sur l'objet de son attention.
-Tu vas devoir m'en apporter un avant de m'abandonner maintenant.
Il vit les prunelles azur le scruter avec cette intensité si unique. Comme s'il était le seul à ses yeux. Et en cet instant, Steve avait oublié ses doutes en observant Tony rire de bon cœur et être au naturel. Il était tombé sous le charme de cet homme complexe et chaque seconde à ses côtés semblait signer de plus en plus sa perte. Le blond s'assit sur le rebord du lit pour venir l'embrasser, impulsivement, par besoin, avec sa douceur naturelle. Surpris, le milliardaire profita de cet échange tout en tendresse avant que ses doigts ne jouent sur le poignet de son petit-ami.
-Je te ramène un café, souffla Steve.
Envoûté par l'effet Steve Rogers, il hocha simplement la tête. Le blond lui refit le coup du sourire rayonnant – qui pourrait rivaliser avec le soleil et en ingénieur de génie qu'il était, il était sûr qu'il pouvait convertir ce rayonnement en une énergie renouvelable qui pourrait fournir l'Amérique – et Steve se leva pour sortir de la chambre et aller lui chercher la tasse promise. D'habitude il détestait être dorloté comme un gosse mais finalement, ce n'était pas désagréable lorsque c'était son idole. Le seul point négatif était le plâtre, encore caché par la couette mais que le génie sentait comme une chape de plomb sur son corps pour le clouer ici. Même son armure était moins encombrante. Le brun soupira lourdement comme si cela pouvait enlever le plâtre avant de récupérer la tablette et de parler avec Jarvis pour qu'il ouvre plusieurs dossiers sur lequel il bossait.
Il releva le nez au son de la porte de sa chambre mais ce fut pour voir Bruce débarquer avec une poche de mélange magique pour la douleur.
-Bonjour Tony.
-Mon sauveur, l'accueillit le brun. La douleur commence à bien se réveiller.
-J'amène les renforts. Bien dormi ?
Le scientifique observait déjà les autres perfusions et branchait la nouvelle au bras de Tony, celui où il avait toujours un cathéter sur le dos de la main.
-De ton point de vu super, du mien, franchement tu m'as shooté pour que je puisse pas lui sauter dessus ? Avoue faux frère !
Bruce eut un petit rire à cette accusation avant de répondre avec innocence :
-Je t'ai donné de quoi bien dormir.
-Je le savais, grogna Tony en lui lançant un regard accusateur.
-Je te connais et si tu veux vite te débarrasser du plâtre, tiens-toi tranquille quelque jours.
-Ouais, t'aimes me torturer.
Tony pencha dramatiquement la tête sur le côté dans les cousins, une moue de chien battu sur son visage. Bruce leva les yeux au plafond devant sa comédie.
-On fera un scan dans cinq jours pour voir si ma drastique mesure à besoin de rester en place.
-J'peux quand même me déplacer avec ?
-Je t'ai plâtré car je sais que tu ne resteras pas dans ce lit avant la fin de la journée.
-C'est donc un oui ?
-Oui, fais juste attention.
-Merci Docteur Frankenstein.
Celui qu'il ne faut pas énerver lui adressa un regard blasé avant de l'abandonner pour retourner à son labo non sans lui dire de l'appeler quand il aurait de nouveau besoin d'antidouleur. Bruce croisa Steve dans le couloir qu'il salua avant que le blond ne disparaisse à son tour dans la chambre du brun. Le génie renifla l'odeur du café tel un chien de douane, avant qu'un grand sourire ne s'affiche sur son visage en découvrant un énorme mug dans les mains de son amant, qui avait changé de tenue pour celle sportive et près du corps. Ce n'était pas désagréable aussi de le voir en tee-shirt blanc moulant.
-Entraînement ? demande Tony en récupérant le saint Graal.
-Oui, je reviendrai avec le déjeuner.
-Okay.
Il était déjà à la seconde longue gorgée du liquide noir quand son regard retourna sur le visage carré et parfait de son idole. Tony éloigna la tasse de ses lèvres et se rapprocha de Steve pour réclamer un bisou.
-A tout à l'heure, murmura le blond.
Captain America se releva de sa place pour sortir de la chambre de son petit-ami, sous le regard rêveur d'Iron man qui suivait le dos massif, les épaules si bien taillées, la chute de rein moulé dans le coton blanc et la paire de fesse ferme. Là tout de suite, il aurait aimé oublier la fêlure au tibia, le plâtre et lui courir après pour que Steve le plaque contre le mur et le fasse grimper aux rideaux. Ce qui n'était pas encore près d'arriver.
-Voilà mon fantasme qui s'envole, commenta-t-il pour lui-même quand le blond fut sorti.
Un soupir lui échappa et il but une nouvelle gorgée de café comme si cela pouvait consoler ses ardeurs. Le génie interpella Jarvis pour qu'il rouvre les dossiers, la tablette sur ses cuisses et l'air encore un peu rêveur. Il attendait surtout que les antidouleurs fassent réellement effet avant d'envisager une autre stratégie que rester dans un lit désespérément vide de toute icône nationale sexy.
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Steve n'avait pas perdu de temps pour se rendre dans la salle d'entraînement et après un bref échauffement, il s'appliqua à se défouler. De faire sortir toute la tension que son corps avait ridiculement emmagasiner en veillant sur Tony cette nuit, en s'oubliant à ses côtés et par conséquent, en dormant avec lui. Il s'était engagé sur cette voie, il appréciait réellement Tony, il le trouvait beau et attirant mais…
Le sac de sable dans lequel il tapait se répandit sur le sol après un coup trop puissant. Steve fixa le contenu du punching-bag avec un nœud à l'estomac. Et s'il blessait Tony avec cette force surhumaine qui était la sienne. Le super soldat contempla ses mains bandées avec appréhension. Il n'avait jamais douté de lui et c'était une grande première, que d'avoir peur de ce qui avait fait de lui une légende. Une de ses grandes mains finit par venir chasser les mèches de cheveux devant ses yeux, en espérant faire partir ces doutes avec ce simple balayage.
Mais tout ce qui fut chassé était le sable par les robots ménagers de son petit-ami.
Et la douche chaude et décontractante après son sport matinal ne fit pas non plus l'effet désiré. Ses doutes continuaient à être là, alors Steve fit la cuisine afin que Tony ait au moins un repas correct dans sa journée – voire deux vu qu'il devait être au repos strict – mais cela non plus ne fit pas partir ses interrogations. Ses mains étaient occupées et son esprit avait tout le temps de divaguer. L'icône de la nation finit par mettre leur repas sur un plateau en vue de le porter directement dans la chambre du génie. Il ne put s'empêcher de marquer une courte pause devant cette porte avant de toquer mais il n'eut aucune réponse.
-Tony ? appela-t-il en ouvrant la porte.
L'inquiétude balaya ses propres interrogations, les sourcils froncés tandis qu'il le cherchait du regard en entrant plus dans ses appartements. Le constat que Tony n'était pas là le figea une seconde, une vague de glace envahissant son ventre.
-Jarvis où est Tony ?
-Dans son atelier Monsieur Rogers.
Steve se rappela comment respirer à cette réponse, inspirant profondément tout en tournant les talons, marchant rapidement jusqu'à l'étage du dessus pour se rendre devant la porte métallique de l'atelier de son petit-ami. Celle-ci s'ouvrit immédiatement pour lui dévoiler un Tony assis sur un tabouret, son pied à perfusion juste à côté de lui, les mains dans une partie de son armure endommagée allongée sur le plan de travail et son plâtre posé sur une caisse à outil. Il était partagé entre le réprimander ou s'enquérir immédiatement de son état. Le brun tourna évidemment le visage vers Cap lorsqu'il se dirigea vers lui avec une expression mitigée.
-Je vais bien, fit-il comme si cela expliquait tout.
-Mais Bruce a dit...
-Bruce m'a recommandé du repos mais je vais finir par devenir fou si je reste dans un lit à rien faire. La tablette n'était pas suffisante.
Le regard noisette affronta les prunelles bleu azur et le génie adressa à son amant un de ses sourires de sale gosse.
-A moins que tu ne me convainques d'y retourner.
-Tony, grogna Steve en rougissant et détournant brièvement le visage pour cacher sa gêne.
-Voici la seconde raison Big Guy. Tu es une tentation sur patte et je suis coincé avec un putain de plâtre.
Steve releva des yeux pleins de culpabilité à ces paroles ce qui fit soupirer Tony. Il souleva son plâtre pour tourner son siège et le poser au sol de manière plutôt dramatique. Le tout accompagné d'une grimace de désagrément. Les prunelles intenses ne quittaient cependant pas son amant qui visiblement se flagellait tout seul. Il lui fit signe de poser le plateau pour se rapprocher mais le blond demeura à sa place. Il percuta enfin qu'il avait toujours dans ses mains le repas préparé pour eux et chercha un endroit où le poser avant de revenir vers Tony.
-Comment es-tu venu ?
-Avec le pied à perf mais c'était plutôt dangereux, tu m'aides ?
Steve se rapprocha davantage de lui et l'aida à se mettre debout. Il passa une main autour de ses hanches et agrippa plutôt son pantalon pour faire attention aux côtes abîmées, le bras de Tony autour de sa propre taille et tout son poids contre lui. Le brun avait une béquille Captain America d'un côté et le pied à perfusion de l'autre. Ainsi, il commença à se diriger vers la table pour le repas du jour.
-Qu'est-ce que tu as fais de bon ?
-J'ai fais simple, pizza.
-Parfait et après tu restes pour me servir d'aide malade ?
-Si ma présence ne te distrait pas.
-Tu me distrais toujours Capsicle.
Le génie sentit la grande carrure se tendre et il arrêta ses pas pour se tourner vers lui. Le regard noisette vola vers son visage incertain et afin de l'amadouer davantage, une des mains du brun remonta jusqu'à la nuque ferme de son labrador d'amant. Tony se rapprocha pour lui réclamer un baiser comme si c'était la solution à tout. Et d'un certain côté, cela l'était pour le moment. Steve le lui accorda du bout des lèvres, angoissé et en même temps intimidé. L'ingénieur avait beau plaisanter il savait que c'était la vérité. Qu'Iron man le désirait plus que tout et que lui avait des appréhensions de jouvencelles dopées au super sérum. Et puisque son amant faisait encore de la résistance, ses doigts commencèrent à jouer dans ses petits cheveux blonds tout en lui donnant un coup de langue taquin.
-Je ne suis pas doué, lâcha Steve dans un murmure.
-Tu t'en sors très bien pour un débutant et j'ai déjà fait pire que toi si ça peut te rassurer.
Cap eut un petit soupir amusé à cette réponse. Au moins, cela eut l'effet escompté de le détendre un peu et Tony sourit en constatant cela. Son regard dans le sien, Iron man chercha un peu plus les lèvres de son frustrant de petit-ami, pour avoir un vrai baiser. Que Steve lui accorda avec un soupir entre anxiété et plaisir. Mais il s'y accrocha quand même, répondant avec sa douceur sensuelle, portant même une main vers la mâchoire de Tony pour la caresser. Et le brun se mit à ronronner sous ses attentions tant et si bien que son gauche d'amant finit par rompre le baiser, déglutissant avec gêne avant de murmurer :
-On mange avant que cela ne soit froid ?
-Ouais, vu que j'ai pas le droit à un autre régime alimentaire, répliqua Tony avec un sourire de sale gosse tout en ramenant sa main sur la hanche de Steve.
Le blond grogna son prénom en rougissant, ce qui fit rire le brun qui insuffla le mouvement vers les tabourets. Steve l'aida à s'installer et ils mangèrent tout en discutant essentiellement de ce que l'ingénieur prévoyait de faire dans son atelier. Il voulait réparer son armure et y apporter des modifications. Steve approuva vu qu'il resterait avec lui pour faire toutes les manipulations lourdes et quand Tony n'aurait pas besoin de lui et bien il s'occuperait autrement.
Ainsi se déroula tranquillement l'après-midi, entre Tony qui discutait avec Jarvis tout en bricolant la pièce qu'il avait sous le nez et Steve qui s'était installé dans le canapé avec un livre et son carnet à croquis. Même si le carnet à croquis eut un peu plus de succès puisque le brun le réclamait assez souvent pour manipuler ou soulever quelque chose. La seule perturbation fut la venue de Bruce qui fit les gros yeux à son ami pour ne pas être raisonnable mais qui lui brancha une perfusion d'antidouleur avant de repartir dans son antre.
Fourbement et parce que le brun s'était rapidement plaint de ses douleurs, Bruce l'avait de nouveau shooté avec une dose de cheval – de morphine – pour qu'il dorme tranquillement au moins jusqu'au lendemain. Steve avait eu un regard entre le soulagement et le reproche mais le docteur de l'équipe savait qu'il lui sauvait la mise face à un Tony Stark qui commençait à avoir les crocs.
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Les jours qui suivirent se déroulèrent relativement sur le même mode. A la nuance près que Tony bossait de plus en plus et par conséquent, il tirait de plus en plus sur la corde, réveillant plus de douleur dans sa jambe toujours désespérément plâtrée. Il forçait surtout quand Steve n'était pas auprès de lui dans l'atelier. D'ailleurs, la bannière étoilée désertait de plus en plus son antre et rendait Iron man de plus en plus irritable. Il ne pouvait pas faire ce qu'il avait envie et son amant reprenait ses habitudes de ne plus rester dans sa chambre. Après quelques jours de ce constat, Tony en vint à l'étudier plus attentivement et Steve le fuyait. Dès qu'un câlin devenait un peu trop explorateur -tentative désespérée de faire déraper les choses – le brun se retrouvait confronté à un mur. Et Tony, en avait marre de se prendre ce mur.
C'était donc un génie à cran, qui avait les crocs et par dessus tout ça, une bonne dose de fatigue qui ne l'aidait pas à être très clairvoyant dans ses actions. Il se dirigeait d'un pas titubant vers la chambre de Steve qui l'avait abandonné à peine une heure avant pour aller se coucher et laisser son amant se reposer. Sauf que le brun ne voulait pas de repos, il voulait Captain America dans son lit. Ou inversement. Il avait donc envoyé chier Bruce, arraché le cathéter pour la perfusion et le voilà en train de traîner la patte devant la porte de Steve. Où il ne frappa même pas, il entra.
Le blond virginal releva immédiatement le buste pour dévisager Tony avec étonnement de le voir debout et, qui plus est, débouler dans ses quartiers.
-Tony qu'est-ce que…
En le voyant appuyé sans vergogne sur son plâtre et grimacer de douleur, Steve se leva sans attendre. Il jeta son livre sur son lit pour se mettre à côté du brun et attraper sa hanche d'une main ferme pour l'obliger à soulager sa jambe blessée contre lui.
-Bon sang mais tu devrais te reposer.
-Ça fait huit putains de jours que je me repose, contra Tony. J'en ai marre de me reposer. Et surtout, j'en ai assez que tu t'enfuies à chaque fois qu'entre nous deux ça commence à dériver sur ce que je crève d'envie d'avoir !
Steve bloqua à ses paroles et son teint déjà pâle devint livide. Mais cela n'arrêta pas Tony quelque peu échauffé et en manque. Et putain qu'il avait envie de le coller contre le mur :
-Alors parlons sexe, Cap. Tu sais l'étape après les baisers tout innocents qui ne me suffisent plus vraiment. Si tu n'es pas à l'aise avec la totale, y'a quand même une variété de choses à faire avant qui s'appelle des préliminaires.
Le regard brun affronta le regard totalement paniqué de Steve. Le blond avala sa salive, les muscles puissants se tendant à chacun des mots du génie. Même son rythme cardiaque s'affola un peu sous les yeux de Tony qui jurait voir de la peur dans les prunelles océan qu'il adorait tant. Et pour cause, Captain America retira sa main sur sa hanche comme s'il s'était brûlé et recula pour mettre une distance entre eux.
-Oh ça c'est une première, lâcha Tony. Je te fais cet effet-là ?
-Je… non… s'il te plaît sors de ma chambre, parvint à dire Steve en portant une main vers sa bouche et détournant le visage.
Le milliardaire releva un sourcil et vit son amant reculer d'un autre pas, son regard se dérobant à lui.
-Je sais que tu es sans doute effrayé par le sexe mais Steve, je vais pas te bouffer, contra avec une pointe d'agacement Tony.
-Sors, répéta plus fermement Steve.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Tu regrettes de sortir avec moi et tu n'oses pas me le dire ? débita Tony sans réfléchir.
Parce que cette réponse lui ferait très mal et le regard brun était attentif aux moindres mouvements de son interlocuteur. Les prunelles de Steve revinrent alors sur lui pour lui jeter un regard aux aboies puis il lui montra la porte d'un geste ferme.
-Sors, s'il te plaît.
-Non, je veux une putain de réponse !
Tony se rapprocha en boitant pour venir lui attraper le tee-shirt et les larges mains de Steve firent de même avec ses épaules, un étau ferme mais doux tandis que les prunelles azur le fixaient. Il y lisait de la peur et le brun détestait ça.
-Alors dis-moi pourquoi tu refuses d'aller plus loin Steve, demanda-t-il d'un ton presque suppliant.
Il sentit les doigts de Steve effleurer sa peau à travers son tee-shirt en coton avant de le repousser doucement. Les deux billes bleues le fixaient avec honte à présent et il finit par les baisser, sa tête aussi pour se dérober à son regard.
-Je ne veux pas te blesser, murmura Cap.
-Me blesser ? De quoi tu parles ? Tu peux pas…
-Le super sérum, coupa Steve. Ma force… j'ai peur de te blesser et…
La respiration de l'icône de la nation se fit laborieuse, sifflante et les doigts du blond se crispèrent sur les épaules de Tony. Mais à ces mots, la lumière se fit dans l'esprit du génie. Steve le repoussait parce qu'il avait peur de l'épingler au mur ? Le brun était prêt à lui dire qu'il en serait ravi, de lâcher un rire nerveux mais il se mordit la lèvre inférieure avant de porter ses mains sur les poignets de Captain America, les caressant doucement.
-Tu sais maîtriser ta force en combat, tu sauras le faire pendant une partie de jambe en l'air Steve, répondit avec douceur Tony.
Son amant releva un visage marqué par ses angoisses, un air de labrador abandonné sur une autoroute en pleine heure de pointe. Tony lui adressa un sourire en coin et il essaya de forcer sur les bras de Steve qui finirent par céder et le laisser se rapprocher doucement de lui. Le brun fit remonter ses mains pour venir prendre son visage en coupe réellement touché par ce drame. Steve avait ressassé ça des jours sans lui en parler et il comprenait cette peur.
-On ira doucement pour que tu t'apprivoises sur ce terrain, murmura son amant.
Ces mots lui pesaient parce que de l'avis du grand Tony Stark, il aurait préféré être collé contre le mur et soulevé comme un poids plume pour être le témoin de cette force surhumaine. Le génie lui sourit avec tendresse et se leva tant bien que mal sur la pointe des pieds pour venir déposer un premier baiser sur les lèvres de son idiot d'amant. Il grimaça sous la douleur qui remonta en flèche le long de sa jambe jusqu'à sa colonne vertébrale.
-Et si tu pouvais m'aider Sweetass, parce que ma jambe me fait un mal de chien.
Steve lui adressa un regard désolé et l'entoura immédiatement de ses bras pour le soutenir, le coller contre lui de la manière la plus tendre et la plus douce qui soit. Tony en profita pour venir chercher ses lèvres dans un baiser plus appuyé, passant ses bras autour de son cou pour y prendre appui et surtout, ne plus le lâcher. Et Captain America se laissa amadouer par la douceur du génie, répondant d'abord timidement au baiser avant de l'approfondir tout en veillant à son bien-être dans cette position debout. Tony sentait encore son corps musculeux trembler contre le sien et il plongea sa main dans les cheveux d'or pour le détendre avec des caresses, restant tendre et attentionné avec ses lèvres. Un soupir de soulagement lui échappa d'enfin sentir à nouveau Cap le prendre dans ses bras, surtout de cette manière.
Ils restèrent ainsi quelques longues minutes et Tony finit par doucement rompre le baiser, plongeant son regard noisette dans le sien avec un sourire tendre.
-Steve, tu m'invites dans ton lit, j'ai vraiment mal à la jambe.
-Tu ne veux pas… retourner dans ta chambre, balbutia-t-il en commençant à rougir.
-Non, répondit-il dans un souffle.
Tony ne joua pas les malicieux, il se contentait d'être juste demandeur de sa présence. Et le retour des rougeurs sur les pommettes signifiait que Steve n'avait pas peur mais qu'il était gêné. Ce qui convenait beaucoup plus à Tony.
-On va déjà soulager ma jambe du poids de mon corps ?
-Entendu, finit par répondre Steve.
Non sans avoir les joues roses. Tony en embrassa une puis il suivit le mouvement imposé par Cap pour venir s'asseoir sur son lit puis s'allonger. Il poussa un soupir de soulagement lorsque la position fit partiellement partir la douleur.
-Tu n'as plus de perfusion ?
-Non. J'ai envoyé chier Bruce et je n'ai guère envie d'aller lui réclamer quelque chose sous peine de voir Docteur Hulk prendre la relève.
Un souffle amusé échappa à Steve qui prit maladroitement place à ses côtés. Il ne savait pas s'il devait s'allonger ou rester redressé par décence. Tony finit par attraper son tee-shirt tout en se tournant sur le bon côté et l'attirer d'autorité vers lui. L'homme le plus puissant qu'il connaissait plia en rougissant, les prunelles bleues lui lançant un regard incertain. A cet instant, le brun lui fit quand même un de ces sourires de sale gosse et tendit le cou pour venir réclamer un baiser. Tactique pour amadouer son amant qui fonctionnait à merveille pour l'instant. Steve vint à sa rencontre sans pour autant rapprocher son corps du sien mais le génie le fit pour lui, avec la grâce d'un éléphant de mer sur la plage. C'était entièrement la faute du plâtre.
Sa silhouette se coula au mieux contre celle de Cap sans pour autant le coller, juste sentir sa présence tandis qu'il approfondissait le baiser. Une de ses mains remonta le long de son torse pour le caresser à travers le tissu puis venir saluer sa mâchoire carré avant de finir sur sa nuque et dans ses cheveux. Steve était tendu comme un arc.
-Steve, je te rappelle que si tu ne veux vraiment pas aller plus loin, il te suffit de simplement le dire, murmura-t-il entre quelques baisers.
-Tu me laisses le choix pour la forme ?
Un souffle amusé échappa à Tony qui plongea son regard dans le sien. Ils savaient tous les deux qui pouvait épingler qui.
-Est-ce que ça te travaille pas un tout petit peu ? osa le brun. Je veux dire, toi et moi ?
La question fit rougir plus furieusement les pommettes de son amant qui décida de cacher son visage dans son cou, le parcourant de quelques baisers gênés. Et à cet instant, Steve se colla davantage contre lui comme s'il cherchait du réconfort. Tony sourit d'un air victorieux tout en glissa sa main libre sur sa hanche puis dans le creux de ses reins pour les caresser innocemment.
-Steve… souffla Tony dans son oreille. Maintenant que je connais le problème, tu ne voudrais pas…
Il déposa un baiser sur la naissance de sa mâchoire et recula le visage pour affronter le visage incertain de son amant. Captain America qui était une jouvencelle effrayée dans les bras de Stark. C'était risible mais attendrissant. Enfin, Tony avait aussi surtout envie d'avoir un tout petit quelque chose.
-On pourrait juste évacuer une certaine tension de la main de l'autre ? proposa-t-il en déposant un baiser sur ses lèvres.
-Et ta jambe ? contra Steve comme si c'était la meilleure des excuses.
-Crois-moi que je vais vite oublier ma jambe si tu poses enfin tes grandes mains sur moi, rit Tony.
Mais les prunelles noisette étaient pleines d'espoir. Steve avait atteint un rouge tomate adorable et il se mordit la lèvre inférieure en signe évident d'appréhension. Et d'autre chose. Tony le taquina d'un coup de langue avant de souffler :
-Promis, je te réclamerai pas plus… même si j'ai très envie de toi.
Un soupir tremblant échappa à Cap qui ne répondit rien, son baiser entre la tendresse et une sorte d'impatience parlait pour lui. Tony sourit en approfondissant l'échange, se pressant contre la massive silhouette de son amant qui était autant à cran que lui. Enfin, qui le désirait tout en craignant de lui faire mal. Le blond semblait s'accrocher au baiser comme si c'était une bouée de sauvetage et le brun mit un point d'honneur à le rassurer de sa langue joueuse et douce, mordillant de temps en temps la sienne, le taquinant avant de se montrer tendre. Sa main dans les cheveux blonds y demeura pour continuer à cajoler sa nuque et mettre un certain désordre dans les cheveux si bien ordonnés de la bannière étoilée. L'autre en revanche avait le droit d'être un peu plus aventurière et ne s'en priva pas. Progressivement, Tony se mit à pianoter sur sa colonne vertébrale avant de venir dans le creux de ses reins, puis de dériver sur sa hanche avec la pulpe de ses doigts. Il remplaça cette caresse aérienne par sa paume chaude qui remonta le long de son flanc pour savourer les muscles jouant sous la peau de Steve.
Son amant en frissonna plus violemment sans s'être mis à le parcourir de ses mains. Non, Steve n'osait pas le toucher et cela finit par tirer un grognement à Tony.
-Pose tes mains sur moi, fit-il entre deux baisers mordants, je suis pas en sucre.
Voyant que son amant ne se décidait pas avec une main coincée bêtement entre eux et l'autre derrière lui, Tony le guida. Il se recula pour passer la main de Steve sous lui et la coller contre ses reins tandis qu'il posait l'autre sur sa hanche. Le brun se coula derechef contre lui avec un air de chat, venant reprendre ses lèvres avec douceur. Cap était figé, n'osant pas le toucher davantage que l'endroit où ses mains avaient atterri mais progressivement, à force des caresses et des attentions d'Iron man, il tenta quelques effleurements. Un soupir d'envie échappa à Tony lorsqu'il sentit les larges mains caresser bêtement ses hanches et son dos.
Son regard brûlant se leva dans les deux billes d'eaux troublées et il lui afficha un grand sourire. Alors Tony poussa le jeu jusqu'à frotter doucement son bassin au sien. L'effet fut immédiat. Steve rougit jusqu'à la racine de ses cheveux, reculant comme une midinette affolée et leva presque ses deux mains en signe d'innocence.
-Tony… je…
-Tu n'en as pas envie ?
Le brun vint mordiller ses lèvres de manière tentatrice. Steve déglutit et ferma les yeux parce que la suite affolait ses sens tout comme les jeux bien trop aventureux de son amant. La peur de lui faire mal était toujours présente mais il avait quand même peu de chance d'y parvenir. Son regard s'était assombri et son souffle s'était accéléré rien qu'à l'idée que cela soit Tony qui le touche. Tony qui brûlait les étapes.
-Tu vas me faire perdre la tête, contra dans un murmure plaintif Cap.
-C'est le but, minauda le génie.
Un souffle nerveux échappa à la bannière étoilée mais il revint auprès de Tony lorsque celui-ci le lui ordonna dans ses gestes, reposant ses larges mains sur lui. Celle dans son dos remonta dans ses cheveux pour les cajoler, masser son crâne tandis que l'autre explorait timidement sa hanche puis son ventre. Iron man le motivait en soupirant d'envie, sa propre main suivant le rythme de la sienne dans son exploration. Jusqu'à craquer et passer sous le tee-shirt pour venir dessiner les muscles puissants du bout des doigts, saluant son nombril avant de courir le long de l'élastique de son pantalon décontracté. Steve mit un peu plus de temps à venir au contact de son épiderme mais Tony se cambra plus que jamais sous la main chaude tant désirée.
-Oh bon sang, je pourrais venir juste avec tes caresses, gémit-t-il.
Un coup d'œil lui apprit que les pommettes de Steve étaient toujours très rouges et il eut un large sourire.
-Surtout, ne t'arrête pas, souffla sensuellement Tony.
Il mordit sa lèvre inférieure et coula sa main sur les abdominaux si parfaitement dessinés. Dieu qu'il avait envie d'y apposer plus que sa paume mais il serait patient. Un soupir brûlant lui échappa entre leurs lèvres et il montra le chemin à son amant. Sa main plus expérimentée – et surtout empressée – finit par descendre sur le pantalon pour venir caresser à travers les couches de tissus son entrejambe. Cette première caresse tira un gémissement à Steve qui était plus qu'en forme. Tony rompit le baiser pour se mordre les lèvres. Il avait enfin sa main sur une partie de son anatomie qu'il avait fantasmée un nombre incalculable de fois. Et la réalité était d'autant plus intense que le poids du membre de Cap dans le creux de sa main.
-Steve, soupira-t-il en une demande explicite.
Son amant déglutit et réfugia son visage dans son cou dans un soupir tremblant. Mais il sentit sa main répondre à sa demande, se déplaçant de manière plus aérienne. Anticipant le contact tant désiré, le rythme cardiaque de Tony accéléra la cadence, se faisant plus rauque et lourde avant qu'un gémissement ne lui échappe au contact de la main de Steve sur son anatomie. Son souffle chaud effleura l'oreille de son amant, se tendant contre lui de manière sensuelle avant de jurer.
Il le voulait tellement que ça en était douloureux.
Tony caressa le membre de Steve pour être certain qu'il n'était pas dans un de ses fantasmes mais le grondement qu'il lui tira confirma que non. Et lui donna des ailes. Sa main remonta pour venir se glisser sous ses vêtements et venir pleinement à la rencontre de sa peau sensible. Et cette fois-ci, c'était Captain America qu'il entendit jurer.
-Je ne te dirai pas le nombre de fois où j'en ai rêvé, murmura-t-il taquin dans son cou.
Le brun mordilla sa jugulaire avant de la parcourir de baiser fiévreux. Steve gronda avant de répondre par quelques baisers dans son cou :
-Bon sang Tony…
Sa timidité ressortait dans un moment qui n'était plus vraiment propice à cela. Sournoisement, le brun vint mordre le lobe de son oreille pour y murmurer :
-Touche-moi.
Il n'en fallut guère plus pour que le vertueux Cap remonte la main jusqu'à son ventre. Iron man soupira en sentant la large paluche caresser son ventre avant de défaire les boutons de son jean puis la braguette pour enfin s'initier dans le boxer devenu trop étroit. Un gémissement lui échappa lorsque la main de Steve engloba son membre, son corps parcourut de violents frissons. Il ne savait pas ce qui était le plus délicieux. La main de Steve sur lui ou l'inverse.
Mais ils étaient tous les deux à fleur de peau et lorsqu'une main commença un lent mouvement de va et vient, l'autre agit en miroir. Leurs souffles se mélangèrent et Steve finit par dégager son visage de son cou pour le regarder tandis qu'il prenait de l'assurance. Tony eut une esquisse de sourire, ses yeux sombres dans les siens tandis qu'il se mettait à jouer avec ses doigts sur la verge tendue. Son pouce salua le gland avant d'octroyer une grande caresse à son sexe. Un gémissement lui échappa à regarder sa bannière étoilée se tendre sous ses doigts, frissonner et faire de même sur son propre membre. Impatient mais sachant qu'il n'aurait que ça, Tony joua tout de même avec la sensibilité de son amant avant de finalement le prendre à pleine paume et de lui donner de plus rapides mouvements de va et vient.
Steve l'imita, son bassin commençant à suivre les mouvements de la main du brun tandis que l'excitation et le plaisir creusaient ses reins. Son souffle extatique laissa tout de même passer ses gémissements de plaisir qui faisaient échos à ceux d'Iron man. Le ton monta, la chaleur de leurs corps unis dans un même effort et bientôt un cri plus rauque se fit entendre. Les deux corps se tendirent à l'unisson, se libérant dans la main de l'autre. Tony vint poser sa tête contre la large épaule de son amant qui avait rejeté la tête en arrière pour chercher son air. Tous les deux sur un nuage, le calme était revenu dans la chambre de Captain America.
Il fut d'ailleurs le premier à redescendre sur terre. L'inconvénient du super sérum. Mais Steve sentait chaque chose avec beaucoup plus de sensibilité. Le corps de Tony contre le sien, totalement abandonné, son sexe dans le creux de sa paume, le souffle plus régulier de son amant. Sa tête bascula vers l'avant et il vint déposer un baiser sur la tempe du génie qui gronda paresseusement. Cela s'était bien passé, au-delà de ses espérances. Et cela endormait sa peur bien que son angoisse était plutôt de le blesser lorsqu'il lui ferait l'amour. Cap déglutit avant d'avoir un soupir angoissé, essayant de chasser cette idée noire et de se focaliser sur Tony, sur le plaisir d'avoir échangé cette délivrance commune.
En parlant de son amant, il se réveillait davantage comme en témoignait le baiser paresseux dans son cou.
-Alors ? questionna le souffle chaud de Tony.
-C'est… très plaisant.
Un souffle amusé lui répondit et Tony redressa le visage pour venir planter son regard dans le sien. Sombre et encore voilé par le plaisir, il lui sourit avec tendresse avant de venir l'embrasser.
-Maintenant que j'ai eu le droit à ça, je vais le vouloir plus souvent.
-Pour me ménager ?
-Exactement, contra innocemment Tony. Et on y ajoutera davantage de petites choses jusqu'à arriver au grand final.
Il lui donna un coup de langue taquin mais Steve avait déjà retrouvé ses pommettes rouges de gêne. Le génie l'embrassa et finit par retirer sa main à regret du pantalon de son amant, Steve l'imitant et s'essuya la main sur son propre vêtement.
-Je peux rester ? quémanda Tony.
-Oui, murmura Steve.
Un grand sourire s'afficha sur les lèvres du brun qui avait gagné un petit bonus non négligeable : dormir dans le lit de Captain America. Bon, il allait demander à Steve de l'aider à retirer son pantalon pour être plus à l'aise mais cela attendrait quelques baisers pour cela. Au moins, il avait gagné et la douleur de sa jambe n'était qu'un vague souvenir comparé au nuage sur lequel il était en train de flotter.
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Alors cette fin de chapitre, vous la sentez comment ? ;p
A bientôt mes fidèles lectrices !
