Bonjour me revoilà déjà ^^ Avec la suite de cette fic ^^Faut dire que je suis bien inspirée et cette fois ci 'j'invite avec moi un homme très occupé (mais juste lui et moi parce que sinon les autres vont le massacrer ...
Moi : Hello Alex ^^
Alexandre : Hello Shira chan ^^
(oui il est chaleureux, cela change de Monsieur sadique...)
Alexandre : Et si tu arrêtais de parler entre parenthèses et me parlait en face ? ^^ Je ne te tuerai jamais tu sais, même si tu fais de moi un monstre incroyable..que je ne nie pas être...
Moi : Enfin un perso qui s'assume (enfin qui en a l'air mais qui en fait devrait dire « Je ne nie pas l'avoir été » dans « Je ne nie pas l'être »)et chaleureux...Cela change vraiment...
Reever *arrivant au même moment*: laissez moi le massacrer ce grbmmll de...
Johann : *arrivant essoufflé avec Komui sortant tout droit du placard où je les ai enfermé à trois *Laisse moi t'aider Reevy par pitié...
Komui :*jaloux* Reevy ?
Alexandre : Bonjour à tout le monde ^^ (frisonne en voyant Komui et se planque derrière moi ce qui ne sert à rien vu qu'il fait un 1 mètre 80 et moi 20 centimètres de moins environ.
*Reever étonné suspend son geste*
Johann *râlant* Et merde, il s'est laissé fait prendre... Ko nyan, on le tue ?
Komui *avec une aura inquiétante autour de lui et sa perceuse*: Tu me parles à moi ? Tu es sûr ?
Johann*terrorisé* Euh non pas vraiment...
Reever *revenu de sa surprise* Bon air sympathique ou non je vais le massacrer...
Johann : Reever je t'adore !
*Komui et moi le regardent choqués, l'aura autour de Komui ne s'améliore pas et Alexandre sourit*
Alexandre : C'est beau l'amour ^^
Johann et Reever *rougissants* JE NE SUIS PAS AMOUREUX DE LUI ! JE/ IL PREFERE KOMUI ! CRETIN QUI SERT A RIEN !
*Alexandre sourit et Komui choqué et ému regarde Reever tandis que l'auteur fantasme à mort*
Reever *gêné refusant de le regarder* Ce que je veux dire c'est que..Enfin t'es plus agréable que...
*Komui le prend dans ses bras simplement malgré ses joues écarlates Johann regarde la scène faussement écœuré *
Alexandre : Tu veux que je te prenne dans mes bras, Jo ? ^^
Johann* rougissant et énervé* : NAN ! VA VOIR AILLEURS SI J Y SUIS PAS !
Alexandre : On dit « si j'y suis, » Jo. ^^
Johann sortant son pistolet ON S EN FICHE ET MOI JE VAIS ME PAYER UNE TRANCHE DE BOLSKRIN...MUHAHA MUHAHA * Johann se fait assommer par la poêle à frire de Raiponce*
Moi:un de moins. Bon les tourtereaux pour le moment ne sont plus un problème alors je peux lancer la suite de la fic tranquille ...
Alexandre : Vive Shira chan ^^
Moi :* Gênée* Ne fais pas l'hypocrite tu veux ?
Alexandre : Je croyais que tu appréciais ma bonne humeur et ma sincérité en toute circonstance. ^^
*Moi maudissant sa perspicacité et se disant « en toute circonstance? O o » avant de se rappeler qu'il a changé* Bon voici donc la suite de la fic (et j'ai réussi à conserver vivant Alexandre..Un miracle..Enfin heureusement que Reever est occupé..Ah ah ah, ils sont trop chous ensemble...
Chapitre 10: Les fleurs du Mal
Ils sont face à face dans ce champs de fleurs près du lac que l'on voit luire au loin sous ce beau ciel bleu qu'ils ont ce mois ci, ce mois d'avril. Non loin de là gît le beau bouquet de fleurs que Johann a composé en ce jour spécial. Tout aussi spécial pour Alexandre mais pas pour les mêmes Johann ne le sait pas encore. Il se tient face à lui assis au milieu des fleurs, en lui tenant les deux mains et les pressant ardemment dans les siennes malgré la surprise de Johann qui ne comprend pas pourquoi son ami rougit doucement et évite son regard de la sorte,gardant les yeux mi clos, incapable d'imaginer que ce qu'il voit en cet instant est le visage de son ami même sans ouvrir les yeux, le doux visage de son ami avec à nouveau cette couronne de lys qu'il s'est faite avec joie sous ses jeune homme si pur et si de sa propre beauté. Qu'il aime sincèrement pour la première fois de sa vie. Ce qu'il ignore lui aussi. Ils sont deux êtres purs dans un lieu vierge de tout homme, s'adorant l'un l'autre sans le savoir. L'un pense que ce n'est qu'une relation de plus et l'autre..ne pense même pas.
Alexandre veut parler mais il ne trouve pas ses mots. Comment dire « Je t'aime, Johann » à la personne qui hante ses rêves avec autant de forces, qui l'a soigné, ramené à la vie, le fait se sentir pur rien qu'en étant avec lui ? Il se sent si inférieur à lui et les mots si inférieurs à ce qu'il ressent. Mais cela ne l'effraye pas encore. Cela viendra mais pas encore. Et Johann ne comprend pas grand chose et un peu perdu s'exclame dans l'air ambiant en un murmure, conscient de briser quelque chose même si il ignore quoi :
-Euh Alex, ça va ?
Alexandre a un sourire. Comment cela ne pourrait pas aller quand l'être qu'il aime est près de lui ?Et ses simples mots lui donnent le courage de s'exclamer d'une voix un peu hésitante,pathétique pour le Dom Juan qu'il est :
-Je..Je crois bien que je t'aime Johann.
Et il entend le silence choqué de Johann. Qu'il attendait. Il va pour lever la tête, se lancer dans une des déclarations dont il a le secret, pour perdre cette désagréable impression qu'il a de perdre le contrôle de la situation quand il rencontre le regard délicatement incrédule de Johann. Qui le rend sublime vraiment..Et ses mots meurent dans sa gorge alors qu'ils allaient les prononcer. Et soudain Johann s'exclame avec un petit rire nerveux dont il a le secret :
-Euh Alexandre...C'est quoi aimer ?
Et sous le choc, Alexandre s'écrase sur le dos dans les fleurs sous les cris inquiets de les fleurs et lui. Ce doux dingue de sait si peu de la vie. Ce dont il a manifestement oublié.
Alexandre sourit doucement tandis que son regard se perdait sur le paysage encore brumeux de San Francisco. Ce moment était gravé en lui pour toujours. Il n'avait jamais pu oublier ce moment. Ni Johann. En sept ans et en sachant qu'il l'avait irrémédiablement blessé. Et il s'en voulait tellement au fond de lui même. Il en avait connu des gens depuis lui, mais aucun n avait jamais pu effacer ce bonheur qu'il avait éprouvé avec ce doux jeune homme, cette douce tranquillité qu'il lui avait fourni. Il avait été si stupide de le briser ainsi. De croire qu'il pouvait être amoureux de Komui quand tout en lui clamait qu'il l'adorait. Et à cause de cela il avait perdu le seul être qu'il aimait. Même si selon Tika, « Tout n'était pas perdu » si il reconnaissait avoir changé. Mais cela lui faisait si peur. Lui fait encore si peur. Parce alors qu'il sait combien cela fait mal de s'abandonner. Sa mère en a fini folle de chagrin et s'est suicidée. Quant à... Il ne valait mieux pas y penser. Elle n'était pas morte mais si brisée. Et elle aurait pu l'entraîner dans le gouffre avec elle si il... Mais tout cela était du passé. Déja. Il eut un soupir tourmenté. Les souvenirs. Ne lui restait que les souvenirs. Et la fille blonde à ses côtés qu'il courtisait depuis le début du voyage lui fit brusquement horreur. Remarque comme depuis le début du voyage. Ce n'était pourtant pas la faute des belles boucles dorées, ni de son charmant teint de porcelaine ni de ses yeux verts d'eau séduisants. Ni de sa conversation si intéressante et riche. Non, son tort était de ne pas avoir les yeux de Johann, son sourire, son teint, ses cheveux, son intérêt pour la littérature romantique dont il l'avait abreuvé sachant que cela lui plairait et qu'Alexandre ignorait ce qu'en avait fait Johann depuis. Son tort était de ne pas être Johann tout simplement. Et soudain celle ci s'exclama dans l'air ambiant :
« Vous allez bien Mr Bolskrin ? Votre regard est si étrange... »
Sous entendu très clair dans ses yeux. « Si vous voulez je peux m'occuper de vous... » Et de telles manières l'écœurèrent tout à fait. Il était pourtant coutumier du fait. Il a pendant si longtemps pratiqué cela..Mais le sourire pur de Johann lui manquait tant. Et leurs soirées à cette taverne chinoise avec Komui, et leurs Shadows/ lights games au piano, ensemble ou non ou en trio et leurs beuveries où Johann devenait tactile, très affectueux et fou après la moindre goutte d'alcool. Il devenait si bien assorti à Komui alors...Exactement comme sa Kitiara chérie... Et aussi fan de Komui qu'elle. Il se souvint avec délice de son air embarrassé quand il essayait de décoller les bras de Johann de son cou en regardant angoissé Alexandre. Que la jalousie étreignait cruellement. Et qui l'avait poussé à tant de ravages. Et qui ne bougeait pas le petit doigt pour voir jusqu'où irait Johann. Et d'ailleurs nota il amusé, aujourd'hui était son anniversaire. A son petit être pur. 24 ans déjà. Né le 14 février. Une sorte de prédestination qu'il avait fait cruellement mentir. Il n'aurait jamais du. Non jamais. Il aurait préféré mourir ce jour là que de le blesser de la sorte. Lui pouvait dire qu'il était un monstre. Pas Johann, comme il l'avait toujours dit. En l'embrassant mais il avait toujours été persuadé d'être indigne de lui. Alors que c'était lui qui était indigne de lui dès le début. Et qu'il le savait pertinemment. En plus de tout ce qu'il lui avait fait, il était coupable de lui avoir menti. De lui avoir fait croire qu'il était un prince alors qu'il était un démon au sourire trompeur. Il s'en voulait tellement depuis ce jour. Cela déchirait son cœur si fort depuis ce temps. Il n'avait plus jamais été le même depuis que Komui avait eu la grande chance et l'extrême raison de lui briser son nez. Il aurait adoré que Komui lui fasse bien pire que cela. Il aurait aimé que le moindre de ses coups l'ai détruit et déformé à vie. Et non pas donné ce petit côté aventureux qui avait encore augmenté le charme naturel dont il était porteur.
Il leva la tête et rencontra son regard bleu ciel dans la vitre. Était ce lui cet homme a l'air si triste, lui si jovial souvent ? Aux yeux emplis du souvenir d'un homme trop aimé ? Qu'il n'avait plus peur d'aimer devant d'autres. Même devant Malcolm. De toute manière, il avait de quoi le faire chanter pendant des années. Ces photographies compromettantes le mettant en scène lui et ces maudits canards en plastique que n'importe qui lui aurait envié pour faire chanter Malcolm le terrible. Mais il avait toujours eu une chance incroyable,selon les autres. Ce qu'il voulait toujours, une riche famille aimante, un beau visage, un métier intéressant et une position intéressante. Comme ils se trompaient ! Cette riche famille aimante se déchirait si souvent, se blessait entre membres , avait peur du quand dira t'on, se trompait allègrement, le tout sous des airs de pureté simulée. Ce beau visage abritait un monstre. Et ce métier et cette position pouvait un jour lui coûter la vie. Et la seule chose qu'il voulait vraiment maintenant était Johann. Qu'il n'aurait plus jamais très probablement. Même si Tika croyait fermement le contraire. Encore une fois pour des raisons qui lui échappaient. Elle était si mystérieuse même pour lui qui la connaissait depuis très longtemps. Il eut un sourire fugitif. Elle était restée malgré tout. Pourquoi, il l'ignorait mais elle était toujours là à affirmer qu'il n'était pas vraiment un monstre, à continuer à lui offrir son amaryllis ou son bouton de pêcher mais jamais ce fatidique bouton de rose qu'il sait mériter. Elle était son rayon de soleil. Oui définitivement.
Mais il fallait répondre à cette blonde qui l'ennuyait déjà. Alors chassant comme un mauvais rêve, son humeur triste et se forçant à arborer à nouveau ce sourire jovial caractéristique de son masque, il se força à s'emparer de sa main fine (qui lui rappela les fines mains de son Johann) et effectua en parfait gentleman un baisemain en susurrant de sa voix de velours (encore un cadeau dont il se serait bien passé :
-Pardonnez moi mais il me faut vous laisser maintenant. Votre beauté si singulière m'ôte toute réflexion intéressante et j'ai bien peur de fini fou de vous avant la fin de la journée si je ne m'éloigne un tant soit peu de vous ^^
Pouah que ces mots étaient infâmes. Qu'ils lui vrillaient la bouche, le remplissait d'un dégoût si fort..Il ne voulait plus jamais parler ainsi. Sauf à Johann. Ce qu'il s'écoeurait à lui même. Il n'aimait que lui. Il n'y avait plus que lui dans son cœur, sur sa peau, dans sa vie. Et pour lui, il serait prêt à supporter tout ce qu'il lui infligerait et qu'il serait en droit de le faire. Et qu'il le ferait. Il pouvait être si rancunier. Il l'avait vu faire la tête à Cross pendant près de trois semaines pour cette beuverie sans se douter qu'un jour peut être cela pourrait se tourner vers lui. Il était prêt à tout pour lui. Le protéger même au péril de sa misérable vie qui ne lui servait à rien sans lui à ses côtés. Même protéger certaines personne qu'il aimait et que lui détestait. Car cette personne lui avait fait du mal, beaucoup de mal sans le vouloir. Et cette personne n'était pas lui. Mais Johann ne l'avait jamais vu ainsi. Et encore moins maintenant très certainement.
Mais il dut faire à nouveau attention à la blonde insipide qui roucoula exagérément sans se douter de l'écœurement profond qu'elle faisait naître chez l'ancien Dom Juan. Qu'elle était susceptible de se voiler la face. Quelle idiote comme toutes ses personnes qui cherchaient à ce que l'on les complimente sans cesse sur leur esprit alors que leurs yeux ne voulaient que l'on complimente que leurs corps. Quelles lubriques personnes. Qu'elles étaient écœurantes. Oh comme il comprenait l'écœurement de Johann pour ce genre de gens. Qu'il le ressentait aussi dans sa chair. Lui qui n'avait pas valu mieux qu'eux pendant longtemps. Qui continuait à le penser mais qui selon Tika avait changé. Peut être. Et il changea de wagon presque en courant pour ne plus voir cette femme qui l'horripilait de la sorte et s'arrêta devant la vitre qui de la portière qui reliait deux wagons. Celui qu'il venait de quitter, celui dan lequel il rentrerait. Probablement rempli de femmes adorables, jeunes, celles ci parfois mariés. Mais qui toute l'écœureraient de la même manière. Il eut un nouveau soupir étendit une main délicate vers son reflet qui lui rendit son regard triste. Si plein d'ombres emplis d'échos d'amours déçus et joyeux. A nouveau le doux rire de Johann résonna en son esprit avant qu'il ne le chasse au loin avec tristesse en sachant combien cela était vain. Il l'avait privé de son sourire pour toujours et s'en était privé par la même occasion... Voilà où tout cela l'avait mené. Pathétique. Et pour la première fois depuis près de trente ans une larme échappa à ses yeux clairs. Et l'instant d'après, le golem que Johann nommait affectueusement « Elly », du temps où ils étaient encore ensemble et dont il avait conservé ce nom s'exclama soudain avec la voix de Luberrier :
- Malcom C Luberrier à l'origine de l'appel.
Aussitôt, il se redressa et reprit toute sa superbe. Car l'autre aurait tôt fait de sentir sa faiblesse et de l'exploiter d'une manière ou de l'autre, il le savait à la perfection. Il connaissait son employeur par cœur. Et comprenait parfaitement la peur de Komui à son égard. Un jour, il lui fournirait en douce une photographie pour le faire chanter. En douce car il n'accepterait jamais rien de lui de manière directe, même de quoi faire chanter Luberrier son pire ennemi. Et il s'exclama d'une voix voulue extrêmement joyeuse envers ce salaud qu'il haïssait et encore plus depuis quelques jours:
- Alexandre Bolskrin à votre écoute. Que puis je pour vous ? ^^
La modestie était de mise face à ce gros porc qui l'insupportait encore plus que toutes les femmes réunies. Il l'avait même surnommé en lui même Lubrifier. Une chose qui aurait amusé Johann si il l'avait su. Mais il ne le saurai jamais. Son cœur se serra. Il aurait peut être la chance de mourir pas connaissant son incroyable chance. Mince pourquoi devait il avoir TOUT ce qu'il ne voulait PAS ? Cet homme qui prenait plaisir ces derniers temps à lui raconter comment allait Johann comme si il n'était pas loin de celui ci malgré les menaces d'Alexandre. Ce qui le blessait tellement. D'entendre le tout. Mais il devait rester neutre. Si il ne voulait pas que l'autre l'attrape et le tienne comme lui même le tenait. Aussi resta t'il neutre et écouta Luberrier s'exclamer de sa voix excessivement joyeuse qui ne fut pas pour le rassurer le moins du monde :
- Au rapport, Alexandre.
- Elisabeth Turman ne sera demain plus un problème, mon Commandant ^^commenta t'il d'un ton indifférent.
Parfois, il se faisait peur lui même à parler comme le Comte de mort avec ce ton badin. En même temps à force de côtoyer cet ennemi, forcément il en avait gardé quelques traces. Et ses victimes avaient souvent crachés à son visage « Vous n'êtes qu'un cruel homme. Vous ne valez pas mieux que le Comte ». Et cette phrase lui avait fait réalisé oh combien cela était vrai. Et Tika l'aurait frappé pour de telles pensées. Et fort. Fallait dire qu'elle pouvait avoir la main lourde, la demoiselle. Il eut un léger sourire et se reconcentra avec un soupir mental sur la réponse de « Lubrifier » . Que le ton et le commandant améliorèrent encore son humeur, comme Alexandre avait voulu le faire. Un Luberrier content était toujours moins dangereux qu'un Luberrier fâché. Si l'on savait cela, on était tranquille. Et il en jouait régulièrement avec une dextérité qui lui était propre. Avec la même manière subtile qu'il avait de manier ses armes. Un autre de ses talents. Mais utile celui là. TRES utile, il devait le reconnaître.
- Parfait commenta Luberrier de cette petite voix satisfaite que l'expérience avait appris à Alexandre à se méfier tout particulièrement. J'ai une autre mission pour toi. Il faudra donc que tu repasses par le QG.
- Sans problème commenta Alexandre placidement, son regard se perdant dans le paysage où le soleil commençait à apparaître. Est ce que Johann regardait en cet instant par la fenêtre ? Ou dormait il ? Que faisait t'il ? Il avait toujours eu du mal avec le décalage horaire... Johann se serait gentiment moqué de lui en entendant ces pensées. Et lui aurait donné une petit pichenette sur le front dans ce geste tendre qu'il avait développé pour son Alexandre. Qui restait sien à jamais, quoi qu'il arrive. Il aurait adoré maintenant que Luberrier s'exclama : « Bon je te laisse Alex » mais il allait maintenant plutôt le torturer avec Johann. Comme il le faisait depuis des jours.
- J'ai bien l'impression que ton Johann se fait un nouvel ami. En la personne d'un scientifique qui te ressemble assez. N'est t'il donc pas capable d'avancer ? Railla Luberrier.
« Espèce de salaud de lubrifiant. Va rôtir en enfer pour toujours crétin et que le diable t'emporte en une valse dont tu ne reviendrais pas. Espèce de rôtissoire à pourriture infâme dont l'âme est un siège de dépravation infâme. Gâteau pourri jusqu'à la moelle » était ses pensées. Et Alexandre ne manquait pas d'insulte pour désigner un individu pareil. Jamais. Pas pour un être qui le débectait autant. Plus encore que lui même. Car lui n'avait pas d'excuses, ayant eu un homme bon auprès de lui comme ce Chan. Et il fallait le faire pour quelqu'un soit plus détesté que lui même. Mais il ne laissa rien transparaître de ses insultes et opta pour un ton mesuré mais très agacé :
- Quand bien même ce serait le cas cela ne te regarde en rien Malcolm. C'est les affaires de Jo. Où toi et moi n'avons rien à y faire. Mêle toi de ce qui te regarde.
Équivalent très poli de ses pensées. Où il essaya de cacher la douleur que ses propos lui faisaient. Oh combien il aurait donné pour effacer ces sept ans et redevenir son ami ! Qu'il avait de la chance cet homme qui l'approchait, sans le savoir. Et comme d'habitude quand Malcolm l'attaquait, son prénom lui vint spontanément aux lèvres. Et la réponse ne tarda pas à venir :
- Mais justement cette amitié me regarde. Elle l'a poussé à être généreux avec son nouvel ami. Trop généreux. En me manipulant au passage, ce que j'apprécie fort moyennement tu comprends. Et donc cela te regarde puisque...
Horrifié devant ses sous entendus malsains qui en même temps réveillaient un coupable espoir, Alexandre le coupa aussitôt. Il n'était plus questions d'être mesuré et poli. Il ne pouvait plus.
- Mais vous allez lui foutre la paix,espèce de vieux pervers ? Non content de lui pourrir sa vie et de lui refuser de devenir un Spiral faut en plus que vous vouliez le faire encore souffrir avec mon souvenir ! Vous me débectez infiniment et jamais toute une vie ne suffira à exprimer tout cela, espèce de salopard en uniforme de tyran.
- Mais tu pourrai le voir susurra Luberrier d'un air malsain. Tu en crèves d'envie depuis sept ans et je t'en donne l'occasion enfin...
- OK tu veux jouer à cela Luby ? Demain tes photographies ne seront plus privées et je vais demander de l'aide à Komui. A deux tu vas en souper crois moi lança de l'air le plus menaçant qui possédait. Celui ci sur lequel il sommait de se rendre sans discuter aux Brokers. Il ignora le faux espoir qu'il avait rallumé qu'il savait impossible et fit un signe à Elly de couper la communication mais lui parvint quand même le rire sadique de Luberrier et ses derniers propos :
- Ah oui c'est vrai que tu ne sais pas... Amusant que tu veuille faire une alliance avec ton bourreau de terreur. Pour le peu que Komui va t'être utile là où il est...
Et ces propos le firent frisonner de peur pour Johann sans qu'il sache pourquoi. Il ignorait encore ce que tous savaient à la Congrégation...sauf les murs de ceux ci... Et il s'exclama en une prière silencieuse, lui qui n'avait plus prié depuis très longtemps :
- Seigneur là ou qu'il soit veillez sur Johann et son ami...
Avec un peu de chance, celui ci l'écouterait...Oui avec un peu de chance...
OoO
- Alex ? Ça va ?commente soudain la voix inquiète de Johan. Son cœur s'est serré à la pensée que peut être il s'est fait mal. Et qu'il a fait mal aux fleurs. Il n'avait après tout jamais compris son corps. Jamais compris pourquoi son cœur battait si vite quand Alexandre lui adressait son sourire spécial « Johann » comme elle le disait elle même. Jamais compris pourquoi il lui manquait si fort quand il n'était pas là. Pourquoi il avait tant besoin de lui à ses côtés alors qu'avant ils se suffisaient tous deux l'un à l'autre. Tout cela était si étrange et nouveau pour lui.. Et lui semblait si étrange qu'il n'avait pas osé en parler. Et il a l'impression d'être si stupide en cet instant. Et il s 'en veut tellement d'avoir brisé l'air ardent et délicieux d'Alexandre. Qu'il avait trouvé irrésistible. Il se penche sur la silhouette couchée d'Alexandre qui le regarde incrédule dans le champ de fleurs. Il est si beau en cet une sorte de dieu descendu sur terre pour lui sourire à lui, ce pauvre mortel qui n'avait pas de place dans l'univers malgré ce que l'on lui disait. En le voyant ainsi, il a l'impression de voir son avenir dans ses riants yeux bleus couleur d'un ciel de printemps comme en cet instant.
Et c'est rassurant, lui qui n'a pas d'avenir... Et soudain incrédule, Alexandre s'exclame :
- Attends tu veux dire que l'on ne t'a jamais expliqué ce que...
Johann, honteux de se sentir ignorant, se détourne de lui. Il connaît tous les noms des fleurs mais pour ce qui est de la vraie vie, il est si ignorant...Il ne connaît que si peu ce monde... Et doucement il s'exclame avec de légères larmes dans les yeux, sans savoir qu'il se rend adorable aux yeux de celui qu'il l'aime d'un amour ardent sans le savoir :
- Je suis désolé. C'est si important de savoir cela ?
Et Alexandre a un petit rire à côté de lui. Et Johann l'entend s'asseoir à côté de lui. Et avec douceur, il prend le menton de Johann le tournant vers lui pour que ses yeux bordeaux rencontrent ceux magnifiques bleus d'Alexandre. Qu'il a toujours admiré du plus profond de son âme. Et son cœur entame une valse éperdue en sentant ses doigts sur sa peau, son regard dans le sien. Son visage devint ardent et chaud comme une braise et il prie intérieurement pour qu'il ne le voit pas et ne se rende plus ridicule qu'il n'est :
- Pourquoi est ce que tu t'excuses Jo ? C'est adorable comme tout mais inutile, tu sais...De toute manière je te pardonnerai toujours tout. C'est cela un peu l'amour. Avoir toujours envie que l'autre soit à vos côté l'autre vous manque quand on n'est loin de lui. Rêver que sa propre vie avant de connaître la personne aimée n'était qu' un mauvais rêve. Se sentir vivant uniquement dans le regard de celui qu'on aime.
Et dans son regard il lit sa sincérité et combien il est touché par ses faits. Et il a l'impression qu'il lit son âme en cet instant. Car c'est ce qu'il ressent si ardemment pour lui. Mais il ignore les mots pour le dire, pour ne pas paraître trop innocent et le lasser, lui qui a tant connu le monde. Sa principale peur. Et soudainement, il se rapproche avec douceur de lui comme par peur de l'effrayer et dépose doucement ses lèvres sur les siennes, électrifiant brusquement Johann envahi brusquement par une chaleur très intense et très douce qui le rend heureux comme il n'a jamais été de toute sa très courte vie. Et il a envie de lui faire comprendre ses sentiments, de gestes qui l'étonnent lui même et qu'il ne sait correct ou non. Et doucement, Alexandre guide ses bras et les noue dans sa nuque à lui, comme ce que Johann désire. Comme si il avait capté sa volonté. Et il savoure ce léger goût de cassis qu'il exhale et il profite de l'odeur de cannelle de ses cheveux qui retombent contre ses bras. Ses cheveux si doux qu'il n'aurait jamais imaginé toucher même en rê n'est que sensation et a bien l'impression qu'il en va de même pour Alexandre qui a fermé les yeux et qui le tient enlacé à sa taille et dont ses bras le brûlent intérieurement. Ce qui n'est pas désagréable du soudain avec douceur, il met fin à ce contact et du bout des doigts, il effleure la joue droite de Johann qui se sent brûlé de l'intérieur et lui sourit les joues légèrement rougissantes. Il lui murmure avec douceur :
- C'est aussi cela aimer...
Dehors les flocons de neige offraient un spectacle plaisant en tournoyant dans les airs avec une telle liberté, une telle grâce qu'il en resterait ébloui pendant très longtemps, si il ne revivait pas déjà en lui même les plus beaux moments de sa vie. Oh qu'aurait il donné pour retrouver ce moment, cette douceur, cet Alexandre si vite disparu... Il eut un sourire devant ses pensées troubles. Il ne fallait pas qu'il pense de la sorte. Alexandre était un salaud qui l'avait trompé du début à la fin. Point. Et il le détestait viscéralement. Comme Komui. Alors pourquoi n'y arrivait il pas à s'en convaincre ? Tss c'était vraiment n'importe quoi... Il les détestait point. Il devait les détester. Il pourrait tant lui faire du mal sinon...De même il ne devait pas avoir d'amitié pour Reever. Et lui non plus. Il devait rester seul dans son coin et n'embêter personne. C'était la vie qui lui était échue depuis très longtemps. Pas d'amour, pas d'amis hommes, détesté de tous. Si il ne voulait pas que ce monde lui fasse payer un maigre bonheur et qu'il le voit tel qu'il était. Si il ne voulait pas... Il ne devait plus y penser. Et leurs rires et leurs chansons nasillardes lui revinrent avec force. Et sa main se crispa sur son cœur à se l'en arracher vivant. Personne n'avait le droit de la faire souffrir. Pas même Alexandre. Jamais. Et il était prêt à mourir pour cela. De même à part lui personne n'avait le droit de faire mal à Alexandre. Ni à Komui. Ni à Reever. Il ne laissait personne lui faire du mal et surtout pas cette punaise de Peck... Et surtout pas cette ordure de Luberrier...Qui prenait un malin plaisir à faire mal aux gens, surtout à Komui ces dernier temps. Et qu'il savait bientôt être sa nouvelle cible à cause de sa manipulation. Dont personne ne pourrait le sauver et qu'il affronterait sans peur comme toujours. Il ne rêvait que d'une chose : que l'on fasse du mal à Luberrier pour toutes les horreurs dites et faites...Et encouragerait toute personne qui agirait en ce sens. Même Alexandre. Surtout Alexandre. En fait, il n'en savait rien... Et cela l'effrayait au plus haut point. Oh oui, cela l'agaçait au plus haut point de rester dans ce flou. Mais en même temps il avait peur des conséquences si il savait au juste. C'était plus facile de haïr. Cela lui évitait bien plus de problèmes. C'était plus rassurant et plus connu cette haine que l'amour ou l'amitié. Enfin, du moins cela en avait l'air. Car cela n'était pas toujours très efficace...
Johann secoua la tête agacé par ses propres pensées. Qu'il s'en voulait de penser des choses pareilles. Bien sûr que c'était efficace. Et cela marcherait sur Reever. Cela devrait. C'était obligé. Puis avec un soupir, il se tourna vers son bureau. Où l'attendait une mission. Et trois dossiers d'exorcistes. Celui d'une jeune allemande. Miranda Lotto. Une gentille fille, vraiment. Une jolie femme aussi. Avec de longs cheveux noirs, des yeux tout aussi noirs adorables des traits tirés fort agréables chez elle. Une conversation très intéressante. Seulement voilà, on dirait bien qu'il y était insensible. Elle avait pour seul tort de ne pas être..quelqu'un d'autre ? Qu'il était pathétique. Il le détestait de fois devrait il se le répéter pour s'en convaincre ? Et de la lui rappeler trop pour que ce ne soit pas douloureux. Et puis de toute manière, elle était éprise de cet autrichien. Ce Marie Noise. Deuxième dossier à côté du sien. Que Johann n'avait pas eu le cœur de séparer même sur son bureau. Et il était prêt si il le fallait à tout faire pour les pousser dans les bras l'un de l'autre, vu qu'ils étaient amoureux l'un de l'autre en secret. Et le 14 février tout pouvait arriver. Même un être impur pouvait naître et en dégoûter les autres de la Saint Valentin. Il eut un sourire et en un doux murmure il se mit à fredonner :
- Happy birthday to you, happy birthday to you Johann...
Personne ici ne le savait et personne ne devrait le savoir. Il y avait déjà assez des centaines de cartes qu'il avait reçu ce matin de l'ancienne équipe de scientifiques dont il avait été le chef. Un poste que le lubrique Peck aurait adoré. La direction d'une équipe entièrement composé de jolies femmes avec lesquelles Johann s'était bien entendu. Très bien entendu. Qu'il n'avait jamais touché. Pour qui il avait été le confident, l'ami, le cupidon. La seule et unique fois où il s'était rapproché de gens au point presque de parler de lui. Komui avait extrêmement bien veillé à l'entourer de gens qu'il savait que Johann voyait comme purs, comme les femmes et ainsi limité les « thérapies ». En un sens c'était amusant. Il avait obtenu une place que beaucoup de gens aurait convoités. Comme Alexandre, par exemple. Et son cœur se serra à cette mention. Pourquoi donc pensait il tout particulièrement aujourd'hui à lui ? Parce qu'il avait l'espoir qu'il penserait à lui, à son anniversaire ? Pathétique. Alexandre ne pensait certainement pas à lui. Il ne devait penser qu' à la jolie blonde qui serait auprès de lui en cet instant dans le monde. Ou à lui même. Certainement pas à lui. Et cela lui fit mal. Ce qu'il se décida à ignorer. Et en revint au bouquet de fleurs qu'il allait déposer dans la chambre de Miranda pour Marie avec une carte où il lui donnerait rendez vous dans la bibliothèque. Et il en sera de même pour la boîte de chocolats qu'il prétendra venir de Miranda. Et après cela, ils devraient bien y arriver. Il ne pouvait pas non plus les pousser dans les bras de l'un de l'autre...
Quoique l'idée soit tentante, il savait que cela ne réussirait pas. Surtout si il y avait un tiers entre eux.
Il avait donc pris soin de faire vider la bibliothèque rien que pour eux avec cela, ils ne se rapprochaient pas, c'est qu'ils étaient vraiment un cas désespéré... Il eut un sourire. Il se serait aussi volontiers occupé du cas Komui/Reever, mais là ce serait bien plus compliqué.Trop compliqué. A moins qu'il ne laisse l'accès au téléphone à Reever. Et encore c'était plus susceptible de le blesser plutôt qu'autre chose. Car qui aurait voulu entendre ce genre de chose au téléphone alors qu'il préférerait largement être dans les bras de l'être aimé ? Entendre son cœur battre la chamade, sentir son odeur autour de soi, goûter le goût de ses lèvres, se plonger dans le regard de celui qu'on aime...Tout ce que le téléphone ne pouvait amener, Johann en avait parfaitement conscience pour l'avoir lui même éprouvé avant. Et il ne pouvait avoir accès à l'arche sans attirer à nouveau l'attention de Luberrier qui trouverait un moyen pire de se venger que ce qu'il devait être en train de préparer.
Peut être même avait il les dossiers bleus gris de Komui par on ne sait quel hasard. Il était tout à fait capable de les avoir trouvé. Mais il savait qu'Alexandre, lui serait à l'abri. Après tout, Luberrier avait toujours aimé son insolence et son arrogance en plus du fait qu'il soit efficace, ce qu'il était il fallait le reconnaître. Aucun Broker ne lui résistait. Jamais. Il en avait même gagné un surnom. « Le roi de l'ombre ». Et lui avait été son complice pendant près de deux ans avant de rencontrer Komui. Et Tika l'appelait en riant à l'époque « La reine de l'ombre » Ce qu'elle d'ailleurs continuait parfois, ce qui avait le don d'agacer tout particulièrement Johann. Et l'amusait intérieurement, mais c'était son secret. Que Tika devait bien voir. Tika qui était repartie, non sans lui laisser une carte d'anniversaire et un bouquet de lys ainsi qu'un mot d'excuse pour ne pouvoir fêter comme il se doit son anniversaire. Ce qui n'était pas grave. Après tout, en 24 ans il n'avait jamais eu le droit à une fête d'anniversaire correcte. A part peut être lors des trois ans où il avait connu Alexandre (éberlué qu'il n'ait jamais eu une fête d'anniversaire correcte) et Komui (qui s'était fait une joie de faire une fête et de lui fabriquer Kit) Peut être d'ailleurs une des raisons pour laquelle il tenait autant à elle. L'un de ses premiers cadeaux, l'une des première fois où l'on fêtait son existence. L'une des rares fois. De ses si rares fois...
Il eut un sourire. Peut être Komui penserait il à lui. Fort probable. Ou alors il aurait peur d'alimenter sa « haine » et s'abstiendrait. Probable aussi. Oh comme il aurait aimé l'aider si cet imbécile n'était pas si têtu ! Car à coup sûr, il ne parlerait pas, par peur de faire trop mal à son Reever qui n'attendait que ses mots de sa part, ce « Je t'aime Reever » pour être heureux ! Parfois, il était plus têtu qu'Alexandre et c'en était effrayant...Mais bah il ne valait mieux pas y penser si il voulait rester maître de lui comme il le devait pour faire ce métier. Pour décider de qui il enverrait en mission en Chine en sachant qu'il était obligé de l'envoyer seul pour une mission délicate. Ce qui lui faisait mal intérieurement. Ce qui ne devrait être le c'était le rôle du Grand Intendant, le rôle que Komui avait porté sur ses épaules pendant des années. Il devait donc en être capable. En tout cas, cette mesure ne le rendrait pas populaire, et il le savait. Mais c'était nécessaire. Pour éviter de tomber déjà et de livrer la Congrégation à des gens totalement inhumains. Luberrier n'attendait que cela de sa part. Un faux pas, une hésitation et il le chasserait. Le briserait en pantin comme il le voulait, la seule raison de sa nomination. Mais il devait rester fort. Pour au moins ne pas trahir la confiance de Komui. Qui lui avait laissé sa place car lui n'était pas totalement brisé. Et il ne la briserait pas. Il n'avait pas grand chose mais il tenait au moins ses promesses. Il n'avait guère que son honneur et les rares confiances que l'on lui accordait. Et il essayait de toujours s'en montrer digne. Même si il était un salaud.
« C'est bien la preuve de ton humanité sombre imbécile » Il entendit à nouveau le murmure de Reever qu'il avait entendu il y avait encore peu. Et il secoua la tête pour chasser cet écho de voix. Bien sûr qu'il était un monstre. Et il avait même été l'amant d'un monstre. Une autre raison pour en faire de lui un monstre. Qu'il pouvait être bête..Mais paradoxalement attachant... Comme son amant..Comme Alexandre aussi...Mais il ne devait pas s'attacher, surtout pas. Il n'y avait pas le droit. Il ne devait qu'être haï. Et c'est pour cela que cette mesure serait utile. Et qu'il agirait en secret comme Cupidon. Il valait mieux le faire maintenant. De peur que l'on découvre qu'il pouvait être quitta la pièce précipitamment, prenant la direction des chambres en rabattant sur son front le manteau des Crows. Pour se cacher. Et devant les deux portes, il déposa les objets avant de se dépêcher de regagner son bureau avant que quelqu'un ne remarque son absence.
Une fois à nouveau à l'intérieur, il posa les yeux sur le troisième dossier. Celui d'un roumain. Un certain Arystar Krory. Qui selon ce même dossier avait perdu celle qui l'aimait. Que ce jour devait tellement rendre triste. Encore un que la Saint Valentin dé mission lui ferait certainement oublier la chose. Et séparer un couple bientôt formé serait criminel. De toute manière tous les cas de figure étaient cruels. Et il devait partir aujourd'hui quoi qu'il arrive. Être séparé et peut être mourir. C'était leur vie à tous. A Reever, Komui, Lenalee, Tika. Lui. A Alexandre. D'ailleurs était il encore en vie en cet instant ? Il avait tellement tendance en mission à ne pas faire attention à lui. Il disait que personne à part Johann et Tika n'avait d'importance dans sa vie. Que c'était uniquement pour eux qu'il faisait attention. Qu'il aimerait parfois mourir avec les honneurs.L'honneur d'avoir exécuté sa mission parfaitement. Et il disait cela avec un sourire si é il n'avait ni l 'un ni l'autre en cet instant. Il était tout ce que l'on attendait d'un Fallen Angel. Il sourit. Oh oui il était un ange déchu. Avec qui il se serait bien promené sous cette neige éclatante et aurait admiré les flocons de neige s'accrochant à ses cheveux. Mais envie interdite et terrible. Il n'avait pas le droit et ne devait pas. Et s'emparant d'un crucifix qu'il avait toujours dans ses affaires car lui appartenant, il emmêla ses doigts dedans et leva les yeux vers ce Dieu qui l'avait condamné à un destin d'impur . Il murmura au ciel :
- Veillez sur lui, Mon Seigneur. Vous savez combien il a tendance à s'oublier laissé à lui même comme il est. Et si il le faut pour qu'il soit heureux, envoyez moi à moi les malheurs que vous lui destiniez. Moi à qui l'on m'a tracé un destin de malheur.
- Je ne sais pas si on peut vraiment qualifier cela de destin de malheur que se retrouver Intendant à la place de scientifiques plus âgés et plus expérimentés que vous commenta soudain une voix dans son dos.
Cette voix pleine d'amertume, qui semblait regretter que ce soi lui qui soit à la tête de la Congrégation ne pouvait appartenir qu'à cette punaise de Peck. Alors inspirant, un grand coup pour chasser sa mélancolie qui pouvait le rende faible, il pivota vers lui et le dévisagea d'un air méprisant. Cet homme qui n'aimait que le pouvoir. Qui brûlait d'ambition et d'appétits pervers. Qui rêvait très certainement de prendre la place de Reever. Et de Johann, si il le pouvait. Et qu'il vit dans son regard une connivence quand il le contemplait. Il le croyait de la même espèce que lui. Un être pétri d'ambition. Qui avait attendu son heure. Il croyait le connaître. Mais il se trompait lourdement.
Johann avait certes de l'ambition mais pas comme lui. Pas au point de briser tout ceux qu'il voulait pour. Il n'avait jamais tenté de briser les gens au dessus de lui. C'était eux qui l'avaient tenté avec leurs appétits pour un lui qui en avait joué en sachant pertinemment ce qui se passerait. Et il n'avait pas brisé ceux en dessous. Comme les chefs, ils avaient pris la fuite et c'était ainsi qu'ils les avaient brisés en les n'avait jamais fait en sorte que de tenter de leur donner ce qu'ils voulaient et d'en jouer pour se faire détester. Combien l'avaient regardé avec des yeux penauds, l'air vaguement coupable d'être amoureux d'un homme. Ce qu'ils l'avaient écœuré à se dire hétéro, mariés, père de famille mais à rêver en fait d'hommes. Et lui avait tenté d'oublier son passé en se laissant aller dans les bras d'autres. Qui n'avaient pas été capables d'assumer ce d'aimer un homme, et les cicatrices. Alors ils les avait jetés. D'où le « séduits puis jetés » dans son dossier. Et Komui s'était laissé prendre à cette mascarade. Avait vraiment cru qu'il s'était laissé aller à pervertir vraiment des gens non consentants à l'origine. Il s'était laissé prendre à son tous ceux qu'ils avait connu un seul n'avait jamais eu peur de s'affirmer bisexuel. Alexandre. Combien de fois l'avait il pris dans ses bras en public sans aucune peur. Il avait toujours suscité l'admiration pour cela pour être capable de se montrer tel qu'il était sans peur. Et Johann faisait partie des gens qui l'admirait pour cela. Sa seule peur était de s'abandonner, de reconnaître qu'il ne contrôlait pas tout. Qu'il avait un cœur lui aussi que l'on pouvait prendre et détruire. Ce que son passé expliquait fort bien. Ils avaient été deux êtres brisés qui avaient un besoin viscéral l'un de l'autre. Et qui maintenant n'avaient même plus cet autre. Mais Johann ne l'aurait jamais reconnu. Non jamais. Il le savait inconsciemment mais il ne le reconnaissait pas. Il ignorait ce fait. Parce que celui ci n'était pas auprès de lui. Aussi ignora t'il son regard et s'exclama d'un air méprisant :
- On ne vous a jamais appris à frapper Mr Peck ? Pourtant il me semblait que c'était le BABA de cela.. Reprenez donc votre politesse depuis l'origine...
- Mais la porte était ouverte. Si vous vouliez que l'on ne rentre pas, il fallait fermer la porte s'exclama Peck avec un faux sourire innocent.
Il avait l'impression de parler avec un chat qui essayait de le transformer en souris. Mais pas de chances pour lui, à ce jeu il était un tigre. Heureusement pour lui, il avait retenu ce frisson qu'il avait eu en entendant cela. L'autre ne verrait donc pas cela. Ouf. Parfois c'était utile de se contrôler à la perfection... Et Johann laissa ses lèvres arborer un petit sourire tout aussi faussement innocent tout en essayant de lire dans ses yeux pourquoi il était venu ici prenant sur son temps de la raison lui restait mystérieuse. Peut être des menaces ce qui le fit frissonner intérieurement.. Ses recherches avaient t'elle été fructueuses ? Puis il réalisa que cela serait trop dur à trouver pour lui en si peu de temps... Cela ne faisait que deux jours qu'il cherchait..Il avait encore un peu de temps devant lui.. Et donc il ne pourrait détruire sa réputation de détestable personne en peu de temps ni remonter jusqu'à elle. Alors il s'exclama, d'un air confiant en susurrant d'un air doucereux :
- Mais mon cher, je fais ce que je veux avec mon bureau. Et ce n'est pas parce que celui ci est ouvert que vous devez vous croire la permission d'entrer sans frapper et que vous devez vous croire avoir la permission de suspendre votre travail sans motif valable et...
Soudain Peck se précipita vers lui, l'attrapa par son col et le plaqua contre le mur violemment. Sans se rendre compte que l'autre s'était laissé complètement faire. Alors qu'il pouvait se dégager aisément, grâce à Alexandre, pour une fois qu'il lui servait à quelque chose, celui là... Sans même voir son sourire sadique. Il le sous estimait complètement et s'était une grave erreur comme il allait s'en rendre compte très vite...Et il fit semblant d'être terrorisé et écouta ce que l'autre allait lui susurrer de ses lèvres :
- Ne jouez pas au plus malin avec moi, Mr Greimbaum. Je saurai trouver vos secrets les plus intimes et les révéler au monde.
- Dans quel but ? Devenir Intendant ? Je vais vous le dire, Après moi sur la liste de Luberrier se trouve être un homme qui n'est pas vous. J'ai vérifié personnellement de peur que ce ne soit vous susurra Johann qui ne put résister au plaisir de provoquer plus encore ce prétentieux qui le croyait à sa merci..
La violence ne lui faisait pas peur. Jamais. Pas depuis des années. Pas depuis Alexandre et les Brokers. Encore moins cette punaise. Par contre sa menace l'avait ébranlé intérieurement. Il ne devait pas découvrir ses secrets D'où la provocation. Non jamais. Si il venait à savoir..Il attirerait la compassion et les moqueries ici alors qu'il avait tout fait pour qu'elles ne viennent pas par ici... Et il ne voulait pas..Il avait fait tout ce qu'il avait pu pour effacer ses liens avec elle. Pour ne pas lui nuire encore plus..Mais si l'autre cherchait, il était capable de trouver...Un peu de provocation lui ferait peut être un peu de bien pour lui remettre les idées en place... Il sortit son pistolet et avec douceur le colla contre sa tempe en susurrant d'un air doux:
- Je me demande ce que cela donnerait un Peck sans tête, si ce serait toujours aussi laid.. Et comment on me remercierait pour ce haut fait de gloire...Parce que personne ne te regretterait Regory, sois en sûr...
Il vit le regard de Peck loucher vers l'arme, l'air blê le vit étudier sa figure pour savoir si il était sérieux ou non. Or il était on ne peut plus sérieux. Et il eut un sourire sadique. Et échangea leurs positions. Peck se retrouva plaqué contre le mur à la place de Johann qui le menaçait toujours de son arme. Peck le regardait d'un air interloqué, n'en revenant pas qu'un homme aussi fluet que lui le plaque sans effort contre un mur de la sorte. Il s'exclama :
- Mais..comment c'est possible ?
-Avant de t'en prendre à quelqu'un sans raison, il vaut mieux se renseigner sur cette personne..Vérifier par exemple qu'elle n'est pas sans défense...susurra Johann qui finit par le lâcher.
Il n'avait aucune envie de se salir plus avec lui. D'autant qu'il l'avait bien effrayé et que cela se voyait. Il fuirait bien vite maintenant. Normalement. Et si il fallait, il tirerai un coup à blanc près de lui. Cela ne l'effrayait pas. Certainement pas un microbe comme Peck. Alors qu'Alexandre lui se mesurait tous les jours à des véritables fléaux et que lui même en avait connu, des bien pires que lui.
- Vous êtes violent ma parole...commenta Peck horrifié qui décidément n'avait pas encore perdu tout courage. Ce qui était problématique..Et ces propos étaient agaçants. Et Johann ne retint pas son agacement. Il ne voyait pas pourquoi il s'embarrasserait de gentillesse envers un type pareil qui l'agressait presque sans raison Et tentant un coup de bluff pour comprendre, il s'exclama :
- Qui a commencé à me plaquer contre un mur en me menaçant tout cela parce que j'ai eu le malheur de vous envoyer vos vérités en pleine face face à votre rival de toujours qui d'ailleurs ne vous voit pas le moins du monde comme cela ? Que vous lui êtes bien trop minable pour qu'il le fasse susurra Johann. Vous ne savez rien de moi. Vous parlez de choses qui ne vous regarde pas, vous vous mêlez de tout et n'importe quoi et vous négligez votre travail. Lui, Reever a rattrapé en beauté son retard et vous vous l'avez agrandi avec vos séjours à l'infirmerie et vos recherches dans votre coin de choses pour me faire tomber. Oui, je sais que vous avez recherché des documents qui pourraient me compromettre au lieu de t'il devant son air blême qui confirmait le pourquoi de son acte et que les paroles de Johann n'étaient pas sans effet sur lui, mais à l'évidence vos recherches ont été vaines et stupides puisque vous n'avez même pas pris la peine de vous renseigner sur mon port d'armes ou non.
Il goûta son air blême, et l'effet de ses moindres mots sur celui ci. Il se délecta de sa terreur. Il avait cru qu'il pourrait l'avoir mais au final c'était lui qui était attrapé, comme dirait Komui. Il n'avait pas volé sa réputation de tigre. N'en déplaise à Reever. Il eut un sourire mental. Reever serait très heureux certainement de le voir aussi terrorisé. Mais il n'était pas là..Peut être devait il le faire venir...Ce serait amusant.. Mais en même temps c'était son triomphe à lui...Malgré tout son « courage » qu'il avait du essayer de rassembler pour venir ici,il savait bien qu'il ne tiendrait plus très longtemps. Il avait cru que la violence aurait un quelconque effet sur lui sans se douter qu'il en avait connu beaucoup, et que l'autre montrerait des signes de faiblesse évidentes à ces menaces pour que Johann devienne son ami et lui accorde tout ce qu'il veuille. Mais il ne savait pas à quel niveau de maîtrise il était arrivé de lui même. Surtout avec les hommes comme lui. C'était les hommes comme Reever qui pouvait lui faire perdre ce contrôle car trop sincères et lui donnant envie d'exprimer des pensées qui n'étaient pas vraiment siennes. Qui venaient dont on ne sait où. Pas les gens aussi bas que lui. Mais déjà il se reprenait et s'exclamait avec un sourire vicieux :
- A qui faisiez vous donc votre prière ? Je crois bien que vous avez oublié comment on doit la faire...Peut être serai ce une bonne chose de réviser cela...Et puis une prière à un ami qui ne risque pas grand chose... Je savais qu'il y avait quelque chose de louche entre vous et vous me le confirmez...Mr Luberrier sera ravi de l'apprendre...
Johann haussa un sourcil amusé. Et ne put retenir un rire devant la stupidité de Peck qui croyait que la prière était pour Reever. Il n'avait pas besoin de sa prière, lui. Il aurait tout ce qu'il voulait bientôt. Il n'était pas en danger permanent comme Alexandre. Ce qu'il était hilarant ce petit vers de terre. Et aussi menaçant que celui ci. Et il croyait qu'il le tiendrait ainsi... Et il le vit tressaillir d'indignation devant son rire. Ce qui le fit redoubler de rire avant qu'il ne s'approche de lui en lui susurrant avec douceur :
- Vous pouvez toujours en parler à Luberrier mais celui ci sait très bien de qui il est question...Une personne qui n'a absolument rien à voir avec le Commandant...Et qu'il connaît personnellement, qu'il apprécie même... Alors si vous voulez vous attirer des ennuis en dénonçant cette personne, allez y. Si vous voulez attirer son attention sur vous alors qu'il est bien plus menaçant que moi, qu'il a son actif à la date de ce jour plus de 1 000 000 arrestations de Broker bien plus armées et menaçants que vous, que vous n'avez pas peur d'être arrêté par lui et qu'il vous fasse du mal comme il en serait capable si il le voulait et à qui Luberier pardonnerait à cause de son efficacité, n'hésitez pas. A côté vous feriez pale ne m'en voulez pas si je viens assister à votre torture. C'est que de la torture de Peck, cela ne se fait pas tous les jours. Et je convierai Reever. Cela devrait lui plaire je pense, qu'un vers de terre comme vous soit torturé de la sorte. Et n'attendez rien de lui ni de moi... Parce que vu comment vous avez réussi à vous faire détester en si peu de temps des deux seules personnes qui serait capables d'arrêter cette personne, Komui étant trop loin pour, c'est très mal parti...
Et il admira la terreur qui s'empara de son visage. Il ne lui restait que bien peu de courage en cet instant. Peut être essayerait-il encore deux ou trois choses pour l'agacer, lui faire perdre sa froide maîtrise de lui même et le tenir enfin. Mais il n' y arriverait pas. Il ne montrait rien. Il était bien trop fort pour lui...Le chat n'était plus qu'une souris entre ses mains que Johann s'amusait à terroriser. Et ce qui était jouissif. De voir ce prétentieux de moins en moins à son aise. Il eut un rire sadique à cette pensée. Qui redonna paradoxalement à Peck un peu de courage qui vicieusement s'exclama en le regardant dans les yeux:
- Quel drôle de nom qu'Ellis...
Oh, il cherchait à le vexer en insultant ce nom par ce ton mauvais... Ce nom si étrange...Un coup bas...Qui ne lui faisait pas mal. Plus depuis longtemps. Il eut un sourire fugitif. Grâce à Alexandre.
Ils se tiennent l'un à côté de l'autre dans le train qui les emmène en Angleterre où ils rejoignent le Qg pour soumettre la candidature de Johann comme assistant d'Alexandre. Johann en larmes est effondré entre les bras de son amant qui lui frémit d'une rage incontrôlée en fusillant d'un regard l'homme qui a eu le malheur de se moquer du second prénom de son homme. Et doucement, il murmure à l'oreille de celui qu'il aime de manière audible pour les autres hommes du compartiment tout en le berçant pour le consoler de ses premiers mots injurieux qu'il subit de sa vie :
- Tu sais.. Ellis n'est pas un prénom très répandu..Mais il a une connotation très forte...Pour beaucoup de nouveaux américains il est synonyme d'espoir. Synonyme de liberté...C'est en un lieu qui s'appelle Ellis Island que débarque les nouveaux arrivants et de ce lieu ils pourront peut être s'intégrer à un grand rêve d'une nouvelle vie où ils seront portes en ton nom l'espoir et la liberté. Et ceux qui l'injurient sont ceux que ce système tient si bien enlacés au point d'en faire des gens perclus d'habitudes et de faux semblants qui sont incapables de se libérer du système et ne voient leur vie que dedans et qui préfèrent s'enchaîner au modèle qu'être vraiment eux même. Tu fais honneur à ton nom en restant tel que tu es, libre et plein d'espoir. C'est la force que l'on t'a légué à la naissance. Celle de pouvoir te créer un monde bien à toi où tu auras toute ta place légitime, là où tu pourras être toi sans peur et sans craindre que l'on te méprise pour une raison ou une autre. Tant que tu seras sûr de toi, nul ne pourra te faire du mal. Alors souris et redresse la tête, mon amour. Et je me tiendrai à tes côtés jusqu'à ce que ce que tu me chasses de ton monde. Même au delà si tu souhaites.
Alors les hommes honteux de leurs propos baissent le regard devant le ton ardent et impérieux d'Alexandre comme par miracle tandis que son charme naturel agit comme un baume sur eux et sur Johann calmant ses larmes tandis que Johann relève un visage toutefois toujours constellé de larmes vers Alexandre et lui sourit en lui murmurant :
- Je voudrai toujours de toi...
Et Alexandre a un petit sourire et l'embrasse sur le front en lui murmurant malgré les murmures choqué autour de lui que déclenche de tels gestes dont il se moque éperdument:
- Je t'aime Jo.
Et l'autre de lui rendre un sourire radieux en ignorant les réactions choquées autour de lui. Il n'y que pour lui le visage légèrement rougissant de son amant. Qui rougit toujours quand il l'embrasse, même si cela fait un moment qu'ils s'embrassent en public. Depuis le début en fait.
Johann le regarda amusé. Comme si cela suffirait à le blesser. D'autant qu'il avait la parade il susurra doucement :
- Pas plus que Regory... Moi cela a au moins le mérite de ne ressembler à aucun autre prénom..Et d'être le nom d'un naturaliste irlandais aussi...Ah et un journaliste canadien... Sans parler de mon vrai prénom qui est aussi celui d'un célèbre compositeur de musique du nom de Bach, un autre du nom de Strauss, un auteur très connu en Allemagne, un certain Goethe, vous connaissez ?
Et il admira avec plaisir la figure ahurie de Peck qui apparemment semblait ignorer jusqu'à l'existence de ces gens. Ce qui amena un rictus méprisant sur son visage. Dieu ce qu'il haïssait les gens qui ne se cultivaient pas et vivaient sur leurs acquis comme ce Peck. Comme la majorité de la Congrégation. Ce qui l'agaçait au plus haut point. Il y avait tant de choses à apprendre pour croire que leurs connaissances se suffisaient à elle même et eux de leur propre volonté se restreignaient à la science, toujours la science .C'était ce genre de gens que Johann méprisait et qu'Alexandre méprisait aussi. Après tout, c'était lui qui lui avait donné le goût de la littérature romantique en lui disant avec douceur que se restreindre à un domaine était plus que stupide, point de vue dans lequel il avait abondé. Et vers lequel il abondait toujours, sept ans après. Une chose pour laquelle Alexandre avait bien raison.
- En tout cas on ne peut pas en dire autant du votre, Regory. reprit il peu de temps après avec ce rictus méprisant dans le but d'achever son adversaire. Il n'a que peu de sens et c'est bas, peu digne du commandant de section scientifique de la Congrégation que vous semblez être d'attaquer quelqu'un sur ses prénoms.. Si vous contestez mon autorité et mes compétences autant m'attaquer sur autre chose que mon nom et affirmer votre supériorité. Pour ma part je connais une dizaine de langues, tout les noms des fleurs et des plantes, la botanique n'a aucune secret pour moi, je lis régulièrement des traités scientifiques et des romans, je sais jouer du piano et plutôt bien chanter, suis plutôt doué en improvisation musicale, sais plutôt bien jouer de mon arme et me défendre particulièrement bien au corps à corps sans compter au niveau des sciences que je maîtrise comme vous tous et des diplômes en robotique, chimie et physique que j'ai. Et c'est loin d'être votre cas, compte tenu de votre CV que j'ai étudié scrupuleusement quand on m'a dit avec qui je devrai travailler pour avoir une idée de à qui j'aurai à faire. Et le dossier qui traîne sur vous à l'Administration Centrale n'est pas joli joli... N'y faites pas rajouter des menaces envers votre chef cela pourrait vous coûter votre place ici et votre mémoire.
En tout cas, la liste de talents de Johann avait sidéré Peck et achevait de le déconcerter, lui qui croyait avoir affaire à un blanc bec sans compétence et connaissances, un jeune naïf tout juste débarqué de sa campagne, facile à impressionner... Qu'il croyait que seule la chance avait mis en dessus de lui. Alors que lui se contentait de son petit diplôme en chimie alors que Johann lui se targuait en plus malgré son jeune âge de diplômes en robotique, chimie, physique. Grâce aux deux excellents professeurs qu'il avait eu. Komui et Alexandre avec lequel il avait étudié sans relâche. Et qu'il remerciait aujourd'hui. En cet instant. Il étudia le visage à présent décomposé de Peck. Il le tenait menace avait eu son effet aussi..Un léger gloussement lui échappa en contemplant son visage. Il ne le ré attaquerait pas de sitôt et surtout pas en face. Il aurait trop peur pour son dossier et sa propre vie. Et se sentant d'humeur clémente, il eut un geste comme pour balayer une mouche importune en s 'exclamant :
- Allez si vous retournez maintenant à votre travail sans discuter, je laisserais tomber pour le moment ce genre de chose et Luberrier n'apprendra jamais le genre de choses que l'ambition peut vous faire faire. Et soyez heureux de vous en tenir à si beau compte car si vous vous êtes renseignés, vous savez certainement que je ne suis pas un gentil petit chaton facile à plier ou si vous ne le saviez pas, j'espère que cette entrevue vous servira de leçon.
- O...Oui balbutia Peck encore sous le choc avant de quitter la pièce précipitamment sous le rire de Johann. Dans quelques heures, le choc serait passé mais que cela avait été jouissif et reposant de procéder de cette manière ! Certes, il ne venait pas de se faire un ami de Peck mais après tout, il n'aurait jamais voulu d'un tel ami et c'était déjà mal engagé dès le départ vu son peu de connaissances, sa perversité, son ambition, sa lâcheté, son hypocrisie et son arrogance...
- Et bien...Et bien tu n'y a pas été de main morte nota amusée la voix de Reever dans son dos.
Surpris, Johann pivota vers celui ci qui venait apparemment de rentrer. Et bizarrement cela lui fit du bien de le voir et il ne put s'empêcher de s'exclamer taquin avec un grand sourire:
- Tu te mets aussi au stalkage , Honig ?
Reever eut un léger rire tandis que Johann étudiait sa figure. Son visage riait mais ses yeux pleuraient. Ce qui serra son cœur paradoxalement. Forcément, il n'allait pas être heureux aujourd'hui vu que l'homme qu'il adorait était au loin le jour de la Saint Valentin. Par sa faute. Et son cœur se serra encore plus. En plus de tout, il avait volé la place de Komui. Même si c'était nécessaire. Il se tenait entre les deux amants et sans lui, ils seraient déjà entre les bras l'un de l'autre. Il le savait viscéralement. Il ne put soudain plus supporter le regard de Reever, étreint par un sentiment plus fort qu'à l'accoutumée de culpabilité et son regard se perdit par la fenêtre, se posant sur ses purs diamants blancs qui dansaient en une tempête effrénée dehors. Comme les émotions en son cœur qui raffluaient maintenant que Peck était parti. Que ses propos avaient plus ébranlé qu'il n'en avait l'air. Si cela venait à se savoir... Il eut un frisson. Qu'il espéra qu'il passerait inaperçu. Et la réponse de Reever lui parvint avec douceur tandis que soudain il sentit une main se poser gentiment sur son épaule :
- Disons que j'ai eu une excellent professeur... Et tu étais tellement occupé à matraquer en bonne et due forme Peck que tu ne m'as pas remarqué. Et lui était tellement terrorisé qu'il n'a rien vu...J'étais venu apporté des dossiers, pas stalker...
Aucune mention dans ses propos de l'état de Johann. Mais sa main sur son épaule attestait qu'il savait qu'il n'allait pas bien. Qu'il le sentait malheureusement. Et il essayait de le faire rire plutôt que le laisser se lamenter. Comme il l'aurait fait pour l'homme qu'il aimait. Dont il ne différait pas tellement...Malheureusement. Mais Johann chassa sa mélancolie pour faire croire que tout cela n'était qu'un mauvais rêve et tourna son visage vers lui en lui adressant un sourire qui conserva un peu de mélancolie malheureusement:
- C'est fou, je ne te crois pas...Et diras-tu toujours que je suis un tigron ? Fit-il en mimant le mouvement d'un chat sortant ses griffes dans sa direction.
Reever eut un sourire amusé en secouant la tête avant de s'exclamer :
- Ce n'est pas bien dur d'être un tigre face à lui...
Johann haussa les épaules reconnaissant à mots couverts combien il avait raison. Et la culpabilité le frappa plus fort tandis qu'à ses oreilles revint plus fort la menace de Peck. Et dans un murmure, il dit avec douceur, sa main se crispant sur son cœur:
- Je suis désolé.
Reever ne dit rien mais il posa son autre main sur son épaule et les pressa toute deux avec un air grave avant de lui murmurer d'une voix un peu altérée :
- Tu n'as pas à t'excuser pour des faits qui ne relèvent pas de ton ressort. Ce n'est pas toi qui a organisé ce complot contre lui.
- Mais j'ai pris part au sacrifice du fou, Reever commenta Johann fermement, se sentant triste anormalement. Comme si cela lui faisait mal de détruire l'amitié que Reever pourrait avoir pour lui. Ce qui était absurde. Il devait profiter de cette occasion pour détruire l'amitié qu'il pouvait avoir pour lui. Ne pas s'accrocher de la sorte. Non surtout pas...Parce que sinon... Il le savait bien..D'ailleurs c'était peut être déjà trop tard. Non, il ne devait pas penser comme cela... J'ai eu des mots durs pour lui. Je suis sûr que tu le sais déjà. Il ne faut pas que tu l'oublies tu sais. Je suis un monstre. Pas un gentil tigron.
Et bizarrement, Reever pressa plus fort ses épaules dans un geste presque douloureux avant de lui murmurer la voix un peu ardente :
- Au départ, j'ai vraiment cru que tu étais un monstre. Un vrai tigre. Mais plus le temps passe, plus je m'en rends compte que tu ne l'es pas. Que Komui a raison de te faire confiance. Tu essaies de cacher ce que tu es mais le fait est que tu n'es pas si mauvais que essaies de t'en persuader mais tu n'y arrives pas non plus. Tu es enfermé en des convictions stupides et des peurs étranges qui te poussent à agir ainsi. C'est tout. Peut être même d'ailleurs que tu n'as jamais séduit et brisé des gens en les rejetant. Peut être même que ce sont des rumeurs que tu as crées pour te faire détester que même Komui a cru. Tu sais, toi aussi tu as le droit d'être apprécié. D'apprécier des gens. Tu n'es pas obligé de te cacher en toi même de la sorte. Et la preuve même que tu es humain est ces regrets que tu exprimes en cet instant. Tu n'es pas un Luberrier. Tu n'en as même rien du tout. Tu es plus proche d'un Komui que d'un Luberrier.
Johann sursauta à ses mots. Non, il ne fallait pas qu'il comprenne...Que cela reste des suppositions...Il devait agir au plus ignorer ce goût amer dans sa bouche rien qu'à penser se faire haïr une fois de plus...Mais il n'avait pas le courage de le faire maintenant...Non...Pathétique Johann... et ce mots réveillaient un cruel espoir en son cœur. Qu'il savait ne pas mériter. Il ne devait pas réentendre ces mots jamais. Il ne devait pas se livrer, devenir son ami véritablement. Mais même si il n'avait pas envie de le faire, il devait blesser Reever pour qu'il l'abandonne à son sort et le laisse se détruire. Aussi s 'exclama t'il avec un rictus sadique en s'exclamant :
- Bien tenté Wenhamm... Tu as presque failli me faire parler...Presque..Mais tu n'es pas si doué que cela...Niveau manipulation tu as encore des progrès à faire...Comme si j'allais révéler que...
Choqué, Johann s'arrêta et porta sa main à sa bouche. Il avait failli se livrer comme cela... Mon dieu, Reever avait des effets pire que ce qu'il ne pensait..Il devait vite s'en faire détester avant qu'il ne soit trop tard... Si il ne voulait pas finir par le haïr en lui même parce qu'il aurait trop de pitié en lui même. Mais il savait que cela n'arriverait pas. Qu'il procéderait de la même manière que Komui. Il ne l'avait jamais regardé avec pitié. Mais il le haïssait car il savait. Il savait tout ce qu'il y avait à savoir sur lui. Car il connaissait l'être faible qu'il avait été et qui ressortait encore par moments. Et pour d'autres raisons connues de lui seul. Mais Reever eut un léger rire et s'exclama :
- Pas si inefficace on dirait...
Agacé devant sa propre faiblesse, Johann lui pointa du doigt la sortie. Ce qui n'eut pour effet que de faire rire plus fort Reever.
- Crétin le maudit Johann à voix haute ce qui n'arrangea pas son fou rire. Et soudain Reever lança dans l'air :
- Tu ne pourras jamais faire en sorte que je te déteste. Tu es bien trop pur pour.
- Pur ? Ricana Johann en se retournant vers lui, choqué intérieurement. Alors que tout en moi clame que je suis impur ? Que j'ai brisé tant de gens, que je tente sans cesse de briser ton Komui qui n'a eu le tort que DE ME CONNAITRE SANS MON MASQUE ?Sa voix partit dans les aigus et choqué, il se tut brusquement en se rendant compte qu'il venait de dire à voix haute la raison de sa haine. Et regarda interloqué le regard de Reever qui s'était écarquillé avant qu'il ne s'exclame dans l'air ambiant et le silence qui s'était installé comme pour lui même :
- Alors c'est pour cela que tu prétends le haïr..C'est l'une de tes raisons...parce que il t'a vu sans ton masque, humain et pur totalement ce que tu vois comme une faiblesse aujourd'hui...
- JE NE PRETENDS PAS LE HAIR, JE LE HAIS ! riposta avec violence Johann effrayé devant ce dans quoi l'entraînait ses mots qui lui avaient échappé par malheur. ET CE N EST PAS CELA...C EST PARCE QU IL EST UN CRETIN, UN TARE, UN CINGLE PAS MEME CAPABLE DE PRENDRE DANS SES BRAS CELUI QU IL AIME ET QUI FUIT COMME UN LACHE SANS PARLER !
En insultant Komui, il devrait réussir à se faire haïr de Reever. Pourquoi n'y avait il pas pensé plus tôt ? Pourtant il le savait que c'était efficace..Il l'avait déjà tant de fois exploité depuis le début...Maintenant il n'y avait plus qu' à admirer son œuvre..Même si cela faisait étonnamment mal...Mais Reever se contentait de le regardait en agitant un index en signe de négation. Et juste quelques étincelles de douleur ravivées dans son regard montraient que les insultes avaient un peu fonctionné. Il était plus fort que lui...Capable de résister...Et cela le terrorisa intérieurement... En même temps que lui revinrent les menaces de Peck qu'il ne prenait pas à la légère... Et ces découvertes pourrait remonter jusqu'à Reever et il pourrait tout découvrir..Le traiter avec pitié comme il en avait peur, découvrir qui il avait été, ses liens avec elle...Tout savoir de lui..Et il devrait le détester...par peur de l'apprécier... Il recula face à son regard. Il devait le chasser et vite avant qu'il ne voit sa panique. Mais c'était déjà trop tard comme il le vit quand il fit un pas vers lui et lui toucha l'épaule comme pour le rassurer avec un si gentil sourire. Qui réchauffa son cœur. Même si il ne le méritait pas... Et le poussa à s'exclamer, son regard fuyant vers le bas :
- Dis Reever, est ce que l'on voit facilement ce qui m'est arrivé ?
Il avait besoin que l'on le rassure en cet instant, que l'on calme cette angoisse sourde qui pulsait en lui. De se dire que Peck ne pourrait pas voir cela inscrit sur sa figure. Et le sourire de Reever le toucha de plein fouet tandis qu'il murmura à voix basse :
- Si c'était si évident, Johann, j'aurai déjà tout vu...
- Alors, sourit Johann d 'un air radieux et rassuré, qui sentait bien sa sincérité qui ébranla intérieurement Reever, tout va pour le mieux. Et il le poussa hors de son bureau malgré ses protestations. Rassuré pour le moment. Peut être que le dieu du ciel ne l'avait pas oublié en fin de compte. Et ce fut le cœur plus léger qu'il retourna à son bureau avant de faire convoquer Arystar dans son bureau.
OoO
-Komui, tu vas me faire le plaisir de t'arrêter deux minutes, s'il te plaît ? S'exclama la voix peu amène en cet instant de Shi An dans son oreille. Ce qui n'aurait pas été pour rassurer quiconque qui n'aurait eu l'habitude. Mais lui l'avait depuis un moment. Il l'avait juste oublié. Il eut un sourire amer. Il avait oublié tout ce qu'il y avait à savoir sur son aile. Ne lui restait que les beaux yeux bleus de Reever qui le poursuivaient même en Chine comme il se doutait que ce serait le cas. Cela et son ancien travail. Qui ne serait plus jamais le sien. Qu'il avait laissé à un jeune homme qui se détruirait peut être sous la pression sous laquelle il le laissait. Qui réussirait peut être à se faire aimer de Reever. Ce qui serait une bonne chose pour eux deux, c'était évident. Mais qui le blesserait lui, il en avait conscience. Que trop conscience. Il savait que la haine de Reever ne tiendrait pas longtemps face à la pureté de Johann. Sa gentillesse. Et pour la centième fois il se maudit pour ne pas l'avoir pris dans ses bras quand il en avait encore l'occasion. Même si il savait que c'eut été absurde et douloureux. Oh qu'il avait raison ce jour là en disant qu'il devrait en parler déjà et si absurde pour ne pas s'être emparé de ses mains à cet instant et lui avoir dit que c'était à lui qu'il tenait si fort. Cet instant était si privilégié..Et comme un imbécile il l'avait laissé passer.. De même quand il avait manqué de l'embrasser.
Et il eut un soupir torturé. De toute manière c'était déjà du passé. Et en plus il savait combien ses pensées étaient absurdes. Il aurait perturbé plus qu'autre chose Reever qui ne pensait pas à ce genre de choses à cet instant. Peut être même pas encore actuellement. Il n'avait de toute manière aucune chance. Il ne devait donc être qu'un ami très cher pour lui. Ce qui était déjà une position intéressante. Mais qui ne lui suffisait pas. Il l'aimait si fort. Au point de l'attendre depuis six ans et être prêt à l'attendre encore longtemps si il le fallait. Il l'aurait si volontiers pris entre ses bras et plus jamais lâché et ce depuis des années. Mais il n'osait pas par peur du dégoût qu'il lui susciterait. Pourtant il ne pouvait pas oublier ce baiser qui avait failli avoir eu lieu entre eux. Avait il simplement perdu temporairement l'esprit ou... Devait il y croire vraiment ? Il voudrait tant mais...Et puis mince il devait arrêter de se torturer l'esprit à ce propos sous prétexte que c'était la Saint Valentin. Oui, Reever lui manquait à mourir. Oui, il regrettait intensément ses yeux, sa présence, son sourire. Mais ce n'était pas ces faits qui allaient le lui rendre. Le travail lui ferait oublier combien il lui manquait. Et Shi An ne pouvait elle comprendre ses données ? Qu'il s'immergeait dans le travail parce que l'homme de son cœur, sa raison était loin de lui par sa faute uniquement et qu'il en souffrait ? C'était trop pour elle ? Il leva un regard agacé vers elle. Qu'elle lui rendit assise comme à l'accoutumée sur son bureau dans cette chambre à l'étage qu'il occupait dans la partie réservée à la famille. Une très jolie chambre avec de larges fenêtres qui donnait sur la forêt de bambous à proximité de la maison dans une grande chambre spacieuse d'un blanc immaculé. Comme si la forêt faisait partie intégrante de sa chambre. Mais quel était l'intérêt de telles splendeurs si celui qu'on aimait était loin sans possibilité de les admirer avec vous ? Il eut un soupir. Aujourd'hui était bien pire qu'hier. Ce qui était normal. Et Shi An le regard adouci s'exclama :
- Enfin Komui, je m'inquiètes pour toi... Tu travailles non stop depuis ton retour..Tu ne t'ai arrêté que parce que je t'ai forcé à manger et que pour écrire cette lettre avant hier. Et c'est la seule fois de la journée où tu as souri véritablement...
Il eut un sourire qu'il voulut rassurant. Il ne voulait pas l'inquiéter inutilement avec ce genre de problèmes. Et il s'en voulut pour son regard agacé. Ce n'était pas de sa faute si il se languissait de l'homme qu'il aimait. Qu'il avait du mal à accepter que sa vie a présent différait de celui qu'il celui ci serait peut être bientôt avec son meilleur ami peut être. Deux très bons amis ensemble et qui se ressemblaient d'une certaine manière. Ils formeraient un beau couple, c'était sûr. Mais cela n'ôtait pas la jalousie et la blessure dans son cœur. Laisser partir celui qu'il aimait (enfin plutôt s'éloigner de celui qu'il aimait) était comme ce qu'il pensait si difficile. Il n'allait bien que lorsque il lisait ces quelques lignes qu'il lui adressait. Lui écrivait régulièrement. Devant ce choix de mots et cette douleur qui transparaissait derrière chacun de ses mots qui le blessait comme autant de coups de poignards. Parce qu'il ne supportait pas que l'homme qu'il aimait soufrât à cause de lui. Mais en même temps cela le réjouissait un peu de le voir autant tenir à lui. C'était si terrible de penser cela mais si vrai. Il avait l'impression qu'il ne lui était pas rien. Et cela lui faisait du bien. Et il s'exclama avec douceur:
- Ce n'est rien Shi An. Ne t'inquiètes pas.
Aussitôt son visage prit une mine boudeuse et elle descendit de son perchoir, alla jusqu'à lui et le prit par le menton en cet geste purement maternel qui avait toujours agacé Komui en s'exclamant:
- Cela ne prendra pas avec moi. Tu as vraiment pris trop de mauvaises habitudes, là bas à te cacher derrière ta glace. Un peu de sincérité que diable, ne te ferait pas de mal ! Quand tu reviendras de tes vacances ici, ils ne pourront qu'applaudir une telle initiative. C'est bien pour cela qu'ils t'ont envoyé ici non ? Pour que tu refasses un peu de forces ? Que tu redeviennes le fou que tu es...Que tu es toujours, je le sais...
Komui ne put retenir un vrai sourire. Le premier de la journée. Ah brave et naïve Shi An. Qui s'imaginait naïvement que son petit Komui était simplement en vacances. Qu'ils ne pouvaient pas à la Congrégation se passer de sa folie, sa fraîcheur, son humanité. Il ne pouvait rester fâché et triste face à cette douce humeur qu'elle exhalait sans cesse. Ni résister à son sourire si doux. Ni rester insensible à la douleur que cette croyance provoquait en voyant le contraste entre la réalité et le rêve. Parce que c'était bien cette humanité qui l'avait ramené ici. Et qu'il ne le ramèneraient jamais auprès de Reever. Qu'il serait pour très longtemps voir à jamais séparé de lui. Et cela serra son cœur. Que faisait il en cet instant ? Pensait il à lui ? Non sûrement, il devait travailler à cette heure ci...Il était encore quinze heures en Angleterre..Alors qu'ici il était déjà 22 heures... Que le décalage était important maintenant entre eux...Il dormait quand lui était éveillé. Ils ne se retrouvaient que dans les horaires impossibles...Peut être était ce pour cela qu'il travaillait comme un forcené sans raison. Peut être..Il eut un sourire. Son comportement lui échappait en partie. Remarque, comme d'habitude. Cela ne changeait pas. Au moins cela.
-Voilà s'exclama Shi An. Tu ne portes plus que ce sourire mélancolique depuis ton retour. Et j'aimerai bien comprendre pourquoi...
Komui crut mourir d'une crise cardiaque en entendant à nouveau la voix de Shi An dans son oreille. Il avait décidément oublié sa manie de parler au moment où on ne l'attendait pas. Mais il ne devait pas l'inquiéter. Et il avait une parade qui en général marchait bien. Changer de sujet.
- Au fait comment va Elena ? Cela fait deux jours que je ne l'ai pas vue...Ce n'est pas une bonne chose tu sais, de laisser ta femme seule un soir de Saint Valentin...Et puis c'est plus intéressant de passer la saint Valentin avec elle qu'avec moi qui suis pas d'humeur très plaisante comme tu l'as bien fait remarqué commenta doucement Komui avec un petit rire.
Il savoura le sursaut de surprise de Shi An face à sa question. Et vit apparaître la joie dans son regard. Comme c était toujours le cas quand on parlait de sa compagne. Comme les gens amoureux étaient quand on leur parlait de ceux qu'ils aimaient. Et Komui était presque sûr de ne pas faire exception à la règle. Si on lui parlait de Reever, sûrement que lui aussi exhalerait cette pure joie. Si il s 'endormait et rêvait de lui comme c'était régulièrement le cas, il était presque persuadé que le matin en s'éveillant avant qu'il ne réalise que tout cela n'était qu'un rêve et qu'il se rappela en Chine loin de l'homme qu'il aimait, il devait avoir ce visage heureux. Mais étonnamment, son visage se couvrit de suite de désapprobation et elle s'exclama :
- Elena peut comprendre que mon cher Komui est un enfant qui n'en fait qu'à sa tête et qui travaille beaucoup trop pour pas grand chose...Et elle allait très bien quand je l'ai quitté ce matin... Et était très consciente que je ne reviendrai probablement pas de la journée et très tard parce que notre Komui est un entêté qui ne veut pas rejoindre son lit ni même sortir depuis près de deux ton humeur triste ne me gêne pas. J'aimerai juste comprendre pourquoi expliqua Shi An avec une moue désapprobatrice.
Komui rougit comme un enfant pris en faute devant les accusations. Il se sentait vaguement coupable maintenant d'avoir gâché la Saint Valentin de l'amie d'enfance de sa famille. Cette jolie femme d'une quarantaine d'année aux cheveux noirs qu'elle portait très courts, un comble pour une femme chinoise mais qui marquait combien elle se démarquait des autres, aux yeux extrêmement bridés de jade qu'elle arborait, sa taille et son teint de porcelaine. Ce que l'on appelait une belle femme. Que l 'on avait beaucoup admiré par ici, courtisé. Elle avait été la princesse du coin, la femme que tous voulaient, que l'on avait élevé au rang de déesse terrienne. Celle que l'on idéalisait dans des poèmes,des celle ci avait jeté son dévolu sur une dynamique femme Européenne, une Anglaise aux cheveux d'un roux hypnotisant, ondulés naturellement qu'elle laissait libres en toute circonstances. Qui avait d'adorables yeux vairons, un d'ambre, un vert. Ce que certains auraient appelé une sorcière, une femme étrange qui en plus avait une esprit très fantasque et libéré des conventions. Qui était venu s'installer en Chine pour découvrir d'autres horizons. Et qui avait ravi le cœur de la princesse à tous les gens qui en faisaient leurs idole. Ensemble elles avaient détruit le monde de conventions qui était le leur et en avaient construit un autre, bien à elles où seule leur amour était la règle. Et de reine Shi An était devenue une paria que les Chinois intolérants d'ici avaient chassé. Ils avaient rejeté cette Anglaise qui leur volait le cœur de leur peu avant la mort des parents de Komui qui lui avaient conservé toute leur amitié. Et elle était partie fièrement comme elle était née, avec cette fierté incrusté en son front, consciente de son charme avec la reine de son cœur d'ici sans peur. Elles étaient allées vivre ailleurs. Qu'importe le lieu, du moment qu'elles s'avaient Komui admirait le mépris des conventions, du regard des autres. Leur amour si fort aussi. Capable de braver tous les obstacles. Et cela l'avait toujours fait rêver au fond de lui un tel amour. Et quand il était devenu gérant de l'aile de sympathisants, s'en sentant enfin la capacité et pensant que gérer une aile pour la Congrégation pourrait déjà lui permettre de se rapprocher de son rêve, il avait obtenu une autorisation spéciale de l'administration qui lui avait permis de réintégrer Shi An et sa compagne en Chine où elle était devenue son assistante. Et en cet instant, Komui s'en voulut de se mettre entre elle et sa femme. Comment pouvait il briser l'amour entre deux personnes qui s'aimaient aussi fort? Oh qu'elles devaient souffrir par sa faute, et qu'il les comprenait ! Lui aurait tellement donné pour être avec Reever ! Le prendre dans ses bras une minute, rien qu'une minute et puis mourir ! Mais Shi An, fine observatrice capta l'éclat douloureux qu'elle avait éveillé chez son protégé et posant une fine main sur son épaule, elle s'exclama avec douceur :
- Tu sais, je n'ai pas dit cela pour te faire culpabiliser...
Komui leva une tête encore attristée vers elle et s'exclama avec un petit sourire alors que ses yeux pleuraient toujours intérieurement :
- Je sais bien. Mais vas donc rejoindre Elena...Ou mieux, fais la venir ici...Que vous acheviez la soirée ensemble. Vous avez ma bénédiction.
Il eut un petit rire amer. Que Shi An ne put s'expliquer. En tout cas, elle ne pouvait laisser Komui dans cet état. Elle aimait vraiment beaucoup l'enfant de ses défunts amis et s'en voulait encore de n'avoir pu être là quand ceux ci étaient morts. D'avoir laissé Komui du gérer seul sa petite sœur comme un père. Alors maintenant elle l'encadrait du mieux qu'elle pouvait. Malgré ses trente ans passés. Alors désireuse de lui ramener un petit sourire sur son visage, un vrai et aussi des confidences sur ce qu'elle soupçonnait être le problème, pourquoi pas, elle s'exclama avec un sourire chaleureux qu'elle savait que Komui ne pourrait résister:
- Et toi alors ? Côté cœur ? Après tout, tu n'es pas laid le moins du monde. Il doit bien y avoir quelqu'un à qui tu plais ou qui te plaît. Tu es après tout tellement incroyable...
Komui sourit en retour devant ce sourire auquel il était impossible de ne pas répondre tant il était communicatif.. Après tout, il appartenait à une fort jolie femme et consciente de l'être. Qui savait bien en pure et naïve et qui pourtant sous ces air de douceur pouvait être très autoritaire et frapper là où cela faisait mal. Et il sourit encore plus devant la naïveté de Shi An..Qui le voyait comme l'on aurait vu un fils. Parfait, sans le moindre défaut. Elle avait de toute manière souvent tendance à le considérer comme le fils qu'elle n'aurait jamais, à son plus grand malheur. Mais ces paroles n'amenèrent après qu'un sourire amer tandis qu'il s 'exclamait :
- Il n'y a rien à dire de ce côté là.
- Ah oui et cela c'est quoi ? S'exclama Shi An avec une moue désapprobatrice qui était comme à l'habitude irrésistible en agitant un paquet de lettres. Qui fit bondir Komui quand il vit qu'il s'agissait des lettres de Reever ! Il se mit à grogner entre ses dents.
- Rends moi cela de suite Shi An. Ce n'est pas ce que tu crois... C'est juste les lettres d'un ami...Et d'abord où les as tu trouvé ?
Et ses joues prirent une couleur cramoisie tandis qu'en son fort intérieur, Komui se demanda où donc elle avait bien pu apprendre l'existence de ses lettres. Et un regard à Shi An qui pétillait de malice et de désapprobation lui apprit ce qu'il voulait savoir. Elle savait depuis le début et voulait l'amener à en parler de lui même. Ces questions anodines en réalité ne l'étaient pas. Et comme d'habitude, Komui s'était fait avoir. Et Elena avait trop d'influence sur sa compagne si elle lui faisait perdre sa douceur originelle...
- Ah oui si ce n'était qu'un ami, tu crois qu'il prendrait la peine de t'écrire de la sorte ? Qu'il souffrirait autant de son côté ? Et tu ne l'as même pas appelé.. Trop triste...commenta t'elle d'un air désapprobateur qui lui allait à ravir comme d'habitude.
Komui eut un sourire devant sa naïveté et sa mine désapprobatrice qui était vraiment très mignonne, lui rappelant très souvent sa Lenalee. Qui lui manquait aussi à mourir. Pour elle, tout semblait si facile...Et pourtant d'eux deux c'était elle qui avait eu le plus de problèmes sentimentaux. Mais elle avait réussi à conserver cette pureté qui était sienne. Grâce à Elena très certainement...La folle de son cœur... Entre les deux fous qu'ils étaient, il y aurait eu de quoi rendre fou Reever à son tour. Il sourit plus largement à cette pensée. Et son cœur se serra à cette pensée et aux mots de Shi An tandis que les mots de Shi An parvenaient à son cerveau. Et son sourire vira à l'amer tandis qu'il s'exclamait :
- Encore faudrait il qu'il y ait quelque chose entre nous...Et il n'y a rien, tu sais...Et puis Johann serait trop content de me refuser l'accès au téléphone...Tu sais, il me déteste...
- Johann ? Détester quelqu'un le petit tigron ? Tu rêves...rit Shi An comme souvent quand il était question de Johann. Qu'elle appréciait beaucoup. Et son sourire tourna à l'amer à son tour. Mais Komui savait bien pourquoi. Et il lui tapota l'épaule avec douceur, ne supportant pas que le rare rayon de soleil de sa journée soit triste. Elle était si triste depuis que Johann fuyait sa voix, ses appels, refusait de lui parler. De peur qu'il n'entende la vérité dans ses propos, qu'elle ne lui fasse dire de lui même ce qu'elle savait intuitivement et qu'il niait. Comme elle l'avait fait pour lui juste avant. Elle qui le voyait comme son autre fils. Qui ne voulait pas croire qu'il la haïssait. Et qui gardait espoir. Et en le voyant plein de sollicitude à son égard, Shi An eut un sourire revigoré et s'exclama :
- Là je retrouve mon Komui ! Avant d'embrasser son front, en un geste emprunté à Elena qui fit sourire Komui. A la différence de sa compagne fantasque, chez elle, c'était bien plus délicat et doux. Mais cette délicatesse imprégnait le moindre geste, la moindre partie de Shi An. C'était elle, tout simplement. Et elle lui murmura avec douceur à l'oreille, le faisant rougir :
- Ne t'inquiètes pas, il ne pourra te résister bien longtemps, vu comment il a l'air épris...
- Sh..Shi An ! Balbutia Komui devenu écarlate. Tu te méprends complètement ! Il n'est pas comme cela ! Pas de ce bord, j'en suis presque sûr...
-Tu Tu Tu fit elle en agitant son index. Crois en ma longue expérience, cet homme est amoureux de toi comme tu l'es de lui. Comme tu soupire avec autant de force pour lui. Tu le retrouveras bientôt, j'en suis sûre et il te tombera dans les bras...
-On..On verra...déclara Komui, ne pouvant plus supporter son regard tellement il était gêné et que ses propos lui faisait mal. Il savait bien qu'il ne le retrouverait pas avant un moment. Et sa naïveté lui fit mal. Reever ne pourrait jamais être à lui. Et si c'était le cas, ce serait trop douloureux de penser qu'il était parti en laissant un homme qu'il aimait comme lui même l'aimait. Mais il savait qu'elle avait en effet une longue expérience de la chose. Et cela réveillait un coupable espoir en lui. Qu'elle capta dans son regard et avec douceur elle le prit dans ses bras pour le bercer comme un enfant qu'il était pour elle toujours en lui murmurant que tout irait bien pour lui, qu'il n'avait pas à s'inquiéter. Et Komui se laissa enfin aller à pleurer, cessant de réprimer ses larmes intérieures comme il le faisait depuis deux jours avec le laissa bercer par ses promesses. Même si c'était vain. Et au milieu de sa tristesse qui jaillissait, il capta un bruit de cavalcade intense avant que la porte de la chambre ne s'ouvrit brusquement et qu'une voix cria malgré l'heure tardive de son ton joyeux habituel que Komui n'avait pas entendu depuis près de sept ans :
- Shishi ! Shishi chérie regarde, ton Elena...Oh j'interromps quelque chose ? Komuichou comment tu oses me voler ma femme ? Je suis très déçue par ton attitude...
Komui sourit et se dégagea des bras de Shi An et rencontra le regard faussement vexé d'Elena qui au halètement de sa poitrine avait du courir. Celle ci tenait un large bouquet de roses rouges qu'elle devait destiner à Shi An. Et son sourire vira à l'amer. Elle avait tant de chance. La femme qu'elle aimait étai venu rejoindre sa compagne. Avant qu'il ne se morigéna intérieurement. Il n'allait tout de même pas laisser paraître sa tristesse devant aussi Elena...Et prenant un air faussement agacé devant ce surnom (même si le cœur n'y était pas), il s'exclama :
- J'aimerai beaucoup Elena, que tu arrêtes de m'appeler comme cela. Et bonsoir à toi aussi. Tu sais bien que je ne te prendrai jamais ta Shi An rajouta t'il avec un que lui rendit Elena avant qu'elle ne vienne claquer un baiser sonore sur sa joue, faisant rire Komui devant son attitude enfantine et qu'elle ne s'exclama :
- Dans tes rêves et encore, Komuichou. Et tu avoueras que ton attitude était louche. D'autant que tu n'es pas venu me voir en deux jours. Je suis très déçue de ton attitude. Moi qui croyait que tu m'adorai...fit elle en faisant mine d'être vexée.
- Je sais, je suis désolé commenta tristement Komui en se détournant d'elle,ne pouvant plus réprimer son humeur triste. Il n'avait pas eu le cœur d'aller voir ce petit rayon de soleil qu'elle était. Il s'était dit que son humeur chagrine ternirait la joie de ce feu follet ambulant. Et elle avait tant besoin de joie dans sa vie... Mais Elena capta son humeur triste et sa bouche s'arrondissant elle releva le visage de Komui en s 'exclamant en le et se désignant de l'index:
- Oh toi, cela ne va pas, mon petit cœur. Mais ne t'inquiètes pas,avec Tata Elena ,cela va aller mieux, c'est promis.
Son attitude et ces mots était si comiques, que Komui ne put s'empêcher de rire en répétant d'un air amusé :
- Tata ?
Elle avait toujours été si fantasque et amusante qu'il avait toujours cru que la moindre larme pourrait ternir son humeur. Il avait toujours eu peur de ternir sa joie de il n'aimait tellement pas embêter les gens avec ses problèmes... Il avait toujours l'impression qu'il allait les gêner...Alors il ne parlait jamais, n'allait jamais embêter quiconque..Malgré l'envie de parler qu'il avait parfois...Mais en voyant son rire, son sourire devint encore plus chaleureux et elle s'exclama :
- Ah il va tout de suite mieux, quand je fais mes pitreries...
Et elle se tourna vers sa compagne avec un grand sourire amoureux en s'exclamant, en essayant de cacher le bouquet dans son dos (ce qui était peine perdue tant elle était petite et fine et le bouquet massif) :
- Regarde ce que j'ai trouvé ma puce dans notre jardin...
Shi An eut un grand sourire et un léger rire devant l'attitude de sa compagne qui fit une révérence devant sa compagne qui accompagna ainsi la remise de son bouquet. Et sa compagne l'attira ensuite contre elle et lui donna aussitôt après un baiser langoureux. Dont Komui se détourna autant par respect que par gêne et jalousie. Oh qu'il aurait voulu faire le pitre lui aussi auprès de son homme et l'embrasser de la sorte. Lui murmurer qu'il aimait..Entendre son rire et ses doux reproches. Entendre le son de sa voix, tout simplement. Voir ses beaux yeux, son beau visage. Et son cœur se serra à ses pensées. Et Shi An avec douceur se dégagea des bras de sa compagne et désigna à Elena le triste Komui qui s'était détourné d'elles, l'air malheureux comme les pierres. Elles échangèrent un sourire de connivence. Et Elena se jeta sur le dos de Komui le faisant sursauter en s'écriant :
- Hé ! Toi aussi un jour cela t'arrivera...Allez souris ou je te frappe avec tes dossiers que tu viens juste de trier...
- Mais t'es violente ! commenta Komui amusé malgré lui. D'autant que j'ai passé quatre heures à les trier...
- Non tarée commenta t'elle d'un ton tout aussi amusé. Et tu n'en a rien à faire de ces dossiers...Tu les faisais juste pour oublier un truc...Allez tu es amoureux hein... Et c'est pour cela que Shishi te prenait dans ses bras, hein ? Pour te consoler d'être loin de lui ?
Komui sourit pour toute réponse. Et maudit intérieurement le lien très fort qui les unissait et qui faisait toujours comprendre l'une à l'autre ce qu'elle avait manqué comme information. Et le jalousa. Il était impossible de cacher quoi que ce soit dans ses conditions si l'intuition de Shi An et la perspicacité d'Elena entrait en scène. Et voyant son sourire, elle se figea un air extatique sur son visage avant de sautiller comme une petite fille sur place en s'écriant :
- Mon petit cœur est amoureux ! Mon petit cœur est amoureux ! C'est le plus beau jour de ma vie ! Et petit coquin, tu ne voulais pas en parler, bouder dans ton coin comme cela sans en parler à ton Elena ? Méchant ! Alors que je serait toujours là pour me réjouir de ton bonheur et soigner ton malheur ! Il ne faut pas hésiter à m'en parler, tu sais ? Toi qui croit déranger tout le monde...Alors que l'on attend que cela, des confidences de ta part..Alors comment s'appelle l'heureux élu ? Il a quel âge ? A quoi il ressemble ? Il fait quoi dans la vie ? J'espère que c'est un type bien car il si il a le malheur de te faire le moindre mal, je me chargerai personnellement de son compte...Et pourquoi il te fait pleurer d'ailleurs ? Tu ne lui as rien dit en plus d'être loin c'est cela ? Attends je vais m'en charger pour toi... Et lui dire qu'il a intérêt à te rendre heureux parce que sinon...Shishi donne moi le téléphone...
- NON ! S'écria Komui horrifié et rougissant devant le geste d'Elena qui tendait déjà la main vers le téléphone. LAISSE LE TRNQUILLE, IL N A PAS BESOIN DE SAVOIR CELA MAINTENANT, CELA POURRAIT LUI FAIRE DU MAL SI C ETAIT RECIPROQUE...
Elena suspendit son geste et le regarda attentivement, étudiant sa figure. Elle toucha du bout des doigts ses rougeurs et s'exclama en lui assénant une pichenette au front:
- Imbécile et tu te tais parce que tu crois que si tu lui dis à distance cela vous blesserait l'un comme l'autre... Parce qu'alors vous n'auriez qu'une envie : vous prendre dans les bras, surtout ce jour... Tu es trop gentil avec lui... Il faut prendre son cœur de manière violente sinon on te le prendra, tu sais..Et je ne consens à le laisser tranquille que si tu réponds à mes questions...
Komui tressaillit à ses paroles qui ravivèrent sa jalousie brusquement. Mais il se sentait gêné de parler ainsi aussi librement de l'homme qu'il aimait. Et la douleur étreignit son cœur en songeant à lui. Et il n'avait toujours pas envie de parler de ses problèmes, de les embêter avec, même si cela n'avait pas l'air de la gêner, ce qui réchauffa son cœur. Malgré tout.
Et Shi An s'exclama à destination d'Elena qui voyant que Komui continuait à s'enfermer dans le silence, se dirigeait vers le téléphone bien que ne connaissant pas son identité, désireuse de sauver celui ci :
- C'est un certain Reever. Qui lui écrit aussi des lettres.
- Shi An ! s'exclama Komui gêné au plus haut point.
- Non, donne Shishi ! s'exclama Elena la bouche arrondie de surprise et revenant vers Shi An.
- Shi An rends moi ces lettres ! protesta de rage Komui qui essaya de les récupérer. Mais peine perdue, Shi An esquiva la tentative pour récupérer les lettres et les tendit à Elena qui ne se gêna pas pour les lire malgré les protestations de Komui comme quoi cela ne la regardait pas et qui essayait de récupérer ses lettres. Mais l'agile Anglaise esquiva sans difficulté la moindre de ses tentatives.
Et environ une dizaine de minutes plus tard, elle plaqua les lettres contre son cœur en s'exclamant avec l'air d'une grande tragédienne en regardant le ciel (ou plutôt le plafond) le prenant à témoin :
- Il a l'air charmant...Quel amour tragique ! Et cela se voit qu'il est amoureux de toi... Et qu'il s'inquiète pour toi...Et toi, tu t'enfermes ici alors que le travail n'est pas urgent et que tu as déjà tout fait pour au moins trois jours, sans aller sentir l'air de Chine qui ne te ferait pas de mal...Cela ne lui plairait pas d'apprendre comment tu veilles sur toi... Me demande pas d'ailleurs si je ne vais pas lui envoyer une lettre pour lui dire comment tu veilles sur toi même...Je suis sûre que cela ne lui plaira pas du tout de savoir cela... Alors si tu veux éviter que je ne révèle tout à ton Reever chéri, tu vas me faire le plaisir d'aller faire une petite balade. En plus, cela te changera les idées, toi qui ressasse sûrement le fait que tu es loin de lui ce qui est aisément compréhensible. Moi, si j'étais loin de Shishi, je penserai sans cesse à elle de la sorte. Elle me manquerait tellement...
Komui la regarda surpris qu'elle l'est autant vit son air comique virer de plus en plus au tourment...Et eut mal pour elle. Et voyant son air sérieux et menaçant qui le fit déglutir et fort peu désireux que Reever apprenne ce genre de chose, il eut un soupir et s'exclama:
- Bon j'y vais... Mais à cette heure, c'est étrange non ? Et d'abord,commenta t'il avec un air gêné, ce n'est pas mon Reever...
Elle eut un petit rire et se jeta à son cou en lui claquant un baiser sonore sur la joue en lui murmurant :
- Ça t'évitera de croiser des gens et d'avoir à leur parler et que ceux ci te disent que tu ressembles de plus en plus à tes parents et donc te donner une raison de plus de souffrir... Et puis la Chine la nuit
exhale quelque chose de très différent comme m'a dit un jour un jeune homme qui aimait bien se promener la nuit... Peut être même que tu n'auras pas l'impression d'être seul, qui sait ? Peut être qu'il pensera à toi et que vos esprits se retrouveront.. Qui sait ? Et ce sera bientôt ton Reever, j'en suis sûre, crois en mon expérience...
Komui eut un léger rire devant ses gestes enfantins et ce rappel de ses propres paroles. Et ces paroles lui redonnèrent de l'espoir, même si c'était absurde. Cela lui faisait du bien cette chaleur humaine, cette amitié que toutes deux éprouvaient sincèrement pour que ses gestes anodins lui avaient manqué..Et voyant son regard se réchauffer d'un degré, elle s'exclama dans son oreille :
- C'est la dernière fois que tu caches tes tourments à Shishi et à ton Elena..On ne te laissera plus te lamenter de la sorte ni t'enfermer comme cela.. Et ton Reever nous en remerciera à genoux quand il viendra te rechercher. Parce que ce sera lui, en personne j'en suis sûre quand les autres auront compris que tu es indispensable à leur santé mentale et que Jo est trop fragile pour ce poste. Et je te l'avais dit que cela irait mieux avec moi, mon petit cœur...
Komui eut à nouveau un léger rire à ses propos. Et eut un sourire reconnaissant à son égard de se soucier autant de lui alors que rien ne l'y obligeait. Et l'espoir reprit forme en son cœur. Et prenant le manteau que Shi An lui tendait, il lança taquin :
- Ce n'est juste pas mon Reever...Et votre expérience, vous n'avez que cela comme explication ?
Et amusée, Elena s'empara d'un des oreillers de Komui qu'elle lui balança en pleine figure sous le rire de Shi An en s'exclamant :
- Ce n'est plus qu'une question de temps, mon petit cœur...Plus qu'une question de temps...
Komui secoua la tête amusé et enfila le manteau. Noir. Ce qui lui rappela avec un cruel pincement au cœur son manteau blanc d'Intendant. Qu'il avait oublié là bas. Et que Johann aurait sûrement déjà brûlé. Et qui contenait ces photographies auquel il tenait tant. Et sa seule photographie de Reever qu'il avait obtenu comme par miracle...Il eut un sourire en songeant à cela. Ce qu'il lui manquait... Mais ce que les propos de ses amies chassait la douleur un temps..Elles étaient vraiment un rayon de soleil dans sa vie..Il avait de la chance de les avoir. Sans elles, il aurait continué à se détruire ainsi d'angoisse et de travailler. Et elles l'acceptaient ainsi, triste et l'aidaient, lui remontait le moral en disant qu'il repartirait loin d'elles. Et la culpabilité le frappa en se rendant compte de ce fait et qu'il leur rendait bien mal leur avant de quitter la pièce il s'exclama :
- Je suis désolé, les filles. Nos retrouvailles devraient être heureuses et je gâche tout en étant triste. Je gâche votre Saint Valentin aussi...
- Tu nous récompensera bien en nous prêtant ton lit dit Elena avec un clin d'œil complice qui fit rougir Komui en lui faisant comprendre le sous entendu.
Shi An eut un petit rire et s'exclama avec un doux sourire comme elle en avait le secret en parlant pour elles deux, se faisant interprète des pensées de sa compagne:
- Mais te voir nous suffit. Nous suffit amplement. Te savoir près du bonheur est encore plus réjouissant. Et après tout, ce n'est que des vacances...Et revoir la Chine et tes vielles amies te fera plaisir..Comme je sais que c'est déjà le cas et comme c'est le cas pour nous...Et on t'empêchera de déprimer trop fort, c'est promis...
- C'est même mission impossible avec moi mon petit cœur ! Rit Elena très vite rejointe par Komui qui s'exclama avec un petit sourire rasséréné par la gentillesse de ses amies qui transparaissait dans leurs paroles :
- C'est vrai qu'il est difficile de rester triste près de toi...
Elena lui envoya un baiser et s'exclama :
-Allez va faire ta promenade, on garde la pièce et le téléphone...On te dira si il a réussi à avoir accès au téléphone...Et reviens avant minuit Cendrillon, sinon...Gare à toi...
Komui secoua la tête amusé et sortit de la pièce, descendit les escaliers. Il se sentait étonnamment mieux même si le manque était toujours intense. Il aurait bien aimé entendre ce qu'aurait dit Reever en rencontrant Elena. La tête qu'il aurait tiré en voyant une seconde tarée comme elle...Il sourit avec douceur en imaginant sa ré un petit rire lui échappa tandis qu'il s'arrêta une minute à la fenêtre, contemplant la nuit noire qui s'étendait dehors qu'il rencontrait avant son Reever. Son sourire s'agrandit et se teinta de mélancolie. Même si il sortait et se promenait dans un environnement inconnu de Reever, cela lui ferait mal de toute manière car il voudrait le montrer à Reever. Qu'ils se promènent tous les deux, l'un près de l'autre. Presque comme un couple ce soir tandis que Komui lui décrirait les merveilles de la Chine surtout la nuit. Et à un moment peut être s'emparerait t'il de sa main et se souriraient t'ils. Et cette possibilité le fit sourire avec tristesse car impossible. Et soudain, il les vit danser dans l'air. D'abord un puis deux. Puis trois. Et son rêve lui revint avec force. Ce rêve où s'entremêlait neige et amour. Et les larmes coulèrent à nouveau le long de son visage tandis qu'il murmurait éperdu,comme si Reever pouvait l'entendre de là où il était :
- Ce que je peux t'aimer...Oh ce que je peux t'aimer...Si tu savais...Ce que tu me manques...Ne m'oublie pas, je t'en supplie. Et veille bien sur toi, hein ? Pas comme moi...Surtout pas comme moi qui pense sans cesse à toi..Tu ne quittes pas mes pensées et celles ci t'accompagnent sans cesse...
Ne l'oublie pas, si tu m'entends...Je suis tien..Je suis tien pour toujours...Fais de moi ce que tu veux...Car mon cœur est tien...Et c'est pour toi, uniquement pour toi que je ferai attention à moi...
C'est promis...
Et après avoir mis des mots sur ses pensées, ce fut d'un pas plus léger mais aussi plus triste qu'il gagna la cour intérieure qui reliait l'aile réservée à la famille à l'aile d'accueil , rejoignant ces larmes blanches qui se déversaient toujours plus nombreuses et se faisaient porte parole de la douleur de Komui qui prit la direction du chemin empierré qui le mènerait si il le voulait jusqu'à la frontière de ce domaine. Et ce fut soudain comme si il avait avec lui la présence de Reever. Qu'il était à ses côtés, qu'il pensait à lui en cet instant. Alors Komui eut un sourire qu'il offrit au monde, un vrai sourire se rappelant des prédictions d'Elena qui s'avéraient justes et s'exclama comme si il était vraiment là, près de lui :
- Je ne vais bien que si tu vas bien...Alors vas bien, d'accord ?
Et la neige tomba plus drue comme en réponse à sa demande. Et Komui sourit plus largement encore. La douleur et la jalousie s'éloigna tandis que son regard se perdait avec bonheur dans le décor obscur avec l'étrange et tenace impression de se promener avec celui qu'il aimait. Qui n'était qu'une impression. Mais si vivace qu'elle effaça toute douleur et qu'il oublia un temps le fait d'être loin de Reever et loin de la Congrégation. Qu'il retrouva son sourire d'enfant admirant les affres de la nuit sur le paysage et la danse éclatante de la neige avec le sentiment de ne pas être seul à la redécouvrir. Dont il avait oublié tout le charme, tout en proie à sa douleur. Et à regoûter cet air chinois dont il avait longtemps été privé. C'était là toute la magie d'Elena capable par des gestes anodins de ramener la vie dans un cœur gelé et triste. De réapprendre à vivre à un désespéré. Et Komui goûtait cette magie de tout son cœur en remerciant Elena de veiller sur lui, d'exister.
Tout simplement.
OoO
Le reflet de Reever rendit son sourire à son original. Son sourire rêveur en cet instant. Que le vrai ne captait pas en cet instant, perdu en cet instant ailleurs. Très loin de l'Angleterre. Il rêvait un peu plus près de Komui. Comme si il se promenait avec lui dans la nuit noire de Chine. Comme si il voyait ce qu'il voyait. Voyait son sourire rayonnant dans la nuit noire. Comme si il le sentait près de lui comme Reever se sentait étonnamment près de lui. Il avait presque comme impression de sentir son odeur autour de lui. Alors qu'il savait bien être en Angleterre, devant une fenêtre d'une pièce près du laboratoire où il se reposait, une tasse de lemon soda à la main qu'il buvait à petit gouttes. La savourant comme cette rêverie impossible. Cette promenade qui n'avait pas lieu réellement. Et qui pourtant lui amenait un air nocturne. La sensation de flocons de neige se livrant à un assaut de son visage comme si il y était. Tandis qu'en Angleterre la neige menait un combat effréné contre la terre, la couvrant de part et d'autre, dansant éperdument dans un ciel devenu blanc. Et autour de lui les sons de la nuit et la voix de Komui murmurant avec douceur ces quelques mots qu'une nuit lointaine et en partie rêvée lui apportait :
- Je ne vais bien que si tu vas bien...Alors vas bien, d'accord ?
Et Reever de sourire plus fort encore que ce Komui et de murmurer en sachant parfaitement que tout cela n'est qu'un demi rêve, de profiter de ce tutoiement :
- C'est aussi valable pour toi, tu sais... Imbécile...
Et c'est si facile d'imaginer son sourire en retour. Presque plus facile que de le vivre en eut un soupir, fort bien conscient que ce n'était qu'un rêve. Et cela lui faisait mal. Bien plus que d'habitude, en tout cas. Certainement parce que c'était le jour de la saint Valentin. Et qu'il lui manquait encore plus pour cette raison. Mais se couler dans ce doux rêve lui faisait étonnamment du bien. Alors il se laissa retomber dedans. Personne ne viendrait l'embêter pour le moment. Tous avaient bien vu sa douleur particulièrement présente aujourd'hui. Tous l'avaient senti le dominer. Et tous étaient particulièrement gentils avec lui. Certains avaient même tendance à essayer de le ménager. Johnny avait tenté au moins quarante cinq fois de lui arracher ses dossiers tant il avait l'air triste et angoissé.Sans comprendre que c'était en faisant ceux ci qu'il réussissait à mettre un peu de distance entre sa douleur et lui... D'ailleurs peut être que Komui avait fait la même chose de son côté, qui sait...Peut être s'était il immergé déraisonnablement dans ses dossiers jusqu'à ce que cette Shi An dont il parlait dans sa lettre précédente ne l'en sorte. Si c'était le cas, il allait l'entendre quand il viendrait le chercher... Il eut un sourire. Déraisonnable et tendre Komui...Qu'il adorait du plus profond de son cœur...Qui lui manquait terriblement. Qu'il lui manquait tellement..Dont il aurait aimé entendre ne serais ce qu'une minute sa voix...Mais Johann tout aussi gentil qu'il pouvait être ne lui laisserait certainement pas accéder au téléphone avec son envie de se faire détester..Et de toute manière, il n'aurait sûrement pas été capable de le lui dire au téléphone...C'eut été trop cruel surtout si c'était réciproque pour eux deux..D'autant qu'il n'aurait eu qu'une envie : se blottir contre lui et tout oublier...Ce qui était impossible...
Johann...Qui prétendait haïr Komui...Parce qu'il l'avait connu faible comme il l'avait laissé entendre..Très certainement que cela ne se limitait pas à Komui...Qu'il se mettait à détester tous les gens qui l'avaient connu faible.. D'où le fait qu'il cachât son passé certainement..Il avait peur que l'on voit à quel point il avait été faible (à son avis) et ainsi se cachait, cachait son passé et se mettait à détester ceux qui se rendit compte qu'il n'avait pas toujours été aussi fort qu'il se pré ce n'était certainement pas la seule explication..Il avait bien vu la panique de Johann dans son regard..Comme si il avait peur que Reever n'apprenne une autre raison...Que celui ci ne pouvait connaître, même en cherchant bien comme cela...A moins que cela n'est un rapport plus ou moins éloigné avec l''homme qui l'avait blessé, ce Bolskrin de malheur...Ses poings se crispèrent rien qu'à penser à lui...Il avait du lui faire confiance et celui ci l'avait blessé avec ces cicatrices..Et il se méfierait de tout autre personne de peur de s'attacher à des gens qui lui ferait du mal...Et donc essayerait de se faire détester par les gens de peur qu'il ne s'attache à eux, vu sa nature de pureté qui était rare de conserver aussi entière...L'hypothèse se tenait...Mais de là à en juger tout le monde mauvais...Il fallait sacrement être déprimé ou avoir eu une déception particulièrement forte..Or à 17 ans, on avait déjà connu le temps des premiers amours qui brisaient bien non ? Pas au point d'en être dégoûté de toute l'humanité comme c'était le cas chez Johann...Et se juger impur depuis la naissance n'était pas une pensée courante...Le mal devait donc être plus profond que cela...Reever eut un soupir. Et voilà comment on passait d'une rêverie agréable aux soucis de tous les jours...Ah là là...Pour une fois dans sa vie ne pouvait il pas oublier un peu son quotidien ? Il eut un sourire d'excuse et murmura comme si Komui pouvait l'entendre :
- Désolé Komui d'être trop sérieux parfois...
Un exploit déjà en soi qu'il s'excusât pour cela...Et ce fut soudain comme si dans l'air ambiant il entendit sa voix délicate qui ne pouvait retenir un petit rire qui lui murmurait comme si il était là :
- Pourquoi t'excuses tu d'être toi ? Je t'apprécie tel que tu es sans besoin que tu ne t'excuses..Ce sérieux est une part de toi comme ma folie une des miennes... Et je ne voudrai que tu ne changes pour rien au monde...Jamais...
Et ces paroles bien qu'imaginés réchauffèrent son cœur. Comme si Komui les avait vraiment prononcé de ce ton affectueux qu'il avait imaginé...Et son regard se reporta sur son reflet. Qui l'espace d'un instant ne fut pas le sien, mais celui de Komui qui lui rendit son sourire. Et Reever sourit plus largement, tendant une main vers son reflet comme pour effleurer sa joue. Et ses doigts allaient effleurer la glace quand soudain résonna une voix très en colère dans la pièce à côté :
-MAIS C' EST PAS POSSIBLE UN INTENDANT PAREIL ! UEN HEURE QU IL A DISPARU !
-Je vous avez dit qu'il serait une source de problème commenta la voix sèche de Peck. On aurait du nomme quelqu'un de plus âgé...
- Ce n'est pas ce que vous disiez il y a quelque jours...
- Mais dites tout de suite vous, tant que l'on y est ! Tout le monde sait que vous en crevez d'envie !
- Si l'Administration Centrale me juge bon, j'y serai peut être un jour..Mais tout dépend de la volonté du Seigneur.
- Et de l'Administration Centrale, comme vous semble l'oublier s'exclama la voix acide du chef de la troisième section scientifique.
Reever eut un sursaut devant ce brutal rappel à la réalité. Très cruel rappel. Qui lui rappela brièvement Komui et sa manie de disparaître avant qu'il ne se souvienne avec douleur qu'il n'était plus dispute allait éclater si Reever n'intervenait pas rapidement..Et qui sait comment elle finirait...Avec tous ses dossiers qui s 'accumulaient ses derniers jours même si le Grand Intendant en avait fait la majeure partie en un temps record au point de rarement se reposer (par choix car il aurait bien pu se reposer ce qu'il ne faisait que sous menace) et les missions qui reprenait aujourd'hui, tout le monde était déjà un peu tendu... Et si Johann devait intervenir, il trouverait sûrement le moyen de se faire détester en peu de temps de tous...Alors c'était à lui d'intervenir...Il eut un soupir. Et s'excusa mentalement à Komui.
Avant de rentrer dans la pièce avec son soda dans une main, un air d'autorité sur son visage qui imposa d'emblée le silence à ses hommes qui revirent enfin l'homme qui était leur commandant qui était absent depuis ce matin de l'idée qu'ils s'en faisaient habituellement, de cet homme fort que rien n'effondrait. Et en voyant cela, Peck ne put s'empêcher de lâcher une pique méprisante :
- Oh regardez qui daigne revenir parmi nous...
Il s'attendait à entendre des répliques approbatrices devant sa répartie. Mais tout le monde le foudroya du regard pour s'en prendre à ce chef si apprécié. Au point que Peck se sentit de trop et se tassa dans un coin désireux de se faire tout petit,les menaces de Johann encore présentes à l'esprit, ce qui dans d'autres circonstances aurait été hilarant. Et maudit Reever intérieurement pour être si apprécié. Mais Reever ne prêta qu'un regard agacé à Peck qui lui fit comprendre qu'il l'avait entendu avant de s'exclamer avec un air qui ne souffrait qu'une réponse :
-Qu 'est ce qui se passe ici ?
Mais Peck ne put s'en tenir à sa première décision de se taire et ne put résister au plaisir de le blesser et d ' envenimer peut être encore plus les choses et se trouver des alliés ainsi et s'exclama avec un rictus méprisant destiné à le blesser :
-Parce que cela vous intéresse encore, Mr Wenhamm ?
« Espèce de sale punaise » songea Reever. Qui croyait le blesser en lui ôtant son titre. Mais qui le blessait plutôt par ces sous entendus. Qui l'écœurait avec ses sous entendus. Bien sûr que c'était le cas. Il tenait à son poste, ses hommes et la bonne ambiance ici. Pas qu'à Komui. Il ne méritait pas de gentillesse ni de douceur. Et sa leçon de ce matin n'avait pas suffi, apparemment. Et bien il allait en remettre une couche...Et intérieurement cela l'amusa par avance.
Reever le regarda d'un regard si noir que Peck ne put que se tasser sur lui même, se sentant impressionné malgré lui avant qu'il ne s'exclama d'un ton aussi froid que l'air du dehors :
- Bien sûr et ce jusqu'à nouvel ordre de votre chère Administration par laquelle vous jurez sans cesse, en bon petit chien du système..Et vous n'êtes pas le plus à même de juger si je suis encore efficace ou non..A moins d'être Luberrier ce qui pourtant ne me semble pas le cas...Et si vous voulez vraiment vous attirer les foudres de Mr Greimbaum comme ce matin, continuez ainsi, je suis sûr qu'il sera ravi de vous tomber dessus...Et moi je serai ravi de lui raconter comment vous outrepassez ces fonctions..Il va adorer je le sens...Au point de vous envoyer vous faire examiner pour voir si vous n'êtes pas devenu fou..Avec tant d'infirmières...
Reever admira son teint virer au vert devant ses insultes puis au pale devant ses menaces qu'il lui rappelait peser sur lui et vis à vis de celles que Reever créait non dissimulées. Ce qu'il l'amusa au plus haut point. Oh comme il comprenait Johann ! Que c'était jouissif de remettre Peck à sa place...Et autour de lui la tension qui régnait jusqu'alors céda à un immense éclat de rire général devant la tête décomposée de Peck auquel Reever mêla son rire pour achever de l'humilier. Et admira le regard furieux de Peck avant de se reconcentrer et s'exclamer avec un sourire qu'il voulut conciliant pour inciter à la discussion:
- Alors que se passe t'il ici ? J'ai cru comprendre que l'Intendant avait disparu et que vous sembliez particulièrement furieux contre lui...
Et tous ne purent que lui retourner ce sourire maintenant qu'il avait détendu l'atmosphère tant celui ci était communicatif. Soudain Reever avisa Johnny qui dans un coin semblait particulièrement soucieux malgré tout, ce qui l'intrigua. Il avait l'air torturé pour on ne sait quelle raison. Et il n'aimait pas voir cet air soucieux sur son visage. Cela l'inquiéta au plus haut point de le voir aussi préoccupé. Il allait en plus lui poser des questions quand Cash s'exclama avec un petit sourire embarrassé :
- Certains d'entre nous ont eu une discussion un peu houleuse avec le Grand Intendant à la suite de l'annonce de la mission de Krory. Vous vous rendez compte il l'envoie seul en Chine dans l'aile de sympathisants de Komui sous prétexte que la mission « a été élaborée comme cela » ! Sur le coup, cela nous a plutôt énervés et nous sommes montés directement à son bureau pour nous expliquer avec lui. Mais là, il nous a sorti que nous n'avions pas les clés pour juger et que l'on le gênait dans ses dossiers. Alors furieux nous sommes partis en claquant la porte. Et depuis une heure, il nous a laissé en plan avec les dossiers qui s'accumulent...
Reever eut un petit soupir agacé. Ainsi en si peu de temps, Johann avait déjà trouvé le moyen de commencer à se faire détester. Le temps qu'il relâche un peu sa surveillance et hop...Il était redoutable...Vraiment... Et sûrement à la merci de Luberrier, comme Komui avant lui...Si il avait refusé de faire cette mission, comme Komui il serait évincé, ce qu'il attendait de pied ferme. C'était un piège et si Johann tombait, les suivants seraient bien plus inhumains selon Komui et Johann. Et ils avaient un jugement plutôt fiable. Alors oui, en effet, « ils n'avaient pas les clés pour juger ». Mais comment auraient pu se douter d'un tel complot ? Impossible... Et puis bizarrement cette disparition l'inquiétait au plus haut point. Ce n'était pas le genre de Johann de laisser de la paperasse s'accumuler ainsi, même si il pouvait être en colère contre ses gens qui ne pouvait comprendre sa position. Et soudain Johnny ne se contint plus et s 'exclama d'un air un peu hésitant, exprimant ses craintes enfin:
- Et si il ne nous fuyait pas ? Mais qu'il avait plutôt un problème ? Parce qu'il n'a pas l'air méchant malgré tout... Et vous serez tous d'accord avec moi pour dire qu'il est plutôt du genre à se tuer au travail que de laisser des dossiers s' avez tous vu le nombre de fois ces deux derniers jours qu'à du le menacer le Commandant pour qu'il aille se reposer...Après tout, vous n'avez pas entendu ce matin parler de l'affaire des chocolats et des fleurs pour Miranda et Marie et de la bibliothèque fermée comme par hasard ce jour là ? Peut être qu'il n'est pas étranger à ce genre de manœuvre... Donc pas si mauvais...Et si Luberrier le tenait ?
A nouveau Peck ne put se taire et s'exclama avec un rire un peu méprisant ne pouvant manquer une occasion de tomber sur le dos du pauvre scientifique :
- Ah oui et quel genre de problème ? La serrure aurait cassé et il serait enfermé dans la pièce ? Ou claustrophobe tant que l'on y est ? Rendez vous à l'évidence : c'est tellement absurde ce genre de possibilités dans ce contexte... Non il veut simplement nous faire des problèmes...Cela lui ressemble bien plus...
Reever tiqua à ses propos devant la sensibilité de Johnny et les piques de Peck...Qui n'étaient pas tout bien pesé si absurdes, compte tenu du fait qu'il le détestait tout particulièrement et qu'il cherchait à l'en faire détester. Et le fait que Johnny se rende compte qu'il n'était pas si méchant sans avoir entendu le quart des choses que Reever avait entendu montrait que ce masque que Johann avait dressé pouvait être percé par d'autres...Et que Johnny comme d'habitude était bien plus sensible que les autres..Et sentait que Johann était attaché. Et qu'il soit conscient qu'il travaillait jusqu'à presque s'en tuer, ce qui rendait les reproches précédant totalement injustifiés et qui avait fait baisser la tête de tous les autres en entendant une donnée qu'ils savaient vraie. Tout cela ne fit qu'agrandir l'admiration pour le bon jugement de Johnny qu'il avait déjà et agrandir l'angoisse que cette situation étrange lui suscitait. Car tout comme Johnny, il était persuadé que la situation n'était pas normale. Et son mauvais pressentiment se transforma en une angoisse sourde et il s'exclama d'une voix un peu sourde sous l'effet de ce mauvais pressentiment tandis que ce mauvais pressentiment gagnait le moindre recoin de son cœur et déployait ses ailes en son cœur :
- Je vais aller voir ce qui se passe. Et je vous dirai l'état de la situation et si jamais c'est de l'entêtement, j'essaierai de le ramener à la raison.
Ces paroles ramèrent un sourire de soulagement sur tous les visages. Ils eurent tous l'air apaisé que leur chef acceptât de s'en occuper et qu'ainsi il leur revint d'une certaine manière, qu'il ait enfin quitté cet air triste qu'il arborait depuis ce matin. Que cela suffise à écarter sa tristesse et qu'ainsi ils contribuent à le faire aller mieux. Ils ne remarquèrent pas l'air altéré de la voix de leur chef. Leur admiration pour leur chef qui acceptait malgré sa tristesse de s'occuper d'un cas épineux et de pouvoir aussi l'aider avait chassé cette impression. Sauf chez Johnny et Peck qui virent bien cela. Peck en entendant cela eut un rictus méprisant et s'exclama :
- Pas besoin de se déplacer pour cela. C'est un prétexte pour ne rien faire c'est tout...Il est intraitable après tout. Et si des scientifiques aussi géniaux que ceux qui y ont été n'ont pu réussir à le raisonner, je doute que vous puissiez le faire à votre tour. Mais ah oui, c'est vrai...Il est votre ami..Vous avez une certaine influence sur lui...Je suppose que vous allez en Grand Intendant à la botte du Commandant Wenhamm. Encore, décidément...Et après on dit que c'est moi l'ambitieux...
Reever frémit de rage à ses paroles insultantes et ses sous entendus infâmes. Il lui donnait envie de lui asséner un coup de poing en pleine figure pour ainsi sous entendre des choses pareilles et traiter Johann, qui ne méritait pas cela, de la sorte. Mais cela ne ferait qu'envenimer les choses et Peck réussirait si il le frappait à se créer des alliés solides comme il avait cherché avec ce mot « génial ». C'était une tentative pour le sortir de ses gonds et si il y succombait, il tomberait dans le piège que Peck avait préparé de toute piè ses hommes aussi captèrent la provocation et aussitôt le foudroyèrent du regard et formèrent un cercle autour de leur chef lui montrant leur soutien. Ce qui réchauffa le cœur de Reever de se sentir entouré de la sorte. Aussi se contenta t'il de s'exclamer avec un regard le plus noir et le plus méprisant possible :
- Vous tentez de me chercher Mr Peck mais c'est peine perdue. Je ne m'abaisserai pas à votre niveau de punaise pourrie jusqu'à la moelle. Vous et moi sommes très différents parce que moi, à votre contraire, je n'ai pas tenté de menacer un jeune homme de 23 ans pour obtenir ce que vous voulez en le croyant sans défense. Tout cela parce que vous vous estimez être le meilleur pour un poste pour lequel vous n'avez pas été désigné.
Et il n'attendit pas la réaction de Peck et dignement il lui tourna le dos et partit en direction de la sortie d'un pas rapide qui n'admettait pas que l'on le rattrape et l'arrête. Sortie que ses hommes accueillirent avec des acclamations de fierté devant la classe que pouvait avoir leur chef même quand on l'insultait de la sorte. Reever eut un léger sourire devant ces réactions. Il aurai tellement voulu que Komui le voit en cet instant. Qu'il soit fier de lui. Qu'il voit cela, ce matraquage par lui même et Johann. Voir son sourire et entendre son rire. Et son cœur se serra. Il s'arrêta un bref instant, la main se crispant à son cœur. Que c'était douloureux. De penser à lui. De continuer à vivre comme avant de la que tout avait changé. Et son regard rencontra son jumeau dans la glace. Et il en vit la douleur et la rage qui y était enfermé.Alors c'était lui que ces hommes voyaient ? Cet être si triste... Pas étonnant qu'ils ne le reconnaissant plus... Et soudain il entendit la voix de Johnny dans son dos qui l'interpellait, haletant légèrement :
- Commandant ! Commandant !
Reever eut un léger sursaut, composa un sourire de composition et pivota vers lui. Il n'avait pas besoin d'inquiéter Johnny qui était déjà inquiet en cet instant. Comme lui que ce mauvais pressentiment n'avait pas quitté. Qui affleurait toujours dans ses veines avec force. Mais il ne fallait pas l'inquiéter encore il essaya de donner le change et s'exclama :
- Oui Johnny ?
Étonnamment le visage de Johnny se couvrit de désapprobation et il s''exclama :
- Pas la peine de simuler que vous allez bien Commandant, vous savez. Ni de cacher l'inquiétude qui est notre. Comme moi, cela vous inquiète non ? Alors n'essayer pas de me ménager, s'il vous plaît.
Cette amitié et cette sincère sollicitude à son égard toucha Reever au plus haut lui fit bien voir que oui, Johnny avait perçu son mauvais pressentiment. Même si évidemment, il ne pouvait se permettre de lui montrer et lui expliquer pourquoi. Il voulait rester fort et éviter de s'effondrer devant lui. Mais alors qu'il allait essayer de le rassurer, Johnny reprit avec force et conviction :
- Laissez moi venir avec vous. Ou mieux envoyez moi moi. Vous n'avez pas à toujours tout assumer, surtout les jours où vous ne le pouvez pas.
Ces paroles touchèrent Reever au plus haut point et le rendirent muet devant tant d'amitié. Mais il savait qu'il ne pouvait pas accepter. Johann fragile comme il l'était ne pourrait accepter qu'une tierce personne le voit fragile comme il l'était. Pire, elle lui en voudrait d'avoir amené quelqu'un. Il penserait qu'il avait fait de sa détresse un spectacle. Qu'il avait fait cela pour susciter sa pitié, dans le cas où il aurait un problème. Et il y aurait de quoi le braquer éternellement contre lui et de le laisser se replier sur lui même. Alors qu'il devait le laisser venir tout doucement à lui et résister à ses tentatives de repliement et tentatives pour se faire haïr pour lui faire voir qu'il pouvait avoir confiance dans les gens et qu'il se rende compte que cette humanité était une part de lui qu'il ne pouvait annihiler. Dont il ne voulait pas être vraiment haï au fond de lui. Mais amener d'autres gens était le plus sûr moyen de briser totalement la confiance qu'il avait dans les autres. Et il le savait. Maintenant, le dire à Johnny sans révéler qu'il était encore plus fragile qu'il ne le pensait et trahir Johann...n'était pas évident..Alors pesant ses mots, il tapota gentiment l'épaule de Johnny en lui souriant sincèrement et en s'exclamant :
- Je suis très touché par votre envie de m'aider mais je suis intimement persuadé, malgré toute votre sensibilité qu'il vaut mieux que j'y aille moi. Je sais un peu près comment il va réagir et ces réactions peuvent parfois être très surprenantes. Et vous savez dans le cas où il aurait un problème, cela ne lui plairait pas tellement que l'on soit plusieurs à le voir ainsi.
Il savait très bien que si il y avait un problème, Johann lui tomberait dessus dans tout son sadisme et essaierait d'évacuer celui ci et de punir Reever pour être intervenu. Pour tuer toute sympathie qu'il pourrait avoir à son égard. Parce qu'il ne supportait pas qu'il voit ses faiblesses. Mais pas Johnny. Comment aurait il pu être préparé à cela, lui qui ne l'avait jamais vu agir comme cela ? Il pourrait se méprendre totalement, croire que c'était de la méchanceté pure alors que c'était un réflexe de ne voulait pas se montrer faible. C'était tout. Et il préférait lui éviter un tel spectacle. Ni qu'il juge mal Johann. Qui n'était pas si méchant. Alors il valait mieux éviter qu'il ne le voit ainsi.
Mais Johnny le regarda gravement et murmura :
- J'ai l'impression qu'il vous fait confiance...Alors qu'à tous les autres il ne le fait pas...Comme s'il avait peur de nous tous...Pour je ne sais quelle raison..
Reever admira son pouvoir de déduction en partie juste. Et il eut un soupir et agita un index en signe de négation en entendant le début et murmura comme une confidence qu'il ne pouvait plus retenir :
- Pas même à moi, Johnny. Pas même à moi. Mais il doit être encore possible de le sauver de pense que l'on peut faire quelque chose. Mais sans intervenir à trop de personnes. Si il y en avait trop, on le briserait définitivement et on le perdrait.
Johnny eut un sourire et à son tour tapota l'épaule du Commandant en murmurant :
- Je comprends, Commandant. Et je sais que vous le pouvez...Mais je continue à penser que ce n'est pas une bonne chose pour lui d''être Intendant malgré tout le travail qu'il fournit...Il va se détruire..On dirait que c'est ce qu'il cherche...
Reever hocha la tête devant ses propos graves et sensés et s'exclama d'une voix un peu rauque :
-C'est précisément pour cela qu'il ne doit pas rester trop longtemps à la tête de la Congrégation..Jusqu'à ce que cela soit évident pour tous les autres...
Reever se tut brusquement en se rendant compte qu'il était peut être allé un peu trop loin. Certes, Johnny commençait à comprendre, mais de là à être prêt à accepter le retour de Komui et y voir son utilité...On en était loin...Et si ils pouvaient l'aider à aller mieux... Mais Johnny s'exclama incrédule :
- De quoi Commandant ? Que voulez vous dire ?
Reever eut un pauvre sourire et tapota sa tête gentiment en s 'exclamant avec un petit sourire qu'il voulut rassurant :
-Rien Johnny, rien avant de partir vers le bureau de l'Intendant. Laissant un Johnny pensif en plein milieu du couloir.
OoO
La peur. Elle courrait sur tous les murs. Sous sa peau diaphane. Le noir. Dans toute la pièce. Enfin dans sa mémoire. Leurs cris. Leurs rires. Comme des fantômes partout autour de lui. Qui balbutient avec un sadisme incroyable, son nom. Johann, Johann...Ses victimes, peut être..Ou les fantômes de la Congrégation. Il ne savait plus dans sa terreur. Les murs dansaient autour de lui en une ronde maléfique. Rien n'était stable. Ils avaient l'air de sorcières en plein sabbat. Où Johann était convié de force. Et ils se rapprochaient toujours plus de lui avec leurs rires qui s'entremêlaient à ceux fantasques des fantômes du passé. Bientôt ils l'emporteront. Si Johann ne se protégeait pas mieux que cela. Il cacha encore plus son visage dans ses genoux. Avec ses larmes silencieuses. Il ne devait pas pleurer trop fort, ni crier. Il ne devait pas embêter Komui avec cela. C'était son traumatisme, sa faute. Il méritait cela. Point. Il ne pouvait pas comprendre. Et il ne voulait pas voir une nouvelle fois l'horreur sur son visage en voyant ce qu'il lui avait fait. Ni cette rage pure. Alors qu'il l'avait mérité. Et ses cris l'alarmerait, LUI. Et il se ramènerait plein de rage à son encontre. Et cela serait encore pire. Il était tellement furieux quand il était parti d'ici...Il ne fallait pas l'énerver...Non, d'autant qu'il méritait son châtiment..Mais qu'est ce qu'il racontait ? Tout cela était du passé..Il n'était plus là...Il ne lui faisait pas subir une nouvelle fois cela...Non, mais il devait être ouvrir la porte et aller chercher les dossiers qui l'attendait...Enfin voyons, il n'allait pas se laisser effrayer par une porte fermé eut un petit rire déterminé et releva la tête...Et le sombres murs se jetèrent à ses yeux en riant plus fort. L'étouffement se fit plus fort. Johann avec un petit cri étouffé, replongea contre ses genoux. Avant de se maudire. Et si ils l'avaient entendu ? Ils verraient qu'il était faible...Et il ne fallait pas.. D'autant qu'il était fort...
- Ah oui ? Jo Regarde toi, si faible...murmura sa voix avec un ricanement sadique qui le fit frisonner. C'était impossible..Il n'était pas là...Non, il n'était pas là...
- Tu n'es qu'un fantôme..Tu n'existes pas...murmura t'il é n'es qu'une hallucination..Fiche moi la paix...
Pour toute réponse lui parvint un rire. Son rire. Qui résonna si fort dans la pièce s'entremêlant avec les rires de son passé. Et qui le fit frisonner plus fort. Même si il cuisait de chaud dans ce brasier. Il était paralysé par la peur. Par le poids des murs qui pesait sur lui comme un couvercle. Il était leur prisonnier. Ils allaient le tuer. Et comme dernière compagnie, son rire. Son rire maudit. Celui de son tortionnaire, son amant. Qui voulait toujours tout contrôler et qui était jaloux au possible. Et qui l'avait tant trompé. Qui l'avait utilisé comme amant. Qui avait prétendu l'aimer. Et qu'il aurait aimé retrouver pur comme au début. A moins que cela ne soit inventé dès le début. Qui voudrait qu'il calmât. Et qui lui retomberait dans les bras certainement si c'était le cas. Car il continuait à l'aimer malgré les années. Et les douleurs. Les traumatismes. La vérité était qu'il avait besoin de lui. Mais de l'être pur qu'il avait connu. Pas de l'homme qui l'avait blessé. Qu'il pourrait appeler en vain, il le savait. De toute manière, c'eut été faible d'appeler qui que ce soit. De ressenti vraiment cela...C'était la faiblesse c'est tout qui lui faisait penser cela...Surtout si c'était son destin. De toute manière, il ne l'aimait pas lui. Et qui aurait il appelé ?
-Moi peut être commenta sa voix douce comme à l'accoutumée. Comme celle de Miranda. Qu'elle lui rappelait tellement. Et il frissonna tellement. Il ne voulait pas qu'elle le voit comme cela. Surtout elle. Cela pouvait lui nuire de le voir ainsi. Et il ne voulait plus lui nuire. Non, jamais. Il voulait s'effacer. Il ne voulait pas exister. Il ne voulait pas la blesser par son existence. Et cela suffisait. Alors il la rejetait de toute ses forces. Pour éviter de la blesser encore. Il lui avait fait tant de la naissance. Et les murs se rapprochèrent de lui à nouveau. Il sentait leur aura peser lourdement sur son dos, entendait leurs rires résonner avec tant de force, entendait leurs murmures chantant cette chanson souvenir d'enfance pour beaucoup à laquelle sa voix maudite s'entremêlait :
- Il court, il court Johann, le Johann du Lac de Constance..Mais à la recherche de quoi, il ne sait pas...Est ce que c'est à sa recherche ou bien à cela ? Seul l'avenir le dira..Il est perdu, il est perdu le pauvre petit du bois joli...Il est passé par ici, il repassera par là et personne ne le verra...
Oui, les murs l'emporteront dans son angoisse et sa douleur que personne ne mérité pour l'enfant impur que l'on doit détester qui a énervé des gens les murs étaient plus oppressants encore. Et l'air se faisait rare. Il n'avait depuis longtemps plus rien de frais. Il n'était que relent d'intérieur et de peur. De sa peur. Qu'il n'osait crier au monde. Celle qui le rongeait depuis si longtemps. Cette peur d'être faible, de se faire avoir à nouveau en étant faible. Cette humanité qui lui faisait peur car si instable. Qui n'était pas sienne. Son soi intérieur ne pouvait avoir peur. De quatre murs et d'une porte fermée. Si seulement il pouvait se lever pour ouvrir cette porte ou la fenêtre. Après tout il y avait un balcon juste en dessous de ce bureau. Pour s'enfuir d'ici, c'était l'idéal. Si seulement il pouvait se lever pour traverser le bureau et rejoindre ses appartements. Si seulement, Kit ne dormait pas dans sa chambre bien tranquillement sans se douter de la peur de son maître ; elle pourrait le rassurer par ses ronronnements. Il tenta de se lever mais ses jambes étaient de coton et les murs bien trop proches. Beaucoup trop proches. Telles des ombres qui rampaient comme une nuit se levant, se dirigeant à pas de loup vers leur victime terrorisée. Qui se recula pour essayer de leur échapper en un bruit échappé. La peur tenait son cœur de manière si forte. Comme la chaleur. C'était insupportable. Et la sensation de confinement...Et l'adrénaline qui battait si fort à ses tempes...Et leurs rires imaginaires ou non...Et la chanson insupportable qui continuait à résonner avec avait envie de supplier quelqu'un d'arrêter tout cela, de venir le sauver, mais c'était le comble de la faiblesse. Combien de fois l'avait il fait chez Komui ? Et combien de fois la honte avait ceint son front peu après ? Tant et tant de fois malgré Komui qui lui disait que ce n'était rien d'être « claustrophobe ». Qu'il haïssait ce mot. C'était être faible que d'avoir peur d'une telle chose. D'autant qu'à l'origine, il n'avait pas peur. Mais où était passé l'air ? Et le jour ? Car il devait être seize heures, non ? Non ? Pourquoi donc avait il cette tenace impression de suffoquer dans le noir ? Et pourquoi comme un lâche se traînait il sans aller chercher ses dossiers ? Il tenta à nouveau de redresser la tête. Et lui parvint un nouveau parfum. Qui le terrorisa à nouveau. Le sien. C'était le sien. Il était là, il était venu le chercher. Il allait encore souffrir car il avait échappé à son contrôle. Il ne l'aimait pas. Il aimait juste le faire souffrir. Il avait peur, tellement peur... Il se terra plus encore..Avant de heurter quelque chose. Paniqué, il se retourna..Pour rencontrer le noir qui lui sourit de toutes ses dents. Et tendit une main griffue vers sa joue. Une des sorcières. Un cri de terreur lui échappa avant qu'il ne se recula. Mais peine perdue, il avait l'impression d'être cerné de toute part, d'être acculé, au milieu d'une troupe de loups s'apprêtant à se jeter sur lui. Et la chaleur l'imprégnait de toute part. Il voulait rejeter la tête en arrière pour au moins mourir dignement. Mais il savait qu'il ne pourrait pas. Et un parfum plus intense monta. Le sien. Comme si il était dans la pièce avec lui. Un parfum de citron et de miel et de fruits. Alors il viendra le tuer, lui en personne..Au comble de la terreur il s'exclama :
- Recules ne t'approches pas de moi ! Tu ne sais pas de quoi je suis capable !
Avant de se rendre compte de l'absurdité de la chose...Bien sûr qu'il savait...Il le connaissait par cœur... L'air s'emplit entièrement de son parfum et l'entoura comme un cocon menaç n'était pas loin, il n'était pas loin..Et avec lui apparut la lumière..Elle lui brûla les yeux... Elle était si douloureuse..Alors c'était déjà la fin..Il entendit sa voix incrédule :
-Johann ?
Incrédule ? Sa voix ? Il était tellement sûr de lui d'habitude...A moins que cela ne soit pour donner le change...Et l'air était froid autour de lui à présent...Comme la mort...Comme si elle sentait son destin..Et les murs avaient l'air de reculer..Sûrement pour le livrer à son bourreau ultime.. Qu'il défierait une dernière fois dans les yeux avant de mourir dignement. Il se redressa en pointant son arme devant lui en s 'exclamant :
- Recules c'est un ordre ! Tu ne m'auras pas comme cela !
Et son regard rencontra un regard bleu ciel. Un regard interloqué, choqué. Des cheveux blonds courts et allant un peu dans n importe quel sens. Alors Johann se figea incrédule son arme se baissant déjà et le nom de l'homme s'exhuma de ses lèvres comme il si expirait :
-Ree..Reever. ?
Il se sentit blêmir d'un seul coup, défaillir un peu...L'air était plus frais maintenant. Les rires s'étaient tus..Les chansons murs avaient regagné leur place d'origine...Le parfum n'était plus le sien mais celui rassurant de Reever. Entêtant...Enivrant...et sa voix douce résonnait encore.. C'était fini..On était venu le sauver..On était venu le sauver... Les larmes d'émotion et de choc se frayèrent doucement un chemin sur le visage ravagé qu'il présentait à Reever. Et subitement il eut besoin de chaleur,de quelqu'un pour l'entourer, pour dissiper ce mauvais rêve. Apaiser ses tremblements qui l'avait pris. Et il se jeta tout frémissant dans les bras d'un Reever très surpris, se serrant de toutes les maigres forces qu'il avait encore contre lui. En sécurité pour le moment. Auprès de sa présence apaisante qui faisait taire les murmures et de son parfum qui l'entourait et le berçait. Et contre lui, il se laissa aller pour la première fois de sa vie depuis très longtemps, laissant le contrecoup de sa douleur, de sa terreur s'échapper enfin de lui. Il devint la douleur même. Que Reever ne rejeta pas.
OoO
Ce silence...Il transparaissait de sous sa porte et venait jusqu'à ce visiteur impromptu qu'il était. Pas un bruit de plume, aucun mouvement. Les ténèbres aussi malgré le fait que la lumière soit devenue rare. Reever eut un frisson. Il avait un très mauvais pressentiment. Il courait dans ses veines, prémices d'une angoisse qui n'était pas sienne . Non, ce silence n'était pas naturel. Et soudain un cri de terreur pure résonna de l'intérieur qui glace son sang. C'était sa voix. Qu'il n'avait jamais entendu si brisée, si affectée. Inquiet, il ouvrit précipitamment la porte. Pour trouver la chaise en face de lui vide. Et soudain résonna en l'air sa voix sur sa droite :
- Recules ne t'approches pas de moi ! Tu ne sais pas de quoi je suis capable !
Reever sursauta à cette voix. Cette voix emplie de terreur. Qui semblait le prendre pour quelqu'un d'autre. Peut être même Bolskrin... Et cela l'agaça encore plus contre lui..Non content de l'avoir blessé, lui avait il infligé en plus des traumatismes liées à une pièce fermée ? Et ce fut alors qu'il le vit. Un spectacle à fendre le cœur. Johann replié contre lui même. Méconnaissable. Fragile au plus haut point. Ses bras entourant ses genoux. Son front contre ceux ci. Ses cheveux masquant totalement son visage à la vue de tous. Brisé, effondré, aux pieds du monde entier. Un enfant dans un corps d'adulte qui contemple un monde de douleur. Ce spectacle brisa son cœur. Est ce que Komui avait déjà eu une fois à voir un tel spectacle ? C'était horrible. Vraiment horrible. Et il voulait chasser cette douleur. Alors il l'appela doucement, pour lui montrer qu'il n'était pas seul. Mais sa voix ne put être assurée et n'être qu'incrédule face à ce spectacle déchirant. Heureusement que Johnny n'avait pas vu cela. Il y aurait eu de quoi détruire en un instant son apparente image d'homme fort. Et ils l'auraient payé très cher. Et comme un serpent, il se redressa d'un coup, brandissant son arme devant lui, ses yeux constellés encore de larmes, imprégnés d'une détresse intense et d'une peur panique que l'on sentait luire dans ses iris malgré ses paroles qui ébranla et choqua Reever de par cette réaction vive et cette détresse :
- Recules c'est un ordre ! Tu ne m'auras pas comme cela !
Et ces yeux rencontrèrent ceux incrédules de Reever. Et la surprise lui fit aussitôt baisser son arme tandis qu'il s'exclamait d'une voix bredouillante comme celle d'un homme brisé qui retrouve un contact avec ce monde :
-Ree..Reever ?
Sa voix se jeta au monde comme la voix d'un homme venant de lancer son dernier râle. Et son visage se détendit. D'abord de manière subtile quand il sembla réaliser qu'il était libre, son teint devenant blême à vue d'oeil inquiétant même encore plus Reever puis de manière de plus en plus flagrante quand les larmes revinrent dans ses yeux, des larmes d'émotion et de choc avant qu'il ne sembla chercher quelque chose. Ce que Reever ne comprit pas. Jusqu'à ce que précipitamment, sans aucun signe avant coureur, il ne se jeta contre lui violemment, le faisant reculer sous le choc de la collision. Il se blottit contre lui précipitamment, se serrant contre de lui de toute ses forces surprenant Reever au plus haut point avant qu'il ne cacha entièrement son visage contre lui. Et quelque chose d'humide vint couvrir l'endroit où il s'était blotti. Alors Reever comprit ce qu'il faisait. Comme tout être humain, il avait besoin de réconfort. Et pleurait en silence, caché. Il n'osait pas pleurer ainsi, librement. Doux, brisé, petit Johann. Qui comme Komui n'était pas capable de pleurer devant tous les autres. Reever eut un sourire et doucement referma ses bras sur lui, caressant d'un geste apaisant ses cheveux en fredonnant doucement un air qui couvrait ses gémissements pour lui faire croire qu'il ne l'entendait pas et ne pas le gêner plus. Qu'il n'y avait qu'eux et la musique. Qu'il ne s'était pas effondré entre ses bras, qu'il n'avait pas besoin de lui. Il sentait le jeune homme trembler contre lui, subissant le contrecoup de cette attaque nerveuse dont il se déchargeait en cet instant. Il sentait encore la peur qui restait en lui comme un débris de celle ci. Cette peur qui le quittait à chaque larme qu'il versait. Et soudain il se rappela les mots de Johann alors qu'il dormait. « Je suis rempli de peur sans cesse que j'essaie d'effacer au monde mais elle est là, sous ma peau sans cesse. Elle me hante elle respire par les pores de ma peau et j'ai de la chance que personne ne l'ai encore trop vue. » Lui venait encore d'en voir une de ses brillantes démonstrations. Un traumatisme qu'il n'imaginait même pas. Pire que tout ce qu'il imaginait. Une peur panique d'un lieu clos. Certainement causé par l'autre. Ce salaud. Ce salaud qui avait brisé un être si fragile, un être comme lui si pur. Et il ne pouvait pas le guérir de cela. Non, il pouvait juste éloigner la douleur temporairement de lui en le serrant contre lui et en se mettant à lui chuchoter maintenant doucement dans cette langue qu'il savait Johann apprécier, cet allemand natal:
-Là, cela va aller..C'est fini...
C'était tout ce qu'il pouvait faire. Et cela le frustrait. Lui faisait maudire sa condition. Il ne pouvait pas détruire à jamais sa peur. Il ne pouvait que juste la calmer et lui permettre de reprendre le contrôle de son masque. Car lui seul en acceptant ce qu'il était pourrait détruire ce masque. Et ce n'était pas le cas. Mais bon sang ce qu'il se sentait impuissant ! Et soudain d'un seul coup Johann se dégagea brusquement de ses bras, son visage devenu dur en cet instant. Il lui adressa un regard dur et se dirigea vers la sortie de la pièce. Pris au dépourvu, par sa réaction qu'il aurait pu prévoir, Reever s'exclama:
-Mais où allez vous ?
Il pivota vers lui, lui adressa un sourire plein de pitié devant son manque flagrant d'intelligence comme semblant l'indiquer l'éclat vicieux de ses yeux dans le but de le vexer et de détruire tout sentiment positif vis à vis de lui et s'exclama :
-Enfin, mon petit Commandant de pacotille,c'est évident. Je vais rattraper le retard que cette bagatelle m'a fait perdre. Et je ne saurai que trop vous conseiller d'en faire autant même si j'ai des proportions à être plus gentil avec vous qu'avec les autres...
Il voulait le faire réagir à son insulte. A sa menace à peine voilée. Mais tout ce qu'il vit et l'indigna ce fut le ton badin dont il parla de ce qu'il l'avait angoissé au point de le détruire. Cette bagatelle. Et il ne put plus retenir sa rage même devant la vanité de l'action.. Il s'écria :
- UNE BAGATELLE CA ? UNE BAGATELLE, UNE CRISE D ANGOISSE DOUBLEE D UNE CRISE DE CLAUSTROPHOBIE ? ET VOUS VOULEZ CONTINUER COMME SI IL NE S ETAIT RIEN PASSE, FAIRE COMME SI VOUS ALLEZ BIEN ALORS QUE VOUS EN TREMBLEZ ENCORE, GARDER LE SILENCE ET PRENDRE LE RISQUE QUE CELA SE REPRODUISE ENCORE ? PERMETTEZ MOI DE DIRE QUE C EST UNE ABSURDITE SANS NOM...VOUS NE POUVEZ PAS VOUS TAIRE A CE PROPOS, CELA POURRAIT APRES TOUT SE REPRODUIRE ENCORE ET ENCORE ET VOUS POURRIEZ FINIR PAR MOURRI D ANGOISSE ! VOUS Y PENSEZ A CELA ?
Et en retour ses yeux luisirent de plus de rage encore et il s'écria au comble d'énervement devant ce qu'il savait être la vérité certainement:
-CE N EST PAS UNE CRISE DE CLAUSTROPHOBIE ! ET ENCORE MOINS UNE CRISE D ANGOISSE ! JE VAIS TRES BIEN ! ET PUIS CELA NE SE REPRODUIRA PLUS, ESPECE DE MENTEUR ET...
Soudain il se tut précipitamment. Et un sourire sadique vint orner ses lèvres alors qu'il réalisait quelque chose qui échappait à Reever. Et ce sourire coupa net sa fureur. Il ne présageait rien de bon. Non, vraiment... Et soudain de cette voix doucereuse qu'il usait souvent quand il voulait faire souffrir quelqu'un, il s'exclama :
-Ne t'étais je pas dit, Honig qu'il arrivait des choses étranges au menteurs avec moi ? J'espère que avec cela tu retiendras la leçon...
Et soudain il se dirigea vers son bureau en lui adressant un sourire des plus sadiques, son regard bordeaux s'accrochant au sien. Reever ne comprenait pas ce qu'il méditait mais en tout cas, il ne le sentit pas le moins du monde. Il eut un frisson. Il l'inquiétait. Il méditait un mauvais coup assurément...Quelque chose pour se faire détester... Et soudain il s'empara du téléphone en s'exclamant :
-Alors le numéro de Penyan..Hmm...
Reever se figea à ses propos. Penyan...La ville de Komui...Ce sadique allait appeler devant lui l'homme qu'il aimait, lui faire entendre sa voix, le torturer devant lui, en le torturant lui même en ce jour de Saint Valentin par le mal qu'il allait lui faire et simplement en lui faisant entendre sa voix. Il s'écria au comble de l'horreur :
-ARRETES ! IL N A RIEN A VOIR AVEC TOUT CELA !
Le sourire de Johann s'accentua à ces propos tandis qu'il calait entre son épaule et son oreille le combiné en composant le numéro. Et plantant son regard dans le sien, il susurra avec une douceur trompeuse :
-Au contraire, mon petit Reever, au contraire. Il est ta seule faiblesse, le seul angle d'attaque que j'ai sur je ne vais pas m'en priver, mon petit Honig trop pur...
Le choix des mots n'était pas anodin. Ce surnom que Komui lui donnait... Cela serra son cœur encore plus. Et il savait combien il avait raison..Il fallait qu'il l'arrête de suite...Il ne pourrait pas supporter, malgré tout, malgré toute sa bonne volonté il ne le pourrait pas... Pas entendre sa douleur, ni sa voix, ni imaginer son visage torturé par sa faute, pour des paroles qui lui avaient échappé..Alors tant pis si il accomplissait un acte qui pourrait lui coûter cher...Il se précipita vers lui pour lui arracher le combiné des mains au moment où Johann avec un sourire vicieux en regardant Reever s'exclamait :
-Komui, c'est moi Johann...
Mais soudain une voix remplit l'espace, immobilisant Reever. Ce n'était pas la sienne. Cette voix chaleureuse certes comme la sienne, n'avait pas les accents de celle de Komui. Plus douce, plus petite. Une voix de femme. Et celle-ci résonna en l'air doucement du bureau, amenant des accents de Chine en Angleterre.
-Johann ! Cela me fait plaisir de t'entendre après sept ans de silence ! Je commençais à me demander si tu m'en voulais vraiment, même si je sais cela impossible...
-Ouais renchérit une voix très énergique de non loin autour de la première voix. T as beaucoup fait pleurer Shishi ! Même Komuichou absent et occupé comme il l'était a pris le temps de nous contacter régulièrement,lui ! Je suis singulièrement déçue de ton attitude...Mais si tu dis juste à ton Elena qu'elle t'as manqué, tu seras pardonné..Après tout on n'a pas tous les jours 24 ans mon chou à la crème... Bonne anniversaire, mon tit... J'avais l'intention de te téléphoner en menaçant Komui de me donner ton numéro en refusant de lui donner la lettre de son Reever, mais tu m'as pris de court...A cause de toi je ne pourrai pas le faire chanter, trop triste et joyeux en même temps...
Reever resta figé à ses surnoms absurdes qui l'amusèrent cependant. Sa mention en terme de « son Reever » et le chantage qui apparemment pesait sur Komui qui impliquait le fait qu'elle soit au courant. Ces deux voix inconnues. Qui apparemment semblaient les connaître tous deux. Et avec lesquelles Johann semblait avoir rompu tout contact. Et 'l information qu'elles venaient de lui apprendre. C'était son anniversaire aujourd'hui. Et celui ci avait pris soin de tenir l'information secrète. Mais pourquoi ? Pour ne pas être apprécié ? Et puis il vit la tête de Johann qui lui fit oublier complètement sa surprise à tout ces faits. Blême, complètement anémié. L'air choqué, il avait écarté le combiné de son oreille. Il avait l'air de s'être pris une claque de plein fouet. Il s'assit dans sa chaise comme si il y tombait plutôt. Dévasté, choqué. Et d'une voix altérée, il bredouilla plutôt qu'il ne parlât :
-Shi..Shi An ? Où est Komui ?
-Dis donc il a plus de succès que nous ! Bouda la voix énergique. Je suis vexée, moi qui attendait des « Oh mais c'est mon Elena préférée » comme avant... D'abord son Reever, maintenant toi, bientôt ce sera qui ? Alex ?..On dirait qu'il a du succès notre petit cœur, hein Shishi ?
Sa voix simulait cet agacement et semblait plutôt malicieuse. Comme Johann pouvait le faire aussi. En tout cas , il était indéniable qu'elle l'appréciait. Et en tout cas, il venait d'apprendre le nom de ces deux femmes. La folle comme elle en avait l'air s'appelait Elena et la seconde..Shi An..L'amie de la famille de Komui comme celui-ci l'avait présenté dans sa dernière lettre, son ancienne gérante... Qui était en couple avec une femme selon Johann..Alors, cette Elena pouvait être son amie peut être ? Ce qui expliquerait la défense de son acolyte de ce ton ardent, et ce surnom si spécial à son égard. La jalousie qu'il aurait pu avoir à l'égard de la deuxième s'apaisa un instant en son cœur alors que la question de Johann elle même se posait. Où était il si elles répondaient à sa place? Cela l 'inquiéta singulièrement surtout qu'en Chine il devait être près de 23 heures. Qu'est ce qu'il faisait encore debout à cette heure alors qu'il avait beaucoup moins de travail et d'obligation maintenant? A moins qu'il fuyait le téléphone pour des cas comme celui ci..Possible... N'empêche ces surnoms étranges et familiers restait déroutants comme cette manière qu'elle avait de dire des vérités qui lui semblait évidentes comme cela...Qui avaient mené Johann à cet état de plus mort que vif. Qu'il ne s'expliquait faisait autant rire que pleurer. Car dans ses yeux commençait à s'allumer la peur. Comme si ce que racontaient les deux autres étaient parfaitement exact et que cette vérité l'effrayait. Soudain reprit la douce voix de Shi An avec compassion :
-Désolé mon Johann, il est sorti. Après que Elena ait réussi à le décrocher de ses dossiers en le menaçant d'appeler directement un certain Reever dont elle n'avait pas le numéro en plus pour lui raconter comment il prenait soin de lui à savoir de manière désastreuse, surtout aujourd'hui d'ailleurs...
-Et c'est là qu'il est dans la pièce et qu'il entend tout. Et voilà comment tu viendrai de le trahir, Shishi ! Nota amusée Elena. Même moi je ne fais pas mieux...
- Tu veux que je lui transmettes un message ? Reprit la voix de Shi An d'un air doux en ignorant la réplique d'Elena qui amusa Reever devant la justesse de celle ci. Et ces répliques amenèrent une singulière envie de meurtre sur Komui qui ne prenait pas soin de lui. Et qui apparemment avait été se balader. Alors, peut être que à aussi leurs âmes s'étaient rejointes... Cela accentua son sourire.
Johann d'un air terrorisé, lâcha le combiné. Il se leva précipitamment, reculant le plus possible en regardant le téléphone comme si il s'agissait d'un démon avant de remarquer la présence d'un Reever médusé qu'il regarda pendant quelques secondes avec l'air de ne pas reconnaître. Avant de tourner les talons en courant, se barricadant dans ses appartements. Reever en resta sidéré devant sa fuite. Ses deux personnes pourtant à l'air sympathiques bien que survoltée pour la seconde venaient de le terroriser sans raison. A moins que ce soit justement parce qu'elles avaient l'air de tenir à lui... L'hypothèse se tenait. En tout cas, il pouvait remercier le destin et cette Elena même si il maudissait aussi Komui pour son comportement stupide, qui venait de leur éviter des souffrances intenses et avaient transformé le démon en sauve qui peut. Et il ne pouvait pas laisser en plan ses deux personnes sans s'excuser auprès d'elles pour ce coup de fil étrange et cet abandon de poste. Et peut être qu'elles pouvaient répondre à des questions justement. Il alla récupérer le combiné et s'exclama avec douceur alors que la voix de Shi An inquiète s'exclamait :
-Johann ? Mon ange ?
-Désolé de vous dire cela comme cela, mais il a pris la fuite dit doucement Reever encore un peu ébranlé par cette scène.
Shi An eut un léger soupir et s'exclama :
-Cela ne m'étonne pas. Cela semblait trop beau qu'il accepte de me parler comme cela. Mon pauvre petit ange... Il a tellement peur que je lui fasse avouer qu'il est toujours humain sous son masque ni qu'il est incapable de détester quelqu'un...Il a tellement peur de se laisser apprécier par quelqu'un de peur d'être trompé et utilisé voir pris en pitié depuis Alex...Il se sent tellement impur sans raison... Comme s'il n'avait pas le droit d'exister, ce qui est absurde...
-C'est sûr commenta Reever d'un ai pensif. Ses paroles venaient de confirmer ce qu'il suspectait. Alex, ce salaud, cause de tout. La peur d'apprécier les gens et d'en être apprécié par peur d'être trompé et jeté aussi certainement, la peur de la pitié. Voilà une preuve dont il était presque sûr qu'elle se tenait.
Et il allait s'excuser du dérangement et raccrocher ne désirant pas les déranger plus encore malgré son envie de dicter un message de menaces à Komui qui lui avait menti et de lui dire qu'il lui manquait lorsque soudain la voix soupçonneuse d'Elena reprit :
-Et qui tu es toi beau parleur ? La victime des nerfs de Johann du jour ?
Reever rougit à ce surnom. Mais ne put retenir le rire à la suite de ses propos qui lui fit oublier un peu sa gêne. Qu'elle avait raison...
-En effet reprit il plus amusé.
-Alors écoute bien une chose, Parle d'or. Il n'est pas méchant c'est juste que bah c'est un enfant complètement perdu dans ce monde, qui ne sait plus où est sa place et qui croit qu'il n'en a plus.
-Je sais tout cela, ne vous inquiétez pas. Et excusez nous du dérangement reprit Reever doucement que le surnom rendait de plus en plus rouge.
-Pourquoi tu t'excuses, petit rossignol ? Ce n'est tout de même pas ta faute si Johann a décidé de passer ses nerfs sur toi, peut être après l'une de ses fameuses crises d'angoisses... Toi qui a du certainement avoir eu le tort de le voir comme cela, comme Komui à l'époque...Mais comme le masque n'était pas encore en place Komuichou s'en tirait bien, lui...
-Petit rossignol ? Reprit à mi voix choqué et de plus en plus gêné Reever. Mais quelles drôles d'amies avait là Komui... Remarque aussi folles que lui... Bien trouvé...Qui venaient de lui révéler un point dont il se doutait. Ce n'était pas la première fois. Et cela avait certainement eu lieu pendant même leur relation. Et « Komichou », y avait assisté. Il eut un léger sourire sadique. Il comprenait mieux pourquoi Komui avait tenu secrète l'existence d'Elena, avec sa manie de donner des surnoms étranges dont celui ci qui devait le gêner..Oh il allait morfler dans la prochaine lettre... En même temps lui mentir comme cela, non mais oh...Et il souffrait comme lui aujourd'hui tout particulièrement. Cela lui fit autant mal que bien.
-Oui rossignol. Je trouve que cela te va bien avec ta voix plutôt agréable à entendre. Et ne panique pas, je suis tout ce qu'il y a de plus homosexuelle et avec Shishi. J'espère que je ne te choque pas, mon petit oiseau ?
-Pas le moins du monde rit Reever. Comment aurai il pu être choqué alors que lui même l'était ? Et voilà une troisième chose de confirmé. Mais ses propos déclenchèrent un cri de joie extatique qui poussa Reever à écarter le combiné de son oreille tant il fut fort:
-Un tolérant ! C'est un tolérant ! T'as entendu Shishi ! En plus d'avoir une jolie voix il est tolérant ! Charmant vraiment ! Tu as tout pour plaire, toi !
Reever rougit à ses propos encore plus. Autant qu'ils lui firent mal. Bien sûr que non, sinon il ne serait pas seul...Sans l'homme qu'il aimait désespérément et qui était loin de lui en cet instant et auquel il aurait aimé parler, le menacer, lui dire qu'il lui manquait, qu'il pensait à lui chaque seconde depuis son départ. Mais Elena capta son silence et d'une voix radoucie s'exclama, le faisant sursauter :
-Tu es le dénommé Reever n'est ce pas ? Je l'ai tout de suite su, dès l'instant où tu m'as parlé...Exactement la personne que j'imaginai...Et ne t'inquiètes pas, il ne m'a pas montré délibérément tes lettres. J'ai du batailler avec lui pour l'empêcher de les récupérer cet égoïste...Et lui comme un imbécile n'a pas lu entre les lignes..Mais moi si... Alors je vais te faire une promesse...Aucun homme ne s'approchera à moins de cinq centimètres de lui, j'y veillerais personnellement. Et quand tu viendras les chercher cet idiot il sera tout à toi et rien qu'à toi. Mais tu n'auras pas intérêt à le rendre malheureux sinon tu auras affaire à moi...Et tu seras tenu de me remercier en personne et de supporter ma folie un peu... Et ne t'inquiètes pas, petit rossignol, tout n'est pas perdu...Même pas du tout. Et je vais veiller avec rage sur lui au point qu'il ne sera plus jamais dans cet état lamentable de s'attacher à sa table de travail pour fuir sa douleur de se voir séparé de toi. Car oui, tu lui manques atrocement. Et c'est toi, uniquement toi la cause de cela. Mais toi aussi cela te fait souffrir. Vous souffrez tous les deux et cela ne l'oublie jamais même si il essayerait de donner le change. Voilà je me déclare ton alliée à l'autre bout du monde.
Ces paroles firent rougir Reever encore plus, lui donnant l'envie de disparaître sous terre pour toujours. Deviné de la sorte...Mais en même temps ses paroles réchauffèrent son cœur, allumant une espoir et de la reconnaissance envers elle. L'espoir de compter pour lui autant qu'il comptait pour lui. Reconnaissance d'accepter de veiller sur lui, de le protéger, et son soutien qui lui faisait du bien.. Au final il n'arrivait pas à trancher si Elena était un fléau ou une bénédiction. Et soudain il réalisa avec horreur qu'elle pouvait lui en parler si elle voulait. Mais celle ci s'exclama :
-Évidemment cela sera notre secret. A toi de voir quand et où tu lui en parleras. Mais honnêtement, tu n'as pas à avoir peur DU TOUT. Et avant que l'on raccroche car notre Cendrillon pourrait encore traîner une heure, vu qu'il aime la nuit et que tu n'as sûrement pas que cela à faire, comme aller consoler Johann qui sera dans un état pitoyable après cela et qui ne mérite pas cela, d'autant que après avoir parlé avec nous, tu ne dois plus être d'humeur triste, surtout le jour de son anniversaire, est ce que tu voudrai lui dire quelque chose ? Je retransmettrai fidèlement, promis.
Ces paroles prirent de court Reever, qui simultanément venait d'apprendre que Komui aimait la nuit,ce qui était toujours bon à savoir d'apprendre quelque chose sur les gens que l'on aimait, venait d'avoir eu la confirmation de son silence et en qui Elena avait rallumé un espoir en lui. Alors il pouvait vraiment ? Et ce ne serait pas si dangereux ? Enfin pour la deuxième partie, il ne pouvait pas encore..Non pas au téléphone à une personne absente..Ce serait trop cruel pour lui et pour Komui si il était amoureux aussi de lui...D'autant qu'il était incapable de dire un tiers ce qu'il éprouvait. Alors d'une voix un peu hésitante au début puis se raffermissant, il osa énoncer ce qu'il avait l'intention de lui dire et qu'il s'était empêché de dire depuis le début de cette étrange conversation :
lui que quand je le verrai, il n'échappera pas au coup à blanc. Qu'il va passer un très mauvais quart d'heure pour m'avoir menti de la sorte. Que je serai sans pitié avec lui... Il va payer très fort cela...Que s'il croyait m'avoir vu en colère un jour, il se trompait très fort, notre « Komuichou »...
-Ce sera transmis. Il va devenir blême, cela va être amusant et après il tentera de me tuer, cela va être drôle...rit Elena.
-Ah et si il tente de vous tuer, il va avoir le droit à une potion en express que je reconstiturai exprès pour lui rajouta Reever qui décidément aimait bien cette étrange personne folle et très sensible à la fois. Une amie comme il en voyait bien auprès de Komui. Et étonnamment cela lui faisait du bien de parler avec ses amies alors que cela aurait pu le blesser. C'était presque comme si il parlait vraiment à Komui. Qu'il était en lien direct avec lui. Et soudain Elena poussa un nouveau cri de joie:
-Toi décidément je t'adore ! Mais tu ne veux pas rajouter quelque chose ? Dit elle d'un ton malicieux dont le sous entendu gêna un peu plus Reever. Non, il ne voulait pas rajouter cela. Non, pas cela mais...
-Dites lui que je pense à lui. Dit il d'une traite avant que l'hésitation ne le coupe. Ou la peur de dire cette vérité.
-C'est tout ? Pas un petit « tu me manques Komui » ? Rah t'es trop timide, faut y aller plus direct...M'enfin tit rossignol, si tu y vas comme une tortue ankylosée...
-Une tortue ankylosée ? S'exclama Reever à la voix agacé et amusé.
-Ouais t'as parfaitement entendu Mr le rossignol. Mais de son côté Komui c'est un escargot sous antidépresseur...
-Carrément ? rit Reever sa peine complètement envolée. C'était peut être la véritable force de cette femme. Chasser les tourments par ses pitreries, comme Komui... Ce qui le fit sourire. Et puis d'abord, rajouta t'il taquin, je dis ce que je veux...
-Et moi j'ai le droit de penser ce que je veux, nah ! Dit Elena se prenant au jeu. Allez bon blond, bonne journée si c'est encore possible.
- Comment vous pouvez savoir cela ? nota amusé Reever qui rougissait toujours au mot beau.
-Mon intuition. Qui ne m'a pas trompé, Elena avant d'envoyer un baiser à travers le combiné qui le fit rire devant son excentricité avant qu'elle ne raccroche. Et Reever eut un sourire. Avant de contempler la porte à demi ouverte des appartements de Johann. Qui aujourd'hui avait un an de plus. Et avait eu comme cadeau d'anniversaire une crise d'angoisse. Et c'était bien injuste, malgré le fait qu'il ait tenté de le blesser et qu'au final ce fut lui qui fut blessé. Alors, il eut un sourire. Il savait ce qu'il avait à faire. D'autant que leur discussion n'était pas terminée, loin de là. Il prit alors la direction des cuisines de Jeryy, avec aux lèvres un sourire qu'avait ramené Elena. Comme par miracle.
OoO
Komui franchit le passage de la porte en priant pour qu'Elena et Shi A ne soient pas restées debout à l'attendre pendant l'heure qu'avait duré sa promenade. Une heure qui avait été étonnamment apaisante avec ce doux air de Chine qu'il n'avait plus senti depuis un long moment. Et la présence même imaginée pendant un long temps de Reever...Mas il eut à peine fait un pas qu'Elena se jeta à son cou en s'exclamant :
-Ton homme est charmant ! Charmant ! Si je n'étais avec Shishi, je te le volerai de suite !
Komui resta interdit à ses propos. Que voulait elle dire ? Avait il...
Soudain apparut la calme et tranquille Shi An qui avec un sourire légèrement triste s'exclama l'intrigua :
-C'est Johann qui a appelé. Pour te torturer et torturer l'homme que tu aimes. Et après, ton homme s'est excusé du dérangement et ils ont parlé tous les deux.
Komui la regarda médusé puis Elena toujours accrochée à son cou. Avant de déclarer solennellement :
-Elena, tu sais que tu es mon ange gardien ?
-Oui, mon petit cœur dit elle en riant.
Puis il se tourna vers Shi An qui avait un air triste encore sur son beau visage. Et il comprit la raison de cet air sur son visage qui l'attrista au plus haut point. Et il s'exclama avec compassion:
-Il t'as encore fui, hein ? Je suis désolé, Shi An...
Celle ci eut un sourire et s'exclama :
-Allons bon , de quoi ? Ce n'est pas ta faute ni de la sienne d'ailleurs..Juste au destin...
-Mais quand même protesta Komui.
-Vas ce n'est rien vraiment. Parler avec ton Reever par procuration m'a fait beaucoup de bien..
-Et qu'est ce vous vous êtes dit ? Elena n'a pas été trop folle d'emblée ? S'exclama d'un ton fiévreux et avide mais aussi un peu effrayé à l'idée d'avoir fait peur à Reever, Komui qui n'osait croire à cela, que Reever ait parlé à ses amies de toujours et qui devinant la volonté de Shi An de changer de sujet pour qu'elle aille mieux, posant ainsi les questions qui lui importaient pour cela.
-J'ai été comme d'habitude. Mais cela n'a pas eu l'air de le déranger. On a un peu parlé de Johann, puis de toi. Il m'a dit de te dire, je cite « lui que quand je le verrai, il n'échappera pas au coup à blanc. Qu'il va passer un très mauvais quart d'heure pour m'avoir menti de la sorte. Que je serai sans pitié avec lui... Il va payer très fort cela...Que s'il croyait m'avoir vu en colère un jour, il se trompait très fort, notre « Komuichou » Ah et si il tente de vous tuer, il va avoir le droit à une potion en express que je reconstiturai exprès pour lui » dit elle en une imitation parfaite de la voix de Reever qui ne fit plus douter de la vérité. Cela avait vraiment eu lieu. Et il ne put retenir un frisson à ses menaces avant de foudroyer du regard Elena, se sentant légèrement frustré qu'il n'y est eu que des menaces..qui en même temps montrait qu'il tenait à lui ce qui réchauffait son cœur, ses joues rouges en s'exclamant :
-Tu ne pouvais pas tenir ta langue sur le surnom et sur les derniers événements ? Tu avais promis, pourtant... Je sais que je vais en entendre parler longtemps, de ces histoires, moi...
-T'avais qu'à pas faire des bêtises Komuichou reprit elle d'un air indifférent. Et d'abord ce n'est pas pas moi qui ai vendu la mèche, c'est Shishi...
-Shi An ! S'exclama choqué Komui en apprenant la nouvelle qu'il croyait impossible. Et celle ci eut un sourire de psychopathe comme cela lui arrivait parfois en s'exclamant:
-J'avais besoin d'une menace bien plus efficace que celles des lettres..
Et Komui se souvint qu'il ne fallait jamais oublier que sous sa douceur apparente, son sadisme se cachait...et se réveillait parfois. Et elle s'était servie de Reever... Le pauvre..Et il devait la croire saine d'esprit et simplement douce...Alors reconnaissant sa défaite, il inclina la tête et poursuivit taquin :
-Alors comme cela « mon homme » est charmant ?
-Oh oui reprit Elena enthousiaste. Il a une jolie voix, de bonnes manières, plein de prévenance et de tolérance, un bon sens de l'humour, une bonne résistance à la folie, un brin timide et secret, vite renfermé sur lui même mas cela lui va très bien...Très bon choix, Komuichou, vraiment...
Komui rougit à ses propos et détourna le regard sous le rire d'Elena. Qui soudain s'exclama sérieuse :
-Il m'a aussi dit de te dire qu'il pensait à toi. Tu ne croyais tout de même pas qu'il s'était contenté de te menacer pour te montrer son affection ? Imbécile...
Komui sursauta à ses propos. Qui réchauffèrent son cœur de l'intérieur. Il eut un immense sourire...qui s'accentua quand Shi An lui tendit une lettre en s'exclamant :
-Tim est arrivé durant ton absence...
Komui la prit doucement malgré sa hâte notant son enveloppe qui le fit rire intérieurement en commentant :
-Décidément, absentez vous une heure et c'est là que tout se passera...Puis il l'ouvrit doucement :
Londres, (évidemment, où donc aurai je pu passer en si peu de temps, Johann ne m'ayant pas déplacé?)le 14 Février 1864
Cher Komui,
(cela fait vraiment étrange de dire votre prénom plutôt que votre titre et encore plus d'y associer le cher...) Puisque l'on m'a reproché à mon tour de ne pas suivre la forme d'une lettre (QUI a commencé hein ?) voilà, là j'espère que vous serez content. Et vous suivant les normes, oui en effet vous êtes très perturbé, plus de doutes...Comme moi. Bah le rêve ne me gêne pas plus que cela, alors...Par contre, en face de vous je serai certainement écarlate..Sans commentaires MERCI ...Je vous entends déjà rire à distance, et même si c'est un son plaisant qui manque ici, non pas à mes dépends..Et j'aurai une alliée, oh oh...Tout le monde est contre vous alors...Encore, décidément...Et en effet vous avez perdu (comme pour vous la lettre est à portée de ma main pour écrire cette réponse et moi non plus je ne les jette pas, puisque à part elles et la veste d'Intendant que m'a donné Johann, c'est tout ce que j'ai de vous, et là vous vous dites WTF ? si toutefois vous vous souvenez encore de ce que cela veut dire et oui vous l'avez oublié, crétin) En tout cas vos paroles me rassurent. Cela m'empêchera de réfléchir à un moyen de vous torturer. Et remerciez bien cette Shi An pour moi, pour cette difficile tâche de veiller sur vous. Et elle croit que c'est des vacances ? Et bien, je vais faire en sorte que cela en tant pis si vous trouvez cela absurde. Et je suis bien heureux que vous soyez un peu lâche. Au moins vous voilà humain avec des vous voilà contraint de m'écrire, puisque je n'arrêterai que quand vous serez en face de moi...Pour ce qui est de Peck...C'est EPIQUE. Il n'y a pas d'autres mots. Grâce au tigron (c'est le surnom que je lui ai donné vu qu'il a décidé de m'en donner un. « Honig », tss...Sans commentaires...), j'ai même son point faible...L'infirmerie...Mais Peck le déteste d'emblée à cause de cela, c'est incontestable...Et cela pourrait lui causer des ennuis par la suite de cette punaise...Et vous n'aurez avec votre morale aucune force, c'est une évidence. Heureux que vous en soyez conscient, qu'il y ait un sens des réalités dans votre génialissime cerveau...C'est rassurant pour la suite de votre vie, l'asile ne sera peut être pas votre avenir...
Et j'admire votre intuition .Parce que c'est bien à cause de moi (ou plutôt grâce à moi à vous de voir)que vous ne courrez plus vers la Chine. J'ai juste eu le mérite de prendre soin de son golem votre dégénérée de Kit et de l'avoir remmené dans sa chambre alors qu'il s'était endormi.
Et il a voulu m'ôter ce soucis de la tête, comme il l'a laissé entendre et m 'a donné votre veste aussi. Avec les photographies. Je n'ai pas fouillé elles sont tombées c'est tout. Et alors comme cela vous conserviez cette photographie de nous deux ? Je dois avouer que cela m'a touché sur le coup. Comme l'hommage qui vous fait garder cette photographie de la section. Car c'est bien pour cela que vous la gardez, cette deuxième ?Pas directement, après tout c'est de Johann que l'on parle... Pour lequel vous aviez raison. Il est bien brisé. Et vous aviez beau vouloir me le cacher son passé resurgit presque tout seul. Et parfois il peut être agréable, quand il n'est pas occupé à me torturer pour passer ses nerfs et se faire haïr comme il le veut. Mais maintenant que j'ai compris sa combine, je ne le laisserait pas faire. Après tout, pourquoi donc devrait il se faire haïr de tous ? C'est absurde non ?Et puis sa manie de croire qu'il est impur dès la naissance, comme si c était possible... Je dois donc gérer un jeune sadique qui se croit pourri jusqu'à la moelle alors que c'est l'inverse et que ce ce grmbbl de Bolskrin qui a fait cela..Mais je ne suis pas si sûr qu'il est envie de se faire autant haïr car sinon il n'essaierait pas de protéger certaines personnes comme il le ferait avec vous apparemment(de son propre aveu mais je ne vous conseille pas de lui demander des comptes). Et comme le prouvent ses geste de remerciement. M'enfin bon, après tout ce n'est pas important. Et je comprends vote sentiment. Évidemment, quand on revoir sa terre natale de cette manière, cela ne peut que faire mal et je crois que moi aussi j'aurai bien aimé être là avec vous voir ce que vous décrivez, vous entendre sortir des idioties. Plus de ce sérieux qui imprègne la Congrégation maintenant.
Ici c'est calme maintenant. Trop calme. Les murs ont l'air d'avoir oublié jusqu'à votre souvenir, à part la chambre qui est votre qui est encore imprégnée de votre présence au point d'en perturber Johann. Les gens semblent aussi être passés à autre chose. Et cela fait mal. Si vous vous avez perdu l'habitude de l'air chinois, de votre aile, moi aussi j'ai en tout cas perdu l'habitude de ce calme. En me promenant aussi dans les lieux que l'on a côtoyé les souvenirs s'agitent en moi. Et moi, même si je doute que cela arrive, j'ai peur de m'habituer à un lieu sans votre amitié et votre folie et cela m'effraye vraiment. Par contre...Vous faites des cauchemars post trauma et vous le prenez comme cela ? IMBECILE, CRETIN FINI, TARE...(bon je crois que vous avez compris la tonalité...) Et profitez plutôt de ses vacances pour oublier un peu cette peur. Quand vous reviendrez, vous n'en irez que imbécile, bien sûr que vous avez le droit de craquer d'autant plus que vous êtes loin. De toute manière, vous l'avez toujours eu ce droit. Et parfois vos larmes auraient peut être touché bien mieux les gens leur faisant réaliser que vous n'êtes pas un cœur de vous aurait fait du bien à vous, surtout. Et un certain homme aux cheveux noirs par ses actes et ses constantes idioties m'a appris que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir alors qu'au cœur des ténèbres dans lesquelles nous avons vécu, nous vivons et d ans lesquelles nous vivrons encore certainement j'aurai si facilement pu l'oublier et m'abîmer dans les ténèbres comme un Luberrier. Mais vous avez été là et vous n'avez jamais laissé s'éteindre cette flamme même quand la douleur faisait hurler mon cœur et me suppliait de me couper du monde pour cesser cette souffrance. Vous avez toujours trouvé un moyen de la rallumer même si c'était de la rage ou de l'é un avenir vous en avez en et maintenant qu'aujourd'hui c'est vous qui vous effondrez, avec un sourire je viendrai vous relever. Je vais le dessiner moi même cet avenir que vous croyez inexistant. Jusqu'à ce qu'avec un sourire,vous soyez de retour parmi nous. J'apprécie beaucoup Johann mais il n'est pas vous. Et la fonction aura tôt fait de lui faire du mal, vous le savez comme moi. Qu'importe le temps que cela prendra, qu'importe les coups que je prendrai, je serai là. Et même si mon cœur me serre caque jour je continuerai d'avancer jusqu'à cet instant. Et même après. Après tout qui vous disputera quand vous ferez n'importe quoi ? C'est une place que je ne céderai jamais à utilité. Et je ne la donnerai jamais à personne (je ne faisais que supporter Birgitte...),même si je suis trop gentil. VOUS REGRETTER LA PAPERASSE ? Ouh là c'est encore plus sérieux que ce que je ne pensais...Bon d'abord, me relever du sol et reprendre la plume...Et pour ce qui est de la paperasse comme moyen de soulager l'âme, je ne fais pas mieux (allez lâchez les Komulins, vous en mourrez d'envie, j'en suis sûr et puis cela cassera l'air trop calme ici..;Comment j'ai pu marquer une chose pareille ? Faut il vraiment que je sois désespéré...)Et comme pour vous ,c'est tellement insuffisant... Rien n'efface non plus ma ouleur et vos larmes à vous. Elle sont gravées en moi pour très longtemps. Et me voici à mon tour, l'encre de mes larmes traçant les derniers mots de cette lettre seul moi aussi dans ma chambre, allant à votre rencontre comme un pressentiment sur ma peau tant désiré en Chine à vos côté qui vous que retransmets aussi le bonjour, ses meilleurs sentiments, qui vous retourne la consigne de ne pas trop s'inquiéter pour moi, qui attend AVEC IMPATIENCE de vos nouvelles (et puis encore ? Arrêter ? Alors que c'est le seul lien que j'ai avec vous de vivace? Crétin...) qui espère pour votre propre bien que vous veillez aussi sur vous et qui pense à vous
Sincèrement votre, (oui moi je varie, tss tue originalité, mais oui j'en ai plus que vous...)
Reever.
Komui eut un léger rire (comme tout au long de la lettre) en même temps qu'il avait légèrement rougi devant la formule ambiguë. Mais Reever n'avait certainement pas pensé à mal. Ni ne s'était rendu compte de l'ambiguïté de la formulation. Cette lettre l'avait autant amusé qu'attristé, autant attristé que réchauffé son cœur en voyant ses vannes, sa tristesse à cause de lui, et son affection constante pour lui. Qu'il sentait tout au long de cette lettre. Et ce petit rayon de soleil au cœur de la nuit, il le devait à Shi An. Alors sans plus de manière, il se jeta à son cou,la faisant rire tandis que Elena s'emparait discrètement mais sûrement de la lettre en s 'exclamant :
- Shi An je t'adore !
- Moi aussi mon fou préféré sourit elle en le serrant contre elle. Confiante en l'avenir.
Ooo
Il était assis sur son lit, contre le mur, à l'abri derrière le baldaquin, à feuilleter un livre dont Reever ne vit le titre, avec une étrange curiosité. Il semblait si absorbé par sa lecture qu'il ne sembla pas le remarquer. Avant qu'il ne s'exclama :
-Tu ne crois tout de même pas venir faire la paix Wenhamm avec un mille feuille ?
-Je ne prétends rien du tout, Mr je cache mon anniversaire et le fête dans l'anonymat le plus complet reprit Reever amusé et qui en effet tenait deux mille feuilles.. Et d'ailleurs, je ne savais même pas que l'on se faisait la tête.
-Pourtant tu devrais m'en vouloir. Avec raison. J'ai pas mérité ta compassion, ni ta gentillesse. Ni qu'on fête mon anniversaire. De toute manière cela ne m'a jamais manqué.reprit sa voix. Étonnamment ni triste, ni en colère. En plein constat.
- Et pourtant non. Au contraire. Ton coup de fil m'a aidé. Grâce à toi j'ai rencontré des amies à Komui et cela m'a fait du bien de leur parler. Et qu'est ce que tu veux dire par là ?
Johann redressa enfin la tête et planta son regard dans le sien. Il brillait d'une souffrance intense au pont que Reever eut l'impression d'être de trop et d'être allé trop loin et qu'il valait mieux le laisser tranquille. Mais alors qu'il reculait, Johann tendit une main vers lui et agrippa sa manche doucement en s'exclamant :
-Si vous n'avez rien de plus urgent Commandant...
La poigne n'était pas ferme. Il pouvait se dégager s'il voulait. Et abandonner un jeune homme en proi désespoir plus grand que lui et qui pour une fois semblait disposé à qui lui ferait le plus grand bien. Alors avec douceur, Reever s'exclama :
-Alors fais moi un peu de place, tigron...
Johann eut un léger sourire et se poussa vers la droite en s'exclamant :
-Cela suffira t'il à son altesse ?
-C'est parfait commenta Reever en riant très vite suivi par Johann et en s'installant à côté de lui. Et quand il riait son visage s'éclairait de manière significative. Et Reever réalisa qu'il riait pour la première fois librement devant lui. Ce qui constituait déjà un progrès. Ce qui agrandit son sourire. Et puis, de nouveau son regard se reporta sur le livre qui avait l'air flambant neuf. Johann eut un nouveau sourire en captant son regard curieux et sa tête légèrement inclinée et s'exclama en caressant la reluire du bout des doigts :
-Chaque année depuis sept ans, c'est pareil. Je trouve un livre comme cela dans ma chambre. Je ne sais jamais de qui il vient, mais il est toujours là à cette date. C'est comme un repère. Il ne m'a jamais laissé la moindre indication quant à son identité. C'est un beau geste, comme si quelqu'un tenait à moi quelque part. Même si il ne devrait pas. Mais faut croire que je n'arrive pas à me faire détester dit il avec un petit rire amer en désignant de la main son bureau..Couvert à en déborder de cartes probablement d'anniversaires. Reever eut un sourire en même temps que son amertume le blessait. Alors des gens tenaient à lui quand même et avaient vu au delà de son masque.
Mais déjà Johann reprenait en ayant bien vu qu'il avait capté son attention :
-Que des femmes. C'est Peck qui serait jaloux...Mes anciennes collègues en Allemagne...elles m'aimaient bien, je ne sais pas pourquoi...
-Certainement parce que tu es gentil, Mr le Cupidon du jour le taquina Reever.
Johann étouffa un s'exclama :
-Et mince qu'est ce qui m'a trahi ?
-Le coup de la bibliothèque dit Reever qui tendait le mille feuille vers lui à présent mais l'autre l'ignorait délibérément.
-Ah j'en ai trop fait...Et ils sont beaucoup à le soupçonner ? S'exclama Johann avec l'air inquiet à l'idée de s'être révélé bon.
Reever eut un léger sourire peiné devant cette attitude et s'exclama :
-Non. Mais tu sais, tu n'as pas à te méfier d'eux. Ils ne te feront pas de mal. Je les connais chacun d'entre eux et à part Peck ils seraient incapables de faire du mal à une mouche.
Johann eut un léger rire amer et s'exclama :
-J'aimerai sincèrement te croire, Reever, si je ne me savais pas si impur...Je ne peux pas...J'ai trop peur...Ce monde pourrait me briser encore, tu comprends ?
Ses yeux étaient suppliants en cet instant. Bien sûr qu'il le comprenait. Mais...
-Fuir n'est pas la solution, tu sais. Tes peurs finiront par te ronger et te détruire un jour Johann. Les autres ne sont pas tous mauvais et j'ai l'impression que tu l'as oublié. Tu n'es pas mauvais ni impur. Tu le sais parfaitement au fond de toi. Et tu n'as pas réellement envie d'être haï. Tu le sais au fond de toi.
Ces mots pouvaient lui coûter cher mais il devaient au moins les dire une fois. Rien qu'une.
Mais Johann ignora ses paroles comme si il n'en avait entendu pas le moindre mot et s'exclama alors que Reever avait renoncé à lui donner le gâteau :
-Hé donne le moi ! C'est le mien !
Reever éclata de rire et s'exclama devant son attitude enfantine:
-D'abord quand on est poli, on demande morveux !
-Morveux ? Tu vas voir espèce de...Attend un peu... la belladone dans ton lemon soda, tu vas adorer promis...le menaça Johann mais dont les yeux pétillait d'amusement lui montrant qu'il s'agissait d'une plaisanterie.
Reever rit plus fort et lui tendit l'assiette dont Johann s'empara avec avidité ce qui fit sourire Reever qui s'exclama taquin :
- On aime cela alors ?
-C'est mon gâteau préféré s'exclama Johann enthousiaste. Puis il s'exclama soudain d'un air plus sérieux après avoir pris une bouchée de celui ci et mâché consciencieusement :
-Au fait, Reever je crois que tu as raison, pour «ça ». Il vaudrait mieux en parler pour éviter que cela ne se reproduise. Pour les dossiers tu comprends. Je me sens tellement coupable d'avoir du abandonner mon poste pendant une heure….
Mais Reever voyait bien que c'était surtout parce que ses nerfs avaient trinqués et ce que ne disait pas ses lèvres, ses yeux le clamaient. « Tu m'as trouvé une fois Reever. De ta part cela ne me gêne pas car tu sais comment je fonctionne. Mais la fois suivante...Non je ne peux pas..Tu es le seul auquel je tolère de voir mes faiblesses. Et cela pourrait bien ne pas être toi. Alors je préfère en parler» Mais résolu à ne pas l'embrasser plus et à le braquer, Reever fit comme si il n'avait rien vu. De toute manière, pour pouvoir sortir Johann de ses ténèbres il devait le laisser venir à lui naturellement car naturellement il aspirait à ne pas être mauvais. Et il s'exclama avec un sourire voulu rassurant :
-Je m'en charges si tu veux.
Johann eut un sourire revigoré et s'exclama :
-Je..Merci...Mais c'est de la faiblesse non ?
-Non riposta fermement Reever. Non, tu n'es juste pas capable d'affronter le regard des autres c'est tout. C'est normal après tout.
-Alex lui l'a toujours fait, tant pis pour les insultes. Il m'a toujours défendu vis à vis des autres. Il était juste trop jaloux et avait toujours peur de se laisser aller. Mais en même temps, sa mère s'étant suicidée est devenue folle car elle avait aimé un homme et osé lui montrer jusqu'à quel point...C'est un salaud, un pervers aussi mais il a au moins le courage d'assumer ses actes et ses penchants à une époque où tous le monde les refoule. Ce qui est absurde,surtout quand n'est pas capable de lutter contre et que l'on culpabilise après y avoir laissé court. Non vraiment, je n'ai rien connu de plus absurde à part peut être ma propre vie et ce triste sort que l'on nous a dessiné, à elle et moi. Surtout à elle. Et rien que mon existence peut lui nuire alors je dois être discret. Même si Alex a beaucoup de défauts et de peurs en lui, il a au moins cette qualité. Et honnêtement je l'admire pour cela. De ce monde de pourris, cela doit bien être un des rares à assumer.
Reever le regarda étonné en lui même. C'était la première fois qu'il parlait autant de lui même et de son passé délibérément. Il avait un léger sourire et son regard était devenu mélancolique, sa main s'était crispée près de son cœur. Et ses mots ne semblaient pas le blesser. Au contraire mettre des mots sur ce qu'il devait ressentir depuis très longtemps devait apaiser son âme. Alors il eut un sourire et se résolut de ne pas attirer son attention pour qu'il ne culpabilise pas par la suite en voyant cela et qu'il le punisse à nouveau pour détruire toute amitié qu'il aurait pour lui suite à cela.Même si il se posait des questions sur la raison de ce sourire en évoquant ce salaud et cette femme qu'il souhaitait protéger en s'effaçant. Ce fut le silence bienveillant qu'il connaissait si bien pour avoir tant de fois pratiqué avec Komui qu'il lui prodigua. Et Johann sembla comprendre cela comme le regard surpris qu'il adressa à Reever le prouva avant qu'il ne s'exclama :
-Tiens, je pensais que vous me poseriez des questions comme vous me trouvez à bout et près à parler, tout pour éviter cette douleur qui me labour.t..
Reever s'exclama avec un léger rire:
-Cela n'aurait pas de sens de faire cela et le meilleur moyen de vous agacer encore plus. Alors je vous laisse le faire naturellement.
Johann lui asséna alors une pichenette au front avec un léger rire en s'exclamant :
-Tu es un malin toi... Et tu commences vraiment à avoir trop d'influence sur moi...A trop me connaître...Et je te l'ai déjà dit, cela pourrait te nuire...Car je pourrai encore tenter de te détruire, ce que je ferai certainement quand je me sentirai honteux de m'être laissé aller. Et je n'aurai de cesse de me faire détester comme au début. D'autant que cela serait mieux que tu ne me sois pas attaché parce que quand je tomberai cela te nuira et quand Peck aura trouvé ce qu'il cherche, ce qu'il finira par faire, c'est sûr, mon nom sera sali et tous ceux qui graviteront autour de moi avec. Et puis je pourrai te blesser tu sais. Et je n'ai pas vraiment envie au fond de moi de te blesser.
Reever resta interdit devant ses mots. Devant ses raisons. Qui montraient que comme pour Komui, il tentait de le protéger. Et que Komui avait d'ailleurs tenté de protéger aussi dans sa chute. Deux imbéciles... Oui vraiment dont l'un était l'homme qu'il aimait et l'autre un homme qu'il commençait à apprécier doucement... Et qui montrait qu'il ne se faisait aucune illusion quant à son il comprenait mieux à présent la question de plus tôt dans la journée et son angoisse. Il y avait bien à y trouver quelque chose encore...La dernière clé de ses blessures certainement... Mais Johann eut un brusque frisson semblant se rendre compte du relâchement qui semblait sien et soudain s'exclama avec un air très sérieux sur son visage :
-Tu voudrais lire avec moi ?
Reever le regarda interloqué devant la proposition pour le moins inhabituelle. Mais Johann se méprit sur la raison de tout ceci et s'exclama :
-Si cela peut te rassurer, les dossiers je les ai fait pendant que tu passais ton coup de fil. J'ai été les chercher en m'excusant platement, oui tu as loupé mes excuses pas de chance, et je les ai fait ici.
Et Reever lui adressa un regard réprobateur. Dans son état alors qu'il en tremblait encore..Mais Johann eut un petit sourire un peu coupable sous son regard comme un enfant pris en faute avant de s'exclamer, en se passant nerveusement une main dans ses cheveux :
-Comme pour toi, la paperasse calme un peu mon esprit.
-Mais comme pour moi commenta Reever d'une voix douce mais ferme elle ne fait que retarder l'échéance de la douleur.
Johann hocha la tête en signe d'assentiment. Bah après tout qui était il pour juger alors qu'il faisait exactement pareil ? Que Komui faisait pareil ? Qu'ils agissaient tous les trois de la même manière ?
-C'est terrible de se voir brisé quand on n'a plus le choix Reever. De voir à quoi a mené la jalousie d'un homme effrayé. De voir ce gâchis qui est ma vie. Les décisions que j'ai prises qui m'ont plongé dans ce chaos.
Sa voix était grave et à nouveau constative. Et les blessures contenues dans ces mots firent mal à Reever. Qui comprit à mots couverts que cette jalousie était la cause de ses enfermements à l'époque. Par contre la fin de sa phrase l'intriguait. Que voulait il dire ? Et il ne put s'empêcher de poser la question qui brûla ses lèvres d'une voix douce :
-Et qu'est ce que tu pourrais changer si tu pouvais revenir dans le temps ?
Mais Johann eut un petit rire et s'exclama :
-Je te vois venir toi. Comme si j'allais parler...Bien tenté Reevy...
-Reevy ? Décidément qu'est ce que j'ai fait pour hériter de surnom comme cela ? Râla Reever faussement agacé, ton qui fit d'ailleurs rire Johann qui s'exclama :
-Pas de notre faute si tu as une tête à surnom...Honig... Alors ma proposition tient ou non ? S'exclama Johann en prenant un nouveau bout de son mille feuille.
Ses yeux étaient encore remplis de tristesse et en contemplant son visage il vit que se demande était plus moins une proposition qu'une supplication de ne pas le laisser seul, de ne pas l'abandonner comme tous les autres. Il avait besoin de la présence de quelqu'un à ses côtés. Et si Reever partait ce serait comme si le monde le trahissait à nouveau. Aussi eut il un sourire et s 'exclama :
- Va pour la lecture. Mais pas un livre tragique, s'il te plaît. Je ne suis pas d'humeur à m'extasier sur les péripéties tristes d'amoureux.
« Cela me rappellerait trop les miennes ». Johann eut un sourire de connivence et s'exclama :
-Pourtant ce sont des beaux livre en général. Dommage. Et bizarrement cela ne blesse pas tant quand on a des peines de cœur.
-Je ne dis pas le contraire, protesta Reever, après tout c'est toi l'expert mais moi cela ne me laissera pas indifférent.
-Tu n'es pas fermé au moins, c'est bien. Cela change. Mais trop sensible rit Johann qui se leva. Et se dirigea vers la bibliothèque en s'exclamant :
-Une pièce de Molière cela irait à ta sensibilité ?
Reever le contempla d'un air faussement agacé qui le fit rire. Effet d'ailleurs recherché, le rire ayant naturellement tendance à améliorer l'humeur des gens. Et Johann revient avec un livre entre ses mains en s'exclamant :
-Le bourgeois gentilhomme. Pour ne pas être triste, cela ne l'est pas.
-Mais encore un homme qui se fait abuser sourit tristement Reever.
-Les gens qui comme lui se font abuser facilement m'ont toujours fasciné. Peut être parce que je ne vaux pas mieux répondit Johann en hochant les épaules et accusant le coup. Avant de s'asseoir à côté de lui à nouveau et mettre le livre entre eux. Et Reever oublia un temps ces tristes paroles se plongeant dans les mots écrits.
Étonnamment lire une telle œuvre ne fut ni ennuyant ni déprimant. Pas avec Johann qui parfois reprenait les moments les plus amusants contrefaisant un bourgeois abruti et un maître de philosophie aguerri à l'art de flatter, et d'appendre des évidences ou parfois se levant carrément du lit, il contrefaisait les disputes violentes à lui seul mais qui pourtant montrait clairement qui parlait par l'intonation ou la posture. Et Reever n'en pouvait plus de rire tant son jeu était hilarant. Il était complètement fou ce qu'il cachait bien, lui aussi mais cette folie lui allait bien. Lui donnait une joie de vivre qui lui manquait complètement en temps normal. Une bonne folie comme Komui. Qui éclairait son visage, chassait la glace et les tracas. Les siens et la douleur de Reever d'être séparé de Komui. Un tel spectacle de vie leur faisait du bien à eux deux. Tel deux amis ils s'amusaient ainsi, presque comme des enfants et cela apaisait leur âme. Jusqu'à...
Soudain le téléphone résonna interrompant Johann en pleine cérémonie du Mamouchi devenue hilarante par son biais. Celui ci leva les yeux au ciel et s'exclama d'un air voulu théâtral comme incorporé à la pièce :
-Diantre mais qui est ce gêneur qui interrompt une cérémonie si importante ?
Et Reever ne put s'empêcher de rire tandis que malgré tout Johann allait décrocher le téléphone ne lançant un traînant et plein de mauvaise volonté :
-Allo ?
Et soudain ses yeux s'exorbitèrent sous un choc que Reever ne pouvait comprendre. Avant que Johann ne balbutie, sa main tâtonnant sur le clavier à la recherche de la fonction haut parleur :
-Ko...Komui ? Mais qu'est ce qui te prend d'appeler à cette heure ? En Chine il doit être aux alentours de minuit ! T'es complètement malade ! Voire même suicidaire... Entre Shi An, Lenalee et Reever...A croire que tu veux mourir...
Reever se figea à ses propos, à la fois heureux et déprimé, agacé et soulagé. Komui..L'homme qu'il aimait au téléphone en cet instant...Qui devrait déjà dormir..Mais qui ne le faisait pas ce crétin...mais le fait d'entendre sa voix malgré ce fait apaisait déjà un peu son âme. En plus du fait qu'il savait que Johann sur le moment ne lui ferait pas de mal. Et déjà la voix joyeuse et un peu fatiguée de Komui lui parvint en s'exclamant :
-Oh Jo tan tu ne vas pas me faire la leçon, s'il te plaît. Et Chut ! Si Shi An t'entendait...
Johann leva les yeux agacé par le surnom avant qu'un petit sourire sadique vint orner ses lèvres et qu'il ne s'exclama :
-Et de Reever, tu ne t'en inquiètes pas crétin?
Il eut un silence soudainement que Reever ne put s'expliquer mais qui ne le rassura pas et le blessa même un peu. Peut être que en effet... Mais soudain Komui reprit doucement dans l'air:
-Ah je vois. Il est dans la pièce, hein ? Malin Johann, malin. Transmets lui le bonjour de ma part...et la prière de ne pas me tuer pour ne pas me reposer...Surtout que cet appel a un but précis. J'ai des circonstances atténuantes.
Le cœur de Reever en rata un battement tandis que le soulagement s'installa en lui à ces mots. En même temps qu'un petit rire lui échappa. Comme si il allait le tuer vraiment...Il le prendrait dans ses bras plutôt et ne le laisserait plus jamais repartir. Il inspirerait à plein nez son odeur pendant des mois entiers plutôt que cela. Et Johann reprit son regard fixé sur Reever avec aux lèvres un léger sourire :
-Il t'entend déjà. Et je crois que tu l'as amusé. A mon avis, tu es en sursis, Ko nyan. Mais je suis curieux de savoir pourquoi tu m'as appelé à cette heure et m 'interrompt dans ma cérémonie du Mamouchi. En plus tu m'appelles toujours quand je suis en train de la jouer, c'est vraiment pas juste !
Ses lèvres avaient pris un pli boudeur qui amusa Reever. Qui venait d'apprendre que ce n'était pas la première fois que c'était arrivé. Amusant. Au téléphone, Komui rit subitement et s'exclama :
- Ah tu as encore fait le fou. Et tu ne lui as pas proposé un shadows game en plus, te connaissant ? Cela ne m'étonnerait pas en plus... Et concernant ce sursis...Je savais que Reever était une personne formidable et tu viens de m'en apporter une nouvelle preuve...
Reever en devint muet. Son cœur se mit à battre la chamade. Il eut un sourire ému. Et porta la main à sa bouche touché par ce compliment fait de manière indirecte. Il ne pourrait jamais oublier cette voix douce murmurant ces quelques mots même si il ne s'estimait pas si formidable , en apparence anodins mais qui lui faisait plaisir et chaud au cœur. Cette voix tant aimée disant du bien de lui. Le jour de la Saint Valentin alors qu'il lui manquait tellement. Et l'émotion en fut telle qu'il oublia complètement le terme de shadows game qu'il avait employé. Et il murmura doucement :
-Toi aussi tu es quelqu'un de formidable Komui...
Et Johann sembla entendre ses quelques mots murmurés et voir l'émotion sur son visage car il s'exclama soudain avec un air malicieux de quelqu'un préparant un coup que Reever ne pouvait comprendre :
-Maintenant il est au bord des larmes bravo...En plus complimenter pour éviter un tel truc je te voyais pas comme cela...
Ce qui coupa net la joie de Reever. Il avait raison, cela pouvait être aussi du à cela... Et cela le blessa rien que d'envisager cette solution...Avant que...
-Hein ? Mais non j'étais on ne peut plus sincère ! Riposta derechef Komui. Je le pense vraiment qu'il est quelqu'un d'incroyable... Et je ne voulais pas le blesser...J'aurai peut être du m'abstenir alors...
-Idiot s'exclama Reever à voix plus forte alors que l'émotion le touchait à nouveau en captant sa sincérité et sa gêne. Idiot, tu n'as donc pas compris qu'il cherchait à te faire avouer cela ? Jo t'as manipulé dans ce sens. Et tu ne m'as pas blessé. Pas du tout même. Et je pense exactement la même chose de toi.
Et il rougit à ses mots en détournant le regard, ne voyant pas le regard satisfait de Johann à ses eut un petit silence et la voix extrêmement chaleureuse de Komui emplit l'espace à nouveau :
-Merci Reever. Merci pour le compliment. Merci pour la lettre. Merci pour te soucier de moi. Merci pour me supporter avec mon sale caractère. Merci d'être toi, tout simplement. Merci d'être toujours là. Merci pour tout.
Reever cette fois ne put retenir les larmes d'émotion qui naquirent à cela devant de telles paroles et balbutiait d'une voix altérée :
-Idiot tu remercies pour des choses évidentes..et guère dures à faire... Et tu n'avais pas un but originel au lieu de me complimenter pour rien ?
Moyen comme un autre de masquer à quel point ses paroles l'avaient ébranlé et touché au plus haut point. A quel point il sentait son cœur se gonfler d'amour à ses mots et de chaleur. Pourquoi ? Parce que Johann était là, tout simplement. Et qu'il ne pourrait jamais lui dire que seul face à lui. Mais Komui eut un petit rire et s'exclama soudain :
-Ah oui c'est vrai que je l'avais presque oublié...
-Crétin sourit Reever hautement amusé et rassuré devant cette continuation de sa folie. Cet air qu'il était encore capable d'oublier des choses qui motivaient ses actes. Qui prouvait qu'il n'était pas devenu mortellement sérieux.
-Ah ah je sens le sourire, je ne sais pas pourquoi reprit taquine la voix de Komui. Et ce n'est pas si évident que cela...Mais laissons cela...Non Jo j'avais appelé pour te souhaiter bon anniversaire. Simplement. Puisque je ne l'avais pas fait de la journée. Je tenais à te le dire même si il y avait un risque que tu me disputes ou soit particulièrement sadique avec moi. Parce que malgré tout je continue à tenir à toi et à te voir comme un très bon ami. Alors je devais te le dire. Même si tu voudrai que je te déteste cela ne sera jamais le cas. Et je serai toujours là pour toi. Je voulais juste te le rappeler alors que tu prends un an de plus, tigron. Et Reever, tu n'es pas le seul à l'user et à l'avoir crée. Elena a commencé avant toi. D'ailleurs tu lui as tapé dans l'œil, va savoir pourquoi.
Reever eut un sourire tout en rougissant et vit la tête de Johann. Ce qui agrandit son sourire. Ému, touché, il avait porté la main à sa bouche et ses yeux brillaient maintenant de larmes. De tels mots ne pouvaient le laisser indifférent, surtout alors que son masque était à bas. Pas alors qu'il souffrait comme il souffrait et qu'il avait besoin de réconfort de ses amis ou de gens qui l'appréciait. Komui sans le savoir ou d'ailleurs peut être consciemment puisqu'il semblerait qu'Elena lui ai parlé venait de lui apporter du soutien et de la chaleur qui lui manquait cruellement. Et un sourire vint couvrir ses lèvres tandis qu'il s'exclama avec douceur :
-Courageux de prendre un tel risque. Vous l'êtes tous deux d'ailleurs. Et vous êtes vraiment incroyables tous les deux. Têtus et idiots l'un comme l'autre. Vous vous êtes vraiment bien trouvé. Mais trop attachants l'un l'autre. Bien trop attachants. Et c'est tout le problème. Tout le problème parce que si un jour je dois encore m'éloigner, je ne pourrai que penser que j'ai été heureux de vous rencontrer l'un l'autre. Et évidemment je ferai en sorte que cela n'arrivera pas. Normal. Pour ne pas en plus rajouter sur la douleur en plus de mes autres raisons.
Reever rougit à ses propos un peu plus. En même temps que les compliments indirects le touchèrent, certes pas autant que ceux de Komui mais quand même..Car venant d'un individu qui ne les aurait jamais fait en temps normal même ainsi. Et surtout pas avec ce petit sourire doux aux lèvres. Mais quelque chose le gênait toujours dans ses propos et il s'exclama alors qu'au même moment Komui reprenait la parole disant exactement la même chose :
-Comme si c'était possible de te haïr petit tigron.
Avant qu'il n'éclatent tout trois de rire...et que la voix très en colère d'Elena s'exclame non loin de Komui en chinois les faisant plus rire encore :
- KOMUICHOU TU VAS ME FAIRE LE PLAISIR DE COUPER CE TELEPHONE ET ALLER TE COUCHER ABRUTI AUX CHEVEUX NOIRS !
Et tous deux écroulés de rire perçurent la gêne mêlée d'un agacement profond et d'un désespoir tel que l'on avait pu connaître de la part de Komui qui s'exclama à distance :
-ELENA JE SUIS ENCORE CHEZ MOI ET JE FAIS CE QUE JE VE...AIE ! ESPECE DE CINGLEE, ME FRAPPER AVEC MES DOSSIERS EN PLUS ! TU ES CRUELLE ELENA...
-Tu vaux pas mieux mon petit. Et cela t'apprendra à respecter mes règles, mon petit cœur. Et maintenant bonsoir la compagnie au revoir chez vous...
Et la communication se coupa alors que Johann s'était assis et n'en pouvait plus de rire tout comme Reever tant sa situation était ridicule. Et quand son fou rire se fut calmé, Johann s'exclama en essuyant une larme perlant encore à son regard :
-Ah cette bonne vielle Elena...Autant le dire de suite pour t'y habituer, elle est toujours comme cela sauf quand elle est malade où elle est trois fois pire. Et tu peux t'estimer heureux qu'elle t'apprécie car sinon dans ta relation avec Komui elle aurait fait de ta vie un enfer, crois moi. Elle est pire que Komui avec Lenalee avec les membres de la famille Lee. Ce qui est du au fait qu'elle et Shi An ont du abandonner les Lee au pire moment qu'il soit à cause de leur relation à elles deux.
Reever ne put retenir un frisson à ses paroles. En effet, il pouvait s'estimer chanceux,déjà qu'un Komui protégeant sa Lenalee était terrible...Alors pire...Argh...Et soudain il se prit à à plaindre ceux qui auraient le malheur de s'approcher trop près de Komui, vu sa promesse de ne pas laisser s'approcher d'autres hommes que lui. Avant de réaliser que c'était absurde. Après tout, ils n'avaient qu'à pas s'approcher de « son » Komui. Ce qui le fit sourire à cette pensée. Et dire qu'en peu de temps il en était arrivé à penser cela sans problème...Et ainsi elles n'avaient pu être auprès de lui au pire moment, d'où cette surprotection...Un peu comme Komui avec Lenalee , d'ailleurs...Amusant...Mais plus important, cet air de nostalgie sur ses lèvres en parlant d'Elena, son ton non dépourvu d'affection, signe évident qu'il l'aimait bien...Exactement de la même manière que Komui et lui... Rassurant à savoir. Et pendant ce temps Johann ayant capté son frisson avait ri et le regardait extrêmement amusé, s'amusant à regarder la succession d'émotions sur son visage. Et la crise de jalousie le fit encore plus rire avant que le sourire ne lui ramène un air sérieux aux lèvres et qu'il s'exclama :
-Of tu sais cela vaut mieux que ne jamais se l'avouer...
Et son regard se voila sous la douleur, sa main se crispant sur son cœur. Mais Reever n'avait pas l'intention de le laisser à nouveau être submergé par cette douleur. D'autant que Komui avait laissé sous entendre l'existence de quelque chose qui apparemment lui plaisait beaucoup et qu'il n'avait pas compris. Alors désireux de ramener un sourire à ses lèvres, il s'exclama avec un sourire innocent :
-Au fait Komui a parlé de shadows game...Qu'est ce que c'est ?
Johann eut alors un sourire éblouissant que Reever ne lui avait jamais vu auparavant. Un sourire rempli de pureté et de douceur qui l'ébranla intérieurement tant il rayonnait. Et avec douceur, il s'exclama :
-Ah ah...Mystère...Un truc en tout cas que cela m'étonnerait que tu aimes, mon petit Reever..Surtout vis à vis de Komui...Mais un jour où on sera à trois ou quatre, on en fera un, cela sera très intéressant..Oh oui cela débloquera peut être votre situation, qui sait...Et sans transition il se mit soudain à fredonner une chanson sans plus prêter la moindre attention d'un air joyeux à un Reever étonné et laissé sans vrai réponse :
-I was working as a waitress in a coktail bar that much is true but even then i'd find a much better place either with or without you. The five years we have had have been such good times i still love you. But now i think it's time to live my life on my own. I guess it's just what i must do.
Reever ne comprit pas l'intérêt de cette chanson ni pourquoi il s'était soudain mis à la fredonner de la sorte, mais il avait l'impression qu'il y avait bien un message caché dans cette chanson. Mais s'estimant de trop à présent, Reever préféra quitter la pièce doucement. Sans que Johann qui continuait à fredonner cette chanson, la main contre son cœur, un sourire aux lèvres. De retour dans un passé heureux.
OoO
« Avez vous quelqu'un à qui vous tenez Mr Bolskrin ? Lança la voix de la mourante. Alexandre dont le regard s'était perdu par la fenêtre de la pièce sombre, contemplant les brumes de San Franscisco se lançant à l'assaut du ciel en cette heure où le soleil ne s'était pas encore levé, traçant des rubans brouillant le paysage comme des milliers de larmes dans les yeux d'Alexandre la regarda alors. Des larmes qu'il retint depuis sept qui revenaient souvent le hanter avec ses souvenirs de Johann, son être pur. Qui ne serait plus jamais à lui. Ce qui serait mieux. Raison pour laquelle il le fuyait depuis près de sept ans. Parce que si il voyait une fois ses yeux de ce si beau bordeaux, il ne pourrait plus retenir cet océan d'amour qui appartenait à Johann. Qui faisait de lui son serviteur. Cet océan d'amour qui l'avait terrifié. Et qui d'ailleurs continuait car pouvant le pousser à la mort juste pour un sourire de Johann. Qui pouvait le briser sans qu'il n'aille contre lui. Il voulait le sauver de lui, lui laisser une chance de guérir de lui. Qu'il s'en sorte et oublie son bourreau dans les bras d'un autre. Même si cela le déchirait de l'intérieur. Mais pour cela il devait le laisser libre, faire croire qu'il n'avait pas changé aussi (pour se rassurer et pour tenir au loin Johann éventuellement, même si il savait que face à lui il ne serait tenir cette carapace longtemps). Mais il y arrivait de moins en moins. La preuve avec Elisabeth Turman, cette jolie brune Broker. Avant, il l'aurait courtisé pour se rapprocher d'elle et la tuer conformément à sa mission. Mais là ses beaux yeux verts l'avaient laissé indifférent et lui avait fait regretter encore un peu plus fort ce bordeaux des yeux de Johann. Et il l'avait approché d'une toute autre manière. Il avait même réussi à lui faire avouer des renseignements cruciaux qu'il donnerait à Lubrifier à son retour. Mais comme le voulait la coutume des Brokers qui trahissaient et des Spirals, pour éviter toute représailles du comte, ceux ci étaient mis à mort. La règle du code qui était gagnante pour tous. Qui stipulait que le Spiral devait rester jusqu'à la mort totale. Qui ne devait plus tarder.
Et sa question l'étonna. Que venait-elle faire là ? Pourquoi la posait-elle alors qu'il pensait justement à une telle personne qu'il ne pourrait plus jamais avoir ? Pourquoi gaspillait t'elle ses derniers mots pour cela ? A moins que ce ne soit une phrase qui amènerait un reproche par la suite de l'avoir blessé ce qui serait habituel... Aussi eut il un soupir en reportant son attention sur la jeune fille qu'il avait installé plus confortablement contre un mur et s'exclama de son ton bain typique de celui qu'on appelait le Roi de l'ombre :
-Rien de personnel, vous savez...Ma mission est de débarrasser le monde des Brokers, c'est tout...^^
-Non reprit la fille d'une voix ferme ce n'est pas ce que je veux savoir. Je veux savoir si le légendaire Roi de l'ombre est aussi totalement humain.
La phrase le surprit et amena un pli amer à ses lèvres. Lui, humain ? Il avait brisé son amant et tant d 'autres... Mais il lui devait bien cela au moins, une réponse pour de telles nouvelles :
-Oui...Mais rien en moi n'est humain vous savez...Je n'ai pas volé ma réputation ^^
-Menteur. Cela se lit dans vos yeux, dans vos manières d'agir. Vous n'êtes que regret et tristesse et vous vous êtes humanisé.
-Et alors à quoi cela pourrait il bien me servir ? commenta Alexandre un sourire amer aux lèvres. Cela ne sert à rien les regrets.
Elle eut un sourire, leva un index et le secoua en l'agitant :
-Si tu regrettes, tu es déjà sur la bonne voie pour te faire pardonner de ceux que tu aimes. Car ils sauront que tu as changé. D'ailleurs peut être n'attendent ils que cela de ta part...
Sa voix faiblit, ses yeux devinrent vitreux et son visage s'affaissa. Mais son sourire resta comme dernière trace de l'espoir interdit qu'elle venait de réveiller en lui. Cette idiote qui avait vidé ses forces pour guider un être damné par le biais des mots d'une autre damnée. Cette idiote attachante qui venait de réveiller un espoir interdit et caché en lui et ramenait à ses lèvres un chant d'espoir d'avant. Une chanson qui aujourd'hui était représentative de ce qu'était leur situation. Qu'il se mit à fredonner comme pour lui redonner un peu d'espoir à elle comme cette chanson à l'époque en était le symbole ainsi que de la joie et de leur folie commune, en remerciement de cet espoir auquel il n'a pas le droit mais qui aujourd'hui lui faisait du bien en cet anniversaire et cette fête triste, en souvenir de cette lointaine Saint Valentin où le shadows game avait donné naissance à cette chanson :
-You were working as a waitress in a cocktail bar when I met you. I picked you out i shook you up
and turned you around, turned you into someone new. Now five years later on you've got the world at your feet success has been so easy for you but don't forget it's me who put you where you are now and I can put you back down too.
Et comme venant de très loin s'entremêlait à sa voix comme en écho de souvenirs la voix de Johann reprenant cette chanson, sa partie à lui. Il le revoyait danser en cet instant presque comme si c'était vrai. Il le revoyait ouvrir la soirée à cette taverne chinoise avec son « Never wanted to dance » traditionnel prédestiné déjà... Oh comme il n'aurait jamais du l'emmener avec lui ce jour là pour éviter de le briser...Et la douleur et le regret mais en même temps un sourire vint danser sur ses lèvres en se remémorant ses souvenirs le reprit alors qu'il fermait les yeux de la damnée qui avait usé son dernier chant pour soigner un autre damné de l'autre camp même temporairement. Mais du coup il ne vit pas le sourire de son golem Elly. Qui en douce avait appelé Kitiara qui comme toujours répondait présente à ses appels car elle aussi trouvait absurde la dispute de leurs maîtres qui avaient changés tous les deux et qui n'attendaient que cela de l'un l'autre et qui avaient terriblement besoin l'un de l'autre sans être capables de se l'avouer pour l'un ou par peur de perdre le contrôle et de le blesser aussi à nouveau. Et toutes deux voulaient les réconforter, pallier l'absence de l'autre. Et Elly depuis sept ans avait pris l'habitude de voler les livres qu'Alexandre à son anniversaire achetait toujours avec l'intention de l'offrir, hésitant longtemps devant la vitrine d'une libraire avant d'entrer et d'acheter puis de réaliser qu'il ne pouvait ps faire cela, que ce ne serait pas bien perçu par Johann de telles attentions surtout par celui qui fut son bourreau, sans se douter que c'était là ce qu'attendait Johann de lui. Alors Elly lui apportait les livres comme témoignage que quelque part quelqu'un pensait à lui. Mais aucun des deux n'avait jamais rien remarqué. Normal après tout, on avait tellement tendance à sous estimer les golems et les croire de simples outils,à la Congrégation...
Voilà ce chapitre est enfin fini après 49 pages (ouf ! Le plus gros chapitre du sacrifice...Je vais m'en faire couper des mots...Aie aie zut...)
Voilà enfin Alexou apparu..Alors qu'en pensez vous de lui ? Et de Johann d'ailleurs ? Cela m'intéresse vraiment...
Et en lisant ce chapitre vous vous demandez d'où il vient pour ignorer l'amour comme cela..Ah ah... Et sa psychologie est en grande partie résolue ici.
Ah Elena je l'adore mon Oc tarée...Comme mes golems ^^ (argh chapeaux au secours...)
Et voilà mon tit Johann a du mal avec les espaces clos et aime bien faire le fou (là avec le Bourgeois Gentilhomme mais parfois en chantant, même souvent) Alors les chansons évoquées ici sont Never wanted to dance de Mindless Indulgence ou Don't you want me baby version Glee que j'associe généralement à Alex et Jo ^^
Alors le prochain sera le vol du papillon très probablement mais preview de celui ci quand même: crise de colère, appels d'une personne évoquée mais non encore présentée, rêve en Chine Voilà Bonne soirée en espérant qu'il vous ait plus et..Review ?
