Bonjour tout le monde =D

Me voici aujourd'hui pour vous publier le chapitre 10 (et le dernier écrit) d'A.E.P, pour une fois sans retard ;)

Je m'excuse déjà pour l'attente que cela prendra pour avoir la suite, aussi bien pour A.E.P que pour Emotional Blackmail, vraiment désolée, seulement, non seulement je n'ai pas assez de temps pour écrire mais en plus le moral n'est pas au rendez-vous. Je m'excuse donc au près d'Abelforth Dumbledore (qui me semble-t-il attend impatiemment la suite d'E.B) dont j'ai bien reçu le message mais à qui je ne peux pas répondre, ainsi qu'à tout ceux qui m'ont reviewer jusqu'ici et bien sur, sans oublier les anonymes! Je vous remercie tous également et j'espère que lorsque la suite sera là, elle vous plairas (les deux fics confondues) tout autant :)

A propos de ce chapitre; il est plus court que les autres mais je pense que, vu la fin, il vous plaira (du moins j'espère :O) ;)

J'attends avec grande impatiences vos réactions =D

Sur ce, good reading...

Titre: Le dû

Rating: Hmm, je pense que T suffira...

Disclaimer (qui devient récurrent): Univers + personnages = J.K.R; intrigue de l'histoire + Zoé et Devon = moi


« Potter ! Concentre-toi un peu nom d'un chien ! Tu veux aller sur le banc ! »

« C'est bon, pas la peine de gueuler… » Marmonna Harry en se remettant au jeu.

« Si tu n'es pas capable de jouer je ne veux pas de toi sur le terrain. »

« Je suis capable de jouer ! »

« Alors fais-le. »

Mrs Bibine tourna les talons, criant sur un autre élève et Harry lui envoya un parfait doigt d'honneur qu'elle ne vit bien évidemment pas. Plein de bonne volonté, il essaya néanmoins de suivre les ordres de la prof de sport et joua aussi bien qu'il le put. Mais il se débrouillait toujours pour rater une passe, rater un but ou pour se faire prendre la balle et c'était franchement agaçant au bout du compte.

« Hé espèce de gros con ! Le ballon était à moi ! » S'énerva-t-il à l'encontre d'un de ses coéquipiers.

« Oui et je te l'ai pris, tu n'avais qu'à mieux dribbler. »

« Je vais dribbler avec ta gueule moi, tu vas voir ! »

« POTTER ! »

Grognant de rage, Harry se retourna vers son professeur qui semblait furieux.

« Je peux savoir à quoi tu joues ! Ça fait plus d'une semaine que tu fais n'importe quoi sur le terrain. Vas te changer dans les vestiaires et rentre chez toi, si c'est pour agresser tes camarades je ne te veux pas ici. »

« Il reste encore une heure d'entrainement ! » S'offusqua Harry.

« Et tu passeras cette heure chez toi. »

Rageur, Harry donna un coup de pied dans le ballon de basket qui se propulsa contre le garçon en face de lui. Celui-ci poussa un cri de douleur et se laissa tomber à genoux, les mains au niveau de son entre-jambe mais Harry n'en avait cure. Énervé il rejoint le vestiaire et retira son jogging qu'il fourra dans son sac avant de remettre son jean.

En sortant du vestiaire, Mrs Bibine l'interpella et il se retourna vers elle de mauvaise grâce.

« Passe à l'infirmerie pour ton poignet avant de rentrer chez toi. »

Levant les yeux au ciel, le jeune homme brun sortit enfin du gymnase bruyant et souffla en se retrouvant dans la grande cour silencieuse. C'était déjà beaucoup plus agréable.

Soupirant, il se passa une main dans les cheveux et grimaça de douleur, se rappelant qu'il s'était tordu le poignet droit un peut plus tôt pendant l'entrainement. Et il grimaça d'avantage en songeant qu'il devait aller à l'infirmerie.

Pratiquement deux semaines s'étaient écoulées depuis la fois ou Harry s'était rendu compte avec effroi qu'il avait eu l'irrépressible envie d'embrasser son infirmier. Et durant ces deux petites semaines il avait souvent été amené à retourner à l'infirmerie. Au moins trois ou quatre fois, ce qui était en soit énorme pour un aussi bon joueur que lui. Mais ces derniers temps, sa concentration et sa façon de jouer lui faisaient cruellement défaut. Il se retrouvait donc à avoir besoin de soins et chaque entrevue avec l'homme le mettait dans un drôle d'état. Il ressentait au fond de son ventre comme une excitation mais aussi une appréhension. Il avait autant envie de ne pas le voir qu'il voulait le voir, c'était vraiment confus et très désagréable.

Il n'avait pas non plus cherché vraiment à analyser. Le week-end d'insomnie qu'il avait passé lui avait suffit pour comprendre que Riddle l'attirait, et il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Surtout, il n'avait pas envie. Pas envie de savoir ce que cela impliquait, ce que cela voulait dire et il avait peur de découvrir ce qu'il voulait d'autre à part embrasser Riddle.

Partant dans des pensées qu'il n'appréciait vraiment pas, Harry secoua la tête et se concentra sur le chemin qu'il empruntait dans les couloirs, jusqu'à arriver enfin devant l'infirmerie. Comme à chaque fois, il fut prit d'une légère hésitation avant d'ouvrir puis de frapper à la seconde porte. Riddle ne mit pas longtemps à venir lui ouvrir et il ne sembla même pas étonné de le voir débarqué.

« Vous voulez un abonnement ? Ce serait peut-être plus simple, non ? » Se moqua l'homme en refermant la porte.

Harry ne fit même pas attention à la remarque de l'adulte. D'ailleurs, dernièrement il ne faisait plus beaucoup attention à ce qu'il disait. Les joutes verbales qu'ils se lançaient commençaient vraiment à le fatigué et il se lassait de ce petit jeu, contrairement à Riddle qui semblait prendre un malin plaisir à chaque fois qu'il le voyait. Sans un mot, il s'assit donc sur l'habituelle table d'auscultation et attendit que Riddle arrive à sa hauteur pour lui tendre son poignet.

« Qu'est-ce qu'il vous est arrivé cette fois ? » Demanda l'homme en prenant délicatement le poignet d'Harry entre ses mains.

Riddle avait les mains froides et la peau très douce. Le contact de ses mains sur son poignet fit frissonner Harry et, habitué à cette réaction épidermique depuis ces deux semaines, il ne se sentit même plus coupable de la ressentir. Il était au contraire plutôt résigné.

Harry eut une légère grimace lorsque Riddle remonta sa main, appuyant sur sa paume avant de la faire tourner dans les deux sens.

« Légère foulure, rien de grave. Comment est-ce que vous vous êtes fait ça ? » Demanda Riddle en s'éloignant pour fouiller dans un tiroir.

« J'ai dû mal réceptionné le ballon. »

Riddle eut un rictus moqueur et se rapprocha avec une longue bande blanche et un tube de pommade. Il s'occupa d'abord d'étaler une bonne quantité de l'onguent sur le poignet et la main d'Harry, faisant en sorte que la crème pénètre au mieux la peau et l'adolescent trouva ce petit massage tellement agréable qu'il en ferma les yeux. Une fois fait, Riddle déroula la bande et commença à l'enrouler soigneusement autour du poignet.

« Vous êtes quand même vraiment pas doué. Il faut vous apprendre à jouer ou quoi ? »

« Roh j'vous emmerde. » S'exclama Harry, vexé.

« Ce n'est quand même pas ma faute si vous ne savez pas jouer. »

« Je sais très bien jouer au basket. Je suis le meilleur de mon équipe ! »

« Et bien je n'ose imaginer la performance des autres alors. »

« De quoi vous parlez ? Vous savez jouer au basket peut-être vous ? »

« Bien sur Potter. »

Harry haussa ses sourcils, sincèrement étonné. Il ne voyait pas, mais alors pas du tout Riddle jouer au basket. Surtout qu'il ne l'avait jamais vu sans sa blouse blanche et que c'était assez ridicule à imaginer.

« Je pourrais vous apprendre. »

Harry eut une exclamation moqueuse et lorgna l'infirmier comme s'il avait dit la plus grosse connerie de la terre.

« Vous ? M'apprendre quelque chose ? Ne me faites pas rire. »

« Je vous parie que je vous rétame à un 1 contre 1. Et que votre défaite vous sera grandement bénéfique. »

« Voyez-vous ça. Très bien, alors apprenez-moi à jouer au basket. »

Devant l'air fier et hautain d'Harry, Riddle eut un sourire narquois, creusant la petite fossette au coin de sa joue.

« Demain, 14 heures sur le terrain de basket abandonné près du Parc, à l'entrée de la ville. » Fit simplement l'adulte tout en attachant le bandage à l'aide d'une petite accroche.

« Se serait un peu de la triche sachant que mon poignet est bandé. »

« Ce n'est qu'une petite torsion de rien du tout. Demain vous n'aurez déjà plus bien mal. » Certifia Riddle.

« Ah bon… »

Sceptique, Harry regarde l'infirmier, puis son poignet et reconnut qu'il n'avait pas si mal que ça. Hissant son sac sur son épaule, il prit donc le chemin de la sortie.

« Ne soyez pas en retard Potter, je déteste attendre. »

Harry ne répondit pas, ni même ne se retourna. Sa main bandée dans la poche de son sweat il sortit tranquillement de l'infirmerie pour prendre la sortie du lycée.

Soupirant, Harry retira son jogging pour la troisième fois avant de fouiller avec agacement dans son armoire. Il en ressortit quelques secondes après avec un survêtement noir où deux bandes blanches s'entrecroisaient sur chaque jambe. Plus satisfait que par les autres, il l'enfila et chercha ensuite un tee-shirt, qu'il dénicha assez rapidement. L'enfilant, Harry sortit de sa chambre et se dirigea vers la salle de bain ou il s'humidifia les lentilles sans prendre la peine de les retirer de ses yeux. Il se regarda ensuite devant son miroir et fut frappé de constater que pour une fois, il ne se trouvait pas aussi beau que d'habitude.

Il se trouvait toujours charmant, c'était un fait indéniable, Harry était un garçon sexy et bien foutu mais là, aujourd'hui, il se trouvait presque fade alors qu'il pensait au visage si parfait et si beau de Riddle. C'était clair et net, face à lui, Harry ne faisait pas le poids, ni physiquement, ni mentalement, et cette pensée l'assombrit quelque peu.

« Harry ? Pendant que les parents sont partis faire des courses, ça te dis une turlute ? »

« Nan, vas voir quelqu'un d'autre. »

Sur le pas de la porte, Zoé écarquilla les yeux, étonnée face à la réaction de son frère.

« Ben, ou est passé ton humour frérot ? »

« Je ne suis pas d'humeur, c'est tout. » marmonna Harry en se passant de l'eau dans ses cheveux afin de les aplatir un peu.

« Mais non fais comme moi, ébouriffe-les tes cheveux ça donne un air sauvage ! » Fit la jeune fille en passant énergiquement ses mains dans les cheveux de son frère.

« Zoé, merde, non ! » S'exclama Harry en la repoussant, énervé.

« Roh c'est bon, qu'est-ce que t'as ? T'as un rencard ou quoi ? »

« Quoi ! »

Harry regarda sa sœur comme si elle venait de lui dire que tout compte fait, après toutes ces années de mensonges, le Père Noël existait.

« J'ai pas de rencard. Je sors mais c'est tout ! Ce n'est pas un rencard, t'entends ! » S'exclama le brun d'un air nerveux.

« Et bien alors retires-toi le balai que tu t'es coincé dans le cul parce que ton rencard va pas apprécier. »

« Che viens de te dire que ch'était pas un rencard, merde ! » Baragouina furieusement Harry en se brossant les dents.

« Ben pourquoi tu t'arranges comme ça alors ? » Demanda l'adolescente d'un air sous-entendu.

« Che me broche les dents, ch'est normal, che le fais tout les chours idiote ! »

« Oui et tu as aussi mis ton plus beau survêtement, tu t'es mouillé les cheveux et tu t'es rasé ce matin. »

« Je fais attention à mon image. » Rétorqua Harry après avoir craché dans le lavabo.

« Oui, pour une fille. »

« Non c'est pas une fille. »

Zoé écarquilla les yeux et ouvrit grand sa bouche.

« NON ! C'est pas… C'est rien, c'est ni une fille ni un mec, j'veux dire… Je vais juste rejoindre une bande de potes c'est tout. » Expliqua nerveusement Harry.

« Ah oui… Et tu mets du parfum pour aller retrouver ta bande de potes un samedi après-midi ? » Demanda-t-elle, suspicieuse.

Semblant tout aussi étonné que sa sœur, Harry s'arrêta dans son geste et lança un regard mauvais à son flacon de parfum, comme si c'était sa faute avant de le reboucher et de le ranger.

« Surtout que mettre du parfum alors que tu vas jouer au basket, c'est ridicule. » Continua Zoé.

« Comment tu sais que je vais jouer au basket ? » S'étonna Harry.

« Tu as mis ton survêtement… »

« Oh… Oui. »

« Tu sais Harry, je te trouve… Nerveux. Nerveux et maladroit. »

« Et moi je te trouve particulièrement débile. » Répondit-il en la bousculant pour sortir de la salle de bain.

« Avoue que tu as un rencard. » Continua la jeune fille en suivant son frère dans les escaliers.

« Fermes-là, j'ai de rencard avec personne et(…) »

« Tu as un rencard avec qui ? »

Harry soupira. Et voilà que Devon s'y mettait aussi.

« Toi ferme-là l'affreux. »

Sous l'insulte, Devon plissa ses yeux d'un air mauvais.

« Je n'ai que deux cicatrices, ça ne me rends pas moche pour autant. » Grogna-t-il, mécontent.

C'était vrai. Depuis la dernière fois où il était tombé dans la salle de bain pour ensuite s'écraser dans la rue sous le croche-pied de son frère, Devon avait une cicatrice encore rouge et pas totalement cicatrisée qui partait de sa lèvre inférieur et barrait son menton en entier. Il avait refusé qu'on le recouse, se rappelant de la douleur cuisante qu'il avait sentit lorsque, plus jeune, on l'avait recousu à l'arcade sourcilière. Ça expliquait donc pourquoi au bout de trois semaines, le rouquin n'avait toujours pas encore bien cicatrisé. Mais étrangement, tous avaient été d'accord pour dire que cette deuxième cicatrice ne l'enlaidissait pas, tout au contraire et que comme celle à l'arcade elle lui donnait un petit air de badboy charmeur.

« Qu'est-ce que tu fais ? » S'étonna Zoé en voyant son frère prendre l'argent que ses parents avaient laissés dans le sucrier.

« J'aurais peut-être besoin d'argent, on ne sais jamais. »

« Hm, et tu maintiens que tu n'as aucun rencard. » Railla la jeune fille en secouant la tête de dépit.

« Crois ce que tu veux Zoé, mais si tu savais, tu ne dirais pas que c'est un rendez-vous. » Soupira Harry en enfilant son sweat.

« Il y a quelque chose que je dois savoir ? »

« Non, rien qui te concerne. »

« Tu ne comptes pas aller retrouver un dealer dans un endroit sombre et lugubre, hein ? »

« Dis pas de conneries, je t'en prie. » Soupira à nouveau l'adolescent. « Bon, vous allez pouvoir vous débrouiller sans moi pendant une petite demi-heure ? Papa et maman devraient rentrer d'ici là. »

« Oui, je vais les mater ces ceux-là. » Fit Zoé d'une voix sadique en entourant les épaules de son jeune frère.

« Tu parles, on va te rendre la vie impossible, oui. » Ricana Devon. « Harry ? Dis, tu me prends un paquet de sucettes ? Si possible avec beaucoup de pomme s'il te plaît. »

« Putain Devon mais je t'ai acheté un paquet avant-hier. Qu'est-ce que tu fais avec, tu te les fous dans le cul ou quoi ? »

« Non, ça c'est Damon, moi je les mange. » Répondit le rouquin en riant.

« Et ben dis-lui qu'il aille voir Theodore, je pense que ça lui feras plus d'effet. » Répondit Harry en ouvrant la porte d'entrée. « Bon, allez. A tout à l'heure, et ne faites pas de conneries. »

« Non, non. » Répondit Devon d'un air un peu trop innocent au gout de son grand frère.

Celui-ci referma la porte en souriant et se mit en route vers la sortie de la ville. Le chemin ne devait pas durer plus d'une petite vingtaine de minutes mais Harry n'alluma pas son I-Pod, il voulait réfléchir. Réfléchir à ce que sa sœur lui avait dit. Est-ce qu'il prenait ce simple rendez-vous de défi pour un rencard ? Non, du moins il n'en avait pas l'impression. Mais alors pourquoi avait-il attaché autant d'importance à son apparence ? Pourquoi avait-il changé de jogging trois fois de suite avant de prendre son préféré ? Est-ce qu'il était pressé ou finalement pas d'arriver dans le parc ? Et puis pourquoi est-ce qu'il avait mal au ventre et qu'il ressentait encore cette boule dans le creux de l'estomac ?

Soupirant, l'adolescent se passa une main dans les cheveux pour les aplatir encore un peu, sachant pertinemment que ça ne servait à rien.

De toute façon, s'il prenait ça pour un rencard c'est qu'il était vraiment stupide parce que Riddle lui avait simplement lancé un défi. Défi qu'il comptait remporter bien évidemment. Et puis pour son apparence, après tout c'était légitime que de vouloir bien se présenter, surtout devant son rival. Quant à son mal de ventre, il n'avait qu'à pas manger autant de Nutella ce matin !

Harry arriva relativement vite devant le parc désert et silencieux. Il jeta un coup d'œil à travers le portail mais ne vit personne. Il entra et marcha quelques instants à travers les arbres pour finalement arriver sur le terrain de basket qui avait fort besoin d'être renouvelé.

« Pile à l'heure Potter. »

Harry sursauta et se retourna. Riddle était adossé à un arbre, ses jambes s'entrecroisant et une cigarette entre ses doigts sur laquelle il était en ce moment même en train de pomper. Lorsque la fumée s'évapora un peu de devant son visage, Harry sentit son cœur faire un défaut dans son rythme cardiaque qu'il sentit s'accélérer bien malgré lui. Mon dieu qu'il était beau ! Il n'avait pas grand-chose de différent, son visage était toujours aussi parfait et ses cheveux toujours aussi bien coiffés, mais c'était peut-être le fait de le voir avec des vêtements de ville – un jean et un sweat à capuche bleu foncé – et avec cet air nonchalant qu'il adoptait encore plus en ce moment qu'à l'habitude qui faisait tourner la tête d'Harry. Et puis, il ne savait pas, ne s'était même pas douté que l'homme fumait, et pourtant, une cigarette entre les doigts lui donnait tout bêtement un air franchement désirable.

Harry déglutit devant ses pensées gênantes et eut un réflex de recul lorsque l'adulte s'avança vers lui, un sourire aux lèvres et sa fossette au creux de sa joue.

« Je me doutais que vous ne ramèneriez pas de ballon. » Fit Riddle en détaillant le jeune homme. « Joli survêtement. »

Harry sentit avec horreur ses joues se colorer. Il était bêtement content que son infirmier ai remarqué ses vêtements sachant qu'il avait longuement hésité. Et puis, c'était sans doute le premier compliment qu'il recevait de sa part. Le visage baissé, il ne s'attendit pas à ce que Riddle lui prenne son poignet. Il eut un nouveau sursaut et il crut bien qu'il allait retirer son poignet de la main de l'homme, par pur reflex mais apparemment son agréable contact prenait le dessus. Harry redressa un peu sa tête et se laissa aller à regarder l'homme qui, doucement, tournait et retournait son poignet entre ses grandes mains blanches. Il défit l'accroche et déroula lentement le bandage avant de recommencer les mouvements de poignets.

« Ça à l'air d'aller. Ce n'est pas trop douloureux ? »

Seigneur ! C'était quoi ce parfum ? Il ne rêvait pas, Riddle s'était parfumé… Parce qu'il n'avait pas la même odeur que d'habitude et vraiment, celle-ci était délicieuse. Et il était très poche de lui. Si proche qu'il sentait son souffle le frôler lorsqu'il parlait.

« Potter ? Vous avez mal ? »

« Hein ? Hein, non. Non, je… Ça va.

Pourquoi est-ce qu'il lui demandait s'il avait mal ? Il était censé avoir mal ? Où ?

« La pommade vous à fait du bien, et apparemment vous n'avez pas fais des folies de votre main, c'est une bonne chose. » Fit Riddle en souriant légèrement.

Ah oui, son poignet, c'est vrai. Et bien non, il n'avait plus mal, et en plus il sentait son poignet tout détendu, presque engourdi, à croire que Riddle avait du magnétisme dans ses mains.

« Bon, vous pourrez jouer impeccablement, si tant est que vous réussissiez à attraper le ballon. »

Souriant narquoisement, Riddle se retourna et s'empara du ballon posé sous le panier de basket. Il revint ensuite devant Harry et tout deux se mirent en position, se toisant avec défi.

« Allez, je vous le laisse pour commencer. » Fit l'homme d'un air moqueur.

Harry grogna mais prit tout de même le ballon. Il le coinça entre ses mains et d'un geste rapide il contourna Riddle en commençant à dribbler mais ne compris pas ce qu'il s'était passé lorsque, deux secondes après, il se retrouvait les mains vides avec un Riddle dribblant de gestes fluides vers le panier et qu'il marqua. Harry en fut complètement souffler. C'est qu'il jouait vraiment bien ce con !

Sans se départir de son sourire narquois, Riddle revint au milieu du terrain, le ballon entre les mains et ni cette fois-ci, ni celle d'après ni même la suivante Harry ne réussit à lui voler le ballon.

« Je vous avais dis que je savais jouer Potter. Mais ne vous inquiétez pas, vous êtes là pour apprendre. » Se moqua Riddle en riant.

« Allez vous faire foutre. »

Et voilà, ça lui apprendra à s'énerver, Riddle venait encore de lui passer sous le nez avec le ballon. Agacé, Harry fit volte-face et tenta de contrer l'offensive de l'adulte, sans y parvenir.

Ils jouèrent ainsi durant une bonne demi-heure. Harry n'eut pas une seule fois le ballon en main et plus Riddle marquait de buts, plus il était rageur. Finalement, Harry s'arrêta, en nage et se laissa tomber sur un des bancs autour du terrain. Il se passa le bras sur le front, épongeant la sueur qui perlait et jeta un regard mauvais à l'infirmier qui arrivait vers lui, goguenard.

« Alors, on abandonne Potter ? »

Essoufflé, Harry ne répondit pas. Il tourna la tête et regarda d'un air absent la route qui longeait le parc.

« Je pense qu'on peut facilement conclure que j'ai gagné. » Fit Riddle d'une voix moqueuse.

« Évidemment ! Vous ne m'avez pas laissé le ballon une seule fois ! » Cracha Harry.

« C'est censé être le jeu Potter, de me prendre le ballon. Je n'allais pas vous le tendre gentiment. »

Sans se départir de son sourire, l'homme s'installa à la droite d'Harry et posa le ballon au sol, entre ses deux pieds.

« Une fois que vous serez remis, je réclame mon dû. »

Harry fronça les sourcils, et pour la première fois depuis la fin du match, il regarda franchement son interlocuteur. Durant quelques secondes, il bloqua sur sa peau recouverte d'une fine pellicule de sueur, et il s'épongea un peu plus le visage. Lui devait être suant comme jamais.

« Quel dû ? On n'avait rien parié. »

« Non, mais j'ai quand même gagné, alors j'ai le droit à une récompense. » Répondit Riddle en plongeant son regard dans celui de l'adolescent.

Harry sentit comme un long frisson parcourir sa colonne vertébrale. C'était lui ou Riddle le regardait de façon très intense ?

« Qu-quelle récompense ? » Bégaya-t-il, perdu dans le regard de l'adulte.

Riddle sourit de façon un peu moqueuse puis il inclina légèrement la tête sur le côté.

« Ne vous inquiétez pas, vous en avez tout autant envie que moi… »

Perplexe, le jeune homme fronça les sourcils de plus belle. Il ne comprenait absolument pas ce qu'il passait par la tête de Riddle, et en plus il se méfiait.

« Qu'est-ce que j'ai autant envie que vous ? »

L'homme à la peau blanche se releva, prit le ballon entre ses mains et se mit à dribbler tout en allant vers les buts. Il fit une ou deux pirouettes, marqua un nouveau but puis, laissant le ballon orange retomber au sol en des bonds plus ou moins sonores, il se retourna et fixa l'adolescent.

Harry, toujours aussi perplexe se releva et le rejoignit en quelques pas.

« Qu'est-ce que j'ai autant envie que vous ? » Redemanda-t-il plus lentement cette fois-ci.

Seul un sourire moqueur lui répondit, et le jeune homme fronça les sourcils. Il commençait franchement à s'impatienter. Qu'est-ce que Riddle voulait à la fin !

Toujours en souriant, l'homme s'avança et combla les derniers mètres qui le séparaient d'Harry. Il prit doucement mais fermement l'un de ses poignets dans sa main et s'enorgueillit de l'effet que cela faisait à l'adolescent. Puis il s'approcha, tout près, comme pour le prendre dans ses bras, mais Harry le repoussa, les sourcils de plus en plus froncés. Une lueur dans ses yeux verts éclatants démontrait qu'il craignait la suite. Et pourtant, il ne lui demanda pas de lâcher son poignet et sa peau était bel et bien recouverte de chair de poule, ce ne pouvait pas être de dégout.

Alors à nouveau, Riddle fit une tentative de rapprochement, et à nouveau Harry le repoussa. Ce fut le cas deux ou trois fois. Le torse du jeune homme commençait à se soulever plus rapidement, comme lors du début de leur partie de basket. Et il commençait sérieusement à se poser des questions. Il ne comprenait absolument pas le comportement présent de l'adulte et s'acharnait à le repousser à chaque fois qu'il s'approchait. Mais que voulait-il bon sang !

Finalement, perdant sans doute patience, Riddle lui maintint avec force les deux poignets dans l'une de ses mains et posa la deuxième contre sa nuque, ne lui laissant pas une seule seconde pour tenter quoi que se soit. Et il fondit sur lui, dans un geste doux et vif, leurs lèvres se touchant. A ce moment là, Harry sentit son cœur faire un étrange raté et il ferma ses yeux avec force, tentant de libérer ses mains de la poigne de l'infirmier. Mais Riddle ne le lâcha pas, croyant que le jeune homme voulait à nouveau le repousser. Alors Harry fit la seule chose qu'il pouvait faire en cet instant pour ne pas défaillir : à défaut d'agripper son sweet-shirt, il s'avança, l'une de ses jambes prenant place entre celles de Riddle et, entrouvrant lentement ses lèvres, il se laissa aller contre le corps de l'adulte.