Titre : Ecole Bishonens
Auteur : Sora278
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas ma propriété.
Couple : Siguré/Ténébra/Duo/Carina, Lia/Haru, Tohru/Yuki, Black Sora/Akito, Mayanaïs/Kyo.
Chapitre : 10/17
Petit message : Et voilà tout de suite la suite ! Bonne lecture à tous et à toutes ! Allez, fini de jouer ! Let'seuh go !
Chapitre 10 : Pour les uns un paradis, pour les autres un enfert ! (Partie 2)
Semaine 5 : du 17 au 25 novembre
Note de l'auteur : Cette semaine est divisée en 2 chapitres, l'un suivant les aventures du groupe de Sora No1 (la directrice) et l'autre suivant les aventures du groupe Sora No2 (la Sora venue d'un autre monde). Ce chapitre suit la Sora No1. Le No de la Sora ou du Duo ne sera pas précisé dans ces deux chapitres. Merci de votre compréhension.
« Bon, je vous laisse là, je vais retrouver mon mec, on a plein de trucs à faire ! Héhéhé ! »
Sur ces paroles pleines de sous-entendus, Sora laissa Mayanaïs, Carina, Ténébra, Duo et les JKS devant une maison japonaise traditionnelle.
Duo, perplexe : « Heu, c'est quoi cette baraque ? En plein milieu de la forêt en plus ! »
Ténébra repensa à la lettre qu'elle avait reçue : « C'est la maison de Shigure. »
Jaiga, joyeusement : « Allez ! On frappe à la porte ! »
Ténébra et Mayanaïs, affolées : « NONNNNN ! »
CRAAAAAAC !
Évidemment. Quand on frappe du poing contre une porte en papier, il faut s'attendre à le voir miraculeusement traverser le mur !
De l'autre côté de la porte, on entendit des cris, de l'agitation et soudain, Shigure apparut sur le seuil, complètement débraillé et tout essoufflé. Il était plus d'une heure de l'après-midi mais sans doute venait-il tout juste de se réveiller. Il resserra la ceinture de son kimono et regarda ses invités avec intérêt.
Shigure, à l'adresse de tous mais en fixant Ténébra intensément : « Entrez je vous en prie ! Ma maison est la vôtre ! »
La petite compagnie entra joyeusement : Ténébra d'abord, Mayanaïs ensuite, Jaïga et Kit' et enfin Lia qui s'inclina face contre terre devant Shigure pour s'excuser.
Lia, sans lever les yeux : « Je suis vraiment vraiment désolée ! Elle ne maîtrise pas tout à fait sa force, vous savez ! »
Shigure, gêné : « Ce n'est rien, ce n'est rien, belle enfant ! Entrez, vous n'avez pas à vous en faire pour ça : j'ai l'habitude avec Kyo, Yuki et Kagura ! »
Kyo, assis à la table du salon : « Toi, sale cabot ! On t'a rien demandé ! »
Shigure, sur un ton faussement sévère : « Kyo ! Ce n'est pas bien du tout ! On ne parle pas comme ça devant les invités ! »
Kyo leva les yeux vers Mayanaïs qui l'observait en souriant et rougit, en détournant brusquement la tête : « Ouais, bah, je vais faire un tour : on étouffe ici ! »
Il bouscula Shigure, Lia et Duo et sortit en courant.
Duo, en riant : « Hé ! C'est drôle, il me fait penser à Heero ! … Bon, c'est pas tout ça mais je me les gèle ici alors... »
Il entra et se dirigea vers le salon mais Shigure lui barra le passage : « Hepepep ! Qu'est-ce que c'est que ça ?! On ne marche pas dans ma maison avec ses chaussures ! »
Les JKS, les mains sur les joues : « Ooooooooh ! Pas bien ! »
Duo, gêné, se déchaussa difficilement : « Heu, désolé Shigs ! Je ne savais pas ! »
Shigure le regarda sévèrement s'asseoir à la table avec les autres.
Lia, curieuse : « Dis Jai', c'est bizarre que tu saches qu'il faut retirer ses chaussures avant d'entrer dans une maison japonaise mais que tu ne saches pas qu'il est dangereux de frapper sur une porte en papier ! »
Jaiga haussa les épaules avec indifférence : « Bah, je le savais mais il faut bien mettre de l'ambiance dans c'te fic ! »
Lia, déconcertée : « Aaaaah ! D'accord ! »
« Nous sommes rentrés ! »
Shigure se tourna aussitôt vers l'entrée avec un grand sourire sur le visage : « Ah voilà nos deux amoureux qui reviennent ! »
Yuki et Tohru entrèrent dans le salon en rougissant, sous les regards curieux des invités.
Yuki, gêné : « Shigure, tu n'es pas obligé de présenter les choses comme ça ! »
Shigure, joyeusement : « Mais vous sortez ensemble, non ? Je ne vois pas où est le problème ! »
Yuki, écarlate : « Je... Je... JE VAIS CHERCHER DES LÉGUMES POUR LE DÎNER ! »
Il repartit aussitôt, tête baissée sans un regard en arrière.
Mayanaïs, intéressée : « Alors c'est vrai ? Vous sortez ensemble ? »
Tohru rougit : « Oui. Ça s'est fait quelques semaines avant le départ de Kyo. Sora nous a donné un petit coup de pouce et j'ai compris quels étaient mes sentiments pour Yuki. Il a suffit qu'il se déclare et nous avons commencé à sortir ensemble. »
Toute la tablée se pencha en avant pour mieux entendre.
Ténébra, les yeux écarquillés : « Elle vous a donné un coup de main ? Vous êtes sûres que c'était la vraie Sora ? »
Tohru, en riant : « Oh oui ! Je me souviens très bien de ses mots : « Sois pas gourde et mets-lui le grappin dessus ! » Ahah ! Ça m'a surpris mais maintenant, je sais qu'elle avait raison. »
Tout le monde reprit sa place en poussant un soupir de soulagement. C'était bien la vraie Sora.
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Comme les nouvelles vont vite chez les Soma, il ne fallut pas plus d'un jour pour que l'arrivée de l'Ecole Bishonens soit connue de toute la famille.
Après l'école, lorsque Yuki et Tohru rentrèrent - Kyo n'allait plus en cours pour échapper à son fanclub, il passait la journée à la maison ou au dôjo - ils étaient assez bien accompagnés : Momiji, Kagura et Hatsuharu étaient venus avec eux.
Tout le monde jouait tranquillement aux cartes quand un énorme « CRAAAAAAAC » provenant de l'entrée vint perturber la partie.
Shigure : « Oh non ! Pas ENCORE ! »
Et si, encore ! Une tornade brune déboula dans la pièce et fonça droit sur Kyo qui s'apprêtait à prendre la fuite. Heureusement pour lui, trois justicières de choc s'interposèrent pour dicter leurs lois.
Jaiga, déguisée en sailor Mercure : « Au nom de Mercure, je vais te mettre une fessée, vilaine fille ! »
Lia, déguisée en sailor Mars : « Au nom de Mars, il est interdit de détruire les belles oeuvres architecturales japonaises ! »
Kit', déguisée en sailor Vénus : « Au nom de Vénus, ce n'est pas comme ça qu'il faut punir les méchants garçons ! C'est COMME ÇAAAAAAAAA ! »
Elle empoigna Kyo par le col et l'embrassa passionnément comme un poisson qui vient de retourner dans l'eau après une longue minute à l'air libre.
Kagura et Mayanaïs, très choquées : « OOOOOOOOOH ! »
Kit' balança ensuite Kyo à travers le mur en papier et se rassit comme si rien ne s'était passé : « Bon, c'est à qui de jouer ? »
Kagura se précipita aussitôt vers son Kyo d'amour : « Kyooooooo ! Mon chéri ! Tu n'as rien ! Tu n'es pas blessé ? »
Mayanaïs s'approcha de lui à son tour mais un regard assassin l'arrêta.
Kagura, étranglant Kyo à moitié : « Comment oses-tu t'approcher de Kyo comme si tu étais sa petite amie ! Il n'y a que moi pour prendre vraiment soin de lui dans cette maison ! »
Mayanaïs, sur la défensive : « Mais je m'inquiétais pour lui, c'est tout ! En plus, tu es en train de l'étrangler ! »
Kagura, toute étonnée : « Quoi ?! Ooooooh ! Kyoooooooo ! »
Momiji, en riant : « Je crois que Kagura était inquiète de savoir Kyo tout seul au milieu de toutes ces filles ! Et je crois qu'elle n'a pas tord ! Depuis que Kyo est rentré, il n'arrête pas de soupirer et il veut tout le temps être seul ! »
Kyo, revenu parmi nous : « Qu'est-ce que tu veux dire, sale mioche ?! »
Momiji, chantant à tue-tête : « Kyo est amoureux ! Kyo est amoureux ! Kyo est amoureux ! »
Mayanaïs cligna plusieurs fois des yeux sans réagir avant de lever les yeux vers Kyo.
Kyo, écarlate : « Ferme-la Momiji ! Va jouer ailleurs ! »
Momiji, pleurnichant : « Ouinnnnn ! Kyo est méchant ! Il me parleuh mal ! »
Duo s'agenouilla près de lui et lui proposa gentiment : « Hé ! Petit ! Heu, Momiji, qu'est-ce que tu dirais si on allait jouer dehors ? »
Momiji lui prit la main joyeusement : « D'accord ! Mais je ne suis pas petit, j'ai seize ans ! »
Duo, super étonné : « Naniiii ?! »
Note de l'auteur : Essayez d'imaginer Momiji, qui a le même âge que les pilotes de gundam dans la série, en train de participer à l'Opération Météore, à la place de Heero, en plus ! En train de faire tourner en bourrique Docteur J et même Duo ! Et Réléna qui tomberait amoureuse de cette courageuse et joyeuse tête blonde ! Un combat entre Zechs et Momiji. Heu, prévenez-moi si vous voulez prendre cette idée de cross-over ! J'aimerais bien voir ce que ça donnerait !
Shigure fixait d'un air désolé le gros trou dans le mur : « Bon. Et si on allait tous au restaurant ce soir ? »
Tous, joyeusement : « Ouaiiiiiiis ! »
Lia leva les yeux timidement vers Hatsuharu qui, comme par hasard, tournait la tête vers elle au même moment pour guetter sa réaction.
Hatsuharu : « Tu y vas toi ? »
Lia, timidement : « Heu, oui. »
Hatsuharu, sérieusement : « Alors j'y vais aussi. »
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Quelques heures plus tard, au restaurant. (Yuki et Tohru sont restés à la maison pour dîner en amoureux, et plus si affinités si ça peut vous faire plaisir)
Tous les regards étaient tournés vers la table de Shigure, particulièrement bruyante. Mais celui-ci n'y faisait guère attention, il ne quittait pas des yeux Ténébra, qui s'était assise entre lui et Duo. La jeune fille alternait les conversations entre eux et Shigs essayait de retenir toute son attention par des traits d'humour particulièrement efficaces. Á la droite de Duo était assise Carina qui lui racontait ses vacances pénibles avec son frère.
Duo, en riant : « Il a l'air marrant ! J'aimerais bien le rencontrer ! »
Carina, effrayée : « QUOI ?! (Elle réfléchit une seconde avant de répondre avec entrain) Bien sûr, tu peux venir chez moi quand tu veux ! »
Duo, en souriant d'une façon tout à fait, heu, charmante : « Génial ! J'ai hâte d'y être ! »
Carina plongea dans son jus de fruits pour cacher la rougeur sur ses joues : « Moi aussi. »
Á sa droite, Kagura jetait de fréquents coups d'oeil vers Mayanaïs pour la dissuader d'adresser la parole à Kyo, encadré par les deux jeunes filles.
Pris entre les deux, Kyo marmonnait : « Mais qu'est-ce que je fais là ? »
Á côté de Mayanaïs, Jaïga et Kit' discutaient avec entrain d'une nouvelle expérience qu'elle testeraient dans la semaine. Enfin, la dernière JKS ne quittait pas des yeux son assiette, de peur de croiser le regard de Hatsuharu. Mais celui-ci était déterminé à mettre les points sur les i ce soir.
Hatsuharu, brusquement : « J'ai eu une rupture difficile ces derniers mois. Avant mon départ pour l'école. »
Lia resta un moment silencieuse avant de laisser tomber un verbeux : « Ah. »
Hatsuharu, sans faire attention à sa gêne : « Oui. J'étais passionnément amoureux d'une fille, une Soma, mais elle m'a jeté parce qu'elle avait peur de ne pas supporter la pression d'Akito. Elle avait peur de ne pas s'en sortir. »
Lia, très bavarde : « Ah, c'est triste. »
Hatsuharu, sérieusement : « Mais ça va mieux maintenant grâce à toi et à tes amies. J'ai retrouvé le sourire et je n'ai plus honte de ma double personnalité. »
Lia, embarrassée : « Mais pourquoi tu me dis tout ça ? Je n'ai rien fait ! »
Hatsuharu lui prit brusquement la main et y déposa un baiser passionné avant de s'exclamer à voix haute : « Mais on s'amuse bien ensemble, non ? Tu ne t'en souviens peut-être pas et moi non plus mais quand je reviens à moi, je n'ai pas honte d'avoir tout cassé autour de moi et je sais que je me suis bien amusé ! »
Lia plaqua sa main libre contre son front : la pierre incrustée dans son front commençait à la brûler et à clignoter entre le bleu ciel et le noir. L'oni n'allait pas tarder à faire surface.
Hatsuharu serrait sa main avec détermination : « Lia ! Écoutes-moi ! On est bien ensemble, non ? Moi, je veux rester avec toi alors, si tu veux aussi rester avec moi, on n'a pas besoin de se donner d'autres raisons ! »
Un lourd silence s'abattit sur le restaurant tout entier. Toute la tablée écoutait, les oreilles grandes ouvertes, et attendait avec impatience une réponse de Lia.
La jeune fille balbutia : « Je... Je ne sais pas. Je t'aime beaucoup. »
Un « Ooooooooh » attendri gagna toute la salle.
Hatsuharu, avec un sourire plein de détermination : « De toute façon, je n'abandonnerai pas. Je resterai avec toi jusqu'à ce que tu cèdes ! »
Á ces mots Lia prit une jolie couleur qui s'accordait parfaitement avec la couleur qu'avait pris sa pierre. Rouge. L'oni et le tenshi s'étaient entendus pour embrasser Haru dans un baiser mi-chaste, mi-torride. C'est à dire, les mains gentiment posées sur la table mais pour le reste un baiser bien chaud et passionné.
Tous les regards se détournèrent et les conversations reprirent toutes en même temps dans un joyeux tintamarre.
Excédée par la conduite de Kagura, Mayanaïs quitta un moment la table pour aller passer ses nerfs sur quelque chose aux toilettes. Avec un peu de chance, elle tomberait une pauvre vieille qu'elle pourrait violenter.
« Excuse-moi, je peux te parler cinq minutes ? »
Mayanaïs sortit la tête de l'évier et croisa dans le miroir le regard déterminé de Kagura.
Mayanaïs, sur la défensive : « Qu'est-ce qu'il y a ? Je peux faire quelque chose pour toi ? »
Kagura, déterminée : « Oui : arrêtes de tourner autour de Kyo comme tu le fais, d'accord ? »
Mayanaïs, embarrassée : « Mais pourquoi ? Je ne fais rien de mal ! Ce n'est pas comme si j'avais l'intention de le tuer !? »
Kagura, sérieusement : « Non, mais jamais tu ne seras capable de le rendre vraiment heureux ! Et jamais tu ne l'aimeras autant que moi ! Je suis sûre que tu détalerais si tu te retrouvais face à... »
« On peut savoir ce que tu veux à Mayanaïs ?! »
Les deux filles se retournèrent et aperçurent Kyo dans l'encadrement de la porte.
Kyo, énervé : « Kagura, retournes à ta place : j'ai deux mots à dire à Mayanaïs. »
Kagura, les yeux larmoyants : « Mais Kyo... ! »
Kyo, agacée : « J'aime pas qu'on me couve comme ça, fiche-moi la paix ! »
Kagura, déçue : « Kyo ! »
Elle sortit en courant sous le regard désolé de Mayanaïs.
Kyo s'approcha de cette dernière et, posant une main sur son épaule : « Je... Excuses-moi, Mayanaïs, elle est un peu mère poule avec moi. Ça n'a rien de personnel. Elle n'a rien contre toi. »
Mayanaïs secoua tristement la tête : « Oui, je sais. »
Tous deux retournèrent à leur place sous les regards suspects d'un groupe de personnes âgées qui avaient vu Kyo rentrer dans les toilettes des filles. Le reste du dîner se passa sans encombre malgré la bataille de nourriture entamée par Momiji et entretenue par Duo. Vers 23h, Shigure et ses invités furent virés du restaurant. Dehors, devant l'entrée, une petite voiture bleue les attendait.
Shigure, étonné : « Hatori ?! Qu'est-ce que tu fais là ?"
Hatori, sérieux comme à son habitude : « Je suis venu chercher Momiji et Hatsuharu pour qu'ils rentrent au manoir. »
Shigure, plaisantant : « Oh, c'est vrai ? C'est si gentil Hatori ! Tu es un vrai papa poule ! Il ne te reste plus qu'à trouver une adorable épouse qui prendrait soin de toi et te préparerait de bons petits plats tous les jours. »
Hatori, consterné : « Je suis surtout venu pour t'annoncer qu'Akito a exprimé le désir de rencontrer certains de tes hôtes. »
Shigure, devenu brusquement sérieux : « Ah oui ? Lesquels ? »
Hatori jeta un coup d'oeil aux intéressées : « Lia, Mayanaïs et... Et Ténébra. »
Shigure, pensif : « Hm. Et Ténébra. »
Momiji, joyeusement : « Nous sommes prêts ! On y va Hatori, dis, dis ! Je suis fatigué, moi ! »
Hatori : « Bien, tout le monde en voiture. On rentre au manoir. »
Il rejoignit Hatsuharu et Momiji dans la voiture et démarra.
Momiji, par la fenêtre : « Au revoir Shigure ! Salut Duo ! Bonne nuit les filles ! »
Tous, déconcertés : « Au revoir Momiji ! »
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Le lendemain après-midi (22/11), vers 14h37, dans le manoir des Soma, devant la chambre d'Akito.
Shigure, encourageant les « convoquées » : « Vous êtes prêtes les filles ? »
Lia, joyeusement : « Prête ! On va casser la baraque ! »
Mayanaïs, sereine : « Ça va aller, je ne m'inquiète pas. S'il cherche à s'en prendre à nous, il aura son compte. »
Shigure, déconcerté : « Heu, d'accord. L'une d'entre vous a vu Ténébra ? »
Mayanaïs se retourna et les montra les escaliers : « Elle est derrière avec Tohru. »
Shigure, sérieusement : « Très bien. Attendez-moi ici, je vous rejoint dans une minute. »
Il retourna en arrière, traversant un long couloir et descendit un petit escalier qui donnait sur un jardin. Akito avait son propre pavillon dans la demeure familiale des Soma. Shigure regarda autour de lui et aperçut Tohru et Ténébra qui discutaient tout en marchant.
Tohru, inquiète : « Et ne sois pas trop sévère avec lui, d'accord ? Il a un bon fond, tu sais. C'est juste qu'il a peur de mourir et puis, il ne veut pas rester seul, c'est pour cela qu'il fait tout pour retenir les Soma ici. »
Ténébra : « D'accord, j'ai compris. Merci, Tohru. »
Tohru : « Oh ! C'était rien ! C'est normal, mais fais tout de même attention à toi ! »
Ténébra : « T'inquiètes : s'il me cherche, il trouvera à qui parler ! »
Elles arrivèrent finalement à hauteur de Shigure.
Shigure, avec gentillesse : « Tohru, je crois que Kisa est chez elle, pourquoi tu n'irais pas lui rendre visite, je suis sûr qu'elle serait ravie ! »
Tohru, joyeusement : « Oui, j'y vais tout de suite. »
Elle observa les alentours et fit quelques pas hésitants en direction d'un gros bâtiment d'où s'échappait un gros nuage de fumée.
Shigure, amusé : « Tohru ! C'est le rotenburo par là ! La maison de Kisa est de l'autre côté. Tu passes près de ce puits là-bas et tu suis le sentier avec les fleurs, compris ? »
Tohru, gênée : « Heu, oui ! Merci ! »
Elle partit en direction du puits, laissant seuls Ténébra et Shigure.
Shigure, embarrassé : « Prête ? »
Ténébra, confiante : « Ouais ! Ça va aller, je ne serai pas seule face à lui ! Mayanaïs sera là et Lia aussi et elles ont de puissants pouvoirs ! Et puis...vous aussi, vous serez là, pas vrai ? »
Shigure, précipitamment : « Bien sûr, oui, évidemment ! »
Ténébra, joyeusement : « Alors qu'est-ce qu'on attend, allons-y ! »
Shigure, inquiet : « Non ! Attendez ! Ténébra ! »
Comme la jeune fille s'élançait vers l'escalier pour rejoindre ses camarades, Shigure la retint par le bras, la retourna brusquement vers lui et l'embrassa avec fougue. Trop surprise pour réagir ou se débattre, Ténébra se contenta de cligner des yeux avec frénésie.
Finalement, Shigure s'écarta d'elle avec douceur et posa un doigt sur ses lèvres : « Quoiqu'il dise, ne vous laissez pas impressionner. Akito a un certain don pour allier la violence physique et morale. Dès que ses mots deviendront agressifs, éloignez-vous, et je vous protègerai. »
Ténébra, encore sous le choc : « Bennn, d'accord. »
Sur ce, ils se mirent lentement en route pour l'antre de la bête. … Mais une fois à l'intérieur, les choses ne se passèrent pas exactement comme ils l'avaient prévu. Akito, dans son éternel kimono, était assis en tailleur sur une natte, l'air grave. Allongée par terre, la tête sur ses genoux, Sora, vêtue d'un court peignoir, fixait les nouveaux arrivants avec un regard mêlé de mépris et de curiosité.
Les trois jeunes filles s'agenouillèrent sur les nattes, devant Akito, comme Shigure le leur avait recommandé. Lui-même s'agenouilla derrière elles et fixa Akito avec anxiété.
Akito, sur un ton suffisant : « Alors ? Pourquoi êtes-vous ici ? »
Les trois filles, étonnées : « Heinnnnn ?! »
Shigure, tout étonné : « Akito, nous sommes venus ici parce qu'Hatori nous a dit que tu désirais nous voir. »
Akito, avec mépris : « Je le sais bien. Je sais aussi qu'elles sont dans notre monde parce que ma petite crevette les a amenées ici. »
Il posa un tendre regard sur Sora qui ferma lentement les yeux et les rouvrit avec autant de lenteur pour les fixer tour à tour sur chacune des filles : « C'est vrai. C'est grâce à moi qu'elles sont ici. »
Akito, avec un sourire méprisant : « Bon, allons droit au but : vous voulez toutes les trois me voler un membre de ma précieuse famille, n'est-ce pas ? »
Lia, inquiète : « Mais non ! Pas du tout ! C'est Haru qui n'arrête pas de me courir après, c'est tout ! ... Bon, c'est vrai que je ne suis pas contre mais... »
Mayanaïs, sur un ton réconfortant : « On ne voudrait pas voler le temps qu'il vous reste à passer avec votre famille. »
Shigure, désespéré (Elle est obligée de parler aussi crûment ?!) : « Heu, Mayanaïs... »
Mayanaïs plaqua une main sur sa bouche : « Oh ! Pardon ! Je ne voulais pas ! Je voulais... »
Akito se leva avec douceur, posant Sora sur la natte, et se tourna vers le jardin : « De toute façon, ça m'est bien égal maintenant ! Est-ce que vous avez remarqué que la malédiction avait été levée ? »
Les trois filles se concertèrent du regard avant de répondre en choeur : « Non. »
Akito se retourna brusquement et les fixa avec un grand sourire sadique sur les lèvres : « Ah oui ? Et bien, regardez ça ! »
Il avança vers elles d'un pas menaçant. Aussitôt, Shigure se leva et s'interposa entre lui et les filles.
Shigure, déterminé : « Ça suffit Akito ! Je ne te laisserai pas leur faire du mal ! »
Akito, avec mépris : « Évidemment ! »
Sur ces mots, il lui décocha un magnifique crochet du droit qui le fit valser en arrière et s'écrouler sur les nattes.
Black Sora applaudit bruyamment : « Ouaiiiiiis ! Bravo, Akito ! T'es le meilleur ! »
Ténébra se précipita vers Shigure pour l'aider à se relever. Celui-ci essuya un filet de sang qui coulait de ses lèvres et lui sourit faiblement : « Ça va, princesse ? Vous n'avez rien ? »
Ténébra, troublée : « Non, ça va. »
Lia se tourna vers Akito : une lueur d'excitation brillait dans son regard et la pierre rouge sur son front sombrait lentement vers le noir : « Alors, p'tit mec ! On cherche la bagarre ? Tu veux t'fritter, c'est ça ? »
Akito, avec mépris : « Comme vous pouvez le voir, maintenant que la malédiction est brisée, j'ai retrouvé toute ma santé et j'ai encore de belles années devant moi. Je n'ai pas l'intention de me battre contre vous. Victoire ou défaite, ce serait une perte de temps. Dès l'année prochaine, j'entamerai un tour des mondes avec ma fiancée. »
Tout le monde, étonnés : « Sa fiancée ? »
Sora se leva tranquillement et vint se glisser dans les bras d'Akito : « Ben oui ! Moi ! »
Tout le monde tombait des nues : « Ooooooh ! »
Akito leur montra la sortie d'un vague geste de la main en direction de la porte : « Faites ce que vous voulez avec les membres de notre famille. Ça m'est complètement égal. Sortez maintenant. »
La joyeuse compagnie quitta le pavillon dans la confusion la plus totale. Derrière la porte de la chambre d'Akito, on entendait quelques gloussements et des bruits de vêtements froissés.
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Le lendemain, c'était un dimanche. Un dimanche de novembre et donc, malgré les demandes pressantes de Shigure qui voulait aller à la plage, tout le monde passa la journée à la maison. Tout le monde ? Non ! Tout le monde sauf un groupe d'irréductibles gaul... Heu, non, rien ! Tout le monde sauf Tohru et Yuki, partis on ne sait où et Carina et Duo, sortis en ville pour on ne sait quelle raison, puisque les magasins étaient tous fermés.
Carina, les yeux bandés : « Duo ! Quand est-ce que tu auras fini de me traîner comme ça ? On arrive quand ? »
Duo la tenait par la main pour la guider et l'entraînait en courant (Au secours !) dans les rues du centre-ville.
Duo, joyeusement : « On y est presque ! Attentionnnn ! »
BOUM ! Carina s'écrasa contre une porte vitrée.
Duo, confus : « Je crois qu'on est arrivé, tu peux enlever le bandeau. »
Carina retira le bandeau et se frotta le nez : « Hm. Idiot. T'étais obligé de faire ça ? »
Duo haussa les épaules avec indifférence : « Tu peux faire ton ingrate si tu veux. Je sais très bien que dans cinq minutes, tu me sauteras au cou ! »
Carina, curieuse : « Hm ? Vraiment ? Il faut vraiment que ce magasin soit génial pour que ça arrive. »
Duo, fièrement : « Regardes par toi-même ! »
La jeune fille leva les yeux et aperçut l'enseigne : « Ayame, votre boutique préférée. Nous vous accueillons à bras ouverts ! »
Carina, déconcerté : « Le magasin d'Ayame ? Tu as dit à Ayame qu'on viendrait ? »
Duo, joyeusement : « Oui, il m'avait parlé de sa boutique et j'ai toujours rêvé d'aller y faire un tour. (Regard suspicieux de Carina) Heu, alors, comme jeudi, Sora organise une fête en son honneur et que ton costume d'Halloween n'était pas vraiment... Enfin, bon, je me suis dit que ça te ferait plaisir si c'était Ayame qui faisait ton costume. »
Carina, très étonnée : « Hein ?! Tu as pensé à tout ça ? Pour moi ? »
En un clin d'oeil, Duo passa au rose vif, comme une belle robe de Réléna : « Bah, c'est juste que Sora m'a demandé de faire attention à ce que personne ne fasse la tronche pour son anniversaire, et comme je n'ai pas envie de passer la journée dans un costume de clown, j'ai décidé de vérifier que tout le monde porte un costume qui lui plaise. »
Carina, suspicieuse : « Hmhm. D'accord. Si tu le dis... »
Duo, écarlate : « Quoi !? Mais je... ! Qu'est-ce que tu veux dire ? D'après toi, je... »
« AAAAAAAAAAAH ! Bonjour jeunes gens ! Bienvenue à la boutique d'Ayame ! Entrez je vous en prie ! Vous trouverez tout ce qu'il vous faut à l'intérieur ! Vous pouvez compter sur moi pour faire votre bonheur ! Chez Ayame, vous êtes satisfaits ou remboursés ! Telle est ma devise, mais c'est vrai que j'ai longtemps hésité ! Mais il y a trois mois il m'est arrivé quelque chose d'incroyable- vous n'allez pas en croire en vos oreilles ! »
La tornade rouge aux longs cheveux argentés attrapa les deux jeunes gens par le col et les envoya valser dans le magasin. Á l'intérieur, la vendeuse, Mine, prit le relais : elle agrippa Carina par le poignet, prit ses mesures et l'entraîna à l'arrière-boutique pour faire quelques essayages tandis qu'Ayame s'occupait de Duo. Il le fit asseoir sur un canapé, s'assit en face de lui dans un autre canapé et lui posa toutes sortes de questions sur ses goûts en matière de fille.
(Je devine le grand nombre de lectrices intéressées par ce passage.)
Duo, à demi assommé, répondait par de vagues monosyllabes : « Ouais », « Peut-être », « Bof, « Pas tant que ça », auxquelles Ayame donnait une « grande valeur symbolique ».
Finalement, l'interrogatoire terminé (le plus éprouvant auquel Duo ait jamais été soumis), Ayame se leva pour en tirer sa conclusion sur un ton très éloquent : « C'est merveilleux mesdames et messieurs ! Nous avons là un garçon exceptionnel ! Un homme à part entière qui apprécie toutes les sortes de femmes, et de jeunes filles bien entendu ! Les grandes, les petites, les frisées, les bouclées, les lisses, les fines, les moins fines, les muettes, les aveugles, les sourdes, les handicapées, les idiotes, les folles, les surdouées, les maniaques, les colériques et j'en passe ! Il les aime toutes ! C'est merveilleux ! Vraiment, mon cher Duo, je suis ému ! Que dis-je ! Troublé, par tant de compréhension et tant de sollicitude envers la gente féminine de la part d'un si jeune homme ! Vraiment, bravo ! Je... »
« Patron ! J'ai terminé ! »
Ayame se leva et s'exclama joyeusement : « Parfait ! Faites sortir mademoiselle ! Vite vite vite ! Nous brûlons d'impatience de découvrir ce qui se cache derrière cette porte ! N'est-ce pas Duo ? Je suis sûr que tu meures d'envie de savoir comment est habillée Carina ! Tous les garçons qui lisent cette fic -mais y en a t-il ?- meurent d'envie de le savoir ! Allons jeune fille, sortez donc pour nous montrer le résultat ! »
Contrairement à la timide Tohru, Carina n'eut nullement besoin d'être poussée hors de la cabine pour faire son apparition : elle ouvrit brusquement la porte (qui s'écrasa avec bruit contre le mur) et s'avança vers Ayame et Duo avec un pas déterminé. Tous les deux la regardèrent approcher, de plus en plus près et leur yeux (rodés à ce genre d'exercice) la détaillèrent avec application : au sommet de ses longs cheveux châtains dénoués, la jeune fille portait un serre-tête avec des oreilles de lapin bleu foncé, à demi repliées vers l'avant. Autour de son cou était noué un adorable petit noeud papillon noir. Comme il baissait progressivement son regard, Duo écarquilla les yeux à la vue d'un spectacle très appréciable. Très embarrassé, il leva les yeux brusquement, les baissa de nouveau, les releva derechef et croisa le regard amusé de Carina qui avait bien vu sa manoeuvre. Elle arriva enfin jusqu'à lui et posa ses deux mains couvertes jusqu'aux avant-bras par des gants bleu nuit sur ses épaules tremblantes.
Carina, avec une voix mystérieuse pleine de sous-entendus : « Tu avais raison, Duo. Maintenant que je suis ici, je dois bien avouer que j'ai vraiment très envie de te sauter au cou. »
Duo, bégayant : « Ben, heu, oui, pourquoi pas ? ... NON ! Je veux dire, pas maintenant. NON ! Non ! » Il fit une pause, à bout de souffle et reprit lentement : « Je veux dire, tu me remercieras plus tard. »
Carina, avec un clin d'oeil ravageur : « D'accord ! Comme tu veux ! »
Elle fit soudain volte-face et reprit le chemin de la cabine, avec une démarche chaloupée. Duo vira à l'écarlate lorsque son regard tomba sur la mignonne queue de lapin toute blanche qui remuait au rythme de la marche. Droite, gauche, droite, gauche, droite...
Duo, complètement hypnotisé, se réveilla brutalement lorsque Carina stoppa pour faire demi-tour et pour refermer la porte de la cabine. Le jeune homme laissa alors lentement glisser son regard sur les bas résilles, puis sur les talons aiguilles, noirs à reflets bleutés.
Carina, avec un sourire tentateur : « Je reviens dans une minute. »
Duo, sous le choc : « Vite, heu, non ! Je veux dire : prends ton temps surtout ! Prends tout ton temps ! »
Carina, fière de son coup : « Héhéhéhéhé ! »
Sans quitter Duo du regard, elle ferma doucement la porte de la cabine derrière elle.
Ayame, ravi : « Ahahah ! Quelle charmante enfant ! Si j'avais été plus jeune… »
Duo, bouche bée, yeux rivés sur la cabine, resta sans voix.
Une heure après, de retour chez Shigure.
Shigure, en se frottant les mains : « Alooooors ! Vous avez été acheter quelque chose chez Ayame ? »
Carina, fièrement : « Oui ! »
Duo, déconcerté : « Ouais, enfin, y'a vraiment pas grand-chose à voir ! »
Carina fit semblant de s'énerver : « Quoi ?! Ça veut dire quoi, ça ? Que ce que tu as vu n'était pas... »
Elle fit un pas en avant pour se retrouver juste devant lui. Très près de lui.
Duo, embarrassé : « Nan, mais... C'est pas ça ! C'est juste que... Il y a pas grand-chose à voir côté costume, vu que ça ne cache pas grand-chose ! »
Shigure, TRÈS intéressé : « QUOIIIIII ?! »
Carina, avec un clin d'oeil malicieux pour Duo : « Bon, je monte ! Je vais ranger mon costume ! Je vous ferai un petit défilé demain ! »
Shigure, rêveur : « Un petit défilé, demain... »
Duo secoua énergiquement la tête pour se réveiller : « Bon ! Ça suffit ! Maintenant ! Je vais m'enlever cette fichue image de la tête ! »
Assises autour de la table du salon, les JKS les observaient.
Lia, mi tenshi, mi-oni (Heu, enshi ? Toni ?) : « Bon, faut que j'y aille. Haru m'attend. »
Kit' et Jaïga la fixèrent avec un regard lubrique : « Ooooooooooooh ! Á une heure pareille ?! Il va bientôt faire nuit ! Mais qu'est-ce qu'il vont faire à une heure pareille !? »
Un, deux, trois tours et Viouuuuuuu ! CRAAAAAAC !
Shigure poussa un profond soupir de désarroi : « Lia ! Non ! Pas à travers les portes, enfin ! »
Lia ne répondit pas et sortit par la porte déchirée, en enjambant les corps de Kit' et Jaïga.
Kit', pensive : « Hmmm. Elle est enfin partie. Demain, pendant le défilé, ça promet d'être intéressant ! C'est sûr que notre nouvelle arme va adorer ça ! »
Jaïga, joyeusement : « DEMAIN, PREMIER ESSAI DU « POWERFUL MISTER LOVE » ! »
BOUM !
Jaïga frotta sa tête où il y a maintenant une grosse bosse : « Ouinnn ! Pourquoi t'as fait ça ? »
Kit', agacée : « Parceuh que ! C'est une surprise ! »
Jaïga, chuchotant : « Dis, je comprend pas trop pourquoi on a fabriqué ce truc ? »
Kit' sembla réfléchir pendant quelques secondes. Finalement, elle haussa les épaules avec indifférence : « Ben, comme ça ! Pour s'amuser ! »
Jaïga, pensive : « Aaaah ! Mais je ne sais pas si les autres filles vont apprécier ! »
Kit', pensive : « Heu... »
Long silence éloquent.
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Le lendemain matin, l'heure du défilé arriva enfin. (14h43 pour être précise) Shigure et Duo, assis sagement autour de la table du salon, attendaient avec impatience l'arrivée de Carina. Kyo, Mayanaïs et Ténébra les surveillaient du coin de l'oeil. Lia était toujours au manoir des Soma (Mais non, j'ai rien dit moi ! c'est vous qui pensez à des trucs pas nets !) et Kit' et Jaïga étaient introuvables. Dehors, la pluie tombait à grosses gouttes et nous verrons dans quelques instants que même ça, ça a son importance !
Dehors, cachées dans un buisson, Kit' et Jaïga s'affairaient autour d'un gros truc poilu couvert de bandelettes. Le chien de Ramsès II ? Non, pas vraiment.
Kit' : « On aurait pu le faire plus séduisant ! C'est pas comme ça qu'il fera des petits le pauvre ! »
Sans prêter attention à ses paroles, Jaïga régla sa montre – gousset - chronomètre : « Bon, ça y est elle descend ! Mise en fonction de Mister Love dans moins 120 ! »
Au même moment, Carina descendait en effet l'escalier, vêtue de son costume de Bunny Girl.
Shigure applaudit bruyamment sous le regard agacé de Ténébra tandis que Duo observait le tapis avec intérêt.
Dans son coin, Kyo soupira : « Vraiment débiles ! »
Shigure, sans quitter Carina des yeux : « Je suis sûr que tu réagirais de la même façon, Kyo, si Mayanaïs était dans cette tenue ! »
Kyo jeta un rapide coup d'oeil vers la jeune fille, vira au rouge et baissa brusquement les yeux, en marmonnant un vague : « Même pas vrai ! »
Mayanaïs, inquiète : « Il pleut vraiment beaucoup aujourd'hui. Est-ce que ça va aller Kyo ? »
Kyo, sans comprendre : « Bah évidemment, pourquoi j'irais mal !? »
Mayanaïs baissa la voix : « Tu sais, Sora m'avait dit pour la malédiction du chat. »
Kyo, surpris : « Hein ?! Elle te l'a dit ?! »
Mayanaïs, avec un sourire chaleureux : « Allez ! Ne fais pas la tête, Kyo ! C'est pas si grave ! »
Kyo se leva et s'apprêta à partir : « Tu ne sais pas de quoi tu parles. »
Il sortit et passa près d'un buisson gravement malade, agité de spasmes, qui chuchotait des trucs inquiétants, en plus ! Oui, parfaitement, mesdames et messieurs !
« Moins 20 avant mise en fonction ! »
« Pousses-toi, j'ai pas envie qu'il me saute dessus ! »
« Et moi alors ? Tu crois que j'ai envie de me faire engrosser par un monstre ? En plus, j'veux pas de mioches ! Ça braille tout le temps, ça fouille dans vos affaires, ça bouffe n'importe quoi, ça fait n'importe quoi ! »
« Un peu comme toi, quoi ! »
« Maiiiiiiheu ! Je suis pas un gamine ! »
DRIIIIIIIIIIIIING ! (Bruit du style minuterie du four)
Dans la maison, tout le monde tourna la tête vers le jardin et même Kyo qui était sur le toit.
Shigure, perplexe : « Hm ? Un four dans le jardin ? Tohru fait vraiment n'importe quoi depuis qu'elle sort avec Yuki ! »
Carina s'approcha de la porte du jardin. Elle était à demi-ouverte et on pouvait y voir les traces de scotch montrant qu'elle avait été fraîchement réparée.
Boum.
Duo leva un sourcil : « C'était quoi ce bruit ? »
Boum. ... Boum.
Ténébra alla s'asseoir à la table, près de Shigure : « On dirait qu'il y a un éléphant dans le jardin ! »
Mayanaïs, un peu inquiète : « C'est peut-être Kagura ? »
Shigure, amusée par ses paroles : « Crois-moi, quand Kagura est vraiment en colère, elle charge ! Elle n'avance pas aussi lentement ! »
Mayanaïs, sourcils froncés : « Mais alors, qu'est-ce que... ? »
Boum. ... CRAAAAAAAAAAAAC !
Agacé, Shigure se leva brusquement : « Ah non ! Ça suffit maintenant, Lia ! Pas encore ! »
Malheureusement, à sa grande surprise, il ne se trouvait pas face à Lia, ni face à une JKS d'ailleurs. En fait, il n'était même pas face à un être humain ! Une grosse bête poilue, de la hauteur d'un ours debout et qui avait un vague air de ressemblance avec la Bête (de Disney) mais sans les vêtements, et avec de petites dents (comme celles des rongeurs), deux grosses dents carrées et proéminentes à l'avant (style hamster) et des yeux qui n'arrêtent pas de bouger comme si la Chose suivait une mouche des yeux. Ou plutôt deux mouches en même temps.
Bref, c'était une créature tout à fait comique et en même temps très effrayante. Surtout pour Carina et Mayanaïs, que la Chose venait d'empoigner.
Carina, paniquée : « Au secouuuuuurs ! Ce truc va me casser en deux ! »
Comme la Bête essayait de la renifler, Mayanaïs tourna la tête pour ne pas avoir à regarder sa face, heu, « spéciale » ! °
Mayanaïs, se débattant : « Mais zut ! Qu'est-ce qu'elle veut cette bête ? »
« Ce que veulent tous les animaux bien sûr ! »
Tout le monde se retourna vers le jardin. Kit' et Jaïga se trouvaient dans l'encadrement du reste de porte et les observaient, tout sourire.
Duo, agacé : « Et que veulent tous les animaux ? Se nourrir ? »
Kit', avec un sourire inquiétant : « Bien sûr que non ! Ils veulent survivre et plus que survivre, ils veulent perpétuer leur espèce ! »
Mayanaïs, légèrement nerveuse : « Heu, mais cette bête n'a pas vraiment l'intention de nous utiliser pour « ça », n'est-ce pas ?! »
La Bête serra les filles un peu plus fort contre lui et sortit dans le jardin.
Carina, complètement paniquée : « NONNNNN ! Je ne veux pas que ça se passe comme ça ! Je ne m'étais pas habillée pour une chose pareille ! Nonnnnn ! »
Note de l'auteur : Je viens de m'apercevoir que le monstre n'avait pas pris Ténébra. Heu, on va dire qu'il a pris les deux personnes de sexe féminin les plus proches de lui et puis, pourquoi deux ? Bennnn, il n'a que deux bras !
Duo se précipita à la poursuite du monstre en rut. Ténébra voulut sortir également pour secourir ses amies mais Shigure la prit par le bras : « Inutile de risquer ta vie, il pourrait te prendre toi aussi et je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose. »
Ténébra rougit légèrement : « Bon baaah, je reste alors... »
Un peu intimidée, elle se rassit par terre à la table du salon et jeta un rapide coup d'oeil à Shigure, posté près de la fenêtre, qui observait la scène de loin.
Finalement, en plein milieu du bois, Duo réussit à rattraper la Bête qui avait déjà affaire à un autre adversaire : Kyo.
Kyo, furieux : « Je te conseille de les lâcher, boule de poil, si tu veux rester en un seul morceau ! »
Duo, joyeusement : « Hey ! Kyo ! Attends-moi, t'es pas le seul à vouloir lui faire sa fête ! »
Kyo posa la main sur son bracelet : « Pousses-toi de là Duo ! Ou tu vas avoir des ennuis ! »
Duo haussa les épaules : « Quoi ?! C'est pas cette moumoute géante qui me fait peur ! »
Kyo, très sérieusement : « Ce n'est pas d'elle dont je parle. »
Duo, en riant : « Quoi ?! Tu veux te battre contre moi, c'est ça ? »
Pendant ce temps-là, le monstre en profitait pour se faire la malle.
Carina soupira : « Bon, salut les mecs ! »
Kyo se retourna brusquement : « Et merde ! Tant pis pour toi ! »
Il s'élança vers le monstre, tout en retirant son bracelet, qu'il jeta à Duo.
Duo, surpris : « Hein ?! Qu'est-ce que c'est ? »
Un éclair zébra le ciel et bientôt une insupportable odeur de pourriture gagna les environs sur un rayon de très exactement 256 mètres. Duo se retourna brusquement et porta la main à ses lèvres pour ne pas vomir.
Kyo, avec sa voix de monstre toute aiguë : « Lâches-les maintenant ! »
Le monstre : « ... ? » (Il comprend rien, banane ! Tu parles dans le vide !)
Carina, la main sur la bouche : « Je vais vomir ! ... Hmmm. Peut-être qu'il nous lâchera ? »
Mayanaïs, également une main sur la bouche : « Je... Je vais essayer une incantation. »
Kyo hésitait à attaquer : d'un côté, sa véritable forme lui permettait de battre aisément la Bête mais d'un autre côté, il risquait de blesser les filles et ça, c'était hors de question !
Mayanaïs, quant à elle, était beaucoup trop malade pour prononcer la moindre formule : à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, elle avalait une nouvelle bouffée d'air putride et nauséabond et était aussitôt prise d'une irrésistible envie de vomir. Cette scène n'avait pas échappé à Kyo qui hésitait encore plus à attaquer : déjà que Mayanaïs ne pouvait pas rester en sa présence sans vomir quand il était sous cette forme alors, s'il la blessait, même par accident, il pouvait être sûr qu'elle le détesterait jusqu'à la fin de ses jours !
Mayanaïs, faiblement : « Kyo, fais quelque chose, je t'en prie ! »
Duo, entre deux nausées (désolée si ça casse le mythe !) : « Merde ! Kyo, qu'est-ce que t'attends ? »
Le monstre fit un nouveau pas en avant et ce geste décida enfin Kyo qui lui sauta à la gorge. Surprise, la Créature perdit l'équilibre et bascula en arrière, libérant ainsi les deux jeunes filles.
Le monstre, très agacé (et avec les deux « mains » libres, maintenant) se releva aussitôt et assomma Kyo d'un puissant coup de patte. Le jeune homme fit un merveilleux vol plané avant de s'écraser contre un arbre.
Mayanaïs, inquiète : « Nonnnnn ! KYO ! »
Duo aida Carina à se lever et fit signe à Mayanaïs : « Dépêches-toi ! Kyo sait ce qu'il fait, il se débrouillera ! Je suis sûr qu'il préfère que tu sois à l'abri ! »
Mais la jeune fille ne l'écoutait pas : le monstre se dirigeait à présent vers Kyo pour l'achever.
Mayanaïs, avec angoisse : « Oooh ! Oh non ! Kyo ! »
Duo, inquiet : « Merde ! Kyo, réveilles-toi ! C'est pas le moment de dormir ! »
Le monstre leva une énorme patte et poussa un grognement menaçant.
« NONNNNN ! »
Une lumière aveuglante illumina brusquement la forêt toute entière et un étrange parfum envahit les feuillages. Des pétales de cerisier blanches commencèrent à tomber des arbres, pourtant nus.
Duo, les yeux mi-clos : « C'est quoi ce délire ? On se croirait dans un shôjô ! »
Carina, perplexe : « Ben, c'est un peu ça, non ? »
Duo, déconcerté : « L'auteur de cette fic fait vraiment n'importe quoi ! »
Voix dans le ciel : « Fermez-la ! »
Duo et Carina, effrayés : « Oups ! »
Donc, (petit coup d'oeil au script) ouais. Voilà : pluie de fleurs de cerisier blanches, odeur parfumée mais encore et toujours de la pluie et une moumoute géante qui sent le chien mouillé.
Duo (Merde ! Où est mon script ?) : « Hum hum ! C'est quoi ce bordel ? »
Mayanaïs rouvrit lentement les yeux. Elle avait l'impression que quelque chose avait changé chez elle. Son regard se posa immédiatement sur Kyo qui avait repris sa forme humaine. ... SA FORME HUMAINE ?!
Le monstre, à côté de lui, était à quatre pattes sur le sol, en train de vomir tout le contenu de ses entrailles.
La jeune fille se précipita vers Kyo, tout en passant prudemment près de la Bête.
Mayanaïs, inquiète : « Kyo ! Kyo, ça va ? »
Le jeune homme rouvrit lentement les yeux et la regarda avec des yeux vides et vitreux. Finalement, au bout d'une longue minute silencieuse, (On entendait juste le monstre qui vomissait. Comme c'est romantique ! Snif !) il finit par la reconnaître et la prit dans ses bras.
Kyo, tremblant de peur : « Mayanaïs... Mayanaïs... »
Mayanaïs sourit avec douceur et passa ses bras autour de ses épaules : « Ça va, tout va bien. »
« Bon bah, on va vous débarrasser de ça, alors. »
Kit' et Jaïga, saisirent le monstre par une patte et le traînèrent hors de la scène sur la pointe des pieds.
Duo lança un clin d'œil malicieux à Carina : « Bon ben, on va les laisser nous aussi. Je crois que tu as un défilé à terminer, toi ! »
Carina haussa les épaules : « Et bien, je n'ai plus envie ! On rentre ? »
Sans lui laisser le temps de répondre, elle quitta le bois.
Duo, courant derrière elle : « Hé ! Attends-moi ! »
…
Heu, mais au fait, qu'est-ce qui avait changé chez Mayanaïs ?
Voix dans le ciel : « Mayanaïs monte au niveau 76. »
Petit jingle de jeux vidéo. (Level uuuuuup !)
Mayanaïs se mit à sauter de joie : « Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! »
Kyo, grognant : « Mais merde, tu peux pas faire attention ! Je suis blessé je te rappelle ! »
Mayanaïs, confuse : « Ah oui, désolée ! »
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Le lendemain, devant la maison de Shigure.
Kagura, à demi fâchée : « Bon. Ça va. Je te pardonne parce que tu as brisé la malédiction du chat grâce à tes pouvoirs, mais si tu fais souffrir Kyo, tu auras affaire à moi ! »
Mayanaïs, embarrassée : « T'inquiètes pas, je ferai attention ! »
Kyo, gêné : « Bon, on y va ? Shigure et les autres nous attendent ! »
Kagura, tristement : « Oh ! Kyo ! Tu ne vas quand même pas partir sans me dire « au revoir » ? »
Kyo, froidement : « Au revoir. »
Il prit Mayanaïs par la main et partit rejoindre le groupe qui bavardait joyeusement un peu plus loin.
Kagura, gaiement : « Au revoir, Kyo ! Au revoir Mayanaïs ! Fais attention à mon Kyo ! »
Mayanaïs, avec un clin d'oeil : « Oui ! Comptes sur moi ! »
« J'y crois pas ! Vous êtes COMPLÈTEMENT inconscientes ou quoi ? Créer un monstre, comme ça, pour vous amuser ?! Non mais vous êtes tarées ou quoi ? »
Jaïga se plongea brièvement dans une grande remise en question existentielle, juste le temps de trouver les mots qu'il faut : « Heu, oui ! »
Aussitôt, Kit' leva la main joyeusement en sautant sur place: « Je suis entièrement d'accord avec elle ! On est fêlées, on est fêlées, on est fêlées ! »
Boum.
Lia, en « toni » : « Et où vous avez trouvé les ingrédients d'abord ? »
Kit', en frottant la bosse sur son crâne : « Ben, il nous manquait juste des cheveux de sorcière utilisant exclusivement la magie blanche et c'est toi qui nous les as donnés ! »
Lia, perplexe : « Ben, où j'ai pu trouvé ça, moi ? »
Ténébra s'immisça dans la conversation : « Heu, excusez-moi de vous déranger les filles mais Lia, je crois me souvenir que Cyrielle t'avait accusée de l'avoir agressée le soir de notre arrivée à l'École Bishonens. »
Lia, choquée, passa immédiatement en mode « tenshi » : « Oh mon Dieu ! J'ai brutalisé une élève ! »
« Quoi ?! Où ?! Quand ?! Comment ça « BRUTALISÉ ? »
Les filles se retournèrent pour faire face à Sora, habillée dans un long kimono impérial.
Lia, embarrassée : « Mais, heu, rien ! Je parlais d'une agression dont j'ai été victime ! …Il y a longtemps ! »
Sora, déçue : « Ah ouais. »
Kit', à Jaïga : « Mon oeil, ouais ! C'est plutôt elle qui brutalisait les petits à l'école ! »
Boum.
Kit', pleurnichant : « Ouinnnnnn ! Elle m'a tapée ! »
Lia, joyeusement : « Bon ! On y va ? »
« Bien sûr. Partons immédiatement. »
Tout le monde se retourna vers la voix lente et monocorde.
Akito, avec son petit sourire hypocrite : « Bonjour tout le monde. Prêts pour le départ ? »
Tous, avec plus ou moins d'enthousiasme : « Ouais ! »
Sora, joyeusement : « Allez ! Faites pas la tronche ! On va passer quelques jours à Versailles ! »
Tous, surpris : « Heinnnnn ?! VERSAILLES ? »
Sora, joyeusement : « Et oui ! Versailles, pour nous tous seuls ! Á nous la vie de rois ! Enfin, pour moi surtout ! Au fait, vous avez pris les cadeaux ? »
Ténébra, perplexe : « Heu, quoi ?! QUELS cadeaux ? »
Sora, haussant les épaules : « Pffff ! Quel manque de tact ! Tu mériterais que je te renvoie chez toi ! (Mais après j'aurais moins de cadeaux alors...) Écoutez-moi bien, je ne vous emmène pas à Versailles pour vos beaux yeux ! Après-demain, c'est mon anniversaire alors vous avez deux jours pour me trouver un cadeau digne d'intérêt ! »
Shigure, embarrassé : « Heu, un costume de Bunny Girl ? »
Sora, sévèrement : « Nan ! J'ai décidé que tout le monde chanterait une chanson - sauf ceux qui chantent mal, bien entendu - alors on va à Versailles et vous avez deux jours pour faire la déco et préparer le spectacle, ok ? »
Tous, avec plus ou moins d'enthousiaste : « Ouais ouais. »
Sora, rugissant : « J'AI RIEN ENTENDU ! »
Tous, avec un enthousiasme peu naturel : « OUAIIIIIIIIIIS ! »
Sora, avec un petit sourire satisfait : « Ok ! On y va !"
Un éclair s'abattit sur la maison de Shigure, la faisant ainsi exploser et emportant au passage la joyeuse compagnie dans une autre dimension.
Forum des élèves :
Message de Ténébra à Oeil d'Ange : « Vas-y ma chère, tu vas y arriver. Quatre sera bientôt à toi, courage et n'aie pas peur. »
Message de Ténébra à Angel et Deedo : « Bonne chance ! »
Message d'Angel à Oeil d'Ange : « Vi ! Bravo Yodie-chan ! Ah, chuis fière de toi ! Tu y es ! T'as plus qu'a lui dire la vérité et pis... Hein ? C'est pas le plus facile ? Ah oui, enfin ça dépend pour qui mais bon. Je sais. Mah, grâce à Catherine, c'est à peu près arrangé de mon côté. --
Á Suivre…
Voilàààà ! Fin du chapitre ! Que d'action ! J'ai l'impression que ces chapitres étaient beaucoup plus longs que les autres, non ? Bah, au moins, ça vous occupe comme ça, non ? La prochaine fois, tous nos élèves et nos professeurs seront à tour de rôle sous les feux des projecteurs ! Ouiiii ! Deux chapitres dégoulinants de romance et de chanson... A Versailles ! Vous assisterez aussi à la rencontre exceptionnelle entre Réléna et le Roi Soleil, joué par Léonardo Di Caprio ! Alors qu'est-ce que vous attendez ? Réservez dès maintenant vos places pour le grand concert qui aura lieu dans le prochain épisode d'Ecole Bishonens : Orgie romantique à Versailles !
