Merci à tous pour vos reviews, ça me fait vraiment plaisir de voir que mon histoire vous plait! Je poste donc le chapitre 9, en esperant ne pas vous decevoir. Le prochain chapitre sera marqué par ce que vous avez pu lire dans mon prologue. J'espère pouvoir le poster d'ici la semaine prochaine.
J'ai également commencé une autre fic, la même histoire que "avant que tout commence" mais du point de vue d'Alice, aller jeter un coup d'oeil si le coeur vous en dit...
Chapitre 9
Léo…
Je ne rêvais pas, c'était bien son visage qui se trouvait au dessus de moi, devant mes yeux. Une vague de soulagement me traversa de part en part, et je me perdis de longues minutes dans l'observation de cette figure, me faisant oublier la douleur que je ressentais dans tout le corps et même l'accident. Je reconnaissais ces yeux bleus si familiers, personne d'autre que lui ne possédait des iris de cette subtile couleur. Ses sourcils froncés et une ride marqué sur son front lui donnait un air si soucieux. Pourquoi, nous étions tous les deux, il n'y avait vraiment aucune raison de s'inquiéter. Poursuivant mon observation, je constatais que des trainées, plus sombre sur le reste de sa peau mate, longeaient le long de son nez jusqu'à sa bouche. Des sillons de larmes… J'aurais voulu lui dire de ne pas pleurer, que tout allait bien, mais aucun mot ne réussit à passer la barrière de mes lèvres.
Léo posa ses mains de chaque coté de ma tête, sur mes joues, puis m'embrassa tendrement avant de positionner son front contre le mien. Il continuait de pleurer, je sentais ses larmes tomber dans mes cheveux, unes à unes. J'essayais de lever ma main droite pour le réconforter, mais à peine l'avais-je soulevé de quelques centimètres, que brusquement la douleur me submergea comme un éclair, me clouant au sol. Un râle sourd sortit de ma gorge. Léo releva la tête, tout en continuant de me regarder.
- Ne bouge pas mon cœur, ne bouge pas ! Les secours ne vont plus tarder maintenant.
Tout doucement il se mit à chanter, je reconnue une mélodie que Paco avait l'habitude de siffloter, avec des mots en ancien Quileute. Sa voix était teintée de tristesse, mais cela m'apaisa quelques instants. Je me rappelais soudainement ce qu'il venait de se passer. L'accident, la chute, les hennissements d'Hélios, mes cris… Ses paroles s'éteignirent peu à peu et le silence s'installa. J'aurais voulu m'excuser, lui dire combien je regrettais ma jalousie, notre dispute, mais j'en étais incapable. La douleur devenait de plus en plus importante, je respirais avec difficulté, ma poitrine me faisant souffrir le martyre. J'aurais voulu tousser pour dégager mon cou, mais j'avais bien trop mal. Petit à petit, la panique me gagna provoqué par ma difficulté à absorber l'air dont j'avais besoin. Léo ne cessait de me parler pour me rassurer, mais cela ne servait à rien, j'avais beau essayer de me calmer je n'y parvenais pas.
- Lily calme toi, j'ai prévenu les pompiers, ils arrivent, tiens bon.
Alice, elle était enfin revenue. Léo… Alice… Leurs deux visages se tenaient au dessus de moi. A son tour elle plaça ces mains sur mes joues pour m'immobiliser la tête Malgré la présence de mes anges gardiens je n'arrivais pas à me détendre et cela me paniquais encore davantage.
- Jasper je pense qu'elle à besoin de ton aide là !
Jasper ? Ce nom me disait quelque chose… Je cherchais dans ma mémoire dans quelle circonstance j'avais pu entendre ce nom, mais sans résultat. Cela me rendait triste, j'étais persuadé que c'étais une personne importante, mais qui ?
Soudainement, comme par enchantement, toutes mes émotions négatives s'évaporèrent, faisant place à la quiétude et la sérénité malgré la lancinante douleur. Je me rappelais maintenant qui était Jasper, le petit ami d'Alice bien sur. Elle m'avait si souvent parlé de lui, comme j'avais du l'embêter avec Léo. Était-il responsable de ce changement d'émotions brutal ? Les vampires étaient ils capables de ce genre de choses ? D'ailleurs où pouvait il être, je ne le voyais pas, et mon amie me tenait le visage de manière à ce que je ne puisse tourner la tête. Je devais sans aucun doute être en plein délire… La souffrance se faisait de plus en plus forte, j'avais tellement mal. Je m'accrochais aux visages et à leur observation pour ne pas sombrer dans l'inconscience.
Alors que j'allais renoncer et fermer les yeux, une lumière orange clignotante, éclaira la nuit. Des sons de moteur me parvenaient, puis des bruits de pas dans la neige mêlés à des voix.
- Les voila ma Lily, ils vont s'occuper de toi ! Me dit Alice.
J'essayais de lui sourire, mais le temps que j'y parvienne, son visage et celui de Léo étaient déjà sortis de mon champ de vision, remplacés par celui d'un homme, déjà âgé, avec une grosse moustache brune et d'une femme au regard gentil. Je vis à leurs uniformes que c'étaient des pompiers. Je me sentais vraiment épuisée, à mes oreilles, les voix de plusieurs personnes, n'était qu'un vaste brouhaha sans queue ni tête. Constatant que je ne répondais pas à ses questions, le médecin commença son examen. Après m'avoir positionné une minerve, il palpa plusieurs zones de mon corps. Mes réactions pour la plupart très douloureuse au moindre effleurement et ma difficulté à respirer déclenchèrent alors l'urgence. En un instant tout s'agita, des silhouettes se positionnèrent debout au dessus de moi et en quelques secondes, m'installèrent sur un brancard, m'arrachant au passage un cri de douleur, une vraie torture. Ne tenant plus je sombrais dans l'obscurité et le néant.
…
…
…
Je marchais dans l'obscurité, une fumée blanche recouvrait le sol jusqu'à mes genoux. Je ne voyais ni murs, ni limites, tout était noir, seul un point brillant au loin me procurais un peu de lumière. Dans cet endroit, n'existait aucunes pensées, aucunes douleurs, aucune durée. J'ignorais totalement depuis combien de temps j'errais ici, mais je n'avais pas peur. Par moment, j'avais l'impression que je me rapprochais de cette lumière, j'entendais des voix, certaines familières, d'autres totalement inconnues, sans que je comprenne ce qu'elles disaient. Et alors que je pensais sortir des ténèbres pour découvrir qui parlait, je m'effondrais pour me réveiller encore et encore dans l'épais brouillard. Je ne ressentais aucunes émotions, pas de colère, pas de frustration, pas de tristesse, je recommençais éternellement à marcher.
Pourtant, un jour ou une nuit, je ne pouvais les différencier, la lumière se fit de plus en plus vive et les sons de plus en plus nets. Je ressentais de nouveau les limites de mon corps. Enfin je redevais moi-même, Fanely.
BIP…BIP…BIP…
Ces bruits coutumiers de l'appareil de monitorage. Le tensiomètre à mon bras gauche, la pince à mon doigt pour le pouls et la saturation. Le souffle constant de l'oxygène et le masque que je sentais sur mon nez. J'étais, sans aucun doute, à l'hôpital. Les souvenirs de mon accident me revenaient par bribes. Lentement, j'ouvris les yeux. Je m'attendais à être aveuglée par une lueur éclatante, mais il n'en fut rien. La pièce dans laquelle je me trouvais, était plongée dans l'obscurité, la seule lumière venait de la lune, dont les rayons traversaient le verre de la fenêtre. Tournant la tête pour observer l'opposé de la salle, je découvris une silhouette endormie, assise sur une chaise, le haut du corps reposant sur mon lit, la tête dans les bras, au niveau de ma hanche. Ce ne pouvait être que Léo, qui d'autre resterait ainsi près de moi…. Mes gestes était incertains, je ne les contrôlais pas parfaitement, mais j'essayais de caresser ses cheveux le plus doucement possible. Ma main tremblait, comme si je l'utilisais pour la première fois, la sensation que je ressentais était vraiment bizarre. Je le regardais avec l'impression de ne pas l'avoir vu depuis longtemps, trop longtemps. J'ignorais totalement depuis combien de temps j'étais ici. Un jour, une semaine, un mois… Léo était toujours là et c'était l'essentiel, la chose la plus importante dans ma vie, plus qu'aucune autre. Mon bras vibrait de plus en plus, à contre cœur, je descendis ma main et la posa sur son épaule. Ce contact le fit frissonner, ma paume devait être froide comparée à sa température. Il s'agita et se réveilla. Sa tête dirigée vers le mur, se tourna rapidement vers moi. Dans la pénombre, il ne remarqua pas immédiatement que mes yeux étaient ouverts, il replaça d'abord ma main sur mon ventre et alors qu'il allait m'embrasser sur le front, il réalisa enfin.
- Lily ? Tu es réveillée ? Dis-moi que je ne rêve pas !
Ma voix était encore bloquée, il me fallu dépenser beaucoup d'énergie pour lui dire un simple « Je t'aime ». Avant que je réalise quoi que ce soit, il s'était jeté sur moi pour me serrer dans ses bras, provoquant sans le vouloir une douleur dans ma poitrine, rien de comparable suite à ma chute, mais assez pour me gêner. En serrant des dents de toute mes forces, je tentais de ne pas crier, il avait l'air tellement heureux, je ne voulais pas gâcher sa joie. Cependant je ne pu me retenir bien longtemps, un petit grognement sourd m'échappa. Aussitôt, il s'écarta de moi.
- Excuse moi mon cœur, excuse moi, j'en oublierais presque que tu es souffrante tellement je suis heureux que tu te sois enfin réveillée. J'appelle une infirmière tout de suite !
Il parlait si vite, que je ne comprenais que la moitié de ce qu'il me disait. Sortant précipitamment de la chambre, il courut jusqu'à l'infirmerie, je l'entendais crier « Elle s'est réveillée, elle s'est réveillée, venez vite ! ». J'aurais préféré qu'il reste près de moi, seul, encore pour un petit moment, mais je ne devais pas faire l'égoïste. Deux femmes, vêtues de blouse blanche, entrèrent dans ma chambre. A mon grand soulagement, elles n'allumèrent pas la grande lumière, simplement une petite veilleuse. Léo n'était pas apparu à leur suite, où était il ?
- Lé… Léo ?
- Ne vous inquiétez pas mademoiselle, nous lui avons demandé d'attendre à l'extérieur le temps que l'on s'occupe de vous. J'ai bipper le médecin, il ne devrait pas tarder.
- …
- Contente de vous voir parmi nous !
Quelques minutes plus tard, le médecin entra à son tour, mon dossier en main. Un interne, vu son jeune âge, avec des cheveux coiffés en pétard et une barbe de 3 jours, il me fit penser a un baba cool. Très professionnel cependant, j'étais totalement en confiance. Il commença par m'ausculté, pour voir si mes membres répondaient bien aux stimulations, il me posa ensuite de nombreuses questions, auxquelles je répondis sans hésitation, pour vérifier si mon cerveau n'avait pas été endommagé. Ma voix revenait rapidement et je m'exprimais maintenant avec beaucoup plus de facilité. Il m'expliqua rapidement ce qu'il m'était arrivé, fracture du sternum, de sept cotes et pour terminé le tout, hémothorax. Pour éviter que souffre trop et que je puisse supporter l'intubation et le respirateur, ils avaient décidés de me plonger dans un coma thérapeutique.
- Combien de temps ai-je été inconsciente ?
- Douze jours, nous avons stoppé toute sédation depuis deux jours mais il a fallu du temps à votre organisme pour évacuer le traitement et vous permettre de vous « réveiller »...A présent, il faut dormir, le coma n'est pas aussi reposant qu'on peut le penser. Nous reparlerons de tout ça demain.
- Merci !
- Mais de rien. Les infirmières viendront vous voir régulièrement durant les prochaines 24 heures, je ne vous cache pas que les risques de rechute sont possible, mais je pense que vous êtes sur la bonne voie.
- Juste une dernière question, si vous me permettez ?
- Oui ?
- Cela va sans doute vous paraitre bien futile après un coma, mais…
Je mis plusieurs secondes avant d'avoir le courage de lui demander, tant la réponse me faisait peur.
- Mon b… Ais-je perdu mon bébé dans l'accident ?
- Ho…Non il n'y a rien de futile dans votre question, bien au contraire. J'aurais de moi-même du vous en parler.
Il se rapprocha du lit et me serra la main. Mon cœur se mit à battre à un rythme fou sous l'emprise de la crainte.
- Tout va bien de ce coté là, rassurez vous ! Me dit-il avec un grand sourire. Votre ami nous en a parlé et nous avons vérifié cela dés que possible par une échographie.
- Ho, Léo a donc pu le voir…
- Non, je ne l'ai pas autorisé à assister à l'examen et il ne l'a pas demandé… Si vous vous sentez bien demain, je pourrais envisager de faire appel à un confrère pour votre première échographie officielle.
Un immense sourire étirait son visage, il paraissait presque amusé.
- Merci, merci docteur !
- Aller reposez vous maintenant !
Après avoir éteint la lumière, il sortit de la pièce. Je l'entendis ensuite discuter avec Léo rapidement, le rassurant sur mon état de santé et lui rappelant qu'il fallait que je reprenne des forces. Mon chéri me rejoignit ensuite, je n'avais pas sommeil pour le moment, je venais de me réveiller et n'avais pas l'intention de me rendormir tout de suite. Léo s'installa dans un fauteuil à coté de moi, me tenant la main fermement.
- Je n'ai pas l'intention de m'en aller tu sais ! Lui-dis je suis le ton de la moquerie. Ce contact ne me gênait aucunement, mais je voulais le taquiner un peu.
- J'espère bien mon cœur, une seule frayeur à la fois s'il te plait ! Me répondit-il sur le même ton.
- Je suis vraiment désolée de t'avoir imposé ça… Tout est de ma faute, si je n'av
- SHUTT ! Stop, n'en dit pas plus. Si tu commences comme ça, je peux dire également que je suis le responsable. Mais ça n'a plus aucune importance… Peu importe qui a tord ou qui à raison, l'essentiel est que tu sois vivante et en bonne santé à présent !
- Je m'en veux tant…
- Lily, tout ceci est du passé !… N'en parlons plus s'il te plait.
- …D'accord… Mais depuis quand m'appelle tu ainsi ?
- Alice te donne ce surnom et j'avoue que je trouve ça vraiment adorable… Je suis un peu jaloux de ne pas y avoir pensé avant elle ! … Elle doit venir te voir demain…Je l'aurais bien appelé maintenant pour lui annoncer ton réveil, mais la connaissant elle débarquerait aussitôt.
Il riait presque, je me joignis à lui avec plus de retenue, chaque mouvement un peu trop fort entrainais une douleur dans ma poitrine.
- Tu as tout à fait raison. Je ne suis pas certaine que les infirmières accepteraient une visite à cette heure là et Alice serait capable de piquer une colère… Il vaut mieux éviter ça. Et toi ? Tu seras là ?
- … Je dois aller travailler, mais je reviendrais le plus vite possible, vers dix-neuf heures au plus tard.
- Le docteur m'a dit que je pourrais peut être avoir ma première échographie demain, j'aurais aimé que tu sois avec moi.
Léo se redressa, pris mes deux mains dans les siennes et plongea ses yeux dans les miens.
- Je ne pourrais pas être à coté de toi, mais j'y penserais tellement fort, que tu sentiras mes ondes venir jusqu'à toi !
- Que tu es bête mon chéri… Riais-je Tant pis, tu n'aura droit qu'a la petite photo.
- Je n'aurais d'autre choix que de m'en contenter…
- Tu as déjà réfléchi à des prénoms ?
- Heu, comment te dire… ces derniers jours, mes pensées étaient bien à autre chose, tu peux l'imaginer.
- Oui je m'en doute, mais avant, tu n'y as jamais songé ?
- Si, un petit peu… Mais tu dois te reposer maintenant, dort !
- Non, dis m'en juste un ou deux… S'il te plait !
Nous discutâmes encore quelques minutes, en évoquant les prénoms que nous aimerions pour un garçon, Axel, Geoffrey, Lucas… Et pour une fille, après Justine, Lucie ou Melissa le seul où nous étions d'accord tous les deux était Isabella.
- Tu ne trouve pas que c'est un peu tôt pour choisir, nous ne savons même pas encore son sexe. Me dit-il.
- Oui sans doute… Mais j'aime bien avoir déjà une petite idée de ce que tu aimes.
- Voilà, à présent tu sais, alors DORS !
- Et toi où vas-tu dormir ?
- Je m'installe assis sur le fauteuil et la tête contre toi, ce n'est pas très confortable, mais c'est le seul endroit où je veuille être ! Je le fait depuis onze nuit, j'ai l'habitude maintenant.
- Je t'aime ! Les larmes me montaient aux yeux devant cet élan d'affection.
- Moi aussi je t'aime mon cœur ! Je suis tellement soulagé de voir que tu va mieux.
Cette conversation d'à peine un quart d'heure m'avait épuisée, je ne me fis donc pas priée plus longtemps. Léo me borda, et s'installa près de moi. Le sommeil m'emmena rapidement sans que j'eusse le temps de dire un « bonne nuit ».
Quand je rouvris les yeux le lendemain matin, après une courte nuit de sommeil, j'étais seule dans ma chambre. Le fauteuil à coté de moi était vide, Léo devait déjà être au travail. Un petit morceau de papier, déposé sur l'adaptable devant moi, attira mon attention. Ecris en pattes de mouches, les mots noirs ressortaient sur le papier blanc. « Je serais vite de retour, je t'aime ». Cette délicate attention m'alla droit au cœur. Le restant de la matinée se déroula relativement vite, une infirmière vint m'enlever la sonde qui servait à m'alimenter pendant mon inconscience, ce qui ne fut pas une partie de plaisir. Un médecin pédant et de mauvaise humeur, m'examina pour vérifier le travail de l'interne, et m'expliqua froidement que je devais me séparer du masque à oxygène pour recommencer à me « débrouiller seule » pour respirer. Ce fut ensuite au tour du kiné, qui m'aida petit à petit à m'asseoir au bord du lit, me lever, faire quelques pas et me rallonger. Telle une grand-mère, ces efforts m'avaient vidé de toute énergie. Aidée par les antalgiques que je recevais, je m'endormie.
- 1…
- 2…
- 3…
- Lily, il est six heures, réveilles toi.
Avant même d'obéir à cette charmante voix, je me permis un sourire.
- Alice, comment pouvais tu savoir avec certitude que j'étais en train de me réveiller ?
- J'essaie depuis toute à l'heure, un coup de chance cette fois ci.
- Menteuse !
Je riais doucement, tellement heureuse de retrouver mon amie. Toujours aussi élégante et bien coiffée, elle se tenait debout, au pied de mon lit ! Tout en parlant, elle s'assit à coté de moi sans que le matelas ne s'enfonce ou que je ne sente quoi que ce soit, encore une chose de vampire auquel je devrais m'habituer.
- Les infirmières m'ont dit que tu t'étais réveillée cette nuit. Comment te sens-tu ? Me demanda-t-elle.
- Bien… La douleur est supportable, et je préfère ça au coma.
- Tu nous à fais vraiment peur tu sais ! Les médecins n'étaient pas très optimiste, mais tu t'es battu et te voilà !
- Je me souviens que tu m'avais interdit de mourir… C'est ce que j'ai fait… Mon heure n'était pas encore arrivée.
- Heureusement ! Tu es bien trop jeune pour mourir. Il te reste beaucoup de choses à découvrir avant de t'en aller.
Elle me regardait avec un air grave, son petit air de lutin avait disparu, remplacé par une mine sérieuse.
- Alice… Toi, tu es partie trop tôt.
J'avais chuchoté, même si nous étions seule dans la chambre, je ne voulais pas que des oreilles indiscrètes entendent notre conversation.
- Ho, tu sais, je n'ai pas tellement de souvenir de ma jeunesse. Je prends donc le temps de profiter pleinement de cette seconde vie qui m'a été offerte, même si parfois c'est difficile. Et puis si je n'avais pas été transformée, je n'aurais pas eu le plaisir de te connaitre, ni de faire du shoping… Et de rencontrer Jasper.
Un silence s'installa quelques instants.
- Alice, le jour de l'accident, je n'ais pas rêvé, Jasper était bien présent aussi.
- … Oui, après avoir prévenu les pompiers, je suis allée le chercher. Je savais qu'avec leur camion, ils mettraient du temps à arriver et j'avais très peur qu'ils arrivent trop tard. Jasper à une capacité particulière et je savais que cela pouvait être utile en les attendant, pour t'apaiser si tu souffrais trop.
Alice m'expliqua brièvement en quoi consistait la capacité de son petit ami.
- C'est donc grâce à lui que toute mon angoisse c'est dissipée ?
- Oui…
- Je m'en doutais un peu… Mais où était il, je ne l'ai pas vu.
- Il est resté à distance de toi…
Elle semblait gênée, et évita mon regard.
- En le faisant venir près de toi, j'ai pris un gros risque…
Elle regarda autour d'elle si personne ne nous espionnais avant de poursuivre.
- Jasper est « végétarien » depuis quelques temps déjà, mais il est celui d'entre nous qui à le plus de difficultés à se contrôler. C'est pour cette raison qu'il ne s'est pas approché trop près de toi et aussi pour ça que je ne te l'ai pas présenté. Pour ne pas être tenté.
J'accusais le coup… Encore un vampire qui aurais voulu me vider de mon sang… Je préférais changer de sujet.
- … Vous ne pouvez pas tous influer sur les émotions ?
- Non, Jasper est le seul à pouvoir faire ça, enfin je pense, je ne connais pas toutes les personnes de cette planète.
- Il est le seul à posséder un don ?
- Certains d'entre nous possèdent des talents particuliers, mais tous les vampires n'en ont pas… Les Volturis, les rois des vampires, pour faire simple, recherche ce genre de don, comme tu dis, pour assurer leur sécurité ou servir leurs intérêts. Ils sont donc entourés par des êtres au pouvoir exceptionnels.
- De quel genre ?
- Je ne les connais pas personnellement, mais j'ai entendu parler de télépathe, de provocation de douleur insoutenable, de détection des relations entre les gens… Et puis il y a aussi Démétri…
- Quoi ? Le Démétri de la forêt, celui qui voulait m'attaquer ?
- Oui, lui il peut savoir où est une personne à n'importe quel moment et à n'importe quel endroit. C'est un traqueur.
- Alice, arrête de tourner au tour du pot ! Dis-moi le fond de ta pensée, s'il te plait !
La colère m'emportait, je me détestais dans ces moments là, mais je ne pouvais me retenir. La peur me rendait folle et je voulais savoir ce que j'aurais à affronter. Alice paru surprise par mon ton agacé, mais ne m'en tint pas rigueur.
- J'en ai discuté avec Léo et tes futurs beaux parents. Nous pensons que Démétri était là l'autre jour pour te transformer et non pour te tuer…
- Hein ? Moi !... Un vampire ? Non, Alice ce n'est pas possible. Pourquoi moi ?
La colère avait fait place à la panique.
- Léo et moi, avons remarqué chacun notre tour, que…
- Que quoi ?
- Nous devrions attendre qu'il soit là, sinon tu va me prendre pour une folle.
- NON ! Tu en a trop dit maintenant ! Tu ne peux pas m'annoncer ça comme ça et ne pas terminer ton explication.
- D'accord, d'accord, calme toi !... je vais t'expliquer.
Elle se tue quelques secondes avant de reprendre.
- Tu te souviens quand nous sommes allées nous balader vers l'étang?
- Oui je m'en rappel très bien, il pleuvait… Mais quel rapport avec Démétri,
- J'y viens… Tu t'ai isolé un moment et quand je suis venue te chercher, je sentais ta présence mais ne te trouvais pas…
Je me souvenais parfaitement.
- Tu es passée devant moi sans me voir.
- Oui, exactement ! Et comment peux-tu m'expliquer ça. C'est la première fois que cela m'arrive. Tu étais à peine à 2 mètre de moi.
- Je… Je ne sais pas.
- Tu étais invisible, voilà pourquoi !
Je la regardais et elle n'avait pas l'air de plaisanter… Moi, invisible, l'idée était vraiment saugrenue. Si je pouvais faire ce genre de chose, je devrais quand même le savoir. Non Alice devait se tromper.
- Peut être que la pluie brouillait ta visibilité ce jour là.
- Lily, nous n'avons pas ce genre de soucis…
- Non ce n'est pas possible.
- Léo l'a remarqué aussi. Il m'a racontez comment tes jambes avaient mystérieusement disparus alors que vous étiez assis dans la clairière. C'est pour cette raison qu'il voulait me parler.
- Mais comment ? Comment j'arrive à faire ça ? Et sans m'en rendre compte.
- Nous parlions de don tout à l'heure, peut être est-ce le tien…
Je ne répondis pas. Tout allait de travers ces temps ci… N'était il pas suffisant que j'apprenne l'existence des vampires et des loups garous, il fallait maintenant que j'accepte le fait que je pouvais peut être me rendre invisible. J'avais rêvé depuis l'enfance de vivre dans un monde plus magique que celui dans lequel j'évoluais, maintenant que j'en avais l'occasion, j'étais paralysée par la peur. Tous mes repères, mes habitudes, ma petite vie tranquille réglée comme du papier à musique, tout s'écroulait. Pourquoi cela m'effrayait' il ? Je n'étais plus seule engagée dans l'aventure, le petit être qui grandissait au fond de moi m'accompagnais, voilà pourquoi j'avais peur. Pour lui ou pour elle. Si je pouvais supporter l'idée d'un monde différent pour moi, je n'étais pas prête à l'accepter pour la sécurité de mon bébé… Il le faudrait pourtant, je ne pourrais rester là, sans rien faire, en imaginant l'avenir qui se présentait à moi.
- Les Volturis c'est bien ça ?
- Oui ?
- Ils veulent me transformer à cause parce qu'il pense que je peux devenir transparente ?
- C'est ce que nous pensons, mais rien de certain.
- Je refuse de devenir un vampire ! JAMAIS !
- Nous ferons tout pour que ça n'arrive pas. Nous sommes là et nous ne t'abandonnerons pas !
- Que puis-je faire pour ne pas que ça arrive,
- Léo à déjà un plan…
Cette conversation était terminée. Nous furent interrompus pas le jeune interne de la veille, qui entra dans la chambre comme un ouragan.
- Bonsoir ! Maintenant que mon imbécile de collègue est partit et que vous semblez aller bien, je vais faire votre échographie !
***
