Titre : Les désarrois de l'élève Nott (ou " Sucettes, Stratégies amoureuses et Serpentard obtus ")
Auteur : Aélane

Genre : humour/romance & très léger angst
Rating : PG-13
Avertissement : SLASH
Spoilers : situé durant le t.6 (ce texte a été écrit après la sortie du t.6, avant toute parution du tome 7)

Disclaimer : l'univers de Harry Potter appartient à sa créatrice, J.K. Rowling, je ne fais que broder dessus pour m'amuser.

NB : Aainnt voulait du Blaise/Théodore et des sucettes, blâmez-la donc totalement pour cette ficlette ;p

O'o'O'o'O

O's'O

'O'

C'était ignoble, odieux, insupportable ! Il était à bout de nerfs ! Pourquoi ce maudit Malefoy n'était jamais là lorsqu'on avait vraiment besoin de lui ? Il n'y avait pas de Seigneur des Ténèbres ou d'état de santé défaillant ou de Potter qui tienne, Malefoy était d'abord un Préfet Serpentard de Poudlard, poste dont on ne pouvait démissionner, fonction insigne qu'il devait avant toutes choses honorer. C'était donc à lui de s'abaisser à aller parler à Zabini pour lui signifier d'arrêter d'ennuyer son monde, même si ce monde se réduisait pour l'heure, depuis quelques heures même, à sa seule personne.

Bien sûr, Théodore aurait très bien pu échapper à cette pénible situation en quittant son oreiller confortable, son thé glacé et leur dortoir pour aller tenter de battre sous le regard scrutateur de Pince-Sans-Rire les 100 pouces de parchemin que Granger avait déjà dû produire sur les applications arithmantiques du nombre d'or. Toutefois, rien ne garantissait que cela aurait réglé le problème : Zabini avait tendance à apparaître aussi à la bibliothèque ces derniers temps. Il fallait bien qu'il mérite quelque peu son inclusion dans cette secte sans intérêt du vieux bedonnant, autrement que par les relations maritales de sa mère, n'est-ce pas... D'ailleurs, le fait même que ce dillettante y soit et non Théodore, prouvait bien que le vieux serpent ne choisissait absolument pas les meilleurs, indépendamment de toute autre considération. C'était politique, purement politique, c'était injuste : Théodore blâmait son père qui empoisonnerait décidément jusqu'au bout la vie de son unique rejeton.

Il savait que toute carrière au Ministère lui était fermée. Il savait que s'il ne voulait pas la Marque - car, contrairement à Malefoy, il n'était pas un mouton déguisé en serpent, lui, que s'il voulait vivre donc, il lui faudrait trouver un apprentissage sur le continent et justifier des meilleures notes possibles pour ce faire.

Que Zabini en fasse des gorges chaudes, c'était ennuyeux quoique fort prévisible, mais qu'il dérange ainsi Théodore quand il essayait de briller pour assurer son avenir envers et contre tous, c'était inadmissible. C'était mesquin !! Par Mordred, Zabini avait tout ce dont Théodore avait jamais rêvé. Une mère, une place assurée au Ministère, du respect, de l'assurance auprès des filles, un corps… De quoi était-il jaloux ? Car comment expliquer autrement que Zabini ait soudainement décidé que dévorer bonbons comme sucettes avec des bruits de déglutition répugnants était l'attitude habituelle qu'il devait adopter autour de Théodore ? Les sucettes étaient de loin le pire. Surtout celles à l'anis. Théodore adorait l'anis…

Par toutes les goules, Zabini n'aurait-il donc jamais fini ce stock de sucreries, qu'il avait ramené de Pré-au-lard dimanche dernier ??

Théodore ne fut jamais aussi soulagé de sa vie de voir apparaître enfin un Malefoy, fût-il l'ombre de lui-même. Il en manqua le regard noir que lui jeta Blaise lorsqu'il fit signe à Draco de venir le trouver sur son lit dont il tira aussitôt les rideaux en rajoutant un Impertubable au cas où. Zabini devait arrêter son manège ou Théodore ne répondait plus de lui, ce qui serait fort nuisible pour toute la maison Serpentard : les Serpentard ne devaient pas s'entretuer au vu et su de toute l'école. Malefoy comprendrait.

« Oh, Merlin, non, oh non, je ne me mêle pas de tes histoires de cœur, Nott ! J'ai des tâches bien bien plus importantes blablabla même Pansy ne blablabla pires que des filles, je vous jure blabla blaaa blabla-bla ! » soupira son préfet avec moult trémolos dramatiques, ce qui lui prouva que Malefoy ne commençait pas à défaillir que physiquement parlant.

Salazar… il avait toujours été entouré d'incapables… ce qui était encore supportable, mais entouré de déséquilibrés au cerveau dérangé ! La coupe était pleine !

Demain, il irait menacer Zabini. Zabini devait absolument arrêter avant que Théodore n'arrache cette maudite sucette de la bouche de Zabini et ne fasse une bêtise, comme... comme commencer à écouter les théories absurdes de Malefoy. Il avait toute la nuit pour trouver un moyen de parler à Blaise, de l'obliger à arrêter son manège. Il pouvait commencer par le faire chanter...

FIN