Chapitre 8: Aveu


Annie Cresta

Blanc.

La cage où je suis enfermée est blanche. Comme l'était la salle où je me suis réveillée, après mes jeux, incapable de remémorer quoi que ce soit, excepté le sang des tributs sous mes pieds, et ce tremblement de terre.

Celui qui brisa le barrage, m'aidant a m'en-sortir, propulsée par mon avidité de vivre pour revoir Finnick.

La lumière qui me guida dès ce moment-là.

Annie, te rappelles-tu de quelque chose de l'arène – Je me souviens qu'il m'a demandé et moi, sans comprendre, je lui ai tout raconté. Mon audace de pénétrer le bain de sang, Sean n'allait tuer personne, sauf si c'était vraiment indispensable. C'était son défi au Capitole, mais moi, pour gagner, je devais le faire.

Mais même ainsi, quand je me suis affronté à ce garçon du un, je n'en ai pas eu le courage. Je l'ai donc laissé blessé de gravité et assoiffé de vengeance. Comme moi au dernier jour, quand la tête de Sean roula jusqu'à mes pieds.

Puis je n'ai vu que du rouge intense dans ma tête…

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Tu as défié le Capitole, Annie. –Me précisa-t-il parlant avec beaucoup de modération. –Ce que tu as crié ce jour-là, en tuant, aurait pu te condamner.

C'est alors que j'ai tout compris, le tremblement, le barrage, c'était trop évident qu'ils voulaient me tuer mais, pourquoi ainsi ? Je suis du district quatre, je savais nager.

Je l'ignore. – Mentit-il. – En tout cas, ton manque de mémoire nous arrange. Nous pouvons le justifier comme un épisode de démence.

La démence.

Quelque chose de plus qu'une excuse, ma malédiction, qui m'a emmené jusqu'à ce moment :

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Du cristal. C'est ce qui me sépare du monde extérieur. Un cristal transparent mais résistent qui permet à qui le veule contempler ma souffrance, pendant que j'attends ma sentence. La mort.

Parce que ce que je craignais est arrivé, ils m'ont découvert. Ce n'est pas que ça me surprenne, tôt ou tard ils le feraient. Mais cela n'empêche qu'être ici, pendant que mon petit ami doit accoucher avec ses harpies, sans aucun bénéfice, m'indigne.

Mais pas pour longtemps.

Mes yeux s'agrandissent en voyant Finnick Odait discuter avec les agents qui m'ont en garde à vue. Brisé, désespéré, ne priant qu'à me voir une dernière fois. Ce qu'il obtient.

¡Annie!–Cria t'il voyant mon état, le résultat des tortures infligés jusqu'au moment que je reconnaisse mes crimes. Des marques rouges, hématomes, brûlures,… – Je suis si désolé, il n'y a rien que je puisse faire pour te sauver. – Le voir ainsi me fait sentir coupable par mes actes et pourtant… Ce n'est pas ma faute.

C'est du Capitole, pour m'avoir conduit à la destruction dans l'arène et, plus tard, quand, malgré mon attitude convaincante de vainqueur tourmenté et confuse, ils ont tué mon père. Me brisant à nouveau, cette fois pour toujours.

Mais tu peux comme même faire quelque chose. –Je lui chuchote. –Il y a un couteau entre mes vêtements, je l'ai pris dans l'assiette de nourriture. Tue-moi avec.

Finnick me regarde, effrayé.

Annie je … –Articule, je sais ce qu'il veut dire, qu'il ne peut pas, mais je ne le laisse pas finir sa phrase.

S'il te plaît ! – Dis-je, presque en pleurant – Penses-tu que quelque chose va changer si tu ne le fais pas ? Au contraire, vois-tu comment je suis ? Ce qu'ils me font souffrir ? Ils ne vont pas être doux quand ils me tueront devant le Capitole, comme un exemple de ce que nous ne devrons pas faire. Toi oui.

Mais Annie, je ne peux pas vivre sans toi. – Il m'avoue.

Je ne te demande pas de le faire. Moi, je ne pourrais pas. De m'avoir eux laissé. –Je regarde les agents avec haine. – Je serais déjà suicidée. – Et je me force à ignorer la douleur de son visage, à m'entendre parler comme ça. – Mais je ne peux pas, toi tu peux. Tu peux me tuer et te tuer après. Il te suffit juste du courage.

Le courage de quoi? Me rendre? Nous rendre les deux face à eux?–Répond'il, encore réticent, presque indigné. Je nie avec la tête..

De combattre, Finnick, si je meurs, personne ne s'en souciera, je ne suis qu'une fille folle et incontrôlable. –J'explique. –Mais si tu le fais, si tu te suicides, ces gens qui t'«aiment» l'assumeront pas du tout bien. Peu importe ce que le président fasse, il ne pourra pas le masquer. Ce ne sera pas un acte de reddition, au contraire ...

Ce serait un acte de rébellion. L'étincelle dont ils ont peut-être besoin pour se réveiller. - Il termine ma phrase et ses yeux s'illuminent. C'est à apprécier le ton inaudible que nous utilisons, et notre proximité. S'ils découvrent ce que j'essaie de faire maintenant, ce serait ma perdition.

Je sais que ce n'est pas simple à accomplir. –Je reconnais avec un regard compréhensif. –Mais je ne peux pas, non plus, penser à une autre solution compte tenu de l'extrême que nous avons atteint. Nous ne pouvons pas effacer le passé. –Finnick m'observe avec un mélange de peur et de compassion que je ne comprends pas très bien.

Est-ce possible!? Tu es vraiment folle. –Prononce t'il et je hoche la tête, plus qu'embarrassée.

Et toi, tu es vraiment amoureux de moi. Nous sommes unis par une ligne semblable, Fin.–Il n'y a pas de temps entre ça et le croisement de ses lèvres et des miennes. Et moi, malgré ma situation, je ne peux m'empêcher de me sentir plus qu'heureuse.

Heureuse de qu'il m'aime autant que moi.

Quand je sens ses mains entre mes habits je sais que j'ai atteint mon objectif.

D'accord. – Me susurra t'il. –J'essaierais d'être aussi rapide qu'imprévisible.

Et alors, en le voyant trouver l'arme et la brandir, je sens que je ne suis pas la seule à me rendre au rouge, lui aussi ...

Parce que c'est l'unique solution, le meilleur moyen de nous libérer de telle sorte que cela en vaille la peine. Révolutionnant tout.

Quand les agents de la paix découvrent nos intentions il est trop tard...

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Je me réveille dans le train, en route vers le Capitole, surprise par ce qui a conjuré mon esprit. Depuis quand rêve-je de Finnick et moi nous tuant pour nous libérer du Capitole? Oh, oui, dès que Cashmere m'a fait cette question, au district un.

"¿Que crois-tu qu'il ferait si, malgré sa complète obéisance aux règles, tu venais à mourir?"

Et vu que non seulement il est disposé à coucher avec tout le monde au Capitole, pour me garder à ses côtés. Mais aussi de se battre d'une manière encouverte contre eux, et ainsi réussir un jour que nous soyons tous les deux libres d'être ensemble, je crois connaître la réponse.

Finnick Odair est devenu, à la fois, mon sauf-conduit et ma faiblesse devant le Capitole, le président et tous ceux qui menacent notre union.

Et, étant donné sa célébrité, le fait qu'il n'existe aucune forme de le nuire sans provoquer de scandale, cela ne peut que me favoriser.

Il me suffit de convaincre mes ennemis de que j'ai besoin de lui, quelque chose qui, étant donnée l'aide que tout le monde sait qu'il m'a donné pour «surmonter» mes maux, sera tout moins difficile.

Je me recouche avec les souvenirs de ces moments heureux dans mon esprit, quand il s'est présenté chez moi déterminé à m'aider, à ne pas me laisser tomber, à supporter mes visions et souvenirs. Pensant à mon innocence de ces temps, avant de découvrir son tourment et que mes rêves acquièrent un angle inattendu.

Avant que le désir de l'avoir à mes côtés pour toujours s'impose comme un besoin impératif. Me faisant penser qu'à tuer.

Désir qui m'enmenat à des choses impensables, comme les morts de Thalia et de Hannah. Et l'accord avec Cashmere, dans le District Un.

Son aide en échange de que je la laisse approcher Finnick, en ma présence, pour éviter qu'il suspecte car s'il le fait je pourrais avoir des problèmes.

"Ce n'est pas que je pense qu'il puisse te dénoncer, mais si, pour une raison quelconque, il te sens menacée, qui sait? Rappelle-toi que dans l'arène non seulement il t'a avantagé, à toi et ton partenaire, à tout prix, mais aussi t'a sauvé par la même méthode. Et la seule chose qui l'a sauvé d'être puni pour ça c'est que, jusqu'à présent, tu étais si faible et insignifiante que la personne que tu crains pourrait t'utiliser contre lui"

Ceci ne fut qu'une partie des mots qu'il m'avait dit, me faisant comprendre tout d'une manière plus que terrifiante.

Le jeu ne se termine pas quand vous quittez l'arène, il ne fait que commencer.

Mais j'ai un avantage sur son fonctionnement, ma folie. La seule chose qu'ils obtiendront en m'arrachant des êtres chers, autres que Finnick, c'est me rendre plus dangereuse.

La question est, combien de temps faudra-t-il pour qu'il l'avertissent? Est-ce que ce sera avant ou après qu'ils comprennent que l'autre solution, me tuer, déclencherait une véritable tempête sur le Capitole?

Parce que, comme mon rêve le montre, si je meurs, il vient avec moi. Peu importe comment, je vais l'obtenir.

D'une manière ou d'une autre, il sera à moi pour toujours.

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Quand on m'anonce que nous sommes arrivés au Capitole, ma joie frôle la folie. Joie qui se justifie rien qu'a voir la manière qu'a Finnick Odair de me contempler, après que mon équipe de préparation finisse de me préparer.

– Qu'est-ce qui se passe?–Demandes-je. Je porte une robe couleur bleu éléctrique, à demi-manches et jupe souple et vaporeuse, delaquelle le mouvement, combiné avec les arabesques qui la récouvrent créent un effect hypnotique, qui fait penser à une nuit emplie d'étoiles filantes. Mes cheveux ondulés tombent en cascade sur mes épaules, excepté quelques mèches attachés en auréole tressée. Et mon village est récouvret d'un maquillage simple mais notable.

Finnick rit et, profitant du temps qu'il nous reste, m'approche plus que ce qu'il lui est permit et me chuchote à l'oreille.

– Rien, sauf que tu est vraiment magnifique, Annie. –Je sens comme mon visage rougit à l'entendre. Il porte un costume blanc qui combiné avec ses cheveux cuivrés luisants, le fait ressembler à un ange. Mon ange beau et charmant. – Tu n'est pas la seule personne à ne plus pouvoir supporter agir comme si on n'était pas un couple en public.

–Plus que deux ou trois nuits et alors tu seras complètement à moi, au district quatre.–J'ai l'audace de répondre, le faisant me regarder, surpris, avant de continuer à rire. Et nous sortons, pénétrant en plein cœur du Capitole.

Dès que j'entend les cris de ses fans, les mots "complètement à moi" sont dénués de sens et je dois me contrôler pour ne pas l'enlacer de force, comme je l'ai fait à Serenity Ville. Je n'y suis pas autorisée.

Heureusement, les Capitolins me cherchent. Je souris et pose pour eux , heureuse et détendue jusqu'à ce que j'entends ce cri:

– Finnick, mon amour!– Je me retourne, soudainement tendue, pour découvrir mon petit ami saisi par une femme dans la cinquantaine. Gris, c'est comme ça que sont ses yeux, gris comme les nuages d'une nuit orageuse. Décoré d'une peau rose qui me semble si familière comme haineuse.

La peau d'Ellia Novoa. Le sponsor principal de Finnick Odair dans ses jeux.

Et le rouge m'envahi…


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Finnick Odair

La joie d'Annie a notre arrivée est autant inattendue comme contagieuse. Elle m'hypnotise, comme sa beauté, me faisant tout oublier d'un coup.

Les problèmes au district dix, l'agitation qui s'est produite depuis lors, y compris ma peur de la perdre. Je connais le président, il n'osera me la prendre sans s'assurer que cela ne m'empêche pas de faire mon boulot au Capitole. C'est un sauve-conduit plus qu'évident. Mon amour pour elle...

Cet amour qui me fait la suivre, presque inconsciemment par le Capitole, ignorant les cris des fans qui implorent pour moi. Posant à côté d'elle comme un fier mentor de son tribut. Jusqu'à ce moment.

Quand Ellia m'attrape de cette manière si tendre comme habituelle en elle. Cette femme âgée était mon sponsor principal dans les jeux et qui m'a donné le trident. Au banquet de la Victoire, elle m'a cherché pour l'avouer. Son amour et le résultat. Mon secours.

Je l'ai remercié autant que possible, comme je l'ai fait avec les félicitations d'autres femmes et hommes. C'est ce que Mags m'a dit de faire, suivre le jeu, sembler heureux même si je ne l'étais pas. Parce que les cauchemars m'ont agressé dès que j'ai quitté les jeux ...

Les cauchemars et avec eux le sentiment de que sortir ne signifiait pas la fin du tourment mais plutôt le début.

Sentiment qui se confirmat quand le president demanda à me parler, pendant ma tournée, me dévoilànt ce qu'il voulait de moi.

La prostitution. Convertir ma beauté que, jusqu'à ce moment avait été ma salvation en une malédiction. Beaucoup de gens me desiraient et je devais les satisfaire.

Ma première acheteuse fut Ellia, une femme arondie mais agréable a qui les jeunes garçon excitaient beaucoup. Elle se montra aimable, douce et délicate, mais, même ainsi, je n'ai pas pu lui correspondre.

Je ne voulais pas et elle, Ellia... L'à compris. Ella acepta mon réfus sans rage, rancune, ni obligations. Elle était si gentille, si innocente, qu'elle ne suspectait pas des consèquences. Moi, oui, mais j'y pouvais rien faire.

Mes parents étaient déjà mort à mon arrivée. Dans mes nuits les plus dures je me rappelle cette arrivée, l'ambiance triste qui m'envahi comme un présage, tout comme la rose blanche qui adornait leurs corps inertes.

Ce fut suffisant pour comprendre, soit j'acceptais les règles, soit je perdais tout. Cashmere, le vainqueur du district un fut mon secours. Elle m'apprit les arts de la séduction et la domination. Son amour me guida et aida face à l'hardeuse corvée que j'avais devant moi. Me faisant sentir que tant qu'elle serait à mes côtés je pourrais le faire. Je pourrais faire quoi que ce soit, juste pour me sentir sain et heureux…

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Comme je me sens, maintenant, au côtés d'Annie Cresta.

Mon sécond et ultime amour, celui qui me donne la force de continuer à combatre independament de ce que je doive faire pour la proteger.

La raison pour laquelle je me laisse enlacer, à contrecoeur, par Ellia, qui ne garde aucune mauvaise intention excepté la satisfation de son désir de ma personne. Par amour, dit-elle. Mais je doute fort que cela soit vrai.

Non, ayant experimenté l'amour, ce qu'il provoque, du bonheur, independament du prix, et la joie juste par la simple présence de l'autre. Je n'ai jamais été heureux avec Ellia, ni aucune des femmes qui m'achetaient, pas étant obligé a coucher avec elles pour conserver mes êtres chers. Comme mon mentor, Mags, qui dès le moment où elle m'a fait sortir de l'arène fut comme ma seconde mère.

Je ne pouvais pas la perdre,non étant donné son soutien et amour maternel, c'est ce qui m'a aidé a surmonter non seulement la mort de mes parents, mais aussi les sacrifices que je devais réaliser pour survivre, m'éloigner de mes amis et obéir.

–Bonjour Ellia–Je réponds, charmant, retournant l'enlacement. – , on dirait que je t'ai manqué. – Je blague, simulant un bonheur que je ne ressens pas..

–Tous les jours de ma vie!–Répond t'elle heureux et m'embrasse avec passion. Je me force à suivre le jeu, le lui rendre, quand quelque chose nous interrompt. M'éloignant pour se situer entre nous, quelqu'un que je reconnais bien.

–Annie? –Ma petite amie a une expression différente. Presque folle. Les mèches, qui jusqu'à présent étaient attachées par une pince, sont lâches, ce qui lui donne une image aussi belle que terrifiante. Comme la pince que j'ai réussi à arrêter, ses pointes ...

Et pendant un instant, juste un moment, j'ai l'impression qu'elle fera une folie, nous attaquer ... Mais, c'est alors qu'elle voit mes yeux, et retourne à la réalité se limitant à déchirer ma chemise.

– Désolé Odair, je n'ai pas pu résister, tu es si ravissant, même pour une pauvre folle. Elle me chuchote et laisse échapper un rire innocent avant de se perdre dans la foule qui fait maintenant rage entre les photos, tous foux de voir mon torse. Je secoue la tête et rigole, comme si ce n'était rien qu'un jeu, tandis que ma bien-aimée s'enfuit vers le bâtiment des tributs.

–Finnick, Finnick! – Les cris continuent quand je me force à réagir. Ellia m'aide à me lever, me caressant dans le processus. Je lutte contre moi-même pour ne pas m'éloigner, supporter leurs caresses pour que mon image ne se gâte pas. Puis elle regarde la silhouette d'Annie et soupire.

–Cette fille me donne beaucoup de peine.– Dit-elle. –Elle est folle, c'est évident, et pourtant je pense qu'elle t'aime.–Je ris, innocent.

–Tous m'aiment, Ellia. –Je lui explique, amusé, comme si cela n'avait rien à voir avec moi. Je veux courir après Annie, la pourssuivre et la rassurer. Mais je ne peux pas.

La femme nie de la tête.

– Pas comme elle. –Elle chuchote. –Je voudrais lui parler, peut-être que nous pourrions être amies. Même partager ton amour ... –Je secoue la tête à l'image qui me suggère, alors ça, non, je ne vais pas jouer avec Annie comme ça. Satisfaire des gens pour maintenir ceux que j'aime, c'est quelque chose à quoi j'y suis habitué. Je peux le supporter. Mais je ne vais pas mêler Annie à ça.

–Je ne te le recommande pas. Annie est inestable, qui sait ce qu'elle ferait dans ce type de situation. –Je lui explique avec tempérance. La femme rit.

–Tu veux la protéger. –Me murmure et, pour un instant, je me paralyse à l'idée de qu'elle sache ce qui se passe entre Annie et moi. –Mais c'est quelque chose de bien. De toute façon, c'est ta responsabilité – Constate t'elle, souriant, comme si rien ne s'était passé. –Aller!, cours l'aider. On parlera après. J'ai plein de secrets pour toi!

Secrets, un mot, un signal. Mon paiement ...

C'est pourquoi je garde Ellia à mes côtés, même si je ne l'aime pas, elle est délicate, douce, innocente même, et ça ne la dérange pas de partager ses secrets avec moi. Elle le trouve logique.

Tout le monde trouve logique que je mérite un paiement, un moyen de me faire sentir mieux, avant c'était des bijoux, de l'argent et d'autres objets inutiles. Maintenant, grâce à Sean, notre discussion, ... Son jeu avec moi pour me redonner l'espoir: ce sont secrets. Quelque chose de bien plus précieux qu'un jour me permettra de me soulever et vaincre le Capitole.

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Quand je suis arrivé au bâtiment, Annie est déjà monté dans notre compartiment. Elle pleure, tremble, et moi, je me souviens du baiser d'Ellia et je me sens horrible.

Je lui ai fait mal, peut-être que c'était pour les caméras, une actuation de plus, mais ça l'a affectée.

–Annie. Je murmure, une main sur son épaule. –Je suis désolé. Je n'avais pas prévu qu'elle ...

–L'aimes-tu? – Elle me demande, sans se retourner, elle parle d'Ellia? Vraiment? Ma copine est-elle vraiment si jalouse? Était-ce la raison pour laquelle nous a t'elle séparé? Je ris, me sentant comme un idiot.

– Comment veux-tu que je le fasse? – Je remets en question à mon tour. - Cette femme, elle ... Tous. Ils ne prennent pas la peine de me connaître. Ils ne veulent que mon corps. Je ne peux pas aimer quelqu'un comme ça. – J'explique, ce n'est pas un mensonge, je ne pourrais jamais aimer aucun de mes clients. Les tremblements d'Annie se calment et je le prends comme un signe pour la retourner, prendre son visage entre me mains et dire:

– Je n'aime qu'une personne et c'est toi, Annie, comprends-tu? – Elle acquiesce doucement. – Peu importe que j'embrasse d'autres lèvres que les tiens. Je me laisse toucher par d'autres mains que les tiennes. Je le ferai si avec cela je te garde à mes côtés pour toujours. Mon amour, la seule personne qui me rend heureux. Je sais que ce n'est pas juste mais ... – Mes mots meurent dès que je remarque ses lèvres sur les miennes.

– Sois tranquile – Elle dit alors. – Ce n'est pas ta faute, Fin. Je le sais. C'est juste que quand je t'ai vu ... Toi ... Elle ... Je n'ai pas pensé ...– elle reconnaît et enfouit son visage dans ma poitrine. – La plupart des fois j'en suis incapable. Je vois quelque chose qui me fait mal et tout rougit dans mon esprit. Je ne me contrôle pas, Finnick. C'est la vérité, et ne pas t'avoir me rend folle.

Folle. Quelque chose de plus qu'un mot, une réalité, la malédiction de ma copine. Elle réveille mes souvenirs, ce qu'elle a fait à l'arène, son manque de souvenirs, pire encore, les cris qu'elle a lancés dès qu'elle a vu la retransmission de ses jeux. Le Capitole avait silencié la transmission pour que le public n'entende ses insultes. Et pourtant…

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Arrêtez. Ce n'est pas moi ... Je n'aurais pas ... Non! –Elle avait crié alors, incapable de le gérer, pour ensuite exploser en cris, supplies, et même coups erratiques. État devant lequel Caesar a dû détenir la retransmission.

A ce moment, la seule chose qui l'arrêta, la consolât. Furent mes bras.

Je l'ai aidée à subsister, alors, puis après, quand elle a perdu le contrôle voyant son père mort, je me fichais qu'elle veule me frapper. Je l'aurais laissé faire. Et puis elle m'a embrassé.

Et tout s'est arrêté.

Comme maintenant.

Et pourtant ce qu'elle a dit:

"Ne pas t'avoir me rend folle."

J'ai peur de ce que ça signifie.

–Ça ne devrait pas, Annie. –Je clarifie, comme je peux, et l'embrasse à nouveau. –Non, quand tu le fais déjà. Tu m'as eu entre tes mains dès le même moment que je suis tombé amoureux de toi. Peut-être pas mon corps, mais si mon cœur. Tant que tu subsisteras, je le ferai, peu importe ce que je fasse. Alors essaie de le supporter, d'accord? – Elle me regarde avec hésitation mais hoche la tête. – Essaie de tout supporter, comme je le fais. C'est la seule chose que nous pouvons faire jusqu'à ce que la bonne étincelle arrive et tout change.

Je murmure le dernier mot à son oreille et elle hoche la tête. Espoir, la seule chose qui me permet de continuer, l'espoir que tout changeras un jour pour que nous pussions tous les deux être heureux.

C'est pourquoi je dois continuer. Me battre. Jusqu'à la fin. Pour elle.

Elle me donne le courage de faire face à tout le monde, le Capitole inclus, peu importe les conséquences. Je ferais quoi que ce soit pour qu'elle reste à mes côtés.

Même affronter sa folie ...