Disclaimer : Non, ils ne sont pas à moi
Disclaimer : Non, ils ne sont pas à moi... (ouin).
Genre : assez doux (mais si, je vous assure, je peux le faire).
Couple : toujours pas.
Commentaire : je sais, j'ai encore mis un très long moment à écrire la suite, mais j'ai beaucoup à faire en ce moment et l'ordi tombé en panne (disque dur irrécupérable) n'a pas aidé mon travail.
Bonne lecture
Hahn tah Yhel
Chapitre 10) Comment accueillir un invité forcé
Heero fut tiré de son travail par la sonnerie du téléphone.
Il décrocha en soupirant, prêt à envoyer l'importun au diable et plus loin encore si possible.
La voix de Réléna parvint à ses oreilles.
Il réprima un second soupir.
- Oui Réléna ?
La jeune femme se lança dans un long discours sur ses devoirs, les nouveautés, le danger d'habiter une maison hantée, exorcisée ou non, qu'il écouta d'une oreille distraite jusqu'à ce que les mots Chang Wufei et problèmes lui parviennent.
- Tu peux répéter la dernière phrase ?
Il y eu un silence puis Réléna répéta à regret.
- Chang Wufei a des problèmes avec les héritiers d'un royaume sur lequel il a basé son dernier livre.
- Tu peux m'expliquer en quoi les ennuis de Chang Wufei me concernent ?
- Et bien, vu que tu habites dans un lieu reculé, j'ai pensé qu'il y serait en sécurité le temps que les choses se tassent…
- Réléna…
- Oui ?
- Sois gentille, oublie moi.
- Mais…
- Réléna, tu sais parfaitement que lui et moi ne nous sommes jamais entendus et que chaque fois que tu as voulu nous faire travailler ensembles, cela a été un fiasco.
- Je sais mais…
- Que monsieur Chang Wufei, l'écrivain de la vérité, selon ses dires, ne peut pas tolérer un déformeur de réalité tel que moi.
- Oui, mais…
- Que ce soit bien clair Réléna, le défenseur de la vérité n'a qu'à se protéger lui-même des ennemis qu'il a pu se faire.
- Mais…
- Quoi ?
La voix d'Heero aurait suffit à congeler un volcan.
Réléna resta silencieuse quelques minutes. Mesurant le pour et le contre. Après tout, être l'agent littéraire de deux pointures demandait parfois du courage et une certaine dose d'héroÏsme.
- Il est déjà en route. Dit elle finalement.
- Quoi !
Réléna raccrocha sans attendre la suite.
Heero regarda le combiné de téléphone avec courroux puis le reposa avec force.
- K'so !
Duo et Quatre accoururent.
- Que se passe t'il ? demandèrent ils avec un bel ensemble.
- Il se passe qu'on va être envahis par un fléau pire que la peste !
- Hein ? s'étonna Duo.
Quatre se mordit les lèvres.
Heero le regarda d'un œil méfiant. Se pouvait il que…
Il fit face à son ami.
- Quatre…
- Oui ? répondit le blond avec un sourire angélique.
- Est-ce que par hasard tu savais quelque chose ?
Quatre hocha la tête en silence.
Affirmatif et paisible.
- Et tu ne m'as rien dit ?
- Je n'y ai plus pensé…
- Quatre…
- Je suis désolé Heero. Mais cette fois, c'est sérieux.
- Maudit Chang Wufei. Grogna Heero en retournant travailler.
Quatre soupira.
Un bloc de papier s'agita sous son nez.
- Pardon Duo. S'excusa t'il en le prenant.
Tu peux m'expliquer ?
- Pas vraiment… visiblement Wufei a écrit un livre sur un petit pays gouverné par un roi âgé qui lui a permis de révéler certains secrets peu reluisants du royaume, et à la mort du roi les héritiers ont voulu que le livre soit interdit ou modifié, ce que Wufei refuse de faire. Devant son obstination ils cherchent à l'éliminer.
Je vois.
Quatre sourit.
- Cela ne sera sans doute pas très long, juste le temps que les hommes de mains des héritiers soient appréhendés.
Tu as l'air de trouver cela normal. Rédigea Duo.
- J'ai déjà été dans une situation semblable. Avoua Quatre.
Ah ?
- Oui… mais si cela ne t'ennuie pas, je n'ai pas envie d'en parler.
OK.
Duo n'insista pas et s'éloigna en sifflotant, son carnet à la main. Il n'était pas vraiment fâché de la nouvelle. Cela allait mettre de l'ambiance dans la maison.
Quatre regarda le dit carnet s'éloigner et retourna à sa musique.
Quelques heures plus tard un taxi s'arrêtait à l'entrée du chemin.
Chang Wufei régla la course et prit ses bagages d'un air maussade.
Il détestait la campagne et plus encore l'idée de se cacher.
Alors, se cacher chez Heero Yuy…
Il grinça des dents, espérant que ce déshonneur ne serait connu de personne et ne durerait pas.
Puis il se mit à progresser le long de l'allée.
Il avait préféré se faire déposer à distance de la maison de son hôte forcé pour ne pas trop attirer l'attention, même si visiblement cette précaution était dérisoire au vu du manque total de voisinage.
Il regardait autour de lui avec méfiance, citadin dans l'âme il ne comprenait pas le goût de certains pour la vie à la campagne.
Il fallait être un sauvage comme Yuy pour apprécier un tel endroit.
Il marqua une pause en découvrant la maison.
Son charme lui échappa totalement.
Pour lui ce n'était qu'une vieille maison d'un style dépassé dans un jardin mal entretenu.
Il posa ses affaires et ferma les yeux, espérant que lorsqu'il les rouvrirait le décor aurait miraculeusement changé.
Mais ce ne fut pas le cas.
Il poussa le portail en soupirant
De la maison s'élevait de la musique, il reconnu le talent de Quatre Raberba Winner et retrouva le sourire.
Au moins ne serait il pas seul à traverser cette épreuve.
Laissant ses affaires devant l'entrée il fit le tour de la maison pour rejoindre le musicien.
Le jeune homme blond travaillait sur une terrasse, les yeux fermés par la concentration.
Wufei le regarda jouer puis, à travers la musique, perçu le bruit familier d'un appareil photo en train d'être utilisé.
Il tourna la tête pour localiser l'intrus.
Se figea.
Il y avait bien un appareil photo en action.
Mais il n'y avait que lui.
Flottant dans les airs à plus d'un mètre du sol.
Médusé il vit l'objectif se tourner vers lui et le déclencheur s'actionner.
Duo avait vu le chinois arriver sur la terrasse et n'avait pu résister à l'envie de saisir cette expression de stupeur totale.
Il prit quelques photos supplémentaires tandis que Wufei tentait de reprendre son calme légendaire.
Quatre rouvrit les yeux, vit Wufei et cessa de jouer.
Il le salua paisiblement.
Wufei le regarda, luttant pour ne pas perdre son calme à nouveau.
Désigna l'appareil photo.
Incapable de prononcer un mot à sa grande honte.
Quatre sourit.
- Ce n'est que Duo, il était photographe, il reprend ses marques. Dit il.
Wufei sentit sa mâchoire s'affaisser.
- Duo ? Photographe ? Parvint il à articuler.
Heero qui les observait du premier étage par une fenêtre ouverte se pencha en souriant. Il n'était pas fâché de la visible déconfiture du chinois.
- Duo Maxwell, le fantôme du propriétaire de la maison. Expliqua t'il.
Cette fois Wufei en fut persuadé.
Il était vraiment arrivé en enfer.
Voila, tous les G Boys sont désormais dans la course.
Wufei survivra t'il à son séjour dans la maison ?
Quatre reverra t'il son mystérieux joueur de flûte ?
Heero parviendra t'il à savoir comment Duo est mort ?
L'auteur réussira t'elle à terminer l'histoire ?
La réponse une autre fois.
