Bonjour ! Comment ça va ? x)

Nekoko 3 : Je vais t'égorger puis te donner aux corbeaux pour ensuite enfouir tes restes dans une baignoire remplie d'acide. C'est la fin du monde Levi qui dragueeeeee ! Attack on Ereri tu veux dire ? xD Sinon pour répondre à ta question je suis plutôt « Seke ». Je trouve le concept du ''Levi dominant'' un peu cliché et vieux, j'aime bien voir Eren reprendre le contrôle des choses (Bonus : la tête de Levi au bord de la jouissance..Ngh.. *jouis à son tour*) Non pardon. . . Merci pour tes compliments ! ~ :v

1) L'histoire de ce chapitre se passe avant le chapitre « Réconciliation », quand Eren et Levi étaient encore fâchés l'un contre l'autre, mais toute fois après que Yumi ait lancé la rumeur comme quoi Auruo et Petra sortaient ensemble.

2) Pour vous remercier des 1000 views : PDV Eren ! (c'est donc un Bonus)

Bonne lecture !


« Seul le temps peut guérir une profonde douleur »

Une citation que j'écoute souvent de la part de ma mère, mes proches et qui m'a suivit jusqu'aux réseaux sociaux. Elle s'avère être vrai, mais toute aussi fausse… Une semaine, sept jours, 168 heures que toutes les couleurs mornes ont décidé de prendre résidence dans mon cœur. Comme si c'était un hôtel, qu'ils étaient des invités et qu'un avocat particulier les a envoyé me faire chier. Cet avocat ? Oh, simple. Levi Ackerman. Le jeune homme le plus distant, le plus désagréable, le plus vulgaire parmi les 5 continents connus de l'humanité –surnommé par les plus téméraires gosses du voisinage « le nain effrayant »–.

Surement, on se demande qui serait assez dingue pour apprivoiser une telle créature diabolique. Là, permettez-moi de monter sur scène. Bien, à présent je me présente, l'adolescent le indiscret et maladroit, qui a l'équivalent de trente (30) embrouilles par jour et qui n'est même pas fichu de tomber correctement amoureux : Eren Jaeger. Oui, je suis un fou. Un fou suicidaire qui n'a guère peur de se prendre une raclée au cul par un mec qui pratique du judo depuis 3 ans –car oui, figurez-vous que Levi pratique régulièrement ce sport et que j'ai eu l'exclusivité de le mater dans son uniforme qui moulait plutôt bien ses hanches !–

Que dire ? Ce mec est… toxique, oui. Au même nom de la chanson que j'écoute actuellement « Toxic - Britney Spears ». C'est une vraie drogue. Un simple exemple : on sait tous que fumer c'est mal, mais on ne peut s'empêcher de continuer à pratiquer cette mauvaise habitude, d'y penser quand on n'a rien à faire. Comme si la boite de clopes nous séduisait, nous empêchait de voir ailleurs, alors qu'elle est à portée de main de tout le monde. C'est exactement comme Levi. Je sais que plus je m'attache à ce mec, plus le risque que je souffre telle une adolescence pendant ses premières périodes rouges est gros mais je dois le fréquenter.

Que quelqu'un me comprenne, je ne suis pas masochiste, juste… ad-dicte. C'est devenu un besoin presque primordiale, et je suis au courant mieux que quiconque des différentes facettes de Levi : celui d'être… incalculable. Le genre de personnes qui protègent le moindre mouvement de leurs corps, la moindre lueur dans leurs yeux avec un code PIN alors qu'ils arrivent à vous déchiffrer sans le moindre effort. Autre particularité ? Levi est imprévisible. Oh ça, j'en ai eu personnellement l'expérience ! La preuve, regardez le calvaire que je vis maintenant. Du jour au lendemain, je suis limite devenu anorexique. Du jour au lendemain, on s'ignore comme si l'un de nous deux avait choppé l'SIDA.

Du jour au lendemain, il m'a remplacé par une fille.

Cette phrase est incroyablement niaise, tellement que j'ai le droit de la prononcer une fois tous les ans. «Il m'a remplacé». Il y'a quelque chose qui n'sonne pas net dans cette réflexion… ah oui ! Le fait que seule une fille en pleine rupture peut prononcer cette phrase, et non pas un mec même pas en couple avec la personne désirée. Encore pire ? Je n'ai pas encore mis un point définitif sur mon orientation sexuelle. C'est un sujet que j'abordais rarement avec Levi, et qu'on préférait garder dans les vieilles archives du « trop gênant pour être discutable » ce qui est assez surprenant quand on voit la manière dont ce mec parle de sexe comme si c'était les derniers habits à la mode. Moi-même je n'osais pas me poser des questions dessus, car je savais déjà la réponse et j'avais peur de décevoir mes parents qui attendaient une petite-amie à la maison.

Je suis amoureux de Levi.

L'avouer est comme dire que la terre tourne autour du soleil mais que le soleil reste fixe. C'est évident, universel, scientifiquement et sentimentalement approuvé par mes soins. Heureusement que quelqu'un est encore là pour accompagner une personne aussi absurde que moi, et qui se retrouve sans amis dans moins d'une heure : Yumi Kairi. Cette fille bat le record des trucs les plus what the fuck ?! Que j'ai pu commettre dans ma vie. Imaginez avec moi une fille gentille, agréable et mignonne avec un bulletin dosé de bonnes notes qui cache en même temps une autre fille, dotée d'une personnalité bizarre voir même presque délinquante et prête à relever les paris les plus fous ? C'est exactement elle. Une schizophrène qui sait bien comment manipuler les deux masques qu'elle enfouit quelque part, et elle vient récemment de me l'avouer : le fait que son souhait le plus cher serait de me voir sortir avec Levi.

Pourquoi je ne suis pas choqué plus que ça ? Parce-que je la fréquente depuis le collège et que ses petits jeux de paparazzi et ses excuses pour nous espionner ne sont pas passés inaperçus –à mes yeux en tout cas, Levi lui semble aveugle, à moins qu'il fait mine de ne rien savoir–. Bref, elle a décidé de m'aider à draguer l'être désiré en quelque sorte, et c'est vraiment admirable de sa part, surtout quand je sais qu'elle est prête à faire n'importe quoi pour nous.

Au fond, les rumeurs comme quoi on était en couple ensemble ne m'ont pas déplu.

Aujourd'hui encore, je marche seul dans la cour de récréation. Sans amis, sans le moindre compagnon, comme Levi avait emporté ma soi-disant popularité avec lui. Je m'en fous de tous ces gens qui me fréquentent juste pour augmenter leurs classes sociales entre leurs congénères –comme quoi j'étais le fils du président venu en touriste dans ce lycée dont je ne connais même pas l'emplacement des chiottes–. Ils vont dire quoi à leurs potes, sérieux ? « Eh mec tu sais quoi ! Hier j'ai parlé avec Eren Jaeger, ah bah oui tu sais, ce gros tas d'merde qui s'fait larguer avant même de sortir avec la personne qu'il aime, qui n'est d'autre que son meilleur pote ! ». Oh mon dieu non… j'éviterai d'y penser.

Le temps de penser un peu à ma situation merdique, la chanson était finie et une autre dont je ne connais même pas le nom est venue la remplacer. Elle est douce, accompagnée d'un rythme régulier et assez lourd pour instaurer une ambiance fêtarde. Le genre de musique qu'on peut facilement tracer dans sa mémoire. Aussitôt, je sortis discrètement mon téléphone de ma poche –c'est quand même interdit d'utiliser les phones dans l'enceinte de l'établissement– et appuyai hâtivement sur le bouton « next », faisant passer la prochaine venue sur ma Play-liste. À peine eut-elle commencé, que je retirai les écouteurs de mes oreilles en poussant une injure. Putain ! Une musique de métal, et pas des moindres.

Un rire aigu résonna près de moi, et je sus immédiatement que j'étais la personne destinée. En même temps, mon cirque était tellement comique. Pourtant, loin de mes conneries, il me semble avoir déjà entendu ce rire un peu trop familier à mes oreilles. Je me retournai, persuadé que c'était encore un camarade de classe-…

Pardon : Une camarade de classe, et pas n'importe qui.

Petra Ral.

L'idole des dernières rumeurs qu'a fait circuler Yumi sur le net, la folle amoureuse de Levi ou comme la surnomme mon amie schizophrène –alias Yumi–, « barbe rousse ». Elle était là, assise sur un banc en face de moi, me fixant avec son éternel sourire aux lèvres. Ses prunelles noisettes étaient toujours aussi grandes et écarquillées, attentives au moindre mouvement et facilement lisibles. Cette fille n'est pas du genre détestable et intérieurement, je me rappelle toujours que ce n'est aucunement de sa faute si elle a des sentiments pour Levi. Bh oui, ça serait quand même con de détester une personne pour avoir fait quelque chose qui est hors de son contrôle ! –et dieu sait que je me vise moi-même–. Même si elle doit surement faire partie de la confrérie « lèche-bottes », elle est très aimable et n'hésite pas à venir en aide aux autres élèves.

Seulement voilà. Il fallait qu'on tombe amoureux du même garçon, et pour rajouter une couche d'hilarité on a tous les deux le même pourcentage de chances pour sortir avec l'être convoité –soit zéro–. Pour Levi, Petra n'est qu'une vieille connaissance datant de quelques années et moi, je ne suis qu'un pauvre con qui a eu la sublimissime idée de l'avoir comme ami. Voilà, on en arrive à la conclusion que moi et cette belle rousse sommes tous les deux coincés dans la friendzone. Ah… c'est dur.

Petra rougit soudainement, et c'est seulement à ce moment là que je me rends compte que je la transperçais des yeux. Fait chier'

« Oh ! Euh, salut Petra !... »

Applaudissez mon début de conversation réussi, avec le bonus voix hésitante et timide d'une vierge qui n'a jamais frôlé les hommes –ou les femmes dans mon cas–.

« Salut Eren. Tu fais quoi d'beau ? »

Petra a prit l'habitude d'être rayonnante, d'emprunter toujours un timbre joyeux qu'importe la situation, et pendant l'ombre d'un instant j'ai pitié d'elle. Quand je me dis que Levi manipule cette charmante demoiselle, pas la peine de se poser la question sur qui sont la belle et la bête dans l'histoire.

« Rien, à part l'ennui » finis-je par répliquer d'un ton morose. C'est vrai quoi, je me fais tellement chier que je pourrais fabriquer un avion de chasse en papier-toilette.

Je la vis tapoter la place à ses côtés, m'invitant silencieusement à m'asseoir. Je lui souris et m'exécuta aussitôt, posant mon lourd cartable jonché de livres à mes pieds.

« Mmh.. ça va ? »

« Boff… » Soupire-t-elle.

On aurait dit deux potes qui se disent tout sur Facebook mais qui bloquent en arrivant en vrai. Comme si tout est déjà dit entre nous, et le « Boff » est l'expression typique du : « je ne me sens pas bien, j'attends que tu demandes de mes nouvelles enfoiré ». Encore une fois, j'obéis à cette demande silencieuse.

« Qu'est-ce qui n'va pas ? »

«Je ne sais-… »

« Ca un a rapport avec Levi, c'est ça ? »

Elle tourne aussitôt un regard intrigué et écarquillé vers moi. Bim. J'en étais sûr. Souvenez-vous : quand Petra va mal, il n y'a que Levi qui peut être la cause de son malaise –mais aussi son possible remède–, surtout pour une nouvelle élève qui n'a qu'une seule connaissance dans la classe : la réponse est sans tact et bien évidente, ne laissant pas deux milles (2000) choix.

« … Comment tu l'as deviné ? » Dit-elle, surprise.

« C'est comme le nez au milieu d'la figure. On est tous les deux partagés par le même tourment, on va dire » Soupirai-je.

Son regard s'écarquilla un peu plus, avant de soudainement rétrécir. Elle fixait le sol, bougeant ses pieds d'une certaine régularité, essayant d'évacuer ce sentiment de culpabilité qui lui ronge le moral. Tout en gardant ses orbes plongés dans le sol, elle dit avec retenue.

« Tu sais Eren… » Débute-t-elle. « Je suis consciente que c'est d'ma faute »

Avait-elle lâché d'un coup, avant de souffler un grand coup juste après avoir craché ce morceau, comme si ça lui avait prit un effort magistrale de l'avouer et avant même que je ne puisse nier, elle continue d'un timbre plus confiant.

« J'ai finis par oublier que je ne suis pas le centre de la terre, ou… comment le dire ? » rit-elle légèrement, essayant vainement d'évacuer son évident malaise « Que je ne suis pas la seule sur le champ de bataille, que Levi… ne m'appartiens pas en quelque sorte. J'ignore comment te l'exprimer sincèrement… je n'ai jamais abandonné mes projets. Quand je veux quelque chose, j'ai la fâcheuse manie de courir après jusqu'à l'obtenir et j'ai conscience à quel point mon comportement peut être égoïste et blessant mais c'est ainsi… »

Sa voix s'étouffe progressivement dans sa gorge, avant qu'elle ne relève la tête, regardant droit devant elle d'un ton nostalgique. Là, je sais qu'elle doit me raconter une tronche de sa vie pour arriver au but, et mes oreilles sont entièrement tournées vers elle, l'incitant à poursuivre sans crainte. Elle semble l'avoir remarqué et me sourit, reconnaissante, avant de continuer ses révélations.

« Je suis amoureuse de Levi depuis le jardin d'enfants. Je me souviens encore de notre rencontre… mon père voulait m'emmener à la montagne pour profiter des vacances et voir ma mamie malade. On roulait dans la rue, sous le rythme d'une vieille chanson des années quatre-vingt-dix (90), jusqu'à ce qu'il tombe en panne. Je me rappelle, il était en colère mais il continuait à rire pour s'empêcher de lâcher des injures devant une enfant… » Elle laissa un rire s'échapper de sa gorge. « J'avais cinq ans, j'avais à peine appris à compter correctement. Puis un homme plutôt vieux est apparu et il a demandé… »


« Mais ça n'va pas de garer votre voiture au milieu de la route ! Vous êtes un vrai danger public ! »

Monsieur Ral tourna sa tête vers le jeune homme pour mieux le fusiller du regard, avant de proclamer.

« Eh bien sachez très cher monsieur, que je suis EN-PANNE et que ce n'est pas d'ma faute si ma voiture a décidé de faire chier en pleine autoroute ! »

« Papa ! » Grogna la petite en regardant son père d'un air mécontent. « Pas de vilains mots ! »

Le paternel resta la bouche entre-ouverte en regardant sa fille, les sourcils froncés, avant de doucement radoucir ses traits et de s'accroupir à la taille de sa progéniture. Il porta sa main jusqu'à ses cheveux roux qu'il aimait tant coiffer, ébouriffant ses petites mèches en souriant.

« Oui, désolé ma chérie. Papa ne redira plus ça ! »

L'air renfrogné de la petite fille se transforma bien vite en un grand sourire enfantin, tandis qu'elle se pencha ver son père pour embrasser sa joue et réclamer un câlin –ce qu'elle obtenu–. Toujours dans les bras de son père, Mr-Ral se releva et regarda le jeune homme d'un air plus calme.

« Excusez-moi pour mon impolitesse, mais dans ce genre de situations c'est plutôt à vous de me proposer de l'aide… »

L'homme à l'intérieur de la voiture garée dans le sens opposé –et qui était seulement reconnaissable à son chapeau digne de celui d'un cobaye et son aura haineuse– fronça un sourcil en tiquant. Regardez-moi ça, le portrait cliché du « père chaton » qui semble s'adoucir au moindre contact avec sa petite fille sortie du monde des bisounours. Il n'avait guère envie de se faire chier à aider ce vieux sénile, il n'avait qu'à vérifier l'état de sa voiture avant de démarrer ! Malheureusement il était obligé de lui venir en aide, sinon il resterait encore planté ici pendant des heures.

Kenny –son prénom– soupira, agacé, puis tourna sa tête vers l'enfant assit à l'arrière de son auto et maudit sa sœur Kuchel, responsable de toute cette connerie. Elle voulait emmener son fils dans les chalets enneigés pour le pousser à voir du monde –prétextant le caractère insociable de ce dernier– mais étant incapable de bouger à cause de la fameuse maladie cancéreuse –dont le remède était quasi-introuvable à cette époque–, elle confia cette tâche à son frère. C'était probablement sa dernière demande, et Kenny en était conscient. C'est pour ça qu'il avait décidé d'emmener ce gosse avec lui, pour au moins l'empêcher de voir sa mère crever sous ses yeux.

Il finit par lancer un signe au vieil homme.

« Tsk, venez, j'vais vous ramener »

Le père de Petra releva précipitamment sa tête vers le jeune homme. Non mais oh, et sa voiture bloquée au milieu de la route, il en fait quoi ?! Avant même qu'il ne puisse protester, l'autre le devança d'un ton implacable et d'un regard noir.

« Ecoute, il y'a des autorités pour s'occuper de ta foutue carrosserie, maintenant fais pas chier et viens donc monter dans ma putain de voiture avant que je ne change d'avis et que je te piétine toi et ta gosse »

Petra accrocha fortement le cou de son père, affichant un regard terrorisé, tandis que le paternel n'en croyait pas ses oreilles. Non seulement il venait de le tutoyer, mais aussi de l'insulter ouvertement devant sa fille de cinq ans. Quelle impolitesse… il aurait préféré crever plutôt que de rester ici, mais étant donné l'état critique dans lequel il se trouvait –et qui ne lui laissait nul choix–, il soupira et s'avança vers l'autre homme masqué. Monter avec un inconnu quasi-insociable n'était certainement pas l'idée du siècle, mais c'est un cas extrême… et puis, en cas de défaillance, il aura son petit couteau qui l'accompagne partout dans la poche de son pantalon, non ?...

Il fit d'abord monter sa petite-fille à l'arrière de la voiture, et fut surpris de trouver un autre enfant du même âge que son enfant.

« C'est votre fils ? » Demande-t-il d'une voix hésitante.

« Qu'est-ce que ça peut vous foutre ? » Troncha le conducteur.

Il tressaillit, et se promit de tourner trois fois sa langue dans sa bouche la prochaine fois qu'il parlerait à l'inconnu et débarqua dans le siège avant.

Quant à la petite rousse, elle s'assit timidement aux côtés de l'autre garçon, le fixant du coin de l'œil. Il n'avait pas l'air très amical mais…

Wow ! C'est qu'il a de beaux yeux, le monsieur! Songea-t-elle innocemment. Pour une petite fille même pas foutue de se laver le cul sans l'aide de sa mère, la rouquine était quand même maligne et ne savait pas garder sa langue dans sa poche. Elle aimait surtout exploiter l'autre sexe, frôler les garçons de près. Intimement, elle se demande si elle peut faire de même avec ce garçon aux apparences pour le moindre ''méchantes''.

Le silence pèse, et la voiture commence à rouler rapidement, faisant sursauter les quatre à l'intérieur au moindre ralentisseur –dos d'âne–. Petra déborde toujours de timidité, et semble se renfermer sur elle-même mais finit par briser la glace au bout de quelques minutes.

« Hum » soupire-t-elle, montrant visiblement un signe d'hésitation.

Elle traîne le bout de ses doigts sur l'angle des fenêtres, récoltant le peu de poussière avant de tourner rapidement ses prunelles noisette vers le garçonnet.

« … moi c'est Petra, et… et toi– euh vous- euh toi, enfin… héhé? » Bégaye-t-elle en lâchant quelques petits rires nerveux.

Le concerné tourne aussitôt son regard vers elle, et elle se sent toute d'suite cernée : une tempête d'intimidation hautaine circule dans le gris de ses yeux, mais finit par se calmer pour laisser place à l'indifférence la plus totale.

Alors qu'elle retenait son souffle depuis quelques minutes, la réponse finit par claquer sèchement.


« Levi »

Prononça doucement Petra, tellement que je frissonnai. Alors, c'était ainsi qu'ils s'étaient rencontrés ? Une voiture en panne, un conducteur insociable et un début de connaissance des plus banales ? Dans ma tête, j'avais imaginé un scénario beaucoup plus simple que celui-là mais finalement… non. Une panne de carburant, ça arrive à tout le monde, non ? Alors pourquoi cette idée n'a pas traversé mon esprit plus tôt ? Certainement parce-que ce n'est ni le genre de Levi, ni le genre de Petra. Si j'étais le réalisateur d'un film et qu'on me proposait ces deux là comme Roméo et Juliette, j'aurais sûrement pensé à une tactique plus élaborée pour la rencontre des personnages ! Mais bon, rappelons-nous : le destin –ou dieu ?– ne sont pas des réalisateurs de films.

Petra relève ses yeux noisette vers moi, empreints de nostalgie.

«On a continué à se voir après, jusqu'à ce qu'il déménage avec son oncle. Sa mère était morte à cette époque, enfin je crois, j'étais vraiment désolée pour lui… »

Elle marque une pause.

« C'était une belle rencontre, que je n'oublierai certainement pas. Notre rencontre » et elle repose ses orbes sur le ciel bleu, avant de les retourner vers moi une énième fois. « Et toi Eren ? »

Moi, j'étais absorbé dans mes pensées, buvant ses paroles comme de l'eau. Levi vaut beaucoup dans la vie de Petra, même peut-être beaucoup plus que moi et je me questionne toujours sur la façon dont il peut jouer avec les sentiments purs et la loyauté presque émouvante que lui voue cette fille. Elle ne mérite pas de subir ça. Je dirais même qu'elle le mérite plus que moi. Ils sont ensemble depuis des années et…

Non. Levi a sûrement oublié leur rencontre. Levi s'est vaguement souvenu de Petra. Levi ne lui voue pas un culte comme elle le fait. Levi n'est… pas comme Petra, voilà... Ils ne se correspondent pas. Juste, si on venait à les poser l'un à côté de l'autre on remarquerait toute d'suite qu'ils… comment l'exprimer correctement ? Ah voilà ! Qu'ils ne se font pas faits l'un pour l'autre. Désolé Petra, même si j'ai sincèrement pitié de toi, je suis tout aussi éperdument amoureux de Levi et… Oh. Mon. Dieu. Je viens de battre mon propre record en niaiserie, vous savez ? Ce que je viens de dire maintenant est digne d'un participant de Secret Story –une émission que je n'ai jamais regardé d'ailleurs, et je ne sais même pas pourquoi je l'ai évoqué !– Ou bien une adolescente « Crazy in Love » !

Bon, tout ça pour conclure : Levi est à moi –et en pensant à ma voix en disant ça, j'ai juste l'impression de ressembler au ''Geek'' dans l'émission Salut les Geeks –

« Alors… ? » Demanda Petra d'un ton méfiant, tel quand on parle prudemment avec un dangereux malade mental emprisonné dans une pièce surveillée par quatre gardes, le tout dans le plus grand asile du pays.

Huh ?

« Hein, moi ? De quoi ? »

Elle ricana doucement, manquant de dessiner une bite sur mon front –ce qui est vu comme un signe d'intelligence–.

« Comment as-tu rencontré Levi ? »

« Et bieeen… il n y'a rien de passionnant à raconter, je crois, héhé. On s'est vu dans le collège, la première fois. Plus précisément dans les vestiaires des mecs. J'avais choppé une mauvaise… »

Je rougis brutalement. Pas la peine de lui raconter les détails ! Je peux parfaitement sauter le fait que j'ai attrapé une diarrhée ce jour-là et que je cherchais sans cesse un élève qui portait avec lui un sachet de smecta… La honte… C'était ma première année au collège, et j'étais encore novice, croyant que j'étais toujours au primaire ou les infirmières sautaient sur les élèves –pas dans le sens pervers– au moindre couinement de douleur. Pas la peine non plus de préciser que je n'ai pas dis ouvertement à Levi « Ah ouais mec j'ai choppé une diarrhée ! T'as vu j'suis dégueu ! Bon maintenant, tu l'as ce sachet de smecta ou pas ? Parce-que là… ça urge ! ». IMPENSABLE, je serais humilié pendant le restant de l'année scolaire comme dans un certain animé –Ecchi, p'tit coquin !– que j'ai visionné « Prison School » –ou l'antagoniste se chie dessus en plein cours mais arrive quand même à sortir avec une fille qui a la même histoire gênante, impressionnant non ?–

Par pitié, que quelqu'un me tue toute d'suite. L'histoire de ma rencontre avec Levi par rapport à celle de Petra est complètement naze et je sais qu'en la racontant, je me ferais réellement humilié –quoique cette fille sait garder les secrets des autres, enfin presque !–

Devant son air insistant, je déballe d'un coup.

« J'avais choppé la crève, voilà ! » dis-je précipitamment. « Et… Et il m'a ramené à l'infirmerie ! Alors on a discuté sur le chemin»

Elle sourit en continuant à me fixer de cet air bienveillant.

« Je vois »

Un silence s'installe entre nous. Le genre de silence ou on ne trouve plus quoi à dire, le genre de silence… apaisant. Léger de secrets, ou on sait qu'aucun de nous deux n'a quelque chose d'autre à cacher sur l'autre –du moins, quelque chose de grave ou en rapport avec le sujet dont nous discutions–. Elle fixe le sol, je fais de même, et on reste ainsi jusqu'à la fin de la récréation ou on regagne notre classe respective, marchant à proximité sous les regards intrigués.

En même temps, qui est assez malhonnête pour côtoyer sa rivale ?


Fin du chapitre !

Bon, désolée pour les fautes mais trop la flemme de me corriger ! xD Ce chapitre est surtout une demande de MRScarpoute qui m'a mise la puce à l'oreille (ou à l'œil ? é.è). Il n'est pas plus long que le précédant car c'est un bonus, bande d'enfoirés d'humains ! (j'adopte l'attitude d'Antoine Daniel .)

Je vois d'ici arriver les petits malins qui diront : mais pourquoi tu as fais en sorte que la rencontre Levi/Petra soit mémorable et que celle de Levi/Eren soit une merde ?

Je n'ai qu'une seule réponse :

1- Parce-que je DEVAIS conclure cette histoire avec Petra (je ne pouvais quand même pas la laisser en arrière-plan et conclure la fan-fiction ainsi en l'oubliant)

2- Je trouve qu'elle a assez souffert dans cette fiction, tout autant que Eren et Yumi et qu'elle mérite ça. X) En plus, à ''l'époque'' ou Levi et Petra se sont rencontrés, ce genre de rencontres était le plus… fréquent, contrairement à celle d'Eren et Levi (nos bébés d'amour) ou les rencontres par les chiottes et lieux publiques tels que les parcs, zoo, sont les plus appropriées ! x)

Après c'est mon choix (l'émission dans laquelle devrait passer Hajime Isayama) et j'ai bien voulue insérer ça. En espérant que ce chapitre vous a plu !

À la prochaine, ah et… ! Reviewez ou je vous mange é.è (je n'allais quand même pas oublier ce rappel important, encore un peu et je crée une chanson xD et je l'ai écris en gras pour pas qu'il passe inaperçu entre ces pavés :v bon ta gueule Yumi, ce NDA a prit beaucoup plus de temps que l'écriture du chapitre en soi ! )