Avec pas mal de retard, voici le deuxième volet des mésaventures, à base de potions, de Severus et des élèves. ça ne vole toujorus pas très haut, mais avec une bonne dose de Jumeaux Weasley, je pense que c'est digeste ^^
Dans cette partie là, vous trouverez une bonne douzaine de références à des films, squetchs, chansons ou autre... je ne vous les dis pas si jamais vous voulez les découvrir. C'était parti d'un défi (comme beaucoup de choses avec moi) que j'ai tenu à relever.
Je vais essayer de préparer le 3eme et dernier volet pour dimanche mais sans garantie. Ma fic principale me tiens beaucoup de temps, surtout maintenant que c'est la f in et que je dois pas me planter lol.
Bonne lecture à ceux qui passent par ici :)
Potions, enfer et damnation ! Et c'est encore lui qui va devoir se taper l'antidote…
Partie 2 : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »(A. Lavoisier)
Rien. Un blanc. Un vide… Un grand … un gros… un énorme moment de solitude. Personne n'osait parler. Tous avaient les yeux tels des soucoupes à thé ... tiens 17 heures arrivait c'est peut-être pour cela ? … non. Surtout pas dans ce lieu-ci. … Ahem, reprenons. Tous étaient figés, pâles et silencieux. Tous ? non ? Une personne irascible résistait encore et toujours à … je m'égare encore. Au milieu de ce grand bocal de poissons rouges, Severus Snape avait les yeux douloureusement fermés et se pinçait l'arête du nez. Il semblait en proie à une intense réflexion quand une toute petite voix s'éleva.
-C'est pas que je m'emmerde, mais quelqu'un peut faire quelque chose ?
Non. Cette journée n'était définitivement pas une bonne journée. Le cours avait bien commencé pourtant. Cette classe était relativement peu dissipée. A part les jumeaux Weasley qui avaient été mis ensembles par le hasard du tirage au sort, les autres binômes étaient à faibles potentiels problématiques. Severus s'était alors détendu légèrement. Un cours sans problème. C'est tellement rare qu'il avait l'impression d'être en vacances …. « Et ben non ! Niet… Nada … Que dalle … Des prunes... Il avait fallu que cette idiote débaroule dans mon cours avec une missive importante de Dumbledore. Cette gourde n'a même pas été foutue de regarder où elle marchait ! Elle a réussi à se prendre les pieds dans un bout de filet du Diable trainant au sol et s'est rétamée la gueule dans le chaudron de la Paire Identique ! Je dois vraiment être maudit ! » Et alors que Snape était en pleine conversation mentale au langage indigne de sa personne, d'autres voix s'élevèrent au milieu du silence des agneaux…. Euh … des élèves…
-Sale petite garce ! Je vais t'apprendre à marcher moi ! Je vais te faire descendre de tes talons haut et vite fait !
-Chérie. Elle y est déjà descendue de ses talons…
-Ils sont d'ailleurs là ses talons … et qu'est-ce qu'ils sont grands ! Comment elle fait pour marcher avec ça ?
-Elle a de l'entrainement.
-C'est surtout qu'en voulant être en hauteur, elle pense qu'ainsi on ne verra pas le trou qu'elle a au dessus de son crane, pouvant prouver qu'elle n'a pas l'once d'une cellule grise !
-Tu t'emportes encore mon sucre d'orge.
-Non mais t'as vu ce qu'elle a fait ?
-ELLE, elle est là et elle n'aime pas qu'on parle d'elle comment si elle n'était pas là !
Et trois voix lui répondirent : Oh la ferme !
-Mais … mais … je proteste… ce n'est pas juste c'est …
-ça suffit maintenant ! Taisez-vous ! Towler, Jordan, vous vous occupez de Weasley et Weasley bis, ainsi que Johnson et Parkinson et vous me suivez à l'infirmerie. Les autres vous sortez.
Alors que les élèves sortaient toujours dans un silence de plomb, que Kenneth et Lee tentaient d'attraper leurs quatre camarades, Severus se laissa tomber avec toute la dignité qu'il lui était possible, dans son fauteuil. Il posa les coudes sur son bureau et se prit la tête dans les mains. « Comment un doxycide avorté peut donner ce résultat ? Et il va falloir que je trouve un antidote à ça en plus. J'aurais dû me cantonner à la fabrication des bonbons au citron pour Albus. Ça aurait été moins de soucis. Albus. J'avais oublié. Alors c'est quoi ce mot urgent ? … je vais le tuer ! Il me pourrit mon cours car dans les derniers essais il n'y a pas assez de citron dans ces satanés réglisses aromatisées ! JE VAIS LE ... »
-Professeur, on les a attrapés. Et on vous attendait pour aller à l'infirmerie.
Sorti brutalement de sa séance de torture imaginaire, Severus les regarda méchamment. Ses yeux se posèrent sur les deux garçons qui se ratatinèrent sur place devant ce regard désintégrant. Puis il regarda dans leurs bras : deux lapins roux, un blaireau (étonnamment blond) et un chat noir ayant comme un arrière gout de bouledogue. Il poussa un soupir déchirant en se levant. Il déambula dans les couloirs suivi des griffons et des animaux, pour rejoindre l'antre pas du tout secrète de Poppy.
-Severus ? Mais que font ces animaux ici ? Je ne suis pas vétérinaire. Allez donc voir Hagrid.
-Ces animaux comme vous dites, sont Johnson, Parkinson et les jumeaux Weasley. Maintenant si vous ne voulez pas les examiner, tant pis. Moi j'ai autre chose à faire.
Et il commença à faire demi-tour dans un tourbillon de robes noires. Le choc passé, Madame Pomfresh le retint et se mit à faire son travail sur les quatre victimes de la potion. Snape lui raconta les évènements pendant ce temps là afin qu'elle ait toutes les informations en main. Peu de temps après, Albus et Sirius arrivèrent sur les lieux en se retenant de pouffer comme des gamins. Severus renifla de manière très méprisante.
-Ils sont en bonne santé. Mais je ne peux rien faire pour eux, il leur faut un antidote.
-Severus, mon ami, vous voilà bien occupé pour quelques temps. Vous ne pourrez donc pas vous occuper de ma commande de sucreries. Mais ne vous inquiétez pas, j'ai encore un peu de stock.
-Albus, ne me forcez pas à vous répondre ou je risque d'être plus que désagréable
Une petite voix venant d'un des animaux : ça ne vous changera pas de d'habitude.
-Weasley, si vous ne voulez pas que je me serve de votre pelage pour nettoyer mes chaudrons, je vous conseille de vous taire.
Les quatre bestioles bien enfermées dans une cage … pour pas qu'elles fuient partout dans l'école, Albus annonça tout gaiment que pour plus de facilités pour l'antidote, tout ce beau monde à quatre pattes logerait avec le professeur de potions. Celui-ci manqua de faire une crise cardiaque et jura mentalement qu'il lui ferait payer ça avec quelconque poison dans la prochaine fournée de réglisses. Les lapins piaillèrent comme des pintades. Le blaireau eut un regard sadique qui ne valait rien de bon et le chat noir… se mit à chouiner sur son sort de victime existentielle.
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Trois heures…. C'était le temps qu'il avait passé devant son chaudron. C'était le temps qu'il avait passé à faire des potions pour leur lancer un evanesco dès qu'elles partaient en cacahouète. C'était le temps qu'il aurait aimé passer à se frapper la tête contre le mur de son labo. C'était aussi le temps qu'il avait passé à maudire tout le monde et même plus. C'était surtout le temps que les lapins Weasley avaient passé à tchatcher tout en commentant joyeusement tous ses faits et gestes, le tout à l'aide de moitiés de phrases que l'autre finissait. Evidement il entendait régulièrement les soupirs exaspérés de Johnson à chaque nouvelle tentative. Sans oublier les sanglots de Parkinson qui se lamentait de devoir faire ses besoins en commun dans un coin de la cage. Trois heures… cela faisait maintenant trois heures qu'il commençait à regretter de ne pas être resté au service du Lord Noir … au moins les tortures physiques sont plus supportables. Complètement exaspéré, Severus finit par attraper la cage un peu brusquement et la transporter sur une table dans sa salle de cours …. Loin de son laboratoire… Trois heures … c'était le temps limite où sa patience pouvait être éprouvée avant qu'il ne craque définitivement.
-Et si j'entends le moindre son agaçant, je vous dissèque et je me sers de vos abatis pour de futures potions ! Comme ça, réglé le problème de fourrure.
Dans un tourbillon de robes noires, et surtout en claquant la porte, Severus repartit dans son laboratoire en priant Salazar, Merlin et même James Potter de ne plus être déranger avant d'avoir trouvé cet antidote.
o0o
Pendant ce temps là, dans la salle de cours…
Fred : je crois qu'il est fâché.
George : il est toujours fâché.
Fred : oui mais là il l'est plus.
George : plus que quand on a mis du poil à gratter dans son caleçon ?
Fred : mmm, ça mérite réflexion avec délibération du jury. Mais je pense que…
Angelina : Ne pense pas trop sinon tu vas nous faire une embolie cérébrale. Quoique pour ça faudrait déjà avoir un cerveau.
Fred : hey ! T'es pas gentille Angie ! Il est toujours là mon cerveau !
Angelina : ben on se demanderait où il est, car entre tes oreilles il n'y a que le vide intersidéral.
Fred : normal, le mien est plus bas.
Angelina : je me disais bien aussi.
George : Angie, mon petit blaireau blond, tu es bien cassante. Tu veux un câlin ? Viens voir comme je suis tout doux.
Angelina : un câlin avec Fred et l'autre dans les parages ? T'as de ces idées toi !
Pansy : tu sais ce qu'elle te dit l'autre ?
Angelina : oui, qu'elle n'est qu'une pauvre ….mmm
George lui ayant enfoncé sa patte dans la bouche : je crois qu'on a saisi le sens. Ne vous battez pas les filles, la cage n'est pas assez grande pour un combat de boue.
Fred : quoique si on se décale bien sur ce coté et qu'on renverse la gamelle d'eau ….
Pansy : n'y pense même pas ! Oh mon dieu, je suis enfermée dans une cage avec deux obsédés et une folle. Mon brushing va être tout loupé et ma manucure bonne à refaire et …
Fred soudain inquiet : George ? Mon frère, tu ne devrais pas laisser ta patte dans sa gueule… je crois que les blaireaux ça mangent les lapins.
George : hein ? Tu ne vas pas nous manger ? Hein Angie, tu ne vas pas nous manger ?
Angelina : mais non. Et puis les blaireaux ne mangent que les petits lapins. Vous êtes trop gros.
Fred : on n'est pas gros ! En plus regarde, toi tu fais dans les … vingt kilos ? Alors que nous on fait quoi ? 3 Kilos … peut-être 4… Chacun … on est tout petit à côté de toi.
Angelina : alors si vous êtes si petits que ça, je n'ai pas besoin d'attendre ce soir pour dîner. Vous ferez l'affaire.
George : je veux bien me faire croquer mais pas manger ! Et puis moi je suis pas petit. Avec ce que j'ai mangé ce matin j'arrive facile à 4,5 kg ! Si ce n'est 4,6. C'est gros pour un lapin.
Fred : et puis à nous deux on approche des 9 kg. Ce n'est pas négligeable.
George : sans compter qu'on n'est pas mangeable.
Fred : ça c'est sûr. Avec tous les essais qu'on a faits sur nous-mêmes, on est un peu empoisonnés.
George : tout à fait d'accord mon cher.
Pansy : mais vous ne pouvez pas vous taire un peu. Mes pauvres petites oreilles toutes fragiles n'en peuvent plus de vous entendre jacasser de la sorte !
Angelina : George, tu veux bien me rendre service ?
George : oui mon amour.
Angelina : empêche la gosse de continuer ou ce soir ce sera de la pâtée de chat au repas ! Comment elle peut être aussi chiante à son âge ?
Le soir venu, Severus leur apporta, avec un air goguenard, quelques fanes de carottes et des arrêtes de poissons. En voyant ça Angelina s'insurgea contre le fait qu'elle n'avait rien à manger. Encore il y aurait eu les carottes avec les fanes … mais non ! Il avait bien fait exprès de ne leur mettre que les restes. Elle s'époumona en promettant de manger le chat et les lapins si elle n'avait pas quelques tubercules, insectes ou champignons. Finalement lassé de l'entendre lui casser les oreilles malgré la distance qui séparait les deux salles, le maitre des potions lui apporta quelques morceaux d'eumycète. Ces champignons avaient malgré tout un air étrange. Mais la faim justifiant les moyens, notre joli blaireau blond les mangea avec appétit.
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La nuit était maintenant tombée. Les deux lapins roux s'amusaient à compter le nombre de sauts qu'ils étaient capables d'effectuer en un temps record. Et des sauts ils en faisaient de toutes sortes : saut d'obstacle par-dessus la gamelle, saut en hauteur en essayant de se pendre par les dents au haut de la cage, saut en longueur avec dérapage dans la litière, saut d'Angelina qui commençait à en avoir marre de se faire prendre pour un mouton, saut de la peur quand Pansy sortait les griffes pour les déchiqueter en morceaux.
Quand les deux jumeaux ne l'approchaient plus, Angelina tentait tant bien que mal d'ouvrir le loquet afin de sortir de cette cage. Celle-ci avait beau être grande, elle préférait son lit à cette sciure. Sans compter que la compagnie du chat canin qui parlait continuellement de tout le soin qu'elle allait devoir apporter à sa noble personne, lui portait sur les nerfs.
Pansy : c'est un cauchemar, ce n'est pas possible. Je ne peux pas être là, dans cette saleté, entourée de ces paysans. Mais regardez mes ongles, ils sont tous abimés, ils s'écaillent et pourtant je les ai à peine utilisés. Et puis il va me falloir un bon lavage d'estomac car ce poisson était tout juste frais. Et mes beaux cheveux. Passage obligatoire chez le coiffeur. Sans compter…
Angelina en s'énervant : bon c'est bon, t'as fini d'énumérer toutes ces bêtises ? Tu comptes ouvrir un salon de beauté là tout de suite maintenant ? Tu nous fais quoi là ? Une thèse ?
George en leur sautant autour : une prothèse ?
Fred suivant son frère : une foutaise ?
Angelina avec un regard noir : que tu te taises ?
George et Fred admiratifs : balaise !
Finalement Pansy repartit dans un petit coin de la cage pour se lécher un maximum tout en crachant des touffes de poils. George et Fred continuaient de s'agiter de tous les côtés pendant que l'ex-black et nouvellement blonde s'installait dans un autre coin, pestant contre ce sale bouledogue qui était vraiment un cauchemar ambulant.
o0o
Il était très tard dans la nuit ou tôt dans le matin. Elle était bien, dans cette brume, ce nuage où tout était beau, tout était gentil… un vrai pays plein de bisounours. Elle était d'ailleurs à l'ombre d'un grand chêne pour se protéger du soleil chaud de l'été. Les oiseaux chantaient, la citronnade était fraiche et pétillante. Et elle s'adonnait à la meilleure des occupations au monde…. Elle était en train de boxer, frapper, donner des coups de pieds, étouffer de ses bras, mordre, secouer des tas de Pansy Parkinson muettes qui n'étaient là que pour son bon plaisir. Elle était réellement au paradis. Mais alors pourquoi le sol tanguait autant. Il y avait des tremblements de terre dans cet éden ? Tiens mais quelle était cette voix qui l'appelait.
« Angie »
Et cette pelouse qui bougeait toute seule….
« Angie »
Un poids sur l'estomac lui donna la nausée. Qu'avait-elle bien pu manger de si mauvais…
« Angie, Angie, Angie, Angie »
Oui c'était son nom mais qu'on arrête de le dire car c'était franchement désagréable.
« Angie, Angie, Angie, Angie »
Bon, pas le choix, il allait falloir qu'elle ouvre les yeux et qu'elle quitte ce doux monde de plaisance.
« Angie, Angie, Angie, Angie »
-gmfquoiiiiiiiiiiiii ?
-Angie, Angie, Angie, Angie
-L'est quelle heure ?
-Il est 4 heures mais Angie, Angie, Angie, Angie
-4 heures ? Et t'es obligé de me sauter sur le ventre et me réveiller pour me dire ça ?
-Angie, Angie, Angie, Angie
-QUOIIIIIII ?
-Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime
-Putain mais George dégage !
-Mais Angie, je t'aime !
-Et moi à 4 heures du mat je n'aime personne ! Je dors !
-Angie, Angie, Angie, Angie
-George, je vais me fâcher !
-Même si je te dis qu'on a ouvert la porte de la cage ?
- …
-Alors d'un coup ça t'intéresse ?
-mmmoui… vous l'avez vraiment ouverte ? Comment ?
-Secret Weasley… mais maintenant qu'on l'a ouverte… tu m'aimes ?
-George tu me gonfles…. Mais oui je t'aime…
-Malgré l'heure ?
-Ben oui. Il n'est plus 4 heures, il est 4 heures et une minute…
Fred : bon maintenant que ça c'est fait … je vous préviens, moi je ne me charge pas de réveiller le chat….
George : moi j'ai réveillé ma moitié, je ne réveille pas l'autre.
Angelina : bon ben je propose qu'on la laisse là … ou alors … les chats ça n'aiment pas l'eau n'est-ce pas ….
Et associant le geste à la parole, Angelina attrapa la gamelle d'eau que le professeur avait eu la bonté de remplir et la versa sur Pansy. Celle-ci se réveilla en hurlant qu'on tentait de l'assassiner dans son sommeil avant de découvrir les trois autres animaux bidonnés de rire. Elle leur fit les gros yeux tous noirs … mais déjà qu'en temps normal elle ne leur faisait aucun effet, là, sa version chat mouillé ne les avait qu'un peu plus fait rire. Finalement quand elle se rendit compte qu'ils l'avaient réveillée pour se faire la belle de la cage, elle ne leur en tint plus rigueur.
Les lapins sortirent les premiers. Après tout c'est eux qui avaient ouvert la porte. Puis vint le tour du chat, qui sauta gracieusement au sol. Et enfin le blaireau qui, après maintes tentatives d'atterrissage en douceur, se ramassa sur son arrière train faisant ricaner le félin. Ils avancèrent le plus silencieusement possible dans la salle de cours avant d'être arrêtés par la porte.
Pansy : ça valait vachement le coup de sortir de la cage… maintenant on est toujours prisonniers… sauf que la prison est plus grande.
Angelina exaspérée : et c'est moi qu'on transforme en blonde … t'es un chat, pauv' cruche, t'as qu'à sauter sur la poignée pour ouvrir la porte. Non mais quel naze ce chat !
Vexée, Pansy ne dit plus rien mais ouvrit quand même la porte. Là cela devint plus difficile. Parce que les longs couloirs sombres des cachots la journée … c'était marrant, mystérieux et tout ce qu'on veut…. Les mêmes, la nuit, quand on ne fait pas plus de 30 cm de haut …. Là ça se corsait.
George : ça vient de moi où il fait sombre ?
Fred : si ça vient de toi ça vient aussi de moi.
George : alors ça vient de nous.
Angelina avec un soupir : pitié ! Vous êtes lourds.
George : non pas plus de 9 kg…
Fred : et encore à deux….
Angelina : donc je peux vous manger ?
George et Fred : t'as raison, on est lourds.
Pansy : bon vous venez ou vous attendez le déluge ?
George : on avance, mais dans le noir ce n'est pas facile de savoir où on va.
Fred : c'était ma patte, George.
George : ce n'était pas moi, Fred.
Fred : alors c'était qui ?
Angelina : désolée Fred, j'ai dû te marcher sur la patte … maintenant avance.
Fred : oui mais je n'y vois toujours rien.
George : faudrait qu'on pense à inventer des lunettes pour voir la nuit.
Fred : pour voir dans le noir même s'il ne fait pas nuit.
George : tu as raison c'est mieux comme ça.
Angelina : les garçons, vous vous égarez encore une fois…
George : oui mais c'est parce qu'on y voit rien.
Pansy : moi je m'en fous parce que je suis nyctalope.
Angelina mauvaise : ouais je savais bien que t'étais une sal…
George lui collant sa patte dans la bouche : Pas de grossièreté Mamour. Ça ne te va pas du tout au teint.
Angie : ff ffeux ffraiment que ffe tffe ffange a ffatte ffou ffoi ? (traduction : « tu veux vraiment que je te mange la patte ou quoi ? »)
George retirant vite sa patte : euh non…. Je sais qu'elle porte chance mais vu notre situation je préfère la garder un peu plus longtemps. Je risque d'en avoir besoin.
Fred : vu que le minou sait voir la nuit parce qu'elle est une … enfin qu'elle est nyctalope, elle n'a qu'à avancer tout en parlant et nous on suit sa voix.
Angelina en grognant : tant qu'elle nous ramène devant la grosse dame, je suis prête à endurer son babillage.
Pansy : alors faut être gentil avec moi. Parce que sinon moi je vous abandonne là et vous ne pourrez plus rien y …
George, Fred et Angelina : Avance !
Pansy avançant en bougonnant : ouais, ouais, j'avance, non mais qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour être gentil alors… non mais déjà moi je rends service au directeur et je me retrouve dans la peau d'un chat... ensuite je …
Fred en murmurant : si déjà elle savait marcher, elle ne nous aurait pas mis dans ce pétrin.
George : oui mais que veux-tu, ce n'est pas comme si on parlait de quelqu'un de super intelligent non plus. Et je dis pas ça pour son âge car Ginny est bien plus futée qu'elle alors qu'elle a un an de moins.
Angelina : ravie que vous l'admettiez. Heureusement que c'est pour la bonne cause sinon je l'aurais étranglée avec sa Préciiiiieuse queue ... je sens que je vais faire un chaticide…
George : vous croyez que Snape a réussi à avancer sur l'antidote du Doxycide raté ?
Angelina : je l'espère. Pas que ça me gêne, mais si je reste un blaireau plus longtemps je risque de ne pas me contrôler et manger plein de bonnes choses peu dignes de moi….
George et Fred : on n'est pas comestibles !
Angelina avec un soupir : je sais…
Pansy : ben alors, vous trainassez là !
Fred : non c'est Angie qui a du mal à trainer ses kilos dans les escaliers.
Angelina : sans compter que je me traine quelques boulets en prime !
George : tu ne parles pas de moi, là, mon canari en sucre ?
Angelina en se léchant les babines: appelle moi encore une fois comme ça et je laisse mon instinct parler pour moi…
Les quatre animaux étaient donc dans les couloirs, direction les quartiers des Gryffondors. Pansy n'avait même pas pensé à protester quoique ce soit comme quoi elle voulait revenir à Serpentard. Elle était quand même en minorité et avec ses deux ans de moins, cela créait un certain désavantage. Ils avançaient tout doucement car monter les escaliers sans les voir n'était pas chose aisée.
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Au bout de deux longues et pénibles heures, le quatuor était bien plus silencieux. Ils étaient dans les étages et la clarté de la lune filtrant au travers des hautes fenêtres, leur permettait d'avancer sans que le chat miaule. Ils avaient dû faire de nombreuses pauses, car les coussinets du chat lui faisaient mal, que les petites pattes des lapins ne suivaient plus la cadence et parce qu'un blaireau n'est pas fait pour monter autant escaliers ! Tant et si bien que lorsqu'ils arrivèrent devant le portrait de la grosse dame, ils s'effondrèrent au sol.
George : plus jamais je ne fais ce chemin à pattes. C'est épuisant.
Fred : Pense qu'on y est presque.
George : ben moi je reste sur le tapis devant la cheminée alors. Parce que je ne monte plus une seule marche … même pour aller au dortoir.
Fred : je prends le côté droit du tapis.
George : et moi le gauche.
Pansy : si ça gêne personne, je veux bien prendre le fauteuil. Je ne me sens pas de devoir aller plus loin.
Angelina reprenant son souffle : j'occupe la terre du milieu.
George : on va te tenir chaud comme ça Angie.
Angie : tu parles, t'as vu ta taille ?
George : j'suis un grand lapin pour mon âge.
Pansy : c'est quoi le mot de passe de votre salle commune ?
Fred : « citronnelle »
Pansy : et elle est où la dame du mot de passe ?
Angelina : oh Merlin, je vous parie qu'elle est partie dormir chez son amie Violette.
Fred apeuré : parle pas de malheur ! Je veux rentrer moi !
George : je veux mon tapis bien chaud !
Pansy : moiouuuu aussi …
Fred haussant le sourcil … enfin autant qu'un lapin puisse le faire : toi tu commences à trop rentrer dans ton nouveau corps.
Angelina : et moi j'ai faim.
George : non t'as pas faim. Bon elle est où la grosse dame !
Après avoir appelé, appelé, la grosse dame pour qu'elle revienne et après avoir pleuré, pleuré tant ils avaient de la peine… et qu'ils étaient fatigués aussi… les animaux s'étaient finalement couchés contre le mur attendant qu'une âme charitable vienne leur ouvrir. Ils n'eurent d'ailleurs pas à attendre longtemps. Il était tout juste 7 heures quand une voix les réveilla.
-J'aimerais que l'on m'explique pourquoi quatre animaux qui auraient dû passer la nuit dans une cage dans ma salle de cours, se retrouvent couchés par terre dans le couloir devant les locaux rouge et or.
Angelina : parce qu'on voulait retrouver notre confort.
Severus en raillant : c'est sûr que la pierre et les courants d'air sont plus agréables que la cage avec litière.
George : c'était la promenade digestive.
Fred : parce que les fanes des carottes étaient un peu lourdes à digérer.
Pansy : ils m'ont obligé à les suivre. Moi je ne voulais pas !
Angelina : t'as raison, on t'a mis un couteau sous la gorge et on a menacé de te saigner comme un cochon !
George : Mamour, tu t'emportes encore.
Angelina : elle me tape sur le système cette chatte !
Severus : taisez-vous donc un peu !
Angelina vraiment de mauvaise humeur : oh mais la ferme vous aussi ! C'était la nuit la plus horrible de ma courte vie alors ne venez pas la ramener !
Severus : langage ! Et vous me devez le respect !
Angelina : collez vous le où je pense votre respect !
Fred : Il a raison Angie. Il n'a d'ailleurs que du respect pour nous. Et ce respect est tout à fait respectable.
George : Il faut que nous respectassions ce respectable respect…
Severus fermant les yeux et se pinçant l'arête du nez : par Salazar, mais taisez-vous donc un peu !
Pansy : et j'ai dû endurer tout ça toute la nuit. C'est horrible, un cauchemar, un...
Angelina lui donnant un coup de queue puissant qui la décalqua contre le mur : depuis le temps que je voulais faire ça !
George : 1 – 0 pour le blaireau ! T'es la meilleure mon petit n'éléphant violet !
Fred : ça c'est parce que Parkinson n'a pas mis sa culotte de mithril, sinon le coup aurait été amorti.
Severus sortant une gamelle et une fiole de sa poche : ça c'est l'antidote. Vous le buvez, vous le jetez, vous en faites ce que vous voulez mais vous me fichez la paix pour le reste de la journée au moins !
Il versa la potion dans la gamelle et partit presque en courant. Les quatre animaux se jetèrent sur la potion et attendirent patiemment qu'elle fasse effet. Dix minutes plus tard, Fred, George et Angelina étaient enfin dans le quartier gryffondor et se dirigeaient vers leur lit en lançant un regard dissuasif à tous ceux qui voudraient avoir de croustillants détails sur leur journée et nuit passée. Pansy, elle, était repartie vers sa propre maison avec dans l'idée de passer sa journée dans la salle de bain.
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Dans les cachots, un homme en noir avalait sa cinquième tasse de café et sa deuxième potion de Pepper-up quand un petit message arriva par la cheminée. Un puissant rugissement retentit dans toute l'école quand Severus eut lu la fameuse petite note. « Severus, mon ami, il me faudrait double ration de réglisse au citron pour ma soirée poker avec Sirius ce soir et un bon sachet de berlingots citron vert. Bonne journée. Albus Dumbledore »
