Voici le chapitre 10 ! Merci pour votre soutien et vos remarques, ça me fait toujours autant plaisir ;).
Bonne lecture !
Quand soudain, Caroline aperçut une trainée noire, une personne vampirique n'appartenant pas à leur « groupe », se déplacer dans les bois…
Caroline crut d'abord avoir rêvé, puis elle entendit du bruit sur sa gauche. Elle s'écarta légèrement de Klaus, mais en le tenant toujours, et tourna la tête vers l'endroit d'où était provenu le bruit… Klaus se tendit : elle regarda son visage et vit qu'il était à l'écoute, et que son regard était vif. Il avait remarqué tout comme elle que quelqu'un les épiaient.
- Qu'est-ce que c'est ? chuchota Caroline.
Mais Klaus mit un doigt sur sa bouche pour lui intimer de se taire. Il lâcha Caroline et fit un tour sur lui-même pour regarder les alentours, se concentrant sur chaque morceau de forêt. Soudain, son oreille fut sensible à un bruit : tout se déroula en une fraction de secondes. Une brindille qui craque, un léger débattement. Il se retourna plus vite qu'il ne put l'imaginer, et la vit. Il l'avait déjà vue quelque part, mais sur mille années d'existence, il ne se souvenait plus exactement où. Mais ce n'est pas ça qui lui importait le plus : cette femme venue de son passé tenait Caroline par les cheveux d'une main, et paraissait prête à lui arracher la tête avec son autre main. Klaus resta bouche bée. Il allait attaquer, voulait attaquer, mais il se sentait paralyser. Une sorcière ? Non, il pouvait bouger sa main, et peut être même tout son corps. Mais la peur que cette femme ne touche à sa Caroline, le paralysait.
- Bonjour, Klaus, fit la femme brune habillée de noir.
Elle avait les cheveux mi- longs et très raides, la peau très blanche et des yeux verts flamboyants, ternis par la rage et la tristesse. Mais elle souriait, d'un sourire victorieux qui ne laissait rien présager de bon.
- Tu te rappelles de moi ? continua-t-elle.
Klaus la fixa plus longuement : il l'avait déjà vue, il en était sur maintenant. Mais il ne pouvait s'empêcher de regarder Caroline et de se demander ce qui allait se passer.
- Je m'en serais douté, fit-elle avec un sourire de dégout, sa rage reprenant le dessus. Tu ne te souviens de rien. Tu as détruit ma vie.
Caroline voulut se racler la gorge pour rappeler de sa présence, mais elle n'était pas vraiment dans la position de tenter quoique soit. Cette fille l'avait prise totalement par surprise, et elle ne l'avait pas même pas entendue arriver ! Attaquer quelqu'un dans le dos, c'est lâche, très lâche. Klaus n'arrêtait pas de la regarder, ses yeux étaient inquiets mais son visage était fermé. Il voulait s'en doute jouer celui qui n'en a rien à faire. Elle, ne pouvait regarder que lui. La fille brune lui tirait les cheveux et la maintenait par la gorge : elle avait tenté de se libérer, mais Caroline était sure que la fille avait à peine sentie sa résistance. Comment se faisait-il qu'elle soit si forte ? Et qui était-elle ? Pourquoi Klaus avait-il détruit sa vie ? Il n'avait même pas l'air de la reconnaître. Et quand est-ce qu'il allait se décider à lui répondre, bon Dieu ! Ce n'était pas comme si elle était à deux doigts de se faire tuer, non, pas du tout… !
Klaus se racla la gorge.
- Et en quoi ai-je détruit ta vie ?
- 1150. Montréal. Lorsque je suis revenue à ma famille, ils étaient tous morts.
Klaus fouilla dans ses souvenirs et c'est là que tout lui revint : il errait dans le nord de l'Amérique, à la recherche d'une distraction. Et à Montréal, il y avait cette famille : deux parents extrêmement riches, appartenant aux plus hauts rangs sociaux. Et leurs enfants, onze enfants. La mère de ces enfants, était une puissante sorcière, et il avait préféré éradiquer toute la famille, plutôt que d'en laisser un vivre. Pourtant, il en restait une, dont il n'avait jamais soupçonné l'existence, qui se tenait devant lui, menaçant la vie de la seule femme, la seule personne qu'il avait jamais aimée.
- Je m'en souviens. Ta mère était une sorcière.
- Oui, une très bonne sorcière.
- Comment cela se fait-il, que tu sois un vampire ? demanda Klaus.
- J'ai rencontré ton père, Michael. Il te cherchait.
Klaus se paralysa, comme à chaque fois qu'on lui parlait de l'homme qui l'avait haït dès sa naissance, puis poursuivit dans le but de le tuer tout au long de son existence.
Mais cet homme n'était plus qu'un mauvais souvenir.
- Michael est mort, sourit Klaus.
- Oh, je sais, répondit la femme brune. C'est bien pour cela que je suis ici. Je vais te tuer. J'ai ce qu'il faut pour, Michael m'a tout dit, et je me suis renseignée.
Elle siffla, et quatre vampires rappliquèrent aussitôt, se plaçant derrière elle, l'air menaçant.
- Et tu crois que toi et quatre vampires pourraient venir à bout de moi ? railla Klaus, pas le moins du monde effrayé.
- J'en suis persuadée. Mais tu vois, ce qui m'étonne le plus, c'est que ton père m'a dit que tu ne ressentais rien. Pourtant j'aimerais vraiment voir ta réaction si je tuais cette fille…
Elle caressa le cou de Caroline, qui écarquilla les yeux, elle vraiment effrayée.
Klaus ne réfléchit pas plus d'une seconde. Elle menaçait Caroline, qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre ? Il se jeta sur la femme, le visage déformé par la fureur et la panique. Il tira Caroline de ses bras, mais celle-ci l'avait devancé. Elle rompit le cou de Caroline, puis la poussa dans les bras de Klaus. Le corps sans vie de Caroline s'affaissa dans ses bras et il la regarda avec horreur. Sa rage le dépassa, prit le dessus sur lui. Il laissa Caroline par terre, et tenta de repousser les quatre vampires qui l'attaquait, ainsi que la femme brune qui voulut arracher le cœur de la poitrine de sa bien-aimée. Sauf que jamais, il ne laisserait cela se produire. Il n'avait pas attendu des millénaires pour tomber sur une femme comme Caroline, pour qu'on la lui enlève à peine deux années après. Il mordit et arracha le cœur de deux des vampires. Les deux autres, voyant leurs camarades tombés, reculèrent et regardèrent la femme brune, en attente d'un commandement.
Elle eut à peine le temps d'ouvrir la bouche, que Stefan et Damon bondissaient sur les deux vampires et leur planta un bout de bois dans le cœur. Ils s'affaissèrent également.
- Je reviendrais, cria la femme brune, haineuse.
Elle disparut en un quart de seconde.
Klaus se tourna directement vers Caroline. Il savait qu'elle allait recouvrir ses esprits dans quelques minutes, mais il ne supportait pas la vue de son corps sans vie. Il s'accroupit, et poussa les cheveux blonds désordonnés qui tombaient sur le visage de la vampire. Il caressa son visage, ne supportant plus de ne pas la voir bouger.
- Est-ce qu'elle va bien ? demanda Stefan derrière lui.
- Ça va aller, répondit Klaus sans prendre la peine de se retourner.
Il n'avait aucunement envie de remercier les frères Salvatore. Surtout ce maudit Damon. Bien qu'il se rattrapait un peu.
Klaus continua de regarder Caroline, impatient.
- Qui était cette femme, que veut-elle ? demanda Stefan.
- Me tuer, répondit Klaus, toujours dos aux deux frères.
- Mais c'est impossible… Est-ce qu'elle avait le pieu en chêne blanc ?
- Je ne sais pas…
Klaus prit la main de Caroline dans la sienne.
- Allez, Caroline, reviens, murmura-t-il en traçant des cercles de son pouce sur son poignet.
Caroline eut un sursaut, comme lorsque l'on s'endort et qu'on a l'impression de tomber. Elle s'inquiéta et sa respiration se fit saccadée. Elle se débattit de la personne qui la tenait, agenouillée près d'elle. Elle ne voulait pas mourir, on voulait la tuer.
- C'est moi Caroline, c'est moi. C'est Klaus.
Elle entendit son nom et se calma aussitôt. Klaus prit son visage entre ses mains, et la regarda, inquiet. Elle cessa presque de respirer à cause de la proximité de son visage. Elle ne voulait pas qu'il soit inquiet, elle allait bien. Elle regarda autour d'elle et vit les corps gisants des quatre vampires… Où était la femme brune ? Elle fronça les sourcils.
- Qu'y a-t-il, Caroline ? demanda Klaus doucement.
- Où est… Où est la femme brune ?
- Partie, fit Klaus en se pinçant les lèvres, l'air grave. Elle ne te touchera plus jamais, tu m'entends ? Jamais.
Son ton menaçant fit frissonner Caroline, et elle pouvait revoir en lui le monstre qu'il était, qu'il avait été. Mais il la protégeait, elle, ne se souciait que d'elle. C'était quelque chose d'incroyable, de pouvoir changer quelqu'un, de pouvoir amener une personne qui faisait tous les mauvais choix à se soucier de vous. Elle se blottit contre son torse, car outre tout ce qu'il avait pu faire, c'était là qu'elle se sentait le mieux. Klaus caressa ses cheveux. Elle croisa le regard de Stefan, un regard encore choqué et inquiet, mais il détourna aussitôt les yeux.
- Vis avec, lança Caroline, agacée.
Damon ricana lorsqu'il vit l'air perplexe et surpris de Stefan.
- J'essaye, répliqua-t-il. On va ramener Elena a Mystic Fall's. On vous… voit là-bas, alors ?
- Oui. A plus, répondit Caroline en les regardant s'éloigner.
Elle releva la tête pour voir le visage soucieux de Klaus. Elle caressa son visage.
- Tout va bien se passer, le rassura-t-elle.
- J'ai eu peur, avoua-t-il, comme si c'était le pire sentiment du monde qu'il ait éprouvé.
Elle le prit dans ses bras. Jamais personne ne l'avait pris dans ses bras comme Caroline le faisait maintenant. Comme quelqu'un qui se souciait de lui, qui voulait le réconforter. Jamais personne n'avait voulu le faire, ou n'avait cru qu'il en avait besoin. Il se laissa aller contre sa poitrine, décrispant son dos.
Tout allait bien se passer… Elle n'en savait rien, mais il ferait tout pour lui donner raison. Il ne laisserait rien ni personne la blesser, car il savait maintenant que tout pour lui, tout, se résumait à elle.
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre, il y aura plus d'interactions entre Klaus et Caroline dans le prochain chapitre...
Comme toujours, n'hésitez pas à me donner votre opinion dans une review ! A plus :) !
