Chapitre 9 : La Femme de Stormcage.
Le double du Docteur posa assez joliment le Tardis sur la plateforme de Stormcage. Lyria fut la première à sortir, ne pouvant retenir son excitation. Sa joie fut de bien courte durée. Des soldats encerclaient le Tardis, armes braqués sur eux. John sortit, les mains en l'air.
John : Oh. Bonjour ! Nous sommes des visiteurs.
Soldat : Qui êtes vous venus voir ?
Lyria : Le Docteur River Song.
Des rires s'élevèrent dans l'assemblée. Ils avaient baissé leurs armes et les observaient maintenant curieusement, comme s'ils étaient des extraterrestres en fait.
Soldat : Le Docteur River Song ? Et qui êtes vous exactement ?
John : John Sm…
Rose : Le Docteur, Lyria, Léo, Clara et moi c'est Rose Tyler. Amenez nous à River Song maintenant.
Soldat : Bien Madame. Il suffit de prendre ce couloir et de continuer jusqu'au bout. Vous ne pourrez pas la rater.
Rose : Merci.
Ils prirent la route dans le silence. Rose se tourna vers Lyria et lui sourit.
Rose : Qui est River Song au fait ?
Lyria : La femme du Docteur.
Rose : SA QUOI ?!
Clara : J'ai eu la même réaction.
Lyria : Elle est sympa, vous inquiétez pas. Elle va nous aider.
Léo : C'est son idole…
Lyria : Léo !
Ils arrivèrent bientôt au bout du couloir. Une jeune femme blonde était assise sur le sol, adossée contre le mur, un stylo dans la bouche et un carnet sur les genoux. Le Docteur haussa un sourcil, avant de se tourner vers Lyria.
John : Mais… Elle est…
Lyria : Dans le futur…
River Song, se rendant soudainement compte de leur présence, leva les yeux vers eux. Elle tourna la tête légèrement sur la droite.
River : Vous, vous n'êtes pas des gardes. Comme personne n'est assez fou pour venir me voir, j'en conclus que vous venez de la part du Docteur.
Lyria : Ce n'est pas exactement ça… Il est coincé dans une bulle temporelle avec ma meilleure amie. Et on a besoin d'un manipulateur de vortex.
River : Il y avait l'Agence du Temps, Dorium… Pourquoi moi ?
Léo : Oh parce que Lyria fantasme sur vous et le Docteur et que ce n'était qu'un prétexte pour vous rencontrer.
Lyria : LEO !
River sourit, referma son carnet et ouvrit la porte de la cellule. Elle leur tendit le manipulateur de vortex. John tenta de lui prendre mais River garda la main sur l'objet.
River : Ca fait longtemps que je ne suis pas sortie. Au moins deux jours. Je viens avec vous.
John : Non, non, non, non, non. Vous êtes en prison, vous restez en prison… Pourquoi vous me regardez tous avec ces yeux là ? AH NON. Je ne craquerai pas. Oh non Rose, ne t'y met… BON D'ACCORD. En route !
Lyria : Yes !
John : Je t'ai vu Lyria.
River suivit le groupe en direction du Tardis. Sauf que voilà. « Petit » problème, les gardes avaient décidé de garder le Tardis sous bonne garde. Tous cachés derrière un poteau, ils observaient, incrédules, River tartinant ses lèvres de rouge à lèvres.
John : Vous croyez vraiment que c'est le moment de vous maquiller ?! Qu'est ce que vous faites ?! Revenez ici !
Trop tard, la blonde se dirigeait tranquillement vers les deux gardes. Ils avaient sorti les armes. Et sous les yeux choqués de John, elle les embrassa tout deux. Ils parurent soudainement perdus. Lyria sortit, confiante, suivie de Léo et Rose. John, au bord de la crise d'hystérie leur hurla de revenir. Il observa à droite et à gauche et les rejoints en deux grandes enjambées.
Il examina les deux gardes qui chantaient « Une souris verte » à tue-tête.
John : Hallucinogène ?
River : Oui. Allez, filons avant que leurs renforts arrivent.
Léo : Lyria, arrêtes de jubiler, c'est une femme cougar !
River et Lyria : QUOI ?!
Léo : Bah regardes l'âge du Docteur par rapport à elle ! Elle a l'air d'avoir vingt ans de plus.
Lyria : C'est pas vrai. Si tu avais regardé la fin de la saison six, tu aurait vu qu'ils vont plus que très bien ensemble.
River : ….
John : Ne faites pas attention. Ils savent tout de nous … Allez, retour au Lycée, accrochez vous !
oOoOoOoOoOoOoOoOo
Le Docteur souffla bruyament après sa vingtième tentative infructueuse de remise en marche du temps comme il disait. J'avais abandonné à la cinquième. L'objet censé marché était constitué d'un ordinateur, de deux chaises et du tournevis sonique, le tout maintenu par des dictionnaires. C'était perdu d'avance. Le Seigneur du Temps donna un coup de pied rageur dans la pile d'objet qui s'effondra comme des dominos.
Moi : Objet, un, Time Lord, zéro.
Docteur : Bon. On va trouver une autre solution.
Le Docteur attrapa l'écran de l'ordinateur, prit de l'élan et le balança dans une des fenêtre qui se brisa dans un bruit de vaisselle cassée. Le Docteur évalua la distance jusqu'au sol. Et il sauta. Paniquée, j'accourus vers la fenêtre. Le Time Lord était étendu sur le béton. Il ne bougeait pas. Je sortis et longeai la gouttière, pour finalement me laisser glisser contre la rambarde de l'escalier. Je rejoignis le Docteur.
Moi : Espèce d'idiot…
Docteur : Aïïïïeuh…
Je lui pris le bras et l'aida à s'asseoir. Il serra les dents et se releva. Il se mit à tituber avant de retomber sur ses genoux. Il regarda sa cheville, impuissant.
Moi : Votre cheville ne va pas se réparer toute seule…
Docteur : Je me la suis foulée en tombant.
Moi : …. Hum… Elle n'est pas foulée, elle est cassée.
Il poussa un couinement lorsque j'appuyai doucement dessus. Je levai les yeux en l'air et le releva. Le Docteur prit appui sur moi et nous nous dirigeâmes vers l'entré une forme humanoïde d'environ un mètre se stoppa devant nous.
Docteur : Oh… Bonjour. Qui es-tu ?
Fillette : Donna. Donna Thêta Suzanne Tyler.
Moi : Oh ! C'est toi la fille de Rose ?!
Docteur : Thêta ?!
Je lâchai le Docteur sur un des bancs en bois du hall. Donna observait l'homme au nœud papillon, la tête légèrement penchée sur le côté.
Donna : Tu es mon autre papa ?
Docteur : Non, je suis juste le Docteur.
Donna : Maman elle parle toujours de toi. Elle dit que tu l'as abandonnée avec Papa parce que tu voulais qu'elle soit heureuse. C'est vrai ?
Docteur : C'est possible.
Donna : C'est vrai que t'as battu un Loup-Garou ?
Le Docteur rigola légèrement. Je m'assis à côté du Seigneur du Temps. La petite prit place entre nous deux.
Donna : Et toi, comment tu t'appelles ?
Moi : Oriane. Je suis une amie du Docteur.
Donna : Je vais me faire gronder en rentrant.
Docteur : Pourquoi ?
Donna : Parce que j'ai joué avec ça.
Elle sortit de sa poche un disque jaune. Le Docteur lui prit des mains doucement et se mit à l'examiner. Il donna un coup de sonic dessus et il souffla.
Docteur : Inactif. On est coincés ici.
Juste à ce moment là, un bruit de téléportation résonna à l'étage, en écho dans tous le couloir.
Moi : Ah. Je crois bien que voilà les renforts.
