Oi! Voilà donc le dernier chapitre des vacances. J'ai longtemps réfléchi sur ma cadence de publication lorsque les cours auront reprit. Je suis actuellement en train d'écrire la quatrième année (le chapitre 31), et en théorie, on pourra continuer à un chapitre par semaine, le mercredi ou le samedi (je ne sais pas encore). Toutefois, il est possible que je change d'avis et que je passe à un chapitre toutes les deux semaines. Quoiqu'il en soit, j'espère que vous passerez toustes une bonne année et que vous réussirez vos examens si vous en avez.
Je dois aussi préciser, avant que ce chapitre (chapitre très important qui aura des répercutions sur tout le reste de l'histoire) commence, qu'il y a une erreur de continuité (et de cohérence) vis-à-vis de l'âge de Lily, et je m'en suis rendue compte que trop tard et je n'ai pas pu la corriger :s Désolée.
Il faisait nuit, maintenant, mais le banquet venait de commencer. Les yeux se noyant dans la foule d'élèves de première année qui se tassaient près de l'estrade, face à eux, Scorpius se rappelait sa propre répartition l'excitation, l'angoisse, et la hâte. Et maintenant, bien conscient d'être parmi ces centaines d'élèves qui appuyaient cette même excitation, cette même angoisse, cette même hâte, sur les nouveaux élèves, il souriait. Il aimait Poudlard.
-Ca peut pas bientôt se finir ? grogna Augustus, à côté de lui. J'ai faim.
-Moi aussi, Augustus, répondit-il sans même lui accorder un regard, toujours souriant. Mais des élèves sont répartis, c'est plus important, non ?
-Pas plus important que la nourriture, rétorqua-t-il. Et puis, tu ne connais personne devant se faire répartir, cette année, alors...
-Si, coupa-t-il. Ta sœur. Et celle d'Al', et le frère de Rose, et leurs cousins, et...
-D'accord, abandonna Augustus.
C'est le moment que la directrice choisie pour commencer à appeler les élèves et ils gagnaient des Poufsouffle. Parmi eux, Scorpius voyait des visages soulagés, joyeux, étonnés, déçus, aussi. Et puis, alors que la concentration des élèves commençait à faillir, ils arrivèrent au P.
-Potter, Lily.
Scorpius releva la tête. Il n'avait jamais vu la sœur d'Albus, sauf de loin, sur le quai – mais il la reconnut à son nom, et vit une jeune fille, petite, des cheveux roux, emmêlés, se diriger vers le tabouret. Scorpius ne voulait pas spécialement la voir répartie dans une maison en particulier, mais pour Albus, et simplement pour lui, elle espérait qu'elle soit à Serpentard. Albus lui en avait parlé par lettres, et Scorpius était du même avis avoir un membre de sa famille, sa sœur, de surcroît, serait bien pour lui.
-Poufsouffle !
Sa tête retomba tandis qu'il dirigeait son regard vers Albus, à l'autre bout de la salle, le cherchant parmi la masse d'élèves assis à la table de Serpentard. Lui aussi semblait être retombé.
-Purcell, Margret.
-C'est ta sœur, souffla Phebe en se tournant vers Augustus.
-Vraiment ? marmonna celui-ci, feignant la surprise.
Il y eut un nouveau moment de silence tandis que Margret se détachait du reste des première année, une foule de plus en plus clairsemée. Et puis, elle s'assit à son tour sur le tabouret, laissé vide par Lily.
-Serdaigle !
-C'est une blague ? s'exclama Augustus, sa voix noyée par les acclamations des Serdaigle. Serdaigle ? Vraiment ?
-C'est si mal que ça, Serdaigle ? fit Phebe tandis que la liste passait rapidement au R.
-Elle va faire que de parler de livres ! se plaint-il. Comme toi, mais chez moi !
-Merci, fit Phebe, sur un air un peu hasardeux.
C'était le moment où les Weasley passaient à la pelle des cousins dont Scorpius oublierait sûrement le nom juste après leur répartition, certains qu'il pouvait nommer, parfois.
-Weasley, Hugo.
Celui-là était le frère de Rose. Un garçon un peu gauche dans sa manière de marcher, qui se traîna jusqu'au tabouret. Et le Choixpeau parut hésiter pendant un moment. Enfin, sa voix retentit dans la salle :
-Poufsouffle !
La table se répandit en acclamations et quolibets tandis qu'ils accueillaient le nouveau venu. Le frère de Rose était parmi eux ! C'était dément !
-Weasley, Louis.
Scorpius ne connaissait pas celui-ci, mais il marchait avec plus d'assurance, des cheveux blonds, et un peu plus grand que les autres. Au coup de coude de Phebe, il se retourna vers elle.
-Je crois que c'est le frère de Dominique, susurra-t-elle.
Il acquiesça la tête en silence. Oui, c'était sûrement ça.
-Gryffondor.
-Weasley, Lucy.
Ils étaient vraiment nombreux – est-ce que c'était humainement possible d'être aussi nombreux ? Contrairement à son cousin, la fille qui se présentait ici semblait plus timide, avait de longs cheveux noirs, paraissait asiatique – mais c'était difficile à dire, de loin.
-Serdaigle.
-Weasley, Roxanne.
-Gryffondor !
Un peu tristement, Scorpius réalisa qu'aucun autre membre de la famille d'Albus ne serait avec lui à Serpentard. Il jeta un nouveau regard par-dessus son épaule lui aussi semblait en venir à cette idée, à la vue de son expression. Et puis, Augustus se plaint de nouveau de la répartition mais le fait est qu'il fallait admettre qu'après la répartition des Weasley, il ne restait plus grand monde qui attendait face au tabouret.
La Répartition s'acheva quelques minutes plus tard, et la directrice, Minerva McGonagall, revint sur l'estrade, et entama son annuel discours.
-... Comme vous le savez tous, disait-elle. Tous les cinq ans prend place le Tournoi des Trois Sorciers celui-ci s'étant déroulé à Durmstrang en 2013, avec pour gagnant la championne de ce même institut, Katarina Adamova, Poudlard s'est proposé d'accueillir le Tournoi cette année ce qui signifie, bien entendu, l'annulation de la saison de Quidditch, et des examens pour l'heureux champion – ou l'heureuse championne – de Poudlard. L'accueil des délégations française et bulgare se fera, cette année, le 21 octobre à dix-huit heures, et les champions seront révélés le soir d'Halloween, le 31 octobre à la même heure, s'étant au préalable porté volontaire en déposant son nom dans la Coupe de Feu.
Tout autour de lui, Scorpius sentait les discussions s'enflammer, les murmures s'intensifier, et l'attention à la fois redoubler et diminuer d'ampleur.
-Bien entendu, reprit la directrice, en haussant le ton pour reprendre le contrôle de la salle. Bien entendu, chaque élève souhaitant se porter volontaire devra être majeur – et ce, sans aucune exception, sous aucun prétexte, d'une quelconque manière que ce soit.
Et elle revint sur le règlement intérieur. Alors, Augustus, qui était à côté de lui, commença à parler.
-J'espère que le champion sera de Poufsouffle. Ca leur apprendra, au Serdaigle, à voler notre Coupe des maisons.
-C'était il y a presque trois mois, fit Phebe avec un rire.
-Je vous promets que si le champion est un Serdaigle, je brûle cette maison de malheur, reprenait-il.
-Et si c'est une championne ?
-Très bien, fit Augustus. Si la championne est de Serdaigle, je jure devant Merlin que je brûle cette maison.
-J'aimerais bien te voir essayer, s'exclama Scorpius en un rire. Auggy.
Les joues d'Augustus s'enflammèrent, et il tenta de glisser sous la table – ce qui, avec sa taille, était assez comique. Bien qu'Augustus était toujours le plus grand de leur maison, Scorpius ne s'était empêché de remarquer que c'était aussi celui qui avait le moins grandi pendant l'été, le laissant avec l'espoir de le dépasser un jour.
-Ne m'appelle pas comme ça, siffla Augustus. Et puis... tu viens de créer ce surnom de toutes pièces, et...
Mais Phebe ne déchantait pas, et restait assise sur sa chaise avec un rire difficilement contenu. Sur l'estrade, la directrice achevait enfin son discours, laissant place au banquet de début d'année. Scorpius, quant à lui, avait passé bien assez de temps chez les Purcell pendant les vacances pour savoir à peu près tous les surnoms affectueux que les parents d'Augustus gardaient à son égard, et il lui semblait en avoir appris bien assez pour savoir que non, il n'avait pas créé ce surnom de toutes pièces.
A l'apparition de la nourriture sur la table, cependant, Augustus sembla oublier toute discussion et se dirigea, d'un geste vif, vers les plats, faisant rire une nouvelle fois Phebe et Scorpius.
oOo
Le soleil s'était couché depuis longtemps, à présent, et les étoiles crevaient de leurs lueurs pâles et blanches le dôme noir du ciel. A l'intérieur du dortoir, cependant, il n'était question d'aucune de ces lumières blanches ou noires juste de l'épaisse et vacillante onde jaune projetait par les flammes, chancelantes, des bougies une onde suffisamment forte pour englober tout le dortoir circulaire et pour dissiper chacune des lumières qui pouvait provenir du parc. Des fenêtres, enfoncées dans leur cadre de pierre, grandes et fines, cernées des fins tissus clairs qui servaient de rideaux des fenêtres qui donnaient sur le parc, son herbe à la verdure occultée par la nuit, à la fois chatoyante et fraîche.
Et puis, sur les murs de pierre, aux plantes vertes qui arrivaient à percer les interstices d'une pierre à une autre, tel un mur de briques pâle, des tapisseries aux broderies mouvantes, fines esquisses noirs qui se déplaçaient, comme au ralentit, sur le tissu jaune et passé qui leur servait de support. Et puis, d'une tapisserie à l'autre, les lits, leur épais matelas posé sur le sol et cerné de coussins et rideaux, créant cette bulle d'intimité indispensable à leur chambre. Au côté de ces lits, les tables de chevet rondes, en bois, claires, portant du cylindre de leur corps les globes jaunes qui servaient de lumière portant de leur corps leur baguette, livres et autres manuels.
Mais les lampes n'étaient pas posées sur les tables, aujourd'hui en effet, c'était Howell Fidget, avec qui Scorpius partageait son dortoir, qui avait eu l'idée de les descendre pour les poser sur le parquet du sol, entre les épais tapis qui en cachaient les lattes. C'était sur ces mêmes tapis qu'ils avaient pris place, chacun dans leur pyjama.
-Je veux dire... les Etats-Unis, c'est cool, mais... ils ont une drôle de façon de dire certains mots, faisait Olen Twaddle de sa voix lente.
-Ils ont un accent, tu veux dire, répondit Howell, assis juste à côté de lui.
-Oui, mais pas un accent comme les Irlandais, ou les Gallois, fit Olen. Un accent...
-Un accent américain ? suggéra Howell.
-Oui, dit enfin Olen.
Un sourire amical s'esquissa sur les lèvres d'Howell, tandis qu'Augustus parvenait tant bien que mal à cacher son rire – il s'amusait souvent de la lenteur d'Olen oh, c'était amical, bien sûr.
-Je ne vais pas te demander ce que tu as fait pendant les vacances, Elwood, fit alors Howell en se tournant vers l'autre garçon, assis à son autre côté.
-J'ai été chassé, répondit-il, et un grand sourire se dessina sur son visage.
-Mais quelle surprise ! s'écria Howell en éclatant de son grand rire clair.
Howell était assez cool – il parlait bien, se faisait des amis facilement, et Scorpius aurait bien aimé plus traîner avec lui. Mais Augustus et Phebe lui suffisaient amplement, donc il n'y pensait pas trop. Howell était un garçon à la peau claire, des cheveux blonds, et de grands yeux clairs, une voix agréable.
-Alors, reprit Howell. Vous pensez que ce sera qui, le champion de Poudlard ?
-Je ne sais pas, répondit Elwood en un haussement d'épaules. Poufsouffle ou Gryffondor, j'espère.
-Est-ce que Teddy Lupin est encore... commença Augustus, assis près de Scorpius.
-Non, répondit celui-ci, doucement. Il vient de finir ses études. C'est dommage, je suis sûr qu'il aurait pu participer.
-Et gagner, compléta Augustus en souriant.
-C'est dommage, qu'ils aient annulé la saison de Quidditch pour ça, fit Olen.
-T'imagines, si le champion est un des capitaines de Quidditch ? s'exclama Augustus en riant.
-Comme ? demanda Elwood.
C'est vrai que des capitaines de Quidditch majeurs, il n'y en avait pas beaucoup, sachant que Olevia Kennedy, de Poufsouffle, et Lucia Shapter, de Serpentard, ne venaient d'entrer qu'en quatrième année.
-Tu marques un point, Elwood, admit alors Augustus.
Les conversations se mirent alors à diverger Howell et Augustus parlaient du nouveau professeur de Sortilèges, alors qu'Elwood et Olen continuaient de parler de leurs vacances. La coupe de Quidditch fut rapidement abordé les Ecossais ayant gagné, Augustus trouva plus sage de laisser ce sujet de côté, pour ne pas remuer le couteau dans la plaie.
-Scorpius, demanda alors Olen, après un moment. C'est vrai que tu es ami avec Albus Potter ?
Celui-ci releva la tête. Bien sûr qu'il était ami avec Albus, il ne voyait juste pas en quoi ça intéressait Olen.
-Oui, fit-il simplement. Pourquoi ?
-Juste pour savoir, répondit Olen avec un haussement d'épaules indifférent. C'est drôle, c'est tout.
-Drôle ? répéta Scorpius, intrigué maintenant.
Olen resta silencieux, et l'expression joyeuse d'Howell s'évanouit tout de suite, tout comme sa conversation avec Augustus. Il se tourna vers Scorpius, étonné.
-Tu ne sais pas ? fit-il simplement.
Augustus à son tour semblait comprendre de quoi la situation retournait, et son expression s'évanouit, comme l'avait fait Howell quelques instants plus tôt. Il se rapprocha de Scorpius et eut un rire nerveux.
-Bien sûr que si, Howell, dit-il, avec une voix mal assurée. Et on ne va pas en parler, donc, on devrait changer de sujet.
-De quoi vous parlez ? demanda alors Elwood.
Scorpius sourcilla. C'était une très bonne question – ils parlaient de quoi ? Qu'est ce qu'Howell et Olen semblaient mieux savoir que lui, à propos de lui et Albus ? Si quelqu'un devait savoir quelque chose à propos de leur relation, c'était Scorpius, non ? Et pourquoi Augustus s'obstinait-il à changer de sujet ?
-On ne va pas en parler, Eli, alors... répéta Augustus.
-Non, coupa Scorpius en levant sa main pour l'arrêter, les yeux tournés vers Howell. Qu'est ce que je ne sais pas ?
-Scorpius... fit Augustus.
Scorpius l'arrêta une nouvelle fois en posant sa main sur son épaule. Howell semblait gêné, maintenant étonné, aussi. Il se tourna vers Elwood, Olen, et eux.
-Elwood, tu es le seul né-moldu, ici ? demanda-t-il.
-Oui, pour...
-C'est dingue que tu ne saches pas, répéta Howell.
-Quoi ? fit Scorpius, sa voix s'emballant, maintenant.
Il voyait bien, parfois, qu'on lui cachait des choses il le voyait, parfois, lorsqu'il parlait avec Phebe et Augustus, Albus, ou Rose. Depuis qu'il était entré à Poudlard, il avait toujours eu l'impression que quelque chose était incomplet... qu'il y avait des pièces manquantes. Mais de là à imaginer que même Howell et Olen étaient au courant de ce quelque chose, qu'Augustus mettait un point d'honneur à ne pas ce qu'il apprenne ce que tout le monde savait – quelque chose qui le concernait, lui, et pas les autres – quelque chose que tout le monde, ici, à Poudlard, partout où il allait, semblait connaître, sans que jamais on ne lui dise quoi... Non, Scorpius avait l'impression d'être plongé dans le noir. Et l'idée qu'Howell était enfin sur le point de lui dire ce qu'il manquait, mais qu'Augustus refusait qu'il entende ça, le mettait hors de lui.
-De quoi vous parlez ? répéta Scorpius, sa voix se faisant plus dure.
-Je pense qu'on devrait avoir cette conversation en privée, lui souffla Augustus.
-Quelle conversation ? s'exclama-t-il sur le même ton. Bon sang, qu'est ce qui ne va pas ?
Il se leva soudainement, se tenant la tête entre les mains. Il prit une nouvelle respiration. Qu'est ce qui n'allait pas ?
Il sentit Augustus poser sa main dans son dos, et l'entraîna par la porte de bois du dortoir. Et puis, ils sortirent dans le couloir.
-Non, Augustus, s'exclama alors Scorpius. Je sais qu'il y a quelque chose que je ne sais pas, et que tu ne veux pas que je sache – et cette chose, je veux que tu me dises c'est quoi.
-Scorpius... marmonna celui-ci une dernière fois alors qu'ils entraient dans la salle commune, vide à cette heure.
-Non, répéta-t-il en se tournant soudainement vers son ami. Tu sais le nombre de fois où Albus et Rose s'échappent, en pleine conversation, pour se mettre à parler tout bas ? Combien de fois je vous ai vu, avec Phebe, échanger des regards gênés ? Ou alors l'absence de réponse, après que je vous ai posé une question – et peu importe la question, c'est jamais la même, mais je n'ai toujours pas de réponse. Et maintenant, j'apprends que même Howell et Olen sont au courant ? Combien de gens le savent, Augustus ?
Celui-ci baissait les yeux, sans oser croiser son regard. Alors, Scorpius prit une nouvelle inspiration et reprit :
-C'est pas vrai. Qu'est ce qui me concerne et qui soit assez important pour que tout le monde soit au courant sauf moi ? Pourquoi tu refuses de me le dire, Augustus ? Je croyais qu'on était amis, je...
Sa phrase s'éteignit en un soupir de frustration.
-J'ai pas besoin que tu me protèges, fit-il.
Enfin, Augustus dirigea son regard droit vers le sien. Son expression était grave.
-Crois-moi, fit-il. Tu ne veux pas savoir ça, rayon de soleil.
-Mais ça me concerne, moi ! s'écria-t-il, se souciant peu de réveillé toute sa maison. Tu es qui pour décider de ce que je dois savoir ou pas ? Tu te prends pour qui pour décider ce que je peux savoir sur moi-même ou pas ?
Mais Augustus était redevenu silencieux, avait baissé la tête.
-Augustus ! s'exclama Scorpius. Réponds-moi ! S'il te...
-Tes parents étaient des Mangemorts, dit-il en un souffle.
Scorpius arrêta soudainement de parler. Son visage s'évanouit, et il recula de quelques pas.
-Quoi ? arriva-t-il à dire, d'une voix plate, cette fois.
Augustus se massa le coin de la tête.
-Le truc que tout le monde sait sur toi, Scorpius, reprit-il. C'est que tes parents étaient des Mangemorts.
Scorpius recula encore, au point de heurter le dossier d'un des fauteuils. Il s'y agrippa, le regard perdu dans le vide. Autrement, il n'arrivait pas à bouger. Il ne lui semblait pas avoir compris ce qu'Augustus venait de dire, malgré le fait qu'il avait parlé clairement.
-C'était pour ça que je ne voulais pas que tu le saches, reprit Augustus. Pour ne pas que tu aies cette réaction...
Sa voix s'éteignit ses mots, de toute manière, semblait lointain. Scorpius ne l'entendait pas il ne le voyait pas, non plus. Et s'il n'avait pas eu le fauteuil, derrière lui, il n'aurait sûrement jamais su où il était – pour le peu qu'il savait où il était.
-Pour ne pas que tu sois triste, ou déçu, ou... peu importe, reprit Augustus. Après tout, s'ils ne te l'ont pas dit, ils ont sûrement une...
-Arrête de dire n'importe quoi, s'exclama alors Scorpius, relevant ses yeux vers lui. Mes parents ne sont pas des Mangemorts – je le saurai, sinon. Tu mens, Augustus. Je veux que tu me dises la vérité – et la vraie vérité, cette fois.
-Je ne mens pas, Scorp...
-Tu mens ! coupa-t-il.
Les mots avaient franchi ses lèvres avant même qu'il ne les ait pensé. Il n'y avait plus aucun bruit, dans la salle commune – Augustus resta silencieux. Enfin, il se retourna vers lui.
-C'est ce que tu penses ? fit-il. C'est vraiment ce que tu penses, Scorpius ? Tu me connais, je ne te mentirais pas...
-Ah ? Tu semblais bien te débrouiller, jusqu'à aujourd'hui, pourtant, rétorqua-t-il.
-Je ne te mens pas, Scorpius !
-Prouve-le !
-Tu veux des preuves ? fit Augustus, énervé aussi, à présent. Les parents d'Albus sont ceux qui ont tué Voldemort les tiens étaient de son côté.
Scorpius eut un soupir dédaigneux.
-Tu mens, répéta-t-il. Je ne suis pas stupide. Bon sang, Augustus, qu'est ce que je t'ai fait pour que tu inventes quelque chose d'aussi... cruel...
-C'est pour ça qu'Albus ne veut pas qu'on te voit avec lui, coupa Augustus. Il était dégoûté de ce que la presse avait dit sur sa répartition à Serpentard, alors tu imagines si on le voyait avec le fils des Malefoy ?
-Ferme-la ! explosa alors Scorpius.
Le sang battait à ses oreilles, et il avait chaud, très chaud. Il s'énervait rarement, mais Augustus le cherchait, ce soir. Comment pouvait-il dire des choses aussi stupides, aussi méchantes, aussi... Scorpius prit une nouvelle inspiration pour tenter de se calmer, sans succès. Il criait, maintenant, parlait sûrement beaucoup plus fort qu'il ne l'entendait.
-Albus est mon ami ! s'écria-t-il. Il n'a pas honte de moi, ou de quoi que ce soit que tu inventes à ma famille !
-Je suis désolé, vieux, reprit Augustus. Mais c'est la vérité – tu peux lui demander toi-même, si tu veux.
-Je ne lui demanderais rien, car tu mens, répéta Scorpius, tout bas, soudainement.
-Je suis désolé, répéta Augustus.
Scorpius se retourna, la tête entre les mains. Non, c'était faux. Augustus lui mentait – il devait lui mentir.
-Je suis désolé, vieux, répéta Augustus, sa voix tremblante. Tes parents sont des Mangemorts.
Et voilà! Compte-tenu de l'importance de cette fin de chapitre, j'apprécierais vraiment des reviews mais, bien sûr, je ne vous force à rien. Merci à toutes les personnes qui en ont déjà laissé et aussi à toutes les personnes qui lisent cette fiction, même sans laisser de commentaire.
